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What are you doing here sweetheart ? [Andreï]

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La Winx du Bayou qui met des paillettes dans ta vie (faut pas lécher les cailloux ça fait tousser) -
Evangeline O'Callaghan
Evangeline O'Callaghan
La Winx du Bayou qui met des paillettes dans ta vie (faut pas lécher les cailloux ça fait tousser) - "Répare ma clôture t'auras d'la confiture"
☽ Souffler finalement☽

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En un mot : Nature & Cristal Witch
Qui es-tu ? :
☽ Et pourrir dans la terre ☽

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Mage baignant dans l'énergie de la terre, Evangeline est douce, craintive et délicate. Aspirant au calme plus que tout, elle ne se mêle pas volontiers aux autres et préfère se perdre en pleine nature plutôt que d'aller se balader en ville. Passionnée par son travail, elle se laisse souvent happer par ses projets et perd parfois le contrôle de sa magie, se laissant fasciner par les pierres qu'elle tient entre ses doigts, allant parfois jusqu'à l'évanouissement. Ne se confiant pas facilement, elle écoute cependant volontiers les gens et a toujours une tasse de thé à offrir pour consoler une âme en peine. Traumatisée par la violence de son ex-fiancé, elle fuit les relations amoureuses et désire plus que tout une vie tranquille en pleine nature.
Facultés :
☽ Et renaître encore ☽

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Magnéto-kinésie et phytokinésie, mais surtout déterminer l'énergie retenue dans chaque pierre et ses qualités magiques.

Capable de détecter les minéraux et à déterminer leur nature sans les voir, son pouvoir s’étend sur une portée de dix mètres. Lorsque ses yeux avides se posent sur tes trouvailles, elle peut juger avec précision de leur qualité et de leur « énergie », et cela mieux encore lorsqu'elle les tient entre ses mains tremblantes. Ainsi elle est capable de repérer les pierres les plus précieuses, même non taillées, même emprisonnées dans une gangue de calcaire. Elle sait d’instinct quel cristal renferme le plus d’énergie et quel type. Son pouvoir s’étend au métal, qu'elle tord selon sa volonté pour fabriquer ses amulettes. Elle l’attire, elle le repousse à volonté jusqu’à quatre mètres autour d'elle.
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Dim 15 Déc - 17:36 (#)

What are you doing here sweetheart ?
Andreï & Eva - novembre 2019


Tes pas se font sûrs alors que tu quittes ta demeure pour t’enfoncer dans le bayou. C’est pour toi l’heure magique où le soir tombe doucement, où un autre monde semble s’éveiller à la faveur des ombres. Ta canne frappe délicatement le sol pour éloigner tout reptile pouvant se trouver à ta portée et tu t’enfonces dans les herbes hautes. Parfois tu t’arrêtes pour cueillir quelques plantes que tu ranges soigneusement dans ta besace. Plus tard, tu concocteras quelques potions et charmes dans ta cuisine, ou bien tu feras sécher ta récolte pour pouvoir l’ajouter à tes plats. Tu prends tes marques petit à petit, après tout cela ne fait que quelques semaines que tu es là, dans ton nouveau chez toi. Tu as quitté le refuge généreusement offert par Faith pour te réfugier au plus près de la nature, là où tu te sens le mieux. Un peu pour pouvoir agir à ta guise sans te sentir observée, beaucoup pour pouvoir protéger celle qui t’a accueillie. Tu n’es plus en sécurité tu le sais, et tu te refuses à mettre en danger ceux qui au fil du temps te sont devenus si précieux. Tu n’as rien dit, rien mentionné au propos de quelqu’un qui serait sur tes traces et qui te voudrait du mal, après tout tu n’en sais pas grand chose toi-même.

Tu as rapidement trouvé cette baraque en ruine à un prix dérisoire et tu n’as pas hésité un instant après avoir soigneusement inspecté les fondations et l’essentiel, la plomberie, l’électricité… Malgré les protestations de Faith qui aurait voulu te voir rester le temps de faire quelques travaux, tu as préféré déménager le plus vite possible. Pour protéger. Bien évidemment tu as rapidement reçu toute l’aide dont tu pouvais rêver afin de rendre l’endroit habitable et sûr. Mais tu te plais à rendre cet endroit à ton image petit à petit. Finalement tu n’as pas besoin de grand chose. Tu passes pourtant tes soirées à retaper cet endroit que tu aimes de plus en plus, à embellir cette maison dont personne ne voulait, à la remplir de charmes discrets de protection, de pierres à l’énergie puissante et de plantes qui s’épanouissent sous tes doigts délicats. Mais ce que tu aimes le plus c’est l’extérieur, ce bayou sauvage et indompté qui t’entoure. La perspective de te réveiller avec une famille de ratons laveurs sur ton perron ne t’effraie pas, ni les alligators qui trainent dans les parages, ni les moustiques que tu éloignes avec de savantes plantations et onguents que tu fabriques une fois la nuit venue.

Tu te diriges vers cette minuscule clairière qui est devenue ton endroit préféré et tu t’agenouilles à cet endroit précis pour creuser de tes mains rendues calleuses par l’habitude. Tu récupères rapidement les gemmes que tu as enfouies pour les purifier et les enfournes dans ton sac en évitant de les regarder afin de ne pas être happée par leur scintillement perçant à travers la boue. Leur énergie est restaurée et brûle presque entre tes mains, t’emplissant de force et tu savoures ce contact délicieux pendant de longues minutes avant de reboucher le trou que tu as creusé. Soudain un frémissement te fige. Tu te redresses, plissant les yeux alors que la pénombre s’installe. Sans doute un animal parti en chasse. Pourtant tu fronces les sourcils et tu te diriges prudemment vers la source du bruit. Pourquoi ? Alors que la prudence la plus élémentaire te hurle de rentrer chez toi ?

Tu n’as jamais été rien de plus que cette idiote qui court au devant du danger. Sauf que maintenant tu ne vas plus aussi vite. Du bout de ta canne tu écartes un buisson et la surprise te fige. Sous tes yeux ébahis, un lynx. Pas le genre de bestiole que l’on trouve dans le coin. « … mais qu’est ce que tu fais là trésor ? » Les mots s’échappent de tes lèvres malgré toi, encore un peu sonnée par ta découverte. La pauvre bête semble un peu amaigrie et pas du tout à sa place dans le bayou. Si seulement tu n’avais pas que des fruits secs dans tes poches, tu lui aurais volontiers lancé un poulet cru ou une pièce de boeuf pour le remplumer un peu. Sans doute un crétin qui aura acheté illégalement le félin encore bébé et s’en sera débarrassé une fois adulte. Tu soupires et recules d’un pas. C’est un prédateur après tout, tu ferais bien de t’en aller tant qu’il ne fait pas mine de vouloir t’attaquer. Mais tu n’as pas peur. A vrai dire, avec les animaux tu n’as jamais peur. Ce ne sont pas des humains après tout. « Tu dois être mort de faim, si seulement je pouvais te ramener à la maison j’aurais de quoi te nourrir… » Et pourquoi pas le laisser dormir sur le canapé et lui faire prendre un bain pendant que tu y es ?

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Ven 27 Déc - 13:58 (#)

what are you doing here sweetheart?

evangeline & andreï.
Je savoure le toucher sous mes pattes. C’est moelleux, vaporeux, presque comme de la neige, de la neige dont je ne me rappelle que partiellement. De vieux souvenirs, associés à de vieilles angoisses. Ça soupire sous mon poids, craquements fragiles, c’est silencieux et plus que tout, c’est empreint d’une douceur étrangère à mon univers. Pattes posées, griffes rentrées, je trottine entre les racines des arbres imposants. Faune et flore que je ne connais pas si bien que ça, encore moins quand mes instincts prennent le dessus et que ma réflexion se met en berne. Il y a des chemins de bois qui se superposent aux marais inondés, il y a les feulements des animaux, le clapotis de l’eau qui s’agite sous les sauts des batraciens. Et il y a moi. Je me suis enfui. Nuit qui s’étiole, mon pelage veut disparaître, ma chair se tordre et se distordre, mes os se briser, se réagencer, mon être se contorsionner pour s’enfermer une nouvelle fois dans l’autre peau, celle si faible, si malléable, si vulnérable. Celle qu’il maltraite parce que c’est facile de la maltraiter, qu’il ne voit que lorsqu’elle est pratique, que par ce qu’elle rend possible. Alors qu’elle ne cache pas la bête. Je gronde, en sautant au-dessus d’une racine imposante. En me perchant sur une autre. Anomalie dans le paysage. Il y a un alligator, là-bas : dévoile mes crocs. Prédateurs qui se considèrent dans le silence. Il est immobile quand je ne peux que m’agiter, trottiner, sauter ça et là. Chasser, même si la chasse est maigre. Un héron, tout à l’heure, m’a fait tomber dans l’eau, s’est envolé avant que mes griffes déchirent ses plumes. Je m’ébroue en souvenirs, secoue la lourde fourrure sibérienne. Rien à faire là. La faim me tiraille, je quitte mon perchoir. Faim, ouais. Des pupilles fendues, le gris a l’ascendance et les mouvements se démarquent dans les buissons. Les odeurs, elles, sont mêlées à l’eau stagnante, aux plantes qui s’accumulent. Pas de gros gibiers, pas de gibiers assez gros pour un lynx. Je m’arrête. Bond, bond, bond encore, et terre ferme. Facile. Bond, mes griffes se plantent dans la racine, déchirent son épiderme, exposent sa chair et sa sève. Bond, l’alligator lève les yeux, intrigué par l’autre chasseur qui trouble son guet-apens. Je montre les crocs, tant pis pour toi. Bond, la mousse couvre la racine, je dérape, bond, la terre se love à nouveau entre mes coussinets. Petite clairière, munie de buissons, d’herbe dense, d’arbres lourds, de… Mes oreilles s’affolent, je relève le museau. Flair. Odeur. Pas que des herbes. Pas que de la nature. Humaine. Mes pattes se ramassent, les muscles roulent sous ma fourrure couturée de cicatrices qui peinent à se résorber. Faim et fatigue. Conséquences de mes conneries. La respiration qui s’étiole, les oreilles plaquées, la queue basse, le grondement lové dans ma gorge, prêt à sortir, à menacer, les muscles bandés, prêts à se déployer, prêt à sauter. Le buisson se plie et s’écarte, dévoile mes yeux jaunes et surtout, dévoile l’humaine.

Grondement. Dégage. Facile de te tuer. Mais faim. Mais dégage. « … mais qu’est ce que tu fais là trésor ? » Le grondement s’intensifie, se déploie entre elle et moi. Elle recule, pas en avant, mes coussinets se posent en silence sur l’herbe, exhibent mes griffes sans le moindre faux-semblant : qu’elle comprenne le sous-entendu. J’ai faim. Et froid : ma fourrure me protège du froid, de la neige, de l’humidité, en toute circonstance, oui. Mais elle ne peut rien faire contre un bain dans cette eau stagnante recouverte d’algues dans laquelle je me suis débattu tout à l’heure. « Tu dois être mort de faim, si seulement je pouvais te ramener à la maison j’aurais de quoi te nourrir… » Nourrir. J’ouvre ma gueule dans un long bâillement. Glisse mes yeux vers son sac. Elle est pas dangereuse, pour le lynx. Elle n’a pas de grande griffe, elle n’a pas l’air menaçante. Elle a même l’air téméraire, à s’approcher, comme ça. Je fais un nouveau pas, les yeux rivés sur elle autant que sur le sac qu’elle porte. Chargé. Nourriture ? J’ai beau humer l’air, je n’ai pas de réponse, juste… Nouveau pas en avant, j’écarte bien mes cinq doigts, cinq griffes, qu’elle les voit bien. Pas de faux mouvement. Juste…

Bond. Mes crocs s’accrochent au sac, l’arrachent. Bond à nouveau, dans les buissons. Je me perche sur une racine, bande mes muscle pour atteindre une branche, grimpe en hauteur, mon trophée dans la gueule. J’ai toujours les yeux rivés sur elle. Au pire, si pas de bouffe, peut-être du fric. Et le fric, mes mains peuvent l’échanger contre la bouffe, ambivalence d’une double vie. Je feule pour ajouter un peu de menace, et la mettre au défi de venir le chercher.


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Magnéto-kinésie et phytokinésie, mais surtout déterminer l'énergie retenue dans chaque pierre et ses qualités magiques.

