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Azadeh Goli 

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En un mot : Âme perdue
Facultés : Tes capacités, tes dons.
ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Awona
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Date d'inscription : 10/01/2019
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Ven 11 Jan - 19:21

Azadeh Noor Goli
Date et lieu de naissance
13 mai 1982, dans un village au cœur des montagnes de l’Hindu Kuch, en Afghanistan. Sur ses papiers, la réalité est toute autre, elle serait née sur le territoire français.

Nationalité
Azadeh réside à Shreveport sous couvert de faux papiers français. Elle est d’origine afghane, issue d’une longue lignée de mages élémentaristes perses.

Profession
Azadeh officie en tant qu’Aseptiseuse au sein du Morsus, répond à toute heure du jour et de la nuit aux appels en détresse de différents CESS dans le besoin, arrange les accidents trop vite survenus pour les proies du surnaturel. A côté, elle aide son amie Noa dans la confection d’artefacts magiques de métal et traîne dans la boutique de son mentor pour continuer son apprentissage, aide parfois quelques clients égarés.

Lieu d’habitation
Il y a une petite bicoque, dans The North, qui lui permet de souffler, de renouer avec la nature. La ville est oppressante pour un mage de la terre, perdu dans cet océan de bitume, elle trouve refuge dans le calme de la campagne au nord de Shreveport.

Situation financière
Rien de bien faramineux dans les sommes qu’on lui reverse. Elle parvient tout de même à vivre, met du carburant dans sa voiture, les nourrit, elle et Vayu. Elle tire un pourcentage sur les ventes de Noa en plus de son salaire d’Aseptiseur.

Apprentissage
La magie requiert un apprentissage constant, d’autant plus pour découvrir et maîtriser les différentes ramifications des mages élémentaristes. Les dons d’Azadeh se sont déclarés à l’âge de douze ans et elle a continué son apprentissage depuis lors, malgré des périodes de vagabondage sans mentor, d’abord auprès de ses parents, puis dans une école élémentariste française, au sein de l’Eglise Wiccane et au travers de différents mages rencontrés au cours de sa vie.

Magie
Portée par son héritage familial, elle s’est tournée vers une tradition élémentariste, avec une inclinaison pour l’élément de la terre depuis son plus jeune âge, qui lui permet la maîtrise de la terre et du métal, et une dominante blanche.

ClanEsprit libre et indépendant, elle aimerait prétendre errer seule, sans attache, mais elle s'est attachée au Morsus il y a quelques années, dans ce désir de les suivre et d'aider à préserver le secret et protéger les victimes de la Révélation. Elle travaille en collaboration avec une arcaniste du Juggler's Bazzar, les fournit donc avec les artefacts qu'elles créent, lien qu'elle tait à ses collègues Aseptiseurs. Elle s'était également tournée vers l'Eglise Wiccane pendant un certain temps, avant de rompre les liens suite à la Révélation.

  • TEMPÉRAMENT
    CaractèreElle parait si douce, Azadeh, avec ses lourdes paupières fatiguées, cet air paisible qui ne quitte jamais son visage. Aussi stable que la terre sous nos pieds.

    Mais déterminée comme l’éboulement qui entraîne tout sur son passage, avec cette volonté inébranlable de détruire, d’écraser, de submerger. La rancune est tenace, imprègne son corps et son esprit. La colère gronde au fond de ses yeux sombres et impassibles, fait trembler son être entier dans cette volonté de se venger, de hurler et de se déchaîner, une bonne fois pour toute, de les voir tous enterrés sous ses humeurs. Elle est les pierres de la montagne, retenue par de pauvres constructions humaines, qui menacent de céder à chaque instant sous la fureur de la gravité.

    Il y a aussi cette peur, cette lâcheté qui l’empêche trop souvent d’agir, de se contenter du calme de la terre stable, de ne pas entraîner les autres dans sa chute, cette digue qu’elle a érigée entre elle et le monde, pour ne plus jamais se faire blesser, sentir des doigts perfides écraser son cœur. Ces émotions, cette vulnérabilité, elles sont là, cachées, bien au fond, dissimulées, tandis qu’elle offre un visage calme au reste du monde. Ils n’ont pas à savoir la sensibilité qui est la sienne, ce trop-plein d’émotion qui menace de l’enterrer dans son propre élément à chaque instant. Parce qu’elle ressent tout, d’une manière aiguë, qui la fait trembler, lorsqu’elle est seule avec elle-même.

    Elle a peur, Azadeh. De cette peur qui dicte les choix de manière irrationnelle, la pousse à la fuite et la lâcheté. Cette peur du danger, que l’on puisse la blesser, attenter à sa vie. Cette peur de la mort, omniprésente. Cette peur du contrôle que l’on pourrait avoir sur elle, des contraintes que l’on pourrait lui imposer. Cette peur de s’attacher, d’aimer, et d’être trahie, de se tromper, d’être trompée, abandonnée. Cette peur des hommes, aussi, de cette liberté qu’ils peuvent prendre sur les femmes, leur imposer leurs humeurs, leurs envies.

    De nombreuses traditions lui ont été transmises de par son éducation, et avec elles le respect mêlé de crainte que l’on voue à l’homme. Une position de force, qu’elle tend à donner aux êtres masculins qui peuplent le monde, vieille habitude dont elle tente de se défaire. Au fond, elle a toujours peur, de voir qu’ils ont le pouvoir, de découvrir qu’elle n’est pas Azadeh, mais la fille de quelqu’un, la femme d’un autre, et rien du plus. Mais elle fait face, reste droite, se calque sur l’apparente égalité de ces pays occidentaux, tente de faire taire la peur qui hante son cœur et s’impose à elle-même de ne pas baisser les yeux, de garder le regard fier. Parce qu’elle est l’est, fière, peut-être trop, refuse qu’une fois de plus on ne lui marche sur les pieds et qu’on fasse taire sa voix encore faible. Elle lutte chaque jour et vit avec des sentiments contradictoires qui embrasent son âme.

    Les doutes emplissent sa tête, elle la sent, cette influence mauvaise en elle, comme si Arhiman la tentait à l’aide de ses démons persans, les daeva. Il y a ses regrets qui la taraudent, cette peur d’elle-même, des crimes qu’elle a commis, du sang qu’elle voit, encore bien présent sur ses mains. Cette panique qui étreint son cœur, parfois, lui fait perdre tous ses moyens, la pousse à agir à l’instinct, à se défendre de manière irraisonnée. Et de laisser une nouvelle traînée de cadavre sur son passage.

    Elle se cantonne derrière l’ignorance, se protège d’une certaine manière. Elle n’est pas curieuse, ne cherche jamais à aller au-delà de ce que veut révéler ou non quelqu’un. Elle respecte le secret, s’accorde ainsi à ne pas en demander plus, de la même manière qu’elle ne dira jamais l’entière vérité, comme un accord tacite passé silencieusement. Le mensonge en est devenu une seconde nature, bâtie à force de défiance et de tromperies. Elle préfère se dire humaine et française, femme sans histoire au passé vierge. L’ignorance est une arme comme un abri, dont elle se sert à loisir.

    Elle parait froide et peu amène, réservée. Elle ne se dévoile pas, préfère se cacher, ne jamais dire l’entière vérité. Il y a cette méfiance en elle qui la pousse à demeurer en retrait, à observer avant d’agir, toujours réfléchir, ne pas prendre de risques inutiles. Parfois, il faut savoir se mettre à découvert, s’exposer aux coups, mais elle ne le ferait qu’en cas d’absolue nécessité.

    Il n’y a pas de douceur quand elle parle. Elle ose dire, laisse les paroles filer de sa bouche. La digue s’étiole lorsque sa langue s’active. Elle est cassante et perfide, cette langue. Blessée, elle recrache le poison avalé auparavant. Avec certains, son cœur se surprend à s’attendrir, peut-être parait-elle moins défensive, sur ses gardes, moins amère. Plus amène. Mais il ne faut jamais s’y fier, parce qu’elle pense avant tout à sa propre survie, à elle-même, se fera toujours passer avant quiconque.

    Parfois, elle se surprend à se demander qui est cette personne qu’elle voit dans le miroir, ce qu’elle est devenue avec le temps. Elle ne reconnait plus l’enfant qui jouait auprès de sa mère, commençait l’apprentissage de la magie élémentaire, exécutait avec vigueur et rigueur les exercices donnés. Peut-être est-il préférable que sa mère ne soit plus là, qu’elle ne puisse constater de quelle terre est faite sa fille.

    Alors elle tâche de rester digne et fière, de ne rien laisser paraître, de retrancher toutes ses émotions. Elle observe le monde, comme à travers une vitre, tente d’en comprendre les tenants et les aboutissants. Mais elle peut frapper, se sait capable de riposter, de blesser tout autant que l’on peut la blesser. Elle a grandi, n’est plus l’enfant qui a quitté son pays.
  • UNE JOURNÉE DANS VOTRE PEAU
    Le quotidien d’Aseptiseur n’est pas de tout repos, ce dont elle s’est vite aperçue en entrant dans ce groupe. Les appels peuvent survenir à toute heure du jour ou de la nuit, la surprendre dans son sommeil comme en activité. Elle s’est vite habituée à ne faire bien souvent que plusieurs siestes dans la journée, récupère rapidement en quelques heures, mais se doit de trouver un repos plus fréquent que le rythme naturel du jour et de la nuit.

    Son temps se divise bien souvent entre l’atelier de Noa et la boutique tenue par Faith. Si elle ne modèle pas le métal pour son amie, elle passe du temps auprès de son mentor pour continuer son apprentissage élémentaire. Toutes deux connaissent ses obligations et ne s’étonnent jamais de la voir filer suite à un appel, bien que cela occasionne toujours soupirs et grognements.

