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The rougher the seas, the smoother we sail | FT Lilas Hirsch

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4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
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Jeu 7 Nov - 23:23 (#)

The rougher the seas, the smoother we sail. | FT Lilas Hirsch


La fatalité.
C’était la seule raison.

Elle ne trouvait rien d’autre pour expliquer sa présence devant la porte de la chambre de ce motel. Elle qui détestait « être sur le terrain » et faire rencontre de sous-traitants en mode bipède. Pourtant, donner des petits boulots de magouillages ou de hack à des pirates freelances, ça lui arrivait souvent. Ça lui permettait aussi d’entretenir son réseau, d’avoir main mise sur des ressources tout autour du monde et des contacts que la distance physique ne pouvait pas limiter. Tout se passait sur le web. Pas besoin de décoller son charmant popotin de sa chaise ou de sortir de son appartement. Tout se déroulait au son de la musique dans son casque d’écoute, de ses doigts fins sur un clavier et de ses énormes lunettes sur le bout de son nez. La sécurité de son pseudo, son firewall et les safes spaces cryptés du web lui permettait de faire ses preuves et d’avoir un très bon roulement de ses finances, discrètement, loin des yeux du monde entier.

Forcée d’avouer que parfois, pas le choix d’aller de faire le sale boulot à la main, Dana préférait de loin se tenir à distance de tout ce qui impliquait ses affaires. Oui, oui. Vous le savez, elle le sait aussi : Quelques un de ses derniers clients avaient signé leur contrat en personne, mano à mano. Ces derniers devraient être d’excellents défis à relever d’ailleurs. Elle regrettait seulement de devoir se donner en spectacle à chaque fois et de risquer l’humiliation ou sa sécurité.

Il lui fallait un homme de main. 
Une brute avec une intelligence pratique, qui ne pose pas de question et qui l’accompagne partout avec ses gros bras musclés et son regard ténébreux. Le type qui pourrait lui faire à souper et lui servir des crêpes au p’tit dej, à moitié à poil. 
Quand elle en aura fini avec se prospect, elle irait scanner les agences de sécurité ou passer une petite annonce sur le web.

Oh bordel, Dana. Ce n’est pas un agent de sécurité que tu veux te payer, c’est carrément une escorte ! 

Regard qui se clos, exaspéré par son propre fil de pensée, la jeune femme passa une main fraiche sur sa nuque, dans son capuchon relevé. Sa main descendit se réfugier dans la poche kangourou de son large chandail ouaté vert foncé. C’était une journée plutôt moche niveau température, ce qui allait de pair avec son humeur. Peut-être que dormir un peu plus pourrait aider à ne pas fantasmer à chaque pensée lucide qui passait dans son cerveau ?

Enfin, au moins elle pouvait compter sur son précieux café. 
Un regard presque amoureux vers son énorme tasse pour emporter, maintenant à moitié remplit de sa boisson chaude préférée, Dana pensa tristement que c’était bien la seule chose de lamentablement stable et réconfortant dans sa vie. Si on ne pensait pas à sa vie sociale désastreuse et le paiement mensuel de son appartement minuscule.

Où étions-nous ? 
À oui, devant la porte du Motel.

Son ancien fournisseur de paperasses faussées avait disparu de manière soudaine. Elle espérait vraiment que ce soit parce qu’il est rencontré une chic fille pour refaire sa vie en Floride, un chien, une maison avec garage et 2 mioches. Sa logique lui disait qu’il était probablement mort de ne pas faire affaire avec les bonnes personnes. Dana avait pris le soin de le conseiller à quelques fois, fouillant et dénichant quelques informations pour l’aider à ne pas tomber dans le panneau de clients trop véreux ou carrément la police ( oui, elle prenait grand soin de ses sous-traitants aussi ), mais les dernières nouvelles qu’elle avait eues de lui n’était pas très bonne et c’est un autre ami pirate qui lui avait transmis l’information : Son producteur de faux papiers était AOL. La fatalité. Un peu de recherche, de demande d’informations et de jeu de contact, on lui avait référé Lilas, qui venait, après une brève recherche sur son cas, de débarquer dans le coin. 