Capable de détecter les minéraux et à déterminer leur nature sans les voir, son pouvoir s’étend sur une portée de dix mètres. Lorsque ses yeux avides se posent sur tes trouvailles, elle peut juger avec précision de leur qualité et de leur « énergie », et cela mieux encore lorsqu'elle les tient entre ses mains tremblantes. Ainsi elle est capable de repérer les pierres les plus précieuses, même non taillées, même emprisonnées dans une gangue de calcaire. Elle sait d’instinct quel cristal renferme le plus d’énergie et quel type. Son pouvoir s’étend au métal, qu'elle tord selon sa volonté pour fabriquer ses amulettes. Elle l’attire, elle le repousse à volonté jusqu’à quatre mètres autour d'elle.
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Sam 28 Déc - 17:05 (#)

What are you doing here sweetheart ?
Andreï & Eva - novembre 2019


Un grondement sourd s’échappe de l’animal mais tu ne bouges pas. Faire un geste brusque serait sans doute idiot et tu ne l’es pas à ce point, idiote. Ou peut-être que si après tout. Tu n’as pas peur et tu regardes le félin droit dans les yeux, baissant lentement tes paupières pour signifier que tu n’es pas une menace. Evidemment que tu n’en es pas une. Tu es une espèce de fêlée qui a choisi de vivre dans le bayou parce que tu es incapable de vivre avec tes semblables et de leur accorder ta confiance. Lamentable. Tu vois la bête sortir ses griffes en une menace silencieuse et tu te surprends à vouloir rire. Rire parce que tu sais bien qu’à part pour un raton-laveur, tu ne représentes aucune menace pour les habitants de ce lieu. A vrai dire ces vils petits voleurs viennent jusque sur ton porche pour dormir à l’abri et n’hésitent pas à envahir ta cuisine si tu as le malheur de laisser une fenêtre ouverte. Tu n’as pourtant pas le coeur à les chasser, tu les laisses faire en levant les yeux au ciel et en jurant en irlandais, leur jetant des torchons pour les effrayer, mais sans succès. Alors tu déposes des fruits secs à l’extérieur pour les nourrir loin de ta demeure et cela marche le plus souvent. Sans doute que si tu avais la certitude de retrouver le lynx au même endroit, tu te hâterais d’aller chercher quelques bouts de viande pour les lui apporter sur le champ. Un humain n’aurait peut être pas autant de chance cela dit…

Tu ne bouges plus. Ni n’avances, ni ne recules. Tu te transformes en statue de pierre, ton rythme cardiaque s’accélérant à peine. Que sont des griffes comparées à une arme à feu ? Pourtant un cri de surprise, plus proche du couinement d’une souris contrariée que du hurlement de terreur, s’échappe de tes lèvres alors que le félin félon s’empare de ton sac et se réfugie en haut d’un arbre. Tu fronces les sourcils et viens te planter sous la branche, mains sur les hanches et le nez levé bien haut. « Je veux bien être gentille mais il y a des limites. » Gentille ? Complètement neuneu plutôt ! Tu fais taire la petite voix d’un claquement de langue agacé mais tu sais qu’elle reviendra bien vite. Pour le moment tu plantes ton regard azuré dans celui du lynx et tends la main vers ton sac. « Il n’y a rien à manger là-dedans. Juste des cailloux. » Ta voix est étrangement calme, mais bien plus forte que ton murmure ordinaire. Puissante. « Rends-le moi. » Les accents de tes paroles se font autoritaires et impérieux et tu sens les picotements de la magie parcourir tes doigts. La magnétite et l’hématite rangées dans ton sac commencent à frémir, imperceptiblement d’abord, puis le tremblement devient plus important. Peux-tu le faire ? En es-tu seulement capable Evangeline ? Après tout, depuis ce jour tu t’es tellement affaiblie… Ta colère flamboie et renvoie à nouveau la petite voix aux limbes de ta conscience.

« Mais si tu as faim il me reste du ragoût à la maison. Alors descends de là et ne te fais pas plus idiot que tu ne l’es ! » Bizarrement, tu songes que cette bête n’est pas exactement ce qu’elle semble être. Peut être parce qu’elle a pris ton sac au lieu de t’attaquer ou de fuir comme l’aurait fait tout autre félin normal. Une des pierres, la plus petite, s’échappe de la toile et atterrit dans ta paume. Tu la fixes avec satisfaction et reportes ton attention sur l’animal. Ta colère s’apaise, le tremblement des minéraux aussi. Entre tes doigts roule l’hématite qui t’envoie de délicieuses décharges d’énergie. Un sourire. « Tu sais, ces pierres n’ont de valeur que pour moi. Descends maintenant. Tu as faim et froid. » Tu t’interromps et recule pour t’asseoir sur un rocher à quelques mètres de là. « Et tu as peur. Je comprends. Je sais ce que c’est que d’avoir peur. Et moi je n’ai pas de griffes pour me défendre. » L’air de rien tu sors les quelques fruits secs de ta poche et tu commences à grignoter en ne lâchant pas le lynx des yeux. Qu’il ne compte pas sur toi pour détaler en courant. D’ailleurs avec ta jambe, courir n’est plus à ta portée désormais.

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Mer 1 Jan - 16:49 (#)

what are you doing here sweetheart?

evangeline & andreï.
Le cuir s’abime entre mes crocs, balance à un rythme régulier alors que je trouve mon équilibre sur la branche. Espace réduit, branche fragile, mais c’est mon élément. Je suis un grimpeur, autant qu’un prédateur. Il ne me faut pas long pour faire volteface et planter mes yeux dans les siens. Pourquoi est-ce que je ne suis pas parti plus loin ? Parce que je n’ai pas choisi le meilleur arbre pour me réfugier, je n’ai pas de refuge accessible d’un bond et si je veux lui sauter dessus pour l’égorger, ça veut dire qu’il faut que je lâche mon autre proie. Le cuir grince, crisse quand j’ouvre ma gueule pour feuler en direction de la femme qui s’est plantée en bas de l’arbre. Mes griffes creusent le bois, râclent l’écorce. « Je veux bien être gentille mais il y a des limites. » Des limites ? Humain, j’arquerai bien les sourcils mais lynx, je me contente de la fixer sans ciller. Avec un peu de chance, elle va essayer de grimper, se viander et se casser la nuque. Ou juste faire demi-tour. Mais non, ça ne m’étonne qu’à moitié lorsqu’elle se comporte comme une humaine, comme ces imbéciles qui n’ont aucune conscience de l’ordre naturel entre proie et prédateur. Je retrousse mes babines, faute de pouvoir complètement me décrocher la mâchoire, quand elle tend la main dans la direction du sac. Pas sur le côté, j’éloigne le cuir. N’essaye même pas. « Il n’y a rien à manger là-dedans. Juste des cailloux. » Juste des cailloux. Par réflexe, mes yeux dégringolent vers le sac, j’agite un peu ma gueule pour l’ouvrir un peu plus, la bandoulière se détériore un peu plus. « Rends-le moi. »

Je m’immobilise. Sa voix. Sans prévenir, le rapport de force a basculé. Et pas totalement en ma faveur. Il y a dans sa voix de l’autorité, cet impératif assuré que je côtoie tous les jours. Il y a dans l’air une tension que je connais depuis une éternité. Il y a… Le sac frémit, vibre lentement : les tremblements remontent le long du cuir pour s’imposer dans ma gueule, contre mes crocs, contre ma mâchoire, s’agitent à mes vibrisses et mes moustaches pour que je ne puisse pas les ignorer. Je mords un peu plus, réaction violente contre le réflexe qui a voulu me faire lâcher cette horreur. Un gémissement est à deux doigts de m’échapper, aussi. L’animal reconnaît la magie, l’animal battu encore plus. « Mais si tu as faim il me reste du ragoût à la maison. Alors descends de là et ne te fais pas plus idiot que tu ne l’es ! » Ragoût ? Mes pattes râclent la branche, piétinent et déchiquètent l’écorce, dans une impatience et une nervosité grandissante. Je commence à sérieusement saliver autour du cuir, que je mâchonne sans pouvoir m’en empêcher, jusqu’à ce que l’inévitable se produise : la lanière casse, la besace penche dangereusement sur le côté, un truc s’en échappe et moi, j’abime un peu plus la branche en me stabilisant. Merde. Elle mentait pas, y’a que des cailloux dans le machin, j’ai les prunelles rivées sur la pierre qui brille dans sa main. J’ai envie de lâcher ce qu’il reste du sac abimé, vu qu’il n’a rien d’intéressant, mais… ça me fait un moyen de pression sur elle. Sauf qu’elle est comme Georg. Tout en moi le pressent. Il faut que je parte, il faut que je fuie, mais elle ne m’en a pas donné l’autorisation. Et j’ai toujours faim. « Tu sais, ces pierres n’ont de valeur que pour moi. Descends maintenant. Tu as faim et froid. Et tu as peur. Je comprends. Je sais ce que c’est que d’avoir peur. Et moi je n’ai pas de griffes pour me défendre. » Faim. Froid. Peur. Je bande mes muscles, déploie ce que je peux malgré les hématomes qui parsèment mon pelage, saute par-dessus la sorcière pour terminer derrière elle ; le reste du sac se répand autour de moi, des cailloux, des cailloux, et des plantes, mais rien de bien solide. Je creuse des sillons dans la terre, lynx furieusement nerveux. Et je salive encore plus, lorsque je vois dans sa main de la bouffe. J’ai faim, ouais, foutrement faim. Toujours faim. Et pas de gros gibier dans le coin. En dehors de… est-ce que c’est un gibier, ça ? Petit pas en avant, je pousse un des cailloux dans sa direction, piétine le reste. Qui t’est, pour pas avoir la trouille ? Peut-être qu’elle a juste déjà un zoo et qu’elle entend bien m’ajouter à sa collection. Peut-être. Je sais pas trop. Sûrement. Je sais pas. J’ai envie de lui poser des questions, envie de partir, besoin de partir mais… elle a parlé de bouffe. La curiosité est là. L’avidité aussi. Mes prunelles se posent à nouveau sur sa main, puis sur sa poche. J’hésite à aller y chercher les trois trucs à grignoter, mais… elle est comme Georg. Il y a cette certitude qui me paralyse un peu. Et merde. Je pose les yeux sur le caillou, puis sur elle, puis à nouveau sur le panneau, réflexion active de l’animal. Puis un miaulement, hésitant, avant que je ne commence à tourner autour d’elle à pas silencieux. Un nouveau miaulement, je rive mes yeux sur elle. Bouffe. J’ouvre ma gueule, salive. Au pire, si elle cherche à m’entuber, ce sera elle que je boufferai, que je me dis. Avant de miauler une seconde fois.  


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Un soupir lorsque la bandoulière de ton sac lâche, mais tu restes postée sur ton rocher et tu grignotes tranquillement quelques amandes. Tu l’aimais bien ce sac. Tant pis, tu passeras sans doute de longues heures penchée sur ton ouvrage pour le recoudre. Ton regard reste fixé sur la bête qui te regarde, nerveuse et alerte, prête à bondir. Si c’était un simple animal, alors le lynx serait parti depuis longtemps ou bien t’aurait attaquée. Pourtant, tu en es persuadée, il te comprend. Il réagit à certaines paroles. Est-ce que tu as peur ? Bizarrement, non. Tu as peur face à tes semblables, à une arme à feu, face aux hommes qui pour la plupart te terrifient. Les animaux, même les plus dangereux, ça te paraît plus… honnête et simple. Plus naturel. L’hématite roule entre tes doigts et tu te retiens de te perdre dans son délicat scintillement métallique, tu tentes de rester de marbre alors qu’elle t’envoie de délicieuses et légères décharges qui viennent chatouiller ta peau.

Tu sursautes pourtant quand le fauve saute par-dessus ta tête et tu ne peux t’empêcher de lâcher un soupir contrit en voyant tes trésors se répandre et tu t’immobilises prudemment, résistant à l’envie de tous les ramasser sans plus prêter attention à ce félin brigand. Tes yeux se posent sur ses griffes qui grattent la terre et tu relèves la tête, abaissant puis relevant tes paupières lentement. Une pierre roule dans ta direction et tu te penches pour la ramasser. Soupir de contentement que tu ne peux retenir et tu la glisses dans ta poche. Concentration Evangeline, tu ne peux pas te permettre de te laisser aller à ta faiblesse et te perdre dans la beauté et la force des gemmes jusqu’à ce qu’on vienne te tirer de ta transe. Le miaulement de l’animal te sort de tes pensées et tu ne peux t’empêcher de sourire, attendrie par un miaulement , puis un second alors que la bête tourne autour de toi. Tant pis pour tes cailloux si précieux, pour tes plantes, tu reviendras plus tard. « D’accord, d’accord. Allons-y, ma maison n’est pas loin. »

Tu te relèves en grimaçant, ta jambe te fait souffrir mais tu chasses l’idée même de la douleur d’un signe de tête et sans plus un regard à ton compagnon, tu te mets en route. Tes doigts serrent ta canne et tu t’appuies sur elle en effleurant les signes discrets de protection gravés dans le bois déjà patiné. Le chemin te semble incroyablement long et pourtant il ne te faut que quelques minutes pour rejoindre ta bicoque entourée de fleurs. Les trois marches de ton perron te semblent une épreuve de plus, mais tu fais mine de ne pas sentir ce mal lancinant qui traverse ta chair et c’est avec soulagement que tu ouvres la porte. « Dépêche toi, je ne tiens pas à ce que ma cuisine soit encore envahie par les ratons laveurs. » Tu ne te retournes pas, tu ne sais pas si l’animal t’a suivie, si tu n’es pas une complète idiote à parler dans le vide. Heureusement que tu n’as pas de voisins, ils te prendraient pour une cinglée et avec un peu de malchance foutraient le feu à la maison de la sorcière. Personne n’est à l’abri de la peur de l’autre dans ce pays, pas même toi, une inoffensive magicienne qui fait pousser des plantes et se nourrit presque exclusivement de soupe et de tisane.