    L’emplacement de sa résidence, au nord de Shreveport, ne facilite pas ses déplacements puisqu’elle se trouve à l’extérieur, alors qu’elle traine constamment en ville. Elle passe beaucoup trop de temps en voiture, à bourlinguer d’un lieu à un autre et à s’énerver contre les problèmes de circulation. Elle l’a appris à force d’expérience, le temps manque toujours aux Aseptiseurs.

    Mais pour rien au monde elle ne changerait de lieu de vie. Elle en a besoin de ce lien avec la nature, profite du désert qu’est le nord de Shreveport pour se ressourcer en paix. La ville peut vite devenir oppressante, elle n’y ressent plus l’influence de la Nature, prend donc le temps de toujours revenir chez elle. Son mentor, Faith, vit pourtant en plein milieu de Shreveport et ne déménagerai pour rien au monde, ne sort quasiment jamais de la ville. Habitude qu’elle ne parvient à comprendre, même si son aînée vit entourée des plantes de sa boutique.

    Et rien ne rend plus heureux Vayu que de s’enfuir gambader dans la campagne environnante, liberté qu’elle accorde au chien sans même y penser, cela va de soit pour elle. La joie qui se lit en lui la réconforte comme si elle était sienne. Le fidèle berger allemand ne la quitte jamais, possède une place dans sa voiture qui ne saurait être occupée par un autre et l’accompagne dans tous ses déboires. Il joue avec les enfants de Noa et se tient sage dans l’univers encombré de plantes de Faith, comme s’il sentait qu’un pas de travers lui ferait encourir la colère d’une mage bien moins complaisante que sa maitresse.

    Elle se trouve toujours un peu de temps pour elle, à consacrer à la lecture, bien souvent refugiée dans son jardin, malgré la météo qui pourrait plus ou moins bien s’y prêter. Parfois, elle se permet aussi des sorties au théâtre, plus rarement au cinéma. Amoureuse des mots, elle y passe son temps, à les explorer et en découvrir de nouveaux, dans une quête infinie de rattraper son retard sur les anglophones natifs. Si son parler est teinté d’un accents oriental, elle tente de le réprimer, en vain, contrebalance avec un vocabulaire acquis à force d’expérience.
  • Caractéristiques de race
    La terre est le pilier de chacun, là où les pieds se reposent, ce qui permet de demeurer stable. Mais sous l’influence d’Azadeh, elle se tord, se plie à se désirs, peut s’élever comme s’écrouler, ensevelir ou découvrir. Kinésie de base, qu’elle a finit par s’approprier, malgré de jeunes années semées d’embuches.

    De longues années plus tard, elle apprit à maîtriser le métal et ses caractéristiques. Aujourd’hui, elle est capable de jouer avec lui comme un enfant avec de la pâte à modeler. Elle le modèle à sa guise, s’est fait forgeron. Cette facilité à lui donner la forme qu’elle veut, la diriger selon ses souhaits l’a amené à travailler à la conception d’objets métalliques magiques aux côtés d’une autre arcaniste. Ce modelage s’accompagne d’une kinésie entraînée et accomplie.

    Comme tant d’autres mages de la terre, elle aurait cette capacité de jouer avec la limite de la mort et de la vie, mais une certaine peur la retient, comme si elle se jugeait indigne d’user de cette notion. Il y a cette peur d’offenser les esprits, de voir le mauvais sort retomber sur elle. Elle qui a pris déjà trop de vie, elle ne mérite pas de décider de qui ramener ou non. Aux côtés de Faith, elle s’est toute fois exercée à dialoguer avec quelques esprits, expérience qu’elle craint de répéter par elle-même, seule.

    La deuxième ramification, la phitokinésie, lui est encore bien nébuleuse, elle tâtonne encore sur les voies de l’apprentissage pour maîtriser les plantes et leurs affiliations. Deux petites années qu’elle a commencé à s’y intéresser, à oser prétendre connaître assez le métal pour passer à une autre expertise.

    Magie bien classique que celle d’Azadeh. Il n’y eu aucune réelle surprise à la déclaration de ses dons, comme pour sa sœur jumelle. Vouée à devenir une mage élémentaire, comme ses parents avant elle, et les autres ancêtres qui constituent sa lignée, forte d’une magie perpétrée par les siens. Mais si Noor pu bénéficier de l’enseignement de leur mère, le mentor de la fillette fut tout autre. Elément extérieur à la famille, femme pugnace et sévère, elle lui fit apprendre, sans nul doute possible. L’instruction qui lui fut prodiguée n’endigua en rien ses dons, au contraire, elle se vit évoluer de manière bien plus rapide que sa sœur dont la kinésie fut élevée dans la douceur et la compréhension.  

    Pays dangereux qu’est l’Afghanistan. Séparée des siens, l’apprentissage de l’adolescente fut interrompu pendant près de quatre années, où elle erra comme un fantôme dans les plaines brisées de la vie. Sa maîtrise encore balbutiante de sa magie, couplée à son jeune âge et l’état de frayeur permanente qui imprégnait son cœur fit des ravages autour d’elle. Electron libre, incontrôlable par son propre jeune esprit, elle préféra tenter de la réprimer, de l’oublier dans un repli d’elle-même pour cesser d’apporter le chaos.

    Ses pas la menèrent dans une école élémentaire où elle se refamiliarisa avec l’exercice de la terre, apprit peu à peu à se la réapproprier, la faire sienne. Seul le temps permit d’endormir la confiance, de laisser la réconciliation se faire. Les années passèrent et avec elle l’apprentissage continua, la découverte d’une première ramification, tournée vers le métal et son magnétisme. Sans cesse en quête de sécurité, elle se tourna naturellement vers des mentors tout au long de sa vie, dans ses divers lieux de résidences.

    Aujourd'hui, elle étudie auprès de Faith, mage accomplie dans l'exercice des ramifications, qui côtoie également les portes de l'esprit. Gérante d'une petite boutique étrange, où l'on peu trouver de nombreuses plantes qui ravissent les humains et servent aux Eveillés. Et parfois, si l'arcaniste se lève du bon pied, elle accorde à ses clients quelques séances de bavardages avec les esprits morts récemment.

    Azadeh craint son pouvoir, est apeurée par une partie d’elle-même, qui a échappé à son contrôle trop de fois dans sa vie. Pourtant, elle peut s’avérer aussi destructrice que créatrice, cette magie qui est la sienne. Il est facile de ne se concentrer que sur un revers de la médaille, d’oublier qu’il n’y a jamais un point de vue. Être instable aux émotions exacerbées, il y a toujours ce risque qu’elle cède à la peur, en devienne la proie et se déchaine, dans un réflexe de survie, de protection, et qu’elle détruise son environnement, par la seule manipulation de la terre et des métaux, éléments présents au quotidien. Malgré tous ses efforts et la paix qu’elle s’impose à elle-même, elle le sait bien présent, le risque latent de céder au chaos et d’écraser toute création.

    La magie élémentaire puise dans son énergie vitale et, suite à un effort trop intense, c’est la fatigue, ainsi que la faim et la soif qui la cueillent en contrecoup. Son corps demande à se régénérer, à se reposer pour se remettre de l’utilisation exagérée de ses pouvoirs. Il est lui ai déjà quelque fois arriver de s’écrouler, de sombrer dans l’inconscience sans avoir fait attention de gérer les efforts réalisés. L’expérience acquise lui permet désormais de le sentir, lorsqu’elle atteint sa limite et elle parvient à se réguler, à s’arrêter à temps.

  • AFFILIATION ET OPINIONS
    La magie et la présence surnaturelle a toujours été une évidence pour elle. Née dans un village accueillant des Eveillés dans une retraite montagneuse en Afghanistan, elle s’est habituée à vivre au milieu d’événements que d’autres qualifieraient d’étrange, mais qui ont toujours imprégnés son quotidien depuis son enfance. Mais le sceau du secret est pour elle une notion importante, il aurait été impensable qu’un humain n’ait connaissance de leur existence.

    Ce pourquoi la Révélation a été pour elle une décision déraisonnée, qu’elle maudit chaque jour un peu plus. Elle ne supporte pas de voir les yeux curieux des humains se porter sur les activités surnaturelles, aurait préféré s’enterrer dans le secret. Dès le coup d’éclat des vampires, il a été clair que le reste des CESS ne resterait pas dans l’ombre, bien qu’elle se soit permise d’espérer. Trahison immense que celle de l’Eglise Wiccane, qu’elle prit à cœur.

    Elle s’y était faite, à son arrivée à Shreveport, pensait avoir trouver une communauté dans laquelle se sentir bien, y demeurer et pouvoir se reposer sur d’autres qu’elle-même. Elle y avait tissé des liens, avait laissé peu à peu sa conscience s’endormir, se laisse bercer par une quiétude bienvenue. Mais lorsqu’ils ont pris cette décision de révéler également leur existence aux yeux du monde, elle a coupé les ponts sans demander son reste, sans même prendre le temps d’y réfléchir. Enième coup du destin, qui lui rappelle qu’il ne faut jamais faire confiance, que la vie recèle trop de pièges.

    Elle connait trop peu l’Irae, se contente des récits servis par les membres de l’Eglise Wiccane, source d’informations peu fiable et biaisée par le ressentiment entre les deux clans. Somme toute, elle se méfie de la secte comme elle se méfie de toute organisation, sans avoir d’avis particulier, car elle a conscience qu’il vaut mieux ne pas reposer son jugement sur ce qu’elle a pu entendre d’eux auparavant. Elle les connait trop peu pour oser porter une vision plus ou moins juste de leur nature

    Lorsque Noa est venue toquer à sa porte, s’est renseignée sur elle et ses capacités sur les métaux, elle s’est vu accueillir par une méfiance aiguë, des yeux de bêtes traquées. Il a fallu du temps pour qu’elles parviennent vraiment à s’entendre et se mettre sur la bonne longueur d’ondes. Mais le travail réalisé toutes deux pour le compte du Juggler’s Bazzar a payé ses fruits, les artefacts magiques de métal ont vite eu leur petite réputation et les résultats données par les ventes ont su mettre les deux arcanistes sur la même longueur d’onde.

