Les traditions magiques 

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Mar 11 Juil - 23:49

Les traditions magiques
Moon hangs around a blade over my head.



En un mot
Cette annexe vous détaille les spécificités de ce que l'on appelle les traditions magiques, autrement dit des ensembles distincts de pratiques, rites et autres capacités propres à une culture arcaniste.
Chacune de ces traditions possède son histoire, nécessite un dévouement certain voire inconditionnel, et il existe souvent des prérequis pour y être initié, en plus bien évidemment d'être un Éveillé. Pratiquer une tradition magique donnée est, en gros, ce qui différencie fondamentalement les arcanistes des outres, mais aussi ce qui différencie les arcanistes entre eux.
Les couleurs de la magie
Comme vous le verrez au travers de ces lectures, la magie blanche, la magie rouge et la magie noire ne sont pas nécessairement des points cardinaux qui orientent fondamentalement la plupart des traditions. Plusieurs d'entre elles comptent des pratiques empruntées à plus d'un des trois types de magie qui vous sont explicités dans l'annexe générale sur les arcanistes.
Un héritage ou un choix ?
Il est important également de considérer certaines limites dans la propagation des savoirs listés ci-après. Tous les arcanistes n'ont pas accès à toutes ces traditions : il faut parfois avoir vécu dans un milieu spécifique, avoir embrassé un mode de vie particulier, ou s'être donné à une cause pour avoir accès aux connaissances dispensées par ses prédécesseurs. À ce titre, on notera aussi l'importance prédominante des mentors, ces pratiquants plus expérimentés qui guident les arcanistes en devenir et leur enseignent ce dont ils ont hérité ou ce qu'ils ont eux-mêmes découvert.
Le lien du mentorat est très souvent sacralisé parmi les communautés de chaque tradition, il demande un véritable investissement personnel des deux parties et il n'est pas rare que cette relation se rapproche de ce que l'on rencontre dans les liens familiaux.
Les moyens et les fins
Bien que d'un œil extérieur, on puisse considérer que beaucoup d'effets communs se retrouvent au bout de procédés un peu abscons, toutes les traditions n'usent pas des mêmes méthodes et ne visent pas les mêmes buts. Il ressort régulièrement une certaine mentalité, un état d'esprit recherché ou requis dans la manière dont elles se construisent, s'assimilent et s'emploient.
Être en phase avec la tradition que l'on suit a un rapport extrêmement étroit avec la personne que l'on est, son parcours, sa personnalité, ses choix de vie et ses ambitions. Ce rapport est aussi parfois conditionné par les dons innés de l'arcaniste. Pour vous aider à comprendre quelles directions prennent ces innombrables chemins, les mentions "Champ d'action privilégié" des blocs "En un mot" vous donneront une idée globale de ce dont il retourne, complétée par un approfondissement au fil de l'annexe étudiée.

Ci-dessous, un rapide tour d'horizon des traditions magiques vous permettra dors et déjà de vous diriger vers celle qui vous séduit le plus.
Les sorciersHéritiers d’une magie d’origine européenne, les sorciers sont les arcanistes les plus répandus. La sorcellerie se divise en un nombre infini de branches, qui couvrent tous les domaines d’application possibles. Les sorciers peuvent pratiquer une magie blanche, rouge ou noire.

Les magesPerçu comme un art martial et magique par ceux qui en ignorent les raffinements, l'élémentarisme se base avant tout sur une tradition orale et le principe d'harmonie avec quatre éléments majeurs de la nature : l'air, l'eau, le feu et la terre. Ce savoir suit plus souvent les codes de la magie blanche, mais ne s'y limite pas.

Les vaudouisantsLe vaudou est à la fois une religion et une tradition magique. Les vaudouisants tirent leurs pouvoirs des divinités qu’ils invoquent. Certains pratiquent la nécromancie. Ils usent de magie blanche, rouge ou noire.

Les chamansLe chamanisme est une tradition liée à la protection d’une tribu. Le chaman représente souvent le lien avec la nature et le monde des morts. Les chamans pratiquent une magie rouge et blanche. Certains s’égarent dans la magie noire.

Les tziganesLa magie gitane est pratiquée par la communauté tzigane. Leur savoir ne se diffuse jamais aux étrangers et leur magie est utilisée pour la protection et la prospérité de leur clan. Les tziganes usent de magie blanche ou rouge, plus rarement noire.

Les purificateursSoldats au service de la lumière divine, ils ont développé une puissante magie dérivée du principe de la Foi. Si celle-ci peut-être vue comme une forme extrême et offensive de magie blanche, son potentiel est perdu si le purificateur use ne serait-ce qu'une fois de magie rouge ou noire.
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Mer 12 Juil - 15:01

Les sorciers
I put a spell on you.



En un mot
CouleurBlanche, Rouge, Noire... Toutes sont concernées.
ConditionsAucune, si ce n'est la nécessité d'une initiation rigoureuse
ApprentissagePeut être acquis seul mais l'accompagnement d'un mentor est vivement recommandé dans la plupart des cas.
Champ d'action privilégiéTrès étendu, il touche absolument à tous les domaines de la magie.
Les origines
La sorcellerie puise ses racines en Europe, et ce depuis le paléolithique (certains monuments, tel Stonehenge, en témoignent encore). La magie wiccane fut longtemps majoritaire, avant de devenir à son tour une sous-branche de la sorcellerie. C'est bien plus tard que les cultes de magie rouge et noire se développeront avec les siècles, trouvant leur apogée en Occident, au tout début du Moyen-Age. Par ailleurs, la propagation des rites sorciers a profité d'une diffusion rapide partout sur le continent, puisque s'agissant de la tradition magique la plus pratiquée et la plus connue par les arcanistes.
Devenir sorcier
D'aucuns diront qu'il n'est pas difficile de devenir sorcier. Un individu né avec un potentiel d'arcaniste pourra se lancer dans cet apprentissage ; la difficulté consiste principalement à maîtriser une large brassée de sous-branches et de savoirs-faire divers et variés. En raison de ces compétences complexes à assimiler pour une seule personne, les arcanistes ont donc tendance à se focaliser sur un ou deux domaines particuliers, en plus de leurs dons personnels, qu'il leur est tout autant nécessaire de pratiquer et de contrôler.

Certaines voies à emprunter facilitent néanmoins le chemin de la connaissance. C'est notamment le cas des Outres souhaitant devenir arcanistes : ils se dirigeront en priorité vers les sorciers d'expérience, même si les autres pratiquants leur demeurent accessibles.
L'utilité d'un mentor est de toute manière capitale, car il existe autant de professeurs que de méthodes pour l'enseignement magique. Si le savoir demeure à disposition via l'art arcaniste consigné dans certains ouvrages et grimoires, il est très rare que ces derniers n'aient pas été cryptés par leurs propriétaires et auteurs. En fonction de la qualité de l'apprentissage, du mentor et de la base de connaissance assimilée, le niveau de compétence ne pourra être égal en fonction des individus.

En effet, le savoir sorcier est intimement lié à la famille, et l'héritage traditionnel et génétique de l'individu conditionne fortement son potentiel et les dons qui lui sont accordés.
Enfin, l'âge est également une notion très importante. Plus le potentiel futur sorcier est jeune, et plus il peut progresser rapidement et engranger un nombre ahurissant de pratiques, connaissances et autres leçons dans tous les domaines qu'il souhaite explorer. L'âge aidant, le futur sorcier ne peut que s'améliorer, jusqu'à atteindre la pleine apogée de son talent. Par la suite, et en fonction de l'état de santé physique et mental du sorcier, ses pouvoirs peuvent diminuer en puissance, au fur et à mesure que ses enseignements et son expérience, eux, augmentent , les pouvoirs d'un sorcier dépendent fortement de l'énergie de ce dernier.
Autrement, et avec le temps, le potentiel s'éteint ou vivote : il est donc évident qu'une initiation à quarante ans, voire même à trente ans, s'avérera particulièrement laborieuse, voire carrément impossible.
Champs d'action
Il n'existe quasiment aucun domaine des arcanes qu'un sorcier ne peut s'essayer à maîtriser. S'il est toutefois impossible de tous les pratiquer avec excellence, un seul sera préféré. Certains se lient ainsi à la nature, d'autres au monde des morts, quand d'autres préfèrent se focaliser sur les magies de guérison, la nécromancie... Les affinités de l'arcaniste lui permettent ainsi d'obliquer instinctivement vers le domaine compatible avec son essence même, et de s'y perfectionner librement.