C’est sans hésitation que tu vas ouvrir ton frigo et tu en sors une pièce de boeuf que tu poses sur le comptoir pour la laisser se réchauffer. Tu allumes ta cuisinière et le feu sous ta marmite. Au bout de quelques secondes seulement l’arôme du ragoût commence à envahir ta cuisine et ton ventre se met à montrer son approbation de façon beaucoup trop sonore. Finalement, toi aussi tu meurs de faim. Doucement, tu déposes l’assiette de viande par terre et tu t’en éloignes. « Promis, le ragoût sera bientôt réchauffé. Tu peux manger ça en attendant, je suppose que la viande crue ne te pose pas de problème. » Ta voix se fait tranquille, apaisée. Tu es ici chez toi. Tu es en sécurité. Et toute créature que tu invites ici bénéficiera de ton hospitalité. C’est ce que tu t’es promis quand tu as dépensé tes économies dans cette maison délabrée. Que toi aussi tu seras capable de protéger un jour. Tu remplis une assiette creuse de ragoût bien chaud pour l’animal et tu te retournes. Sera-t-il là ? Ou bien aura-t-il préféré fuir ? Après tout, tu passes pour une espèce de cinglée qui collectionne les cailloux et qui parle toute seule.

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Mer 1 Avr - 23:02 (#)

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Il y a indubitablement la faim. Mais il y a aussi la peur, l’appréhension et cette méfiance qui me court sur l’échine, qui me hérisse le poil, qui fait poindre dans ma gueule un grognement menaçant, un feulement de mise en garde. Ses cailloux, je n’en ai rien à faire. Mais la magie qui s’en dégage, que je devine dans ses gestes, dans son attitude, elle, je n’en ai pas rien à faire. L’animal maltraité se souvient du bâton, a appris à le craindre et à le respecter, à le fuir et à s’y soumettre. Le sac ne m’intéresse plus, il est plus dangereux qu’autre chose. Quant à la femme, j’oscille toujours entre l’assurance du prédateur et l’angoisse acquise quand je déchiquète l’écorce de la branche, piétine et pétris le bois en y traçant des sillons. Ceux-là même que je creuse à nouveau après avoir sauté pour atterrir derrière elle. Ma proie, le sac ouvert, déchiré, abimé, je le secoue pour le vider, n’ouvre ma gueule que lorsque je comprends que je n’aurais rien à en tirer. Que lorsqu’elle me propose mieux, aussi. Ragoût. A la seule mention de la viande, je salive davantage, humidifie le cuir, bave en haletant ; vaut pas beaucoup mieux qu’un chien, faut croire. Je fais des aller-retours sur un espace de quelques mètres, sans la quitter un seul instant des yeux. J’ai faim. Pourquoi tu fuis pas, sorcière, pourquoi t’as pas peur, qu’est-ce que tu comptes faire de moi, est-ce que tu me mens, est-ce que t’as prévu de m’entuber sévère, de m’attirer chez toi avec une promesse de bouffe ? Je feule, menace, mais faut pas se mentir, la seule mention de bouffe, et même ces trucs qu’elle a en main me donnent envie, transforme ma menace en miaulement. « D’accord, d’accord. Allons-y, ma maison n’est pas loin. » Mes réflexes d’humain me poussent à hocher la tête, je lui emboîte le pas sitôt qu’elle se met en mouvement. Saute sur le côté, pour ne surtout pas la laisser trop s’approcher de moi. Me faufile, entre les branches, saute sur un arbre, dégringole dans un fourré, me fond dans la nature, ressors la tête. Elle s’aide d’un bout de bois pour avancer. Proie faible. Elle avance lentement, si lentement, proie facile. Elle reste ici, alors qu’il n’y a pas d’autres odeurs d’humain. Proie isolée. Je pourrais la bouffer, ça c’est certain, je ne sais pas ce qui me retient, ce serait moins dangereux que… Maison. Je m’immobilise dans l’ombre.

Elle ouvre la porte. Pas naturel de m’exposer, comme ça. « Dépêche toi, je ne tiens pas à ce que ma cuisine soit encore envahie par les ratons laveurs. » Et elle veut que je rentre, en plus de… Ragoût, tout de même. J’ai encore mal de partout, de ces blessures qui se sont résorbées pour me sauver la vie, mais pas assez pour que la douleur disparaisse. Mes côtes se plaquent sur mon pelage, la salive s’agglutine, coule lentement dans l’herbe et quand l’odeur de bœuf est portée par le vent jusqu’à moi, assiette posée par terre. « Promis, le ragoût sera bientôt réchauffé. Tu peux manger ça en attendant, je suppose que la viande crue ne te pose pas de problème. » Elle s’éloigne, je ne me rends même pas compte que j’ai sauté pour grimper les trois marches du perron, lape l’assiette, encore et encore. Pour en faire disparaître l’ensemble. Les babines sont saignantes, les crocs maculés, l’assiette, elle, termine rayée mais vierge de toute nourriture et je repose les yeux sur elle. Viande crue, viande cuite, je ne suis pas difficile. Elle n’a pas menti, m’a donné à manger, la suite logique c’est que je me laisse aller à ma curiosité naturelle, celle que Georg réprime, interdit, que je réfrène. Saute sur la table, fixe les murs, les fenêtres, la décoration. Saute sur une chaise – qui tombe sous mon poids – me glisse vers le canapé. Flaire et explore. M’immobilise quand l’appel revient. La tension l’a tenu au loin le temps que je me retrouve en sécurité, la tension m’a poussé à rester fort, à rester pelage, à rester félin mais maintenant que le jour s’installe durablement, la pression sur ma chair s’accentue. Je jette un regard en direction de l’autre. Reviens à côté de la cuisinière, considère le ragoût. Mais plus le jour s’impose, plus l’animal hésite. Je me faufile hors de la bicoque, mais je me love dans l’ombre des murs quand la douleur se fait trop forte pour que je résiste. Déchirement. Désarticulation. Dépigmentation. Le pelage pâli, se raccourcit, les coussinets se dissocient, les griffes s’abandonnent, l’échine se tort, se contracte, s’étend et s’affine. Et mes côtes douloureuses, elles, persistent. Ça ne dure qu’une poignée de minutes, mais le temps n’a plus de sens dans ce genre de situation, surtout lorsque la transformation m’est imposée, pas contrôlée. Ma respiration a du mal à se stabiliser, cœur qui bat à toute allure, je reste recroquevillé.


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La Winx du Bayou qui met des paillettes dans ta vie (faut pas lécher les cailloux ça fait tousser) -
Evangeline O'Callaghan
Evangeline O'Callaghan
La Winx du Bayou qui met des paillettes dans ta vie (faut pas lécher les cailloux ça fait tousser) - "Répare ma clôture t'auras d'la confiture"
☽ Souffler finalement☽

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En un mot : Nature & Cristal Witch
Qui es-tu ? :
☽ Et pourrir dans la terre ☽

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Mage baignant dans l'énergie de la terre, Evangeline est douce, craintive et délicate. Aspirant au calme plus que tout, elle ne se mêle pas volontiers aux autres et préfère se perdre en pleine nature plutôt que d'aller se balader en ville. Passionnée par son travail, elle se laisse souvent happer par ses projets et perd parfois le contrôle de sa magie, se laissant fasciner par les pierres qu'elle tient entre ses doigts, allant parfois jusqu'à l'évanouissement. Ne se confiant pas facilement, elle écoute cependant volontiers les gens et a toujours une tasse de thé à offrir pour consoler une âme en peine. Traumatisée par la violence de son ex-fiancé, elle fuit les relations amoureuses et désire plus que tout une vie tranquille en pleine nature.
Facultés :
☽ Et renaître encore ☽

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Magnéto-kinésie et phytokinésie, mais surtout déterminer l'énergie retenue dans chaque pierre et ses qualités magiques.

Capable de détecter les minéraux et à déterminer leur nature sans les voir, son pouvoir s’étend sur une portée de dix mètres. Lorsque ses yeux avides se posent sur tes trouvailles, elle peut juger avec précision de leur qualité et de leur « énergie », et cela mieux encore lorsqu'elle les tient entre ses mains tremblantes. Ainsi elle est capable de repérer les pierres les plus précieuses, même non taillées, même emprisonnées dans une gangue de calcaire. Elle sait d’instinct quel cristal renferme le plus d’énergie et quel type. Son pouvoir s’étend au métal, qu'elle tord selon sa volonté pour fabriquer ses amulettes. Elle l’attire, elle le repousse à volonté jusqu’à quatre mètres autour d'elle.
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Mer 8 Avr - 19:05 (#)

What are you doing here sweetheart ?
Andreï & Eva - novembre 2019


Tu devrais fuir, te cacher, chercher à échapper à ce qui est un prédateur évident. Mais non, tu ne fuis pas. Il n’a pas l’air de comprendre d’ailleurs. Tu n’as pas peur. Ton échelle de la crainte est quelque peu bancale depuis ce jour où le chagrin mêlé de trahison s’est ajouté à la terreur. Tu n’as plus peur de ces prédateurs qui peuvent te tuer mais pas te briser mentalement, ni t’arracher le coeur et te mettre à nu au point d’anéantir tout ton être. Un lynx pourrait t’ouvrir la gorge mais ça ne te fait pas peur. Tu as connu le pire et ce n’est pas l’animal que tu crains. C’est l’humain. Alors tu le laisses te suivre, tu lui tournes ostensiblement le dos, confiante. Et après tout s’il te saute dessus et t’égorge eh bien… tant pis ? La vue de ta maison t’a rassurée et tu mets un pied devant l’autre, savourant chaque seconde. Un instant de vie après l’autre tu t’actives, feignant d’ignorer ton compagnon. La viande offerte est bien vite dévorée et cette fois tu ne peux t’empêcher de jeter un coup d’oeil. Tu pourrais frissonner face au sang, trembler en imaginant le tien maculer les moustaches de l’animal. Et il n’en est rien. Tu songes vaguement que tu devras aller refaire des courses plus tôt que prévu, mais tu ne peux t’empêcher de ressentir une certaine satisfaction en voyant l’assiette vide. Si tu t’écoutais tu pillerais absolument toutes tes réserves pour nourrir cette bestiole amaigrie.

Tu ne dis rien quand le félin se décide à explorer ton refuge, curieusement calme et détachée de la scène comme si tu n’étais pas concernée. Tu comprends à moitié qu’il vaut mieux le laisser faire au risque de l’effrayer ou même de le braquer. Le lynx renifle, scrute le moindre détail, se coule entre tes meubles comme s’il était une fourrure liquide. Il se fige et t’observe, tu ne bouges pas, bras croisés et l’encourageant du regard. Se rapproche de l’assiette de ragoût mais ne mange pas. Tu penches la tête sur le côté, indécise sur la marche à suivre alors qu’il s’échappe de ta demeure. Rester là ? Le laisser disparaître ? Ton bon sens semble être aux abonnés absents car tu décides de sortir toi aussi. Il ne te faut que quelques secondes pour assister à la fin d’un spectacle qui ne te saisit pas d’horreur mais te plonge dans un état de stupeur intense. Fourrure qui se déchire, articulations malmenées, corps tordu par la douleur dans un silence de plomb. Tu sembles t’être métamorphosée en statue de marbre tant la couleur a quitté ton visage désormais fantomatique. Tu restes là sans un mot, sans un geste, ton souffle à peine perceptible. Le regard fixé sur ce qui t’arrache un frisson de peur. Homme. Depuis ce jour, tu te méfies de tes semblables du sexe opposé. Tu les fuis, tu les évites. A de rares exceptions, tu ne les apprécies pas. Et tu les crains.

