Le Deal du moment :
Figurines Funko Pop : 2 achetées = la ...
Voir le deal

Ashes Arise : Chapitre 2

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Forgive me, Father, for I am sin
L'impératrice
L'impératrice
Forgive me, Father, for I am sin
SINFUL

Ashes Arise : Chapitre 2 O422ctq
En un mot : Righteous cross
Thème : Dies iræ
WHAT HAVE WE DONE
Ashes Arise : Chapitre 2 REjIVMI
Messages : 456
Date d'inscription : 24/03/2017
Dim 24 Mai - 6:25 (#)

Ashes Arise : Chapitre 2
What do we do now?

1er novembre 2019, Shreveport.

L'Irae s'est retirée. Les tentacules de magie noire déployés par la secte ont enfin disparu, pour mieux retrouver l'âme entachée des arcanistes fautifs. Et pour cause, même les instigateurs de ce gigantesque chaos n'ont pas pu prévoir les terribles conséquences tombées sur le râble de Shreveport. Les cris de panique et les hurlements ont laissé la place au crépitement des derniers incendies se consumant encore, les vrais, tandis que ceux créés par les hantises et les hallucinations collectives comme dans les habitations de Mansfield ont laissé leur environnement intact, à présent disparus. Le verre des fenêtres explosées, les traces sanguinolentes au détour d'un couloir ou au cœur d'un carrefour semblent visibles en permanence. Les fumerolles blanches annonçant un foyer éteint et les odeurs de rouille, de métal et de peur planent toujours dans l'air. L'aube qui se lève sur la ville, The next great city of the south, a laissé sa population, sa police et ses dirigeants assommés. Déjà, pourtant, on entreprend de recenser les morts, les disparus. Les cadavres sont alignés à l'abri des regards et des rares caméras déjà prêtes à « alerter l'opinion ». Grand bien leur fasse : si le maléfice empêchait déjà à quiconque d'entrer ou de sortir des frontières du centre, les autorités et le gouverneur de Louisiane se sont empressés de conserver cette mise en quarantaine de la zone : des barrages filtrants ont été installés à toutes les entrées, et les premiers contrôles d'identité s'effectuent dans un amateurisme plus ou moins assumé. Les quelques médias en quête de scoop sont rapidement boutés le plus loin possible des tentes installées à la va-vite, des camions déchargeant leur lot de médecins, de soignants en tout genre, d'ambulanciers, d'infirmiers.

Tous proviennent des dispensaires, hôpitaux de campagne bordant le périmètre, venus en renfort pour compenser les effectifs éparpillés et les dégâts considérables du Shreveport Hospital. Malgré l'agitation, malgré l'état de choc enduré par les victimes, les blessés et ceux ayant perdu un proche dans la catastrophe, quelque chose, pourtant, détonne. C'est le calme. Le fond de calme qui empêche les hommes et les femmes encore hagards de hurler leur haine. Comme si tous ceux qui s'étaient trouvés là, témoins des attaques, avaient un voile sur leur mémoire. Ils n'oublieront pas, non. Mais le détonateur de leur colère, celle capable de soulever les masses pour les jeter contre un pouvoir autoritaire injustement mis en place, semble absent. Évaporé. Comme si les gens acceptaient, plutôt que de hurler au scandale, que ce genre d'événements fait partie intégrante de ce nouveau monde post-Révélation. Si les vampires sont longtemps restés sur le devant de la scène, bien d'autres monstres sont à redouter.

Shit happens, comme dit l'adage.
Mais d'où vient cette subite sagesse populaire ?
Est-elle la conséquence d'une influence omnisciente ?
Est-elle liée aux desseins de Scox, entité démoniaque descendue sur Terre ?
Seuls les humains semblent concernés. La plupart d'entre eux sont prêts à s'enfermer chez eux en attendant des jours meilleurs. D'autres n'attendent que la levée des restrictions pour quitter la bourgade déformée par les constructions et travaux à venir, qui plus est au vu des destructions multiples.

À Washington, les couloirs bourdonnent dans les bâtiments officiels. Les technocrates, attachés et assistants masquent comme ils le peuvent la sempiternelle incompétence d'une présidence plus habituée à provoquer sur Twitter qu'à répondre aux inquiétudes grondantes d'une population désemparée. Pas sûr toutefois qu'une allocution, même brillante, soit apte à calmer les esprits échauffés dans les milieux anti. Chasseurs, Shepherds, racistes du dimanche... La colère monte, promettant le pire dans les semaines, les mois à venir. Voilà qu'on accuse certaines espèces déjà révélées, sans prendre de gants : sur Internet et les réseaux sociaux, la foire aux complots est ouverte. C'est à quelle espèce sera blâmée la première (il serait si facile de leur faire porter le chapeau, n'est-ce pas?) Quant au Pasua, c'est toute l'organisation qui s'attend aux heures supplémentaires, aux nouveaux emplois du temps, à la surveillance renforcée. Les scénarios bâtis à la va-vite et étayés plus ou moins solidement sont jetés dans les salles de rédaction, invoquant un épisode orageux et une tornade justifiant les défaillances électriques.