Il faut rappeler que les pratiques sont intrinsèquement liées à la couleur de magie utilisée : les sorciers rouges sont donc naturellement tournés vers une magie du sang, de la chair et des émotions, quand les noirs se plongent dans les pratiques occultes et sacrificielles. Les blancs, quant à eux, leur préfèrent une magie de bénédiction, d'invocation, voire de protection.
N.B.Cela n'empêche néanmoins pas un sorcier rouge de pratiquer un sort de protection, ou un sorcier noir une invocation. Les sorts les plus simples peuvent être exécutés par n'importe quel arcaniste appliqué et consciencieux.
Pratiques
La magie doit être canalisée via diverses pratiques (en savoir plus dans les pratiques de la magie & co). Chacune est propre au sorcier. On ne peut donc parler de tradition obligatoire à suivre, puisque les pratiques magiques sont exécutées en fonction de l'apprentissage personnel de l'individu, du matériel qu'il utilise, de sa méthodologie, de ses croyances, de son milieu culturel et familial et de ses affinités. Pour être clair : l'environnement a une influence capitale sur l'arcaniste.

On rappellera que l'invocation aux dieux n'est donc absolument pas un élément obligatoire. Les sorciers pratiquant prières et autres contacts métaphysiques vénèrent certaines déités en fonction de leur patrimoine (en savoir plus dans les religions et cultes).
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Mer 12 Juil - 15:03

Les mages élémentaristes
Issu de l'Unique, vers l'Unique tu retourneras.



En un mot
CouleurPrincipalement blanche, mais les autres orientations sont possibles.
ConditionsIl faut avoir pour don inné un pouvoir élémentaire (d'air, d'eau, de feu ou de terre). L'équilibre est plus qu'un maître-mot, c'est une condition sine qua non au succès des rituels. La présence de l'élément induit est obligatoire dans la plupart des situations, notamment lors des rituels.
ApprentissageSans mentorat, il est impossible d'accéder à plus que le premier stade de cette magie. Même une fois ce premier stade passé, il est souvent nécessaire de rester en contact avec des mages plus savants, car ils ne transmettent habituellement pas leur art via l'écrit.
Champ d'action privilégiéTradition magique basée sur les quatre grands éléments. Elle est en partie inspirée des codes chamaniques, mais par certains aspects se rapproche davantage de la pratique des sorciers. Initialement développé comme un art martial, l'élémentarisme s'est élargi jusqu'à atteindre les autres plans d'existence. Les artisanats, quant à eux, couvrent des applications bien plus larges (soin, renforcement, protection, artifices, créations visant à nuire...).
Si, de façon générale, tous les Éveillés puisent l’essence même de leur pouvoir dans la Nature, nul n’est égal en proximité avec celle-ci que le mage des éléments, ou mage élémentariste.
La sensibilité particulière de cet individu fait qu’il ne capte ni ne catalyse pas les énergies magiques de la même façon que les autres arcanistes, bien qu’on lui trouve plusieurs points communs avec eux.
Naissance et révélation
d'un avatar de la Nature
Il est difficile de définir l’enfant qui deviendra mage des éléments comme un outre ordinaire. Voué à devenir l’incarnation humaine de la terre, du feu, de l’eau ou de l’air, il n’a pas la capacité de voir les esprits. Sa perception des auras, elle aussi, diffère : l’élémentariste percevra toujours les flux attenants à son élément en premier lieu, si bien que son exercice de la magie sera orienté par cette prime expérience de l’environnement dans lequel il vit.
D’où l’importance pour un élémentariste d’être le plus possible au contact de cette magie tutélaire : il est inconcevable pour un mage de l’air de vivre toujours dans un environnement où l’air est vicié ; un mage du feu prendra soin d’entretenir au moins quelques bougies chez lui ; un mage de la terre aimera s’entourer de plantes vertes à défaut d’avoir un jardin ; quant au mage de l’eau, il est chanceux de vivre à une ère où l’eau courante est disponible pour la majorité, mais recherchera souvent la proximité d’un cours d’eau naturel.
Si l’enfant ne grandit pas dans ces conditions, ses débuts en tant que mage seront plus difficiles. Aussi ceux issus de familles où le don s’est transmis sont-ils généralement mieux préparés à leur maîtrise de l’élément dont ils deviendront les champions.
Il est également intéressant de remarquer que souvent (mais pas systématiquement), le tempérament du mage est à l'image d'un aspect de son élément tel qu'incarné dans la nature. Les comparaisons faciles sont légion mais ne sont pas si fausses : la légèreté d'humeur d'un mage de l'air, l'irascibilité d'un mage du feu, la volonté inarrêtable d'un mage de l'eau, la placidité d'un mage de la terre... ces caractères ne sont évidemment pas exclusifs ni typiques, mais dans les milieux où l'on est mage depuis des générations, on a coutume de s'amuser de ces analogies, voire d'y prêter une signification, comme on le ferait pour un thème astral.

De façon générale, les outres élémentaristes voient leur maîtrise apparaître lorsqu’ils arrivent à guider par l’esprit leur élément pour la première fois. Avant cette étape qui se manifeste le plus souvent à la puberté (dans le cas des mages ayant pu vivre près de leur élément, elle peut être légèrement précoce), ils ne montrent aucun pouvoir kinétique. Toutefois, on leur reconnaît une tendance à être fascinés par les flammes ou le vent, à vouloir jouer ou travailler avec l’eau ou la terre : des comportements qui semblent anodins au regard des non-Éveillés mais ne trompent pas leurs aînés.

Dès qu’il est parvenu à imposer sa volonté à son élément, le futur mage doit être pris en charge par un pratiquant plus aguerri. Il en va de sa sécurité comme de celle des autres : cette magie, issue de la source primitive de tout pouvoir, est la plus directe en termes d’impact sur l’Éveillé qui s’en trouve nanti, et sitôt son esprit ouvert, elle peut elle aussi s’imposer à lui et lui faire perdre le contrôle de l’élément mais aussi, dans le pire des cas, de lui-même. Un risque qui le guettera toute sa vie durant, comme un élan de frénésie prêt à s’emparer de lui à l’image d’un esprit violent.

Le pouvoir kinétique est commun à tous, mais chaque élément a ses propres vertus, travers et possibilités, qui peuvent être explorés par le pratiquant de toutes sortes de manières. À travers le monde, d’innombrables « écoles » de magie des éléments se sont développées en même temps que la culture des milliers d’ethnies qui ont composé l’humanité à ce jour.
Tenir l’infini dans
la paume de ma main
Le plus couramment, ces enseignements se sont tournés vers un usage bienfaiteur, avec pour but le bien-être et la guérison des maux d’autrui. Ou au contraire, on s’est servi de la magie des éléments pour façonner la guerre et la suprématie, tant la puissance de ces mages peut s’avérer dévastatrice (mais souvent, au dépens de leur énergie vitale). Parallèlement, une myriade d’usages ont été développés par les mages afin de raffiner leur potentiel sous la forme d’artisanats divers : artefacts, produits consommables et autres enchantements sont aujourd’hui autant de manifestations physiques d’un univers ramené à ses principes les plus basaux. Ultimement, l'art élémentariste se déploie pour ouvrir ce que les pratiquants appellent "les portes de l'esprit".

Chacun des quatre éléments (l'air, l'eau, le feu et la terre) sont ainsi soumis à trois niveaux de maîtrise.

Kinésie de baseC'est le pouvoir de base des futurs mages. À partir d'une source existant dans leur entourage, l'élément est canalisé et orienté selon la volonté des pratiquants. On ne peut pas encore parler de magie blanche, rouge ou noire : on y reconnaît simplement la base martiale de cette magie. La maîtrise de la kinésie est possible en autodidacte pour les outres, mais difficile si le novice n'est pas guidé par un mentor. Fortement soumise aux émotions, elle peut avoir des effets dévastateurs sur autrui, mais aussi sur le mage lui-même qui peut se laisser vampiriser malgré lui par l'élément (imposer sa volonté dans un processus télékinétique consomme de l'énergie).

Première ramificationAvec l'aide du mentor, le mage en devenir peut apprendre à générer son élément de prédilection à partir de son énergie vitale (pour l'eau ou le feu), ou bien à imposer sa volonté à un composé de son élément premier. Note : chacun de ces composés fait l'objet d'un apprentissage à part entière, d'une spécialisation.
AirPressiokinésie (pression de l'air), météokinésie.
EauAquagénèse, hémokinésie (manipulation du sang).
FeuPyrogénèse, thermokinésie.
TerrePhytokinésie, magnétisme (manipulation de l'attraction et de la répulsion des métaux).

Seconde ramificationFacultatif. Il s'agit de développer une seconde ramification parmi celles nommées au-dessus. En clair, un mage de l'air ayant commencé à pratiquer la pressiokinésie pourra, dans un second temps, pratiquer la seconde spécialisation de son élément.

