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Do I not destroy my enemies when I make them my friends? [Ft Ian Calloway]

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Wizard Cop : Cochon sauvage et Binette sacrée ;
Kaidan Archos
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Dim 13 Sep - 20:39 (#)


Février 2020Il regarda ses jointures en sang, rougit par l’impact de ses poings contre l’acier d’une des portes arrière de la tour de verre qui abritait les locaux du NRD. La porte était maintenant enfoncée par la force non humaine de sa rage. Il serait probablement filmé aussi par l’une des caméras de sécurité qui surveillaient le périmètre, il n’en avait rien à battre. Sur les images, qu’un homme qui essayait de se contenir difficilement pour décider de se défouler soudainement d’une gauche et d’une droite puissante contre un adversaire qui ne fait pas le poids. Il aurait un blâme pour ça, le prix de la porte et de la réparation lui sera probablement retiré de sa paie et peut-être même un rendez-vous avec les hautes instances de l’organisation.  « Vous savez, monsieur Archos, que nous nous promettons une sécurité pour vous et votre famille contre, je vous le rappelle, votre entière collaboration.  Si vous avez besoin d’un rendez-vous avec le département psy pour que cela nous évite des remontrances contre le bâtiment... ». Il grinça des dents d’avance en s’imaginant la voix monotone du grand patron pour ensuite subir le regard accusateur de Siméon Barrois puis les gros yeux d’Otto Thompson quand il rentrera au bureau demain. Il serra ses mains, ses ongles se plantèrent dans la chair de ses paumes, irradiant d’une pointe de douleur, qu’un léger signal d’alerte qui lui donna un bref frisson.

Marchant d’un pas lent, dans une de ses vestes trop bien taillées et fournit comme uniforme d’usage par son chaperon qui semblait apprécier jouer à la Barbie avec son coéquipier, Kaidan avait fourré sa cravate dans une poche de celui-ci et avait détaché les trois premiers boutons de sa chemise fine tissée de lin et de coton. Un truc pas en plastique qui l’empêchait de virer fou. Son cou libéré, la brise de la nuit frôlait enfin sa gorge nouée par sa rage. Il avait des envies de tuer. De tout massacrer. C’était les années et l’expérience qui lui permettait de calmer les esprits en lui, qui reflétait sa propre frustration. Calmer le tigre n’était pas une chose aisée, encore moins le sanglier, sa première forme, qui demandait qu’une chose : Boxer tout le monde dans les locaux du NRD et déchiqueter tout ce qui se trouvait sur son passage. Seuls le chat et le corbeau attendaient, patiemment leur tour de se venger… c’est au moins sous ses deux formes qu’il ne risquait pas trop attirer l’attention.

Dans tous les cas, il sentait un poids énorme sur ses épaules, l’ambiance de cette ville de merde ternissait son humeur barricade habituellement calme et réfléchit. Même ses pas chaussés de soulier verni hors de prix (à ce qu’il parait) l’énervaient ; Le son du cliquetis de la semelle épaisse et rigide l’empêchait de bien sentir le sol sous ses pieds. Cela lui donnait l’impression d’être déconnecté de la réalité, loin de la nature. Il passa tristement une main sur son visage, pour écarter la sueur qui avait perlait sur son front. Il avait chaud. Satané vêtement.

Quelle heure était-il ?
Entre une et deux heures de matin.
La lune encore haute, il lui restait du temps pour se débarrasser de tout ça et relaxer sous sa forme chat. Peut-être même, trouvez quelqu’un pour le caresser, le cajoler, lui donner un peu de l’attention qu’il lui manquait terriblement. Il s’ennuyait à mourir. Sa famille lui manquait. Evy et ses enfants qu’il n’avait pas encore rencontrés lui manquaient. Il aurait donné n’importe quoi pour une chasse nocturne avec les siens, en foret. Ressentir cette liberté d’être, ses griffes s’enfoncer dans la terre fraiche, ses cornes se frotter contre un tronc, les plumes de ses ailes noires miroiter les rayons de l’astre en altitude.

Accablé d’une étrange morosité, le métamorphe se contenta de continuer à avancer sous forme humaine, un pied devant l’autre dans les rues sombres du centre-ville. À cette heure, c’était plutôt tranquille. Le moment propice qui divisait la plèbe du monde de la nuit. Les truands, les immortels, les humains qui forçaient l’innocence à s’aventurer hors de leur cocon sécuritaire. Soudainement une vibration capta son attention. Des hertz trop bas pour être entendus par une oreille normale firent teinter son tympan. Curieux, il suivit cet étrange rythme pour se rendre compte rapidement que cela venait d’une boite de nuit au loin. Il jura et changea rapidement de direction quand il ressentit une étrange pression sur la nuque. Rien d’incroyable, mais très conscient de son corps, Kaidan n’avait aucun problème à l’écouter quand sa forme lui envoyait des signaux. Même s’il du ce faire une violence, l’agent du PASUA claqua de la langue, peu convaincu, mais se dirigea directement vers la boite de nuit.

C’était bondé.
D’hommes, de femmes, d’odeur, de bruit, de corps et d’esprits.

À peine la porte ouverte et un pied à l’intérieur qu’il se sentit avaler par les coins sombres de l’endroit et porter par la musique sans paroles. Son regard s’adaptant rapidement à la noirceur et aux éclairages artificiels, Kaidan enleva prestement son veston qu’il donna à la dame, au vestiaire à l’accueil. Elle mâchouillait la bouche ouverte un chewing-gum en faisant beaucoup de bruit. Sans un mot, elle prit le vêtement et en échange lui tendit un bout de papier avec un numéro. Il le rangea dans la poche arrière de son pantalon. D’un signe de remerciement de la tête, il allait s’aventurer plus loin quand elle le héla, et lui accrocha le poignet pour violer sa main d’encre bleue estampée d’un ridicule bonhomme sourire qui semblait se moquer de lui. « Bonne soirée. » Finit-elle par lui souhaiter, en le libérant.

Lentement, tout en s’avançant entre les canapés, tabourets, tables basses et confort de toute sorte, Kaidan roula les manches de sa chemise sur ses avant-bras tendus, pour les remonter jusqu’à ses coudes. Hypnotisé par la cadence, il se dirigea sans un regard pour personne vers la piste de danse. Il se laissa emporter par l’énergie de ceux qui était déjà puis du haut de sa grandeur, s’imposa d’abord lentement puis avec plus d’assurance. Les yeux fermés, le métamorphe laissa les gens le juger, s’approcher puis la proximité diminuer à leur souffle sur sa peau sans fourrure. Il entendait leur cœur battre, la chaleur de leurs membres imprégner ses sens… Dans ce tempo endiablé, il attrapa par la taille un des femmes devant lui qui se laissa happer sous sa prise imposante. Elle bascula ses hanches contre lui et il y répondit avec un naturel déroutant.

Pendant un temps, il en oublia où il était, qui il était…comme lors d’un rite chamanique, les tambours guidèrent ses mouvements sans crainte, sans complexe et il y répondit avec un plaisir libérateur. Le souffle court, il embrassa quelqu’un dans la foulée, puis revient sur terre le temps de se rendre compte qu’il avait soif. Sans avertir, sans en demander plus, il se retira de la piste de danse et se dirigea directement au bar, s’y appuyé. Un signe de la main, le barman vint s’enquérir de sa demande :

- Deux bières, s’il vous plait.

Pas question de boire de l’eau en bouteille. Cette eau qui avait le goût du chlore, des machines de filtration et du plastique n'était du poison.

- Je connais quelqu’un qui ne retournera pas seul chez lui ce soir.
- Mmh ?

Le barman pointa le pantalon de Kaidan quand il déposa les deux bouteilles devant lui. Innocemment, comme un gamin à qui on lui faisait un tour, il baissa le menton pour découvrir un petit papier blanc glissé dans sa ceinture. Un numéro de téléphone de… il ne sait même pas qui. Le méta se contenta d’un sourire en coin et de déposer le papier sur le comptoir pour boire une longue rasade de bière, la vidant presque d’un coup. Il jeta un coup d’œil à ses jointures, puis secoua la tête lentement, le temps de finir par un dernier levé de coude sa première bière. Il passa ensuite sa main dans sa chevelure légèrement mouillée par la sueur de la danse et poussa un long soupir.

Quand soudainement du grabuge se fit entendre. Des voix s’élevèrent. L’attention de tout le monde se dirigea vers le chahut au fond de la boite de nuit.
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Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
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"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

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"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
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✞ I AM A GOD ✞

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"That's our cosa nostra."

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Mer 14 Oct - 4:54 (#)


Scream & Shout
Comme un avant-goût de fin des temps.

C’est toujours l’idée qui le hante et l’obsède en puissance, au moment de descendre les marches menant à la décadence douce. Une acceptation fataliste, comme l’envie de voir crever le reste du monde, hormis les siens. Peu de gens alors, penseraient avoir en face d’eux l’incarnation d’un médecin presque modèle, fidèle à son serment tant qu’il se tient entre les murs de son cabinet. Mais une fois dehors… Une fois dehors, les bas instincts reprennent leur dû. C’est la pulsion d’égoïsme forcenée qui le voit plonger dans un cynisme et un sens de l’observation scrutateurs, perçants. C’est la connaissance de son environnement hostile et de ses ennemis invisibles peuplant chaque recoin, de rue ou de nature, qui l’incitent à cette rudesse, ce ton acerbe, ces sarcasmes mordants. Ian Calloway en sait bien trop du monde qui l’entoure. Pourtant, cette nuit, c’est alors le cadet de ses soucis.

Nova a disparu.

Pas comme il le craint. Pas comme il en cauchemarde. Non. Nova a simplement décidé de le faire tourner en bourrique. Une dispute de trop. Une remarque de plus. La menace de faire le mur. Il ne l’a pas prise au sérieux. Il aurait dû. Le voilà à écumer les rues dont il la sait friande de nouveau, ayant bel et bien retenu captive dans sa mémoire la promesse de fréquenter les boîtes de nuit du coin, si cela peut lui permettre de prouver à son oncle qu’elle ne lui doit plus rien. Les gosses sont cruels. C’est sûrement pour ça, qu’il n’en a jamais voulu. Et quand les regrets chatouillent sa corde sensible, alors il reprend aussitôt en main son mantra de toujours : l’existence est suffisamment pénible pour cautionner l’orgueil de tirer un nouvel être du Néant, le jetant dans le volcan d’une dimension injuste et vertigineuse, que rien ne pourra sauver. Ni les cartes de crédit au fric illimité, ni les fringues de marque, ni les séries sur Netflix, ni la bouffe de synthèse, ni l’alcool, ni les drogues, ni les Morsures, ni les paillettes au vernis craquelé qui ne suffisent de toute façon guère à illuminer un avenir en berne. Nova est majeure, et ne perd pas une occasion de le lui faire savoir. Nova a souffert de l’atmosphère puante des derniers mois, sur Shreveport. Elle n’est pas la seule. Novembre et décembre ont vu flamber l’activité hospitalière des environs, l’obligeant à s’adapter au fil des réparations prioritaires quasiment achevées, au S. Hospital. Après avoir vu tomber le personnel soignant, céder les infirmières en larmes, c’est à son tour de vaciller. Il est épuisé. L’hiver est prêt à s’achever, et lui a l’impression d’y avoir laissé sa peau. Aux blessés par centaines qui se sont précipités pour recevoir des soins, certains aux longs cours, s’en sont suivies les épidémies saisonnières ; les hypocondriaques de rigueur ont déferlé pour envahir les couloirs, les abris de fortune, et il se sait cependant étonnamment chanceux de ne plus vivre, un temps, dans la partie nord du pays. Les températures plus agréables ont limité la casse. Serait-ce donc l’âge ? Peut-être. Peut-être que le temps est-il prêt à le rattraper, à lui faire comprendre que sa carrière de casse-cou s’arrête là. Un tic-tac permanent qui l’empêche parfois de dormir, qui lui colle la face dans tout ce qu’il redoute de temps à autre d’observer sans barrière.

Nova a disparu.

Une heure déjà qu’il a débauché, terminant en retard une vacation quasi-nocturne, la voiture stationnée quelque part, dans le Downtown. Il marche, sans cependant la hantise absolue de la savoir en danger. Il sait qu’elle va bien. Les messages reçus sont lapidaires, mais réguliers, et les témoins malheureux de son désoeuvrement. Sa nièce est là, quelque part, et lui fait clairement comprendre qu’elle ne tolérera pas la moindre once d’autorité de sa part ni de quiconque, maintenant. Pas de crise. Pas d’insulte. La façon d’esquiver de celle qu’il considère encore comme une adolescente est bien plus subtile. Héritière de plusieurs générations de taiseux, de renfermés, la gamine a appris à retourner les armes de ses aînés contre eux, avec une certaine intelligence. Ils récoltent ce qu’ils ont semé, tout bonnement. Et lui, ce sauveur qui n’en est plus un depuis longtemps, lâche prise. Il ignore ce qui le pousse à obliquer vers cette boîte, ce soir en particulier. Peut-être le dégoût de retrouver l’appartement vide, le luxe à portée de main, sans le désir d’en profiter un tant soit peu. Ignorer et délaisser les fantômes, arrêter de ressasser pour, enfin, replonger dans les méandres d’une vie passée dont il doute presque de sa réalité, aujourd’hui presque effacée. Il n’y pas d’excès dans ce volte-face particulier. Rien qu’une tranquille et confortable décision : celle de renouer avec celui qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être.  

C’est la première fois de sa vie qu’il pénètre dans ce genre d’établissement seul. L’alcool lui tiendra compagnie. Une fille aussi, peut-être. Il l’ignore encore, même si ses pensées s’envolent curieusement vers Dana. Curieusement ? Pas vraiment. Il comprend que sa relative solitude ne lui posera aucun problème. Et pour cause. La foule s’amasse. Les fêtards donnent tout ce qu’ils ont, pour tâcher d’oublier la tragédie dont les effluves planent encore, à certains coins de rues. Les orgies couronnent toujours ce genre d’événements. Il se rappelle de New York, presque vingt ans plus tôt. Le flashback et la réminiscence sont cruels ; moins pour le constat du temps qui passe que pour les souvenirs désagréables qui s’y rattachent. La ville en cendres. Sasha à terre. C’est sûrement ce qui lui a permis de tenir, à Shreveport.

Il a vu pire.

Au fur et à mesure qu’il s’enfonce entre les danseurs qui bringuebalent, il remonte les manches de sa chemise immaculée, dévoilant ses avant-bras, pour s’adapter aux degrés supplémentaires produits par le frottement des corps. Le smiley bleuté débile luit sur le dos de sa main, reflété par les lumières électriques. Ainsi, le blanc ressort comme sous les loupes de jumelles infrarouges, une vision nocturne qui n’est pas sans lui rappeler de nouveaux souvenirs désagréables. Il n’hésite pas un instant, se dirigeant vers le bar au comptoir luisant d’alcool étalé par les mains des gueulards quémandant leurs cocktails à dix dollars. Hors de prix. Il parvient aux côtés d’un type imposant, de la carrure de Sasha, et remarque d’un léger coup d’œil leur mise quasi-semblable. Il se demande si ce mec a passé une aussi sale journée que celle du toubib. Un moment bref, le temps de patienter et de commander à son tour. Au travers du bordel ambiant, il lit sur les lèvres du barman autant qu’il perçoit les éclats de sa voix éraillée.

- Je connais quelqu’un qui ne retournera pas seul chez lui ce soir.

D’un même mouvement, l’inconnu et le chasseur baissent les yeux vers la ceinture du premier, et Ian ne peut contenir un sourire. Il aime ce genre de conneries. Parce que c'était ça, la vie. Les hommes et les femmes passant leur tragique existence à se chercher, et à se trouver, à travers ce genre de traces et d’indices puérils mais ô combien efficaces. Il commande une bière à son tour, tandis que l’autre engloutit la sienne ; une descente à toute épreuve. Seules quelques gorgées viennent soulager son besoin de picoler avec une rare violence. On s’agite, plus loin. Ça se met à gueuler, à revendiquer il ne sait quoi, et d’office, ses instincts remontent à la surface. Il maudit instantanément tout ce monde qui emplit la salle alambiquée, craignant les mouvements de panique et de foule, plus que tout depuis Halloween dernier.

