Les thérianthropes autour du monde 

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Mer 12 Juil - 0:06

Les thérianthropes autour du monde
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S’il existe la plupart du temps une base commune aux traditions et convenances sociales thérianthropiques, ce n’est pas toujours le cas et les cultures surnaturelles de ce peuple peuvent varier profondément d’un pays à l’autre. Évoluant au fil du temps, elles ont donné lieu à une grande diversité de spécificités, avec des mœurs parfois impitoyables, plus tolérantes ou à la moralité discutable. Dans certains endroits du monde, les thérianthropes sont perçus comme d’essence divine, dans d’autres ils sont l’apanage du mal. Ils peuvent vivre en harmonie avec les cultures dont ils sont issus ou au contraire semer leur passage de conflits incessants. Toujours est-il qu’au même titre que les sociétés humaines, celles des thérianthropes ont subi l’influence des migrations, des invasions ou colonisations, donnant lieu à une mixité parfois très hétéroclite. Les hommes-bêtes sont partout où l’humain est, bien qu’ils tendent à s’installer dans des lieux qui conviennent tant à leur partie animale qu’humaine. Par conséquent, il est très improbable si ce n’est impossible de croiser un ours polaire garou en Afrique ou une alligator-garou en Alaska.

Europe
L'Europe est la terre où la « civilisation » garou est née. C’est de là que viennent les règles qui sont suivies dans la plupart du reste du monde, là où sont nées les Litanies, les lois des garous. L’appellation « vieille Europe » est particulièrement adaptée à ce territoire, concernant les garous. Si les règles et habitudes ont émergé de là pour se ramifier sur le reste du monde, elles se sont assouplies, comme en Amérique du Nord, ou ont été remaniées, comme en Asie. Mais en Europe, les traditions sont restées fortes, ancrées dans la culture garou.
Le territoire doit être respecté sans concession. La moindre transgression vaut systématiquement la mort du garou qui ose mettre un pied sur les terres d’un clan. Les territoires sont sans cesse disputés, remis en question, créant des luttes de pouvoir sans fin. Si cela vaut pour tous les garous, qui surveillent chacun leurs terres avec attention, c’est particulièrement vrai chez les loups-garous.
Les garous européens établissent une différence sociale, qui n’existe que très peu en Amérique, entre les nés garous et ceux qui le sont devenus. Les « contaminés » seront systématiquement rabaissés, considérés comme des pièces rapportées. Cette idée de pureté du sang garou se retrouve ainsi dans les préoccupations de descendance. Quelques clans, surtout dans l’Est de l’Europe, pratiquent uniquement la procréation entre garous, créant parfois des problèmes de consanguinité et la naissance de polygarous, propices aux troubles mentaux.
Les garous d’Europe sont traditionalistes et centrés sur eux-mêmes. Leur culture entretient une détestation des métamorphes et des arcanistes qui ne leur sont pas liés, sans parler des vampires qui sont considérés comme des anathèmes à la vie.

Les métamorphes sont assez rares en Europe, ou tendent en tout cas à se faire discrets, sans réelle grande structure organisée. Ils sont perçus comme des créatures exotiques, sont très peu appréciés des garous et tentent autant que faire se peut de se faire passer eux-mêmes pour des garous, dans un soucis discrétion qui frise la nécessité et la survie. On en trouve une population plus nombreuse cela dit dans l’ensemble du Royaume Uni et notamment en Irlande où la présence chitineuse est très peu connue mais bien présente.
Afrique
Dans l’essentiel des terres sauvages d’Afrique, les thérianthropes cultivent l’harmonie avec la nature. Garous et métamorphes vivent à l’écart de la société, préférant peupler les étendues indomptables qui s’offrent à eux. Parfois séparés, parfois unis, l’Afrique est en tout cas le continent où métamorphes et garous cultivent une philosophie similaire et s’entendent le mieux. Réunis par leur nature bestiale, ils gomment leurs différences et peuvent vivre ensemble. Les thérianthropes africains sont les plus détachés de leur nature humaine. Ils se rapprochent au plus de l’animal en eux. Ils ne recherchent pas la sauvagerie, comme dans les terres sud-américaine, mais plutôt la symbiose avec l’animal au sens le plus pur du terme. La forme privilégiée des garous est donc le ferus car elle est la représentation de l’animal tel qu’il existe à l’état naturel, sans travers ni détournements. Pour les métamorphes, l’abandon de soi et le choix de vivre exclusivement sous forme animale, sans retour possible à l’humanité, est une décision ritualisée et célébrée par le clan, souvent perçue comme permettant l’accès à un stade supérieur d’élévation spirituelle. On retrouve cette particularité dans nombre de traditions orales et de mythes où sont confondus ancêtres et animaux, inculquant de fait un rapport et un respect très fort envers la nature.