Portes de l'EspritPhase terminale du perfectionnement de l'élément, cette nouvelle spécialisation ne nécessite pas forcément le passage par la seconde ramification. Il est question ici d'entrer en contact avec le versant chthonien de l'élément de prédilection, c'est à dire les forces issues des autres plans d'existence dont chaque élément permet d'ouvrir indépendamment les portes.
AirOnirie : donne l'accès aux rêves, par méditation ou voyage spirituel.
EauMiroir : donne l'accès à une version alternative du monde des mortels, ou permet de voyager dans le temps sous forme astrale.
FeuDémonisme : permet un dialogue avec le plan démoniaque. Voyager dans le plan démoniaque sous forme astrale est un acte suicidaire, bien que cela reste possible.
TerreNécromancie : uniquement possible avec des êtres décédés depuis moins d'une semaine, cette pratique permet de les ramener à la vie, bien qu'ils ne soient plus jamais les mêmes. On ne peut pas réellement parler de zombis puisque les personnes sont réellement vivantes, et que le mage n'a pas le contrôle sur ceux qu'il ramène. Cette pratique est souvent considérée comme taboue et dangereuse, même s'il ne s'agit pas forcément de magie malveillante. Peut permettre un dialogue avec les esprits.
Les mages peuvent également choisir de ne pas étudier ces évolutions et de plutôt devenir des artisans de leur élément. À l'instar de l'apprentissage expliqué plus haut, celui-ci n'est habituellement transmis par aucune source écrite afin d'en préserver le secret, mais il arrive que certains mages, pour s'aider, composent eux-mêmes leurs grimoires à l'aide d'un code personnel. Globalement, tous les types de création artisanale sont accessibles à l'ensemble des mages ; il existe toutefois des points de départ plus aisés.
Artisanat de l'airPrédilection pour les enchantements et objets dont l'effet est porté par l'air ambiant (fumigènes par exemple).

Artisanat de l'eauLes potions sont un point de départ tout indiqué, les liquides - l'eau en particulier - étant une base nécessaire à leur composition.

Artisanat du feuIl est généralement initié par la production de poudres à effet liés au feu, explosives, effusives, ou des distillats. Les objets enchantés et pyrogravés sont également une force première de cet artisanat.

Artisanat de la terrePrincipalement tourné vers les cristaux et les encens.
L'artisanat et l'étude évoluée des pouvoirs sont deux écoles dissociées de la magie élémentaire. Chacune d'entre elles, sans qu'elles s'excluent, demande tant d'investissement qu'il est impossible de les combiner, à moins d'y consacrer toute une vie et de ne pas se destiner à une maîtrise parfaite et absolue, mais plutôt polyvalente.
Faire partie d'un tout
sans y être enchaîné
On l'aura compris, l'accomplissement du mage passe obligatoirement par la transmission par un mage plus aguerri.

Dans les temps anciens, les mages se regroupaient généralement en tribus ; conscients de manière innée que leur être profond était en communion avec la nature plus fortement que les autres mortels, ils ont peu à peu formé des communautés distinctes des autres peuples occupant les régions où ils s’implantaient. Cette isolation volontaire a souvent conduit à une inimitié avec certains de ces peuples, poussant parfois les mages à migrer quand leur environnement naturel était sciemment ravagé par leurs ennemis. Forcés de s’adapter au monde de plus en plus urbanisé, et de se rassembler pour ne pas disparaître, les mages n’ont plus aujourd’hui que de vagues reliquats des us et coutumes des tribus originelles, eux-mêmes mosaïques de comportements glanés au fil des errances et du temps. Considérés comme des moines guerriers par beaucoup d’autres arcanistes, ils cultivent encore aujourd’hui l’aspect communautaire et relativement fermé de leur tradition magique. Quelques communautés vivent d’ailleurs volontairement recluses, mais il n’est plus possible aujourd’hui de se couper durablement de la vie moderne tant les ressources naturelles se font rares, captées inexorablement par les villes. Ainsi, la majorité des nouvelles tribus sont implantées dans des villes ou des villages, et se fondent nécessairement parmi les autres habitants, vivant plutôt en voisins et non plus en une seule grande famille.

Il y a des naissances dans les communautés, mais on ne nait pas forcément mage de deux parents mages. Aussi, pour transmettre leur culture, certains membres de ces communautés choisissent une vie encore plus nomade que les autres : vivant en vagabonds, ils ne se fixent que dans le but de dénicher les jeunes élémentaristes non encore encadrés par les tenants de leur art, et de les prendre pour disciples afin que la tradition ne meure pas. Parfois ces disciples sont rapatriés vers le noyau communautaire dont est issu leur mentor, parfois ils prennent la route avec lui et deviendront mentors à leur tour ; d’autres fois, dans le sillage du mentor, se forme une nouvelle communauté constituée par plusieurs disciples, et qui grandira à son tour selon le cycle éternel de ces clans d’arcanistes un peu particuliers.

N.B.Bien qu’ils aient certes une tendance à vouloir vivre près d’endroits naturels et à refuser les logiques non-écoresponsables, par la force des choses les mages sont aujourd’hui majoritairement adaptés à l’urbanité. Il ne faut pas les voir uniquement comme des sortes de hippies cultivant un rapport exclusif avec la nature et vivant obligatoirement dans les bois. Tout le monde, parmi ces arcanistes, n’est pas forcément hostile au monde moderne, et n’est pas forcément du genre à aimer vivre coupé de celui-ci. Certaines familles de mages sont du coup totalement indifférenciables des familles lambda.

Le chemin historique des élémentaristes a croisé de nombreuses fois celui de l’Église Wiccane, qui a toujours voulu se faire des alliés des élémentaristes, parce qu’elle est prête à considérer leur magie comme « pure » mais surtout en raison de leur culture martiale. La nature, toutefois, n’a que faire des combats idéologiques des êtres qui peuplent le monde ; aussi les élémentaristes ne se sont-ils jamais déclarés en faveur de l’une ou l’autre des puissances politiques du monde arcaniste. Leurs rapports avec leurs semblables sont neutres, et ne dépendent que d’une manière superficielle des opinions de chacun. On a d’ailleurs pour habitude, parmi les communautés, de ne jamais faire passer ces opinions avant l’harmonie et la solidarité des pratiquants de la tradition élémentariste.
Souvent les meutes et autres hordes de thérianthropes ont pensé judicieux de frapper à la porte des élémentaristes pour requérir leurs services, voire pourquoi pas en adopter parmi eux au rang de vargamor. Malgré la très forte communion avec la nature qui est propre à ces deux peuples, les mages, n’étant pas capables de communiquer avec le plan des esprits (à moins d’être mages de l’eau et de traverser les Portes de l’Esprit, et encore), ne peuvent pas remplir tous les devoirs nécessaires qu’un chaman est apte à produire au profit d’un tel groupe. Il demeure que généralement, thérianthropes et mages ont une certaine facilité à se comprendre et à s’accorder.
De manière générale, les mages préfèrent ne pas se mêler des affaires des autres créatures. On leur apprend à se méfier des alliances avec d’autres êtres surnaturels, de la même façon qu’on leur inculque le plus grand respect pour les Portes de l’Esprit qui les exposent à des forces instables et méconnues. Quoi qu’il arrive dans leur vie, leur puissante communion innée avec les éléments de la nature prime sur toute autre allégeance, si bien qu’ils ont la réputation d’être des alliés difficiles à convaincre, pas toujours très fiables, et surtout éphémères. Connus pour favoriser une attitude autarcique, ils restent donc relativement absents des conflits historiques entre créatures surnaturelles.

Pratiques
Les comportements qui reviennent le plus souvent parmi les communautés de mages sont la communion entre membres, le partage avec les autres mages et une certaine distanciation d’avec les autres êtres, qu’ils soient arcanistes ou non, humains ou non.

La magie de cercle est donc universellement pratiquée parmi les mages, qui y accordent une importance très particulière puisqu’elle permet elle aussi de transmettre le savoir hérité des antiques tribus.
Les rituels d’artisanat sont aussi parfois l’occasion de travailler ensemble, contrairement à un certain nombre de pratiques connues dans les autres traditions magiques où l’arcaniste a besoin de solitude. Des mages de différents éléments peuvent même rechercher ensemble des manières d’allier leurs talents pour obtenir des résultats différents de ceux accessibles en n’usant que d’un seul élément, tout comme deux mages du même élément mais de communautés différentes pourront parfois s’enseigner mutuellement des savoirs.
Les mages connaissent tous des histoires ou des légendes propres à leur culture, et il est commun de les partager lorsque des mages nomades se présentent dans la communauté ou tout simplement pour les conter aux enfants.

Suivant les communautés et leur héritage propre, d’autres pratiques peuvent être de mise : certains ont développé des musiques et des chants, des danses ou bien des combinaisons gestuelles, parfois même des formules ou des glyphes – toute une galaxie d’outils qui ancrent la magie du pratiquant dans le réel en faisant participer à la fois son esprit et son corps. Ces spécificités se font écho d’une communauté à l’autre en raison de la transmission par les nomades, mais l’habitué y verra toujours des indices de la provenance d’une technique comparée à une autre. Il est ainsi possible de retracer le parcours initiatique de chaque mage : chacun est amené d’une manière ou d’une autre à forger sa manière propre de pratiquer son art, mais les bases de son histoire en tant qu’arcaniste ne disparaissent jamais, et se racontent à travers lui.
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Mer 12 Juil - 15:03

Les vaudouisants
Voodoo Girl Her skin is white cloth, and she's all sewn apart and she has many colored pins sticking out of her heart.




