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Dark Messiah [PV]

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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
Eoghan Underwood
ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
⛤ SMALLTOWN BOY ⛤

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"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson et d'Halina Meyer. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
38 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

Dark Messiah [PV] KOVXegv Dark Messiah [PV] WZKlL7H Dark Messiah [PV] J8B1rxa

"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; capable désormais de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes, corbeaux et autres créatures rampantes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
Dark Messiah [PV] KL9jJO9
⛤ VENGEANCE ⛤

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"Before I die alone."

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Pseudo : Nero
Célébrité : Ian Somerhalder.
Double compte : Sanford R. De Castro, Aliénor Bellovaque, Ian C. Calloway & Gautièr Montignac.
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Crédits : Lune noire (ava') ; Amiante (signa')
Ven 4 Déc - 0:08 (#)


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Expiration trouble.
Une de plus.
Les signes s’accumulent.

Le soir était tombé depuis longtemps. Quant à lui, le souffle quasi-coupé par intermittence, il ne parvenait plus à sortir de la gangue anxieuse qui le laissait perclus, depuis son retour du bayou. Les signes, oui. Les signes pleuvaient, où qu’il se trouve. Il se demandait même depuis combien de temps ces signes avaient commencé à jalonner sa route. Posté près des fenêtres du salon plongé dans le noir, seules les lumières de la ville éclairaient, à peine, l’intérieur de l’appartement. Il redoutait le moment du coucher. Cela faisait bientôt trois mois. Trois mois que ses nuits ne ressemblaient plus à celles qu’il avait toujours connues. Trois mois qu’il se sentait avoir changé, en profondeur. Il avait d’abord mis cette sensation sur le compte du traumatisme. La vision. Le Mall. Vinzent.

Et l’Imposteur.

L’Imposteur qui avait menti, qui avait pris l’apparence du chevaucheur de nuées pour mieux tromper son paladin. À cette simple pensée, son front vint se coller à la vitre froide, comme pour espérer apaiser la fièvre bouillonnante à l’intérieur. Il se souvenait du moindre détail. Il n’avait pas été épargné, lui, par l’amnésie ayant brouillé les esprits de nombreux témoins, à Shreveport. Il pouvait même encore sentir l’odeur de la poussière, pareille à du sable, fouettant parfois son visage entre deux bourrasques. Il pouvait sentir le sol moins solide qu’il l’aurait voulu sous ses pieds, écrasé par la puissance de l’Entité s’adressant à lui. Cette supercherie, il ne la pardonnait pas. Ni à Lui, ni à sa propre crédulité. Il dut se forcer à inspirer une bouffée d’air tiède pour ne pas se sentir suffoquer. Jamais il ne parviendrait à s’endormir. Ou bien, ce ne serait que pour se livrer plein et entier à tous les cauchemars qui, pareils aux démons de ses peurs de gosse, menaçaient de le submerger, s’il ne se montrait pas assez fort. Il s’était isolé de sa propre secte au travers du secret jalousement gardé. Pas un jour, pas un soir ne passait sans que le Second de l’Irae ne se voie taraudé par l’envie d’en parler à Nephtys, plutôt que de continuer à proférer les mensonges bien utiles laissés au terme du maléfice.
Il se sentait épuisé. Épuisé de guetter, par-dessus son épaule ou sur chaque centimètre carré de sa peau un stigmate, un message, quoi que ce soit l’incitant à craindre…

Mais craindre quoi ? Il rouvrit les yeux, tombant sur la vie en-dessous de lui. La vie avait repris. Il avait redouté le repli jusqu’à l’extrême des quartiers les plus animés de Shreveport. Car même Dalzell Street comportait, à sa façon, ces coins grouillant de rire, de chaleur humaine, bien calfeutrée entre deux trafics, deux bagarres, et une ou deux agressions. Toutefois, Stoner Hill avait tenu bon. Son cœur battait encore, et les visages connus comme moins connus se propulsaient dans ses artères encore bien tenaces. Cette familiarité, visions rassérénantes, n’étaient pourtant pas suffisantes pour faire taire les voix mauvaises qui s’infiltraient dans son crâne, prenaient possession de ses méninges, semant derrière elles les pires des hypothèses, décelant les mauvais présages là où rien, pourtant, ne paraissait digne de la moindre inquiétude.

L’arcaniste tourmenté retourna dans sa chambre et se glissa nu sous les draps, dos contre le matelas, fixant le plafond, comme le plafond le regardait lui-même. En plein tourbillon de macabre, il émit une pensée lue il ne savait déjà plus où : que la dernière image capturée par les mourants s’imprégnait durablement sous la rétine du défunt, laissant libre court à toutes les interprétations possibles quant à l’au-delà qui attendait cette énième âme ectoplasmique. Combien d’hommes, de femmes et d’enfants avaient donc dû emporter l’image de leur foutu plafond en guise d’adieu à cette terre complexe et suintante de regrets ?
Dès lors, épuisé mais encore incapable de fermer l’œil pour de bon, il se mit à divaguer ; de flashs en associations d’idées douteuses. Ils défilèrent, de plus en plus rapidement, au point de lui en faire mal aux tempes.