La geekette avait même pris le temps d’aller voir une de ses expositions avant de la contacter via SMS, faisant jouer ses références, pour un premier mandat plutôt simple : la falsification d’une carte d’identité avec photo pour un client qui désirait s’infiltrer dans un labo surveillé pour piquer des trucs. Elle ne voulait pas en savoir plus, ce n’était pas nécessaire : il payait toujours d’avance et il était un client récurant. Il lui avait envoyé une carte volée du labo, pour récupérer la puce, la reprogrammer puis Dana l’envoya à Lilas, par courrier recommandé avec la carte originale il y a une semaine, pour que l’artiste l’inclues à la fausse qu’elle allait créer. 

Tout s’était fait par texto.
Pour ce qu’elle en sait, Lilas pensait peut-être elle aussi qu’elle faisait affaire avec un type, c’était une situation plutôt classique quand on finissait à mettre la main à la pâte. Comme si c’était plus facile de s’imaginer un hors-la-loi avec des couilles qu’une jeune femme très intelligente et douée sur les internet. 

Aujourd’hui Dana venait juger le boulot et payer la faussaire si elle était satisfaite de son travail. Même si on l’avait rassuré que c’était une pro, il était préférable de ne pas prendre de chance.
Si elle était impressionnée,  la corsaire du web allait aussi lui proposer de l’engager pour devenir officiellement une de ses sous-traitantes (ce qui venait avec un salaire plus que satisfaisant à chaque mandat et une forme de protection virtuelle par défaut).

C’est donc avec elle une belle somme d’argent dans une enveloppe brune, un contrat qu’elle pourra lui faire signer et une bonne dose d’asociabilité que la blondinette se tenait devant la porte de ce motel, buvant son café chaud, laissant divaguer ses pensées sur son autre prochain employé sexy et fort et musclé et bon cuistot.

Toc Toc.

Pile à l’heure du rendez-vous, son poing frappa deux bons coups sur le bois.
Puis elle se retourna doucement, pour faire dos à la porte, observant l’étrange endroit où Lilas avait choisi de s’établir pour le moment. Il y avait un pickup dans l’espace de stationnement devant la chambre, rempli de truc. C’était probablement le sien.

Elle espérait que l’artiste soit aussi douée avec la peinture qu’avec les faux papiers, comme ça, elle pourrait se payer un appartement moins temporaire qu’une chambre de motel sur le bord de la route.

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Lilas Hirsch
Lilas Hirsch
"THE BOOTY" : la plus belle paire de France et de Navarre.
☽ YOU LEFT ME IN THE DARK ☾

"She was poetry in a world that was still learning the alphabet."


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Qui es-tu ? : ☽ Outre. Pouvoir qu'elle ne peut nier, l'amenant sans cesse à visualiser le monde sous un prisme différent de celui du commun des mortels. Agression visuelle, physique, sonore, olfactive, constante, d'une magie qu'elle voit en tant qu'entité propre.
☽ Artiste. Pour exprimer ses visions, elle s'acharne à peindre, sculpter, dessiner, ce monde qui l'entoure et qu'elle ne peut expliquer oralement.
☽ Née en France, en Alsace précisément, enfant non-désirée, d'une relation adultère. Ce sont ses grands-parents qui l'élève et son grand-père qui la forme.
☽ Elle déménage aux USA dans le but de retrouver cette mère qui l'a abandonnée, pour apprendre qu'elle est décédée, préférant ne pas se battre contre un cancer qui finira par avoir raison d'elle.
☽ Elle atterrit à Los Angeles presque par hasard, en suivant son compagnon de l'époque. Elle y rencontrera Vinzent, qui changera sa vie.
☽ Un début d'apprentissage arcanique inachevé au côté de celui qui deviendra son ami, son amant, son amour. Un rituel magique lie leurs âmes peu de temps après le décès de Léonard, le mentor de Lilas.
☽ Elle se laissera malmener pendant des années par un homme néfaste avant de finalement tout quitter pour rejoindre la Louisiane dans l'espoir d'y retrouver sa demi-soeur et peut-être Vinzent.
☽ Elle passe 2 ans dans un camp regroupant des femmes CESS avant de rejoindre finalement Shreveport, où elle retrouvera sa demi-soeur, Hannah Miller, et l'autre moitié de son âme, Vinzent Henkermann.