En un mot
COULEURPrincipalement rouge, peut être blanche ou noire
CONDITIONSCroire en la force des lwas
APPRENTISSAGETransmission orale par les parents, par les Oungan/Mambos ou par les Hounsi
CHAMP D'ACTION PRIVILÉGIÉLiens avec les morts, nécromancie, protection, mauvais sort, rituels
Introduction et origines
Le vaudou est à la fois une forme de magie et une religion et les deux pratiques sont intrinsèquement liées. Si de nos jours, on trouve des pratiquants et des croyants partout à travers le monde, les origines du vaudou viennent d'Afrique, et plus particulièrement du Bénin. C'est d'ailleurs là-bas qu'on trouve la forme la plus pure du vaudou, quasiment intacte et largement protégée. Ailleurs dans le monde, et notamment à Haïti, en République dominicaine, en Amérique latine et en Louisiane, le vaudou est totalement différent car il s'agit d'un dérivé largement influencé par le colonialisme et la religion catholique.
Le vaudou s'est implanté dans ces parties du monde suite aux déportations massives d'esclaves africains, parmi lesquels se trouvaient des arcanistes et des croyants. Si le catholicisme s'est subtilement mélangé aux pratiques des vaudouisants, il n'a cependant pas altéré la véritable foi des esclaves. De nos jours encore, on décrit le vaudou comme l'être et l'essence du sacré, la source d'un pouvoir que les hommes peuvent s'approprier à travers leur culte et leurs rituels. Le vaudou consiste donc à puiser la force des divinités et du surnaturel et à la manipuler pour pouvoir arriver à ses fins.
Glossaire
OunganPrêtre vaudou résidant dans l'Oufo. Il organise les cérémonies et il est celui avec qui les lwas communiquent principalement. Il officie les initiations et peut plonger les pratiquants dans une transe qui les approche des lwas. Son équivalent féminin est la Mambo et à eux deux, ils sont chargés de tracer les vévés autour du potomitan.

MamboÀ l'instar de l'Oungan, la Mambo est au centre des cérémonies et elle communique avec les lwas. Elle est chargée d'interpréter pour tous leur volonté profonde. Dans les Oufo qui reçoivent de grandes communautés, on trouve généralement un Oungan et une Mambo, mais dans les petites communautés, c'est soit l'un, soit l'autre.

BokorC'est le terme qui désigne les Oungan pratiquant la nécromancie et donc celui qui guide les vaudouisants nécromanciens. Dans d'autres pratiques vaudous, cela peut aussi désigner celui qui pratique la magie noire.

HounsiDésigne le vaudouisant qui s'est attaché à un lwa en particulier. L'hounsi doit alors passer l'initiation et se faire posséder par son lwa. Les hounsi deviennent ensuite des servants au temple et peuvent participer aux cérémonies en tant que chanteurs, cuisiniers ou ventailleurs.

OufoIl s'agit du temple des vaudouisants, l'espace sacré où se dresse le potomitan et où ont lieu les cérémonies et initiations. Il se décompose au minimum en deux salles : le péristyle, salle sacrée du potomitan autour duquel sont tracés les vévés et qui comporte le socle des offrandes, et la chambre des mystères, bagui, où se trouvent tous les autels dressés et entretenus par les fidèles. Les cérémonies se déroulent dans le péristyle.

PotomitanIl s'agit d'un poteau dressé au centre de l'Oufo et qui comporte tous les attributs des lwas. Il symbolise le point de passage entre le monde des vivants et celui des lwas.

VévéC'est le symbole des lwas que l'Oungan et/ou la Mambo trace(nt) autour du potomitan à l'aide de toute sorte de poudre (farine de maïs, craie, cendre etc.) Chaque lwa a son vévé.

Bain de chanceC'est un bain rituel dans lequel se plonge le vaudouisant pour s'attirer la protection des lwas et pour se recharger en force et en magie. L'arcaniste se fait oindre de parfums et doit plonger dans un bain d'eau, d'herbes curatives et de fleurs. Le vaudouisant se sent revigoré et plein d'énergie magique.
Les croyances
Les vaudouisants vénèrent les lwas (parfois orthographié loas), qui sont l'ensemble des dieux, des génies et des esprits dans la religion vaudou. Les lwas sont honorés lors des rituels et des cérémonies et leurs manifestations sont multiples. Ils transfèrent en effet leur énergie aux vaudouisants mais peuvent également communiquer directement avec leurs fidèles, voire les posséder lors de transes. Ils peuvent accorder des vœux et testent constamment la fidélité des pratiquants. Il faut avoir les lwas de son côté pour une pratique optimale de la magie vaudou.
Ils sont également omniprésents dans le quotidien des pratiquants. Dans les expressions employées jusque dans les représentations artistiques, il n'est pas rare de voir des vévés peints ou dessinés un peu partout. Les pratiquants sont également souvent ornés de bijoux censés attirer leurs faveurs.
Le panthéon vaudou est très large et varie d'une pratique du vaudou à une autre. Voici un aperçu des lwas honorés en Louisiane :

Mawu Signifie : que l'on ne peut pas dépasser. Associé à la lune, à la nuit, à l'est et à la maternité, il s'agit du dieu suprême, qui règne sur les autres dieux. Il n'est jamais représenté, car considéré sans forme. On ne le trouvera donc ni en peinture, ni associé à aucun objet, contrairement aux autres.
Erzulie Esprit de l'amour. Elle est largement associée aux prostituées, souvent représentée comme une femme aux formes voluptueuses. Réputée pour aider les femmes, c'est une guerrière, féroce protectrice de ses égales et des enfants.
Damballa Esprit de la connaissance. Il apporte et communique les connaissances occultes et le savoir. Il est réputé pour sa grande sagesse, et tend à aider ses fidèles en leur évitant les mauvais pas, et à emprunter les bonnes directions. Symbolisé par la couleuvre et le boa, ses dévots possédés sifflent et rampent comme les serpents.
Papa Legba C'est l'intermédiaire, le messager des dieux. Lui-même considéré comme une déité incarnant la réflexion, et les croisements. Pour les arcanistes sensibles au concept de « Paradis » et « d'Enfer » après la mort, Papa Legba en détient en quelque sorte les clefs.
Mami Wata Divinité aquatique, elle est décrite comme très puissante, et d'autant plus dangereuse. Surnommée « Dame Eau », de nombreux mythes courent sur sa manie d'attirer ses détracteurs pour les noyer ou les épargner selon ses humeurs. Elle symbolise la divination (accompagnée d'un serpent), et son culte s'accompagne toujours de danses et de musique.
Baron Samedi Lwa des morts, avec ses autres incarnations : Baron Cimetière et Baron La Croix. Il figure également comme étant l'esprit de la résurrection, et tend à rôder à l'entrée des cimetières. C'est le vengeur des âmes errantes, des personnes persécutées, des sorcières et autres fidèles des cultes vaudous.
Ogun Dieu qui préside au feu, au fer et à la guerre. Les mythes parlent de lui comme d'un guerrier luttant contre la misère. Parfois représenté sous un aspect très phallique, il symbolise aussi la fertilité.
Marinette Lwa particulièrement vicieuse et cruelle, sa particularité est d'être souvent considérée comme l'esprit protecteur des loups-garous.  

Il existe d'autres lwas à honorer, comme Les Jumeaux, Azaka, Dan ou encore les Simbi et bien d'autres selon les variations de la religion ou selon les temples.

Spécialités et pratiques
Le vaudou est principalement connu dans le monde pour ses poupées, qui peuvent apporter le bon comme le mauvais sort sur la personne représentée. Mais les poupées vaudous ne sont que la partie émergée de l'iceberg, infime partie d'un ensemble de pratiques bien plus vaste. Les vaudous s'illustrent également par leurs cérémonies et leurs rituels, par leurs préparations magiques et surtout, par la nécromancie.
La religion vaudou accorde beaucoup d'importance au culte des morts. Ces derniers sont aussi honorés que les lwas et occupent également une grande place dans les rituels. Les morts doivent en effet être protégés des bokors et des nécromanciens, souvent par de nombreuses prières et de nombreux honneurs à Baron Samedi. Mais les morts sont également craints, car ils sont capables de se relever et ainsi, tout en les protégeant, les vaudouisants s'assurent aussi de s'en protéger. Comment ? Grâce aux ordonnances ou encore aux rituels.

Les wangas ou ordonnancesLes wangas sont très courants chez les vaudouisants et se vendent également à des non initiés voire à des humains. Ce sont des préparations à base de plantes ou de parties animales faites par les adeptes ou l'Oungan qu'on enferme dans de petits sachets et qu'on conserve sous différentes formes. On peut le porter tel quel autour du cou, l'enfermer dans une amulette, le placer dans un vase, etc. La mixture préparée est différente selon les désirs de celui qui la commande. Il existe donc des wangas pour capter l'amour, la protection ou la richesse, comme il en existe d'autres pour capter les mauvais esprits etc. Ces préparations peuvent aussi être utilisées pour enduire des objets, mais leur effet est donc plus limité dans le temps. Les vaudouisants enduisent souvent les bougies de rituel d'un wanga pour maximiser l'effet de leur sort.
Les rituelsLes vaudouisants pratiquent de nombreux rituels, tous ayant divers buts selon la couleur de magie. Ainsi, les adeptes de magie blanche peuvent pratiquer des rituels de chance, de protection et d'argent, alors que les adeptes de magie rouge vont plutôt s'orienter vers des rituels de séduction. Les rituels de vengeance, de maladie et de malchance sont laissés aux adeptes de magie noire.
Chaque rituel est extrêmement codifié et fait appel à de nombreux éléments, comme la position de la lune, le nombre de bougies, la bonne posture, des matières premières et outils appropriés etc. Il s'agit de s'attirer l'énergie d'un lwa et aucune erreur n'est admise, car si un élément vient à manquer, le rituel échouera.
Les dagydesPlus connues sous le nom de poupées vaudous, les dagydes sont une représentation d'une personne à ensorceler. Ils souffrent d'une mauvaise réputation, car on n'en connaît que les mauvais effets. En effet, largement représentés comme étant des instruments de vengeance, la littérature et le cinéma ont complètement mis de côté les dagydes bénéfiques.
Les dagydes servent à avoir un certain contrôle sur une personne, à distance. Ce contrôle peut avoir plusieurs buts. Effectivement, il peut être néfaste, les arcanistes vaudou peuvent ainsi rendre quelqu'un malade ou le pousser au crime et parfois à la folie. Mais le contrôle peut aussi être bienveillant, pour guérir ou protéger à distance une personne. On peut se servir des dagydes de façons plus neutres, pour observer la personne par exemple.
Ces poupées peuvent être en bois ou en tissu et sont en général imprégnées d'une préparation qui va déterminer l'effet du sort. Pour que le contrôle fonctionne, il faut placer à l'intérieur de la poupée  des éléments qui représentent la personne visée. Le plus commun est d'utiliser des cheveux, mais il arrive que des dagydes soient composés de dents, d'os ou d'objets très chers à la personne.

La nécromancie
Plus communément décrit comme l'art de pouvoir interagir avec les morts, la nécromancie se pratique de différentes façons et a de tout temps été très populaire dans la religion vaudou. Historiquement, c'est une pratique très sombre impliquant de relever les morts, mais au fil du temps, les vaudouisants se sont tournés vers des pratiques moins déshonorantes pour les morts, si bien qu'il  ne reste plus beaucoup de nécromanciens de la vieille école. Ceux-ci sont exclus dans des castes à part, guidés par des bokors.
La nécromancie autorisée par les Oungan est proche du spiritisme et se veut plus respectueuse du corps. Il s'agit d'invoquer un esprit afin de communiquer avec ce dernier. Cette pratique est très courante dans d'autres traditions magiques également, comme chez les chamans, qui sont très liés aux morts.
La nécromancie des bokors est beaucoup plus sombre et nécessite beaucoup de préparation. Il s'agit d'un rituel de réanimation qui ramène un esprit dans son corps afin de pouvoir communiquer avec lui ou afin d'utiliser un corps animé comme arme. Le nécromancien peut aussi, de façon plus simple, relever un mort sans son esprit. Ce second rituel demande moins d'énergie que le premier. Il ne s'agit en aucun cas de ressusciter un mort, car le corps demeure en l'état, une enveloppe morte, en décomposition. Dans tous les cas, le corps réanimé est appelé zombie. Ces créatures, avec ou sans esprit, sont sous le contrôle du nécromancien qui les invoque. Elles ne sont cependant pas éternelles et demandent beaucoup d'énergie au nécromancien.
Le rituel pour ramener un corps avec son esprit est beaucoup plus complexe. Il faut beaucoup plus de maîtrise et il faut respecter un certain laps de temps. En effet, rares sont les esprits à revenir dans un corps déjà squelettique, ils ne peuvent s'accrocher que dans une réalité où ils sont encore en mesure de se reconnaître. La période idéale se situe entre vingt-quatre heures suivant le décès et dix jours. Au-delà de cette période, il est très difficile de faire revenir un esprit dans un corps, il faudra passer par la nécromancie des Oungans pour communiquer avec l'esprit.
En revanche, il n'y a pas de période idéale pour ramener un corps sans esprit. On peut aussi bien relever un cadavre frais qu'un squelette.

Cette forme de nécromancie ne se pratique pas uniquement dans la religion vaudou. Il existe beaucoup d'autres arcanistes qui apprennent la réanimation, notamment ceux très liés aux esprits, à la mort ou encore à la terre. Mais les bokors et leurs nécromanciens en ont fait leur spécialité et forment parfois des clans vaudou à part entière.

Enseignements et clans
Les vaudouisants sont très souvent réunis autour d'un même Oufo et pratiquent ensemble jusqu'à former autant de clans. Ces groupes développent leurs propres traditions et honorent les mêmes lwas, qui ne seront pas forcément identiques dans un autre Oufo. Ils sont souvent une communauté très soudée, guidée par leur Oungan et/ou leur Mambo, qui sont comme des chefs de famille pour eux. Les vaudouisants de Shreveport se réunissent à l'Oufo de Western Hill.
Il n'est pas toujours facile d'intégrer une nouvelle communauté vaudou ou d'y apprendre leur tradition, si personne ne vous y a introduit. De même, les vaudouisants n'aiment pas particulièrement se joindre à des organisations arcanistes. S'ils ont toujours été plus ou moins corrects avec l'Église wiccane et si beaucoup de vaudouisants y sont affiliés, ils n'en demeurent pas moins fidèles à leur communauté d'abord.

L'enseignement du vaudou se fait dès le plus jeune âge pour les enfants de la communauté. Il est laissé libre aux parents, sous la surveillance toutefois du bon respect de ses codes par les Oungans/Mambos ou encore par les servants au temple, les Hounsi. Ceux qui aspirent à devenir Hounsi seront, eux, uniquement instruits par celui ou celle qui officie les initiations.
Pour les outres qui souhaitent apprendre les traditions vaudous, il faut être introduit à la communauté et faire preuve très rapidement de sa foi. Le prétendant est instruit par le vaudouisant qui l'a choisi, mais aussi par le reste de la communauté, et il ne peut être considéré comme vaudouisant que s'il est reconnu par un lwa lors d'une transe.
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Mer 12 Juil - 15:04

Le chamanisme
Traditions ancestrales et monde moderne



En un mot
CouleurRouge mêlé de blanc. Le noir existe, mais est tabou
Conditions spécifiquesEtre baigné de traditions chamaniques
ApprentissageTransmission orale par un chaman
Champ d'action privilégiéLien avec les morts, avec la nature, protection, voyance, guérison…
Une tradition ancestrale
Le chamanisme est aussi unique que multiple. Si le rôle du chaman est toujours le même, la pratique du chamanisme est diverse, tirée des traditions des tribus dans lesquels il est exercé. Nombreux sont les peuples à avoir eu un chaman en leur sein, mais rares sont ceux ayant cultivé la pratique jusqu’à aujourd’hui. La christianisation, la rupture avec la nature et l’urbanisation extrême du monde a balayé les pratiques ancestrales du chamanisme.

Autrefois, on pouvait trouver des chamans dans les peuples d’Afrique, d’Australie, chez les amérindiens d’Amérique du Nord, chez les peuples précolombiens d’Amérique latine, en Mongolie, en Sibérie, en Chine, au Népal, en Corée et au Japon, et même en Europe chez les Turcs, les Magyars, les Scandinaves ou les Celtes.

Aujourd’hui, il faut plonger dans les tribus reculées qui ont su se préserver du monde et faire vivre leurs traditions pour y trouver des chamans. C’est le cas pour les peuples de la forêt Amazonienne, dans certaines réserves amérindiennes, dans des tribus subsaharienne… Mais certains peuples ont su conserver leurs pratiques tout en se mêlant au monde actuel. Les aborigènes australiens se réunissent pour faire vivre leurs traditions, avant de retourner au monde occidental.
Devenir chaman
On ne naît pas chaman, on le devient. Le chamanisme est avant tout une culture, un acquis. Nul ne saurait pratiquer le chamanisme sans les traditions qui l’entourent. Néanmoins, on peut naître avec des prédispositions. Un médium ou un arcaniste né de parents chamans ou né au sein d’une tribu traditionnellement aidée de chamans pourra devenir aisément chaman, grâce à la guidance du chaman mentor et des traditions de la tribu.
Cependant, s’il n’apprend pas les traditions ou s’il est élevé dans un environnement neutre, peu importe les dons qu’il avait à la naissance, ceux-ci ne se développeront pas. Seul un retour aux sources et l’aide d’un chaman accompli pourront éventuellement l’aider à embrasser véritablement sa magie.
Il est également possible de devenir chaman pour un médium qui n’est pas né de parents chamans, ni dans une tribu chamanique. Cependant, l’apprentissage ne pourra se faire que grâce à un maître chaman et au sein d’une telle tribu. Sans s’imprégner des traditions chamaniques, il est impossible de devenir chaman.