Plafond. Toit. Mall.
Corbeaux. Cigogne. Équidé.
Les plumes se mêlent aux sabots.
Les croassements, aux cris de rapaces, aux hennissements furieux.
4. 4.
3.7.
3.0.
Trois heures du matin. Ne surtout pas se réveiller à trois heures du matin.
Le tiroir-caisse aux billets dérangés (je range toujours les billets de la même manière). – Etourderie.
Battements de cœur irréguliers. Douleur au côté gauche.
Frissons désagréables : les gouttes d’écarlates, nées du poignet ouverts dégoulinent le long du bras au teint blanc.
Lorsque le vent souffle, il peut L’entendre chuchoter.
Son nom, protéiforme, pareil aux déités oubliées des hommes, anciennement vénérées.
Mais quel était le nom ?
Il susurre. Il chuinte.
Chh… Sssss… Il ressemble à celui d’un python en colère.
Ch.
Cha. Chat ? Le félin lui non plus n’est pas serein. Il peut entendre le salon bruire de mille pas (pattes), dérangeant le cuir du canapé, frôlant l’argile d’un pot aux feuilles froissées par le pelage sombre. Pourquoi ? L’appartement est calme. Ou, en tout cas, était censé être calme.
Ssss. Sobek. Sobek, et son acolyte dans les marais. Le visage morcelé d’inquiétude de Flingerton, lorsqu’ils s’étaient retrouvés. Humides, humides les marais. Humides, trempé jusqu’aux os, fleurant l’odeur particulière de la vase, qui n’a rien d’entêtante, en Louisiane.
Ssss. Mocassin d’eau. Non, pas mocassin d’eau. Taïpan. Écailles jaunies, blessure mauvaise, agressivité rentrée. La douceur des conques. La douceur des cuisses. Luisantes, luisantes. Parfums d’encens, d’eucalyptus, odeur de sauge. Iris verdâtres. (Réveille-toi).
X.
Ch. Sss. X.

Le vent se lève, dans une pièce où toutes les fenêtres sont restées fermées.
Il dort, rêve ou demeure fixement là, il l’ignore.

Ch…
Sh…
…ss.
…az.
… Sco…


Réveil en sursaut.

Battant furieusement des paupières, Eoghan Underwood eut comme la sensation que tout l’air s’était enfui de la chambre qui, il n’y avait encore pas si longtemps, représentait un refuge inatteignable pour lui. Il tremblait de tous ses membres, et sut que quelque chose n’allait pas à l’instant même où il parvint à retrouver les notions d’espace et de temps. Il roula sur le flanc, paniqué, et chercha en vain à allumer la lampe de chevet. L’obscurité demeura là, prégnante, et son sang devint acide, la peur se répandant dans ses veines à une vitesse impressionnante. L’électricité semblait coupée. Du moins dans l’immeuble, ou dans tout l’appartement. Ce qui l’alerta le plus, cependant, ce fut d’entendre du bruit provenant de la pièce à vivre. Il ne lui vint pas à l’esprit de suspecter le chat vivant dans l’habitation.

Ce n’était pas la première nuit.
Il se redressa, enfila le premier jean qui lui tomba sous la main, passant à la hâte une chemise sans prendre la peine d’en fermer les pans – il avait froid, tout à coup –, et tenta de faire fi des spasmes de fatigue envoyés par son corps au supplice, de ses yeux embués comme de ses phalanges gourdes. Debout, immobile, il guettait (les signes) un son capable de conforter ses suspicions probablement stupides. Pourtant, à se voir là, connement habillé, ou du moins à moitié, il comprit. Il sut qu’il était à deux doigts de prendre ses affaires pour se réfugier chez Sylia. Retrouver la maison sentant les épices. Sa mère était capable d’effrayer les pires entités. Elle ne les craignait pas. Jamais il ne l’avait vue ni sentie pétrie de cet effroi auquel, lui, avait toujours été sensible. Cependant, partir, fuir, était un signe de faiblesse qu’il refusait, et même plusieurs jours d’insomnies ne parviendraient pas à détruire sa détermination là-dessus.

On (Il) le voulait à l’usure.
Mais il n’était pas n’importe quel cowan.
Prudemment, il avança vers la porte, pour mieux se glisser dans le vaste espace plongé, lui aussi, dans une quasi-obscurité. Il s’attendait à tout moment à sentir le chat frôler sa jambe, à distinguer deux billes d’or brillant méchamment dans le noir, reflétées par les candélabres à l’extérieur.
Il attendit encore. Effectua un pas ou deux de plus.

Ch…
Sh…
…ss.
…az.
… Sco…


Chuchotements.
Courant d’air.
Le battant de la salle de bain claqua, lui arrachant un cri de surprise, le voyant reculer d’un mètre ou deux.
Aveugle, tendant une main dans ce magma de goudron liquide, qu’il lui semblait avaler au fur et à mesure que ses poumons se contractaient, lobes et alvéoles incapables de gérer ses aspirations angoissées correctement.