☽ NO DAWN, NO DAY ☾

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"your name i spoke many times
alone in the darkness in the night"

Facultés : ☽ Clairvoyance : Lilas a un niveau de sensibilité aux flux magiques qui lui permet de lire sous la surface des choses qui composent le réel. Cela se traduit par toutes sortes de stimuli cognitifs ou physiques. Son don est passif, elle vit avec un second filtre de vision constant.

☽ Psychométrie : En touchant un objet, qu’il soit magique ou non, Lilas peut en voir l’histoire, a qui il a appartenu, ce à quoi il a servi, tout ce qu’il s’est passé à son contact. La capacité n’est pas maîtrisée.
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Mar 21 Avr - 5:55 (#)






the rougher the seas, the smoother we sail.




L’encens tente tant bien que mal de masquer l’odeur du tabac qui flotte dans la pièce. Les fenêtres, entrouvertes, laissent passer un filet d’air à peine frais. Juchée sur le rebord de la fenêtre, une jambe pendant le long du mur, je tapote ma cigarette et regarde la cendre qui s’envole, emportée par la petite brise qui agite vaguement les mèches brunes qui s’échappent de mon chignon flou. Les yeux mi-clos, j’écoute la musique qui s’échappe de l’enceinte Bluetooth posée sur la table déglinguée qui sert de meuble à tout faire dans ce bouge. Sur mon lit, une petite enveloppe, pas encore cachetée, attend qu’on vienne la récupérer.

Le texto avait fait retentir la sonnerie de mon portable en fin de soirée, quelques jours plus tôt. Apparemment, ma réputation en tant que faussaire m’avait suivi jusqu’en Louisiane. J’avais travaillé à de nombreuses reprise pour Will et ses divers associé, falsifiant carte d’identité, contrat, vidéo de surveillance, billet d’avion, monnaie, toiles. J’avais appris sur le tas, en suivant les conseils et les exemples de mes prédécesseurs. Léonard et Andrée n’en avaient jamais rien su, Vinzent n’avait eu que la version élaguée de l’histoire, mais j’avais traîné dans pas mal de truc pas net à l’époque. J’avais jeté un œil au message, inquiète de prime abord qu’il s’agisse d’un des gars de LA, avant d’apprendre qu’il s’agissait d’un employeur installé ici, à Shreveport. J’avais hésité un peu, au début. L’idée de replonger dans l’illégalité, aussi séduisante soit-elle, impliquait de nouvelles emmerdes ce qui, soyons honnête, ne semblait jamais manqué à ma vie. Pourtant, le manque d’argent, et la perspective de rester encore longtemps à moisir dans ce motel m’avaient rapidement décidé à accepter le job. Après tout, je me chargeais déjà d’aider à la récupération des paris au Mad Dog certains soirs. J’avais donc accepté le job, une falsification de carte d’identité. Rien de très complexe, rien d’effrayant, pourtant, quand j’étais sortie, à la nuit tombée pour récupérer mon matériel dans le coffre de mon pick-up défoncé, la tension que j’avais senti monter au creux de mes muscles n’avait rien eu de rassurant.