Le connard bourré de service apparaît bientôt. Il ne sera pas venu pour rien :

« C’EST ÇA ! BANDE D’ENCULÉS ! CONTINUEZ DE DANSER, DE FAIRE VOS PUTES SUR LA PISTE ! » Il titube, repousse un groupe de filles poussant des piaillements de grives outrées, ce qui ne le décourage pas pour autant. Même avec les basses – qui paraissent curieusement s’estomper – , le discours est presque parfaitement perceptible. Il se rapproche, et ses hurlements s’amplifient au fur et à mesure que le DJ met en sourdine son électro entêtante. « VOUS AVEZ DEJA OUBLIÉ ?! TROIS MOIS ET C’EST REPARTI C’EST ÇA ? ÇA REPART HEIN ? ÇA VOUS SUFFIT CE QU’ILS DÉGUEULENT DANS VOTRE TÉLÉ ?! DANS VOTRE SMARTPHONE ?! DANS VOTRE… »

Ivre, mais pas totalement imbibé. Refermant la main sur sa bière avec plus de force, il repère, loin, un ou deux membres de la sécurité cherchant à fendre la foule pour cueillir l’importun et le foutre dehors. Il tourne, tourne et tourne encore, contourne en réalité le comptoir, toujours en mouvement, au gré d’une chorégraphie malhabile ; ses jambes ne cessent de s’emmêler, de s’empêtrer l’une dans l’autre. « MAIS ALLEZ-Y ! DITES RIEN SURTOUT ! POSEZ PAS DE QUESTIONS ! VOUS D’MANDEZ PAS CE QUI A BIEN PU SE PASSER POUR QUE LA VILLE SOIT RÉDUITE À ÇA ! ÇA A RECONSTRUIT, C’EST TOUT BEAU TOUT PROPRE MAINTENANT HEIN ? TORNADE MON CUL ! MON CUUUL ! » D’autres gars eux aussi avinés semblent vouloir se joindre au spectacle affligeant. Bientôt, ça se cogne sur la tronche, ça vocifère, et la musique baisse encore. Le DJ d’à peine vingt ans, semble-t-il, baisse son casque, jetant des regards de lapin pris dans les phares d’une voiture au staff qui vient grossir l’attroupement. « VIVE LES ANTIS ! LES SURNATS ON VOUS BRULE ! ON VOUS BAISE LA GUEULE ! »
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Mer 4 Nov - 16:09 (#)


Le chaos s’interposait dans cette journée de merde jusqu’à la fin. Sous les cris qu’il finit par entendre, la nuit qui s’annonçait prometteuse venait d’être enrobée de ce voile de morosité qui ne semblait pas vouloir le lâcher. Il avait espéré s’en débarrasser avec l’alcool ( qui ne lui faisait pas vraiment effet, mais qui pouvait quand même le détendre dans l’excès ) et dépenser son énergie mal canalisée à danser jusqu’à ce que le soleil se lève. Préparé à une tape sur les doigts comme un vulgaire fonctionnaire à qui l’on mettait en péril la paie et son emploi, si en plus il arrivait avec la dégaine d’un mec qui avait fait la fête toute la nuit, peut-être même qu’Otto allait payer à sa place cet écart.

Et cette opportunité l’encouragea plus qu’il ne voudrait l’avouer.

Enfin, la deuxième bière à la main, il se retourna pour observer la scène. Kaidan appuya ses coudes révélés par les manches de sa chemise roulée sur ses avant-bras sur le comptoir gluant d’alcool renversé. Ainsi installé, il évita de justesse l’ivrogne qui déambulait dans la boite de nuit. Il doit d’ailleurs se déplacer de quelques centimètres pour laisser la sécurité le poursuivre sans grand succès.

Quand l’on commença à se battre, l’agent du NRD serra la mâchoire. Il prit une grande inspiration et fixa la scène. Ce désir de tous les cogner, leur enfoncer son poing dans leur gueule, de leur faire payer son existence désolante. Les frapper jusqu’à ce qu’éclabousse l’hémoglobine sur cette chemise blanche qu’il n’avait pas achetée. Recevoir ces coups qui ne lui feront pas très mal, mais qui lui permettraient de ressentir cette forme dans toutes ses faiblesses et particularités. Balancer son genou dans leurs ventres et couper les souffles. Agripper les cheveux de leurs crânes et écraser son coude dans leurs tronches à répétition. Effacer l’expression de leurs visages dans une marre de sang. Briser leurs bras si fragiles, pour ensuite leur défoncer le portrait jusqu’à ce qu’ils soient à l’article de la mort. Arracher la jugulaire pour faire jaillir le sang entre ses crocs. Enfoncer ses cornes dans leurs chaires fragiles. Foncer avec ses défenses. Extirper leurs entrailles avec ses griffes. Déguster la dernière vision de leurs pupilles…

L’âge lui permettait de ne pas laisser libre cours à ses envies. L’expérience et la sagesse lui rappelaient qu’au-delà de la satisfaction momentanée de tuer tout ce qui criait dans cette boite de nuit ne valait pas la peine. Il ferma les yeux un bref instant, la tête hochant de gauche à droite, négativement, un sourire bien triste sur ses lèvres. Une réflexion qu’il garda pour lui-même, mais que de l’extérieur, passait aussi comme une exaspération.

- Ville de merde. dit-il, ne se souciant pas du tout si le type à côté de lui était un fervent admirateur de l’équipe de baseball local, la cuisine cajun et de l’humidité des bayous.

Il prit le temps de respirer et de ne pas se lancer tête perdue et enragée dans la foule.
Lui voulait continuer de danser et de faire sa pute sur la piste.
Le type avait tout gâché.

Si seulement il savait.

Une tornade.
Comment son employeur avait-il pu penser que c’était une bonne idée ?


Un rire bref.
Il allait baiser les gueules des surnats une fois brulés ?
Un foutu bon slogan.

D’un automatisme, il frotta de ses paumes ses jointures déjà abimées. Il baissa le menton pour les observer ; le sang avait séché, laissant que des croutes foncées sur ses articulations. C’était rouge et encore sensible, mais ça guérissait vite. Plus vite que la porte dans laquelle il avait écrasé ses poings.

Kaidan avait décidé que cela ne l’empêcherait pas de finir sa bière. Il la porta une deuxième fois à sa bouche quand soudainement, il fut bousculé par deux mecs qui décidèrent de s’en prendre l’un à l’autre pas très loin de lui. Il renversa le contenu de son alcool sur son torse, trempant la chemise blanche, la laissant tristement transparente dans un sillage vertical.

Frustré, le métamorphe empoigna par le collet le premier qui le bouscula sans faire exprès, le retourna sur lui-même en gueulant :

- Ça suffit oui ?! Puis lui administra une droite puissante sur la mâchoire qui le mit K.O.

Inconscient, le type roula sur le comptoir.
Le deuxième, nettement pas heureux de faire voler son punching bag, fonça sur Kaidan, qu’il évita de justesse en se déplaçant rapidement sur la droite. Par contre, le type trébucha directement sur l’homme qui était à côté de lui au bar et commença à lui chercher querelle à son tour, aveuglément avide de se battre.

- Hey ! Attention, derrière toi ! avertit-il le mec qui essayait de boire une bière tranquillement aussi. Il arriva à retenir le type par son chandail, ce qui ralentit l’attaque et laisserait le temps à son acolyte de chemise au manche roulée sur les avant-bras, d’éviter les poings malhabiles qui tentaient de fondre sur lui.

Dans le bar, la musique s’était presque faite silencieuse quand l’ivrogne sembla sous contrôle par les molosses qui s’occupait de la sécurité. Ce qui ne déchargea pas l’ambiance de l’électricité qu’il avait réussi à faire monter. D’autres batailles faisaient rage, des cris de femmes frustrés et épurés. Le barman avait sorti une batte de baseball de sous son comptoir, qu’il gardait fièrement sur son épaule comme un avertissement. Quelques jeunes gens sortirent prestement par la porte arrière non loin du bar.

Par la porte avant, le cuitard fut maitrisé et sorti avec force de la boite de nuit, mais la tension était toujours palpable. Soudainement, la musique revient, forte et entêtante, sous le signe du propriétaire du club au pauvre DJ qui obéit prestement. Il ne faudrait pas perdre de l’argent. La nuit est encore jeune.

Quand au même moment, le type qui était évanoui au bar se réveilla. Son visage bouffi, le sang sortant de ses narines ; «  Tu m’as brisé le nez, salopard ! » puis affubla le visage de Kaidan d’un bon retour de coup poing. Il ferma les yeux sous l’impact, encaissant le coup avec une longue inspiration. Il saignait de la bouche, peut-il constater du bout de son pouce. Ce qu’il le fait sourire.

- Tu vas regretter ça… J’ai eu une journée bien merdique.

Et quand il vient pour l’attraper par les épaules, pour lui foutre une bonne raclée, un autre type débarqua et l’emporta rapidement. «  Tirons-nous d’ici. » et ils sortirent par la porte arrière, laissant Kaidan s’en assaillant, les oreilles qui vrombissaient des basses de la musique électro enivrante.
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Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
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Fear is the mind killer
✞ PAINT IT BLACK ✞

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"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

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"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
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✞ I AM A GOD ✞

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"That's our cosa nostra."

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Sam 12 Déc - 2:46 (#)


Scream & Shout
Il semble qu’une entité particulièrement diabolique ait semé un vent de zizanie dans l’établissement fait, au départ, pour libérer les esprits malmenés par une semaine harassante de travail, bêtes de somme venant dépenser leur maigre pécule en divertissements bas de gamme. Il ne reste soudain plus grand-chose de la mentalité légère (presque trop légère) qui régnait à son arrivée. Rien ne va, cette nuit. Et lui qui comptait profiter de la foule, de la masse mouvante des danseurs et des saoulards  pour décompresser à son tour et espérer leur voler un peu de cette insouciance qui ne lui appartient plus, le voilà réduit à la position d’un spectateur désarçonné, son verre toujours à la main, mais les lèvres déjà sèches, dû à la stupeur. En effet, bouche bée, c’est un formidable bordel qui se déploie alors sous leurs yeux, et il en oublie un instant son voisin de comptoir. Il en oublie le barman, Nova, reste absorbé par l’élan qui contamine les différents groupes de fêtards. Bientôt, comme une vague se soulève et gondole, comme une nuée d’oiseaux affolés créant formes et dessins aléatoires de par leur vol groupé, comme les ondes d’une eau troublée ou les répliques d’un tremblement de terre, la populace se voit soulevée dans tous les sens par une agitation dangereuse, jusqu’à ce que de leur côté, la paix soit à son tour perturbée. L’inconnu perd patience, manifestant une violence qui, là encore, lui rappelle cruellement Sasha, toujours prêt à dégommer le moindre bourrin décérébré approchant Jana de trop près ou, tout simplement, venant chercher des noises qu’il ne pourrait pas assumer. Jana n'aurait jamais eu besoin de lui. Mais Sasha n’avait jamais trop aimé les clubs ni les boîtes. Et, par-dessus tout, il aimait encore moins la clientèle fréquentant les bouges de New York ou, avant cela, de Baltimore voire de D.C. qu’il leur arrivait de fréquenter ensemble. Malgré le brouhaha général, il entend parfaitement le choc produit par les phalanges solides sur la mâchoire du perturbateur, et il ne peut s’empêcher de grimacer en croyant percevoir le fracas du cartilage écrasé. Un vol plané plus tard, le hasard voit son compagnon de colère esquiver un deuxième abruti, qui fonce justement vers lui, averti rapidement. Malgré la prévenance de son camarade, l’attaque l’oblige à balancer sa pinte brutalement sur le comptoir – il peut entendre le verre glisser sous l’élan puis tomber et se fracasser côté barman, désormais éclaté au sol, et son contenu avec. Leurs corps s’entrechoquent, et le toubib ne perd pas son temps en de vains palabres, le repoussant d’un coup de poing cueillant le ventre. Sa seule crainte, son seul scrupule : que l’autre lui dégueule dessus ; haine ou alcool, l’un comme l’autre, il s’en passera. Le silence étrange, presque glaçant pour un lieu tel que celui-ci, est bientôt rompu de nouveau par les basses qui reviennent, tant bien que mal, rendre sa vraie nature, sa fonction primordiale, à la boîte de nuit enfiévrée.  Curieusement rassuré par les basses qui reviennent mais toujours pas prêt à se faire démolir la tronche sans raison (il a largement passé l’âge), son acolyte du moment se voit apostrophé de nouveau, et le voilà prêt cependant à le soutenir en backup, solidaire juste au cas où. Il peut entendre néanmoins, la menace dans sa voix, et il se demande à quel point leur journée s’est avérée aussi merdique l’un que l’autre. Pas le temps de se montrer curieux ni d’assister à un abattage en règle : les énervés du bulbe s’enfuient d’eux-mêmes, et peut-être ont-ils raison. Tandis qu’une partie de la boîte est obligée de retrouver un calme de façade, imposé par les gérants en quête d’un ordre paradoxal, une autre partie des lieux se castagne toujours. Il croit rêver, mais c’est bel et bien un fumigène dont les vapeurs toxiques se répandent, se confondant avec la fumée distillée du côté des projos, léchant la surface du plafond. De moins en moins convaincu par la tournure que prend la soirée, il donne un coup contre l’avant-bras du colosse à ses côtés.

« Ça va dégénérer. Si j’étais toi, j’me tirerais. »

Un cri de femme, plus perçant, résonne dans l’air, entre deux stridulations musicales hystériques, se confondant presque avec la mélodie abrutissante. Une lame a été sortie. Il en vient à se demander si quelque chose de plus grave encore ne s’apprête pas à poindre. Un vampire frénétique, un garou cédant à une métamorphose, ou un sorcier et autre mage usant et abusant de ses pouvoirs. Il ne veut pas rester là. Et une pulsion d’empathie le pousse à croire que l’inconnu n’a pas besoin d’un peu plus d’emmerdes.

« Viens ! On se barre, j’la sens pas cette histoire, et les flics vont débarquer, c’est sûr... »

Problème de taille : se frayer un nouveau chemin dans une foule angoissée, tout en prenant le risque de nouvelles confrontations, voire d’être pris pour des fauteurs de trouble par le personnel surexcité lui aussi. Il ne compte pas finir la nuit aux urgences du mauvais côté, cette fois, dans un poste de police interrogé par des flics encore sur les dents, voire saigné, cogné et victimisé par un CESS paniqué par le vent de révolte qui flotte, de la part des antis. Il hésite, offre un ultime regard à celui qu’il espère, il ne sait pourquoi, le suivre. Puis, il finit par se jeter dans la mêlée, bien décidé à s’échapper d’ici, jouant des épaules et des coudes en repoussant les corps agglutinés, véritable ruche dont il veut s’extraire avant qu’il ne soit trop tard.

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Wizard Cop : Cochon sauvage et Binette sacrée ;
Kaidan Archos
Kaidan Archos
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I LICKED IT
SO
IT'S MINE.




En un mot : Instinctif
Qui es-tu ? :

I WILL BE BRUTAL.

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Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
Thème : Animal - MISSIO
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Beat me up
Beat me down
Mess me up
Beyond all recognition

For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


-

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Dim 14 Mar - 22:15 (#)


Bien sûr que les choses ne pouvaient pas en rester à quelques coups de poing échangés, deux — trois saloperies exprimées et de l’alcool éparpillé. L’endroit qui avait accueilli avec plaisir les mouvements de Kaidan sur la piste de danse se transformait maintenant en une jungle violente qui ne faisait plus aucun sens. La musique n’aidant à rien, les gens étaient émoustillés au-delà du bon sens. L’alcool, la drogue et l’ambiance enflammée avaient raison de toute logique.

Il aura essayé, mais sa chemise trempée de bière, le sang qui coulait de sa lèvre et les fumigènes qui se mirent à lui gratter la gorge lui donnèrent envie de se lancer dans la foule. Donner à tout ceux qui avaient envie de voir de quel bois il se chauffe une foutue bonne raclée. La bête en lui était de plus en plus difficile à faire taire. Il pouvait la contrôler, il était trop tôt le matin pour en faire appel, mais celle-ci lui faisait bouillir le sang dans ses veines.

Cette nuit, il voulait seulement oublier tout son merdier, mais non.
Non!
Shreveport n’aura pas dit son dernier mot.

Il toussa, dérangé par la fumée et plissa les yeux. Kaidan allait attraper le premier connard au passage puis le battre jusqu’à ce qu’il ne lui reconnaisse plus les traits. La foule panique même si la musique voudrait que ce soit le contraire. Il allait foncer en direction de ce cri qu’il entendit dans la foulée, mais un coup amical détourna son attention.

Son comparse impromptu à raison : la police allait débarquer pour sûr, si ce n’est pas le PASUA lui-même qui viendrait gérer la situation. Ça, il pourrait encore moins le supporter. Il en avait marre d’eux et avait assez goûté de leur méthode pour la journée.

- T’a raison! cria-t-il pour se faire entendre par-dessus la cacophonie. Puis comme une douche froide, la bête la plus cruelle en lui retourna se cacher pour un instant, le laissant respirer autre chose que l’envie de tout détruire sur son passage.

Sagement, il suit l’autre qui fraye son chemin au travers de la plèbe en furie. Grand, les gens le laissent passer ou repensent à deux fois avant de se frotter à sa carrure, mais arriver vers le centre de la salle, il se sent coincé entre les mouvements des gens qui essaient de se battre, de sortir ou de danser. Les basses de la musique entêtante et la frénésie de la foule l’écœure de plus en plus. Il doit sortir. D’une tête plus que tout le monde (ou presque), il repère une porte devant eux, qui semble donner vers l’extérieur. Grand ouverts, des gens se massent devant pour sortir.

Décidé, Kaidan attrape l’épaule de l’autre fuyard du bar et l’arrête pour l’avertir : 



- À l’arrière!  



Puis le tire vers lui, pour finalement le pousser dans la bonne direction. Les bras levés, les abdominaux contractés, il donne des coups de hanches et de coudes pour passer au travers puis arrive tête à cul (yep) dans le rassemblement devant la porte, qui se bousculait pour sortir eu aussi. 