« Ça suffit… »

Dans sa chambre, la lampe se mit à grésiller, s’allumant quelques instants, l’interrupteur resté poussé. Il se tourna vers elle, pour mieux pivoter à nouveau vers la cuisine (son immense affiche de New Orleans craquant comme sous le coup d’un courant d’air, qui ne pouvait pas être).

Tourmenté (par tes remords ?), les prunelles brûlantes et rougies, il s’empêcha de manifester une colère qui n’aurait servi qu’à alimenter l’énergie (mauvaise), circulant dans des lieux autrefois bénis. Sans oser appeler à se révéler l’être, la Chose, la créature ou quoi que ce fut attachée à l’endroit (ou à lui.. ?), il ne put que rester là, répugnant à retourner se coucher tant que le calme ne serait pas revenu.


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Dim 18 Avr - 18:58 (#)



L'injonction résonne, maladroite et dispersée, pleine d'une assurance qui n'est qu'une façade et qu'on présente aux ténèbres comme on brandirait une torche à la face du gouffre béant de l'entrée des enfers. Un effort au caractère futile mais qui construit une illusion de force, le premier pas sur un chemin qui ne semble fait que d'interrogations perpétuelles et de faux-semblants. La lampe de la chambre grésille, un arc électrique alimentant par intermittence l'ampoule qui s'agite en ce qui paraît presque une provocation. Une seconde passe, deux secondes. Est-ce le sorcier qui se trouve à l'origine de ce trouble ?

L'espace d'un instant un doute terrible étreint l'esprit de l'arcaniste. Glisse, comme une eau noire, le long de la nuque. Effleure l'aura, se coule dans l'obscurité à la manière d'un serpent qui se loverait à la lisière de la perception. Il y a, dans l'atmosphère, le résidu poisseux d'une présence, l'écho d'une force manifeste, un corps étranger en suspension qui jamais ne se montre mais qui teinte jusque la trame de l'espace astral d'un macabre pâle et sale. C'est l'expression insaisissable d'une conscience qui laisse traîner derrière elle des schémas de pensées délirantes, qui insinue ses chuchotis et autres suggestions trompeuses dans les espaces entre les murs, dans le bruit blanc électronique qui sépare les mots ou jusqu'entre ces draps froissés qui conduisent à un sommeil agité.

Il y a là, dissimulée sous le vernis écaillé de la routine, une folie irrésolue.
Un nom.
Qui hurle.
Une Vérité invisible tant elle obstrue les sens de ceux incapables de l'appréhender. Elle rôde, décharnée et nue, en déphasage de l'existence matérielle et bien trop bornée de ceux qui sont éteints et qui lui apparaissent tels les échos fades d'une mer morte. Souffle autonome, pensée semi-consciente, construct arcanique, ce ne sont là que des ersatz d'un concept que les mots ne sauraient retranscrire avec justesse. C'est un avatar de ténèbres et de vide, un automatisme ouvert sur l'infini qui laisse les dieux seuls savent quelles terribles possibilités.

C'est une énigme.
Une injonction.
Un fil tendu dans la trame de la réalité et qui se raccourcit de plus en plus.

Le souffle se meurt, la lumière s'éteint.
Quelle soit la sorcellerie à l’œuvre elle disparaît et ne laisse dans son sillage que ce Délire qu'elle émane en permanence et qui endort la conscience. Un instant, un trouble opaque obscurcit les pensées de l'arcaniste, qui se tient immobile et seul dans les ténèbres de son appartement. Il a cette même impression qu'ont ceux qui sont persuadés d'avoir entendu leur nom dans une foule mais ne trouvent personne pour les héler quand ils se retournent.

Là, deux billes luisantes attirent son attention, font rater un battement à son cœur lorsque qu'une masse de fourrure se hisse d'un bond sur un siège de l'espace de vie. Les yeux félins l'observent dans cette posture alerte typique de ces petits prédateurs, s'interrogeant presque sur l'exploit que venait de faire Eoghan. Suffisait-il de formuler oralement les mots pour faire cesser cette folie ? N'est-ce pas, après tout, une des théories de la magie : formuler et contenir, définir et commander ?
Les deux billes luisantes s'éclipsent, disparaissant derrière un meuble.

Dans un flash qui dure à peine le temps de s'en souvenir, l'écho d'un mot prononcé par la figure humanoïde apparue ce soir là au Mall émerge de l'esprit de l'arcaniste comme un cadavre des eaux. Il revoit le mouvement précis des lèvres, ce moment exact où, se tenant droite et fière au centre de l'autel, elle a prononcé son nom au milieu de celui de tous les autres.
Pourtant, ce n'est pas celui d'Underwood qui jaillit des lèvres de ce dieu impie descendu sur terre. Assourdi, l'écho est insaisissable, pourtant si proche qu'il en étourdit la conscience une seconde. Un nom, muet, emporté par la tempête.

L'instant qui suit, il sent contre ses jambes le passage rapide d'une petite chose poilue et nerveuse qui s'enfuit depuis la direction de la chambre jusque vers la pièce à vivre.
Le silence.
L'incertitude.

L'écran de la télé s'allume alors, projetant l'image grise et tremblante d'une neige électronique qui laisse échapper un bourdonnement caractéristique. Un NO SIGNAL en lettres vertes capitales clignote par intermittence. Pourtant, à l'écran, une des fenêtres du menu s'est allumée. Elle indique :

Renommer cet appareil ?
> Y
> N



Got the evil eye. You watch every move, every step, every fantasy. I turn away but still I see that evil stare. Trapped inside my dreams I know you're there. First inside my head, then inside my soul.
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⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
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⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
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Ven 21 Mai - 21:56 (#)


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Pénétration.
Viol.
Annihilation de cet espace consacré, réservé à lui seul.

Mais ce qui s’était insinué à l’intérieur s’était bel et bien collé à lui, fusion dont il était le malheureux responsable, à l’insu de ses sens, des runes, de n’importe quel mécanisme de protection instauré par un arcaniste dans son genre. Aucune barrière ne résistait à ce genre d’attaque, cet envahissement progressif par un ennemi invisible, pire que radioactif : sans odeur, sans corps, sans rien pour en distinguer l’impact autre que la lente déliquescence interne des organes, la fonte des artères rendant son sang acide. Toute la science, tout le Savoir des hommes ne pourraient rien pour sauver les victimes de l’Abomination. On ne pouvait alors que la regarder droit dans les yeux, affrontant son faciès de mort avec un dernier reste de pudeur, résistant aux hurlements de haine et d’injustice, à cet enchaînement dont il n’avait été que l’un des maillons. L’instigateur quant à lui, était trop ancien pour qu'on puisse en remonter la chaîne. Fatalité.

Ses phalanges se délitaient, jouant pour les rendre moins roides, comme prêtes à cogner un géant d’acier en désespoir de cause. Il rassembla en lui la détermination qui ne l’abandonnerait pas avant son agonie, pivotant sur lui-même dans la pénombre, à la recherche d’une fluctuation plus distincte ; une masse noire grouillante, les brumes d’une fumée opaque capables de le mettre en alerte. Tous ses sens à l'affût, parfaitement sur le qui-vive désormais, il ne se fiait à rien d’autre qu’à son instinct d’Éveillé, et le Rouge pulsait furieusement au point d’en faire battre ses tempes. Il pouvait retracer sans mal le parcours du fluide en lui, s’éclatant jusque dans ses extrémités pour mieux se voir rappelé par la pompe éternelle, rythmant ses soupirs brefs et la raideur oscillant avec la souplesse d’articulations prêtes à en découdre.

Il lutta contre la peur goudronneuse qui cherchait à saper le no man’s land entre son corps et son esprit. Son échine, droite, lui parut plus souffreteuse qu’à l’ordinaire, comme à la suite d’un faux mouvement. Il perdit toute notion de secondes, de minutes, et le très discret tic-tac de l’horloge de la cuisine cessa de résonner à ses oreilles (à moins que ce qui se trouvait dans la pièce n’ait stoppé le cours de ses aiguilles).

Viens.
Approche.
Toi, je te tue.
Viens.
Tu grattes, ronges et déranges mes jours et mes nuits depuis trop de semaines maintenant.
Alors, prêt ou non… viens.
Pose ton énigme.


Il ne tolérerait pas ce jeu pendant encore plusieurs mois. Il avait trop pris conscience du changement opéré depuis la Samain. Il était temps d’ouvrir les yeux. Il était temps de savoir jusqu’où le poison s’était répandu. Il était temps de purger le venin ; un venin autre que ceux dont il avait déjà goûté à la fièvre putride. Maintenant que le suspense s’était éteint, maintenant que le voile du doute s’était levé, il se sentait paradoxalement plus sûr de lui que lorsque les hypothèses s’égrenaient sans rien pour les valider. Sorcier, fils d’un Baal encore muet, il prit une longue inspiration, s’offrant à l’obscurité ; terrain si familier et inconnu à la fois, s’apprêtant à céder à une transe plus acceptable que celle ayant souillé son esprit au Mall.

Viens.

Étourdi, il se campa sur ses jambes, entendit les coussinets fuir l’épicentre du remugle, du remous. L’œil d’un cyclone dans lequel il s’avança, déclenché par la lumière violemment projetée dans le salon. La télévision lui apparut, ainsi que son message sibyllin l’incitant à s’approcher encore, lentement. Il chercha le piège, analysa rapidement de ses yeux rougis la neige désagréable qui fatiguait sa vue. Mais rien. Rien d’autre que cette question étrange, attendant une réponse immédiate de sa part. Il se pencha pour saisir la télécommande abandonnée sur la table basse, son pouce en l’air, sans se résoudre encore à appuyer. Moins par défi que pour répondre à une logique purement humaine, il finit cependant par faire descendre le curseur. Sélectionnant la négative, la mâchoire crispée comme si l’écran s’apprêtait à exploser.

Il appuya.