Tu tournes les talons pour te réfugier dans ta demeure, le coeur battant, les mains tremblantes. Pourtant, la minute d’après te voilà dehors à nouveau auprès de cette créature qui plus tôt ne t’arrachait pas le moindre rictus de peur. Deux instincts luttent et tu serres entre tes mains le plaid que tu as saisi dans un état quasi second. A la peur s’oppose la sensation de toucher du doigt quelque chose d’important. De magique. De profondément lié à la terre. Tu ne sais pas pourquoi. Mais cette fois la magie se révèle plus forte que la terreur qui menace de t’avaler. Tu t’agenouilles non sans grimacer de douleur et fais glisser la couverture sur le corps recroquevillé et tremblant. Ton coeur se serre. Il te ressemble. A la merci de l’extérieur, affaibli, brisé. Un instant d’hésitation, tu poses délicatement ta main sur ses cheveux et caresse doucement sa tête. Tu ne dis rien, que pourrais-tu dire ? Que ça va aller ? Tu l’ignores et tu ne veux pas faire de promesse que tu ne peux pas tenir. Cette scène te rend incroyablement triste, tu as l’impression de contempler une partie de toi-même, l’Evangeline d’après l’évènement. La créature brisée à la merci du monde. « … je suis là. Je ne te laisse pas, promis. » Tu n’as rien à craindre, c’est ce que tu as envie de dire. Que tu vas le protéger. Parce qu’il te rappelle celle que tu es, parce qu’il t’est insupportable de voir la souffrance. Parce qu’au fond tu te dis que c’est à ton tour de protéger quelqu’un. « Est ce que tu peux marcher ? Tu seras mieux à l’intérieur sur le canapé. Dis-moi de quoi tu as besoin s'il te plaît. »

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Dim 3 Mai - 22:47 (#)

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J’ai du mal à respirer. Une respiration catastrophique, même. Les muscles tétanisés, contractés, parcourus de spasmes incontrôlables. J’ai mal, putain, comme à chaque fois, et j’ai beau y être habitué, j’ai beau être habitué à avoir mal, cette source de douleur là, je ne m’y fais pas. Pattes de velours qui me manquent, protection de la fourrure, de l’ouïe, de mes crocs dans ma gueule qui me manquent. Je déteste être vulnérable comme ça, à croire que la douleur psychologique est nettement supérieure à la douleur physique, dans ces moments. Je ramène mes genoux contre mon torse, froid, trop froid, mal, trop mal ; les yeux fermés en attendant que leur sensibilité à la lumière s’apaise, en attendant aussi qu’ils se stabilisent. J’ai envie de dégueuler. J’ai envie de crever. Je n’ai pas envie d’avoir la peau d’un homme, ; j’ai pas envie de… Du bruit. Dans le brouillard de cette main griffue qui me râcle la poitrine, dans le brouillard de mes côtes qui s’obstinent à se faire douloureuses, peau sur les os, j’ai l’instinct du prédateur blessé qui se réveille. Du bruit. Elle. La. Forcément. Sorcière, je veux feuler, le son ne franchit même pas ma gorge serrée. Tout juste si je relève la tête, juste mes yeux, entre mes bras croisés, parce qu’elle est là, devant moi. A me fixer. Qu’est-ce qu’elle va me faire ? Je sais pas. Du mal, sûrement. Vouloir m’utiliser, sûrement. Ce qu’ils veulent tous. Mais je ne suis qu’à Georg, ils ont pas le droit, les autres, ils ont pas le droit de… ils… Elle tourne les talons. Bruit qui s’échappe, qui se déplace, qui me contourne, la respiration qui la suit.

Je pose une main au sol, enfonce la paume dans la terre humide, l’odeur de l’herbe, avec un frisson. Sans pour autant me relever, trop mal. Veux retrouver ma fourrure. Veux retrouver l’acuité de l’animal. Pas la saturation de sens vides et les doigts gourds de l’humain. Le bruit revient ; rapide. L’odeur avec elle. L’odeur de magie, l’odeur de plantes, l’odeur d’angoisse. Même pas eu le temps de me redresser, même pas eu le temps de me trouver une arme, un caillou à lui balancer à la gorge, un bout de bois à lui enfoncer dans la jugulaire. Même pas eu le temps de bouger. Trop rapide. Juste la volonté de redresser la nuque, de plonger mes yeux dans les siens, de me raidir quand je vois qu’elle a les mains prises. Mais pas d’athame entre ses doigts. Couverture, truc dans le genre. Qu’est-ce qu’elle veut, qu’est-ce qu’elle fout ? Faut que je me casse, pas tout de suite. Il serait déçu, il va être déçu, j’ai un gémissement qui se noie dans ma gueule, comme un gargouillis. T’approches pas, t’approches pas, faut d’arriver à émettre un son pour le moment, j’essaye de parler avec mes yeux ; sans le moindre effet. Trop sensible, l’animal. Trop sensible, aux heures trop matinales. La couverture se pose sur moi, je réprime avec difficulté un frisson. Ferme les yeux. Frissonne davantage sous l’autre contact qu’elle m’impose. Me propose. Un nouveau feulement, mon poil veut se gonfler, mais il n’y a que la peau et que la chair de poule. Qu’est-ce qu’elle attend de moi ? Je sais pas. Mais je me recule, j’échappe, m’écarte. Me fige une nouvelle fois. « … je suis là. Je ne te laisse pas, promis. » Me laisser. Elle ne me laisse pas. Pourquoi, j’ai beau articuler, le son ne veut pas venir ; la gorge rêche, la voix cassée, le grognement inaccessible pour le moment. Sans compter tout le reste. Tellement plus simple d’être pelage que chair nue. Tellement plus facile de ne pas penser quand tout les sens ne sont orientés que sur la survie. Tellement plus facile d’ignorer le reste. Tellement… « Est ce que tu peux marcher ? Tu seras mieux à l’intérieur sur le canapé. Dis-moi de quoi tu as besoin s'il te plaît. » Les yeux qui reviennent sur elle. Et un mouvement de tête. Ma main vient agripper la couverture, pour la retenir, quand je me redresse. …oif Je me râcle la gorge, tousse. Renifle. Soif J’ai envie de lui sauter à la gorge. Elimine la menace. Oui, mais sorcière. Et si ça muselait déjà le lynx, l’homme contusionné, lui… Et sa main dans mes cheveux, douceur lunaire. Je cherche un appui pour me relever seul. Pour continuer à me tenir à distance d’elle. Je ne te laisse pas, promis. Les promesses des hommes n’ont aucune substance, aucune valeur. Les animaux, eux, au moins, ne promettent pas. Je me passe une main dans les cheveux, secoue la crinière trop courte. Qu’est-ce que t’attends de moi ? Nouveau raclement de gorge. Mes yeux qui plongent dans les siens. Aveugles. Sombres. Ils sont encore fendus, ça, le soleil n’a pas su me le prendre ; ils s’obstinent dans le spectre gris du chasseur. Les mouvements exacerbés au détriment des couleurs. Pourquoi tu m’as donné à bouffer ? La faim. De quoi tu as besoin. De ça. T’as encore à bouffer ? Les fondamentaux. Il sera toujours temps de la buter après, au pire. Elle a forcément des couteaux dans sa cuisine. Et une jambe qui ne fonctionne pas bien. Et un cou fragile. Comme tous les autres.


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Jeu 14 Mai - 17:33 (#)

What are you doing here sweetheart ?
Andreï & Eva - novembre 2019


Tu trembles et tu frémis, une feuille presque vidée de sa sève dans le vent froid d’automne. Pourtant tu ne recules pas, tu ne fuis pas. Tu observes la créature -l’homme- avec une curiosité mêlée de crainte, pas parce que tu ne comprends pas, mais parce qu’il est. Il est ce que tu apprécies, cette nature sauvage et indomptée, d’une pureté sans égale. Et ce que tu crains, l’homme. Celui qui brise, celui qui fait mal. Tu t’écartes, tant pour lui laisser de l’espace que pour préserver ton esprit au bord de la panique. Mais tu restes. Tu ne pars pas. Tu ne peux pas te résoudre à abandonner une créature qui… Tu fronces les sourcils, troublée. Une créature qui fait résonner la magie comme cela. Une créature qui a besoin de toi. Tu oscilles sur le fil, hésitant entre peur et fascination incontrôlable, incapable de te décider. « … oif. » Tu tends l’oreille, sortie de tes pensées et tu te penches légèrement vers lui. « Soif. » Tu hoches la tête, te prépares à te précipiter dans la cuisine pour aller chercher de l’eau mais tu ne parviens pas à détacher tes yeux de cette silhouette qui lentement se redresse, de ces yeux sombres et inhumains qui te fixent avec une méfiance si lourde qu’elle semble t’étouffer. La terre frémit autour de toi, tu sens l’herbe frissonner sous tes pieds nus alors que le soleil darde sur vous ses rayons timides et pourtant de plus en plus brillants. « Qu’est-ce que t’attends de moi ? » Tu restes muette, incapable de répondre à la question. Du lynx tu attendais qu’il se nourrisse puis qu’il retourne s’enfoncer dans les bois sans se retourner, te laissant la satisfaction de l’avoir remplumé un peu. De l’homme… qu’il s’en aille, le plus loin possible de toi pour que ton coeur n’explose pas de panique. De la créature, tu n’en as aucune idée. Mais peux-tu avoir encore peur de lui ? Est-il vraiment humain ou est-ce une apparence destinée à te tromper ? Quelques végétaux commencent à s’enrouler lentement autour de tes chevilles, sans que tu t’en rendes compte, tiges fragiles tentant de t’offrir réconfort et sécurité. Même si tu devais mourir ici, tu pourriras dans la terre et cette pensée -loin de t’effrayer- te rassure avec chaleur.

« Pourquoi tu m’as donné à bouffer ? » Encore des questions. Mais là tu peux répondre. « Parce que tu avais faim. » Ta voix ne tremble pas, lointaine et détachée. A la fois ici et ailleurs. C’est l’évidence même. Nourrir une créature qui en a besoin. Récupérer une plante à l’article de la mort et la soigner patiemment jour après jour pour la voir fleurir. Donner pour pouvoir prendre, c’est ainsi que fonctionne la terre, c’est ainsi que tu fonctionnes. Peux-tu seulement avouer à haute voix que tu es incapable de refuser quoi que ce soit à un animal, que tu envies la créature d’être aussi proche de ton élément ? « T’as encore à bouffer ? » La question te sort de ta presque transe et les brins d’herbe te libèrent, retournant à leur état de créatures immobiles et souples et tu clignes des yeux. Face à toi, la créature. L’animal ? L’homme ? Tu ne sais plus très bien et tu pressens que c’est beaucoup plus compliqué que cela. Prudemment, tu hoches la tête avec lenteur. « Il me reste du ragoût. Je peux aussi te cuisiner autre chose si tu as vraiment très faim. » Route des sages, routes des fous. Tu lui tournes le dos. La voie insensée que tu as choisie s’ouvre à toi. Tu marches doucement, comme lorsque le lynx te suivait, sans te retourner, à la merci de la créature qui pourrait te briser le cou d’un seul geste. La douleur de ta jambe te fait grimacer alors que tu grimpes les quelques marches du perron et tu te traînes jusqu’à l’évier, remplissant un pot d’eau fraiche et remplissant un verre d’une main tremblante, menaçant de tout renverser. Tu les poses sur le comptoir et sans un mot, tu remets le feu sous la marmite de ragoût avant de faire chauffer un peu d’eau. Ton esprit tourmenté réclame un peu de calme, de même que ton coeur qui bat à tout rompre. Tu jettes dans l’eau quelques plantes piochées ici et là, dans des boîtes renfermant des fleurs séchées, ou dans des pots accrochés à ton mur, débordant de végétaux en pleine santé. La vapeur parfumée qui s’élève a tôt fait de t’apaiser et tu remplis une théière de l’infusion odorante.

Tu t’actives comme le faisait ta grand-mère, garnissant une belle assiette de ragoût, de riz et de quelques légumes avant de la déposer sur le comptoir. Enfin tu oses te retourner pour fixer ton compagnon impromptu. Prédateur en piteux état, mais prédateur tout de même. Du coin de l’oeil, tu surveilles le moindre de ses mouvements alors que tu portes à tes lèvres une tasse de porcelaine fleurie. Danger. Pourtant tu ne bronches pas, tu ne te précipites pas sur tes couteaux pour les ranger frénétiquement. A quoi bon ? Le métal autour de toi vibre doucement, délicate mélodie qui te rappelle que tu es faible, mais pas totalement sans défense. « Viens manger et boire. » Tu désignes l’assiette fumante et le verre d’eau fraiche. Ta carcasse bringuebalante est pitoyable, mais peut être moins que ce corps amaigri aux muscles noueux. Et tu as gardé le sens de l’hospitalité du coven. Jamais ton aïeule n’aurait pardonné une assiette vide quand un affamé aurait frappé à sa porte. Dehors le vent se lève et fait plier légèrement les arbres. Les nuages qui s’amoncellent annoncent une averse bienvenue pour la terre. En tant normal tu serais sortie pour attendre la pluie, les yeux rivés sur le ciel. Mais là tu te contentes de te hisser sur un tabouret et de fixer la créature dans un silence pesant. Et pourtant les questions tournent encore et encore dans ton esprit. Tu vas me tuer ? Qu’est ce que tu es ? Tu es un lynx ou un humain ? Est ce que tu vas te transformer à nouveau ? Et tu te tais.

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Ven 19 Juin - 0:16 (#)

what are you doing here sweetheart?

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Je tremble. C’est plus fort que moi. J’aimerais être davantage à la hauteur des espérances de Georg mais le fait est que je tremble, quand la vulnérabilité de l’humain prend le pas sur la force et l’harmonie du lynx. Je veux feuler, mais les sons ne se forment pas comme il le faudrait dans ma gueule. Je veux gronder pour mettre en garde la sorcière, mais ma cage thoracique ne se plie pas comme je le voudrais. Tout ce que j’arrive à faire, c’est gémir, tout ce que j’arrive à faire, c’est planter sur elle un regard menaçant alors qu’elle me pose des questions auxquelles je n’ai pas forcément de réponse. Pas sur l’instant. Ou plutôt si, j’ai des réponses. Pas envie de les dire. Cœur qui bat à toute vitesse dans ma poitrine, sous ma peau à vif, sous mes nerfs à vif. Je te laisse pas, promis, je secoue la tête en y repensant, les humains mentent, les sorciers mentent, tout le monde ment. Et surtout : elle attend quelque chose de moi. Je me redresse avec difficulté, les muscles ankylosés, la souplesse qui revient malgré tout dans un coassement de voix. Ce dont j’ai besoin ? Boire. Manger, la viande et le ragoût sont dans mon estomac, mais mon odorat me hurle qu’il en reste. Hurle qu’il a faim. Et que quitte à voir une main tendue, autant la saisir tant qu’elle a des trucs à donner, avant de la mordre et de la bouffer si ça ne me suffit pas. Je me redresse un peu plus, sans la quitter des yeux : son mutisme m’encourage à ne pas avoir peur d’elle, à ne voir en elle qu’une proie ou un cadavre en devenir. Qu’une quantité négligeable, qui peut pour le moment me servir à quelque chose. Mais une sorcière, malgré tout : il ne faut pas que je perde ça de vue.