Ça puait les fumigènes, la peur, l’alcool.

Derrière eux, d’autres cris se firent entendre, les lumières de la salle s’allumèrent.

- Il faut vraiment sortir d'ici! et il poussa le groupe autour de lui, sans aucune rancune, pour forcer sa sortie.

Une fois faits, les gens s’éparpillaient le long de la ruelle, en courant, vomissant ou en titubant à gauche et à droite. Kaidan, lui, s’assura que son compagnon improbable soit aussi à l’extérieur. Il le repéra et s’approcha de lui, inspirant un bon coup l’air du petit matin. 



- Ça va? Rien de cassé? s’assura-t-il. Le métamorphe passa un pouce sur sa lèvre fendue, encore un peu de sang coulait, mais ça le fit sourire. J’ai décidément connu pire. puis il tira sur sa chemise mouillée qui puait l’alcool réchauffé par sa sueur. Tu ne t’es pas mal défendu là-bas. remarqua-t-il, le voyant sans blessure apparente. Ces connards mon bien chier cette soirée. Ya rien donc à faire dans cette ville de merde sans s’en prendre plein la gueule?

Shreveport. Une ville humide, remplie d’énergumènes et d’une pseudopolice qui se félicitait de l’avoir couillonné.

Parlant de police, le son des sirènes se fit entendre au loin, puis elles se rapprochèrent rapidement.

- Restons pas là.

Puis il se mit à marcher lentement, d’un pas décontracté, dans le long de la ruelle. Il passa ses mains sur son crâne puis appuya ses paumes contre celui-ci. Coude dans les airs, il observa en silence le ciel étoilé. Si peu d’étoiles dans cet endroit maudit. 

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✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

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✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
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Sam 20 Mar - 1:13 (#)


Scream & Shout
Il n’est pas claustrophobe, et il peut remercier Dieu pour ça. Entre autres choses, bien sûr.

Il n’ose imaginer l’état de stress qui a dû gagner certaines âmes ici-bas, déjà affaiblies par les quantités pantagruéliques d’alcool et autres stupéfiants consommés. Encore un foutu réflexe de Doc dont il se passera, cependant. Il n’est pas là pour sauver qui que ce soit, hormis son propre derche, et il ne compte pas s’attarder plus longtemps sur des questionnements existentiels concernant les dégénérés de cette boîte. Paradoxalement, il n’arrive même pas à regretter d’y avoir pénétré, malgré son agacement persistant, tandis qu’il repousse les corps venant s’échouer de son côté. Il masque comme souvent ses émotions derrière une gueule de brute insensible mais raffinée, signature des Calloway dont chaque nuance révèle bien souvent la personnalité de l’homme concerné. Il déteste cette populace un peu stupide, qui vient de finir de lui gâcher la soirée. Il aurait bien terminé cette putain de bière, surtout au prix où il l’a payée.

Curieusement, il a la sensation de composer le second membre parfait du duo avec le gars qui, comme il le souhaitait, a entrepris de le suivre. Comme s’ils étaient les deux seuls êtres dans cet établissement à conserver un semblant de sens commun, d'intelligence et de réactivité constructive. Il connaît l’adage. Il sait à quel point il est possible de se sentir proche d’un quasi-inconnu, surtout lorsque l’ensemble de votre existence, de vos proches, de tout ce qui est censé passer pour rassurant et familier vous débecte, vous trahit ou vous est loin. C’est ce qu’il ressent, maintenant. L’accumulation arrive à son terme, et il ne supporte plus rien de ce qu’il entend, touche, perçoit. Il n’a plus envie d'absorber la chaleur qui l’entoure, et réclame ardemment la fraîcheur des rues qui les attendent au-dehors. Il n’a plus envie de sentir ses tympans frémir sous les basses impuissantes à faire oublier les raclures peuplant l’endroit, la rancœur suintant des murs, l’hypocrisie dévoilée, maintenant que les grandes gueules se sont faites entendre. Il n’y a que cet homme dont il ne sait rien qui lui paraît être la chose à récupérer, dans tout ce gâchis. Pourquoi ?, s’échine-t-il à vouloir comprendre. Il n’en a pas la moindre idée. Il en viendrait presque à se marrer en se demandant si ce détail, celui d’une putain de chemise random aux manches relevées, peut suffire à connecter deux individus qu’à première vue rien ne rassemble. Rien, hormis cette sale humeur, l’envie d’en découdre si l’occasion se présente. Et le besoin de sortir.

Quelque chose le retient soudain. Il est à deux doigts de pivoter dans l’intention de cogner l’abruti cherchant à stopper sa course déjà pénible, mais il comprend vite qu’il s’agit de son allié potentiel. Sous la poigne qui le tire pour mieux le faire obliquer dans la bonne direction, il devine une force, elle aussi, pareille à Sasha. Voire supérieure. Pas le temps d’épiloguer, mais ses méninges carburent encore durement, et ce n’est qu’une fois dehors, impressionné par la détermination et les réflexes de l’homme qu’il s’autorise à prendre une bonne goulée d’air frais. Il s’éloigne des portes béantes, dégueulant de chevilles soutenues par des talons trop hauts, de casquettes débiles, de fringues de marque, dégueulasses, souillées par il ne veut savoir quels fluides. Il ne voit même plus les humains sous les habits et les pompes.
Il contemple un moment la débâcle, sans vraiment en tirer une conclusion logique, une observation pertinente, pour mieux pivoter vers celui sans qui il aurait peut-être mis une éternité à se tirer de là. Il lui offre un sourire de circonstance : à la fois blasé, dépité et presque amusé par la situation. Il ne peut qu’acquiescer à ses propos, tout en faisant discrètement rouler son épaule gauche ; un faux-mouvement a provoqué une douleur légère, mais pénible. Comme à fleur de peau, il a l’impression d’être réceptif au moindre stimulus. Ce qui n’est pas si courant. Rien n’est normal, cette nuit. Rien n’est lambda. Il emboîte machinalement le pas à son compagnon temporaire, sonné. Il tend l’oreille, mais aucune sirène de police ne vient trouer l’agitation ambiante ni son ouïe humaine, dont ils s’éloignent au fur et à mesure. Il s’aperçoit alors que ce silence est susceptible de provoquer l’incompréhension chez son interlocuteur, voire de le faire passer pour un rustre, un autiste, ou tout simplement un type désagréable. Avec un temps de retard monstrueux qui risque surtout d’aggraver son cas, il marmonne :

« Ouais… » Non. Décidément pas une façon de répondre au seul gars qui lui accorde de l’attention et une bonhomie dont il aurait été con de ne pas profiter. « Ouais, pour moi aussi c’était l’apothéose… » Son sourire se fait plus franc, et il pose un regard presque complice du côté du profil un peu amoché : « En tout cas ça fait plaisir de voir que j’suis pas le seul à détester ce bled pourri. On doit bien faire partie des rares à pas supporter the place to be. » La faim vient brutalement se joindre au banquet des aigreurs. Une faim typique des fringales qui vous prennent de nuit, quand tout le corps devient tendu par une activité nocturne guère propice à une santé impeccable. Quand l'orage s'éloigne, quand les effets de la cuite se dissipent. Ici, c'est bien son mode noctambule qui est le principal coupable. Un haussement d’épaules, en pensée ; il s’en tape. Il n’a jamais fait partie de ces toubibs transvasant leur savoir à la vie réelle, toujours là à emmerder le fumeur, le buveur, le couche-tard. Chaque être humain est responsable de son destin, c’était sa devise. Lui n’avait aucun pouvoir, aucune responsabilité sur ses patients autre que sa mission d’informer, de renseigner et de soigner, lorsque cela s’avérait possible. Et cependant… l’œil qui scrute la lèvre blessée n’est pas celui du quidam de première catégorie, las et exaspéré par le monde entier. D’autant que la familiarité spontanée se créant entre eux, étrange, commence à lui plaire et lui rappelle de vieilles soirées agréables. « Et qu’est-ce qu’on devrait dire de toi ? La vache, déjà que tu es baraqué, tu sais comment te servir de tes poings. » D’ailleurs, le voilà déjà à chercher une trace de plaies fraîches au niveau des jointures visibles. « Moi j’ai rien de cassé parce que j’ai une chance de cocu. Heureusement qu’personne m’attend à la mais… »

Nova.

Il grogne, sort rapidement son smartphone, checke. Aucun message. Cette gamine va finir par le rendre barge, et il range aussi vite l’Iphone dans sa poche, d’une pression rageuse. Il remarque alors que si l'alcool l'a épargné, sa chemise est tâchée du sang d'un crétin, probablement celui qu'il a dû envoyer se faire foutre près du comptoir. Un haussement de sourcil, puis il oublie. Pas grave.
Il ne sait même pas vers où ils marchent. Il n’a pas envie de se poser la question. Il lève la tête vers les bâtiments guère aussi impressionnants – de son point de vue – que ceux qui ont façonné ses souvenirs de jeunesse. Et en parlant de jeunesse… « Au final… C’est moi le plus con, dans l’histoire. Même pas ces types. J’ai plus rien à foutre dans un endroit pareil, et j’crois que la vie est en train de me le rappeler d’une façon… originale, ouais, on va dire. » Il pousse un soupir qu’il veut légèrement mélodramatique afin de détendre ses propres nerfs encore éprouvés, mais se montre de nouveau aimable lorsqu’il tend sa paume à celui qu’il ignore être un ennemi parmi tant d’autres.

« Ian Calloway. »  

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Dim 21 Mar - 1:50 (#)



Il poussa un long soupir. Que les étoiles disparurent par la pollution lumineuse d’une ville en effervescence pour sa popularité grandissante; il préférait être partout sauf ici. Bien que par un miracle incroyable, son fils et sa sœur soient dans les parages, il aurait envie de s’enfuir avec eux, retourner vers la nature, se ressourcer.

Bientôt. Bientôt il trouvera ce qu’il cherche.

Kaidan a un rire bref, sec, qui faisait plus d’offices de marque d’ironie que d’un humour mal placé :

- The place to be. Faut être complètement débile pour croire que Shreveport vaut le détour, si tu veux mon avis. Il baisse les bras puis suppose d’un naturel incroyable : le boulot? C’est ça? Moi aussi.

Parce que oui, au final, c’était une histoire de taf. Enfin, presque, mais au-delà de cette merveilleuse cage dorée, c’est bien un boulot qui le gardait en ses lieux détestablement humide et urbain.

La suite le fait sourire. Il accueille le compliment d’un haussement d’épaules.

- Oh, ça. Disons que sans que ce soit une habitude, j’ai eu l’occasion de me pratiquer.

La vie avant celle-ci était marquée par d’autres genres d’aventure. En plus d’avoir les réflexes décuplés et une force nettement supérieure, sa forme humaine était galbée, musclée. Et prêt à se battre en tout temps. C’est un peu comme s’il avait été affublé d’un corps qui lui rappellerait que jamais il ne pourrait être tranquille. Juste pour sa bouille, on lui avait déjà cherché querelle. Les gens sont cons. Il avait donc appris à se défendre. C’était aussi un peu dans la mentalité de son géniteur qui leur avaient appris à se battre très jeune. C’était plutôt pratique quand des contrats d’une légalité douteuse tournaient au vinaigre.

- J’aurais nettement préféré avoir une chance de cocu. Je n’étais pas là pour me battre…

Et il le regarda consulter son téléphone portable. Il remarque son énervement quand il l’allume sans rien faire d’autre que consulter l’écran lumineux une demi-seconde. Il en déduit donc que si personne ne l’attend à la maison, lui semblait attendre quelqu’un. Kaidan ne lui demandera pas si tout va bien. Ce n’était pas de ses affaires et il avait beau avoir une facilité à être sympathique aux petites heures du matin, les phalanges douloureuses et son adrénaline qui redescend lentement, il ne savait pas à qui il avait à faire. Dans cette ville clash entre les CESS et anti-CESS, le métamorphe qui se considérait ni l’un l’autre, n’en avait ce soir, rien à carrer.

Le type l’avait aidé à sortir du bar au bon moment et l’avait averti avant de se prendre une autre droite dans la tronche. La journée/soirée de merde qu’ils partageaient lui suffisait pour l’instant.

L’odeur de l’alcool sucré qui séchait difficilement dans l’humidité ambiante l’énervait. Il aurait déjà enlevé sa chemise s’il avait été seul. Ça lui collait à la peau, rendant le tissu hors de prix semi-transparent. Son comparse, lui, avait quelques éclats de sang sur ses habits, ce qui ne sembla pas l’embêter du tout. Il fit son possible pour faire abstraction de tout cela puis ils continuèrent sans but précis à descendre l’allée.

C’est d’un sourire en coin qu’il accueillit les révélations de l’autre. Kaidan n’avait rien à faire de ce genre d’endroit non plus et pourtant, il eut besoin de s’y perdre quand même. Engourdir ses sens sur la piste de danse, s’enivrer de la plèbe ignoble, la charmer, l’oublier et dépenser sa rage dans la danse contact avec qui voudrait bien partager le rythme avec lui. Ça avait un petit côté païen de danser en groupe, entre inconnu, sur des tempos entêtants. Peut-être était-ce cela qui l’avait attiré? Un appel primaire au groupe.

Groupe qui lui manquait dangereusement pour les habitudes d’une créature familiale.

- Alors où vont des types comme toi? Tu t’attendais à quoi ce soir, parce qu’il ne me semble pas t’avoir remarqué sur la piste de danse. Si c’est pour l’alcool, ya meilleur endroit, nettement.

Puis sans même y penser deux secondes, le métamorphe tourne les épaules et lui attrape la paume.

- Kaidan Archos.

Il la serre un instant, s’excuse qu’elle soit collante à cause de la bière et des connards de tantôt puis ajoute :

- Dans tous les cas, un type comme moi, à cette heure, après cette incartade frustrante, a faim. Il doit y avoir des take out  24h pas loin, pour la sortie des bars. Faut juste réussir à les trouver.

Puis il n’habitait pas dans les parages non plus. Il prendrait un taxi pour retourner chez lui. Mansfield n’était pas si loin, quelques pâtés de maisons, mais retourner à pied à son bachelor inhospitalier dans ce quartier de cul serré lui disait encore moins.

- Il est quelle heure? Comme ça y va, ne pas dormir est encore option envisageable.

Un air affriandé égaye son visage quand il demande, avec le plus grand sérieux du monde :

- Il n’y aurait pas une place à déjeuner?
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Ian C. Calloway
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"Tomorrow is another day,
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✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

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✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
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Lun 5 Avr - 4:06 (#)


Scream & Shout
La poignée de main est consommée. Kaidan Archos. Ainsi soit-il.

Il est habitué aux rencontres éphémères. Ian Calloway abandonne derrière lui (avant, bien avant que tout ne dégénère dans son existence parfaitement hasardeuse) un long passé de connaissances, un réseau d’amis, d’amants, de partenaires de chasse, de collègues de travail, de proches familiaux. Il ne possède pas cette timidité qui rend toute confrontation parfois bancale. Il juge à la tronche, au faciès, sans trop s'interroger, s’il n’y a pas à le faire. Bien que les choses aient changé, bien qu’il s’agisse d’une ville dans laquelle il ne se sent toujours pas aussi à son aise, ses réflexes reviennent à la charge, le soutiennent et l’incitent à croire qu’il ne redoute pas grand-chose à déambuler, là, avec ce type somme toute normal, et à la fois… pas tant que ça. Le charisme de l’échalas doit y être pour quelque chose. Derrière ce visage aux traits irréguliers, il voit l’ombre d’un regard chargé d’histoires. Côtoyer une foule de patients l’avait aidé à déceler les passifs lourds, impossibles, qui ne se voyaient étalés qu’avec force patience, prudence et attentions. Les hommes qui avaient vécu, il connaît. Il les repère avec une facilité déconcertante. Il évite de poser des questions. L’expérience lui a appris que toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire, ni à entendre. Toutefois, habitué à endosser le rôle de confesseur, il ne tourne que rarement les talons face aux confidences qu’on le juge digne de recevoir, telle l’hostie entre les paumes tendues.
Souvent, les sourires des gens étaient les premiers incitateurs à les croire inoffensifs ou sympathiques. Le sourire de l’inconnu lui plaît. La sagesse, la malice et le cynisme mêlés qu’il y trouve le séduisent, lui font baisser sa garde. Et il a cruellement besoin, ce soir, de baisser sa garde. Fatigué, mais pas abattu, grâce à la compagnie inopinée qui chemine près de lui.