    Ce travail d’équipe qu’elles réalisent la rattache au Juggler’s Bazzar, qu’elle fournit donc au travers de la création de leurs artefacts. Lien qu’elle tend à oublier, à ne pas le mentionner, elle préfère ignorer toute notion clanique. Elle a abandonné l’idée de faire pleinement partie d’un groupe, de pouvoir se reposer sur lui, préfère donc mettre une certaine distance et se défiler lorsque l’on aborde le sujet.

    Elle en dit peu, toujours trop peu, se cache, aussi parce que ses collègues Aseptiseurs n’apprécieraient pas forcément de savoir le lien qui existe entre l’organisation arcaniste et elle. Le Morsus se veut indépendant et rien que le fait qu’elle fournisse le Juggler’s Bazzar pourrait mettre en cause sa place dans l’organisation. Elle en est consciente, bien qu’elle-même ne voie pas le véritable problème.

    Le Morsus lui rappelle l’aide arcaniste prodiguée à la meute de garou qui vivait non loin de son village natal, lui fait l’effet de se rapprocher de sa mère. En tant qu’Aseptiseuse, elle se tient prête à réagir au moindre coup de fil et rejoint les scènes d’accidents causées par des CESS, dans l’idée de préserver le secret, déjà par trop entaché par la Révélation. Elle maquille et remplace, arrange et nettoie avec ses coéquipiers pour que l’œil humain n’y décèle aucune patte surnaturelle.

  • Singularités
    BONUSAzadeh ne supporte pas de perdre le contrôle de son corps et de son esprit, tenue par cette peur qu’on profite d’elle, qu’on abuse de son état, ou rien que l’idée de se dévoiler, de trop en dire sous le coup. Alors elle préfère commander un soda tandis que ses compagnons de soirées boivent de l’alcool. De la même façon, elle se refuse à sombrer dans une quelconque addiction, évite autant que possible tabac, drogues ou même de se faire mordre par les vampires.

    Nulle envie de rejoindre le lit d’un homme, elle a cette réticence envers l’acte sexuel qui repousse bien dès homme. Et pourtant, elle aime, Azadeh, elle a un petit cœur qui bat, et qui souffre. Parce que rare sont les hommes à aimer sans contact charnel, seule chose qu’elle demande, mais souvent idée insurmontable.

    Toujours effrayée par les épreuves de la vie, elle possède tout un tas de breloques forgées avec Noa, censées éloigner les démons, lui permettre de barricader son esprit au moindre télépathe venu, mais surtout, renforcer son énergie vitale, source même de son pouvoir, lui permettre de se remettre plus rapidement des efforts magiques occasionnés. Ce port permanent du métal lui permet aussi d’avoir des armes à portée de main, elle garde quelques lames dissimulées dans les plis de ses vêtements, qu’il est bien trop facile d’enfoncer dans le corps d’un agresseur.

    Elle porte également un tatouage de Simurgh, phénix perse, au creux du poignet dont le rôle serait de repousser les maladies du toucher de ses ailes bienfaitrices. Un Farvahar tatouée dans le bas de son dos lui permet de garder l’esprit clair malgré le sommeil irrégulier dont elle est la proie.
Who am I ?
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Ven 11 Jan - 19:21

L'ENFANT DERACINEE
Silence says a lot more than you think

La terre meuble gronde sous ses doigts. Elle la sent, la perçoit, réceptive à ses attentes. Sa paume plaquée contre le sol prend la mesure de la pulsation qu’elle y entend, ses sens se déploient à travers cet élément qu’elle connait et s’est appropriée. Depuis combien de temps est-elle la proie de l’obscurité et de la peur qui embrase les âmes autour d’elle ? Assez pour s’y être fait, à ce lieu lugubre et aux roches qui ne demandent qu’à s’éveiller. Mais elle tremble, l’enfant, incapable de savoir ce qu’il convient de faire, comment s’en sortir, parvenir à s’échapper de l’enfer devenu son quotidien.

Il suffit d’un instant, rien qu’un, pour que la rage éclate, explose et entraine tout sur son passage. La roche se tord sous ses doigts, crisse sur les parois, heurte les corps. La terre se déchaine, déboule, s’effondre, ensevelit, obéit aux sentiments confus, à la peur et la colère qui tiennent l’adolescente dans un état de panique. Elle agit à l’instinct, sous le coup de l’impulsion, se plie elle-même à des ordres muets.

Et elle finit par voir la lumière du jour et se tient là, enfant du chaos, sur le cimetière encore frais.

*  *  *  *  *

Elle ère seule, enfant abandonnée dans le tumulte de la vie, une vie trop cruelle. Ses pas la portent, elle se laisse mener par un vent indécis, espère survivre à ce vagabondage à travers des terres dont elle ne saurait dire le nom. Elle se contente d’avancer, inlassablement, ploie parfois, mais ne s’écroule jamais. Son horizon est désertique, l’espoir s’y fait rare. Mais elle continue, persévère, sans savoir où aller, vers quelle direction se tourner.

Elle chaparde, se fait petite, tremble, trouve des abris discrets. Mais son cœur est lourd, appesanti par la solitude et la charge qui lui incombe. Malgré ses cheveux coupés courts, elle les sent, ces regards sur elle, comme s’ils devinaient ce qu’elle tente de cacher, qu’il voyait en elle la femme qu’elle préfère omettre. Parce qu’il n’est pas bon d’être né de ce sexe, et qu’il est encore moins sûr de faire cavalier seul.
Parfois, elle se surprend à lever les yeux vers le ciel, où elle perçoit l’œil d’Ormazd dans l’astre solaire ou son vêtement tissé d’étoiles la nuit, à espérer qu’il veille sur elle, d’une certaine façon, lui pardonne les vies qu’elle a prise, ne l’abandonne pas aux ténèbres d’Ahriman. Et elle reprend sa route, ses pieds nus épousant le sol, aussi noirs que les crimes qui plombent son cœur.

*  *  *  *  *

Autour d’elle, les marchandises forment des rempart, remparts derrière lesquelles elle s’abrite tandis que le chaos de la route les secoue autant qu’elle. Pourtant, elle se surprend à somnoler, appuyée contre la paroi, trop fatiguée par ses errances pour lutter contre le sommeil qui l’étreint de ses doux bras rassurants, si différents du monde réel si cruel, qu’elle aimerait fuir le temps de quelques heures.

C’est le brusque arrêt de son véhicule qui la réveille, projetée contre des caisses, dont les coins font ressurgir de vieilles douleurs. Des voix grondent, à l’extérieur, elle se tapit de plus belle entre les produits acheminés, tend les oreilles pour comprendre la scène qui prend place au dehors. Les cris l’alertent, mais elle ne bouge pas, tremble dans l’ombre. Un coup de feu qu’elle croit percevoir aiguise sa crainte et elle se recroqueville un peu plus. Dehors, il n’y a plus un bruit, seul le vent impitoyable de la plaine chante. Les portes arrière du camion s’ouvrent, elle retient son souffle, papillonne des yeux face à la lumière qui se déverse en ces lieux.

Et bientôt, il la surplombe, l’homme au pistolet, la jauge du regard, de ses yeux si sombres, qui manquent de dévorer son âme alors que son cœur palpite sous sa poitrine, comme pour la lacérer, l’éclater et l’évider. Il baragouine dans une langue qu’elle ne comprend pas, semble faire plusieurs essais avant de se faire comprendre. « Qu’est-ce tu fous là, p’tit ? » Alors qu’elle le fixe, c’est comme s’il lit dans ses yeux qu’elle saisit le sens de ses paroles, et il s’accroupit près d’elle, range son arme, ayant sûrement décrété qu’elle n’a rien d’un danger pour lui, l’adolescente tapie au milieu des marchandises. « Bordel, pardon, p’tite, j’avais pas fait attention. » Ses tentatives de trompe-l’œil ne résistent pas à un examen attentif. Elle restera femme, à jamais. « T’es quoi, une passagère clandestine ? » Il rit, sourit, mais elle reste focalisée sur le coup de feu qu’elle a perçu à travers la paroi. « Eh bien, comme ça, on sera deux zigotos pas bien nets dans ce véhicule. » Il lui tend la main, une main si propre alors qu’elle aurait dû être tâchée de sang.

Pourtant, elle s’en saisit, le suit lorsqu’il l’aide à se relever et le rejoint bientôt dans l’habitacle avant où elle se perche sur le siège passager, enfant silencieuse aux côtés de l’homme à la voix forte. « Tu vas où ? » Haussement d’épaule, non réponse, parce qu’elle erre sans savoir, à la recherche d’un lieu, d’une personne, peut-être bien juste d’un sentiment de sécurité, chimère qui s’évanouit au fil des jours dans son esprit fatigué. « Moi je vais vers l’Ouest. Si tu veux, tu me suis. Mais si tu préfères, j’te laisse là. » Elle l’écoute à peine, hoche la tête d’un mouvement rendu automatique.

L’Ouest. Une notion bien abstraite, qui lui semble lointaine et nébuleuse. Mais pourquoi pas.