J’y avais passé des heures, bien plus que ce que j’aurais dû, bien plus que ce que j’aurais pu faire. Mais, je voulais bien faire, hors de question de ruiner ma réputation, hors de question de faire un travail bâclé, surtout qu’on m’avait fait miroiter la possibilité d’une potentielle suite à ce contrat, et l’idée d’avoir une entrée d’argent régulière, aussi illégale soit-elle, avait quelque chose d’enchanteur. C’est comme ça que je me retrouve par une matinée, censée être fraîche, à attendre que mon employeur toque à la porte. Les questions défilent dans ma cervelle tandis que j’imagine à quoi il ressemblera. De ce que j’ai pu voir, deux solutions, un dandy qui se prend pour Tony Montana, ou un gros dur dans le style de Zach. Penser au gros costaud, que je croise régulièrement, m’amène à penser à la mioche qui partage son toit. Ils se sont trouvé un appart’ pas trop mal dans Kingston Building et je suis sincèrement contente pour eux, même si ça implique que je ne passe plus mes soirées à fumer des clopes et descendre des bières avec l’ex-militaire. Sa drague lourdaude en viendrait presque à me manquer. Ce sont les coups frappés à la porte de ma chambre qui efface le sourire débile qui s’étirait sur mes lèvres à l’évocation du duo improbable qu’avaient constitué mes voisins de palier pendant quelques mois. Mon regard se lève instantanément vers le réveil, en fin de vie, qui traîne sur la table de chevet branlante. Pile à l’heure. Rassurant.

Je saute de mon rebord de fenêtre, le mégot s’écrasant au passage dans le cendrier en verre qui y trône en équilibre, avant d’avancer jusqu’à la porte. Je frotte mon nez du doigt rapidement et prends une grande inspiration, avant d’ouvrir la porte. Mes sourcils se froncent à observant la personne qui me fait face. Enfin, qui me tourne le dos. La silhouette est clairement féminine, menue et engoncée dans un sweat trop grand. L’essence indubitablement humaine, presque statique, d’une jolie couleur, mais très pâle comme la plupart des humains. Rien de flagrant ne me frappe, aucune odeur, pas d’agression sonore ou tactile. Je hausse les épaules avant de me pencher légèrement en avant, pensant qu’elle ne fait que passer et que la personne que j’attends doit s’être décalée, mais personne. « Bonjour ? » Elle se retourne et je suis soufflée par ses traits. Un sourire étire mes lèvres et je hoche la tête dans sa direction. « Absence ? » Quand elle hoche la tête, j’avoue être agréablement surprise par la vision que m’offre mon nouveau patron. Ou plutôt ma nouvelle patronne. Avec ses grand yeux bleus innocents, planqués derrière une paire de lunettes gigantesque, et son visage finement dessiné, elle est vraiment jolie. « J’m’attendais pas à ça, j’avoue… » Je laisse échapper un rire léger, avant de me décaler pour l’inviter à entrer dans la pièce. « Fait pas gaffe au bordel. » Je tire une chaise pour qu’elle puisse s’y asseoir si elle le souhaite, avant d’attraper d’un geste preste l’enveloppe qui traîne sur le lit. « Voilà, la commande… » Je pose une fesse sur le rebord de mon lit, les yeux fixés sur elle, espérant réellement qu’elle va apprécier mon travail, j’ai vraiment besoin de cette thune. N’y tenant plus, je me redresse comme un ressort et fonce vers le mini-frigo de la petite kitchenette. « Un truc à boire ? J’ai de la bière, du coca, de la flotte. Sinon, je peux toujours rajouter une dose de café dans ton gobelet. »


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Dim 19 Juil - 22:24 (#)


Je sais. Personne ne s’attend jamais à « ça ». Avoue-t-elle en relevant les épaules, avec une moue enfantine, cachant son énervement d’être jugée si rapidement par son apparence.

Un petit bout de femme dissimulée dans un sweat trop grand, derrière d’énormes montures qui lui voilaient la moitié du visage. Des cheveux blonds, des yeux pâles comme la mer en été, un teint rosé, mais plutôt pâlot. Somme toute aux allures assez inoffensives, c’était un parfait déguisement. C’était difficile de voir derrière son expression et ce regard étincelant de curiosité à peine contenue, que cette jeune femme pas très loin de la trentaine, était un pirate informatique craint, vénéré et surtout insaisissable. Ça serait nul de se plaindre de ne pas impressionner personne avec sa carrure frêle et de son 1m75 carburant à la caféine.