« Les types comme moi… les types comme moi passent leur temps à bosser, en ce moment. Les types comme moi n’ont certainement pas envie de creuser leur tombe dans le coin, et… pff. J’ai même pas cherché les bonnes adresses, honnêtement. J’suis entré par hasard. » Par caprice. Un élan adolescent, comme pour tourner le dos, dresser son majeur envers toutes les responsabilités dont il s’était vu chargé comme une mule. Sans possibilité de rentrer chez lui à Baltimore, devant l’interdiction faite par son père, par son frère. Il est si sûr qu’on lui dissimule la vraie raison de cet exil prolongé. La situation est sûrement bien pire que tous les scénarios déjà fomentés durant ses quelques rares nuits d’insomnie. « En fait… j’m’attendais à rien. J’avais besoin de… changer d’air. C’qui est sans doute très paradoxal quand il s’agit d’aller s’enfermer dans une cave, je sais. Mais j’pense que j’avais besoin, moi aussi de… lâcher du lest. D’oublier, un peu. Enfin, tu dois savoir de quoi je parle. » Il aurait bien fumé une cigarette. Il aurait bien descendu un demi-litre de whisky. Installé dans un endroit confortable, à refaire le monde, discuter culture ou parler de sexe avec un proche complice. « J’suis rentré sur une pulsion. J’étais arrivé y’a pas longtemps quand tout est parti en live. J’avais envie de boire un peu avant d’envisager autre chose. Puis on passe plus facilement inaperçu à picoler seul dans une boîte de merde qu’à un bar comme un pochtron. » Sans compter qu’il ne connaît rien de plus triste que les hommes buvant seuls et avec la ferme intention de le rester, installés à une table ou au bord d’un comptoir avec une vague bande-son jazzy ou rock, la diffusion d’un match en fond sonore, et une atmosphère ouatée sans sursaut.

Plus que ravi de voir que l’appel du ventre se voie partagé, l’idée de mener une entreprise à destination d’un endroit où se sustenter le revigore. « Partant pour la bouffe. Il est… quatre heures du mat, par là. Tu connais peut-être mieux les lieux qu’moi. J’sors pas énormément et si y’a moyen d’bien manger pour pas trop dégueu, c’est okay pour moi. » Ayant hâte sans pour autant chercher à se presser. Comme une envie subite de se déconnecter de tous les impératifs immémoriaux, jusqu’à la course du temps. Marcher toute une nuit blanche avec un inconnu auprès duquel il se sent sur la même longueur d’ondes n’est pas un si mauvais programme, compte tenu du contexte. « En tout cas, pour être honnête… y’a pas qu’le taff qui m’a conduit là. » La honte, la mauvaise conscience. Et puis merde.

« Je cherche ma nièce, en vérité. Elle est majeure hein, mais elle m’a posé un sacré plan en décidant que son besoin d’indépendance valait plus cher que ma santé mentale et nerveuse. Comme un con, j’ai fini par en avoir marre de chercher. Peut-être que j’espérais la trouver là-dedans aussi, au fond. » Son sourire s’évapore. Il préfère soudain fixer plus loin, ailleurs, mis devant la conclusion désolante : il n’est définitivement pas fait pour s’occuper de chaperonner l’existence d’une gamine de vingt ans. Il regrette parfois encore la décision de Sasha, persuadé de faire plus de mal que de bien.

« Bon, c’est pas tout ça mais et toi, du coup ? T’as échoué là comment ? Tu bosses dans quoi ? » Sa remarque quant à la pratique le pousse à le désigner d’un mouvement de menton mutin : « T’es dans la sécurité, c’est ça ? »   

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Sam 24 Avr - 23:31 (#)


Le hasard faisait-il bien ou mal les choses? Ils étaient finalement, tous deux entrés dans cette boîte de nuit douteuse sans aucune raison apparente. Lui s’était seulement laissé tenté par la foule et les basses envoutantes. Ce désir de s’oublier quelques instants, de faire taire ses frustrations, cette existence de vendu à une organisation de merde aux pouvoirs disproportionnés en période de crise thétique. L’éthique ambiguë d’un regroupement aux valeurs contestables, qui cache des tonnes de transactions, expériences obscures et associations louches sous l’identité discutable de la loi et de l’ordre.

Il ne répondit pas au désir de Ian à ne pas succomber à la charge de travail sous l’humidité d’une ville qu’il trouve aussi peu accueillante que lui. S’il savait qu’au fond de Kaidan, c’était un peu le même combat qui se déroulait tous les jours sous ses pupilles si peu souvent closes.

Un soupir las, son regard fixa l’horizon court et peuplé de la plèbe nocturne.

- Ouais, je comprends. Que trop bien même.

Deux adultes mâles seuls qui cherchaient à oublier.
Quel étrange portrait!

D’un coup d’œil, il jugea rapidement de haut en bas son acolyte imprévu. Vêtu avec soin, d’une constitution solide et intéressante, le métamorphe décida qu’il n’était probablement pas le genre de mec à avoir de la difficulté à se trouver un coup d’un soir afin de trahir cette solitude qui lui pesait. Ce n’était pas non plus un problème pour lui et pourtant, pourtant… sa situation lui minait fréquemment ses instincts les plus primaires.

Oublier.
C’est ce qu’il aurait aimé faire aussi.

Kaidan fit rouler ses épaules, essayant de faire fi de l’odeur du sucre de la bière réchauffée sur son chemisier qui séchait difficilement. Sous l’indication de Calloway, ils tournèrent sur une rue principale, laissant derrière eux les ruelles sombres. Plus de voitures, larges pavés construits pour les passants, des boutiques avec pignon sur rue. C’était définitivement tranquille aussi tôt le matin. Ils n’étaient pas très loin des headquarters du NRD, n’ayant pas mené sa promenade bien loin avant d’échouer dans cette boîte de nuit. Le Downtown pullulait de rues parallèles remplit de bars et boîtes de nuit de toutes sortes; il y avait donc en conséquences, des restaurants ouverts 24 heures sur 24. Rien de bien glamour. Rien à voir avec Western Hill, où il créchait tristement dans l’appartement aseptisé du sous-sol de ces exécrables humains à l’odeur de paraffine et de médicaments pour leur tension.

Une odeur alléchante lui vint aux narines, ce qui égaya son humeur soudainement.

- Tien. Le resto là, est ouvert. Ce n’est pas de la haute gastronomie, mais la base est mangeable. Du moins, c’est ce qu’on m’a dit.

Il ne connaissait pas le nom. C’était un vieux restaurant. Le genre d’institution intouchée, debout par nostalgie, avec les serveuses âgées, le cuisinier qui gueule, des milkshakes et une décoration aux teintes brunes dominante. Le staff de la mairie, de la police et du NRD y allait tous les jours, mué par l’habitude et la peur du changement. Rien de plus rassurant qu’un quotidien sandwich mayo-dinde et la soupe du jour pour ce consoler de travailler pour une administration merdique.

Tout en se dirigeant vers la place, le fumet du bacon et des toasts cramées se fit lentement sentir.

- Je suis désolé pour ta nièce. ajouta-t-il sincèrement. Je ne suis vraiment pas de bon conseil en frais de gosses, par contre. et s’il savait à quel point il avait tristement échoué à ce sujet… Il ne se sentit vraiment pas à sa place de donner quelques conseils se soit. Il serait porté à dire que cette nièce en vadrouille avait probablement oui, besoin d’indépendance, mais c’était pas le moment juger les traditions humaines de la grande majorité des êtres sur deux pattes de cette planète.

Arrivé sur place, il ouvrit la porte vitrée, le cliquetis d’une clochette entêtante se fit entendre. Il passa le premier, laissant ses sens scanner la place, comme si rien n’était, en un vieux réflexe d’animal longtemps pris au piège. Il y avait quelques personnes seules assises au comptoir, 3 hommes, 1 femme. Une table remplie de 3 jeunes éméchés et un couple qui discutaient en se tenant tendrement la main au travers de la table. La bête sourit brièvement à la serveuse qui leur indiqua de s’installer où il le souhaitait. Ce qu’il fit en choisissant la banquette au centre du restaurant, sur le bord des grandes fenêtres, pour permettre au matin de bien les frapper en pleine gueule quand le soleil dépassera enfin les buildings autour d’eux.

Darlene, tel le name tag qui l’indiquait, vint porter deux menus plastifier devant un et comme un automate, versa du café chaud dans deux tasses. Elle enleva machinalement les deux autres couverts, pour laisser que ceux qui seront utiles aux deux hommes.

- Qu’est-ce que je vous sers, mes chéris?

Kaidan ne consulta même pas le menu.

- Trois œufs, brouillés. Avec des fruits. Pas la salade de fruit, juste ce que vous avez sous la main à cette heure. Et un thé, vert, s’il vous plait. Merci. Et il lui rendit son menu qu’il n’avait même pas ouvert.

- Parfait, mon amour. Et toi, sexy, qu’est-ce que je te sers?

L’âge de Darlene lui laissait le loisir d’abuser de petits mots doux non sollicités. Ravagés par les années, son maquillage coulant, les cheveux secs d’un blond ridicule et les plis qui creusaient son corps avaient eu raison de son enthousiasme. Si se rincer l’œil et l’imagination sur deux hommes bien bâtis qui entrent dans son restaurant à 4 heures de matin pouvait lui rendre un peu, le début de cette journée agréable, grand bien lui fait.

Une fois qu’elle eu quitté la table, le tout bien prit en note dans son petit calepin, le couvert de bière, aux jointures aux plaies qui ne saignaient plus et d’une lèvre fendue, expliqua :

- Est-ce que tu serais surpris si je te disais que j’étais là pour les mêmes raisons que toi? J’avais juste envie d’oublier un peu. Il s’adossa à la banquette, relevant en bras contre celle-ci et observa l’extérieur un instant : C’est décidément pas le genre d’endroit que j’affectionne particulièrement, mais, je ne sais pas, un coup de tête et me voilà dans la foule sur la piste de danse. Un sourire un peu triste s’afficha sur son visage. Je suis conseiller et agent de terrain pour le PASUA. Je suis débarqué avec le MRU en novembre dernier pour prêter main-forte au NRD. Cette version officielle de son emploi du temps et de sa raison de sa présence à Shreveport était la seule qu’il pouvait utiliser. De toute façon, y’en avait-il une autre? Mascarade dangereusement efficace; il savait bien ce qu’ils essayaient de faire avec lui. Donc ouais, contrairement à ce que la grande majorité du NRD pense, le MRU on aussi une force de frappe plus physique. Ce n’est pas uniquement des scientifiques et des chercheurs. Et il avait d'ailleurs été capturé par celle-ci. Quelle ironie d’en faire maintenant partie.

Il retint un soupir puis retourna son attention sur l’homme devant lui.

- Et toi, tu bosses dans quoi pour être autant occupé?
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Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
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"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

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"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
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✞ I AM A GOD ✞

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"That's our cosa nostra."

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Lun 10 Mai - 3:49 (#)


Scream & Shout
  Il n’a presque pas envie de s’enfermer dans un nouvel espace confiné. Il resterait bien là, à déambuler jusqu’à ce que l’aube leur apparaisse, s’en dissimulant de justesse pour ne pas avoir à affronter trop rapidement les turpitudes liées au jour, aux angoisses d’un quotidien trivial composé de tâches, de corvées abominables. Il veut rester ancré sur les pavés liés à la nuit, continuer de se détacher du temps et de l’espace avec cet inconnu rivé à son flanc. Aucune responsabilité à laquelle penser. Aucune obligation à respecter. Juste un peu de liberté, comme un retour en arrière vers les jeunes années insouciantes de son adolescence. Il lui manque seulement le cadre. Il aurait préféré une ville plus grande. Plus imposante. Plus compacte. Il rêve des colonnades démesurées de Washington D.C., couplées aux bâtiments d’une modernité folle. La multiplication des musées, les réceptions, la vie politique agitée de la capitale, l’obélisque veillant sur la cité, le dôme du Capitole et la discrétion étonnante de la Maison-Blanche. Les longues allées bordant le mémorial de l’Holocauste, les écureuils qui pullulent partout, où que le regard se pose, les expositions loufoques qui faisaient la joie des touristes, et sourire les locaux, la foule que recrache ou avale sans cesse tout ce qui se compte comme lieux de plaisir, de savoir, de politique ou de mémoire. Oui, décidément… Il n’éprouve jamais autant le manque de ce foutu endroit que lorsque le spleen le berce entre ses bras, aux moments les plus incongrus, comme celui-là. Pourtant, il ne fait aucune difficulté pour obliquer et accepter la proposition de son comparse, pénétrant à l’intérieur d’un établissement chichement meublé, mais au sein duquel on devait se sentir parfaitement à son aise ; l’endroit idéal pour se remettre de longues heures d’alcoolisation, de péripéties, d’un mauvais coup. Ce genre de choses. Par ailleurs, ça ne ressemble pas à un bouge. Les locaux sont vétustes, mais propres, et l’odeur de nourriture qui se dégage de la cuisine lui paraît tout à fait honnête. Ce qui le rassure le plus, c’est la chaleur qui se dégage des murs. Le contraste entre l’extérieur et l’intérieur est puissant, et il s’imagine sans mal crécher là pendant des heures à discuter, de tout et de rien, commandant à intervalles plus ou moins régulier rab de café, plat à grignoter, entre deux pauses cigarettes près de la devanture. Une telle simplicité le frappe et lui donne envie de sourire. Il avait oublié comme les plaisirs les plus élémentaires lui étaient nécessaires. Avant. Toujours maintenant. Mais inaccessibles.

Il se laisse guider, heureux pour une fois de ne pas avoir à prendre les choses en main, et tente de ne pas se laisser tomber comme une merde sur la banquette de cuir fatiguée et lézardée par endroits, qui crisse un peu sous son poids. Le café est accueilli avec un plaisir non feint, et il ne se formalise pas du langage cavalier de la serveuse, elle aussi « fatiguée » par les années. « Sexy prendra trois œufs également, mais sur le plat et avec des toasts et un peu de bacon. Des fruits également, ce sera très bien. Merci. »

Impatient, il ne masque pas sa curiosité à l’égard de l’inconnu. D’abord de bonne composition, le visage détendu et aimable, ses traits se figent quelque peu, telle la glaise qui durcit, quand le PASUA plane entre eux deux. Un flashback désagréable le traverse, et il tente de faire taire les images qu’il associe à l’organisation tentaculaire. Toutefois, il ne grille pas ses cartes tout de suite et, surtout, tente d’échapper à la paranoïa qui manque de lui cisailler les tripes. Non. Cela n’a rien à voir. C’est une pure coïncidence. Après tout, il sait que les enquêteurs ont installé une antenne à Shreveport. Ce n’est un secret pour personne. Et avec les récents événements, rien d’extraordinaire à ce que des renforts aient été réclamés sur la ville. Il n’est pas déçu, mais inquiet. Juste un peu inquiet. Son enthousiasme douché, il se demande soudain s’il peut se permettre de se montrer honnête. Il en a déjà trop dit. Il a mentionné Nova. Ça ne court pas les rues, les gars qui vivent avec leur nièce. Surtout les gars comme lui, qui ne vont pas avec le décor. Il ne ressemble pas à un natif de Louisiane, ou du moins en est-il persuadé. Dans de tels instants, il souhaiterait pouvoir lire en son interlocuteur, déceler ses bonnes ou ses mauvaises intentions. Et puis finalement, la lucidité l’emporte. Rien ni personne n’aurait pu prédire (pas même lui) qu’il profiterait de cette soirée pour descendre dans une antre de débauche. Personne n’aurait pu prédire l’éclat, les échauffourées, ni qu’il accepte de terminer la nuit avec un homme qu’il ne connaissait pas.

« Je suis toubib. » Ouais. Il en a marre des mensonges. Alors autant jouer franc jeu. « Autant te dire qu’on n’a pas chômé, ces trois derniers mois. Et puis j’suis pas sûr d’avoir tout pigé à leur façon de fonctionner, ici. Pourtant ça commence à faire un bail que j’suis là mais… y’a rien à faire. » Il pousse un soupir, arbore une mine défaitiste mais résignée. « C’est différent quand on n’est pas chez soi. Quand on n’a pas ses repères, ses potes ou ses bars, ses QG. Le temps passe moins vite, je trouve. C’est plus… difficile, moralement. » Oh, la ferme. Depuis quand se la jouait-il pleureuse du dimanche, maintenant ? Il doit réellement être au bout du rouleau, mais ce n’est pas une raison pour bavasser comme ça. Etre prudent, bordel. « Et toi, tu… wow, c’est la première fois que je rencontre un gars du PASUA. Même si tu m’as perdu entre le distinguo MRU et NRD. J’ai jamais été doué en acronyme, j’suis à peine capable de me rappeler qui fait quoi chaque fois entre le FBI et la CIA alors le reste… » Il sourit. Passer pour un imbécile, il peut faire. Pas l’imbécile complet, mais le type un peu naïf, pas bien sûr de ses infos. Le médecin lambda, qui ne fait pas de vagues. Moi j’suis là pour soigner des patients, m’sieur. Rien d’autre. Vraiment rien d’autre. « Concrètement, c’est quoi le job ? T’es un crack en matière de créatures surnaturelles ? Tu es comme une sorte de flic ? » Finalement, ce n’est peut-être pas une mauvaise chose. Cette rencontre. La mention du PASUA. S’il peut en apprendre davantage sur la réalité concrète concernant les CESS post-Halloween, pourquoi s’en priver ? Sasha aurait adoré obtenir ce genre d’informations. « Mauvaise journée, alors… ? Pas mal de boulot ? En Louisiane, ça doit pas être une sinécure non plus pour vous… » Il porte le café chaud à ses lèvres, sans le quitter des yeux. Pour sûr, il commence à comprendre pourquoi le quidam a réussi à accrocher son attention, son intérêt. Il devine déjà qu’ils sont le même genre d’homme : de ceux capables de se retrouver embrigadés dans une corporation aussi obscure et aux branches nébuleuses, quitte à devoir se salir les mains. Une intuition qui ne vaut peut-être pas grand-chose, et cependant il s’y accroche. « Remarque, j’te demande mais j’suppose que c’est secret défense... »

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Wizard Cop : Cochon sauvage et Binette sacrée ;
Kaidan Archos
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En un mot : Instinctif
Qui es-tu ? :

I WILL BE BRUTAL.

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Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
Thème : Animal - MISSIO
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Beat me up
Beat me down
Mess me up
Beyond all recognition

For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


-

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Ven 21 Mai - 16:02 (#)


- Au Shreveport Hospital? Spécificité en particulier? demanda-t-il par simple curiosité. Il ne lui donnait pas l’air d’être un chirurgien esthétique dans une clinique privée. Bien qu’il pouvait se tromper, Ian semblait plus du type à carburer sur le terrain. Il n’avait pas paniqué en situation de combat plus tôt et n’avait fait aucun faux pas pour s’en sortir en un morceau. Ce n’est pas un doc qui s’injecte lui-même du botox pour tromper les années qui agirait de la sorte.

- Le mal du pays, hein? C’est temporaire? Pas le mal, mais le boulot? Parce que, personnellement, si j’avais eu le choix, ce n’est pas ici que je me serais laissé poster. ajoute-t-il avec un sourire en coin, sachant maintenant qu’ils avaient un dégoût semblable pour leur ville d’accueil. Il s’accrochait fermement à cette idée que sa situation n’était qu’un passage. Jouer au bon toutou jusqu’à ce qu’il trouve une solution. Shreveport ne devait pas nécessairement devenir son tombeau ou celui de sa famille. S’il pouvait ne pas perdre espoir de les couillonner par derrière le jour où l’occasion se présenterait, sa position pouvait finir par être supportable.

Puis il y avait sa sœur et son fils.

Il n’osa même pas demander si son voisin de banquette était en ville avec sa famille. Considérant son manque de repères dans les parages, un humain avec une condition familiale normale, aurait répondu un truc comme «Mais au moins j’ai ma femme et mes enfants…» pour se déculpabiliser de sa déprime. Ce qui n’était pas le cas. Pas de bague au doigt, pas de marque d’une bague au doigt non plus, et se retrouver très tard dans un bar pas branché du tout, pour boire une bière…

-  Il doit bien y avoir quelque chose de bien dans cette foutue ville. Les femmes? Kaidan rigole doucement, sachant très bien que peu importe où il sera, il arriverait à trouver des qualités à qui que se soit qui lui donnerait envie de donner son attention et sa passion animale. Il n’avait pas eu la tête à ça depuis son arrivée, par contre. Ses collègues de bureau ne lui donnaient aucune envie… Peut-être au retour officiel du printemps? Il n’avait qu’à suivre ses forts instincts naturels…

- Les hommes? Propose soudainement une Darlene curieuse qui arrive avec une petite théière de stainless steel rempli d’eau chaude, une tasse vide et la panoplie classique de sachet de thé et de tisane foutu dans un contenant de plastique. Le tout déposé un peu rudement sur la table.

Il se retourne vers leur serveuse décharnée, accueillant;

- Vous avez bien raison, Darlene. Peut-être que les hommes de Shreveport sont exceptionnels. Bien que j’ai des doutes. Si j’étais votre homme, je ne vous laisserais jamais travailler aussi tôt le matin et c’est moi qui vous apporterais votre petit-déj’ au lit.

- Quand tu veux, mon mignon. Ajoute-t-elle amusée, les joues un peu plus roses, une petite main qui fait signe «  Oh, stop it.» - vos œufs sont bientôt près. Puis elle repart, peut-être un peu plus légère, son imagination vagabondant.

La bête parcourra les sachets d’herbes du bout des doigts en ajoutant, pour son compagnon d’infortune :

-  Je ne suis qu’un conseiller de terrain pour le PASUA. Le MRU — L’Union méditerranéenne indépendante de recherches sur le paranormal — a juste envoyé des agents pour mettre leur nez dans les affaires de Shreveport, bien qu’officiellement, c’est à la demande du NRD, sous la gouverne du PASUA… il s’arrête, jette son dévolu sur un sachet de thé vert, qu’il déchire du bout des dents pour en sortir la pochette aromatisée. Une fois que celle-ci est glissée dans sa tasse, il continue en versant l’eau bouillante; Concrètement? Je suis là pour faire le beau. Il expire un court et léger rire, ses yeux baissés sur l’eau qu’il verse lentement. Je dirais plus comme détective avec les capacités physiques d’un membre du S.W.A.T. On me demande de lire des tonnes de dossiers, d’analyser des événements passés, de donner mon avis puis on m’envoie sur le terrain pour accompagner la police ou le NRD quand c’est CESS sensible. Moins présent et insistant qu’un flic, mais j’imagine que je me fais autant chier qu’eux.

Que du vrai.
C’était facile d’en parler quand on déballait la vérité.

Le temps que son thé infuse, Kaidan abandonne sa tasse et la laisse fumer doucement sa vapeur. Il se redresse contre la banquette et lève un bras pour l’appuyer au-dessus de celle-ci, la tête tournée vers l’extérieur. À cette heure, en février, le soleil se levait plus tard. Il faisait encore noir, mais il pouvait discerner la lueur des étoiles diminuer, le bleu du ciel se mélangeant lentement à la nuit noire… un autre cycle sans se transformer. Une chance qu’il était vieux. Demain. Demain sans faute. Il ira dormir en félin dans le lit de cette humaine qui lui laisse du thon à la fenêtre.

- La Louisiane, c’est le jack pot si tu as envie de t’y coller.

Comment pouvait-on choisir de s’installer dans cette humidité, ses paysages plats, les ouragans, les tempêtes? Ah, comme les montagnes lui manquaient.

Il retourne son attention sur l’humain devant lui. Puis souris malgré tout :

- Des problèmes avec mes supérieurs. Disons que je ne suis pas le plus… enfin, ils m’ont à l’œil. ils avaient peur de lui, mais le contrôlaient avec le point le plus sensible chez les Archos : La famille et ça, c’était insupportable. c’est la porte de sortie à l’arrière du bâtiment qui aura écopée de ma bonne humeur en sortant des bureaux. ajoute-t-il en se frottant les jointures abimées.

Le sachet de thé sorti de l’eau chaude, il ramasse entre ses grandes mains sa boisson et la porte à ses lèvres pour en prendre une première gorgée brulante.

- Cela fait combien de temps que tu es dans les parages? Y’a vraiment rien de plaisant? Je n’ai même pas pris le temps de faire le tour de Mansfield, tellement que le boulot m’a pris tout mon temps.
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✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
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✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
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Mer 30 Juin - 3:09 (#)


Scream & Shout
Il prend plaisir à regarder cet homme bouger. Il se dégage de lui une sorte de fausse nonchalance à laquelle il n’est pas insensible. Un brin de pudeur, peut-être, mais surtout une forme de détachement résigné, sans se transformer pour autant en posture. Il n’a pas la sensation d’avoir à faire à un menteur pathologique, à un manipulateur né, à un prétentieux cherchant à se faire mousser. Il se trompe peut-être, mais en tant que docteur, il a appris à reconnaître ces signes-là. Les enfumeurs, il les repère de loin. Ceux qui viennent chercher les cachetons pour endormir leur conscience, ceux qui tentent par tous les moyens de fuir un boulot angoissant, un patron tyrannique, des collègues anxiogènes. Il a réussi à développer ce petit bout de sagesse humaine l’aidant à mieux cerner les personnalités, à mieux voir ce qui se cache derrière la crispation d’un sourire, la luisance d’un œil humide, les spasmes musculaires. Il n’a jamais mis cette faculté d’analyse sur le compte de sa nature de vertueux. Cela n’appartient qu’au spectre de son expérience. Rien de plus. Alors, doucement hypnotisé par les gestes étonnamment précis et délicats pour un homme de la stature de Kaidan, il le regarde se préparer son thé, tandis que lui caresse l’anse lisse et douce de sa tasse de café. Toujours alerte, mais légèrement plus détendu que précédemment. Il prend sur lui, s’y efforce en songeant qu’il ne peut pas passer son temps à craindre qu’on ne cherche à lui faire du mal. Ce ne serait pas une vie.

« Je suis arrivé il y a un peu plus d’un an. » Bordel. Un an. Il prend une claque, rien qu’à le formuler à haute voix. Perturbé, il s’aperçoit du défilement des mois sans qu’il ne s’en soit rendu compte. Entre leur installation précipitée, la prise de marques au travail, les chasses vampiriques et cet Halloween de cauchemar, sans compter les crises de nerf et la gestion de Nova au quotidien… Un an. Lui qui revendique toujours une maîtrise parfaite de ses heures, de son existence, voilà qu’elle commence à lui échapper, aussi sûrement que s’il cherchait à rattraper et maintenir du sable entre ses doigts. Et le sablier laisse s’écouler sa poussière de malheur, condamnation de tous les hommes marchant sur cette terre, et lui-même n’y coupera guère. S’en souvenir n’est simplement jamais un plaisir. Et en parlant justement de ça… « Non, y’a… pas grand-chose qui me botte dans les parages, très honnêtement. J’ai… J’ai rien à foutre ici. » Eh bien. Décidément, cet inconnu sympathique semble s’imbriquer sans mal dans la case du psy, du confident. Pauvre gars. Ce n’est pourtant pas l’image qu’il a envie de lui renvoyer. Toutefois, il n’est pas dupe : se confier à un type qu’on ne reverra pas de sitôt, et probablement même jamais, avait un effet salvateur dont il avait peut-être besoin. Pour tout orgueilleux qu’il puisse être, il connaît ses limites, et celles de tout prétendu guerrier s’ingéniant à porter le monde sur ses épaules. On ne tient pas éternellement, à se montrer entêté. Et on n’y gagne pas grand-chose, lorsque cela ne coûte rien de déposer un peu la charge.

La plaisanterie de Darlene, répondant aux interrogations de Kaidan avant lui, lui tire un sourire amusé, sincère et pour une fois dépourvu d’absolument tout calcul. C’est un sourire las, mais réel. Celui qu’on arbore lorsqu’on se sent dans un safe-place agréable. L’échange, léger. Les tribulations autour d’eux, amicales. Les traques, les morts et la peur semblent loin. De cela aussi, il pourrait se laisser aller à en confier les douleurs. Mais c’est impossible, bien sûr. Alors, pour compenser, il boit une gorgée de café et évoque le visage de Dana en pensée.

« Les femmes, ouais… J’ai… peu eu l’occasion de me livrer à ce genre de divertissements, depuis mon arrivée. Les hommes, n’en parlons pas. » L’arôme qui lui reste en bouche demeure moins amer que ce regret, un peu stupide songe-t-il. Il y a bien plus grave que de ne pouvoir profiter des avantages de plus en plus rares mais certains que lui confère son célibat. Ses dernières années n’en paraissent que plus superficielles. Quant à l’aveu formulé dans le feutré, il s’en moque. Il a décrété qu’il appréciait définitivement la posture de Kaidan, cette aisance avec laquelle il semble pouvoir dialoguer, qu’importe son interlocuteur. Pas du style à s’émouvoir d’un rien. Et le descriptif de ses missions professionnelles l’encourage à croire que la psyché de son compagnon matinal renferme bien d’agréables surprises. « Raconté comme ça en tout cas, ton boulot me ferait presque envie. Je dis bien presque. Faut du cran pour exercer ce genre de taff, encore plus ici. J’espère au moins que t’es bien payé, pour ce que tu fais. En tout cas tu dois pas manquer d’anecdotes à raconter, pour sûr. Puis par rapport à ce qu’il s’est passé en octobre… recrudescence de cas, peut-être ? Ce genre de catastrophe amène toujours... d'autres catastrophes. »  

Il accueille avec plaisir l’arrivée de leurs plats. Il s’aperçoit d’à quel point son ventre était creux jusqu’alors, et c’est avec un enthousiasme affiché qu’il plante sa fourchette dans la nourriture. « Le mal du pays… » Pourtant, les œufs au plat ont le même goût à Shreveport qu’à Baltimore, n’est-ce pas ? N’est-ce pas ? Il hausse les épaules, reconnaissant mal d’étaler ainsi ses faiblesses : « Je viens du Maryland. Je dois avouer que ça commence à me manquer pas mal. Je me fais pas au climat d’ici. L’hiver ça se calme, mais l’été… L’été, c’est juste impossible. » Rien que d’y penser, un frisson semblable à des démangeaisons nerveuses manque de jeter ses ongles contre le dos de sa main pour se débarrasser de stimuli qu’il sait imaginaires. « Je ne sais pas quand je pourrai rentrer chez moi. Pour le moment, je suis affecté ici, et j’ai des obligations… je ne peux pas encore remonter. » Pourquoi ? Ce n’était pas faute de demander des comptes aux Calloway. Même s’il savait que plus longtemps il se tiendrait loin de chez lui, plus leurs chances de retrouver, à terme, une vie normale, seraient élevées. Malgré le goût agréable de la nourriture, il croqua dans son toast avec un peu plus d’amertume que prévu. « J’ai pas eu le choix. Shreveport, c’était le meilleur plan pour moi. On a dû parer au plus pressé. » Il lui jette un regard d’excuse, conscient du mystère qui enveloppe ses confessions. « Je suis médecin généraliste. Pas de spécificité. Je reçois en consultation, et je tourne parfois la nuit, à différentes heures de la journée, aux urgences… C’est un peu le bordel dans cet hosto, mais j’ai vite fini par découvrir que c’était un bordel organisé, d’une certaine façon. L’essentiel, c’est qu’on soigne les gens correctement, et vu l’ambiance du coin, on s’ennuie pas. Je suis pas tout jeune, et j’ai déjà pu voir pas mal de choses dans ma carrière, mais je continue quand même à être surpris. » Il désigne la paume ayant déchargé la colère de l’homme du PASUA. « D’ailleurs, ça va la main ? Faut faire gaffe avec ces conneries. Ça fait du bien sur le moment, mais j’en connais plus d’un qui a fini par vite regretter après. »

Son sourire revient, plus assumé et naturel. « Si t’as envie d’expliquer pourquoi la hiérarchie t’emmerde, tu peux. J’ai connu ça souvent. J’trouve que ça fait partie des constantes universelles, donc… j’pourrai forcément piger et compatir, même si je sais, ça t’fera une belle jambe à la fin. »

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Last man standing

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Wizard Cop : Cochon sauvage et Binette sacrée ;
Kaidan Archos
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SO
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I WILL BE BRUTAL.

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Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
Thème : Animal - MISSIO
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Beat me up
Beat me down
Mess me up
Beyond all recognition

For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


-

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Mer 14 Juil - 3:43 (#)


Fondée en 1836, c’est maintenant 185 786 habitants qui se disputaient aux portillons d’un bastion populaire pour sa population CESS. C’est Captain Henry Miller Shreve qui doit se retourner dans sa tombe. Nous sommes loin du centre de commerce de bateaux à vapeur, transportant principalement du coton et des cultures agricoles des plantations de Caddo Paris. Le 137e plus gros bled des États-Unis, qui n’avait rien de palpitant à offrir à un docteur déprimé et un agent malheureux du PASUA. En même temps, quoi demander de plus d’une cité dans le nord-ouest de la Louisiane, plus proche du Texas que n’importe quelle autre ville d’importance de l’état? Un endroit pourri où deux hommes peut se réunir au petit matin, à se dévoiler l’un à l’autre, sans forcer, devant leur assiette de petit déjeuné anticipé.

Déjà, son voisin de table y était coincé depuis plus longtemps que lui. À son expression, cela ne l’enchantait guère. Venant d’une région où la devise était Fatti maschii  - Actions fortes, mots discrets - normal qu’il n’y trouva pas son compte dans les parages. Ça n’avait rien à voir avec le Maryland ici. Il aurait préféré être là-bas lui aussi.

- Tu parles d’un hiver. Ça ressemble plus à une saison des pluies avec de la neige mouillée en fin de journée. C’est humide, mais à cause de la flotte, pas des bayous. Ça ne te colle pas à la peau, ça la pénètre pour s’accrocher à tes os. Je ne sais pas lequel est le plus détestable. J’avoue que juste imaginer de découvrir le mois de juillet dans mon veston cravate… Comme un réflexe, il porta une de ses larges paumes à sa gorge et frotta le bas de celle-ci, à l’endroit où sa cravate ridicule le coinçait comme une laisse. Il déglutit avec un certain effort puis inspira profondément. Ça doit être bien climatisé à l’hôpital. Pas le choix. Avec les maladies et les patients… C’est supportable? demande-t-il comme ça, curieux. Pour lui, les hôpitaux n’invoquaient aucune émotion en particulier. Il avait l’impression que c’était plus comme un énorme moratoire organisé, avec des gens qui se donnaient bonne conscience. Pas qu’il doutait des soins prodigués, mais qu’en bons Archos, il n’avait pas le choix de penser à toutes ses manufactures pharmaceutiques qui finançait et expérimentait sur qui acceptait les pots de vin en échange de leur poison. Ça paraissait peut-être un peu morbide comme pensées, mais étant une créature aux seules raisons de se voir soigné par un professionnel de la santé serait un vétérinaire, Kaidan se permettait quelques généralités obscures à ce sujet.