*  *  *  *  *

« C’est simple. Il te suffit d’appuyer là, sur la gâchette, après avoir enlevé le cran de sécurité. Et le coup partira. On s’entrainera. Tu verras que c’est simple de se défendre et de casser la gueule aux méchants. » Elle tient l’arme au creux de la main, sent le métal froid contre sa paume. La gueule béante du canon ape toute volonté alors que son regard s’y perd, y trouve une noirceur non sans rappeler celle des enfers d’Arhiman. « C’est mal de tuer. » Elle souffle ces quelques mots, avec cette idée inculquée par les siens, concept hérité de générations antérieures. Perchée sur le siège conducteur d’un véhicule déglingué, elle contemple l’arme, cet engin de la mort et du chaos, destructeur et voleur de vie. « La morale n’a pas sa place, dans certains cas. Si tu ne tues pas, un autre le fera pour toi. » Dures paroles, écho d’une amère vérité.

« J’ai déjà tué. Mais ce n’est pas à ma vie qu’ils en voulaient. » Confession qu’elle regrette presque aussitôt. Peut-être l’a-t-elle gardé trop longtemps sur le cœur, cet épisode de sa vie. Qu’elle a besoin de le dire tout haut, qu’elle a arraché sans pitié la vie d’êtres humains. Elle déglutit, refuse de tourner la tête vers lui, de voir son visage, ce qu’il peut penser d’elle et de ses actes. Elle démarre l’engin, comme il lui a appris, fait vrombir le moteur et, le regard tourné vers l’horizon, lance l’effroyable machine à avaler les kilomètres.

*  *  *  *  *

Les gens crient derrière elle. Impossible de comprendre leurs paroles, leurs appels restent sans réponse. Une langue inconnue pour elle, étrangère de ses terres de l’Ouest vers lesquels elle marche. Parce qu’elle n’a pas d’autre idée en tête, ne saurait où aller, l’adolescente effrayée cachée dans les bois. Elle se contente de suivre ce qu’on lui a dit, cet objectif qu’on lui a donné, même si, désormais, elle est seule, rendue à sa liberté incertaine par un énième détour du destin.

Les battements effrénés de son cœur couvrent les crissements des feuilles sous ses pas. Elle se sait traquée, elle n’a pas ce droit de passer la frontière, énième ligne à franchir, à piétiner du bout des pieds, comme sur le reste de son long chemin. Mais elle le fait, continue sa route, persévère dans un projet un peu fou, dont elle est bien incapable de voir le bout.

*  *  *  *  *

Emmitouflée dans une couverture, elle observe le va et vient des gens autour d’elle, tremblote à la lisière du feu arrangé par un autre mage. Ils parlent, tous ces arcanistes aux traditions similaires aux siennes, et pourtant si différentes. Mais elle ne les comprend pas, adolescente perdue dans les consonnances étrangères de la langue française. Au-dehors, la tempête gronde, la neige se déchaine sous l’impulsion du vent. Et elle se trouve à l’abri, par un miracle qu’elle comprend à peine, elle qui ère depuis si longtemps. Elle y croit presque, à la chaleur bienfaisante qui se propage dans ses muscles tendus, mais se méfie de la sécurité et du sourire des mages qui l’entourent. Comme si ce ne pouvait être réel, rien qu’un énième piège tendu devant elle par le destin.

Et pourtant, elle se surprend à profiter de la quiétude du refuge, à sentir son esprit basculer dans l’inconscience, chercher le sommeil et le repos. Parce qu’elle a ce sentiment qu’elle peut se le permettre, aujourd’hui. Peut-être est-elle arrivée à bon port, au bout de son long chemin. Ou non. Mais elle aimerait croire à cette idée et s’abandonner au milieu des siens, enfin en sécurité, après un vagabondage éternel.

*  *  *  *  *

Paris. Ville lumière, pourtant bien loin de l’image qu’elle avait pu s’en faire. Au lieu de grimper, elle s’est enlisée dans la crasse, traînée dans la boue. Parce qu’elle est bien incapable de s’en sortir avec splendeur, elle, l’enfant de l’Afghanistan, sans étude, qui parle un français bancal et n’a aucun talent notable si ce n’est celui d’enterrer les gens.

Le rêve américain. Encore une désillusion, elle qui retombe dans de mauvaises habitudes, s’introduit dans des lieux présumés sûrs, use de ses dons encore balbutiants et bien instables, sans aucune subtilité. Au lieu de débloquer le verrou, elle arrache, gondole et tord, laisse une trace indélébile de son passage. Personne n’irait associer cette démonstration de force à la fluette jeune femme qui passe.

Les ennuis guettent sans cesse, attendent au détour du chemin. Et elle s’en va, fuit une nouvelle fois, suit les conseils de son mentor.

*  *  *  *  *

Etrange bâtisse, coincée entre deux immeubles. Elle observe, un peu incertaine. Mais il s’agit bien de l’adresse laissée par son mentor, dans une dernière recommandation de prudence. Alors elle s’avance, fait taire son hésitation et entre dans la boutique envahie par la végétation, où elle s’emmêle les pieds dans une liane rien qu’en passant la porte. Et puis, elle aperçoit Faith.

L’appréhension l’étreint, embrase son cœur endolori et elle se met soudain à penser, à se demander si elle a bien fait de venir ici, avec ce seul contact. Elle parait toute petite, toute menue, capable de se briser au moindre coup de vent, cette arcaniste censée la reprendre en main. Et pourtant, elle la sent, cette énergie qui se dégage d’elle, débordante et virevoltante. Petite fée à prendre au sérieux.

« Je te préviens, miss, c’est pas une crèche ici, alors t’as intérêt à vite te trouver de quoi vivre ! Je suis pas ta mère, je t’enseigne juste, pigé ? » Elle cligne des yeux suite aux premières paroles que Faith lui adresse, salutations très distinguées et conventionnelles que celles de l’arcaniste. Mais elle n’a pas même le temps de répondre, de déverser autant de mordant qu’elle que la petite dame s’est portée jusqu’à elle et l’invite dans l’arrière boutique. « Allé viens, choupette, j’ai du chocolat chaud et je vais nous faire à manger, t’es toute maigre, c’est pas bon ça, tu sais, la magie élémentaire puise dans ton énergie vitale, alors faut bien se restaurer, et… » Babillage incessant et lunatique, qui chante aux oreilles de la plus jeune, un peu crispée, déroutée par cette entrée en matière. Mais qui deviendra son quotidien et ne la quittera plus au fil des années passées à Shreveport.

*  *  *  *  *

« Et dites, m’dame, les musulmans sont pas censés ne pas boire d’alcool ? Mais vous en vendez, non ? Ce s’rait pas un peu contradictoire, tout ça ? » Azadeh ne prend pas même le temps de relever, continue de laver ses verres, le regard baissé sur son comptoir. Qu’il parle donc et se rende compte plus tard de sa connerie. « Mais arrête, dis pas ce genre de trucs, elle va nous balancer une bombe à la gueule ! » Et son compère se met à glousser, éclate d’un rire tonitruant, persuadé de sa bonne blague, sans qu’elle n’agisse plus. Bosser avec des ivrognes ne facilitent pas la conversation intelligente. « Mais t’es con, t’as déjà vu des terroristes à Shreveport, toi ? » Encore une fois, aucune réaction d’Azadeh, à part peut-être une légère intensification de son frottement contre la paroi de la vaisselle. Ses traits orientaux ne font en aucun cas d’elle une musulmane, pas plus que cette religion ne l’aurait désigné comme extrémiste.

Lorsque le dernier couvert est posé près du lavabo, qu’elle a achevé son travail, elle se permet de lever un regard vers ses deux clients, regard froid et distant, qui n’exprime rien de sa colère intérieure, de ce qui bout en elle et menace de la submerger, et de causer trop de torts aux deux compères alors qu’elle s’essuie les mains sur un torchon. Mais elle reste calme, sait le mal que cela ferait à de laisser exploser sa rage, elle y risquerait son poste et le secret qui entoure sa condition d’arcaniste. Alors elle contourne le comptoir, se place derrière eux, les saisit tant bien que mal par la peau du cou, s’aide discrètement de son influence sur les métaux qu’ils portent pour les tirer vers la porte. Sans s’occuper de leurs cris de protestation, elle les traine dehors. Et elle se réinstalle derrière le bar, sert un nouveau client, reprend son service, habituée aux âneries des ignorants.

*  *  *  *  *

« Tu ne devrais pas traîner comme ça avec ces gars de l’Eglise Wiccane. Ils paraissent tout gentils, mais moi je te le dis, il vaut mieux ne pas faire confiance. » Azadeh a accepté de donner un coup de main à Faith, travaille à ses côtés sur quelques décoctions en se contentant de suivre les instructions, peu familière de cet exercice. Et au milieu des ordres et conseils surviennent des recommandations sur sa vie personnelle.

Marginale dans l’âme, son aînée n’a jamais porté dans son cœur les clans arcanistes de Shreveport, pestant à la moindre occasion, reportant sans cesse la faute sur eux. Son sujet de prédilection reste le monopole du commerce magique du Juggler’s Bazzar, qui laisse peu de place aux plus petites structures comme la sienne. Elle a appris à écouter d’une oreille absente les pérégrinations de son mentor, se concentre sur les informations importantes qui sortent de sa bouche au milieu du flot continu.

Si celle-ci n’apprécie pas la communauté dans laquelle s’est engagée Azadeh, cela ne la fera pas pour autant reculer. Parce qu’elle s’y sent bien, y trouve un air de chez soi. Si Faith est vite devenue son pilier à Shreveport, elle ne veut pas connaitre seulement sa personne, préfère élargir ses horizons. Au risque de ne pas plaire à la mage. Après tout, même si elle se comporte tout comme, elle n’a rien d’une mère et l’afghane est une adulte. Qui aime à croire qu’elle possède un certain contrôle sur sa vie.