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Ven 4 Juin - 1:31 (#)



La tension emplissait la pièce avec autant de certitude qu'un os prêt à briser, un muscle pris dans la poigne impitoyable d'un quelque chose de beaucoup trop grand et sur le point de se rompre. Un paradoxe, insoluble, à l'image d'une énigme qui ne se laisse apercevoir que par facettes, une dimension à la fois, sans jamais se laisser deviner dans son ensemble et n'affichant à l'esprit confus qu'un quelque chose qui finit toujours par se dérober à sa portée.

Une pensée étrangère.
Une langue inconnue.
Des mots susurrés dans l'espace entre les idées et qui produisent, dans l'obscurité, la silhouette de contours sans forme.


La surface pète, éclate. Un instant brutal où le statut quo n'est plus, une fraction de seconde où quelque chose incise la réalité avec un pouvoir féroce, laissant transpirer de ce côté-ci de la barrière les gouttes d'une haine si concentrée et si pure qu'elle en relègue l'idée même de colère à la poussière. Mille fils de lame condensés en une pointe, mille gestes cruels tranchant une gorge offerte et vulnérable. Un battement de cœur unique alimentant les neurones d'une conscience morte qui, soudain, pose les yeux sur cette pièce, tout juste le temps d'un appui sur un bouton de télécommande.

La Rougeoyante l'a senti, cet élan fugace semblable à un flash qui éblouit et transperce. Mais l'instant est infime, et l'esprit déjà doute de ce qu'il vient de percevoir. Agité, l'espace invisible se trouble, perturbé par l'écho d'un mouvement agacé, d'une chose qui s'infiltre et rôde, gronde. Le goût amer d'un fruit trop mûr fleurit sur la langue de l'arcaniste, laissant en bouche la marque d'un souffle vicié qui évoque des souvenirs désagréables.

De multiples brisures parcourent désormais l'écran du téléviseur, à l'image d'une toile d'araignée dégénérée, toutes convergeant vers un point central aussi sûrement que si appuyer sur ce bouton avait tiré une balle dans l'appareil. Mais il fonctionne encore et si certains fragments n'affichent plus que l'amas épileptique d'un flux d'électrons désordonné, un bruit blanc numérique continue de se diffuser sur les trois quart de sa surface. Dans les enceintes intégrées, un froissement distant se laisse percevoir, fluctuant, allant et venant d'une manière qui évoque presque des pas lointains et hésitants sur la neige.

Miraculeusement, une image s'affiche alors, éclatée, déformée, tressautant par endroit mais reconnaissable. C'est la diffusion d'une chaîne d'information continue. À l'image, une vue d’hélicoptère montre les étendues sauvages et inhospitalières des bayous de Louisiane. Un bandeau d'information fait défiler trop rapidement des news anxiogènes et répétées en boucle pour meubler, tandis qu'un pourtour rouge encadre le tout pour bien donner la mesure d'une urgence qui n'existe pourtant plus.
...ayou Carouge. Le corps a été retrouvé cet après-midi par deux pêcheurs de la localité de Mooringsport. La police n'a pas encore fait de déclaration et nous ignorons encore, à ce jour, l'identité de la victime. Le délégué à la préservation des sites RAMSAR, Jonathan Ken...
Une musique infantile et pleine de couleurs remplace les commentaires insipides de la présentatrice, infligeant un décalage morbide entre les petits tintements enjoués et les images en gros plans d'un corps recouvert d'une bâche étendu au loin sur une pelouse.

Sur l'un des fragments éclatés de l'écran, le morceau incomplet de ce qu'on devine être un chat s'affiche, remplaçant une partie des images de la chaînes d'infos. L'électronique se brouille alors un instant, comme soumise à des contraintes extérieures, siège d'un combat ubuesque entre divers canaux numériques.
...tement...Affaire à...Révélation in...
Les mots ont de moins en moins de sens, jusqu'à ce que l'image soit subitement remplacée par quelque chose de clair, à la façon d'un bouton de radio tourné progressivement pour trouver la bonne fréquence de réception. Deux interlocuteurs se font face, assis dans des fauteuils confortables, dans une énième rediffusion de talk show. La scène se répète.
...crutement...Affaire à l'inconnu d... Révélation incompl... ise en évidence d'une capacit...dans les ombres ?
Un silence là où on attendrait une réponse. Un peu trop long pour ne pas être gêné.
Vou...stifiez donc de cet inconnu pour...d'une terre plate ? Même s'il es...remettre en cause ce que nous croyi...théorie du complot ?
Avant que quelque chose en apparence anodin mais qui pourtant laisse transparaître une sensation très malaisante ne se produise, Eoghan. Un des interlocuteurs se tourne alors vers la caméra et tu as la certitude que, dans le fond, ce n'est pas au public qu'il s'adresse, mais à toi.
Vous l'avez dit vous-même : qui sait ce qui se cache dans les ténèbres ?
Nouvelle scène, nouvelle ambiance. Le clip musical cryptique d'une nouvelle chanteuse qui crée la controverse avec des images d'une esthétique léchée mais que d'aucuns qualifieraient de blasphématrice tant elle joue avec les codes religieux. La musique n'est pas mauvaise, même presque plutôt bonne, et le rythme mystique embarque l'esprit le temps de quelques notes.
...tait In The Shadow par le nouveau phénomène HekA. Un nom qui est sur toutes les lèvres et qui va marquer les esprits. Et m...
De nouvelles images de chats, brouillées par intermittence, tandis que des bris de la musique précédente se mélangent au carillon infantile et plein de couleurs qui accompagne un genre de documentaire débile sur nos amis les animaux. La voix du présentateur n'est que grumeaux, puis se fait de plus en plus clair, supplantant finalement la musique.
...ui Natasha, vous avez tout à fait raison. Pour bien faire les choses il faut respecter certaines règles et il y a un ordre alphabétique bien précis. En 2021, ce sera la lettre S et si votre animal est né après le premier janvier, vous devrez impérativement lui donner un nom qui commence par cette lettre. Sozie, Scoubidou, Saxo, Socks si ça vous chante, mais un S vous dis-je. Aussi il n...
Un numéro de téléphone s'affiche alors en grand, par dessus les images de chats et de croquettes, peu à peu remplacées par la promesse paradisiaque d'un voyage aux Seychelles. Un instant, le bruit des vagues berce d'une tranquillité incongrue l'atmosphère, tandis qu'un bandeau publicitaire accrocheur informe le spectateur de la possibilité de quitter cette vie morne et fastidieuse pour s'envoler vers l'aventure et le sable blanc. Il ne suffit pour cela que de composer le 318-667-569-14 pour tenter sa chance. Numéro surtaxé $1,50 la minute.