Mettez ça sur le dos d’un certain niveau de phantosmie quelconque, mais Ian portait l’odeur du spleen. Un mélange musqué et âcre à peine perceptible. C’était plus qu’un mal du pays. La vocation de toubib devrait être à elle seule, une mission de vie palpitante, peu importe le bordel ordonné du Shreveport Hospital. Assez important pour soutenir dans les méandres d'une vie beige. Il soutenu son regard qui demandait indulgence, pas le moindrement choqué par le manque d’explications. Il ne pouvait pas y faire grand chose, hormis écouter les détails teintés de mélancolie qu'il expiait de sa bouche. Kaidan lui fit un signe de ne pas s’excuser puis en profita pour jeter un coup d’œil à sa main aux phalanges abimées. Il les frotta comme pour effacer un mauvais souvenir. Bien entendu, elles étaient dans un parfait état. Douloureuses, peut-être, mais il lui en fallait un peu plus pour se blesser sérieusement :

- Ça va aller. Je n’ai pas l’habitude de bastonner des choses inanimées. Comme quoi cette ville me change déjà… Sourit-il tristement en se concentrant sur ses grandes mains un moment. Je préfère de loin frapper un adversaire de taille. C’est plus sportif. Bien que je n’ai pas l’habitude non plus de me battre sans raison ou pour le plaisir. Je n’ai rien à prouver en cognant sur qui que ce soit. Là, j’avais besoin juste de… Le métamorphe souleva les épaules. … de relâcher un peu de pression. Et c’était vrai. Constamment surveillé et confiné dans un rôle insipide. Une parade oppressante qu’il croyait pouvoir tenir bon encore quelque temps. Ne pas perdre l’objectif de vue. Il peut en sauver quelques-uns. En aider d’autres. Se sacrifier pour les sauver, eux. Les projecteurs le brulant pour éviter qu’ils ne se tournent sur les autres comme lui. Les siens. Les enfants de la Nature.

Il attrape sa fourchette puis observe son assiette de fruits et d’œufs cuits. Une gorgée de thé pour rincer l’amertume d’une destinée nébuleuse sous sa propre résignation Kaidan, dont la bière qui imbibait son chemisier était presque sèche, attaqua avec appétit la délicieuse présentation culinaire, gracieuseté de Darlene. Les fruits n’étaient pas très frais, mais au moins, le sucre égaya légèrement ses papilles.

- C’est à ce moment-là que je me dis qu’il y a de meilleures techniques pour relâcher la pression. C’était la raison que j’étais dans ce bar. J’ai quand même pu me défouler sur la piste de danse quelque temps. Ça aura fait du bien le temps que ça a duré. La bouche pleine, entre deux mastications, il conseille poliment; Je suis certain que ça te ferait peut-être du bien de placer à ton horaire ce «genre de divertissements»., le cite-t-il avec sérieux, trouvant bien triste sa manière de voir le délestage de ses tensions entre adultes consentants. Ce n’était pas si compliqué. Tu es encore beau gosse et tu me sembles en bonne santé. Tu as nettement toutes tes chances de trouver chaussure à ton pied. À moins que tu sois marié? Ça complique un peu les choses. Ou pas. En 2020, je ne sais plus si ça fait une différence. Avec un sourire charmant, il avale puis avant de reprendre un morceau de banane entre ses dents, demande : Donc, tu me dis que même les hommes dans le coin ne sont pas divertissants. Qu’est-ce que tu fais pour lâcher un peu la pression? L’alcool? Les putes? Les jeux du hasard? Les marches nocturnes? Il partagerait bien que lui, il aimait bien aussi prendre sa forme de chat et aller dormir sur les cuisses de cette merveilleuse humaine qui le caressait toute la nuit, mais ça ferait étrange.

-  Pour ce qui est du travail; il y a nettement eu une recrudescence depuis les évènements mystérieux d’octobre. Une effervescence, oui. Comme si quelqu’un avait donné un coup de pied dans la fourmilière. Ça ne me surprend pas. Puis les gens sont curieux. Shreveport attire peut-être les CESS, mais ça attire aussi les fouineurs et les badauds en manque de sensations fortes. Je ne te dis pas le nombre de jeunes adultes que l’on croise, frustrés de ne pas se trouver un vampire à leur botte pour les vampiriser. Ce genre de connerie ajoute aussi une épaisseur au travail dont on se passerait. Comme si être un mort-vivant, ça avait quelque chose de romantique. Il secoua doucement la tête, ne comprenant pas comment les humains en venaient à désirer une fausse mort sur fond d’une éternité d’errance, à la merci d’une organisation évoluée et politisée de suceur de sang. Ça n’avait rien de joli ni de joyeux. À quel point ils étaient complètement déphasé avec la Nature, l’exaspérait.

Sous le sourire invitant de Ian, il continua :

- C’est ma première mission. Enfin, c’est la première fois que l’on m’engage sur le terrain. Je sais que je suis doué, mais ils se la jouent un peu comme si j’étais qu’une poupée docile entre leur patte. J’ai décidément un surplus de travail à faire et de comptes rendus à donner. Plus grande que les autres employés du coin. Ils ont fait venir plusieurs agents d’un peu partout, même du FBI, mais peu du MRU. Ils me paient bien, j’imagine que c’est semblable aux autres, mais en échange, ils me filent la pression. Devoir performer pour conquérir leurs attentes me frustre. Je sais que j’ai un temps à faire pour avoir leur confiance, mais déjà, ça me fait chier. Parler de son boulot lui semblait complètement surréaliste. J’ai un chaperon, pour s’assurer que je ne merde pas. C’est insupportable et il est… Kaidan secoua sa fourchette devant lui en mimant qu’il l’enfonçait dans cette personne insupportable. Je me console en me rappelant que ce n’est qu’une étape et que je vais monter rapidement les échelons en faisant mes preuves. Et tous les couillonner.
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Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
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"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

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"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
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✞ I AM A GOD ✞

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Mar 24 Aoû - 6:12 (#)


Scream & Shout
Plus le temps passe, plus la nourriture retrouve un goût décent, et surtout : il avait oublié le plaisir de cracher sur un même point commun de détestation avec un homme lui ressemblant singulièrement sur certains points. Discrétion, habillement, boulot de merde, mode de vie décalé avec les autres types de leur âge… Il ne peut réprimer un sourire et un hochement de tête marqué, lorsque Kaidan surenchérit quant à la météo dégueulasse, une humidité telle qu’il ne s’y fera bel et bien jamais, et autres motifs peu réjouissants compliquant son séjour à Shreveport. Il est satisfait de voir que le gaillard ne souffrira pas de complications détectables au niveau de ses phalanges de guerrier. Rassuré, il termine sa tasse de café que Darlene ne manquera pas de revenir remplir dès qu’elle en aura l’occasion, et entreprend de finir son repas, bercé par le ton grave et apaisant de celui dont il ne remet pas la race en doute. Une créature que n’aurait aucun scrupule à abattre Sasha Calloway. Et son cadet, alors, n’en sourcillerait pas davantage. Cette violence planquée, cachée et guère révélée si les bons mots conservent la part belle, personne entre eux deux ne pourrait la suspecter. La paranoïa s’est envolée, est restée coincée dans les sous-sols de la boîte quittée précipitamment. Il songe brièvement aux cris de l’homme scandalisé par l’inertie des habitants. Il comprend qu’il ne s’est pas encore réellement posé, interrogé depuis, pour déterminer quelle part de crédibilité et de justesse il accorde à cette intervention spectaculaire. Il sait juste qu’il ne lui en veut pas. Elle lui a permis de fraterniser avec un inconnu largement sympathique, et de récolter quelques informations bienvenues sur le climat effervescent agitant les autorités de la ville : les officielles comme les moins avouables. Derrière sa politesse de façade mais également bien réelle, il ne perd pas une miette de confidence. Toutes ses pensées se focalisent déjà sur le rapport qu’il transmettra à son aîné. Un réflexe dont il ne calcule même plus la portée, ni les conséquences. Aussi naturel que ses inspirations, soupirs et acquiescements.

« Eh ben… J’sais p’t’être pas où est passée ma nièce mais au moins, je n’aurai pas perdu mon temps… »

Le double-sens d’une phrase ponctuée d’un sourire qui en dit long, cachant derrière une bonhomie parfaitement innocente la notion de calcul qui lui colle à la peau, comme à son caractère. « Alors comme ça on est un violent, hein ? Je me disais bien aussi que le combo costard, voix douce et thé chaud à cinq heures du matin ça dissimulait un truc. Fais-moi rêver. T’es dans un club de boxe clandestin ? Un truc à la Only God Forgives, tu sais ? T’as fait de la taule ? T’as un passé dans la mafia ? T’es un putain de surnat’, si ça s’trouve. » Il ne croit à rien de tout cela, tout en envisageant que presque chacune de ces possibilités peut comporter sa part de vrai. Sauf la dernière. Ian Calloway ne suspecte aucunement que cette théorie faite pour amuser son compagnon nocturne risque, un jour, de lui exploser à la gueule. C’est là toute la beauté de la chose. « Y’a rien d’pire que d’avoir un connard qui colle aux basques sur le terrain pro’. J’avais une sorte de supérieur un peu comme ça. En vrai, c’était moins pire que toi, mais chaque fois que j’le sentais à zyeuter par-dessus mon épaule, j’avais des envies de meurtre. »

Et t’as même été exaucé.

« J’serais toi, j’ferais même du zèle. J’le ridiculiserais par mon excellence. De toute évidence, t’as l’air d’être à ta place et de savoir parfaitement c’que tu fais et c’que tu dis. Donc sois parfait. Y’a rien qui frustre davantage ces mecs que d’avoir rien à reprendre. Monte les échelons. Rends-toi indispensable jusqu’à ce qu’ils te lèchent tellement le cul qu’t’en auras marre et que tu seras de toute façon en capacité de te barrer pour doubler voire tripler c’que tu gagnes actuellement. Enfin… J’dis ça, ça fonctionne peut-être tellement différemment d’ailleurs que c’est pas forcément applicable, mais si tu peux… ouais, fais-toi plaisir. Serre les dents, et un jour ça paiera. »

Il se recule doucement, repus, et tourne la tête vers l’extérieur et l’aube grisâtre dévoilant peu à peu les rues, rendant inutiles la présence des candélabres luisant toujours. « C’est l’avantage de l’hosto. La clim, ouais. Personne au-dessus hormis la direction du Shreveport Hospital, mais qui nous fout une paix royale tant que les services tournent… J’suis bien content d’plus avoir aucun compte à rendre à personne, maintenant. » Hormis à ses patients. De vrais patients, eux. Il se rend compte cependant que ses propos peuvent faire éclore des questions dont il lui sera difficile de se dépêtrer. Prévoyant, il rajoute le plus naturellement possible : « J’ai bossé un bon moment dans le privé. Ça m’a vacciné à vie, je crois. » Il sourit, mais il a l’impression que du sel s’est déposé contre ses commissures. Des commissures qui auraient été gercé par le gel. Une sensation-fantôme parfaitement représentative du malaise qui perdure. « Tu sais… Pour c’qui est du divertissement, c’est surtout moi qui serait d’une sale compagnie avec qui que ce soit. J’suis pas du genre à imposer ma présence quand elle est pas d’mandée, ni quand j’peux pas garantir d’être utile ou… plaisant, à minima. » Qu’est-ce qu’il faisait pour lâcher la pression ? Ça, c’était amusant que Kaidan demande. Il lâche un rire bref, presque juvénile, comme gêné par le fait de se mettre à table, d’étaler un peu plus de révélations qu’il estime peu intéressantes. « Je… bosse. Même chez moi. J’me garde une bouteille au frais pour les soirs où c’est un peu plus dur. Je… marche la nuit, oui. » Son œil luit, presque complice. L’affection qu’il accorde à cet étranger le rend plus enclin à se montrer tendre. Une vraie tendresse, masculine et dénuée de tous enjeux. Simplement la manifestation d’un bonheur discret, partageant son temps avec une compagnie bienfaitrice qui lui permet de poser deux parenthèses l’isolant de sa vie de merde. Comme un sas de décompression. De désinfection. Les sirènes ne sont jamais loin. Par-delà les dites parenthèses, il entend encore les messages d’alarme. « Je suis d’un pathétisme, c’est plutôt lamentable. » Il appuie sa joue contre son poing, haussant les épaules en décidant d’assumer pleinement une forme d’autodérision qui ne peut pas lui faire de mal. « Les putes… j’pense pas qu’elles m’apprécient non plus. » Sumire Matsuhime aurait pu s’en plaindre en long, en large et en travers malgré le dédommagement généreux dont il l’avait couverte. « Tu as raison, en fait. Un mélange de prostitution, de sorties nocturnes et de jeu de hasard. » Il tique, malheureusement trop lucide. « Pendant longtemps, j’ai eu une main chanceuse. Je réussissais à me retourner, à rafler la mise. Même quand une tuile me tombait sur la tronche. Mais depuis quelque temps, je… »

William Gregson hurle son nom pour l’éternité.
Il peut l’entendre, alors qu’il se retourne, déjà sur la terrasse de l’immeuble voisin, occupé à fuir les monstres démembrant ses amis, partenaires chasseurs, presque des cousins, pour les Calloway.

« C’est fini. Tout ce que je mise part en fumée. Et j’ai beau calmer le rythme... chaque fois que je suis obligé de faire une partie… ça se termine mal. Pour moi ou pour les autres. Etre beau gosse comme tu dis, c’est pas ça qui me permet de m’en sortir. Même si c’est flatteur et foutu pour foutu, dans ma situation, je prends. » Il baisse les yeux vers sa propre main gauche, laissée libre de tout bijou, tout signe d’appartenance. « Pas marié, non. J’ai failli l’être. Ça vaut mieux qu’non. »

À Lara Croft. Un certain type mort de ma connaissance aurait pu t’en causer, lui aussi.

« Mais ouais, j’suis en bonne santé. Mon père a tout fait pour, et on a de bons gènes dans la famille, j’peux pas m’en plaindre. » Il a suffisamment parlé de lui pour le moment. Il ne sait pas quand Kaidan et lui se sépareront. Il veut profiter de chaque minute avant que tous deux n’en retournent à leur quotidien moribond. Il y a mieux à faire que de déblatérer à demi-mots pour protéger ce qui doit rester tu, en attendant.  

« Je sais que t’as raison. J’ai besoin de me détendre, et moi aussi j’ai décidé de lâcher l’affaire lorsque j’ai vu cette boîte. J’sortais beaucoup, avant. Dans le Maryland. Ça me manque. Mais j’me vois pas sortir solo me chercher quelqu’un comme je pouvais le faire à Baltimore. Parce que c’est pas chez moi. M’enfin, je vois qu’on se comprend hein ? » Il sent soudain la poche de son jean vibrer. Un espoir, et il tire le smartphone de sa cachette pour voir, enfin, s’afficher un message de Nova aussi froid que rassurant. Son cœur rate un battement, bondit dans sa poitrine puis, après quelques saccades au rythme de ses doigts composant une réponse textuelle en retour, se calme enfin. « Elle est rentrée. » Sa nuque se casse quelques secondes, le sourire jusqu’aux oreilles. « Putain… Quelle peste… J’comprends mieux pourquoi j’ai pas fait de gosses. D’ailleurs, t’en as toi ? »

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Mer 8 Sep - 2:55 (#)


Ce matin aurait pu se dérouler tout autrement. Il aurait pu se réveiller encore une fois d’une courte nuit de sommeil, à vagabonder jusqu’à ce qu’il sente le poids du jour se fondre dans ses muscles. La fin d’une nuit à parcourir des kilomètres en rasant les murs furtivement du bout de ses coussinets, jusque dans ce quartier de pèquenaud qu’il détestait. Rejoindre cet appartement aseptisé, non meublé dans le sous-sol de ce couple vieux et religieux. Ils se moquaient bien de faire sa connaissance, puisqu’ils recevaient des garanties et un paiement mensuel à l’heure près dans leur compte en banque pour couvrir les frais de location. La fenêtre de la salle de bain entrouverte, il se serait glissé à l’intérieur, se transformer aux premières lueurs pointant l’horizon. Puis tomber nu, d’ennui et de sommeil sur un matelas inconfortable à même le sol. Ce matin, il aurait pu se réveiller d’un quatre heures de sommeil agité, coincé dans cette prison de verre. Au lieu de cela, il écoutait les doutes existentiels teintés d’une profonde mélancolie d’un homme croisé par pur hasard, au travers d’une bataille dans un bar de paumé en ville.
L’écart de cette routine morbide lui donnait un sursis dont il avait l'intention d’en profiter égoïstement.

Une de ses grandes pattes vint frotter l’arrière de sa nuque. Un coude relevé faisant saillir la largeur de ses épaules dans sa chemise au textile naturel blanc, il fit un léger geste de la tête sur le côté, comme pour étirer la tension sur son cou. Bon joueur, il esquissa un sourire en coin, amusé malgré tout. Il aimait bien cet humain. Tomber si rapidement dans les confidences de surface en toute simplicité, partager un repas, un café et des conseils inutiles lui donnait quand même l’impression d’une normalité presque trop accessible.