Et pourquoi ne l'auraient-ils pas fait ? Car la tornade et l'orage ont réellement eu lieu, ravageant sur leur passage ce morceau de Louisiane, ainsi que les habitants en ont l'habitude. Du fait des nombreuses pannes et du non-fonctionnement des caméras de sécurité, il pourrait bien s'agir de la catastrophe moderne la moins bien documentée du XXIe siècle. Les médias téléguidés par les directives péremptoires n'hésitent pas à remettre en cause le protocole de maintenance d'une usine des environs : quoi de mieux qu'une émanation de produits chimiques pour justifier la folie régnant en cette nuit de Samain ? En multipliant les fausses pistes, en tamisant ce qui peut l'être, en bénissant les neurones sédatées des habitants, tous les responsables (de la mairie, de l'État, du pays), comptent bien jouer la montre pour s'organiser et prévenir toute récidive possible.

Que vous ayez été victime ou non.
Que vous soyez complice ou pas.


Vous portez peut-être dans votre chair ou dans votre crâne l'impact pénétrant de cette vengeance aux multiples visages demeurés anonymes.
Il y aura un avant et un après Halloween 2019.

Faites-vous partie des plus anxieux ? Des plus furieux ?
Etes-vous prêt(e) à vous engager dans les rangs des anti-surnaturels, ou vous déciderez-vous à resserrer les liens avec votre faction, votre clan, votre communauté ?
Etes-vous seul, isolé, la tête bourdonnante de questions, la peur au ventre ?

Comment vivrez-vous l'Après ?


EN CONCLUSION :

• La plupart des humains (90%) ayant vécu l'épisode de chaos sur Shreveport gardent un souvenir presque flou des événements, voire les rationnalisent étrangement, à la manière d'un déni. Les personnages CESS ainsi que les chasseurs de surnats ne sont pas impactés. Les joueurs incarnant des personnages purement humains, eux, peuvent choisir de garder l'entièreté des souvenirs, une partie seulement, voire de subir le même état de "torpeur" généralisé si cela vous tente. Cet état a d'ailleurs été induit directement par Scox, ce afin d'atténuer les dégâts des suites de son invocation (ce qui aide grandement le gouvernement à colmater les diverses explications citées ci-dessus).
• On compte au moins un millier de morts/disparus et près de 2000 blessés, dont 800 dans un état grave ou pour lesquels le pronostic vital est engagé. Certains ont pu être évacués vers les autres villes capables d'accueillir l'excédent de patients. Haughton et Mooringsport n'ont pas été concernées par le blocus temporaire.
• Le Pasua fait appel à de nombreux renforts, un peu partout aux États-Unis. Une cellule spécialement consacrée à cette affaire a été nommée, en lien direct avec Washington. Une enquête a bien évidemment été ouverte.
• Concernant les lieux le plus impacté : le fonctionnement du Shreveport Hospital a été sérieusement perturbé pendant la majeure partie du mois de novembre. Les témoignages concordent dans la très large majorité des cas : une tornade a bien frappé sur place et occasionné de gros dégâts. Aucun témoin n'a relaté en revanche avoir eu des visions d'un autre monde, d'une rivière de sang et d'une légion d'esprits hormis les créatures surnaturelles présentes sur place et le rare pourcentage d'humains dont la mémoire est restée intacte. Le Mall est pour l'heure fermé, et malgré l'espoir de voir rouvrir le centre commercial pour les fêtes de fin d'année, l'ampleur des travaux est considérable. Les services de dératisations sont à pied d'oeuvre. La Belle Esplanade a lui aussi fermé ses portes pour travaux,
Jusqu'au 15 novembre 2019, les accès à la ville de Shreveport sont restés fermés à toute circulation non-essentielle, avant de laisser petit à petit la circulation revenir à la normale. Des relents de magie noire planent un peu partout, et principalement là où certains phénomènes se sont produits en particulier sur les neufs « sites » principalement ciblés par l'Irae.
• Pour l'heure, considérez que la période de jeu est valable jusqu'à fin décembre. Nous vous proposerons rapidement quelle stratégie concernant la timeline sera adoptée, afin de préserver le mode/la vitesse de jeu de tout un chacun et en vous permettant donc de ne pas vous sentir freiné ou pressé. En cas de question, n'hésitez pas à me MP sur le compte d'Eoghan.



The Mother who reigns over the bounty of nature and the rhythms of the Earth. The Crone that brings us death and the end of the cycle. She is now the Winter-time of our life.
Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Fil d'actualité d'Ashes Arise
» La déferlante || Zimmer Arise
» Ashes of a hopeless playground
» Ashes Awards : Éditions 2022.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: