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Fil de RP - Trou à rat Ft. Morgane - Ozios - Ethan

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Fear is the mind killer
Ethan Roman
Ethan Roman
Fear is the mind killer
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En un mot : Humain
Facultés : Aspirateur à emmerdes
Thème : Ohne Dich / Rammstein
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ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Ethan Roman
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Jeu 11 Fév - 17:42 (#)

Vivant, je suis vivant. Mon regard hébété fixe la noirceur qui s’enfonce dans les boyaux de la terre. Le souffle court, les oreilles chantantes un larsen assourdissant, je peine à me mouvoir. Le plafond a perdu sa place et le sol n’est pas là où il devrait être. Une expiration hoquetée se faufile à travers ma gorge me faisant tousser, entraînant un gémissement plaintif. L’adrénaline s’est retirée aussi rapidement qu’elle m’avait submergée. Les secondes et les minutes s’égrainent, je ne peux quantifier le temps qui défile mais j’ai besoin d’une pause pour retrouver des idées claires, les choses se sont passées tellement vites que j’ai dû mal à tout assimiler, en commençant par la position de mon corps par rapport au Greyhound. Les sifflements aigus s’estompent, remplacé par des cris d’agonies, le bouillonnement de l’eau et du métal qui hurle son mécontentement de se retrouver dans cette posture.

Avec précaution, je tourne la tête et grâce à la lueur des phares immergés, je commence à analyser et saisir où je me trouve. Devant moi, je peux voir la porte avant du bus, complètement fracassée. Donc, le volant et le chauffeur doivent être derrière. Cette pensée me terrifie, me remémorant la transformation étrange à laquelle j’ai pu assister. Un élan brusque, certainement alimenté par une peur soudaine, me permet de me redresser, apportant une vive douleur au niveau de mon poignet. Putain mais qu’est-ce qui s’est passé ?. Ramenant mon bras défaillant contre moi, je me rends compte être assis sur la console du bus, juste à côté de la place du conducteur. Le pare-brise, totalement éclaté, est englouti dans une eau brunâtre nauséabonde. Un spasme soulève mon estomac, renvoyant tout son contenu. J’ai juste le temps de me tourner, évitant de justesse de me vomir dessus.

Me sentant légèrement mieux, je tente une station debout, me hissant à l’aide des barres métalliques. Mon esprit a de la peine à assimiler l’inclinaison de l’engin, m’envoyant des informations contractoires. Mon horizon est instable m’obligeant à me cramponner à un siège. En levant la tête, dans un stupide espoir d’inspirer de l’air frais, j’entre-aperçois un des mecs qui faisait du raffut tout à l’heure. Ses yeux sont grands ouverts et il me regarde de manière obscène, sans aucune étincelle de vie dansant au fond de ses prunelles.

- Fallait pas faire le con…

J’avoue que c’est cher payé, trop cher, mais ainsi va la vie. Ma voix résonne bizarrement, faut que je sorte de ce cercueil de métal, j’aurai peut-être une meilleure vue d’ensemble. Chaque mouvement est difficile, tout me fait mal. Arrête, de faire ta chochotte Ethan, serre les dents et ça ira. A force de grognements et de gémissements sonores, je m’extirpe tant bien que mal du Greyhound, tombant plus que sautant, dans la flotte depuis le trou béant d’une fenêtre. Ca pue, ça chlingue tellement que j’ai encore envie de vomir, mais y’a plus rien dans mon estomac. Mon poignet me fait mal et je profite du faible éclairage des phares pour faire le point sur mon état général. De multiples coupures, des ecchymoses en veux-tu en voilà, une cheville certainement tordue, ne m’empêchant heureusement pas de marcher et cette foutue articulation qui est cassée, j’en suis sûr. Vu la bosse étrange apparaissant à la base de la main, ça peut être que ça. A première vue, rien de mortel, c’est pas un petit trou dans la chaussée qui va avoir ma peau.

Levant la tête, je découvre une haute voûte en pierre mais pas le moindre trou ou accès vers l’extérieur. J’inspire, tousse, ça pue tellement, et essaye de me concentrer sur autre chose que d’être enfermé à quelques mètres sous la surface terrestre.