Les thérianthropes sont proches des chamans, en Afrique. Les liens entre les familles de chamans et les clans de garous ou de métamorphes sont nombreux et il n’est pas rare que des chamans choisissent de vivre parmi les thérianthropes, devenant l'arcaniste du clan. Il est courant que ces arcanistes se spécialisent dans la magie de métamorphose pour se changer en animaux, bien que la nature de ce processus soit très différente de la transformation des thérianthropes.

On peut retrouver des clans d’animaux divers mais souvent endémiques à l’Afrique. Il n’est pas rare d’y voir des clans où toutes les formes animales se mélangent. C’est le continent où l’on retrouve le moins de loup-garous, et celui où le nombre de métamorphes est proportionnellement le plus important.
Asie
L'Asie n’est pas une terre de garous. Ils sont peu nombreux à peupler ces terres, mais ils sont pour la plupart issue de longues lignées puissantes. En Asie, les garous sont aussi raffinés que sauvages. S’ils sont peu nombreux, c’est qu’ils choisissent avec soin les prétendants à la morsure, faisant de la contamination un honneur. Ils sont organisés en famille, cultivant leurs dons en secret. Ils ont des liens profonds avec les arcanistes, et ont établi une entraide institutionnalisée. Chaque famille est indépendante, côtoyant peu les autres garous, contrôlant son territoire par l’intimidation, les démonstrations de pouvoir, la diplomatie ou la ruse.
S’ils sont intégrés à la société humaine, ils se sentent détachés d’eux, au-dessus. Ils n’oublient en rien leur nature animale et laissent libre cours à leur sauvagerie dans des environnements contrôlés. Réinterprétant les origines cannibales des garous, ils sont pour beaucoup avides de viande humaine, pensant que cela leur donne puissance et autorité, ce qui n’a pas manqué de donner un folklore local dépeignant des être à la fois cruels mais respectés.

Dans l’Asie de l’est, les plus connues des figures métamorphiques sont certainement celles du kitsune, le renard, et du tanuki, le chien viverrin. Il en existe cependant beaucoup d’autres et si en général les métamorphes d’Asie sont des animaux moins grand ou dangereux que les lignées de garous qui y existent, on peut trouver un peu de tout. Une partie des mythologies asiatiques a été inspirée par ces individus et des animaux qui seraient moqués en occident sont très valorisés en orient comme le rat, le bœuf, le singe ou le cochon.

Il existe un certain racisme très profondément marqué entre garous et métamorphes, malgré l’apparente courtoisie qui lie les deux peuples et qui n’est qu’une façade d’étiquette. Ils fondent souvent des clans secrets qui ne se révèlent qu’en partie aux yeux des autres sociétés surnaturelles.

Il y a beaucoup d’autres pays et cultures fortement imprégnées par les thérianthropes. En Inde, notamment, autant dire que depuis la révélation un homme-bête éléphant ou vache qui se fait remarquer devient complètement prisonnier de son état de sacralité, des foules immenses venant en pèlerinage vénérer ces créatures considérées d’essence divine. De tels métamorphes et garous de cette région ont souvent tendant à s’éloigner de ces pays, pour éviter de se trouver au cœur de tumultes religieux qui peuvent parfois déclencher des migrations entières d’humains. Être traité en figure divine est pour sûr une expérience unique, mais il faut faire face alors à l’infini des attentes des peuplades, et prendre part à des célébrations parfois empreinte de folie. Qui voudrait se voir devenir martyr, endurer le millier de souffrance de tel saint ou servir de sacrifice pour apporter la fertilité et mieux renaître dans un nouveau corps ? Les religions sont souvent à l’image des hommes : pleines d’excès, et finir en poudre dans le Gange pour guérir tous les maux du pays n’est pas toujours très enviable. Il y a néanmoins toujours quelques thérianthropes avides de pouvoir qui tentent d’user de cet état pour se construire une puissante influence, mais il leur faut alors faire preuve d’un commandement éclairé pour réussir à gérer toute cette effervescence sans qu’elle ne leur échappe.