Méfiance exacerbée. Elle m’a posé des questions, j’en avais d’autres, de mon côté. Qu’est-ce qu’elle attend de moi ? Tout le monde attend des choses de tout le monde. Pourquoi est-ce qu’elle a donné à bouffer au lynx ? « Parce que tu avais faim. » Et nouveau grondement qui n’a pas l’intensité du félin, mais l’idée est là. Indubitablement là. Elle ment. Même si j’avais faim. Même si j’ai encore faim. Même si j’ai toujours faim. Mes pieds nus s’enfoncent dans la terre meuble, je sens presque mes coussinets s’y poser, mes mains, elles, s’appuient sur le mur d’une part, continuent de retenir la couverture de l’autre. « Il me reste du ragoût. Je peux aussi te cuisiner autre chose si tu as vraiment très faim. » Mes côtes fêlées récemment, les bleus qui ont encore du mal à se résorber, trop de coups, trop de colère ; il n’y a pas que la transformation réprimée qui me brûle les muscles. La faim en plus. Je veux bien. Quand on me donne, je ne rejette pas, bien au contraire. Si elle me demande de payer, en revanche… Elle me tourne le dos, retourne dans la baraque. J’attends quelques pas avant de la suivre, une main toujours posée sur le mur pour me stabiliser. La suivre. Alors que je scrute ses déplacements, la jambe boiteuse notée par le lynx s’enveloppe du point de vue humain. Une faiblesse, ça c’est ce que voit l’animal. Un handicap, ça c’est ce que perçoit l’homme. Une blessure ? Pas important. J’hésite au moment de franchir la porte, considère l’intérieur d’un regard neuf. Toujours la même cuisine. Toujours la même marmite. Toujours la même table. Juste des dimensions différentes.

Elle s’agite. Balance des trucs ici, balance des trucs là, s’active et s’active encore. J’aime pas ça. Je préférerai qu’elle soit prévisible. Prédictible. Calme et posée dans un coin. Plus simple quand les gens font ce qu’on attend d’eux. Je la suis du regard, debout dans un coin, facile à oublier. Les yeux qui ne la quittent pas, l’odorat qui ne se calme pas non plus, qui s’emballe même quand l’infusion prend forme. « Viens manger et boire. » Elle désigne l’assiette, je la fixe. Agitation. Odeur. Plantes. Crainte intuitive sous ce que je perçois bien malgré moi. Le métal qui s’agite, aussi. Angoisse. Ses gestes et ses mots se transforment en ordre. Il faudrait que je me casse, que je lui tourne le dos, mais… Pas la force. Pas l’énergie. Et j’ai faim. Je fais un pas. Ne m’assois pas pour autant, récupère l’assiette. L’eau. Lâche la couverture qui glisse de mes épaules à ma grande indifférence. Et que le lynx renifle l’eau, cherche des odeurs parasites, goutte du bout de la langue avant de le vider cul-sec, verre durement posé sur la table ; la douceur m’est étrangère. T’as des fringues ? Je ne sais plus où j’ai mis les miennes. Probablement qu’elles sont restées dans la baraque. Juste un fut et un pull, au moins Ca me suffirait pour le moment, je suis pas exigeant. Je me souviens in extremis d’utiliser une fourchette pour bouffer, frustration de devoir manger proprement. Entre de bouchées, en oubliant cette fois de ne pas parler la bouche pleine, je me frappe la poitrine. Aleks. Pas vraiment, mais presque. Alekseï. Mon prénom. Si elle avait un doute. T’es une sorcière. Moi j’ai un prénom. Elle, elle a un titre. Petite différence, différence de taille. Mange toi aussi. Un ordre. Une demande. Un conseil. Je sais pas trop : à elle de définir.


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La Winx du Bayou qui met des paillettes dans ta vie (faut pas lécher les cailloux ça fait tousser) -
Evangeline O'Callaghan
Evangeline O'Callaghan
La Winx du Bayou qui met des paillettes dans ta vie (faut pas lécher les cailloux ça fait tousser) - "Répare ma clôture t'auras d'la confiture"
☽ Souffler finalement☽

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En un mot : Nature & Cristal Witch
Qui es-tu ? :
☽ Et pourrir dans la terre ☽

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Mage baignant dans l'énergie de la terre, Evangeline est douce, craintive et délicate. Aspirant au calme plus que tout, elle ne se mêle pas volontiers aux autres et préfère se perdre en pleine nature plutôt que d'aller se balader en ville. Passionnée par son travail, elle se laisse souvent happer par ses projets et perd parfois le contrôle de sa magie, se laissant fasciner par les pierres qu'elle tient entre ses doigts, allant parfois jusqu'à l'évanouissement. Ne se confiant pas facilement, elle écoute cependant volontiers les gens et a toujours une tasse de thé à offrir pour consoler une âme en peine. Traumatisée par la violence de son ex-fiancé, elle fuit les relations amoureuses et désire plus que tout une vie tranquille en pleine nature.
Facultés :
☽ Et renaître encore ☽

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Magnéto-kinésie et phytokinésie, mais surtout déterminer l'énergie retenue dans chaque pierre et ses qualités magiques.

Capable de détecter les minéraux et à déterminer leur nature sans les voir, son pouvoir s’étend sur une portée de dix mètres. Lorsque ses yeux avides se posent sur tes trouvailles, elle peut juger avec précision de leur qualité et de leur « énergie », et cela mieux encore lorsqu'elle les tient entre ses mains tremblantes. Ainsi elle est capable de repérer les pierres les plus précieuses, même non taillées, même emprisonnées dans une gangue de calcaire. Elle sait d’instinct quel cristal renferme le plus d’énergie et quel type. Son pouvoir s’étend au métal, qu'elle tord selon sa volonté pour fabriquer ses amulettes. Elle l’attire, elle le repousse à volonté jusqu’à quatre mètres autour d'elle.
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Mer 22 Juil - 19:57 (#)

What are you doing here sweetheart ?
Andreï & Eva - novembre 2019


Les vapeurs parfumées de l'infusion s'élèvent en volutes discrètes que tu suis des yeux un peu par habitude, un peu pour t'éloigner de cette angoisse qui t'étreint, te saisit à la gorge et serre, serre, alors que la panique menace de te submerger. Tsunami d'émotions presque impossibles à gérer, tu te raccroches à ces petits riens, ces rituels discrets qui parsèment ton existence et te maintiennent debout. Béquille risible pour certains, roc inébranlable pour d'autres, tu te concentres sur ces gestes familiers, ces odeurs enveloppantes alors que tu remues ton infusion dans un sens, puis dans l'autre, ne prenant même plus la peine de murmurer ces mots d'apaisement qui déjà se déroulent dans ton esprit comme un mantra protecteur contre toi-même et ta psyché boiteuse. Discrètement roule un minéral entre tes doigts, encore et encore. L'éclat bleu de la labradorite luit discrètement, petite luciole fidèle chargée de te protéger et de te soigner avec délicatesse. Ton esprit s'apaise, les vagues traîtresses et tourmentées se retirent -pour le moment- et tu observes ton invité impromptu. Ou du moins tu ressens sa présence plus que tu ne la contemples. L'énergie farouche qui émane de la créature t'effraie et te fascine à la fois.

Comme si elle résonnait. Petite mélodie entêtante qui attire la mouche dans une toile impitoyable, flamme à laquelle tu risques de brûler tes ailes déjà déchiquetées. Tu restes alors silencieuse, attentive et en retrait, mesurant le moindre de tes gestes alors que tu portes la tasse à tes lèvres. Tu ignores comment te comporter. Laisser échapper un verbiage maladroit destiné à combler les blancs d'une conversation humaine ? Ou bien maintenir la distance prudente qu'affectionnent les félins ? Tu oscilles, tu hésites et finalement c'est lui qui brise le silence scrutateur dans lequel tu te complais. "T’as des fringues ?" Tu hausses un sourcil, un peu surprise de sa demande. Ne va-t-il pas redevenir ce lynx qui t'inspirait davantage confiance ? A aucun moment l'idée ne t'effleure qu'il ne peut pas. Trop attachée à cette image de gros chat capable de te déchirer la gorge, tu ne te décides à te lever que lorsqu'il précise sa demande. Traînant derrière toi ta jambe fatiguée, tu reviens bientôt avec un pantalon en lin beaucoup trop grand pour toi et une chemise en flanelle qui l'est toute autant. Un peu élimées, les étoffes sont pourtant douces et confortables, le genre de tenue informe que tu affectionnes désormais particulièrement, à l'opposé de ta coquetterie passée. Tu supposes que ces vêtements lui iront, que l'odeur discrète de l'herbe et du soleil qui a séché tes vêtements ne le dérangeront pas.

Tu déposes doucement l'offrande sur le comptoir et tu rejoins ton tabouret en clopinant, le regard fixé sur l'inconnu affamé. "Aleks." Tu sursautes et le fixe un instant sans comprendre. "Mon prénom." Tu te gifles mentalement, coupable d'être un peu trop longue à la détente à ton goût. Evidemment qu'il a un prénom. C'est peut être mieux ainsi, de ne pas avoir à l'appeler créature, étranger, menace. Aleks, ça sonne mieux. "Evangeline. Mais on m'appelle Evy." Un sourire glisse discrètement sur tes lèvres. Communication implicite, tu te détends un peu lorsque le mot "sorcière" résonne à tes oreilles. Comme une accusation. Comme une sentence prononcée avec cette étrange révérence, teintée de peur et de respect. Tu secoues la tête, soucieuse. "C'est vrai. Je suis malgré tout Evy." Tu n'es pas celle qui lance des malédictions. Tu n'es pas celle qui fait pleuvoir les calamités. Vous n'avez jamais été cela. Toi tu sais ce qu'il y a derrière ce mot. Toi tu portes les souvenirs d'une lignée de sorcières, marquée par la malédiction d'être née femme et éveillée. Une malédiction que vous avez tournée en force, comme un rempart parfois secret, parfois revendiqué crânement face aux hommes. Toi tu n'as pas le droit d'être appelée comme ça, parce que tu ne te sens pas assez forte. Peut être qu'un jour tu pourras à nouveau porter ce titre avec fierté et courage.

"Mange toi aussi." Tu t'exécutes, surprise et délicatement ravie. Demanderait-il à quelqu'un qu'il voudrait massacrer de manger ? Tu en doutes et tu décides que cela est un bon signe. Tu ouvres une boîte de fer blanc et en sors un biscuit doré que tu croques sans hésitation. Puis deux, puis trois. Le silence à peine troublé par le bruit de votre repas ne te semble plus si pesant. Juste naturel. D'un geste lent et nonchalant, tu pousses la boîte vers la créa... vers Aleks. Un sourire fugace, un éclat bienveillant dans tes yeux de ciel. "Sers toi si tu as envie." Pas d'ordre. Une invitation. La pluie commence à tomber. A travers la fenêtre entrouverte, tu humes l'odeur de la terre déjà mouillée, de l'herbe humide, du bayou qui s'imprègne de cette fragrance si spéciale que tu as appris à aimer. Soudain les mots te viennent et s'échappent de tes lèvres, pensées qui se déroulent et que tu ne contrôles plus. "Tu es un lynx. Et tu es... un humain ?" Non cela ne te semble pas correct. Il y a là une énigme que tu ne parviendras pas à résoudre, du moins pas tout de suite. Songeuse, tu enroules et déroules une mèche de cheveux autour de ton index, mordillant ta lèvre inférieure. Incapable de formuler une hypothèse satisfaisante pour le moment tu soupires et abandonnes avec un sourire gêné. "Tu es Aleks. C'est suffisant."