Bon où sont les autres ? Déjà, combien était-on au juste ? Pitbull, une nénette, les deux brailleurs et le chauffeur. Un des dealer est mort, je sens que son regard glauque va hanter mes cauchemars quelques temps. L’autre est en train d’hurler à s’en briser les cordes vocales. Si l’eau monte, ça en sera fini de lui aussi. Je m’approche de lui et tente de le tirer mais c’est peine perdue. Sans un outillage adéquat, il sera impossible de le dégager.

- Attends, je vais voir si je trouve quelqu’un d’autre. Je te pro… je t’assure que je reviens.

Faut pas promettre, pas maintenant, surtout que je ne suis certain de rien. Le chauffeur, enfin la chose qui nous servait de conducteur, a disparu. Pour le moment, c’est pas mon problème premier, faut que je retrouve les autres s’ils sont encore en vie. J’veux pas rester seul dans ce trou… à rat.  

- PIIIIIIIIIIIIT ???? Y’A QUELQU’UN ????
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Jeu 11 Fév - 20:26 (#)

Ethan &
Levi &
Morgane
Trou à rat
(2020)
Fait chier. » Le murmure de Morgane est à peine audible, étouffé dans sa gorge, un râle à l’encontre des deux dealers qui se donnent en spectacle. Prendre la Greyhound Line, ce n’est pas dans les habitudes de la jeune femme, et pourtant, la voici en train d’assister à la scène qui se déroule sous ses yeux.

La musique de ses écouteurs ne parvient pas à étouffer la calamité, qui vient écraser l’ambiance jusque-là dormante à l’intérieur du bus. Un soupir tout aussi discret pour l’apprentie mage noire, tandis que son regard retourne se perdre sur l’écran de téléphone.

Imperceptible changement d’abord, un frisson glacé parcourt l’échine de la demoiselle, qui relève à nouveau la tête. Impossible que cela ne provienne des deux cowan en train de s’adonner à de nouvelles pitreries, plus grotesques encore que les précédentes. Pourtant, l’instinct de Morgane ne lui fait pas défaut. Elle comprend la situation en voyant les rues qui dévalent désormais sous son regard, bien au-delà de la vitesse réglementée.

Plus que la vitesse, les bâtiments semblent également ne pas correspondre. Il n’est pas difficile de reconnaître Mansfield et ses quartiers délabrés. Déjà de jour, lorsque Morgane se rend chez Alexandra, elle n’aime guère les environs ; les voir de nuit n’est guère plus rassurant, tandis que l’engin roulant continue sa lancée folle à travers le décor urbain.

Autre problème encore : la Greyhound Line ne passe pas par Mansfield. Rangeant ses écouteurs, l’arcaniste se relève sur son siège. Elle comprend alors d’où venait son étrange présage. Quelque part entre l’écœurement et la fascination, Morgane ne peut détourner son regard du conducteur.

Sous sa peau, les muscles de l’homme semblent s’animer de leur propre volonté, venant tendre la peau à l’extrême avant de se rapetisser, puis à nouveau s’étendre ; une danse qui viendrait rebuter le moins préparé des mortels. Les os viennent à craquer, tandis que le corps du conducteur se tord sous des spasmes de plus en plus violents.

Brille à ce moment-là dans les yeux de la jeune femme un éclair de malice, l’envie d’en savoir plus, de s’approcher pour assister au spectacle depuis la première loge. Elle laisse aux autres le soin d’intervenir ; que pourrait-elle bien faire du haut de ses vingt ans, sinon gêner les quatre hommes présents. Gardant un visage qu’elle veut fermé, Morgane ne détourne pourtant pas les yeux.

C’est en voulant se redresser encore un peu qu’elle réalise la vitesse avec laquelle est lancée le bus. Les spasmes et les craquements laissent place à un sifflement de la pire des augures. C’est en voyant les touffes de poils et la gueule immonde de la bête que Wuntherson réalise ce qui se tient en face d’elle : un garou.

Elle qui n’a pu que lire sur eux depuis les ouvrages de William, son père décédé, et apprendre sur eux à travers les enseignements d’Eoghan, en voilà un vrai en face d’elle. A dire vrai, en voilà un vrai en train de conduire le bus dans lequel elle se tient.