A cause de la perte des traditions ancestrales et du délitement des peuples, les apprentis chamans sont souvent en quête d’identité. Un mentor chaman ne suffit pas pour apprendre le chamanisme. Et la réunion régulière d’un peuple assimilé à la culture occidentale ne créé qu’un lien ténu avec les traditions. Pour embrasser totalement sa nature chamanique, l’apprenti devra souvent effectuer un voyage initiatique, un retour aux sources les plus pures. Il n’est ainsi pas rare de voir les apprentis chamans voyager en Afrique, en Amérique Latine… pour s’imprégner de traditions dans les peuples les plus reculés.

Pour sceller son apprentissage, après la guidance de son mentor, après son imprégnation de la culture chamanique, le chaman devra effectuer son voyage initiatique. Ce voyage, contrairement à celui du retour aux sources, est spirituel et non tangible. Ce voyage est introspectif. Le chaman devra voyager au sein de son âme, y trouver le lien qui le relie à la nature et aux esprits. Souvent réalisé à l’aide de transes, ce voyage est unique à chacun, mais est indispensable pour devenir véritablement chaman, aux yeux des autres, aux yeux de la nature et des esprits et à ses propres yeux. Ce voyage n’est pas sans danger. Il arrive que des apprentis chamans n’en reviennent jamais, perdus dans le labyrinthe de leur âme. Il existe aussi des cas d’échec : l’apprenti ne trouve pas le lien, l’essence de sa magie. S’il pourra pratiquer le chamanisme, ce ne sera qu’en de faibles proportions et il ne sera jamais considéré comme un véritable chaman.
Champ d’action
Le chaman a de multiples rôles au sein de sa tribu. Tout d’abord, il est le lien entre les vivants et les morts. Cela signifie qu’il communique avec les ancêtres ou que les ancêtres communiquent à travers lui, lors de possession par exemple. Ce lien le rend essentiel lors de la mort d’un membre de la tribu, car il devient alors le guide de l’âme. Il peut apaiser l’esprit, le guider vers le plan astral, vers le repos.

Le chaman représente aussi le lien avec la nature. Il doit veiller à son équilibre, en régulant la chasse par exemple. Il montre le respect de la tribu envers la nature et attire ainsi les bonnes faveurs des esprits de la nature. Pour cela, il est en charge de bénir les produits de la chasse : il tue les proies, mais s’assure de faire vivre l’énergie de l’animal en soi et dans les membres de la tribu. Ce lien avec la nature lui permet parfois de se transformer à son tour en animal. Cela peut être réalisé lors de rituel pour assurer l’harmonie avec la nature.

Il est aussi un guérisseur. Il peut autant soigner les plaies physiques, accélérer la cicatrisation et éloigner les infections, que soigner les plaies de l’âme, en évitant les possessions indésirables ou en annulant certaines malédictions. Pour cela, il est un allié de poids lors des exorcismes et peut aider les pratiquants de la Foi.

Le chaman est un voyant, et cela en de multiples sens. Il peut s’aider de projection astrale pour voir à distance ou pour voir l’invisible. Il voit les esprits et discerne la magie. Il peut également être prescient, voir le passé ou avoir des aperçus du futur grâce à la divination.

Il est avant tout un protecteur de la communauté, grâce à tout cela. Il peut protéger un territoire magiquement, attirer le gibier et accélérer les cultures. Il peut parfois influencer le temps, en contrôlant le vent ou la pluie. Si la protection du groupe doit passer par l’intimidation, par faire du tort aux ennemis, il le peut aussi. Car, tout ce qu’il peut faire dans un sens, guérir, prévenir de la possession, éloigner les malédictions, il peut le faire dans l’autre, et attirer les malheurs sur les autres.

Grâce à ses dons et à son lien avec les esprits et la nature, le chaman est un conseiller, un guide de l’âme.


Le chaman peut faire beaucoup, mais rien n’est instantané ou gratuit. S’il arrive qu’un chaman naisse avec un seul don qui lui sera aisé et naturel (tel que la guérison, la projection astrale, la vision du passé…), le reste ne l’est pas tant. Chaque action doit être préparée, sollicitée auprès de la nature, dans des pratiques ancestrales.
Pratiques
our pouvoir invoquer la pluie, établir une protection, créer une amulette, etc, la magie doit être canalisée grâce à diverses pratiques. Ces traditions sont propres à chaque peuple et, plus personnellement, à chaque chaman, mais aucune n’est plus véritable ou plus efficace que les autres. Aucun peuple ne peut se targuer de posséder le savoir originel du chamanisme, car ses sources et ses pratiques sont multiples. Les rituels du chaman ne sont pas figés, chaque pratique est personnalisé, réinterprété selon son lien propre avec la nature et les esprits. Il n’y a pas de liturgie du chamanisme.
Les pratiques chamaniques
Danse et musiqueGrâce à des pas précis ou à une démonstration d’énergie dans une danse improvisée, le chaman attire à lui la magie pour la rediriger dans son rituel. L’utilisation de musique, et notamment de rythme, grâce à un tambour par exemple, aide également à canaliser l’énergie magique.

Herbes et potionsLe chaman, grâce à son lien privilégié avec la nature, peut utiliser des plantes (à ingérer, à préparer en décoction ou en cataplasme) pour s’aider de leurs vertus. Les herbes, une fois gorgées de la magie d’un rituel, peuvent également être préparées en potion, qui auront divers effets une fois ingérées par son destinataire. Pour en savoir plus sur l'herboristerie.

MéditationLa méditation est l’un des moyens les plus utilisés par les chamans. Elle est souvent l’action démarrant un rituel. La seule méditation peut apporter suffisamment de magie pour que le chaman exécute une action simple.

TranseLa transe grâce à des drogues ou des herbes est apprise par tous les chamans, car elle est au cœur de leur voyage initiatique. Grâce à la transe, le chaman peut accéder à la voyance, et donc voir le passé, le futur. Il peut s’échapper de son corps pour effectuer un voyage astral (bien que certains chamans perfectionnent celui-ci pour pouvoir y accéder pendant leur sommeil). La transe est également un moyen d’inciter un esprit à posséder le corps du chaman, et donc à parler à travers lui.

EchangeLe chaman doit préserver l’équilibre et l’harmonie de la nature. Si la plupart des pratiques ci-dessus suffisent à lui permettre de manipuler la magie, la nature exige parfois une plus grande contrepartie. Ainsi, sauver la vie d’un homme d’une mort certaine exigera souvent qu’un sacrifice soit fait en échange. Certains actes puissants demanderont la vie d’une plante, d’un animal, voire d’un homme. Cela rappelle aux chamans que, s’ils peuvent influencer la nature, briser un cercle naturel ou faire quelque chose de contre-nature demandera lui aussi un acte contre-nature.

Le chaman pratique souvent seul sa magie. C’est-à-dire qu’il effectue ses rituels seul, non aidé par un autre chaman, même s’il le fait au milieu de sa tribu. Le chamanisme est l’une des seules magies qui ne devient pas plus puissante en associant les forces de plusieurs arcanistes.
Le basculement des chamans
Le chamanisme est un art de plus en plus rare. Cela est dû à l’affaiblissement du lien avec la nature, à cause d’un urbanisme massif. Mais aussi à cause d’une perte des traditions. Les peuples se délitent, les chamans perdent le lien avec leurs coutumes. Ils souffrent de perte de but, sans tribu à protéger.

Ils souffrent aussi d’un autre basculement, qui est loin d’être nouveau. Si les chamans pratiquent une magie essentiellement rouge, et parfois blanche, il arrive que certains tombent dans la magie noire. Le basculement dans la magie noire est absolument tabou. Les chamans noirs ne sont plus considérés comme des chamans par leurs pairs et par leur tribu, si ceux-ci viennent à l’apprendre. Pourtant, le basculement est aisé.
Le chaman doit être altruiste, au service de sa tribu. Mais il est facile d’être incité à utiliser sa magie pour soi-même, pour son bénéfice individuel. C’est le premier pas vers la magie noire.
Le chamanisme est également émaillé de pratiques à la limite de la magie noire, comme attirer le malheur sur les autres pour protéger son peuple, ou faire un sacrifice pour sauver la vie d’un homme. Si le chaman franchit le pas vers la magie noire, il est presque impossible d’en revenir. Il commencera à convoiter plus de pouvoir, à négliger l’harmonie de la nature, à ignorer les principes d’échange. Puis il délaissera son rôle et ses devoirs envers sa tribu, pour ne s’occuper plus que de ses volontés personnelles.
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Mer 12 Juil - 15:05

La magie gitane
Bonne Fortune et Mauvais Oeil



En un mot
CouleurBlanc, rouge, plus rarement noir
Conditions spécifiquesEtre gitan, intégré au camp
ApprentissageTransmission orale par les aînés
Champ d'action privilégiéProtection, manipulation des émotions, mauvais œil...
Pratiquants
Savoir farouchement protégé et écarté des étrangers, la magie gitane ne se révèle qu'aux tziganes, qui gardent pour les leurs leur savoir et leurs traditions. Il est donc nécessaire d'être durablement intégré et enraciné dans la vie du camp pour y avoir accès – et de parler romani, langue dans laquelle se transmet tout le savoir.