Il laissa filer une expiration sonore en roulant des yeux vers le plafond puis laissa ses prunelles vertes glisser vers sa tasse de thé presque vide devant lui. J’ai fait de la taule, pas très longtemps et pas sur ce continent. Des choses que j’ai fait pour ce qui pourrait ressembler être une sorte de mafia. Il se mordit la lèvre une seconde sous l’effet de ses révélations puis demanda : C’est un film, c’est ça? Pas vue. Mais non, pas de club de boxe clandestin. ajoute-t-il en rigolant doucement de sa voix basse amusée. Et si vous pensiez qu’il allait éviter de répondre à la dernière question, détrompez-vous. Et non, non. Je n’ai rien de supernaturel. En fait, il n’y a rien de plus naturel que moi. Finit-il par ajouter, en soulevant les épaules puis en observant ses mains puissantes, en les faisant tourner sur elle-même, lentement. J’dis pas que je n’ai pas fait de connerie dans ma vie, mais j’pense pouvoir te faire rêver autrement qu’avec ça.

Il avait arrêté de compter les suggestions implicites de leurs préférences indéterminées en matière de genre, qu’il était certain que Ian n’allait pas se choquer de cette dernière évocation. De plus, l’humain avait magnifiquement affiché ses couleurs au sujet des CESS - «un putain de surnat», comme il avait si bien dit. S’il faisait partie du troupeau, il ne serait probablement pas aussi enclin à cette douce tonalité dédaigneuse envers ces anomalies qui trouvaient refuge en nombre à Shreveport.

Aussi étrange que cela pourrait le paraitre, Kaidan disait la vérité.
Il n’était pas un CESS. Un être qui n’appartient pas au monde naturel, qui échappe à Ses lois.
C’était indéniable, il possédait une aura de je-ne-sais-quoi. Certains l’excuseront parce qu’il venait d’ailleurs, qu’il avait beaucoup voyagé, qu’il avait une grande gueule de Suédois. C’était facile d’expliquer l’inexplicable par l’inconnu. Il n’était pas un vampire ni un sorcier et encore moins un garou damné. Il n’était pas non plus un simple humain aux manières légèrement extravagantes.

Il était tout et rien à la fois.
Une étincelle qui brule tout sur son passage.
Il n’y a pas plus d’origine que lui puisqu’il est le réceptacle des esprits de la Nature.

Kaidan est une forme agressive et tendre. Fidèle, mais menteuse. Modeste, patient, charmeur, indépendant, rancunier, méchant, puissant. Le complexe de la lune et du soleil. Le lien entre le ciel et la terre. La naïveté de la ronde de sa propre existence sous le couvert de la sauvagerie des animaux qui souffraient en lui. Spirituel aux automatismes optimistes, il avait perdu son éclat philosophe depuis sa capture. Le chagrin perçant son âme, la laissa s’écouler avec la distance des siens.

Et pour l’instant, il n’était qu’un type bien garni, à l’apparence du début quarantaine, qui en écoutait un autre déblatérer sur sa propre bêtise humaine. Sensible au sarcasme cinglant de son partenaire de petit-dej hâtif, il le laissa verser ses paroles sur la table, respectant son besoin de s’écouter prononcer les mots qui soulignait sa perspicacité palpable. Kaidan n’échappa aucunes paroles, son attention complètement dévouée aux confessions masquées de détails indistincts, conservant une limite encore civile entre les deux inconnus sympathiques.

Le métamorphe souleva les sourcils en même temps que sa tasse à ses lèvres, dans un geste mondialement reconnu qui voulait simplement dire que oui, oui il le comprenait. Il vida cul sec le fond de son thé chaud quand le téléphone de son compagnon à l’odeur de bière refroidie vibra dans le fond de sa poche. Kaidan garde le silence, attendant que Ian consulte l’écran bruleur de rétine. Devant lui, il devine qu’il reçoit une bonne nouvelle avant même de voir le sourire de l’homme éclairer son visage. Ça y allait mieux que la ligne tendue de ses lèvres. Le soulagement de l’humain était palpable et contagieux. Partageant son enthousiasme, le méta se détendit à son tour, un bras sur le dossier de la banquette, faisant signe à la serveuse de lui ramener de l’eau chaude et du café. Ce qu’elle fit avec une légèreté amusante.

- Vous, Darlene, avez-vous légué vos magnifiques yeux bleus à des mioches? demanda-t-il à la serveuse avant de répondre lui-même. Coquetterie, ne sachant pas trop quoi répondre au compliment, elle fit un signe négatif de la tête puis se redressa en l’observant, une main sur la hanche, le bras tenant la carafe à café s’agitant un peu sous sa vieillesse.

- Je me suis desséchée après mon 3e mari. Tous des bons à rien. Autant dans la vie qu’au pieu, si vous voulez mon avis. Derrière ses rides et ses cheveux cassants de faux blonds jaunit, elle dépose une main sur son épaule, avenante; Mais si tu me le demandes gentiment mon chou, j’te fais tous les bébés du monde. Suivi d’un clin d’œil coquin.

- Merci pour cette délicieuse proposition. Je tâcherais de ne pas l’oublier; je travaille tout près. L’on aura l’occasion d’en rediscuter, lui répondit-il, son autre main placée sur son cœur, comme s’il était frappé de plein fouet par la générosité de l’offre. Darlene claqua de la langue, puis les laissa terminer leurs assiettes et continuer leur conversation devant leurs boissons chaudes sans les interrompent.

Du geste de l’habitué, il attrapa un nouveau sachet de thé qu’il laissa tomber dans sa tasse d’eau bouillante qui fumait de nouveau sous son nez. Pas le moindrement choqué pas l’intervention un peu surréaliste qui venait de se dérouler, Kaidan avait simplement un doux sourire aux lèvres, heureux de faire plaisir à une vieille créature décharnée pendant un bref instant. Il avait parfois cet effet-là sur la gent féminine, et masculine. Les langues se déliaient, le teint devenait plus rosé, les étincelles dans les yeux… Certains étaient plus sensibles au contact de la Nature, résonnant facilement en diapason avec ce que représentait le métamorphe. D’autres ne trouvaient rien de particulier chez lui. Dans les deux cas, il savait jouer le jeu.

- Je suis heureux d’apprendre que ta nièce est en un morceau. Ça de moins à s’inquiéter. Tu risques de mieux dormir cette nuit… Kaidan tourna la tête vers la fenêtre, le ciel était maintenant rosé. … Enfin, ce matin. C’est vrai que finalement, tu n’auras absolument pas perdu ton temps. Il sortit le sachet imbibé d’eau et le laissa s’échoir dans la soucoupe près de sa tasse. Et oui, j’ai des enfants. Par contre, je ne suis assurément pas le père de l’année si tu veux mon avis. J’en ai peut-être même dont je ne connais pas l’existence. Et aussi ridicule que ce soit, ils sont tout ce que j’ai de plus important au monde, bien que ce soit nettement eux qui me cause le plus de… Il poussa un soupir un peu triste puis détourna son regard avant de terminer; C’est nettement eux qui me cause le plus préoccupations. 

L’une n’était plus. L’autre était dans ses dossiers au PASUA, les trois autres, ses derniers, il ne savait même pas s’ils étaient en vie.

Se redressant sur la banquette de cuir synthétique, il se lécha la lèvre puis attrapa un morceau de pomme entre ses doigts et le porta à sa bouche, croquant avec joie la chaire sucrée entre ses dents. Il en attrapa un autre et pointa son collègue de minuit avec celle-ci.

- Peut-être est-ce que, au-delà de te détendre, parce que franchement, mon vieux, même si tu es bien roulé, tu ne me donnes pas l’impression d’être un type à posséder une paire de pantoufles et un jeu de Scrabble, c’est de changement que tu as besoin? Si tu as perdu la main, c’est peut-être le bon moment de miser sur autre chose? Il croqua le morceau de pomme, analysant la situation. J’dis pas de changer de métier ou de sauter Darlene, faut pas déconner, mais… enfin… Ça se voit que tu es un mec d’action. Je te suggérais bien d’aller faire du camping sauvage en Afrique. dit-il en rigolant, effaçant rapidement le triste sujet de ses enfants qui lui manquait en finissant de mastiquer son morceau de pomme, , mais il doit y avoir un truc plus accessible dans les parages. Un club de boxe clandestin, par exemple? Le premier qui en trouve un donne l’adresse à l’autre.
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"Tomorrow is another day,
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En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
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"You never thought we'd go to war,
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✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

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"Tomorrow never comes until it's too late."

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✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
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Mar 14 Déc - 23:26 (#)


Scream & Shout
Tout va bien.
Ou non. Non, non, tout ne va pas bien.
Une douche froide timide le glace, contracte la ligne de ses épaules, saccage tous les bienfaits de leur échange jusqu’alors.
Parce qu’il y a un problème.
Parce qu’il y a un détail qui le chiffonne.
Un point dérisoire, une chose sur laquelle il ne parvient pas à mettre le doigt.

L’indice est devant lui. On ne peut plus près. Il le pressent, et cependant son cerveau n’additionne pas.
1+1 =11.
1+1 =…

Le doute est revenu. Sans crier gare.
Ce ne sont pas les phalanges, le problème.
Les phalanges vont bien.
Il doit remonter plus loin, reconstituer le tableau de leurs deux silhouettes éjectées de la boîte de nuit merdique.
Pourquoi maintenant ? Qu’est-ce qui a bien pu venir troubler sa conscience sans crier gare ? La paranoïa n’est pas restée à la cave si longtemps que ça, finalement. Comme un toqué souhaitant vérifier que son réveil est bien mis, le gaz bien éteint, la porte bien fermée. Il s’était déjà mis en tête de la verrouiller, et pourtant… Non. Il doit vérifier encore. Il manque même de perdre le fil de leur conversation, tant il se sent troublé, désarçonné.

T’es un putain de surnat’, si ça s’trouve.

Non. Il n’a pas dit ça par provocation.
Il n’a pas dit ça sous le coup du soupçon.
Ce n’était qu’une blague. Une simple plaisanterie sans conséquences, exactement du même niveau que celles déblatérées par Darlene.
Il ne comprend pas. Lui, jusqu’alors plongé dans un état serein et confiant, vient de voir une ampoule griller et exploser, le toit s’effondrer, le sol se fissurer. Il ne s’explique pas ce qui a mis le feu aux poudres pour le plonger dans un état presque radicalement opposé au précédent. Qu’est-ce qui se passe bordel ? Il repose la tasse de café un tantinet trop fort au creux de la soucoupe. Son assiette s’est rapidement vidée, et heureusement : il ne peut plus avaler une bouchée, pas tant qu’il n’aura pas élucidé le mystère de cette révélation sans fondement. Et sans jeu de mots.
Et puis Nova est rentrée. Il doit rejoindre leur domicile à son tour. Non seulement pour se rassurer de la voir sous ses yeux, mais aussi pour la gratifier d’une avoinée dont elle se souviendra longtemps.

Il tourne son œil intérieur vers lui-même. Ce n’est pas le sursaut de la Foi, qui l’appelle. Kaidan ne lui veut aucun mal, de toute évidence. Le calme du colosse s’est aisément transmis à lui, apaisant. Alors quoi ?!
La taule ne l’effraie pas : Miles y a passé trop de temps lui-même pour que cela le rebute. Il a gagné en tolérance, à force de voir son petit-frère rivé aux barreaux de sa propre cage. Il a compris comme certains chemins étranges peuvent mener à une incarcération pas forcément justifiée, et dont la peine n’est pas forcément à la hauteur du méfait.
Les histoires de mafia non plus. Après tout, sa propre famille est presque impliquée dans des réseaux similaires. Ils ne sont pas agités par les mêmes motifs, mais l’argent y circule à flot, de même que les tuyaux, les contacts, tous les moyens possibles pour esquiver les flics, les coups du sort, pour nettoyer les preuves abandonnées derrière soi, dans le feu de l’action. Pas bien différent du clan Corleone, la morale en plus. Mais les Ritals avaient la leur, il en était persuadé.
C’est un détail stupide, plus récent que jamais – une poignée de minutes en arrière –, qui lui saute soudainement à la tronche.  

Kaidan s’est mordu la lèvre.
Une lèvre qui, il en est sûr, était ensanglantée lorsqu’ils sont sortis de la discothèque. Une lèvre ouverte, due à un coup de poing franc du collier, du genre à laisser la muqueuse gonfler, sourdre douloureusement, pendant parfois plusieurs jours. Mais sous les canines qui ont malmené quelques secondes la bouche de son comparse un peu plus tôt, la peau est lisse. Propre. Nette. Il n’y a plus aucune trace des phalanges l’ayant molesté quelques heures plus tôt.

Il revient sur terre juste à temps pour se rendre compte que Darlene est repartie après avoir alimenté leur table de plus belle en café et boisson chaude. Il porte une main à son front. Sans doute qu’il accuse le coup. Rien ne lui prouve, après tout, que la lèvre était aussi ouverte qu’il le pensait. Peut-être a-t-il confondu ? Peut-être que la lumière des candélabres l’a trompé.

Il fixe la danse de sa langue brièvement sortie pour saluer la peau fragile d’une caresse soulignant son incertitude. Ses iris bleutés se sont faits plus brillants, ses pupilles plus arrondies. Chat traquant une piste. Celle d’un autre félin, dont la grâce se trahit par le jeu de phalanges, l’attitude souple et décontractée de son hôte.

Quelque chose ne va pas.
Le gars n’est pas un vampire. C’est la seule chose dont il peut être sûr. Pour le reste… Pour le reste, il ne sait pas. Il est épuisé. Doit-il se fier brutalement à un revirement tel de son propre jugement ? Ou bien sont-ce ses putains de principes qui lui interdisent de fréquenter un inconnu, comme ça, dans cette ville plus dangereuse que toutes les autres en cette époque ? Est-ce sa fameuse manie qui, depuis quelques années maintenant, s’échinait parfois à ruiner ses moments de plaisirs, de décontraction ? Comme s’il ne s’y autorisait pas. Comme s’il ne s’en donnait pas le droit. Ian Calloway est médecin. Sa rationalité est une arme à la hauteur de celle conférée par Dieu lui-même. Plus utile encore qu’un calibre de compétition, c’est elle qui lui a permis de ne jamais s’égarer, de ne jamais trébucher dans le noir. Plus que jamais, il aimerait que Sasha et Miles soient là. À eux trois, ils auraient su.

Il a presque froid, quand ses paumes frottent ses avant-bras pour en écarter les frissons ; il peut sentir ses poils légèrement dressés, au passage. « Un camping sauvage en Afrique, ouais… Un jour peut-être. Je t’avoue que c’est pas encore au programme. » Un rire discret. Sans conséquence. Qui ne parvient pas à disséminer le malaise qui couve encore. Tant d’éléments gravitent autour de Kaidan. Séparément, ils n’attireraient probablement même pas son attention, ou rien de trop grave. Mais ce tout si particulier le travaille. Son index flirte avec la courbe de son oreille, tandis qu’il incline un peu son visage. « Désolé pour tes mômes. J’aurais jamais pu en avoir. J’espère en avoir jamais eu. J’sais pas comment j’réagirais, si une nana se ramenait avec un chiard dans les bras. Sans doute que j’assumerais pas. J’suis pas d’bon conseil pour ce genre de sujets moi non plus, tu vois. » Un point commun de plus ? Il s’y raccroche. Il aimerait tellement le voir éclipser, comme les autres, tous les motifs de doute qui reviennent à la charge. Le rêve est terminé. Il est seul, dans cet État de merde, et ses responsabilités l’appellent ailleurs. Il se verrouille. Plus de diffusion d’infos. Il ne devrait pas, mais l’envie de tenter le diable l’effleure. Il va le faire. Il se connaît trop bien.

« Bref… J’vais pas tarder à m’rentrer, c’est sûr. Merci en tout cas, pour tout ça. C’était une façon autrement plus cool de terminer la nuit. » Battements de cœur qui s’accélèrent. « Et la lèvre ? Ça va ? Elle a l’air nickel. Pourtant, tu saignais pas mal, tout à l’heure. » Il ne sourit plus. Il s’est jeté dans la gueule du loup. Il a fait ce qu’il s’était promis de ne pas faire. Il le regarde, un flottement suspendant le temps entre eux deux, mettant en sourdine le paysage sonore du restaurant.

Donne-moi une preuve.
Rassure-moi.
Fais quelque chose.
J’étais si sûr d’avoir vu ta lèvre fracassée.


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Dim 9 Jan - 1:42 (#)


Un sourire en coin amusé accueille les propos de Ian. Pas difficile à croire qu’il n’était pas du type à avoir des enfants. Du moins, ça serait vraiment dramatique de lui faire le coup maintenant. Autant pour leur père que pour sa progéniture. Qui avait besoin d’un père enragé, déprimé, avec fond de violence pour élever des enfants indésirés. Pourtant, il venait aussi de lui fournir la preuve vivante qu’il avait des instincts protecteurs, voir paternel envers sa nièce partie en cavale. Une propension naturelle à prendre soin de sa famille, de près ou de loin. Peut-être qu’il se prendrait en main si une jeune vie précieuse dépendait de lui? Peut-être qu’il ne serait jamais un père exemplaire, mais Ian ne lui semblait pas non plus dénué de bon sens. Il ferait un effort.