« Fait chier. » Bien plus sonore, cette fois, Morgane laisse la contemplation tomber, comprenant soudainement la dangereuse situation dans laquelle elle se trouve. Lovée sur son siège, les jambes recroquevillées vers la poitrine, la rêveuse commence à fouiller à travers son téléphone. L’application de son grimoire est en train de se charger quand elle bascule sur le téléphone, composant de mémoire le numéro d’Eoghan.

Avant qu’elle n’ait le temps d’appuyer sur le dernier numéro, un bruit sourd vient secouer le bus, puis un second, et un autre, et une multitude d’autres encore. Un dernier numéro, et son mentor saura que quelque chose ne se passe pas comme il faut. Une seconde, maximum, voilà le temps qu’il faudrait à son doigt pour parcourir la distance.

Une seconde de trop.

Un bruit sonore résonne tandis que le bus s’élève. Décollant de son siège, agrippant son téléphone contre elle, Morgane tente de se retenir grâce à l’appui-tête de la place lui faisant front. Les lumières disparaissent en même temps que la gravité vient reprendre ses droits, implacable et sans jugement.

Le choc vient vider les poumons de celle quittant juste l’adolescence, tandis que ses mains continuent d’agripper son téléphone. La suite devient ensuite floue, tandis que Morgane semble passer à l’essoreur de linge, ballottée comme une poupée de chiffon entre deux sièges.

Recroquevillée, l’arcaniste sent sa bouche s’emplir de sang tandis qu’elle mord sa langue, et ses épaules s’endolorirent à chaque coup supplémentaire.

Finalement, le tumulte cesse. Reprenant ses esprits, Morgane manque de trébucher en souhaitant se redresser. Rien ne fait plus sens dans le bus, et il lui faut quelques secondes pour retrouver ne serait-ce qu’un minimum de repère. Ses pieds semblent marcher sur les vitres latérales. De lugubres grincements se font entendre, bientôt couverts par d’horribles hurlements ; des hurlements humains.

Bougeant à peine, la jeune arcaniste baisse les yeux sur son téléphone. Toujours là, dans sa main crispée, les jointures des doigts blanches à l’extrême. Evidemment sans réseau. Une main sur le visage, elle peut sentir la migraine arriver ; ce n’est d’ailleurs pas la seule chose qu’elle sent.

L’odeur d’excréments est pestilentielle, et le haut de cœur de transforme rapidement. D’un mouvement vers l’avant, Morgane retient ses cheveux et libère l’intérieur de son estomac d’un bruit peu accommodant. L’habitude des potions infâmes l’a rendu experte pour vomir sans en mettre partout ; un talent qu’elle préfèrerait ne pas avoir.

Se dirigeant vers la seule source de lumière dans l’égout, Morgane remarque que l’un des dealeurs les a déjà quittés. Sans réellement de sentiments à son égard, se disant qu’il vaut mieux lui qu’elle, Morgane s’extirpe du bus par le même passage qu’un des autres voyageurs vient d’emprunter.

Bien que stressée, Morgane reste calme. Certes, la situation est quelque peu désespérée ; elle l’est cependant moins que lorsqu’une troupe d’assaut vient attaquer le manoir dans lequel vous êtes coincé et que votre salut ne tient qu’à la pitié de la Mort réincarnée.

« Attends, je vais voir si je trouve quelqu’un d’autre. Je te pro… je t’assure que je reviens. Entend-elle en atterrissant jusqu’aux genoux dans la fange humaine. L’expression de dégoût sur son visage est infantile. Elle aimait bien ses vêtements, mais quoiqu’il se passe, ils partent sans retour vers la benne dès qu’ils auront mis les pieds en dehors de là.

» PIIIIIIIIIIIIT ???? Y’A QUELQU’UN ??? Avant qu’elle ne demande au blessé de se taire, voilà que le relativement bien portant se mets à beugler à son tour. La surprise transperce Morgane de part en part : comment peut-on être aussi con ?

- T’as envie de crever ?! lâche-t-elle sans réfléchir, encore l'esprit ankylosé par le tumulte précédent, rongé en plus de cela par son mal de crâne qui éclot tout doucement. En plus de cela, et sans réellement sans rendre compte, sa nervosité latente se meut en une de ses traditionnelles colères. Située près du bus, Morgane se rapproche de lui sans attendre. Gueule pas comme ça, espèce d’abruti. T’as peut-être envie de rappeler au rat d’un mètre quatre-vingts qu’on est là ?! Le ton est sec et froid.