Accompagnée par le rire léger de Lilas, Dana entre dans la chambre d’hôtel et fait glisser son capuchon de sa tête. Remontant ses lunettes sur le bout de son nez, elle fait son possible pour ne pas faire gaffe au bordel dans la chambre. Préférant nettement rester debout, pas que ce n’était pas aimable de lui offrir un siège pour y poser son séant, la geekette en mode « sortie professionnelle » se sentait toujours comme une biche prête à fuir au premier indice d’emmerde. Ce n’était pas une question de confiance en Lilas, mais plutôt une enfance à fuir le monde, une adolescence à essayer de prouver sa valeur et une double vie d’adulte qui avait du très bon, mais nettement du plus risqué à gérer.

Après avoir déposé son gobelet de café vide sur le rebord de la fenêtre, Dana attrape l’enveloppe, ses fins sourcils froncés. Doucement, elle commence à relever les manches de son gros chandail trop large quand son hôte bondit vers ce qui servait de cuisine dans la chambre et lui proposa une liste de chose à boire.

Elle aurait accepté un double whisky et un coup de pied au derrière.

Une dose de café, ça serait merveilleux, merci. Question d’avoir les yeux dans leurs troues et ne pas s’endormir sur le chemin du retour.

Manches coincées au niveau des coudes, elle s’attaque à l’ouverture de l’enveloppe et coince la fausse carte d’identité du bout des doigts et attrape l’originale avec beaucoup moins d’amour. L’enveloppe retombe sur le dessus du lit et la blondinette se retourne vers la fenêtre pour inspecter la copie à la lumière naturelle. C’était identique.

Pas mal. Murmura-t-elle pour ensuite lever les cartes et les mettre vis-à-vis la fenêtre, examinant le grain du papier, l’emplacement de la puce électronique, l’état de la plastification… Merveilleux. Elle n’en doutait pas. On l’avait chaudement référée. Vérifier la marchandise lui permettait seulement d’assurer ses hauts standards de livraison de papiers falsifiés.

Avec un sourire amusé, Dana renifla même les deux cartes, humer l’odeur de la plastification pour ensuite les soupeser dans chaque main, un signe approbateur de la tête.

C’est plus-que-parfait. C’est vraiment du bon travail.  

Avec délicatesse, Dana range les deux cartes dans l’enveloppe, la range dans la poche ventrale de son chandail, comme un gamin ferait de ses choses les plus précieuses, puis d’un mouvement mal habile, elle glissa un bras dans son collet pour aller dénicher sous son sweat, l’enveloppe contenant la paie pour service rendu et un contrat.

Sans plus de cérémonie, elle déposa l’enveloppe brune sur le lit :

3500 $ en différentes coupures. On fait ça cash pour le moment, toujours un peu moins facile à dépenser, mais c’est mieux que rien.

Dana observe un instant la jeune femme devant elle puis la reluque en silence quelques secondes ; elle était vraiment belle. Quand elle avait aperçu l’artiste au vernissage de son exposition, en ville, Dana avait été intimidée par sa beauté. Habituée de travailler avec des hommes ou des personnalités virtuelles, rencontrer en vrai une bombe, en chair et en os, ne s’annonçait pas autant du gâteau que de faire la conversation cachée derrière un pseudo sur son ordinateur.  

Reprenant ses esprits, elle détourna son regard pour le planter au sol, se rappelant que quelques minutes plutôt, elle envisageait de se payer les services d’une escorte mâle, la geek lui tendit le petit paquet de feuilles pliées :

Ton travail est impeccable et mon précédent fournisseur s’est fait la malle. J’ai besoin d’un sous-traitant fidèle et efficace pour le remplacer. Je te propose donc de signer un contrat avec moi, pour quelque temps, ce qui te fournira un salaire intéressant, des extras à chaque mandat, sans oublier tous les avantages de travailler pour un forban du web.

Elle agita le papier un instant en ajoutant :

Oh, c’est écrit que des trucs pour nous protéger l’une de l’autre, s’assurer qu’on n’a pas d’emmerdes à long terme, que les conditions soient bien remplies, bref, ce que cet avocat qui me coûte vraiment très très cher me répète sans cesse. C’est une sécurité d’usage, quoi. Et malheureusement, je refuserais de t’engager si tu n’acceptes pas de le signer.