Peut-être.

Pas comme Kaidan dont sa famille, son clan, lui manquaient plus que tout. Son sacrifice pesait de plus en plus lourd et bien qu’il avait retrouvé une partie de celle-ci, il s’inquièterait toujours de la sécurité des siens. Il ne souhaitait pas qu’ils vivent le même sort que lui; se retrouver comme chien-chien à la botte du PASUA et éprouvette mouvante à qui aurait envie de lui prélever un truc même après tout ce temps en labo. Une expiation qui demandait une résilience quasi divine. Il serait pointé du doigt comme traitre, mais à long terme, c’est lui qui gagnerait. Dans tous les cas, il n’était décidément pas le père de l’année, mais ses enfants, même ceux qu’il n’avait pas encore rencontrés, étaient ce qui comptait le plus pour lui. C’était douloureux d’en être séparé. Une souffrance qui creusait son cœur et le faisait douter de son amour pour sa dernière portée.

Ses réflexions s’évaporèrent doucement en remarquant quelque chose de nouveau chez Ian. C’était imperceptible, qu’un voile sur son regard, la température de son corps, un battement de cœur de quelques millisecondes plus rapide, ces gestes soudainement hésitants, robotisé par le doute… Kaidan fronça légèrement un sourcil, curieux face à ce changement d’attitude, mais ne manqua pas de faire un geste de la main pour refuser ses remerciements qui n’étaient pas nécessaires :

- Ce n’est rien. Ça a fait du bien de discuter juste pour discuter après une baston de bar et un petit-déj hâtif. Merci à toi.

Et c’était la vérité.
Le métamorphe avait besoin de contacts normaux où il pouvait lâcher un peu le masque qu’il portait pour le travail et la société qui le jugeait sans cesse. Que son voisin de table soit une fée ou un chasseur de vampire l’importaient peu. Quoiqu’ils avaient en commun ce dégout viscéral pour ces morts-vivants qui pullulaient en ville, Kaidan savait pertinemment qu’autre chose les reliait. Peut-être que Ian ne voulait pas le voir, mais ce moment plaisant s’était déroulé à deux. Il avait trouvé dans son hôte une compagnie agréable, au verbe facile, à la sexualité débridée et qui ne rechigne pas à se salir les mains quand il faut. C’était peut-être techniquement un «ennemi», mais l’Archos ne pensait pas en ces termes. Tout le monde pouvait l’étonner, le surprendre et même s’il avait le droit d’être sur la défensive, il était toujours ouvert à ce qu’on démentît ses attentes. Il en prenait même parfois un malin plaisir, saisissant les opportunités et les revirements de situation du revers de ses instincts.

Comme on parlait de réflexe, ce fut l’un d’eux qui lui fit porter le bout de ses doigts contre sa lèvre qui s’était fendue grâce à une bonne droite au visage un peu plus tôt dans la nuit. Sous son dactyle, la peau était redevenue rose, normale, peut-être à peine une marque qui disparaitrait dans quelques minutes. Le métamorphe guérissait vite de ses blessures, encore plus quand elles étaient bénignes comme celle-là. La Nature avait comme mécanique de conserver sa forme, de la maintenir comme elle l’avait décidé. Quand le métamorphe était blessé, il se rétablissait plus rapidement que la normale. L’univers en avait décidé ainsi, puisqu’il était à l’image de celui-ci.

Kaidan relava son regard vert pour soutenir celui de Ian. Le silence perdura dans ce moment, le plaisir soudainement révoqué, la bonne humeur entre eux deux destituée. Le sourire de l’agent du NRD fondit lentement en apercevant l’absence de celui du chasseur.

S’il s’attendait à ce que la bête devant lui panique, ça n’allait pas arriver. Une funèbre mélancolie s’apitoya sur celui qu’il soupçonnait d’être ce qu’il n’était pas. Au fond de sa prunelle, le lustre du désespoir passa, l’ombre d’une tristesse insondable éteignit l’éclat vif et amusé. Ça allait pourtant bien. Il n’avait pas à aller creuser plus loin. Ils étaient autre chose qu’un simple chasseur de CESS médecin et qu’un agent du NRD métamorphe. Ils étaient des hommes, des guerriers, de tueurs, des créatures vengeresses carburées par la frustration et la déprime, coincés tous deux dans une géographie détestable à leurs yeux, dans une situation hors de leur contrôle, la mort en conséquence et la désagréable sensation de se battre contre du vide.  

Pourquoi devait-il détruire ce moment simple par le doute?

Comme un ange qui passe, Darlene sembla sentir la tension à leur table et la fin imminente de leur entretien. Elle s’approcha sans un mot, en léchant son index, pour retrouver dans son petit carnet de prise de commandes, les deux factures des «sexy». Mâchouillant sa gomme à mâcher de manière très sonore et visuelle, elle sortit le crayon de derrière son oreille puis calcula rapidement et habilement le montant des deux additions. Le bruit du papier qui se déchire sembla envahir l’instant, dérangeant la rupture du moment. Quand soudainement, tombe sur leur table devant Kaidan, un bracelet chaînette aux larges maillons. Le fermoir mousqueton ouvert, il s’était évadé du poignet de la serveuse, qui s’excusa :

- Pardon. Je dois faire aller réparer la fermeture. Je m’en voudrais de le perdre. Ça coute une plombe les trucs en argent.

Elle vient pour le ramasser, mais Kaidan l’arrête et tel un gentleman, lui propose :

- Puis-je?

Et il ramasse le bracelet sans hésitation. Darlene, toujours sous le charme de cette politesse qu’elle pense ne pas mériter, tend son poignet mince aux veines saillantes et à la peau parsemé de taches de vieillesses et arrête de mâcher bruyamment. Du bout des doigts, habilement, le métamorphe glisse le fermoir entre ses pouces et index puis vient délicatement refermer le bijou d’argent, frôlant à peine la serveuse du bout de doigts.

- Merci, mon beau. J’ai que des bijoux en argent maintenant. Je ne sais pas si ça aide à quoi que ce soit, mais depuis quelque temps, je me sens plus en sécurité avec ça sur moi.

Elle lui fit un clin d’œil suggestif puis glissa les deux additions sur la table.

- Revenez quand vous voulez.
- Je n’y manquerais pas, Darlene.

Son attention se retourne sur Ian, un sourire penaud éclaire maintenant son visage. Ses épaules tombent. Son torse se gonfle puis il expire en expliquant simplement :

- Ça saigne toujours abondamment pour un rien, une lèvre. Puis j’ai tendance à me rétablir rapidement. Finit-il avec un haussement d’épaules. Ce n’était pas totalement la vérité, mais ce n’était pas un mensonge non plus. Ça va aller, doc.

Un mouvement lent, il sort son portefeuille après avoir consulté les deux petits papiers laissés sur leur table puis en sort le montant juste des deux additions, accompagné d’un très bon pourboire. Kaidan glisse sur sa banquette et se relève doucement. Range son portemonnaie dans la poche arrière de son pantalon, puis il observe une seconde Ian en baissant son menton pour plonger une dernière fois son regard dans le sien. :

- Tu es un chouette type.

Malgré ses craintes, ses doutes et cette violence qui lui vrille l’intérieur.
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Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
Ian C. Calloway
Fear is the mind killer
✞ PAINT IT BLACK ✞

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"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

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✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
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Ven 6 Mai - 22:13 (#)


Scream & Shout
Il s’était attendu à tout.
Il s’était attendu à ce que Kaidan lui fournisse une explication, même impossible, même improbable.
Mais rien.
Il n’y a qu’un silence coupable, qui s’étend et s’étale entre eux deux. Gênant. Douloureux.

Dis quelque chose, putain.

Ce genre de face à face, il n’en a pas connu beaucoup, dans sa vie. Ceux qu’il a expérimentés ne ressemblaient d’ailleurs même pas à cela. Non, celui-là est unique. Il frappe aussi sûrement que l’uppercut censé avoir bousillé pour plusieurs jours voire quelques semaines la lèvre inférieure de son compagnon. Il lui en coûte, de voir le sourire charmant de son interlocuteur disparaître. Il y voit là une forme d’aveu, et surtout un moment de flottement le laissant vulnérable, comme jamais il ne l’a vu avant cet instant. Ils ne se connaissent que depuis une heure ou deux, à peine. Pourtant, son instinct lui murmure qu’un homme comme ça ne doit pas le paraître souvent, vulnérable. Cette image le dérange. Il revoit Sasha Calloway allongé sur son lit, dans la lumière bleutée d’une fin d’après-midi à New York. Le ciel bourré de nuages pluvieux, les rideaux légèrement tirés, et les sirènes d’une ambulance. Miles arrivant à la bourre, comme d’habitude. Et pour les deux cadets, le même sentiment d’enfance détruite, de désillusions sans pitié : le héros de leur enfance, montagne increvable, père de deux enfants, mari exemplaire et officier de police respecté, vétéran du 11 septembre et dont la forme olympique avait de quoi impressionner à peu près n’importe qui… ce héros-là aussi pouvait tomber. Le souvenir de la toux glaireuse traîne encore parfois dans ses tympans. Certains mythes ne sont pas censés fondre. Certaines légendes doivent demeurer intactes. En quelques minutes, en un repas échangé, il est capable de reconnaître le fondement légitime d’un mythe ou d’une légende. Kaidan Archos lui semblait être le candidat tout désigné pour cela. Il ne demandait qu’à creuser davantage. Mais c’est terminé, à présent.

La tristesse qu’ils partagent est incommensurable. Ils sont deux ennemis, réalisant qu’aucune trêve n’est possible. Pas maintenant. Une frontière infranchissable les sépare, et aucun discours, aucun vœu, aucune bonne parole ne sera capable de franchir un pont pour en faire abstraction. Ian Calloway, en tout cas, en est incapable.

Il ne bronche pas quand Darlene revient à leur table, les yeux fixés sur lui et le visage légèrement incliné, pensif, comme si maintenir un lien visuel sans faillir pouvait lui permettre d’en apprendre davantage, de confirmer ses soupçons autrement que par la réaction éloquente de Kaidan. C’est le cliquetis du bracelet qui, enfin, rompt ce lien visuel. Il ne perd pas une miette de la démonstration qui, il en est sûr, lui est totalement destinée. Il manipule de l’argent. Oui. À condition que le bracelet soit bien fait d’argent, et non pas d’un métal agissant en parfaite imitation. Paranoïa, paranoïa, paranoïa, paranoïa… Pourquoi Darlene mentirait-elle ? Parce que Darlene ne sait peut-être pas que les escrocs pullulent, s’empressent de vendre un tas de breloques prétendument faites d’argent. C’est comme ça que marche le monde. Le capitalisme a parfaitement su surfer sur les craintes comme l’engouement suscités par la Révélation, et tu le sais très bien.

Il n’a pas le temps de chercher son propre portefeuille, que Kaidan a déjà sorti de quoi payer. Il se lève, et Ian l’imite. Il n’aime pas cette façon de se justifier à deux balles. Il aurait encore préféré le maintien du silence. Mais bien peu sont capables de l’observer lorsqu’il le faudrait. Les iris d’un bleu océan presque métallique sous les néons du restaurant se durcissent imperceptiblement. Il a vraiment besoin de fumer, maintenant. Juste une clope ou deux, avant de rentrer s’enterrer sous les draps. Le premier, sans répondre, il précède celui qui n’est probablement pas humain, de sorte à retrouver rapidement la rue qu’ils n’auraient peut-être pas dû quitter. Non. Il ne peut pas se dire ça, se morigène-t-il. Il ne peut pas se montrer ingrat en repoussant ce qui vient d’arriver. Sans qu’il ne s’en aperçoive, une cigarette est venue fleurir entre ses lèvres, consumée par la flamme d’un briquet. La première latte est un soulagement. L’aube est toute peinte de gris et d’or. Les oiseaux chantent fort, comme souvent au petit matin.

Il entend la porte claquer dans leur dos. Kaidan l’a rejoint. Sans plus chercher à le contempler cette fois, il soupire. « Non. Je ne suis pas un chouette type. Et sûrement que toi non plus. Ce qui nous fait un point commun de plus, pas vrai ? » Trop parler, trop montrer, c’est dévoiler à son tour une partie de son flanc, ce qu’il préfère encore éviter. Mais le toubib est trop honnête pour se défiler complètement. « Je sais que tu n’es pas un vampire. Tant mieux. Je ne supporte pas les vampires. » Il fume toujours, humecte sa lèvre supérieure de la pointe de sa langue, juste un instant. « Je ne veux pas savoir ce que tu es. » Il prend sur lui. Inspire et pivote pour finalement l’englober dans son champ de vision une dernière fois. Son sourire s’étire à peine, faible. « Merci pour le déjeuner, oui. Et… J’espère que ça se passera bien, pour toi. Pour ton travail. » Est-il sincère ? Il l’ignore lui-même. Il n’est pas certain de comprendre ce qui le pousse à formuler ces mots-là. « Bon matin.. ? Bon courage. Pour tes mômes. Pour tout. » Une dernière volute grise recrachée par ses narines, et le mégot à moitié entamé seulement finit sa course dans une flaque d’eau croupie, à défaut de cendrier. Il est trop fatigué pour se soucier d’écologie, de santé publique ou de propreté urbaine, aujourd’hui. Shreveport ne mérite pas ce genre de considération.

Et lui, accablé par le rythme effréné d’un monde qu’il comprend de moins en moins, dans lequel il semble avancer au quotidien dans le noir, s’éloigne de sa démarche à la fois droite et inexplicablement teintée de ce qu’on ne savait quoi.
Tâchant d’oublier que Sasha aurait aussitôt désiré coller une cible, une balle dans la tête, une décharge de chevrotine ou autre méthode barbare pour réduire à néant l’échalas décidément bien aimable et séduisant qu’il abandonne derrière lui.

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Last man standing

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Kaidan Archos
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En un mot : Instinctif
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I WILL BE BRUTAL.

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Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
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Beat me up
Beat me down
Mess me up
Beyond all recognition

For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


-

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Ven 17 Juin - 21:57 (#)


Il roula des épaules, comme un réflexe vétéran. Une nuit de plus dans ce corps. Ses formes se taisent avec le matin qui se présente sous le chant des oiseaux heureux. (Oui, bon matin à vous aussi.) La nuit a terminé sa course avec l’amertume qu’il avait laissée dans la ruelle de ce bar merdique. La voilà qu’elle les retrouve en même temps que le jour qui reprend son cours. Comme si le voile d’un sortilège revenait couvrir les deux hommes après une nuit de répit.

Une large main passe dans sa chevelure soyeuse, qu’il replace à peine puis glisse sur son crâne pour s’accrocher à sa nuque. Le regard vers le ciel qui se teinte lentement de l’arrivée du soleil, Kaidan se tient quelques pas derrière le docteur déprimé. Une partie des cartes sont jetées sur table. Un jeu dont aucun n’est gagnant. Une main inutile sans mise et des gains qu’ils n’arriveront probablement pas à reconnaitre en ce moment.

Il ne sentait pas le besoin de s’imposer dans les limites de son acolyte de la nuit, mais il eut un rire soufflé et bref, plus sarcastique qu’amusé, sur ce point en commun de plus. Pour la plupart des gens, Kaidan semblait un «chouette type». Un masque sympathique pour le commun des mortels. Brouiller les radars. Cacher sa vraie nature.

Nature sauvage, violente, puissante.
Sensible, passionnée, intense.

Sentait-il lui aussi le poids des apparences ?

Un sourire en coin, il relâcha la tension dans son cou et observa le dos de Ian devant lui quand il supposa juste une autre fois. Marquant un autre point aux ressemblances entre eux. Combien de similitudes étaient nécessaires pour faire fondre les restrictions ancrées dans la chaire d’un chasseur ?

Quand celui-ci se retourne une dernière fois, le métamorphe n’hésite pas à soutenir son regard. Il ose laisser filer un pâle sourire, comme le sien.

- Il n’y a pas de quoi, laisse-t-il filer tout bas, accompagné d’un simple hochement de la tête.

Il pousse un soupir.
Les humains aimaient les adieux.
Kaidan n’y croyait pas vraiment.

- Bon matin, Ian. Puis il ne put s’empêcher de tenter le diable. Lui tendre une perche. Ouvrir la porte au tumulte des impossibilités qui faisait rage chez le docteur. Tu sais où me trouver si tu as besoin de quoi que ce soit.

D’un service. De tuer des vampires. De l’aide du PASUA. D’armes du NRD. La force de frappe d’un métamorphe en pleine capacité de ses moyens ou d’essayer de lui péter la gueule. De le pourchasser avec ses copains redneck assoiffés de vengeance. De lui tirer une balle dans le crâne à l’heure de pointe. Passer une autre nuit blanche en bonne compagnie…

Sans un mot de plus, il le laissa partir. Attendant de perdre sa silhouette dans l’ombre des bâtiments contre le soleil levant.

Ce n’était pas des adieux.
La Nature en avait décidé autrement.
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