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Ven 4 Sep - 19:27 (#)

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evangeline & andreï.
Je devrais pas être là. Bien sûr que je n’ai rien à foutre là.  Mais justement : j’ai tendance à foutre mon pif là où il ne devrait surtout pas être. A me mettre dans des emmerdes que je devrais éviter. A chercher les conflits quand tout ce qu’attend Georg, c’est que je les esquive. Je ne suis pas supposé être ici, mais de toute manière, je n’aurais pas non plus dû venir dans le coin. Alors quitte à me retrouver à poil au milieu du Bayou, autant tirer mon épingle du jeu. Bouffer. Squatter des fringues. Je la suis du regard, scrute chacun de ses mouvements, l’air de rien. Pas parce qu’elle cuisine bien qu’il ne faut pas que je reste méfiant, pas parce qu’elle obéit et répond à mes demandes que faut que je baisse ma garde. Ça pue les herbes, ça pue la magie, ça pue l’humain : il n’y a rien qui m’emballe dans le coin. Mais rien non plus qui ne me change drastiquement de l’ordinaire. La fourchette agresse l’assiette, crisse sur la porcelaine. Juste un fut, un pull, j’demande pas grand-chose. Mais elle revient avec des fringues et c’est tout ce qui m’importe. Je repousse l’assiette, pour enfiler le pantalon, pour enfiler la chemise. C’est du tout fin, ça, c’est du tout fragile, faut pas qu’elle espère les retrouver intact, hein, à ce niveau-là, c’est du don. Je secoue les épaules, beau être un homme, je m’ébroue comme un clébard, histoire que tout se mette bien. Tout fin, tout fragile, mais pas désagréable, c’est déjà ça. Je me réintéresse à l’assiette, au verre que j’ai vidé, lui lance un nouveau regard. Aleks. Elle a sursauté, je la fixe, en attendant qu’elle réagisse. « Evangeline. Mais on m'appelle Evy. » Renifle. Evy, plus pratique que toutes les autres syllabes. Evangeline, c’est long, prend la peine de toutes les prononcer, ça voudrait dire que je la respecte. Anastasia. On va en rester à Evy pour le moment. Même si j’aurais pu me contenter de sorcière. « C'est vrai. Je suis malgré tout Evy. » Je me reconcentre sur la bouffe, assiette qui se vide. Le temps de savoir ce que je compte faire de tout ça. Ce que je compte faire après. Qu’elle mange, en attendant. Elle s’exécute, je ne la quitte pas des yeux, me raidis quand elle attrape quelque chose de nouveau.

Boite. Fer. Biscuit. Biscuit, je me redresse un peu, intéressé. De toute manière, il y a des moments – quasi tout le temps – ou quand on me présente de la bouffe, ça m’intéresse quoiqu’il arrive. Je tends la main pour récupérer un biscuit, avant même qu’elle ne me dise de me servir. « Sers toi si tu as envie. » Comme si je pouvais ne pas en avoir envie. S’il y a une chose que j’ai apprise avant même de rencontrer Georg, c’est que si tu as de la bouffe devant toi, tu la manges, parce que t’es pas sûr d’en avoir le lendemain. J’alterne entre le contenu de mon assiette et un biscuit, sucré et salé qui se mélangent, tout pour remplir l’estomac. « Tu es un lynx. Et tu es... un humain ? » Sa question tombe au milieu d’une bouchée, je refuse de m’arrêter de manger pour ça. J’hausse les épaules. Douleur résorbée, raisonnable, la faim qui est un peu mieux gérée : pourtant, je suis presque dans un meilleur état pour réfléchir. Je la fixe sans ciller, scrute les mouvements autour de son index. « Tu es Aleks. C'est suffisant. » Elle est Evy avant d’être une sorcière, moi je suis Aleks avant d’être… Je ne réfléchis pas longtemps avant de répondre. J’suis un outil. Je pense que c’est ce qui me définit le mieux.

Animal, humain, on s’en branle au final. Outil, en revanche. Mais j’suis un lynx. Et un homme. Un mélange. Truc dans le genre. Ça t’dérange ? Trop de mots, coupés, hachés, je parle la bouche pleine, pas le plus aisé. Me lève d’un mouvement brusque, me déplace d’un pas souple, silencieux, pour remplir mon verre. Et mon assiette. Me gêne pas trop. T’es différente. Ça, c’est une certitude. Des autres comme toi. Des autres sorciers. Avec moi, quand je suis motivé à parler, faut suivre, jamais le plus clair du lot. On ne demande pas à un marteau de résoudre des équations. T’es sympa. Et ça, c’est l’intuition de l’animal. Ça ne m’empêchera pas de la buter si je le juge nécessaire, mais n’empêche, elle me terrifie par sa nature, m’apaise par son attitude. Nature. Et tu sens bon. Elle sent la nature. Et c'est peut-être ça qui la rend vraiment différente de Georg et de ses sorciers.


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Dim 4 Oct - 13:05 (#)

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Andreï & Eva - novembre 2019


Tu observes la créature avec attention -Aleks- fascinée alors qu'une délicate pulsation résonne dans ton esprit. Quelque chose de familier et de doux, quelque chose qui t'enveloppe comme lorsque tu te perds dans les bois. L'impression de revenir à la maison, d'entendre un coeur minéral, végétal, animal, battre dans un concerto léger et à la fois profond. Quelque chose de terriblement beau et immensément ancien. Nécessaire. Sublime. La mélancolie surgit alors et tu te surprends à regarder dans le vide, accueillant ces émotions étranges que tu ne cherches plus à repousser. Elles te traversent, interrogent ton esprit interloqué, passent finalement pour te laisser d'un calme serein et étonnant. "J'suis un outil". Tu te figes un instant, fronce les sourcils, soudainement mécontente de la tournure de la conversation. Outil ? Alors qu'il devrait être... quoi donc ? Libre. Le mot s'impose à toi comme une évidence, tourne et tourne encore jusqu'à te rendre presque ivre. C'est cela que tu n'arrivais pas à saisir, cette impression sauvage et fascinante de liberté contenue dans ce corps qui s'est transformé sous tes yeux, revêtant le camouflage de l'humanité. "Mais j’suis un lynx. Et un homme. Un mélange. Truc dans le genre. Ça t’dérange ?" Tu secoues négativement la tête, plus interloquée que dérangée par l'idée que deux natures se mélangent ainsi. Tu trouves ça beau. Tu l'envies un instant puis tu songes que peut être la métamorphose en quelque chose de plus végétal te conviendrait mieux. Tu aimerais plonger tes racines dans la terre, te repaître de soleil et de pluie. Faire partie d'un tout enivrant, d'un organisme complexe et mythique. De ce quelque chose sacré que presque tous ont oublié. Dont tu avais oublié l'intime importance jusqu'à ce que le "changement" s'opère sous tes yeux. "Non, ça ne me dérange pas. Je trouve ça..." Tu t'interrompts, cherchant tes mots. "Apaisant." Rien de mieux ne te vient à l'esprit, rien ne décrit mieux la conviction merveilleuse que tu as en face de toi une créature liée à la nature, un lien parfait entre humanité et animalité.

Tu l'observes se déplacer, prendre possession des lieux par sa seule présence aux pas félins, ne sursautant même plus à ses mouvements brusques. Ton souffle s'accorde à ce rythme lent, semblable à celui de tes transes, cette curieuse sérénité s'imposant à toi. La conviction de toucher du doigt quelque chose d'essentiel. "T’es différente. Des autres comme toi." Tu le fixes, soudainement curieuse. Alors il sait cette nature profonde, il connaît des éveillés. Etait-ce pour cela que tu avais cru lire une certaine crainte lorsque tu t'étais agacée de son larcin, au point que les pierres avaient frémi en accord avec ce début d'ire ? Les hypothèses te heurtent, les unes après les autres. Douloureuses. Inquiétantes. Tu avais su déceler la créature brisée en lui, te ressemblant si douloureusement que cela t'avait serré la gorge et poignardé en plein coeur. Peut être que tu te trompes ? Peut être que tu penses au pire par habitude, engoncée dans ta paranoïa maladive et tes habitudes prudentes ? "T’es sympa. Et tu sens bon." Encore une fois le flux de tes pensées s'arrête brusquement et un sourire surpris vient étirer tes lèvres. Un compliment simple et candide, presque enfantin et tellement pur que tu fais cesser les hypothèses tourmentées qui t'assaillent pour savourer l'instant. Tu inclines la tête, remerciement silencieux, main sur le coeur. Parfois tu préfères rester silencieuse, parfois les mots te manquent, parfois un geste suffit largement à exprimer ce que tu ressens. Vous restez dans un silence confortable, à peine troublé par les bruits de l'extérieur, gouttes d'eau s'échappant de nuages grisâtres au-dessus de vos têtes. L'herbe mouillée prend cette senteur particulière que tu humes avec délices alors que ton regard se perd dans le lointain.

Plus tard, alors que la pluie se calme un peu, tu te décides à briser le silence. "Je ne connais pas beaucoup d'autres comme moi. Ma famille est loin, dans un autre pays." Ta voix est douce, dénuée de regret mais avec cette pointe de mélancolie insidieuse qui te prend dès que viennent à tes lèvres l'Irlande et le coven. Tu penses que grand-mère et les autres auraient adoré cette créature étrange, l'auraient couvé des yeux avec un respect mâtiné de douceur. Sans doute que tante Aife aurait marqué une certaine distance au début, mais sa passion dévorante pour les félins aurait sans doute pris le dessus, trop habituée à être entourée par un cortège de matous récupérés dans les pires endroits de Dublin. Tu souris. "A vrai dire, je crois que ma famille est un peu à part. Nous ne fréquentons pas les autres comme nous. Mais je suis sûre qu'elles t'auraient toutes accueilli comme je l'ai fait." On ne ferme pas sa porte à la nature. Les nuages passent devant tes yeux, s'amoncellent en une crainte sombre. "Les autres, ils ne sont pas... comme moi ?" Tu n'oses évoquer à haute voix tes suppositions, crève-coeur que tu souhaites garder pour toi et toi seule. Ne pas faire peser tes peurs et tes peines sur les autres, les garder là, au fond, pourrir petit à petit jusqu'à ce que tu n'en puisses plus. "Tu n'es pas obligé de répondre. Tu n'es obligé de rien ici." Ta voix se veut rassurante, mais l'image de la créature brisée du félin devenant homme au regard hanté, à laquelle se superpose ta propre silhouette sanglotante reste imprimée sur ta rétine. Protéger. Consoler. Guérir. C'est tout ce qui compte. Saurais-tu être féroce pour préserver cette étonnante rencontre ? Pour protéger une créature dont tu ne sais rien et qui pourtant semble être la clé d'une évidence que tu ne parviens pas encore à déceler ? Tu l'ignores. Tu n'as vécu ces derniers temps que pour rassembler les morceaux épars de ton être, pour les recoller, recomposer un nouveau tableau, une nouvelle Evangeline.

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Mar 29 Déc - 18:13 (#)

what are you doing here sweetheart?

evangeline & andreï.
Lynx, humain, outil, au fond, je suis les trois en même temps, je crois. Un peu plus outil que lynx, un peu plus lynx qu’humain, un peu de rat au milieu de tout ça, un peu de sang, de meurtre, de violence, de loyauté, d’erreur, de rage et de hargne, un peu de tout ça. Mais surtout un outil, je crois. C’est comme ça que je me définis. Aleks, ouais, du faux et du vrai dans un prénom qui, de toute manière, ne sera pas utilisé très longtemps. Je ne sais pas trop où j’en suis, de toute manière. Je sais même pas ce que je fous là, en dehors que j’ai faim, qu’elle me donne de la bouffe, qu’elle pue la magie et qu’elle ne semble pas foutue de lever une guibole droit devant l’autre sans se viander, ce qui m’arrange bien. J’ai la traque, mais je ne suis pas con : j’aime la chasse facile aussi. Les yeux qui oscillent, s’agitent, ne savent pas trop où se poser. Je regarde tout. Les vribrisses qui manquent, pour jauger les alentours. Mouvements brusques, dans tout ce que je fais. Anya disait que j’étais grâcieux même quand j’avais l’air d’un bourrin. Un mélange de violence réfrénée, d’agressivité contrôlée, de grâce et de dangerosité dans une allure rustre et informe. Quelque chose comme ça. Quelque chose d’animal, dans tous les cas. Aleks, lynx, outil, un mélange de tout ça. Je reviens avec un verre rempli d’eau, les oreilles qui la cherchent, qui la trouvent, les yeux qui la cherchent, qui la trouvent, la méfiance au milieu de l’absence complète de gêne. Georg ne me voit que comme une chose, ne me voit plus, a une confiance brisée en moi, la douleur dans ma poitrine en atteste ; beaucoup de mépris et de déception, pas beaucoup de considération, ma faute. Hermès comme un frère à sauver, et un frère dangereux, ma faute encore. Et Anya ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. Et elle, la sorcière, ça la dérange ce que je suis ? « Non, ça ne me dérange pas. Je trouve ça... » Je relève la tête, pour la fixer. Son silence, j’aime pas. En même temps, tu n’aimes pas grand-chose, dirait Anya. « Apaisant. » Et là, un rictus. Réflexe, j’ai un rictus qui pourrait s’apparenter à un rire, si j’étais d’humeur, qui n’est rien de moins qu’une grimace, à la hauteur du lynx qui est prédominant, l’homme est tenu loin, loin, très loin, je ne veux pas être homme. C’bien la première fois qu’on me traite d’apaisant. Première fois qu’on utilise ce mot pour me désigner.

Première fois, aussi, que je rencontre une sorcière à ce point différente des autres. De ceux que je fréquente. Elle n’a pas la même odeur. Pas les mêmes mots. Pas la même attitude. Pas la même manière de parler, d’être, d’agir. Pas les mêmes yeux. Elle est différente de ceux qui sont chargés de morgue, d’assurance, de ceux qui savent qui ils sont, ce qu’ils valent, quelle est leur place dans la société. C’est une déesse qui ignore l’être, la conne. Et qui sait bien cuisiner, contrairement aux autres. Encore une différence. Ils sont au-delà de ça. Ils se font servir, sont trop importants pour perdre leur temps à faire ça. Le seul autre que je connaisse, qui lui ressemble un peu, c’est Hermès. Mais Hermès… est différent, de base. Je ne sais pas. Je ne sais plus. Faut croire qu’au fond, je ne sais pas grand-chose mais ça, c’pas une nouveauté.  