On ne faisait plus affaire comme avant de nos jours. La bonne parole, la confiance et les pactes de sangs n’étaient pas suffisants. Ses matelots l’avaient tous signé, même si certains ne prenaient même pas la peine de le lire, ce qui instaurait un lien de confiance.

Dana faisait ça dans les règles de l’art.

Puis personne ne voulait risquer de se frotter à un talentueux pirate informatique.

Ça te dit de travailler pour moi ? Demanda-t-elle comme si on demandait à une autre meuf d’être son amie.

Erg.
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Ce n’est pas facile.
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☽ Elle déménage aux USA dans le but de retrouver cette mère qui l'a abandonnée, pour apprendre qu'elle est décédée, préférant ne pas se battre contre un cancer qui finira par avoir raison d'elle.
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☽ Psychométrie : En touchant un objet, qu’il soit magique ou non, Lilas peut en voir l’histoire, a qui il a appartenu, ce à quoi il a servi, tout ce qu’il s’est passé à son contact. La capacité n’est pas maîtrisée.
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Dim 8 Nov - 2:04 (#)






the rougher the seas, the smoother we sail.






Elle laisse tomber son capuchon et je l’observe en silence. Elle est vraiment, vraiment, vraiment jolie. De grands yeux bleus, une bouche pleine, un petit nez retroussé. Et je lui envie instantanément ses cheveux, la masse épaisse et blonde qui tombe dans son dos ressemble à une multitude de filaments de miel. Je hausse les sourcils et mon sourire s’étire en coin. Aucun doute que j’aurais essayé de la draguer si je l’avais croisé dans un bar. Elle ne s’assoit pas et je hausse les épaules sans m’en formaliser avant de m’emparer de son gobelet d’un geste preste. Je préfère m’éloigner que continuer à l’observer pendant qu’elle scrute mon travail. Je suis douée, je le sais, mais ça fait un sacré bout de temps qu’on ne m'avait pas demandé de faire ce genre de boulot et un reste de stress s’attarde dans mes membres. Je remplis distraitement le gobelet, y vidant la moitié de ma cafetière encore chaude avant de le reposer près d’elle et de m’en servir une tasse à mon tour. J’ai beau ne pas aimer le café, c’est bien le seul breuvage qui me maintient réellement éveillée après une nuit de travail comme celle-ci. Je laisse tomber quatre morceaux de sucre dans la tasse avant de remuer le tout avec une petite cuillère. La première gorgé me tire une grimace et je me secoue pour en prendre une seconde avant de m’autoriser enfin à la regarder. Elle examine la commande, les sourcils froncés, les manches de son sweat remontée le long de ses bras. Ses mains sont délicates et elle attrape le fruit de mes nombreuses heures de travail avec douceur.

Je fronce les sourcils à sa première réflexion. Ai-je perdu tant que ça ? J’avais pourtant l’impression d’avoir vraiment réussi… Un sourire canaille étire mes lèvres quand elle s’exprime à nouveau. Ah, je préfère ça. Un rire m’échappe quand elle renifle les cartes et je souris largement quand elle me complimente à nouveau, une mèche brune glissant le long de mon épaule pour venir obscurcir ma vision. « Eh, merci, ça faisait longtemps qu’on m’avait demandé ce genre de truc. » Je pousse le menton en direction de la carte avec un sourire humble. « Contente de voir que j’ai pas perdu la main. » Mes épaules se haussent tandis qu’elle glisse la commande dans sa poche ventrale. Sa main s’aventure sous son sweat et je l’observe d’un air incrédule quand elle sort l’enveloppe. Mes doigts effleurent le papier, tiède d’avoir été aussi proche de sa peau, et le poids de l’enveloppe me surprend quand je la soupèse avant que je ne lâche, tranquillement. « Boarf, ça posera pas de soucis, la majorité va de toute façon finir dans la poche de la charmante personne à l’accueil. » Le sarcasme est clair dans ma voix et je roule des yeux. « Monsieur tient à être payé en liquide. »