Pour qui ne connait pas Morgane, et la rencontre pour la première fois, cette personne a souvent le droit à la soupe au mensonge habituel : sourire, politesse et tout le matériel de la parfaite étudiante modèle. Pour ses camarades de ce soir, ils n’auront pas les préliminaires habituels.

» Déjà que le condamné là, ça aide pas, si tu t’y mets, on est crevés dans dix minutes. » Plus que les mots et le ton de la voix, c’est le regard bleu qui transperce. Morgane n’a aucunement l’intention de mourir là ce soir, de la merde jusqu’aux genoux. Elle est passée par trop d’endroits différents pour se laisser mourir parce qu’un cowan n’est pas capable de réagir convenablement au moindre évènement surnaturel qui lui arrive. De plus, la pitié ne fait pas partie du vocabulaire de l’apprentie mage noire, dont la ressemblance à son père se veut plus voulu en cet instant précis qu’elle n’en a elle-même conscience.

« Si t’as perdu ton pote, commence par chercher dans le bus et autour. Evite de gueuler. Et toi. » Se retournant vers le dealer aux jambes écrasées. « ça m’arrangerait si tu souffrais en silence. Parce que devine ce qui va se passer si le rat mutant se pointe alors que t'es coincé là et que nous on peut courir. »

L’invective sèche vient calmer le gueulard, dont l’instant d’hésitation vient apporter la clarté nécessaire pour comprendre que si ce cas là se présentait, ce ne serait ni la petite empotée, ni le grand sec qui seraient effectivement le plus danger, mais lui. Il sue à grosses gouttes. Elle n'est guère médecin, mais si ses jambes sont effectivement écrasées par le bus, il y a fort à parier qu'ils ne pourront pas le dégager. En plus de cela, l'eau étant, à l'odorat, principalement composée d'urine et de fientes humaines, il y a peu de chance qu'il s'en sorte. Un mort vivant, littéralement.

Allumant à nouveau son téléphone, comme espérant une soudaine amélioration, Morgane ne peut constater que, à nouveau, le réseau est indisponible. En plus de cela, seulement, 61% de batterie.

« Fait ch…putain. » lâche-t-elle finalement, avant de se joindre à l’inconnu en quête du fameux « Pit ».
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Ven 12 Fév - 13:24 (#)


Où est-ce qu’il était ? Qu’est-ce qu’il s’est putain de passé ? Y a du noir jusque dans ses pensées, qu’avale tout et l’empêche de raisonner. Vieux bourdonnement rayé à la place des connexions, il est mal parti pour analyser la situation. Rouvrir les yeux serait un bon début mais l’idée a pas encore percé. C’est tout juste si son coude répond présent quand il essaye vaguement de se redresser. Et en plus ça fait un bruit mouillé.
Putain de barre. Dernière image nette qu’il a. Trop vite en travers de sa gueule et après le noir.

Le pitbull fait des bulles, de mieux en mieux. Au moins ça le réveille sec au rythme de sa toux crasseuse. Il se relève un peu vite pour capter qu’il avait la moitié de la face dans la flotte. Il devrait juste être heureux de pas en voir la couleur sur le moment, mais l’odeur le trompera pas bien longtemps. Y a du mouvement et ça gueule à côté, putain ça lui vrille les tympans. Il comprend rien des syllabes prononcées, a juste envie de leur hurler de bien fermer leur gueule. Il a déjà assez mal à la tête pour pas qu'ils aient besoin d'en rajouter.

Il s’essuie la face avec une main trempée, sans capter même qu’y a du sang qu’a coulé. Son pif est pas passé loin de se casser, son arcade a quasiment éclaté. Putain de gueule de champion à signaler sur la voie D. Quoiqu’ils y sont plus, ça lui revient vaguement.  
Le bus est parti en couilles, il est parti foutre la mort au chauffeur et puis… ça. C’est toute la situation qu’est partie en vrille. Putain de conneries magiques. Il est sûr que c’était une de ces saloperies. Même s’il arrive plus à replacer les évènements.