T’es pas nourri pour réfléchir, t’es nourri pour obéir. Je grimace en reposant les yeux sur l’assiette. Sauf qu’elle est différente des autres, donc peut-être qu’elle le sait pas, ça. Le silence est perturbé par mes mastications, pas discrètes. Le dehors, qui vit à sa façon. Tous les bruits de la baraque, que j’oublie et que j’ignore en règle générale, mais qui s’imposent, là, au même titre que chaque froissement aux moindres de ses mouvements. Il pleut. Je constate, les yeux qui dérivent. Ça va me laver, remarque. Ça va faire froid, sans pelage. Ça va être pénible. Je soupire au moment où elle reprend, me pousse à craquer mes cervicales ; j’aime pas ne pas la regarder dans les yeux, pupilles qui se fendent, d’instinct, comme trop souvent. Georg n’aime pas. Daltonisme et monochromie qui s’intensifient, mais les mouvements qui s’affinent. « Je ne connais pas beaucoup d'autres comme moi. Ma famille est loin, dans un autre pays. A vrai dire, je crois que ma famille est un peu à part. Nous ne fréquentons pas les autres comme nous. Mais je suis sûre qu'elles t'auraient toutes accueilli comme je l'ai fait. » Comme je l’ai fait. Avec de la bouffe et des fringues ?

Vraiment ? Qu’elle me donne leur adresse, ça m’irait. Je reste silencieux, elle n’a pas fini, moi, l’assiette non plus n’est pas encore tout à fait vide. Mon ventre, lui, commence à être plein, et c’est mieux comme ça. « Les autres, ils ne sont pas... comme moi ? » Non, je secoue la tête. « Tu n'es pas obligé de répondre. Tu n'es obligé de rien ici. » Obligé. Je ne suis obligé de rien. Normal. Forcément que j’suis obligé de rien. Je t’appartiens pas, j’ai déjà un maître et un dieu. Et Anya. Au milieu de tout ça. Je grogne, je gronde, je soupire. Les autres trouvent que c’est rabaissant de s’intéresser aux hommes et aux bêtes. Je hausse les épaules. C’est un peu réducteur, je sais. Ils ne sont pas tous comme ça, même au sein des dieux, il y a une hiérarchie, il y a des forts et des faibles, des prédateurs et des proies. Mais il reste qu’il y a un ordre bien établi. Ils sentent la force et la violence. Le sang et… La violence, j’ai envie de redire, faute de vocabulaire. La noirceur qui m’étrangle, qui brûle, m’angoisse, m’oppresse, indescriptible impuissance à laquelle je me retrouve réduit dès que Georg pose ses yeux sur moi. La force. Et la violence. Je ne sais pas quoi dire de plus. Ils sont hum… le forgeron, et moi l’outil. Je crois que c’est le plus clair. Ceux qui m’empoignent, pour me faire taper sur des trucs. Et casser. Et tuer. Quand il faut. M’utiliser. Inutile sans des mains pour me diriger. Je me redresse, me rassois sur les talons, sur la chaise, les bras croisés vu que l’assiette est vide, doigts vite fait essuyés sur mon froc. J’en connais pas beaucoup d’autres comme moi, moi aussi. Sont loin. M’ont lâché. M’ont abandonné.

Vieux souvenirs, enfouis, oubliés, déterrés depuis que j’ai croisés les deux animaux, l’année dernière. Qui m’obsèdent, comme une porte ouverte, qui a toujours été ouverte. Dont Georg, Hermès et Anya m’ont tenu éloigné, pas besoin de ceux qui n’ont pas voulu de toi, c’est nous ta famille. M’ont abandonné, j’étais de trop. Ou alors j’étais pas comme eux. Toi aussi, ils ont plus voulu de toi ?


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La Winx du Bayou qui met des paillettes dans ta vie (faut pas lécher les cailloux ça fait tousser) -
Evangeline O'Callaghan
Evangeline O'Callaghan
La Winx du Bayou qui met des paillettes dans ta vie (faut pas lécher les cailloux ça fait tousser) - "Répare ma clôture t'auras d'la confiture"
☽ Souffler finalement☽

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En un mot : Nature & Cristal Witch
Qui es-tu ? :
☽ Et pourrir dans la terre ☽

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Mage baignant dans l'énergie de la terre, Evangeline est douce, craintive et délicate. Aspirant au calme plus que tout, elle ne se mêle pas volontiers aux autres et préfère se perdre en pleine nature plutôt que d'aller se balader en ville. Passionnée par son travail, elle se laisse souvent happer par ses projets et perd parfois le contrôle de sa magie, se laissant fasciner par les pierres qu'elle tient entre ses doigts, allant parfois jusqu'à l'évanouissement. Ne se confiant pas facilement, elle écoute cependant volontiers les gens et a toujours une tasse de thé à offrir pour consoler une âme en peine. Traumatisée par la violence de son ex-fiancé, elle fuit les relations amoureuses et désire plus que tout une vie tranquille en pleine nature.
Facultés :
☽ Et renaître encore ☽

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Magnéto-kinésie et phytokinésie, mais surtout déterminer l'énergie retenue dans chaque pierre et ses qualités magiques.

Capable de détecter les minéraux et à déterminer leur nature sans les voir, son pouvoir s’étend sur une portée de dix mètres. Lorsque ses yeux avides se posent sur tes trouvailles, elle peut juger avec précision de leur qualité et de leur « énergie », et cela mieux encore lorsqu'elle les tient entre ses mains tremblantes. Ainsi elle est capable de repérer les pierres les plus précieuses, même non taillées, même emprisonnées dans une gangue de calcaire. Elle sait d’instinct quel cristal renferme le plus d’énergie et quel type. Son pouvoir s’étend au métal, qu'elle tord selon sa volonté pour fabriquer ses amulettes. Elle l’attire, elle le repousse à volonté jusqu’à quatre mètres autour d'elle.
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ASHES YOU WILL BE

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Mer 30 Déc - 18:49 (#)

What are you doing here sweetheart ?
Andreï & Eva - novembre 2019


Tu observes ses mouvements saccadés et brusques, alertes et vifs, presque trop rapides pour tes yeux. Pas humain, sans le moindre doute. Il en a l’apparence, se vêt d’une peau humaine mais tu perçois quelque chose de faux, d’inhabituel. Comme si sous ce costume la créature sauvage ne parvenait pas à dissimuler sa réelle nature. Est-ce pour cela que tu es d’un calme surprenant ? Il ne te paraît pas homme, malgré ses traits virils. L’image du lynx se superpose à ce corps maladroit, et tu souris. Autour de vous les plantes balancent doucement leurs feuilles dans la brise qui se glisse à travers les interstices de ta demeure antique, comme pour apaiser la bête qui te fixe d’un air méfiant. Tu n’as rien à craindre, aurais-tu envie de dire. Mais tu sais que la bête ne te croirait pas. L’instinct, tu le sais, est le plus fort dans ces moments-là. On ne lutte contre la peur qu’avec le temps et la confiance durement gagnée. Alors tu te tais, tu bouges lentement, comme tes verdoyants amis. Ta chaleur rayonne dans ton antre, à travers les objets disséminés ici et là, apaisants. La bête serait plus à sa place dans le bayou qu’ici mais… Il te semble pourtant que sa présence ici est naturelle. Dansant sur la frontière entre l’homme et l’animal, comme tu oscilles entre civilisation et nature. Tu restes silencieuse, tu observes, tu écoutes.

« Forcément que j’suis obligé de rien. Je t’appartiens pas. Les autres trouvent que c’est rabaissant de s’intéresser aux hommes et aux bêtes. » Tu accueilles ces informations d’un léger haussement de sourcil, incrédule. Alors comme ça, Aleks -tu commences enfin à t’habituer à son prénom- fréquente des arcanistes ? Le nœud de ton estomac se resserre. Tu n’arrives pas à te convaincre que ce n’est peut être pas une mauvaise chose. Tu ne fréquentes pas les tiens. Si ce n’est Ithan qui parfois t’approche pour te rappeler de prendre soin de toi, tu n’entretiens pas de lien avec d’autres comme toi. Parce que tu sais que vos magies peuvent être aussi différentes que vos opinions. « Evidemment que tu ne m’appartiens pas. Aucun être vivant n’appartient à quiconque, seulement à lui-même. » Pourquoi est ce que la petite voix dans ta tête murmure que sans doute Aleks appartient à quelqu’un ? Pire, à un sorcier ? A des sorciers ? Dans quel pétrin t’es tu encore fourrée, tu te le demandes. Mais davantage que t’inquiéter, cette pensée te contrarie. Pire, elle te met en rage. Vouloir posséder la nature, la contrôler et s’en faire maître, y-a-t-il plus grande faute à tes yeux ? Délicatement, tu te sers à nouveau à boire, tes doigts jouant avec les volutes de vapeur. « S’ils trouvent que c’est rabaissant de s’intéresser aux créatures vivantes, ce sont des idiots. » Ta voix claque comme un fouet, presque métallique. Mépriser ainsi la vie, la nature, tu perçois petit à petit les contours d’un tableau hideux qui te déplaît profondément. Ton regard pourtant se fait doux alors que tu couves la créature des yeux et tu l’écoutes avec attention.

« Ils sentent la force et la violence. Le sang et…  La force. Et la violence Ils sont hum… le forgeron, et moi l’outil. » La nausée s’abat sur toi et tu fermes les yeux un instant. La colère est là, bouillonnante. Sous contrôle, mais de justesse. Quelque chose de profond, de primal et de puissant s’agite en toi. Il ne t’en faut pas plus pour déduire l’évidence. La peur, la violence, l’emprise. Tu reconnais chacun de ces maux en ton compagnon, tu les as bien connus toi aussi après tout. « Tu n’es pas un outil. » Le ton est ferme mais dénué d’agressivité. Pourtant autour de vous le métal tinte et s’agite. Couverts et couteaux de cuisine frémissent, fils d’argent de ton collier qui se tordent et se dressent comme de minuscules serpents prêts à mordre. Une gorgée de tisane pour t’apaiser et l’ire s’apaise, pour le moment. Les objets s’immobilisent, les serpents de métal reprennent leur place à ton cou. « Tu es… » Tu cherches tes mots et te mordilles la langue. « On ne contrôle pas la nature. On ne devrait pas te contrôler. Tu devrais être libre. » Un soupir t’échappe. Tu ne sais pas comment mieux lui expliquer. Tu as l’impression d’être face à une nature souillée, enchaînée. Tu voudrais crier, tu voudrais pleurer, tu ne sais plus. Cette cage invisible te révolte et tu voudrais tordre les barreaux pour en sortir cet être innocent et sauvage.

Pourquoi est-il avec des salauds qui se servent de lui ? Pourquoi n’est-il pas avec les siens ? Existe-t-il seulement d’autres créatures qui lui ressemblent ? Les questions se bousculent dans ta tête et te donnent le tournis. Mais tu n’as pas besoin de les formuler à voix haute que déjà il te répond. « J’en connais pas beaucoup d’autres comme moi, moi aussi. Sont loin. M’ont lâché. M’ont abandonné, j’étais de trop. Toi aussi, ils ont plus voulu de toi ? » Abandonné ? Le mot sonne comme une douleur. Tu restes muette, le couvant des yeux, comme si tu voulais l’envelopper de tes bras pour le réconforter. Mais tu n’en fais rien. Qui serais-tu pour lui imposer ton contact et ta sollicitude ? Peut-être qu’il n’en veut pas. Tu ne peux que lui laisser la possibilité de se sentir compris et soutenu si c’est ce qu’il désire. « Non, moi je suis partie. » Un sourire triste glisse sur tes lèvres. Tu n’aimes pas te confier sur ce sujet. Pourtant lui t’a dit les choses, sans hésiter. Alors les paroles se déversent, douloureuses, mais pourtant moins qu’avant. « La personne que j’aimais le plus au monde m’a fait du mal. Et puis il mort. Même si ma famille était là pour me soutenir, je ne guérissais pas. » Tu soulèves délicatement le tissu qui recouvre ta jambe et dévoiles ta cicatrice un instant avant de relâcher le voile. « Alors je suis partie parce que j’en avais besoin. Pour me reconstruire. Et je guéris doucement ici. » Dans ton regard azur, des paillettes d’or dansent alors qu’au coin de tes yeux de minuscules rides souriantes apparaissent. « C’est un bon endroit pour se soigner et pour se reposer. » La terre chuchote à ton oreille et tu inclines délicatement la tête. « Tu peux rester ici si tu le souhaites. Tu es libre. »

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Jeu 11 Fév - 1:52 (#)

what are you doing here sweetheart?

evangeline & andreï.
Famille. Dingue comme une idée parasite peut tout infecter. Famille. Ma famille, c’est Hermès, envoyé loin et qui ne me donne plus de nouvelles depuis un bail. Ma famille, c’est Anastasia, morte, tuée par mes soins, qui me hait et m’a trahi, qui a tout brisé de la confiance que je pouvais avoir en elle. Ma famille, c’est Georg, dieu et tyran, à qui je dois la douleur dans mes côtes, dans mon dos, dans mes muscles, dans ma tête. Famille. Quelle connerie que cette idée, quelle connerie que ce concept, un putain de virus qui m’est rentré dans le crâne et qui est en train de me rendre complètement fou. Me fait croire des trucs faux. Comme elle, tiens, comme elle qui veut croire qu’elle peut m’obliger à lui obéir, à répondre. Je proteste, à deux doigts de feuler, je proteste, les yeux qui glissent, les doigts qui jouent avec le tissu des fringues qu’elle m’a filées, elle m’oblige à rien mais je lui réponds quand même, dans un haussement d’épaules, la truffe qui renifle et cherche une autre source de bouffe tout en achevant l’assiette. Plus lentement. Moins faim. Un peu rassasié. « Évidemment que tu ne m’appartiens pas. Aucun être vivant n’appartient à quiconque, seulement à lui-même. » Nouvel haussement d’épaules. Pourquoi est-ce qu’il faut toujours que les gens remettent en question le fait simple que je suis lié à quelqu’un, et que je n’ai pas le choix de lui obéir parce que je lui dois tout, hein ?. Je sais maintenant que ça ne sert à rien de la rectifier, elle comprendra pas. « S’ils trouvent que c’est rabaissant de s’intéresser aux créatures vivantes, ce sont des idiots. » Et ça me conforte dans mon impression : son odeur est trop similaire, trop différente, trop dissemblable de celle de Georg pour qu’elle soit la même. Même famille, même nature, mais pas la même sorcellerie derrière. Idiots, je feule, je grogne, je montre les crocs, Non., Georg n’est pas idiot. Il n’est pas infaillible, mais il n’est pas idiot. Certainement pas. Elle ne le connait juste pas, ne survivrait pas face à lui. Mes épaules se délassent lentement, je ne sais pas trop pourquoi je veux lui expliquer, mais je dois lui expliquer.