*  *  *  *  *

Les rayons s’étendent à l’infini autour d’elle, immensité sauvage dans laquelle elle traîne des pieds, âme égarée dans ce labyrinthe. Son regard parcourt les étagères bondées de produits aux couleurs féminines et sa main s’avance pour saisir un paquet, un peu au hasard. « Hum, mademoiselle ? » Voix qui la fait sursauter, elle se détourne du mur d’articles, observent celui qui vient la déranger, a le réflexe de lâcher son futur achat dans son sac, avec une honte un peu futile à propos de sa nature. « J’ai une fille et… euh… Bah elle a ses règles, c’est la première fois, mais je sais pas quoi lui filer, vous comprenez, moi, j’ai pas… ce genre de problèmes et j’y connais rien… » Image amusante que celle de l’immense bonhomme qui la surplombe, dont elle parvient à peine à croiser le regard, deux fois plus large qu’elle et qui s’avère tout penaud devant le monde si délicat des serviettes hygiéniques et des tampons.

Elle aurait bien aimé lui dire, qu’elle non plus ne s’y retrouve pas dans les propositions du magasin, mais cette pointe de fierté qu’il y a en elle l’en empêche, la fait attraper un paquet, après un temps qui se veut plein de réflexion, pour le lui tendre, n’ayant aucune idée de ce qu’elle vient de choisir. « Ça devrait convenir. » C’est d’un anglais balbutiant qu’elle s’exprime, incertain, teinté d’un accent à couper au couteau, qui la pousse si souvent à se taire.

A l’instant, elle n’a aucune idée de ce que deviendra cet homme pour elle, ne se doute pas qu’il a trouvé ses carences en anglais charmantes et que c’est avec lui qu’elle échangera le plus de paroles ces prochaines années.

*  *  *  *  *

Elle s’énerve, fait les cent pas, tourne et retourne, s’agite. La colère bout sous ses traits tirés. Pourtant, son visage parait calme, toujours si calme. Parce qu’elle ne changera jamais beaucoup, gardera son masque de froideur distante envers et contre tout. Surtout contre ses supérieurs, à l’instant. Si la Révélation vampirique l’a mis sur les nerfs, à fleur de peau, parce qu’immédiatement elle a senti la machine infernale se mettre en marche, ce n’est rien comparé à la fureur qui embrase son esprit aujourd’hui. C’est son instinct, encore une fois, qui l’avertissait. Elle a préféré l’ignorer, croire à la sécurité et la quiétude que l’Eglise Wiccane lui apportait.

Et encore une fois, elle se sent amère, trompée et trahie de toute part.

Ils l’ont fait. Ils ont osé révéler leur existence, la dévoiler à la face du monde, faire la une des journaux. Le surnaturel hante les conversations, les bars et les cafés, elle l’entend bruisser, cette maudite Révélation. Les humains n’en reviennent pas et Phil la bassine avec cette histoire, persuadé qu’elle apprend comme lui ce qui se cachait sous le tapis depuis des siècles. Elle se contente de sourire, un peu indécise, comme si de rien n’était, fait comme de rien, alors que sa conscience réclame réparation.

Quelques têtes pensantes ont décidé à la place de tout un peuple, et elle a ce sentiment amer de l’injustice sur le bout de la langue. Ils n’avaient pas le droit.

*  *  *  *  *

Le doux cliquetis du coffre-fort qui cède sous ses impulsions mentales la rassure, lui arrache un sourire. Elle s’y sait douée et à l’aise, elle seule peut ouvrir ces portes closes sans laisser de trace. Si, il y a quelques années, elle se contentait d’arracher la paroi de métal qui la séparait du butin, avec l’expérience, elle a pris en subtilité. C’est de nombreux tâtonnements pour trouver le mécanisme sous le boitier métallique, mais elle tourne, appuie avec douceur, effleure et caresse jusqu’à faire céder.

Et juste devant elle, il y a les liasses de billets. Liasses de billets qu’il lui a demandé, homme dans le besoin. Parce qu’il n’y a jamais assez d’argent, mais toujours trop de demandes. Qu’il vit dans un monde dangereux, où l’on réclame à grands cris. Et elle, elle est efficace, silencieuse comme une ombre. Parfois, elle s’interroge sur cet état de fait, se demande si justement, elle ne serait que ça, utile. Un outil, dont il userait à sa guise, que l’on envoi ramener de l’argent à la maison lorsqu’il en manque. Bien souvent, ces doutes, elle les fait taire, se concentre sur l’instant présent, sur les sourires de Phil. Après tout, elle a assez craint la vie, peut se permettre de goûter à une certaine quiétude. Elle ose espérer, y croire, se reposer rien qu’un peu sur lui.

*  *  *  *  *

Elle se sent gauche, assise dans l’atelier de l’arcaniste, à la regarder farfouiller dans son bazar, sortir différentes pièces métalliques, les poser sur la table, repartir à la recherche d’autres éléments. Et elle, elle reste là, perchée sur cette table, à l’observer. Noa a toujours une idée précise de ce qu’elle veut, des tas d’idées et de plans. Elle prévoit tout, sait de quoi elles auront besoin à chaque étape, réalise toujours un nombre incalculable de dessins. Et Azadeh la rejoint près de la table de travail en emportant avec elle les feuilles confiées auparavant, décidée à l’accompagner dans leurs créations.

Ses doigts se saisissent des vieux bijoux que Noa a sélectionné, les font rouler sur sa paume. Déjà, elle commence à les remodeler, les caresse du bout de son esprit pour n’en faire bientôt plus qu’une boule informe, qui s’assemble aux autres. Au creux de sa main, il n’y a plus que ce matériel brut, qui ne demande qu’à prendre la forme qu’elle lui imposera. Mais déjà, sa collègue s’installe près d’elle, prête à y insuffler sa propre magie alors qu’elle jette un coup d’œil aux dessins, se remémore l’allure du bijou né de l’esprit de Noa.

Et toutes deux travaillent, côte à côte, main dans la main, façonnent l’objet désiré au cœur de leur magie respective.

*  *  *  *  *

Main passée dans ses cheveux, qui la fait frissonner. Malgré le temps, la confiance qui s’installe, qu’elle ose lui accorder, elle se tend, ne sait comment réagir à ces marques d’affection dont il est friand. De nombreux efforts qu’elle déploie, parce qu’elle sait que cela compte pour lui. « Pourquoi tu ne veux pas prendre mon nom ? » Question qui revient souvent dans leurs conversations, inlassable interrogation dans l’esprit de Phil, qui croit si bien connaitre sa compagne. « Pourquoi tu ne prendrais pas le mien ? » Provocation dans le vent, qu’elle sait inutile. Mais cela lui évite de lui parler, de trop s’étendre sur ce nom qu’elle porte, qu’elle s’ait choisie en créant ses faux papiers.

Elle se refuse à quitter sa mère, dont elle s’est appropriée le prénom. Comme tant d’autres afghans, conséquences de l’absence de recensement depuis des années, elle n’a jamais eu de nom de famille et, si elle n’était née dans une communauté d’Eveillés, on n’aurait sûrement jamais pris la peine de retenir sa date de naissance. Alors elle a préféré utiliser le prénom de sa mère comme patronyme, et choisir celui de sa sœur comme deuxième prénom, dans l’espoir de les garder avec elle, malgré leur mort et leur disparition respectives.

Mais elle se garde d’en parler. Il ne sait pas, ne comprend pas ce qu’a vécu la femme qui se tient à ses côtés. Il la sait douée pour subtiliser divers objets malgré de multiples obstacles de métal, mais elle reste si humaine à ses yeux, encore douce, d’une certaine innocence. Il ne se doute pas qu’elle fait chanter les serrures d’une simple poussée mentale, ouvre fenêtres, portes et coffre-fort à l’aide son esprit, qu’elle peut détourner une caméra aussi bien que le canon d’une arme. Que la terre puisse s’ouvrir devant elle, aussi sûrement que la Mer Rouge sous l’influence de Moïse, que cette même terre tremble et s’écroule, ensevelit sous sa demande. Elle s’évertue à créer cette façade si lisse, qu’il ne soupçonne pas ce qu’elle cache, son passé et ses véritables origines. Alors elle ment, l’embobine, façonne la vérité et omet les détails compromettants, avec cette douceur et cet amour qui lui est propre.

*  *  *  *  *

Il y a la nuit, cette immense toile noire piquée d’étoiles où les éclats de la ville se confondent. Ce parking aux faibles éclairages, qu’elle traverse d’un pas pressé pour rejoindre son véhicule, 4x4 qui dort, l’attend patiemment, les yeux fermés. Et ces pas, imperceptibles à l’oreille humaine, mais qui résonnent dans la terre et remontent dans son corps entier. Elle sait qu’il y a quelqu’un qui guette dans l’ombre. « Azadeh ? Azadeh Marschall ? » Nom qu’elle arbore. Jamais elle n’a accepté de prendre le patronyme de son mari. Mais ils ont toujours tendance à oublier, voient cette formulation comme naturelle.

Une main s’envole, fond sur elle, tente d’enserrer son épaule. « J’ai un message à faire passer à Phil. » Mais déjà, elle s’est glissée hors d’attente, a échappé à l’énorme paluche et observe de ses grands yeux sombre celui qui lui fait face. Un grognement répond à son esquive, qu’elle ne relève même pas. Lorsqu’il tente une nouvelle fois de se saisir d’elle, elle agit sans attendre, exerce une discrète influence sur les métaux qu’il porte, soulève de manière imperceptible la terre, juste assez pour lui faire perdre l’équilibre alors qu’elle écrase la tête de son agresseur contre le capot de sa voiture.