Quelques instants du lent Schhh. Schhh. hypnotique du bruit des vagues. Il y a comme quelque chose qui murmure, là, mais qu'on ne peut entendre si on ne l'écoute pas.


Got the evil eye. You watch every move, every step, every fantasy. I turn away but still I see that evil stare. Trapped inside my dreams I know you're there. First inside my head, then inside my soul.
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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
Eoghan Underwood
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⛤ SMALLTOWN BOY ⛤

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"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson et d'Halina Meyer. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
38 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

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"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; capable désormais de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes, corbeaux et autres créatures rampantes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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"Before I die alone."

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Mar 21 Déc - 0:58 (#)


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Nuage bourdonnant.
Les parasites ne venaient plus uniquement de l’écran pollué de sa télévision. En forçant un peu plus sur ses yeux pour trancher l’obscurité, il était presque prêt à discerner une sorte de nuage vaporeux bruissant tout autour de lui. Puis vint la saveur immonde sur sa langue. Son ouïe choquée par l’éclat.

Tour à tour, ses sens subissaient une attaque sans précédent, probablement destinée à saper la moindre assise, la plus petite accroche à laquelle il pourrait vouloir se fier. L’attaque gagnait en intensité. S’il attendait trop, s’il lui laissait prendre une place trop importante, alors il ne pourrait plus inverser la tendance. De nouveau, l’idée de fuir l’atteignit. Rien de plus facile que de récupérer ses clefs et que de décamper, le chat sous le bras. Rien ne l’obligeait à rester là, à se mettre en danger au seul nom de son ego. Mais hypnotisé par le spectacle de sa télévision fracassée, il demeura incapable de bouger, surveillant comme l’eau sur le feu la prochaine manifestation. Il frémit douloureusement face au kaléidoscope d’images brouillées les unes dans les autres sur le même écran, diffusion simultanée créant une atmosphère dérangeante. Le corps retrouvé dans le bayou Carouge, tout particulièrement, le laissa stupéfait, le ventre creusé d’appréhension, comme si c’était bientôt son corps à lui, son visage bousillé par un séjour prolongé dans l’eau qu’il ne manquerait pas d’apercevoir sous la bâche. Comme toujours, les médias afficheraient une photo parfaite issue de ses réseaux sociaux accolée à son nom pour révéler l’identité de la victime. Il se sentait prêt à hurler, et ce fut pour cette raison précise qu’il se mit serrer les mâchoires à s’en faire mal, refusant d’accorder ce plaisir à son ennemi invisible.
La disparition de ces images pour d’autres, celles d’un énième talk-show stupide, le rassura tout en ne lui accordant qu’un répit de courte durée. Se sentant évidemment interpellé droit dans les yeux par cette personne qu’il ne connaissait pas, qu’il n’avait jamais vu, puis nauséeux par les flashs successifs, il comprit qu’il n’en supporterait pas davantage. Il tourna le dos à l’écran morcelé, trouva le meuble désiré, dont il ouvrit le tiroir, et en retira tiges de sauge et allume-gaz. Il fit claquer le bouton, rassuré de voir la flamme jaillir, et embrasa aussitôt la sauge dont le parfum rassurant se diffusa autour de lui.