Ça parle dehors, ils ont trouvé un moyen de sortir. Pour l’instant Levi capte surtout qu’il a pris un bain de fange, écroulé dans l’allée centrale. La mort putain. Il sort le berreta qui l’accompagnait, lui aussi a eu le temps de se noyer. Casse les couilles, vraiment. Au moins y a un siège pour le soutenir, le temps qu’il retrouve l'usage de ses jambes et une porte de sortie.
Encore à moitié dans les vapes, ça l’arrêtera pas. Il se fraie un chemin au hasard des bris de verre pour retomber dans l’égout de l’autre côté du métal. Putain. Jusqu’aux genoux quasiment. Il en regrette le bus qu’avait de la flotte que jusqu’aux chevilles. Regard à l’intérieur sans savoir ce qu’il cherchait, paumé, il revient mater les deux braves encore sur leurs pieds.

Ethan et la nana. Ca piaille vers le bas, un dealer de capté, manque le deuxième. Il a même pas vu le cadavre à l’intérieur, vision en tunnel étriqué.
« Oh il s’est passé quoi là ? » Il a quelques images mais se faire sonner contre une barre en métal a foutu un bordel monstre dans son crâne. Au milieu de la douleur qui résonne trop fort, il sent même plus le sang qui continue de couler. Râle juste dans le vide d’un œil qui se fait aveugler par son arcade qu’a pas fini de pisser.

Trois pas hagards dans ce merdier, son arme toujours en bout de main, il commence à capter la situation infernale dans laquelle ils sont enterrés. Son regard coule au plafond humide, à l’immensité des conduits qui les attendent par devant. « Et merde. » Va falloir trouver moyen de sortir de là, c’est putain de pas gagné.
Lui vient au moins l’idée de sortir son téléphone, l’écran a morflé. Galère du tactile qui répond qu’à moitié, la torche finie par s’allumer. « Va falloir qu’on bouge vite. » Quelque chose lui dit que le chauffeur monstrueux les a pas embarqué là par hasard. Ca flaire les emmerdes à plein nez, et peut-être un peu les eaux usées.
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Fear is the mind killer
Ethan Roman
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Ven 12 Fév - 20:45 (#)

A force de m’époumoner, une voix féminine me répond, hurlant presque aussi fort que moi. Une gamine, haute comme trois pommes, se bat contre les déjections pour s’approcher de moi. La puanteur est juste insoutenable mais il n’y a nulle échappatoire. Ces paroles respirent le bon sens, elle n’a pas tort, vaudrait mieux adopter un mode plus discret. Inquiet, je regarde autour de moi, essayant de sonder les coins les plus sombres de notre… tombeau. C’est le seul mot qui me vient à l’esprit, accompagné d’une sensation extrêmement désagréable de manquer d’air. Ce n’est absolument pas le cas, je le sais et j’apaise ma conscience de sages conseils.

- C’est bon ! Fallait bien voir si y’avait des survivants autres que… lui. Je désigne le mec coincé sous le bus du menton et change de ton pour adopter celui de la confidence, d’ailleurs pas sûr qu’il fasse long feu.

Malgré les relents pestilentiels, j’inspire profondément, cherchant à calmer les battements de mon cœur. Tout ça est dans ta tête, Ethan. Allez, pense plutôt à une solution de comment sortir d’ici.

- Y’a qu’un macchabée dans le bus, une nouvelle pensée débile, ajoutant quelques degrés d'anxiété à mon état déjà bien avancé, traverse mon esprit que je partage avec la môme. Heu, tu t’y connais en... dans tous ces trucs surnaturels ? Le mort, là, dans le bus, il va pas se relever, hein ?

Avec appréhension, je tourne la tête en entendant un nouveau clapotis, m’attendant presque à voir le dealer se diriger vers nous en émettant des râles plaintifs. Ethan, faut que t’arrête de regarder des séries débiles, tel que Walking dead. Avec soulagement, je reconnais Pit qui, faut le dire, n’a pas très bonne mine.

- T’as une sale tronche, mec. Puis me tournant vers la Nénette, je la regarde un peu plus attentivement. Et toi ? T’es blessée ?

Imitant, mon comparse, je sors mon téléphone de ma poche et fais la grimace. Evidemment, pas de réseau.

- J’ai que 46% de batterie.

Je l’éteints en vitesse, craignant bouffer un pourcent pour rien et le remets en place. Mon regard s’évade dans le conduit qui s’enfonce dans les profondeurs empli d’une noirceur impalpable. Hors de question que je m’aventure là dedans sans lumière. Je n’ai pas peur de la pénombre mais de ce potentiellement pourrait s’y trouver, notamment notre chauffeur. Je me retourne, faisant face à la carcasse échouée sur le flanc.