Au sein du camp, cependant, le savoir est partagé entre tous les Arcanistes : on ne trouve donc pas de grimoires par lignée, ce d'autant plus que la tradition tzigane encourage une passation orale du savoir. L'apprentissage se fait donc généralement de mentors à disciples, et les nouveaux Arcanistes sont encouragés à naviguer d'aîné en aîné afin d'apprendre auprès de chacun selon ses affinités.

Un pratiquant de magie gitane sait en s'engageant dans cette voie que le pouvoir développé en communauté, d'une façon ou d'une autre, devra servir la communauté qui l'a fait naître. À ce titre, abuser de ses pouvoirs pour sa seule satisfaction personnelle est extrêmement mal vu, et divulguer le moindre secret de Chohivani à un étranger est un tabou absolu.
Champ d'action privilégié
La magie gitane, à l'image de ceux qui la manient, est un pouvoir intimement lié à l'humain, à la protection de siens et de ses biens, aux liens sociaux – tant avec les vivants que les ancêtres. En tant que telle, elle est particulièrement férue d'égrégores et de coopération entre Arcanistes, qui, plus que ses pratiques en tant que telle, font sa force et sa réputation.

Parmi les sortilèges les plus communs de la magie tzigane, on trouve une légion de sorts d'attraction pour attirer à soi l'amour ou la bonne fortune, les amis ou les bonnes affaires. Le fleuron de cette tradition réside cependant dans les protections contre les diverses forces malveillantes, terrestres ou venues d'un autre plan, qui permettent au camp gitan de ne dépendre de personne pour assurer sa sécurité. L'empathie et la manipulation des émotions autant que la projection astrale et les liens avec les Esprits occupent également une place privilégiée. Plus connu des gadjos qui en font les frais, les gypsys et leur esprit revanchard sont également connus pour leur tendance à porter la poisse et donner le mauvais œil. S'ils n'ont pas à leur dispositions beaucoup de malédictions, celles-ci sont d'une violence débridée mais heureusement rarement utilisées.

En ce qui concerne la façon dont elle s'exprime, la tradition gitane produit des multitudes de talismans et d'amulettes, de filtres et potions parfois déclinés en tatouages. Elle met beaucoup d'objets du quotidien au centre de ses rituels. Point notable, elle gagne dangereusement en puissance en se pratiquant à plusieurs, une tendance souvent facilitée par la cohésion des pratiquants magiques au sein d'un même camp.
Superstitions
La magie gypsy s'exprime le plus souvent dans le respect de la nature et des animaux. Les oiseaux et en particulier les hirondelles sont considérées comme porteuses de présages et de pouvoir, ainsi que les chevaux. L'eau est également source de petits rituels ordinaires et d'offrandes sous formes de libations pour s'attirer les grâces des Wodna zena, les dieux de l'eau.

Si ces superstitions sont généralement acquises par mimétisme auprès d'un mentor, elles côtoient parfois d'autres cultes dans un joyeux syncrétisme né de l'acceptation des origines et fois de chacun.
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Mer 12 Juil - 15:05

La magie purificatrice
Tu craindras l'Éternel, ton Dieu, et tu le serviras.



En un mot
CouleursIl s'agit d'une forme particulière de magie blanche, orientée spécifiquement vers l'offensivité contre toute autre forme de pouvoir surnaturel.
Conditions spécifiquesPurificateurs uniquement. Si le pratiquant se tourne vers une autre forme de magie, ou s’il ne croit plus en sa mission divine, il est « souillé » et sans intervention de pairs plus expérimentés, ne retrouvera jamais la maîtrise de la magie purificatrice.
ApprentissageExtrêmement délicat et exigeant. Nécessite obligatoirement l’encadrement de mentors et d’autres pratiquants. Conserver sa puissance et la faire grandir requiert des sacrifices personnels, et de demeurer dévoué à cet art tout au long de sa vie.
Champ d'action privilégiéLe but premier est la destruction du Mal, soit de tout ce qui n’est pas conforme à la doctrine de l’Ordre des Purificateurs. La magie purificatrice ne soigne pas, elle châtie et purge.
L'art de la guerre
Dérivée de la Foi, la magie purificatrice est un procédé délicat qui interdit l’utilisation de la magie rouge comme de la magie noire, quel qu’en soit le but. Il ne s’agit pas non plus de magie blanche à proprement parler, bien que celle-ci soit employée quelquefois par les Purificateurs (notamment pour se soigner, se protéger).
Avant tout art de guerre, cette magie a pour but de triompher du Mal et peut être prise pour un pendant offensif de la magie blanche, par ceux qui ne saisissent pas encore très bien le principe fondamentalement non-violent de cette dernière. Ce n’est d'ailleurs pas à partir d’un socle de connaissances en magie blanche que l’on apprend à maîtriser la purification. Il s’agit d’une tradition à part entière, qui requiert une extrême discipline et une parfaite conviction. En effet, développée par et pour les Purificateurs, cette magie est aussi exigeante en termes d’apprentissage qu’en termes de fidélité du pratiquant, pourrait-on dire, qui risque de perdre son usage s’il se détourne de ses principes.

De la même manière que la Foi doit être entretenue par le vertueux qui la possède, la magie purificatrice s’obtient au prix de l’ascèse : la puissance du purificateur croît à mesure qu’il nourrit son pouvoir du sentiment de triompher du Mal. La dimension psychologique, tant dans la Foi que dans la purification, tient donc une place importante qui ajoute à la délicatesse de leur maintien comme de leurs effets.

Nombre de purificateurs se considèrent comme des soldats de Dieu, si bien que leurs sorts sont propres à mettre à genoux toute créature que leur religion envisage comme engendrées par le Malin : les vampires, les thérianthropes, les démons et leur progéniture, les arcanistes à la morale déviante, et tous les êtres humains qui suivent ou révèrent sciemment ces créatures.
Les Purificateurs se spécialisent souvent dans un type de chasse. Bien qu’ils soient tous a minima capables d’employer une magie blanche simple à des fins curatives ou protectrices, certains pousseront plus loin la manière de manipuler une magie solaire pour occire les vampires, d’autres chercheront à accroître la puissance de leur esprit pour museler la bête des thérianthropes, d’autres encore apprendront à traquer les signatures magiques des arcanistes et des outres afin de les poursuivre, de provoquer l’inefficacité de leurs pouvoirs ou de retourner ceux-ci contre eux… Et ce ne sont que des exemples.

Bien entendu, ces techniques sont des objectifs durement atteints par les Purificateurs, qui en plus du poids de la contrainte visant à conserver et améliorer leur pouvoir, se voient forcés d’apprendre et de peaufiner sans relâche chaque once de leurs progrès en la matière. Volatile, la magie purificatrice est un sacerdoce en soi, et il est impossible de conserver la maîtrise de tout ce qu’on y apprend sans un entraînement quotidien. Autant dire que disposer d’une large palette de techniques tout en se permettant le luxe de les porter à leur potentiel maximal est humainement impossible.

C’est pourquoi l’Ordre diversifie les affectations de ses membres et s’organise de façon à ce qu’aucun ne soit jamais isolé du groupe. Cela a un double avantage. Pour les combattants, il devient possible de se concentrer sur son propre art, et d’être missionné ensuite aux côté d’autres purificateurs maîtrisant les compétences que l’on n’a pas pu explorer, formant ainsi des équipes composites qui assurent plus facilement le succès de leur croisade. Pour les dirigeants, ce réseau étroit affirme leur autorité et leur emprise sur tous, car personne ne peut demeurer hors de leur portée bien longtemps, sauf à éveiller l’inquiétude ou les soupçons. En savoir plus sur l'organisation de l'Ordre.

L'Armée des anges mortels
On trouve plusieurs formations, ou divisions, parmi les Purificateurs :

Les guerriers Ce sont les arcanistes de l’Ordre qui se spécialisent dans la pratique offensive de la magie. Ils sont eux-mêmes affectés à plusieurs sous-divisions :
• Le Saint Sépulcre Se spécialise dans l’élimination des morts-vivants et en particulier des vampires,
• La Lance LyddéenneUnité se référant à Saint Georges de Lydda, qui a pour but de neutraliser toute créature démoniaque ou d’ascendance démoniaque, ainsi que les esprits activement malveillants
• Le ZénithSe focalise sur la chasse aux thérianthropes
• Le Trône CélesteEn guerre contre les faux dieux et donc contre toute forme de pratique magique jugée impie.

Les artisansIls s’occupent de créer et d’enchanter l’arsenal de l’Ordre, en étroite collaboration avec les guerriers les plus aguerris. On distingue :
• Les apothicairesConcoctent les potions utiles au combat (offensives ou de soutien),
• Les armuriersEnchantent voire forgent eux-mêmes les équipements.