Sûrement parce que je me rends compte qu’il y a un problème quelque part. Il faut vraiment que les gens arrêtent de croire que je suis comme eux. Je ne suis pas un humain, je suis pas un animal domestique, je suis un entre deux, et un outil. Efficace. C’est tout. « Tu n’es pas un outil. » Nouveau grognement. Regard mauvais ; je n’aime pas son ton qui invite au silence et à l’obéissance, à lui sauter à la gorge pour la faire taire. Je n’aime pas aussi les bruits autour de moi, et la tension qui me prend, moi, à la gorge. Terreur dans les tripes, regard mauvais mais apeuré qui se rive sur son collier. J’ai un mouvement de recul que je veux contrôler. Ne pas montrer que j’ai peur, ne pas montrer que je me sais vulnérable, discipliner l’animal pour que mes instincts humains déréglés prennent le dessus. J’aimerais passer la peau du rat, la seule idée de le faire me retourne l’estomac. Arrête. « Tu es… On ne contrôle pas la nature. On ne devrait pas te contrôler. Tu devrais être libre. »

Je veux partir. Être libre. La seule fois que j’ai voulu être libre, j’ai tout perdu. Être libre, c’est être mort, je siffle, je coasse, j’articule avec précaution. Anastasia aurait dû être libre, et moi, je ne brigue peut-être plus suffisamment la liberté pour la chercher de cette manière ; juste l’importance, l’efficacité, l’utilité. Et je persiste à rêver d’une autre liberté, les bras ouverts et les plumes glissants dans le vent, comme mes pattes qui se déploient et s’accrochent à l’écorce, les crocs qui se couvrent de sang et la respiration profonde quand mes lèvres se perdent dans le cou d’une femme pour respirer avec elle. Qui est-ce qu’elle est, la sorcière, pour savoir si je devrais ou non être libre ? J’ai un regard mauvais, qui n’ose pas faire de geste, à guetter de sa part une nouvelle manifestation de sorcellerie. Famille. Peut-être que je devrais être libre, mais peut-être qu’aussi, à la base, je n’aurais pas dû être seul. Ils m’ont abandonné. La certitude est là. Des souvenirs, enfouis, loin, trop loin, abandonnés. Réveillés. « Non, moi je suis partie. La personne que j’aimais le plus au monde m’a fait du mal. Et puis il est mort. Même si ma famille était là pour me soutenir, je ne guérissais pas. » Je lance un regard à la cicatrice, sans m’y attarder, sans m’en émouvoir ; j’ai les mêmes, j’en ai d’autres, tu veux voir ?, ricane un rictus sur mes lèvres. « Alors je suis partie parce que j’en avais besoin. Pour me reconstruire. Et je guéris doucement ici. C’est un bon endroit pour se soigner et pour se reposer. Tu peux rester ici si tu le souhaites. Tu es libre. » Libre. Je secoue la tête.

Je s’rai libre quand je s’rai mort. La chaise bouge, quand je me lève, prudemment. Si t’es partie, c’est que tu es lâche, tu le sais, ça ? Anastasia a voulu partir, sans moi. Tu les as abandonnés. Ou trahis. Ou… bref, rien à foutre de toute manière Je respire, tente d’ignorer la douleur, qui persiste et s’obstine ; trop affaibli pour guérir comme il faudrait, les vertiges qui s’attardent et que j’ignore, le lynx et la chaleur de sa fourrure hors de portée. Sécurité, se soigner, se reposer. Tu l’as tué toi-même, l’bâtard ? Ce n’est pas une question, c’est une évidence. Mais tu lui appartiens encore. Tant qu’elle se référera à sa cicatrice pour parler de lui, elle lui appartiendra toujours.

Comme moi, j’appartiendrai toujours à Georg. Qui va savoir que je suis parti. Qui le sait déjà. Va me punir. Inévitablement. Tension et tension encore, à cause d’Anya, à cause d’Hermès. Il faut que je rentre. Elle doit comprendre, ça. Il va s’énerver. Contre moi. L’animal. Je ne lui ai pas donné mon sang, la colère va poindre. On est où, là ? Comment on retourne… L’animal se fie aux odeurs, je cherchais la sécurité, la bouffe, la nature. Retrouver la ville, l’asphalte, les murs. Je peux le faire. Même si je me délite. T’as une caisse à me filer ? Je peux toujours conduire. Pas mes fringues, pas mon portable, pas grand-chose. Pas la force de courir.


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Mage baignant dans l'énergie de la terre, Evangeline est douce, craintive et délicate. Aspirant au calme plus que tout, elle ne se mêle pas volontiers aux autres et préfère se perdre en pleine nature plutôt que d'aller se balader en ville. Passionnée par son travail, elle se laisse souvent happer par ses projets et perd parfois le contrôle de sa magie, se laissant fasciner par les pierres qu'elle tient entre ses doigts, allant parfois jusqu'à l'évanouissement. Ne se confiant pas facilement, elle écoute cependant volontiers les gens et a toujours une tasse de thé à offrir pour consoler une âme en peine. Traumatisée par la violence de son ex-fiancé, elle fuit les relations amoureuses et désire plus que tout une vie tranquille en pleine nature.
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Magnéto-kinésie et phytokinésie, mais surtout déterminer l'énergie retenue dans chaque pierre et ses qualités magiques.

Capable de détecter les minéraux et à déterminer leur nature sans les voir, son pouvoir s’étend sur une portée de dix mètres. Lorsque ses yeux avides se posent sur tes trouvailles, elle peut juger avec précision de leur qualité et de leur « énergie », et cela mieux encore lorsqu'elle les tient entre ses mains tremblantes. Ainsi elle est capable de repérer les pierres les plus précieuses, même non taillées, même emprisonnées dans une gangue de calcaire. Elle sait d’instinct quel cristal renferme le plus d’énergie et quel type. Son pouvoir s’étend au métal, qu'elle tord selon sa volonté pour fabriquer ses amulettes. Elle l’attire, elle le repousse à volonté jusqu’à quatre mètres autour d'elle.
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ASHES YOU WILL BE

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Dim 7 Mar - 16:34 (#)

What are you doing here sweetheart ?
Andreï & Eva - novembre 2019


La colère, l’intime conviction que ce n’est pas juste s’enracine en toi, réveille des sensations éteintes. Indignation. Envie de se battre. Tu ne dis rien, tu te contentes de siroter pensivement ta tisane, perdue dans la contemplation de la créature. Animal en peau d’homme. Indifférente aux grognements, tu aurais pu douter en temps normal. Ta vision des choses était sans doute biaisée n’est-ce pas ? Mais pas maintenant. Tu le sens, la terre vibre à chacune de tes affirmations. Un ordre antique bouleversé, un péché d’orgueil de l’humain sur la nature enchaînée par ses soins… tu détestes ça. « Être libre, c’est être mort ». Tu grimaces, fronces les sourcils, agacée. Encore et toujours cette rengaine emplie de mensonges. Mais il n’a pas tort. Se soustraire à l’autorité, c’est risquer sa vie. Mais pas nécessairement mourir. Toi tu n’as pas voulu mourir, tu t’es accrochée à la vie. Au début c’est vrai, tu te disais que ça n’en valait pas la peine. De survivre chaque jour avec cette douleur qui ne s’apaisait que lors de tes transes. Mais aujourd’hui tu penses différemment. La terre t’apaise, te fait du bien. Tu vis comme tu l’entends, loin du tumulte des humains, des Autres comme tu les appelles. « Je s’rai libre quand je s’rai mort. . Si t’es partie, c’est que tu es lâche, tu le sais, ça ? Tu les as abandonnés. Ou trahis. Ou… bref, rien à foutre de toute manière » Ses paroles te heurtent de plein fouet. Il n’a pas tort. Tu es lâche. Tu as quitté le coven et chaque jour est une douloureuse réminiscence de cela. Pourtant tu ne regrettes pas. Comment t’émanciper, te découvrir réellement sans partir ? Comment renouer avec ta terre de naissance en te trouvant à des milliers de kilomètres de là ?

Tu hoches néanmoins la tête. « Tu as raison. Je suis lâche. » Il continue, égrenant ses sentences sans la moindre douceur. « Tu l’as tué toi-même, l’bâtard ? Mais tu lui appartiens encore. » Tu fermes les yeux un instant, vulnérable, percée à jour. Pas complètement guérie. C’est ainsi. Et tu n’y peux rien, si ce n’est avancer chaque jour un peu plus, t’éloigner de lui petit à petit. Dix ans et toujours ce même sentiment d’horreur, certes affadi, mais toujours là. Seamus, même son nom tu refuses de le prononcer à voix haute, comme une stupide superstition. Mais serais-tu la même Evangeline que par le passé ? Aveugle à sa noirceur, incapable de se défendre mais prête à pardonner à la moindre excuse ? Non. Plus maintenant. Tu n’hésiterais plus un instant à partir, tu te rends compte que tu es bien plus toi-même ici que là-bas ; sincère et véritable dans ton cocon de solitude. Tu ne réponds pas, tu te contentes d’incliner à nouveau la tête, un sourire usé aux lèvres, calmant les vagues de colère qui parfois te submergent. Ses mots à ton égard sont durs et pourtant vrais. Une nécessaire purge qui te fait grimacer intérieurement, mais moins que les mensonges dont il s’abreuve pour se protéger. Pourtant tu n’essayes même pas d’insister. Il n’est pas prêt à entendre ce que tu veux hurler. Tu aimerais le serrer contre toi, de toutes tes forces, de tout ton esprit, pour lui faire comprendre qu’un lien véritable ne se créé pas par la peur et la soumission. Que ce n’est pas juste, que ce n’est pas naturel. Que ce n’est pas ce que la terre te crie.

« Il faut que je rentre. Il va s’énerver. » Ce « il » te fait serrer les dents. Tu voudrais le saisir à la gorge et laisser les serpents d’argent se planter dans sa chair, violemment. Regarder son sang couler et nourrir la terre, le voir se décomposer lentement. Tu ne sais pas qui « il » est. Tu souhaites juste sa disparition. Pour que la créature soit libre. Tu te lèves, débarrasses la vaisselle sale sans un mot et commences à fouiller tes placards, comme indifférente aux mots de ton compagnon. Pourtant tu l’écoutes. Tu attrapes des fruits secs, quelques pommes que tu enfournes dans un sac. Des biscuits enveloppés dans un bout de tissu, un sandwich que tu prépares rapidement et un thermos que tu remplis d’infusion. « On est où, là ? Comment on retourne… T’as une caisse à me filer ? » Un petit rire t’échappes. Impossible de faire rouler une voiture dans le coin, le terrain ne s’y prête pas. Trop de chance de s’embourber et de rester coincé. Tu tends le sac à la créature. « Malheureusement non. Mais si tu marches pendant environ une heure dans cette direction, tu devrais arriver vers une route où passe une ligne de bus » tu fais en désignant une direction par la fenêtre. « … je sais que tu dois rentrer. » Soupir résigné. Sourire attristé. Acceptation. « Mais si un jour tu… » Tu t’interromps, croises les bras. Tu ne peux rien faire de plus pour le moment. « Tu sais où me trouver si tu as besoin d’aide. Tu seras le bienvenu ici, promis. » Tu ne veux pas dire adieu. Et tu pressens que ça n’en est pas un. A bientôt sonne mieux. Beaucoup mieux.

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