Du coin de l’œil, je l’observe me reluquer et je retiens un sourire, la laissant faire en silence. Je l’écoute me déblatérer son speech en mordillant distraitement ma lèvre inférieure. Avec ce genre de contrat, j’aurais un revenu régulier et je pourrais enfin me tirer de cette putain de pièce. Me trouver un appartement, un truc un peu lumineux, dans lequel je pourrais inviter Anaïs à venir dormir. Un endroit où je serais chez moi. Pour de bon. Pas une baraque achetée par un ex tordu, pas le Manoir hallucinant de Vinzent qui réussissait à me faire me sentir chez moi tout en me donnant l’impression d’être une intruse. Un petit truc, ou je pourrais poser mes toiles, mon argile et m’adonner à ma passion en essayant de décrypter les bouquins épais comme mon bras que me prêtait mon arcaniste. J’inspire profondément m’apprêtant à lui dire que j’acceptais sans soucis quand la question qui s’échappa des lèvres de ma future patronne me fit rire doucement. La façon dont elle demande ça a quelque chose d’atrocement adorable et je tourne la tête vers elle en souriant gentiment. Je la détaille du regard une dernière fois, ses petits bras pâles qui s’échappent des manches énorme de son sweat et ses sourcils un peu froncés derrière ses carreaux trop grand pour sa figure. « Ouaip. » L’explétive claque dans un petit "pop" avant que je n’ajoute. « Ça me va, j’ai pas vraiment besoin de lire le contrat, j’te fais confiance pour avoir engagé un bon. » Je hausse les épaules, c’est vrai. Le fait qu’il s’agisse d’une femme me rassure et j’attrape les papiers pour les poser sur la table bancale avant de dénicher un stylo avec lequel je signe le contrat. Je lui tends la liasse de papier. « Et voilà… Boss. » Je lui fais un clin d’œil avant d’attraper ma tasse et d’en boire une nouvelle gorgée en grimaçant une fois de plus. « Putain, je déteste vraiment le café. » Je frissonne et pose la tasse sur le dessus du petit micro-onde. « Pour rester sur le sujet du boulot, si jamais t’as besoin d’autre chose, je peux gérer aussi. Je fais des reproductions plutôt pas dégueu. » Je hausse les épaules et glisse une mèche derrière mon oreille. « Mais tu dois déjà le savoir, hein ? » Je fronce les sourcils, l’inquiétude revenant. « J’peux savoir qui t’a dirigé vers moi ? » Mes mains se lèvent en signe d’incompréhension. « C’est pas que j’te fais pas confiance ou quoi, hein. Mais on va pas se mentir, quand j’ai quitté L.A j’étais clairement pas en bon terme avec mes anciens employeurs, on va dire. » Avec une grimace, je jette un œil au contrat désormais dans sa main, avant de remonter vers son visage, une fois de plus surprise par ses traits si doux. Je me laisse tomber sur mon matelas avant de la regarder encore une fois. « J’ai vraiment, vraiment pas envie qu’ils me retrouvent. » L’image de Will sur le pas de la porte de ce motel, me hérisse le poil rien que d’y penser et je déglutis en frissonnant.



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4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
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Always code as if the guy who ends up maintaining your code will be a violent psychopath who knows where you live



En un mot : Mésadaptée
Qui es-tu ? : -
Propriétaire du ArtSpace
Electro-aimant à CESS
Geek
Codeuse émérite
Hackeuse
Socialement inapte
Presbyte
Vieille fille impulsive mais ultra riche sans que personne ne le sache.
Facultés : -
Craquer des codes.
Hacker des programmes.
Dénicher des choses.
Être étrange.
Ne pas se faire chier.
Être une bonne patronne.
Courageuse au mauvais moment.
Thème : Unbreakable - Stratovarius
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Totally not a virus.
Trust me...i'm only human.