Etrange scène qui se déroule ce soir-là. Colosse aimanté à la Jeep, sous le joug d’une femme menue qui lui tord le bras, manque de briser son articulation. Tableau qui ne dure pas. D’une ruade, il se dégage, brise l’équilibre qu’elle maintenait. La main s’abat, heurte la joue, mais la tête demeure droite. Son poing à elle, hérissé de bagues déformées de piques, s’écrase contre le visage de son agresseur, le lacère, arrache des lambeaux de peau et trace de profondes estafilades sanguinolentes sur son faciès. La poigne de l’homme se resserre sur elle, mais déjà son genou heurte son entre-jambe et la terre tremble sous lui. D’un geste brusque, elle parvient à se détacher de lui.

La portière s’ouvre sans même qu’elle ne la touche et elle se barricade à l’intérieur, fait ronronner le moteur et lance la machine, s’éloigne en avalant les miles. Et elle s’échappe, fuit le danger, le cœur battant, avec cette simple pensée pour le contrôle qu’elle na pas perdu, cette barrière qu’elle a maintenue. Victoire contre elle-même et son pouvoir qu’elle craint, qui menace de lui échapper dès que la panique l’embrasse.

*  *  *  *  *

« Papa te trompe. » Regard croisé au travers du miroir, alors qu’elle lisse les cheveux de la jeune fille. Elle ne montre rien, se contente d’arrêter son geste, de poser l’engin un peu plus loin. Parce qu’elle sait où cette simple constatation va la conduire, que la conversation risque d’aller bien plus loin. « Je trouvais ça plus juste que tu le saches. » continue l’adolescente alors que sa belle-mère passe une main distraite dans ses cheveux, dans un espoir de réarranger aussi bien ses pensées à elle que les mèches de la plus jeune. « Je suis au courant. C’est… compliqué. » Elle-même s’y perd, parfois, et avec elle, Phil. « Parce que je suis trop jeune pour comprendre ? » Sursaut du cœur. « Non. » Sa réponse fuse. « On n’est jamais trop jeune pour comprendre. » A son âge, elle ensevelissait des hommes sous la terre, les enterrait vivants et les condamnait à ce sépulcre, puis parcourait le pays dans une quête pour la survie et la sécurité.

« Je ne suis pas attirée sexuellement par les hommes. Et même pour faire plaisir à ton père, je ne coucherais pas avec lui. » Ce qu’elle tait, c’est qu’il n’y a pas que le désir qui rentre en jeu. Il y a cette peur des hommes aussi, d’une certaine manière. « Ce qui ne veut pas dire que je ne l’aime pas. Amour et sexe sont des choses différentes, et l’on peut dissocier les deux. » Ou du moins, elle ose l’espérer. Elle est bien incapable de savoir ce qui se passe dans la tête de Phil, même si elle aime croire en leur amour. « Mais il a envie de coucher avec des femmes. Donc, il couche avec d’autres femmes. » Enoncé de cette manière, elle parvient presque à se dire que tout est simple. La pratique est bien différente, elle la sent, cette jalousie qui pointe, trop souvent à son goût, les questions qui la taraudent sans cesse à propos de leur couple. « T’es asexuelle alors ? » Haussement d’épaule, elle n’a pas la réponse à cette énième question. Elle ne les connait pas assez, ces cases dans lesquelles on s’efforce de ranger les êtres humains, pourrait bien se tromper.

« Tu n’étais pas là, hier soir. Mais il est rentré… en mauvais état. Je crois qu’il s’est fait tabasser. » C’est un regard qu’elle connait, que celui que sa belle-fille lui lance. Cette incompréhension, ce doute installé en elle. Celui de l’enfant qui a peur de grandir et de voir de trop près la réalité du monde. Ils ont toujours choisi de la tenir à l’écart du monde obscur dont ils font partie, elle est inconsciente de ce que son père peut tramer, de sa véritable source de revenus. Qu’il ne se content pas de recevoir des coups, mais aussi d’en donner, et plutôt deux fois qu’une. « Je lui parlerais. » Une promesse qu’elle lui fait, mais qui ne changera rien, parce qu’il vaut mieux protéger l’enfant, la laisser derrière le voile de l’ignorance, quitte à lui mentir. Phil se contentera d’être plus discret, rien de plus. Alors elle sourit à sa belle-fille, tente de la rassurer par ce simple geste, et reprend le lissage de ses cheveux.

*  *  *  *  *

« Je voulais pas, je voulais pas, je… » Une litanie sans fin qu’elle se répète à elle-même, qui berce ses oreilles, alors que son corps est secoué par les sanglots, larmes qui se mêlent au sang qu’elle a sur les mains. Elle serre ses doigts autour de la tige de métal, comme pour tenter de la retirer. Mais elle sait qu’il est trop tard, qu’il est mort, que toute vie s’est éteinte en lui. « Je te l’avais dit, tu le savais, que je ne voulais pas… » Pleurs qui n’ont pas de fin, cri déchirant de son âme arrachée. Elle a tué, si facilement, s’est contenté d’enfoncer un pieu de métal dans le corps de son mari alors qu’il la tenait contre lui.

Il est tombé, et elle avec lui.

Il a suffi d’un peu trop d’alcool, d’un homme qui voulait ce qu’on lui refusait depuis tant d’années. Ces mensonges qu’ils profèrent à leur entourage, les remarques sur le ventre d’Azadeh toujours aussi plat, cette nuit de noce passée à parler, seulement parler. Elle avait espéré croire qu’un homme saurait se contenter de l’aimer comme elle était. Jamais elle n’avait témoigné de jalousie, l’avait toujours poussé à aller satisfaire ses besoins ailleurs. Mais elle, elle ne voulait pas, sentir à nouveau un homme en elle, craindre ces mains posées sur son corps. Elle aurait dû se douter, que même sous l’apparence si différente de chez elle, les hommes se donnent les moyens d’obtenir ce qu’ils veulent.

« Ne meurs pas… » Une supplique inutile, qui vient trop tard. Ses mains lâchent le métal froid et ensanglanté, elle les pose sur sa poitrine, tente d’y trouver un signe de vie, même imperceptible. Mais le mal est fait, elle a agi sans y réfléchir, a répondu à l’appel d’Ahriman sous le coup de la panique, et de cette peur qui enflamme ses sens. Et désormais, il baigne dans son propre sang, étalé sur le sol de leur appartement.
Il y a les vieilles traditions, ces histoires transmises au coin du feu, à l’oreille des plus jeunes, pour leur apprendre l’histoire de leur peuple. Ces portes de l’esprit, difficile à saisir, à comprendre. Cette nécromancie, héritage des mages de la terre, qu’elle n’a jamais appelé à elle, perdue dans les principes de la vie et de la mort. Mais aujourd’hui, elle a cette volonté d’essayer, de ramener son esprit dans son corps, de le faire se relever. Elle s’y jette, dans cette magie étrange qui l’imprègne, tente de le rappeler, avec cette volonté inébranlable qui est la sienne. Son esprit se tend et s’envole vers le plan astral, dans l’espoir irrationnel de le retrouver, de le ramener, de l’attirer à elle. Elle lutte, cri, hurle son désespoir, sa rage face à la mort donnée, qui est si facile à donner.

Mais Phil lui reste inatteignable. Peut-être ne veut-il pas revenir, maintenant qu’il a vu le vrai visage de son épouse, cette magie destructrice qui est la sienne. Ou alors n’est-elle pas assez puissante, déphasée avec la Nature, trop torturée pour accéder à la fine frontière entre la mort et la vie. Elle ne mérite pas de jouer avec cette notion sacrée.

*  *  *  *  *

Sur l’écran de son téléphone, les photos défilent, sous le même hashtag. Where is my name, où le combat des femmes afghanes pour retrouver leur identité. Une réalité dont elle a conscience, elle-même sans cesse appelée fille de Cyrus, pas même fille de Goli durant son enfance, plutôt que par son prénom. Elle regarde tous ces visages qui s’affichent, ces femmes qui osent enfin dévoiler leur prénom, malgré les protestations masculines du pays. Ils ont cette honte, ce sentiment de propriété qui les a toujours retenus de donner le prénom de leur femme, fille, mère, sœur, pas même inscrit sur leur tombe. Sa mère, elle, n’a pas eu droit à cette dernière demeure, mais l’hommage qui lui a été rendu au village ne porte pas pour autant son nom.

Azadeh ne sait pas exactement ce qu’elle recherche, à faire ainsi passer les images sur les réseaux sociaux, s’arrêtant sur les noms et les visages, peut-être avec fol espoir de découvrir les yeux familiers de sa sœur jumelle malgré le temps qui a coulé sous les ponts. Mais dans la foule des faciès féminins, ces nombreux, mais jamais assez, cris de protestation, impossible de trouver Noor, de mettre la main sur le moindre signe de vie. Une quête éperdue, qu’elle a abandonné depuis longtemps. Même si l’espoir reste dans son cœur, d’apprendre que son père et sa sœur sont quelque part, en sécurité.

*  *  *  *  *

Le moteur cesse de ronronner, bien vite remplacé par les aboiements d’un chien. Claquements de portière, claquements de bottes sur le bitume. La pleine lune luit, là-haut, nargue les Aseptiseurs. Nuit des plus chargés, où la perte de contrôle est facile et les appels s’amoncellent, le téléphone vibre et sonne à chaque heure. Et ils arrivent toujours trop tard, ne passent qu’après, nettoient au plus vite les dégâts, cachent l’effrayante vérité aux humains, avant de repartir, de filer dans les ténèbres. Ces pauvres êtres, si normaux, ne voient que le morceau immergé de l’iceberg et la panique guide déjà chacun de leurs agissements. Si le reste du secret se trouvait révélé, le monde sombrerait dans le chaos.