Les égides blanchesDévoués principalement aux soins des autres membres de l’Ordre, ils en sont bien souvent la sauvegarde. Traditionnellement, c’est une division qui ne compte que des femmes, mais dont la direction était systématiquement assurée par un homme. Toutefois, le temps passant, le poste a fini par passer aux mains des femmes, et quelques hommes ont pu faire partie des exécutants.

Chacune de ces divisions recrute puis forme ses éléments en vase clos, sans ingérence de la part des formateurs des autres divisions. Comme la gestion des troupes de l'Ordre s'apparente réellement à une organisation militaire, chaque nouvel élément est introduit dans un groupe et entraîné sur un rythme commun, durant des sessions de plusieurs jours voire semaines qu'il lui faut justifier au regard de sa vie publique (il est aidé en cela par ses encadrants, qui le couvrent de toutes les façons jugées utiles). En général, cela a lieu dans des établissements religieux liés à l’Ordre, comme des presbytères, des abbayes, des couvents, ou différents lieux laïcs discrets, choisis selon les circonstances.

La discipline et l'obéissance sont les valeurs prédominantes de ces différentes formations, et les exigences des supérieurs sont toujours hautes, « à la mesure des épreuves que Dieu nous a choisis pour relever » ainsi qu’ils le répètent. Physiquement et mentalement éprouvants, ces entraînements payent malgré tout. Pas vraiment en espèces sonnantes et trébuchantes, mais ils permettent au groupe de se souder d’autant plus et aux purificateurs de gagner en puissance à mesure que leur apprentissage s’étoffe et que leur conviction croît.

L'artillerie lourde
Durant ces périodes, les purificateurs apprennent à mémoriser, manipuler et confectionner un vaste arsenal sur lequel ils s’appuient lors de leurs missions de terrain. NB : ces rituels, sorts et équipements sont l’apanage des purificateurs, mais ne sont pas leurs seules armes puisque chacun d’entre eux peut continuer à faire usage de son ou ses dons propres (souvent un peu moins développés du fait de la forte exigence que représente l’apprentissage et le perfectionnement des rituels et sorts suivants).

Rituels communs
Martyr de la chairChâtiments corporels auto-administrés pendant une trentaine de minutes, accompagnés de versets magiques, qui permettent d’amoindrir la sensibilité à la douleur et améliorent force et résistance du Purificateur jusqu’au prochain changement d’astre.
Lumière divineImprègne un objet de Foi jusqu’au prochain changement d’astre, ce qui décuple son efficacité vis-à-vis des cibles du Purificateur – à chaque type de cibles son incantation de Lumière divine, la durée du rituel dépend de l’objet, allant de quelques minutes à plusieurs heures)
Restauration de l’âmeÉtat méditatif d’au moins une heure continue qui mobilise les ressources physiques afin de restaurer l’âme du Purificateur, c’est-à-dire sa force mystique, celle qui permet de lancer des sorts ou de résister aux agressions mystiques – pleine récupération : dix à douze heures.
Verbe du SeigneurJusqu’au prochain changement d’astre, octroie à la voix du Purificateur un pouvoir persuasif, qui incite à la confiance et à dire la vérité – les interlocuteurs peuvent faire le choix de se taire – nécessite une préparation de dix à quinze minutes.
Lame de la DestinéeEnchantée avec le sang de la cible, une arme se trouve destinée à trouver sa victime d’une manière ou d’une autre, elle peut ainsi servir de boussole au traqueur et aura une faible influence sur les probabilités que les coups fassent mouche – on peut par exemple enchanter un clou empoisonné et le disposer à un endroit où on sait que la cible passera, avec de fortes chances qu’elle s’y blesse.

Rituels spécifiques
Sang du sacrificeJusqu’au prochain changement d’astre, rend le sang du Purificateur impropre à la consommation des vampires, qui sont immédiatement pris de fortes nausées – pas une magie du sang à proprement parler puisque le sang n’est pas manipulé durant ce rituel, qui nécessite une à deux heures de préparation continue. Enseigné au sein du Saint Sépulcre uniquement, mais peut être appliqué sur les autres frères et sœurs de l'Ordre.
ExpurgationPuissante aide à l'exorcisme par incantations en latin et sceaux – vise à emprisonner la puissance spirituelle ou démoniaque incarnée dans un corps, ou permet de la bannir (ce qui tue la cible). Les purificateurs de la Lance Lydéenne sont les seuls à l'apprendre, mais ils ne sont pas pour autant aptes à conduire un véritable exorcisme seuls. Leur magie est trop agressive en comparaison de la Foi. Ils sont donc en rapport régulier avec les prêtres exorcistes conventionnels afin de faciliter leur travail ou de prendre une mesure d’urgence si leur sécurité est compromise, bien que leur mission normale reste l’exécution systématique des engeances, incarnés et démons.
Angus DeiCe rituel enseigné par le Zénith vise à extraire la bête intérieur des thérianthropes afin de les rendre à leur humanité. Le rituel tue les thérianthropes nés avec leur bête, mais peut fonctionner sur les personnes « infectées » récemment (si la transformation date de moins de cinq ans, le rituel est assez peu risqué pour le thérianthrope), d’autant mieux si le sujet est consentant.
Vrai Nom du SeigneurLes purificateurs du Trône Céleste sont capables par ce rituel de priver un arcaniste de ses pouvoirs de manière théoriquement définitive. Le risque de mourir est faible pour l’arcaniste mais il perd ce qui fait de lui ce qu’il a toujours été, et en ressent des répercussions physiques et/ou psychologiques fortes, comme après une sévère amputation.

Sorts
Jugement de l’aubeProjection de lumière solaire pouvant être maintenue quelques secondes. Déconcentre un arcaniste, brûle un vampire de la même manière que le véritable soleil, déstabilise les démons, esprits et engeances (sentiment de danger, de crainte), et peut grandement perturber la stabilité d’une transformation chez un thérianthrope (force plus ou moins efficacement un retour vers la forme humaine).
Révélation du MalConcentration de max 10 secondes pour localiser les cibles privilégiées dans un rayon de 5 mètres (la détection dépend du type de cibles qu’on a appris à reconnaître dans sa division).
Soumission féralePerturbe la bête d’un thérianthrope, afin de la soumettre, de la calmer, ou juste de la déboussoler selon la puissance du purificateur, de l’âge et des dispositions de son adversaire.
AbsolutionProvoque une combustion spontanée chez un zombi ou une goule, demande un temps de recharge – peut aussi être utilisé une fois par 24h sur un vampire, mais étant conscient de ce qui lui arrive il a plus de chances d’y résister et d’en réchapper (en plongeant dans l’eau, en utilisant une discipline adéquate…).
Prière du suppliciéProfite de la résistance naturelle des purificateurs aux agressions magiques avant qu’elle ne s’épuise, pour contrer l’une d’elles et annuler son effet, avant d’y être soumis – épuise ladite résistance et une seconde utilisation est donc difficilement envisageable.
Marque du DiableSpontanément, les personnes conscientes avec lesquelles le ciblé voudra avoir une interaction réagiront irrémédiablement par la terreur ou l’hostilité, sans savoir pourquoi exactement.
Saine ignorancePar apposition des mains sur le crâne, le purificateur provoque l’amnésie de la personne – 1 seconde d’apposition = 1 minute d’amnésie.

L’Ordre des Purificateurs profite des contributions financières de ses membres pour leur fournir une partie de leur équipement. Les artisans de l’Ordre produisent également tout un panel d’armes et d’artefacts au profit de leurs frères et sœurs actifs sur le terrain. Voici quelques exemples :

Équipement
• Eau bénite, projectiles enduits d’eau bénite (à la différence de l’eau bénite habituelle, celle-ci a été sanctifiée par magie purificatrice)
• Solutions à effet offensif (ignition, explosion chimique lumineuse, « grenade » à encens béni répulsif ou débilitant, diffusion de sédatif inhalé…)
• Lampes à UV (les prix sont montés, il est difficile pour l’Ordre de s’en procurer beaucoup)
• Argent solide, en poudre ou solution de nitrate (le marché de l’argent a flambé, l’Ordre se sépare régulièrement de pièces du trésor religieux pour les fondre)
• Artefacts protecteurs (enchantements divers)
• Armes blanches bénies à effet spécifique selon la cible, armes à feu chargées de balles du même type
• Etc

Avec l’avènement de nouveaux adversaires et de nouveaux concepts et méthodes du côté de leurs ennemis comme de la société toute entière, les Purificateurs ressentent plus que jamais le besoin d’adapter leurs moyens de combattre. La recherche est continue, principalement dans le champ artisanal ; aussi cette liste n’est-elle qu’une présentation globale des cartes qu’ils ont en main.

Le Mal est puissant, et avec la Révélation, il tente de s’harmoniser avec les brebis du Seigneur – beaucoup de membres de l’Ordre y voient la réalisation prochaine de l’Apocalypse, et peut-être n’ont-ils jamais été aussi déterminés dans leur action que depuis la création-même de leur organisation. Le massacre de l’Irae en est une preuve : rien n’effraie plus l’armée de Dieu.
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