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Sam 19 Déc - 1:59 (#)


Elle se sentait observée, analysée, comme une de ses peintures. Cette impression que chacun de ses mouvements et chaque bout de sa petite personne était savamment passé sous la rétine de cet envoutant regard de jade. Peut-être essayait-elle de deviner des choses sur elle en étudiant ses courbes, ses traits, le choix de la couleur de ses vêtements. Se composer une fresque mentale de la geekette. Une esquisse rapide et de base qui permet de graver dans sa mémoire les détails dont elle-même n’avait pas conscience. Dana avait lu quelque part que les artistes-peintres, les illustrateurs, ceux qui dessinait des corps humains possédaient une concentration pointue sur les mouvements, gestes, formes, ceux qui le permettait parfois de déceler des traits de caractère, des secrets, des malaises ou encore des blessures du passé. C’était fascinant et à la fois inquiétant.

Pour Dana, si ce n’était pas une adresse IP, elle devinait fuck all .

Lilas était une excellente artiste. Elle avait pu s’en rendre compte durant l’exposition de ses œuvres qu’elle avait, sans aucune honte, trafiquer les invitations pour s’y voir invité sous un faux nom ultra lambda.

Ce que la peintre ne savait pas, c’est qu’un des œuvres qu’elle avait vendus durant le vernissage était maintenant dans l’appartement du pirate informatique, attendant d’être accroché. L’œuvre abstraite avait capté son regard du premier coup. Cette impression d’être devant un chaos réfléchit, n’arrivant pas à définir si c’était liquide, solide, léger ou lourd. C’était superbe. Le prix lui importait peu, le tout avait été fait par des intermédiaires dont c’était le boulot. Un secret qu’elle garderait pour elle-même pendant la falsificatrice lui remet son contrat dûment signé, sans le lire, en toute confiance.

Dana n’arriva pas à dissimiler un sourire en coin à l’appellation « boss »

- Fais gaffe. Je pourrais m’y habituer.

Elle reglissa l’enveloppe à l’abri contre son corps puis acquiesça : 

—  Si tu fais maintenant partie de la fleet, La Neptune Fleet, oui, j’ai nommé le groupe que j’engage régulièrement d’un nom de navire pirate, je ne manquerais pas de faire appel à tes services, et avec plaisir. Tu es maintenant officiellement sous-traitante. « L’artiste ». Je sais de quoi tu es capable sinon, je ne t’aurais pas choisi.  

Comment une jeune femme de 26 ans pouvait-elle avec autant d’affront et de certitude, en Capitaine du bateau, parler à un autre adulte comme si celui-ci était un membre d’une équipe primordiale ? Comme si elle gérait tout. Comme si c’était normal… C’était plus facile sur un ordinateur et via son clavier, mais ce genre de réflexe, elle l’avait entretenue depuis quelques années.

Ah, Dana.
Cette double vie que tu mènes va surement t’exploser au visage un jour.
Parce que tu n’arriveras plus à discerner le rôle du Capitaine de cette geekette asociale du comptoir d’accueil de l’ArtSpace.
Un prendra le dessus.
Lequel ?

Doucement, elle se releva, remit son capuchon sur sa tête puis baissa les manches de son chandail. L’entretien était terminé. Le pacte était fait. Le service rendu et bien payé. Elles allaient nécessairement se revoir. Lilas semblait enjouée et gentille, peut-être se risquerait-elle à la connaître un peu plus ? Ce qui n’était pas gagné. 

—  Tu es en sécurité avec moi. Je protège tous mes sous-traitants comme il se doit. Ton nom est ressorti au fil d’une conversation quand j’étais à la recherche d’un nouveau faussaire. Cette personne ne connaît pas mon identité et ton nom a été listé avec quelques autres donc, aucun moyen de te retracer via moi. Tu avais d’ailleurs, déjà fait un bon boulot pour ne pas être facilement retrouvé. Tu m’as donné un peu de fil à retordre, je dois l’avouer.

La jeune femme poussa un soupir puis ouvrit la porte de la chambre pour sortir et ajouta :

- Soit assurée que j’arrive à déplacer des montagnes pour ceux qui me font confiance. Tu sais comment me rejoindre maintenant, s’il y a quoi que ce soit, tu me fais signe. À bientôt.

Puis elle quitta, une salutation de la tête, ses grosses lunettes voilant son regard lumineux et satisfait.

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