« J’ai dit ça suffit. »

Il n’avait jamais trop cherché à faire dans la goétie. Mais son ennemi invisible ne lui laissait pas le choix. Il ne fuirait pas la confrontation si nécessaire, sans cependant se laisser balader pendant des heures. Sans être un spécialiste en invocations démoniaques, ses connaissances acquises grâce à l’Irae et ses conversations avec Saul lui avaient donné suffisamment d’éléments pour comprendre que L’Autre cherchait à le miner de l’intérieur, à lui faire perdre totalement pied. Il devait rester fort. Conserver un mental intact. La sauge ne le protégerait pas. Toutefois, l’odeur familière l’aida à ne pas perdre la boule, la senteur mêlée aux propriétés bénéfiques de cette plante adorée par les siens propice à purifier ses murs, à en bénir le cadre protecteur qui l’avait toujours entouré.

Il se remit à déambuler, lentement. Il n’était bien évidemment pas question de composer ce stupide numéro de téléphone. Il s’efforça d’emplir ses poumons à fond des fragrances aromatiques, bonnes pour fixer sa concentration, sa mémoire : pour ne pas le laisser se faire happer trop aisément.

« Si tu veux me parler, j’attends ton message. Je veux savoir ton nom. »

Il déambula, écoutant la sauge fumer et crépiter, parfois, lorsqu’une braise un peu plus vive consumait et racornissait le bout de la tige avec plus de véhémence.

« Qu’est-ce que tu me veux ? Si tu es venu jusqu’ici uniquement pour me tourmenter, je te conseille d’en profiter maintenant autant que tu le peux. Ça ne durera pas. Mais si ta volonté est plus précise, alors je suis prêt à t’entendre et à échanger. »

Sa télévision n’était peut-être même pas réellement brisée. Le sorcier s’efforça de concevoir jusqu’à l’idée même qu’il puisse rêver, sa conscience hantée certes, mais le réel potentiellement épargné par la hantise. Son souffle était tordu d’une angoisse latente, et ses orbes irrités par la fatigue et la pénombre tentaient de trouver la moindre arabesque évocatrice d’un signe plus palpable, d’une réponse satisfaisante.

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Louisiana Burning

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Le mauvais oeil
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Mar 2 Mai - 2:17 (#)



La senteur de sauge imprègne la pièce de ses lourdes volutes, tantôt graciles, tantôt affolées, suivant les gestes de l'arcaniste qui agite l'herbe embrasée en une barrière rassurante. Mais que peuvent quelques herbes face à l'attention aiguisée de ce qu'il y a de plus mauvais et pernicieux sur cette terre ? Face à l'essence même d'un savoir magique dont les frontières ne se définissent, par essence, pas ?

La Présence est là, indéniablement. Elle écoute, observe et juge. Elle sent, dissèque, écartèle. La silhouette de ton chat, Eoghan, reparaît depuis l'arrière du meuble TV où il s'était caché, frôlant l'arrête du mobilier de son échine, appréciant le contact aigu d'un coin qui gratte. D'un coin, ou de longs doigts élégants et aériens, venant nonchalamment gratifier l'animal d'une présence fugace ? Il n'y a rien, pourtant, que les ombres immobiles qui se détachent, par contraste avec la lumière de la télévision, contre un mur qui paraît soudain pâle et sinistre. L'animal s’assoit, anormalement calme au vu des énergies dégagées, et fixe ses deux prunelles directement dans les tiennes, sorcier, de cette intelligence toute féline qui a toujours porté l'humanité à croire à autre chose.

Le souffle léger et invisible d'un mouvement absent fait bruisser quelques feuilles de la plante, se décoller imperceptiblement le tissu d'un rideau, brise les courbes dociles de fumées suspendues dans la pièce. Il est lourd, charriant l'amertume de l'odeur de la cendre encore chaude et piquante. Il porte avec lui un sentiment de rouille et d'humus, moite et létal, que la Rougeoyante reconnaît comme étant la déception d'un puits noir, ancien et absolument alien.

De l'autre côté de la pièce, ton chat, Eoghan, saute sur l'assise d'une chaise, arrondissant le dos pour s'y frotter l'espace d'une seconde. Il n'a pas bougé, pourtant, du côté du meuble TV. Les deux chats sont identiques, et il serait bien difficile de déterminer lequel est le vrai, si l'un d'entre eux est seulement le vrai, ou si un faux se cache vraiment parmi eux. C'est là un phénomène difficile à décrire, une sorte de simultanéité subtile où ils ne peuvent être perçus directement qu'un par un, ne se dévoilant tous les deux ensemble que s'ils apparaissent indirectement dans la périphérie du champ de vision.

La publicité pour les seychelles disparaît soudain de l'écran brisé de la télévision, laissant de nouveau la place au chuintement malaisant de son bruit blanc. Shhhhh. Parfois, comme de très loin, l'oreille perçoit presque des résidus fantômes de bruits ou de voix en provenance des hauts parleurs. Rien, néanmoins, qui ne fasse tout à fait sens à l'esprit.

Pourtant, dans cette cacophonie silencieuse, revient encore et toujours l'intuition d'un mot, d'un chemin particulier de syllabes, d'un quelque chose qui ne pourra jamais que s'approximer à l'écrit, la forme exacte du son étant limitée par le caractère primitif des lettres et du langage humain.

Un parasite sonore éclate soudain, submergeant l'esprit de flashs douloureux et autres fugaces réminiscences.