Alors elle s’essuie les mains sur son jean, plante un regard déterminé sur la scène ensanglantée qu’on lui a laissé et commence le travail tandis que Vayu observe autour d’eux, chien aux aguets. L’enfant effrayée, proie facile de la panique est rangée dans un coin de son être et elle se fait servante des mystères du surnaturelle, gardienne du secret et habile manipulatrice. Elle parle peu, mais agit bien, tandis que l’astre lunaire continue sa course dans le ciel nocturne.

CHRONOLOGIE
13 mai 1982Naissance d’Azadeh et de sa jumelle Noor dans une des vallées de l’Hindu Kuch, dans un village d’Eveillés où ils se savent à l’abri d’exercer leurs pouvoirs.

1994 Première manifestation des pouvoirs de Noor, qui manipule l’eau tout comme leur mère. Azadeh découvre son affinité avec la terre quelques mois plus tard.

1995Sa mère part avec d’autres Eveillés dans l’espoir d’améliorer la situation du pays, de mettre fin à cette guerre, dans l’ombre que l’on confère à leur peuple.

1996On leur rapporte la mort de Goli. Cyrus préfère fuir le pays et les talibans en emmenant ses deux filles avec lui. Azadeh sera séparée des siens dans la cohue des afghans quittant le pays. Les passeurs n’acceptent pas le peu d’argent qu’il lui reste, préférant abuser de l’enfant, séquestrée au même titre que d’autres.

Février 1998Azadeh finit par user de ses pouvoirs de manière plus ou moins maitrisée sur la terre pour se défaire de leur emprise. Dans le contexte chaotique du pays, personne ne s’inquiète d’une bande de malfrats enterrés vivants.

Novembre 1999Arrivée dans une communauté élémentariste des Alpes françaises après un long voyage, où elle trouve refuge et continue son apprentissage.

2003Elle se rend à Paris dans un désir d’indépendance, continue sa formation auprès d’un élémentariste, mais difficile de vivre avec aussi peu de qualifications. Serveuse dans un bar louche, elle est mise en contact avec le monde clandestin de la ville.

2004Dépitée du maigre salaire qu’elle gagne, Azadeh finit par céder aux appels d’une bande de malfrats cambrioleurs et s’embarque dans leurs aventures.

2007Azadeh reste jeune et inexpérimentée, elle s’attire de trop nombreux ennuis, ce qui la pousse à quitter la France et elle s’envole les Etats-Unis où elle continuera son apprentissage en trouvant un nouveau mentor. Elle remet un pied dans le monde clandestin et officie une nouvelle fois en tant que cambrioleuse.

Juin 2009Départ pour Shreveport, à la suite d’une affaire qui tourne mal. Elle décide de tourner la page, de se trouver un boulot correct de barmaid et rejoint une amie de son mentor, Faith, qui continuera son apprentissage.

Septembre 2009Elle se fait recrutée par l’Eglise Wiccane, communauté qui la rassure.

2010Rencontre avec Phil, et elle commencera à bosser avec lui quelques mois plus tard, alors qu’il l’entraîne dans les bas-fonds criminels de Shreveport.

Février 2012Révélation par l’Eglise Wiccane, acte qu’elle n’approuve pas et elle décide de se détacher de la communauté.

Avril 2013Mise en contact avec Noa, arcaniste du Juggler’s Bazzar, qui connait les dons sur le métal d’Azadeh et lui propose une collaboration.

Juin 2013Mariage de Phil et Azadeh.

Octobre 2014Phil rentre d’une soirée un peu trop arrosée, oublie ses engagements, tente d’approcher sa femme d’un peu trop près. Elle le tue, paniquée et effrayée par la situation.

Janvier 2015Elle rejoint le Morsus et ses Aseptiseurs.

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Dead is the new alive
PRINCE DU DESERT.

En un mot : Ombre des toits de Stoner Hill.
Qui es-tu ? : Infant de Salâh ad-Dîn Amjad, Renégat dégénéré.
Emissaire du Chaos à la psyché défragmentée.
Autiste invétéré.
Facultés : Chimérie Niveau II palier 1 (Illusions mobiles de grande ampleur pouvant affecter jusqu'à deux sens) ; Occultation Niveau I palier 4 (Dissimulation dans les ombres, y compris de l'aura et des pensées) ; Aliénation (inutilisée).
Voleur aguerri et redoutable chasseur, d'artefacts ou de calices.
Stalkeur level max.
Thème : Opium / Dead Can Dance

PREMIERE DAME DU CHAOS.

Pseudo : Queen of Chaos.
Célébrité : Gaspard Ulliel.
Double compte : Serguey Diatlov.
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Ven 11 Jan - 19:37

Shéhérazade est arrivée :yeah:

*Lui montre le chemin du Chaos* C'est par là :lovecat:

Re-bienvenue avec ton élémentaliste, fais-nous rêver :cute: Bonne rédaction, trop hâte de croiser le fer avec toé :cute:
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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion.
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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion.
SMALLTOWN BOY

SSVF (Sorcier Sans Vagin Fixe)

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? : • Connard égocentrique obsessionnel compulsif.
• Second de l'Irae.
• Mentor de Marlow Havenford.
• Victime des caprices de Yago Mustafaï.
• Cousin infortuné de Shannon Mulligan.
• Vendeur de reptiles.

Dark days.
Darker nights.
Facultés : • Magie rouge.
• Télépathie (infiltration, communication).
• Empathie (désordre émotionnel et hormonal).
• Herboriste né, excellente maîtrise des potions.
• Magie de protection et de défense.
• Chercheur invétéré des mystères du Temps et de la Chair.
Thème : The Way /// Zack Hemsey.





Pseudo : Le Tueur de Fun
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Ven 11 Jan - 20:22

C'est pas toi, Shéhérazade, Yago ? :cachotier:

Rebienvenue avec ce nouveau personnage ! Je suis déjà fan de la trombine, mais également ravi de tout le background que tu as construit autour. Je sais qu'un de tes MPs dort encore dans ma boîte, j'y réponds au plus vite ce soir ou dans le Week-end, une fois que je serai sûr d'avoir les neurones en place :facepalm:

:heart:
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WHO WILL THE NEXT FOOL BE?

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That kid you called a weirdo
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That kid you called a weirdo
ASHES YOU WERE

En un mot : Sweet.
Qui es-tu ? : Je suis les fleurs dans la brise et le vent dans tes cheveux. Je suis la terre sous tes pas et la chaleur du soleil dans ton dos. Je suis Gitane. Je suis moi.
Facultés : • Outre.
• Contrôle de la végétation. Capacité à accélérer, ralentir, voire stopper, la croissance des plantes. (Maîtrisé)
• Lecture du sol. Capacité à ressentir et comprendre ce qui s'est passé sur un lieu en touchant la terre. (Non-Maîtrisé)
Thème : Elastic Heart - Sia
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ASHES YOU WILL BE

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Ven 11 Jan - 20:23

Oh qu'elle est belle cette petite ! J'ai hâte d'en lire plus et surtout de te croiser IRP ** Ta plume est si douce, c'est un vrai plaisir de te voir te dédoubler :drama:
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Dead is the new alive
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Dead is the new alive
PRINCE DU DESERT.

En un mot : Ombre des toits de Stoner Hill.
Qui es-tu ? : Infant de Salâh ad-Dîn Amjad, Renégat dégénéré.
Emissaire du Chaos à la psyché défragmentée.
Autiste invétéré.
Facultés : Chimérie Niveau II palier 1 (Illusions mobiles de grande ampleur pouvant affecter jusqu'à deux sens) ; Occultation Niveau I palier 4 (Dissimulation dans les ombres, y compris de l'aura et des pensées) ; Aliénation (inutilisée).
Voleur aguerri et redoutable chasseur, d'artefacts ou de calices.
Stalkeur level max.
Thème : Opium / Dead Can Dance

PREMIERE DAME DU CHAOS.

Pseudo : Queen of Chaos.
Célébrité : Gaspard Ulliel.
Double compte : Serguey Diatlov.
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Crédits : poupée morose.
Ven 11 Jan - 20:37

Eo t'as chaud ce soir ou quoi ? :wtf:

Tu vas commencer par te calmer. :sarko:

L'écoute pas Azadeh. Je suis un homme, un vrai. :lovecat:
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Cannot a Beast be tamed
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Cannot a Beast be tamed
L'IVRESSE SOLAIRE DU CRÉPUSCULE

Wild men who caught and sang the sun in flight,
And learn, too late, they grieved it on its way,
Do not go gentle into that good night.
En un mot : poil
Facultés : Tes capacités, tes dons.
RHYSK FOR THE WIN
L'ÉPITAPHE DES DIVAGATIONS SAUVAGES

Pseudo : Rhysk
Célébrité : Josh Beech
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Date d'inscription : 13/07/2017
Crédits : ©
Ven 11 Jan - 20:47

Oh là là elle a l'air tellement cool, je suis fan :lovecat:

Et alors la trombine choisie elle est vraiment belle :cute:

Dépêche toi de faire ta fiche :drama: (ouais à mon tour de te pousser :dildo:) qu'on puisse saccager des trucs ensemble :debilo:
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MJ ۰ When witches don't fight, we burn
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MJ ۰ When witches don't fight, we burn
A SPIRIT WASTING AWAY

En un mot : Gnomus Lubricus Teutonici.
Qui es-tu ? : ♦️ Indiana Jones en plus petit, avec moins de blagues mais plus de serpents.
♦️ Stéphane Bern de la magie, avec moins de portes à pousser mais plus de bouquins chelous.
♦️ Casanova moderne, avec moins de conquêtes immorales mais avec plus de rituels sympas.