Il est à noter que l’Asie est le deuxième foyer de population le plus important des chitineux. Certainement à cause de la densité de population. Ils sont vu d’une façon très mitigée cependant, et tendent à se dissimuler du mieux qu’ils peuvent.
Amérique du Sud
Si l’Amérique du Sud a été colonisée par l’Europe il y a bien longtemps, il ne reste presque rien des traditions que les garous y ont apportées. Les garous y sont sauvages, cultivant la bestialité et l’élevant au rang d’art. La perte de contrôle, voire les rages de sang, sont recherchées, encouragées. Aucune autre loi que la loi du plus fort n’est appliquée. Les garous y sont souvent ignorants, n’ayant aucune connaissance de leur nature profonde, de leurs origines ou du lien qu’ils peuvent avoir avec les arcanistes. Recherchant la puissance de la Bête dans leur corps d’hommes, ils possèdent pour la plupart des formes glabro et crinos, rarement les formes plus proches de l’animal. Lorsqu’ils sont unis en clan garous, ils sont au cœur de luttes de territoires terribles. Mais beaucoup sont solitaires et affiliés aux gangs et autres cartels de drogues.

A l’opposé complet des garous, se trouvent les métamorphes d’Amérique centrale et du sud. Longtemps, pendant des siècles et des siècles, les peuples qui s’y trouvaient ont conservé un lien très fort au surnaturel, et beaucoup d’entre eux ont un passé culturel très riche concernant le mysticisme qui unit l’humain à la bête. C’est particulièrement vrai pour les cultures qui ont hérité de l’influence des civilisations mésoaméricaines en Amérique centrale et toutes celles dont l’aire géographique est influencée par le bassin équatorial et l’Amazonie. Énormément de légendes parlent d’animaux transformés et envoyés parmi les hommes par les dieux avec pour fonction de maintenir l’ordre des espaces sacrés et de châtier ceux qui transgresseraient les interdits religieux. Être métamorphe alors c’était être à la fois craint et vénéré comme l’intermédiaire du divin. Beaucoup de ces individus étaient des guerriers accomplis et dotés d’une grande sagesse, qui agissaient parfois seuls, parfois en coordination avec les chamans et il y avait un véritable souci d’éduquer les novices et transmettre le savoir.
Néanmoins, beaucoup de cet héritage a été pillé ou massacré avec la venue des colons, des maladies qu’ils apportèrent et des rares individus garous européens qui parvinrent à franchir le grand océan en surmontant les problèmes intrinsèques que leur posait une traversée de plusieurs mois. En large sous-nombre, ces garous envahisseurs ont tenté de s’implanter et d’instaurer un nouvel ordre inspiré de la vieille Europe, mais il leur était très difficile de s’installer dans un environnement parfois tout aussi hostile que les populations. Ils n’ont cependant pas rencontré autant de résistance que ce qu’on aurait pu attendre des métamorphes, ceux-ci ayant déjà fort à faire face à l’envahisseur blanc. Ça n’a pas empêché les garous de quand même échouer à leur colonisation. Les garous étaient perçus comme des perversions de la nature, les intermédiaires d’un divin malfaisant et corrupteur.

Aujourd’hui, l’âge d’or du mysticisme animal s’est affadi avec la venue du monde moderne et la perte de nombreuses traditions, bien que subsistent encore quelques cultures en îlots épars ici et là, et les croyances populaires. Certains des métamorphes qui ont conservé cet héritage culturel se sont enfoncés profondément dans la forêt et refusent tout contact avec l’extérieur, protégeant leurs intérêts et ceux de leur mère amazonienne. D’autres, au contraire, se sont adaptés avec leur temps et fondus dans l’urbain. Beaucoup en tout cas sont outragés du génocide de la terre par l’industrialisation massive du bois et mènent une guérilla secrète contre les grands groupes économiques pour couler leurs projets, les conduisant parfois à des extrémités qui les font plonger dans une sauvagerie certaine, mais beaucoup vivent très mal cette « deuxième invasion » et craignent que celle-ci ne résulte par la mort du cœur du continent, hébergeant des terres parmi les plus sacrées au monde en terme de lien à la magie.