Ch…
Sh…
…ss.
…az.
… Sco…
Saxo.
Corbeaux, Froissement. Cigognes, Envol. Équidés, Cavalcade.
Serpent. Écailles. Houle et Tourmentes.
Huit points et Un centre.
Socks.
Révélation.
Inconnu.
Qui se cachent dans les ténèbres.
Al Hakah.


La sauge brûle, se consume furieusement l'espace d'une seconde, libérant dans l'air un surplus de fumées.

Là, dans les entrelacs gris cendrés, se dessinent quelques motifs géométriques. Un cycle de lignes et de points, tous liés, qui s'étendent et se contractent à intervalles réguliers. C'est un début de sceau qui est tracé, chaque fois un peu plus précisément, chaque fois avec un peu plus d'intensité, avant de repartir. Chaque itération est une variante un peu plus complète de la précédente, mais qui pourtant jamais ne va jusqu'au bout.

« À l'Aube, la Magie était Verbe, et vice versa. »

C'est un fil de lame qui court sur la peau, le rayon d'un soleil mort qui réchauffe au sein du vide. L'écho des mots sortis de nulle part roule encore dans l'espace de la pièce à la façon d'un grondement qui s'épand dans les cieux. Une incertitude persiste : le message était-il mental, originaire de l'intérieur, ou a-t-il été craché par les enceintes grésillantes du bruit blanc ?

Dans l'air, les symboles ésotériques perpétuellement faits et défaits continuaient de gagner en complexité. L'esprit, en tentant de s'y accrocher, pouvait percevoir la direction dans laquelle ils l'amenaient, sans jamais pourtant faire le chemin à sa place, sans jamais achever la réelle complexité de ce qui s'entrevoyait. Il y avait un faisceau d'indices dans le changement permanent qui s'opérait ici. Un changement qui tendait de plus en plus l'espace d'énergie, à mesure que le vrai nom de quelque chose s'écrivait. Une tension dangereuse qui ne pouvait pas échapper à l'esprit exercé d'Eoghan, ni à la Rougeoyante. Il y avait, soudain, la certitude qu'achever ce sigle c'était contraindre la réalité au point de menacer de la déchirer. Et plus on l'observait, plus il se gravait dans la conscience, douloureuse incision mentale poussée toujours plus avant.

Il y avait là une sorte d'épreuve cruelle, qui condamnait à trouver la réponse à l'énigme avant qu'elle n'achève son terme, sous peine de subir cette tension qui croissait petit à petit. Ces tracés rappelaient de plus en plus le signe cabalistique qui avait été formé du sang d'Hena, sur l'autel de l'aigle à deux têtes, au cœur du Mall.

« Je te souffle pourtant mon nom, Eoghan Underwood. Chaque jour en rêve, dans le bruissement des feuilles des arbres, dans le rythme cardiaque de ceux qui t'entourent, dans l'espace entre les mots à la radio, dans les chiffres qui sont autour de toi et jusque dans la forme des chemins que tes pas tracent. »

Le même ton contenu de puissance que ce terrible soir au Mall. Cette façon de parler grave et chuchotée, presque délicate, comme si la pleine parole pouvait balayer les esprits faibles par inadvertance.

Soudain, la télé affiche un écran familier :
Renommer cet appareil ?
> Y
> N

Et, en cet instant, l'écran était de nouveau intact, comme s'il n'avait jamais été brisé. Ce dernier détail te fit cependant tiquer, Eoghan, te souvenant avec précision d'avoir racheté un téléviseur.

Depuis combien de temps durait cette conversation ?

« Je pourrais te le prononcer exactement, si tu me le demandais, mais y survivrais-tu seulement, toi qui a juré d'endurer tous les outrages avec fierté ? »

Ce secret, tout le monde le connaissait, il fallait juste s'y ouvrir, accepter de l'entendre. Une fois fait, on ne pouvait plus ne plus le voir, bien que la nature même des choses ne puisse fournir qu'une traduction approximative dans les oreilles et les bouches des humains. Un sourire assuré se matérialisa sur les traits du démon, qu'on ne pouvait en réalité apercevoir que dans le reflet de la vitre. Il était là, caressant le chat avec une mesure étudiée, plongeant ses longs doigts noirs dans la fourrure de l'animal. Un éclat intéressé et malicieux se laissait entrapercevoir, par intermittence, dans le regard. Ou du moins Scox faisait-elle exprès de laisser cette impression. Il n'y avait pourtant ni chaleur ni sourire dans ses propos suivants. Elle était, comme au premier jour, drapée dans l'étoffe charismatique de la nuit, sa peau d'un noir profond rehaussée de tatouages ésotériques fait d'ors et un port altier soulignait la noblesse mystérieuse de ses traits.

« Sans compter qu'ils ne manqueraient pas d'être attirés ici. »

Cette dernière phrase était délibérément évasive, satisfaite de laisser germer questions et doutes dans l'esprit fertile du sorcier. Mais sous ces jeux se cachaient de subtils indices.

Après tout, avait-il seulement conscience d'être l'un des mortels les plus mis à prix des Enfers depuis ces deux derniers millénaires ?


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