♠️ Juggler's Bazaar. Artisan, vendeur et chasseur d'artefacts (lieu : Tesseract).
♠️ Propriétaire d'une vieille demeure isolée, à quelques kilomètres au nord de Shreveport.
Facultés : ♦️ Don inné : télékinésie intrasensitive. Agit sur la matière et dans la matière.
♦️ Tradition : sorcellerie.
♦️ Couleur : rouge.
♦️ Prédilections : cristaux, potions, enchantements.

♠️ Formé pour devenir chasseur de CESS (a délaissé cette voie cependant).
♠️ Expérience d'une quinzaine d'années dans la chasse aux artefacts.
Thème : King Dude - "Deal With The Devil" ; Jozef van Wissem & Jim Jarmusch - "The Mystery of Heaven"
IF I LEAVE,
WILL YOU FOLLOW ?

Pseudo : Mina-Ligeia / Minou
Célébrité : Erik Danielsson
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Crédits : Mina-Ligeia (avatar, icons). Frimelda (code sign). The Devil's Blood, "... If Not A Vessel ?" & "I Was Promised A Hunt" (quote).
Ven 11 Jan - 23:20

Zach t'attend dans les vestiaires du Mad Dog, pour ses... révisions linguistiques. :sisi:

Rebienvenue :moh: J'ai tellement hâte d'en savoir plus, ça me fait frétiller de voir une mage de terre et j'aime déjà beaucoup ce que tu nous laisses entrevoir de la belle (si belle :drama:) Azadeh ! :heart:
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[ PLAY ► ]


Oh la belle bann ! :
 
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ADMIN ۰ Dead is the new alive
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ADMIN ۰ Dead is the new alive


CHASED FOR A SOUL


En un mot : Fake Human.
Qui es-tu ? : Accomplie de 181 ans.
Oriente les crocs naissants
Guide les vampires âgés
Conseille l'Essaim sur les éphémères
Aura dissimulée, immortalité inavouée
Facultés : Obténétration | Auspex | Présence
Thème : Snap out of it - Arctic Monkeys
DARK VITALITY


Pseudo : Asleth
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Dim 13 Jan - 11:30

Oh ben j'étais pas passée par ici ? :wtf:

Rebienvenue avec ce nouveau personnage :heart: Ce que j'en lis me fait déjà de l'oeil, j'ai hâte d'en voir plus ! La bouille que je connaissais pas, la lignée de mages élémentalistes perses, ses origines et son voyage, tout ça est diablement intéressant **

la meilleure des mages de terre :keur::
 
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I sometimes wishI'd never been
born at all

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You shall be a restless wanderer
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You shall be a restless wanderer
ASHES YOU WERE

En un mot : Âme perdue
Facultés : Tes capacités, tes dons.
ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Awona
Célébrité : Golshifteh Farahani
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Dim 13 Jan - 12:27

Yago : Le chemin du bordel tu veux dire ? :eyes: Merci je compte pas finir pute :nope:

Eo : Mais non mais Eo, Yago c'est Shéhér et Azade(h) c'est moi :drama:

Daph : Aw merci c'est trop gentil :moh:

Rhys : Je viendrais écrabouiller le métal des voitures de ta casse s'tu veux :haha:

Vinz : T'inquiète po Vinz, on ira les faire ces révisions linguistiques :inlove:

Lexie : J'espère que le reste te décevra pas alors :moh: et ouais j'approuve totalement pour Toph, ce sera son modèle à Aza :drama:
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Dead is the new alive
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Dead is the new alive
Tempus edax rerum

En un mot : big dick energy
Facultés : - Vicissitude : 3e niveau au 3e palier
- Voie des ossements : 1er niveau complet
- Sépulchre : 2e niveau au 3e palier.
- Artiste émérite, elle sculpte sur la matière inerte et la chair vive. Elle est amoureuse du sens du beau, de la Beauté qui coupe le souffle ou qui inspire la terreur, en peinture, architecture, sculpture ou dans les corps et les destins. La beauté s'exprime dans les gestes, mais seul l'art et la mort la conserve pour l'éternité.
- Elle a travaillé en tant que fossoyeuse, thanatopractrice, médecin légiste, "médecin" des temps où cela relevait plus de l'art et du coeur bien attaché que de la science.
- Excellente connaissance en anatomie.
- Sa connaissance de la magie et de l'herboristerie ne sont plus que théoriques aujourd'hui.

All art is quite useless

Pseudo : Elorin
Célébrité : Cate Blanchett
Messages : 53
Date d'inscription : 01/01/2019
Crédits : rxdleaves
Dim 13 Jan - 13:23

La bouille est à tomber, ça y est je suis amoureuse, elle est trop pipou :gogorage: :keur: Et une élémentaliste terre, ça fait plaisir, j'ai hâte de voir ça :moh:
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L'ÉPITAPHE DES DIVAGATIONS SAUVAGES

Pseudo : Rhysk
Célébrité : Josh Beech
Messages : 179
Date d'inscription : 13/07/2017
Crédits : ©
Dim 13 Jan - 17:55

Oh ouiiii :bravo:
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ADMIN ۰ That kid you called a weirdo
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ADMIN ۰ That kid you called a weirdo
ASHES YOU WERE


En un mot : Catastrophe montée sur deux pieds
Qui es-tu ? : Une outre aux pouvoirs de Médium complètement paumée. Une victime idéale. Un sacrifice ambulant. Une haptophobe. Une gamine du guetto. L'élève d'Eoghan Underwood. Son souffre douleur aussi. Une détraqueuse de sorcier. Une boule de peur.
Facultés : LA PORTE - Point d'ancrage entre le plan matériel et le plan astral, Marlow est garante de l'équilibre entre les deux mondes, au même titre que plusieurs Médiums et arcanistes dans le monde. (Enfin, on suppose qu'elle est pas seule.) L'étendue de ses pouvoirs est encore un mystère pour beaucoup. Ce qu'on sait pour l'instant, c'est qu'elle peut voir les esprits et qu'ils sont attirés par elle. On sait qu'elle peut canaliser l'énergie d'un plan et le relâcher dans l'autre. On sait qu'elle peut faciliter les rituels de nécromancie moyennant un peu de sang. On sait qu'il existe un rituel pour ouvrir la porte et faire venir temporairement une âme du plan astral, ou faire voyager une âme du plan matériel dans l'autre plan. L'histoire ne dit pas encore cependant si elle peut le faire sans le rituel. Une légende prétend cependant qu'on peut récupérer l'énergie de la porte pour ressusciter quelqu'un, c'est-à-dire qu'on sacrifie la petite quoi. Mais la légende dit aussi qu'une ouverture trop prolongée de la porte peut perturber l'équilibre et personne ne sait ce qui arrivera vraiment dans un tel cas (en dehors du chaos.) Bref, c'est la porte, mais c'est aussi la cible des arcanistes fous chaotiques. Pouvoir pas très bien maîtrisé.

LES AURAS - Marlow a développé la lecture des auras et maîtrise plutôt bien cette capacité. Elle n'a pas encore une connaissance assez approfondie pour comprendre toutes les nuances d'une aura, mais elle peut récupérer les informations basiques, les humeurs, la race, la force.
Thème : Help, I'm alive - Metric

ASHES YOU WILL BE

☽ O ☾


"She is brave and strong and broken all at once. As she speaks it is as if her existence is no longer real to her in itself, more like a living epitaph to a life that was." - Anna Funder
_____________________



Pseudo : Heda
Célébrité : Lindsey Morgan.
Double compte : Barbra Landgraf.
Messages : 183
Date d'inscription : 09/06/2017
Crédits : VOCIVUS (avatar) - ANESIDORA (signature) - tweek (icons)
Lun 14 Jan - 15:29

Je l'aime d'amour déjà. :adore: Ce choix d'avatar est parfait en tout point, et une mage de la terre en plus. :fangirl: :fangirl:
Ce que j'ai pu lire d'Azadeh me passionne déjà, j'ai plus que hâte de la voir en jeu. :moh:
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I fight the world, I fight you, I fight myself, I fight pain and hurricanes
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Cannot a Beast be tamed
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ASHES YOU WERE

En un mot : Double Sided
Qui es-tu ? : Métamorphe de nature, PDG d'O'Connell Enterprise, une entreprise de construction et reconstruction immobilière ainsi que de vente de bien foncier. Le tout en étant le plus orienté énergies vertes et nature possible.
Facultés : Transformation en cougar (animal totem) et en chat gris souris (1ère Chasse de Sang)
Thème : The Arena - Lindsey Stirling

ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Baguul
Célébrité : Martin Wallström
Double compte : Abel O. Pearson
Messages : 308
Date d'inscription : 30/10/2018
Crédits : Schizophrenic
Lun 14 Jan - 19:26

Re-bienvenue toi :dildo:

Je l'avais pas encore fait alors j'viens te souhaiter un bon courage et te dire que j'suis déjà inlove de ce perso aussi :baav: , puis oui, une élémentaliste c'est le swag :moh: , j'connaissais pas la trombi mais j'aime beaucoup en tout cas **

Finis vite donc ça que je puisse avoir la suite :eyes:
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En un mot : Âme perdue
Facultés : Tes capacités, tes dons.
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Pseudo : Awona
Célébrité : Golshifteh Farahani
Messages : 5
Date d'inscription : 10/01/2019
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Lun 14 Jan - 20:55

Virva : C'est bon signe, ça, d'être traitée de pipou par un vampire ? J'veux pas finir en casse-croûte moi, merci :wtf:

Marlow : Olala mais je suis trop contente de voir que cette ébauche puisse déjà te plaire :moh: j'espère que le reste te décevra pas !

Jeremiah : *se rue sur son ordi pour continuer sa fiche* :gogorage: Merci Jer :heart:
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