Cela dit, l’Amazonie est aussi le lieu sur terre où il se trouve le plus grand nombre de chitineux et où ils ont peut-être été le mieux acceptés dans les civilisations précolombiennes et les cultures locales. Ils ont toujours été un fléau pour la Mascarade car régulièrement il émerge des ruches à l’ampleur démesurée. Mais maintenant que la Révélation a eu lieu, les autres sociétés surnaturelles n’ont plus de réel intérêt à s’unir pour pallier ce problème en les éradiquant. Quelques personnes misent là-dessus et ont commencé à organiser un gigantesque plan de contre attaque au sein de la forêt, afin de s’assurer de détruire les sociétés des zones urbaines qui rongent et polluent l’Amazonie et même toute l’Amérique centrale. Déjà, une des plus grandes fourmilières de chitineux que le continent ait jamais vues est en train de se mettre en place. Bientôt, ils sortiront des ombres et du secret des profondeurs de la jungle pour se réapproprier ce qui a été arraché à la nature dans le raz de marée d’une armée indestructible.
Amérique du Nord
Si les garous ont hérité des traditions qui ont éclos en Europe, elles se sont assouplies au fil du temps de par l’éloignement géographique de celle-ci, mais aussi au contact des populations locales. Depuis la guerre de Sécession, l’émancipation des Etats-Unis et sa rupture avec l’Europe, les garous se sont recentrés sur la survie de leur groupe et sur la nécessité de s’adapter à un monde nouveau, sans cesse changeant et parfois semé de conflits. La venue des européens a profondément bouleversé la façon de faire des clans de thérianthropes locaux et a été marquée par des vagues de conflits successifs entre les autochtones et ceux qu’ils appelaient alors les envahisseurs. L’Amérique du Nord a subi énormément d’influences diverses au fil des derniers siècles et le résultat est une sorte d’imbroglio qui l’amalgame de divers héritages culturels.
On trouve encore quelques clans garous amérindiens qui ont conservé leurs traditions orales et leur culture mais ils ont en général tendance à pratiquer un isolationnisme certain, surtout depuis que certaines peuplades ont obtenu des gouvernements de leur rendre leurs terres et de les élever en tant que réserves autogérées.

L’esclavagisme a aussi laissé ses marques et même si cette pratique s’est avérée excessivement incompatible avec les thérianthropes, la violence et la privation n’engendrant chez eux qu’une bestialité plus marquée et dangereuse encore, plusieurs mythes et légendes ont été importés des cultures sources et ont persisté. Peu de garous cela dit ont réussi à traverser l’Atlantique sans problème à cause de l’obligation de se transformer une fois par mois au moins. Il en a résulté des individus coupés de leurs lignées qui, au fil du temps, ont dilué leurs traditions dans celle des peuplades locales.
L’immigration a aussi été un facteur très important. D’autant plus lorsque les temps de trajets ont permis de travers l’océan en moins d’un mois, permettant l’accès massif des Amériques aux garous européens. Les grandes guerres ont été un facteur de migration incontestable et les Etats-Unis ont bénéficié pendant longtemps d’une image idyllique, convoyant la promesse de territoires vierges et de litanies régies par des règles moins conservatrices et plus tolérantes. Longtemps les structures sociales de la vielle Europe ont tenté de garder le contrôle sur celles des colons mais l’éloignement géographique et le temps ont eu raison de leur influence. L’indépendance des Etats-Unis a joué un rôle fondamental dans cette scission qui s’est accentuée par la suite.
Cette mixité et tolérance ont abouti au fait qu’il existe peu de clans qui font encore la distinction entre nés garous et devenus garous même s’il arrive que certains groupes dirigés par un leader venant d’Europe tentent de rétablir cette tradition. Cependant, aux Etats-Unis, la plupart ont abandonné cette discrimination, constatant que les contaminés et les maudits avaient les mêmes capacités que les nés garous et que la pureté du sang n’était qu’une illusion menant le plus souvent à la consanguinité et à l’affaiblissement du clan.

En Amérique du Nord, la plupart des thérianthropes suivent les règles et cultures énoncées dans les annexes sur les garous, les métamorphes, les loups-garous et la Meute, les rats-garous et la Horde, et les chitineux.
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