- Les gars… je jette un coup d’œil à la miss et lui sourit en guise d’excuse. Il doit y avoir une trousse de secours dans le bus. Ca pourrait être utile vu comme tu pisses le sang. Me mordant les lèvres, je réfléchis à haute voix. Y’a des trucs qui pourraient nous servir là-dedans. Les transports en commun roulent au diesel, on pourrait l'utiliser comme combustible, mais c’est compliqué, mais faisable. L’idée serait de fabriquer des torches, ça nous apportera de la lumière et ça peut repousser toute bestiole qui aurait la mauvaise idée de nous approcher. Les animaux ont peur du feu. Vous avez des briquets ? Un gémissement semblable à un appel émane du condamné. Eux, ils ont en, c’est sûr. Qu’est-ce que vous en dites ? Et qui se charge d’aller fouiller le macchabé ? Perso, j’vais avoir du mal à escalader les sièges, je crois que je me suis pété le poignet.

Accompagnant le geste à la parole, j’abaisse mon regard vers mon articulation qui commence à prendre une teinte étrangement bleutée.

- On bouge ? On va voir ce que l’on peut exploiter ?

Et si je peux trouver quelque chose pour stabiliser mon poignet ou me fabriquer une écharpe, ça sera pas du luxe.
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Dim 21 Mar - 18:14 (#)

Ethan &
Levi &
Morgane
Trou à rat
(2020)
Les yeux de Morgane s’accoutument à la faible lumière des lieux, pas suffisamment pour voir correctement, mais assez pour que se dessine quelques détails qu’elle n’avait pas jusqu’alors. Le visage de l’homme qui lui fait face est torsionné par la peur ; pas une peur rationnelle, une de celle qu’il semble difficile de contrôler.

Vu sa réaction à l’arrivée du second homme, le visage ensanglanté, c’est le dénommé Pit ; un semblant de calme passe sur ses traits, pas assez encore pour lui faire reprendre ses esprits complètement. La jeune arcaniste fait un simple non de la tête à la question -stupide- du premier des deux hommes. Elle se mord la joue pour ne pas lui répondre que le mort va se relever si on ne lui tranche pas la tête. Imaginer sa tête déconfite en l’entendant est suffisant pour Wuntherson, qui réalise qu’elle aura besoin des deux autres pour s’échapper d’ici. Seule, face à un garou, elle n’a pas la moindre chance.

- Nan, pas blessée. Réponds Morgane dans un haussement d’épaules, les mains dans les poches. Voir le premier paniquer et le poignet en vrac, ainsi que « Pit » tenir debout par un miracle qui lui échappe vu la quantité de sang qui s’écoule sur sa tête l’aide à rationnaliser, bien que cela soit plus une bombe à retardement qu’un réel calme.

- J’m’occupe de l’intérieur du bus. Conclue-t-elle après le laïus. J’suis pas blessée, ça ira pour grimper. Occupez-vous des torches. Sa voix est molle, sans envie. L’idée de palper un mort ne l’enchante guère, mais elle n’y connait rien en moteur et l’autre semble au moins comprendre ce qu’il vient de dire.

Faisant demi-tour, et ignorant le dealeur coincé sous le bus, Morgane se hisse avec quelques difficultés dans l’édifice branlant, dont quelques bruits la font marquer une pause. La trousse de soin n’est en effet pas difficile à trouver, comme l’oblige probablement la législation ; il n’en est pas de même pour le corps. Le regard vide du macchabé lui rappelle les yeux sans vie de son père, ainsi que sa position fantasmagorique, saugrenue.  

- Mieux vaut toi que moi. parle-t-elle tout bas, en s’approchant à travers les bris de verre et les eaux sales qui continuent de s’infiltrer dans le cercueil de fer. Le corps est déjà froid quand la jeune femme passe la main dans la première poche. Son attitude désinvolte fond tandis qu’elle enfonce ses doigts, qui se serre sur un petit objet métallique. Le tirant de là, elle reconnait un zippo, marqué d’un symbole qu’elle ne reconnait pas ; probablement son gang.

Le briquet dans la main, l’idée vient à Morgane de fouiller le reste du corps afin de trouver peut-être autre chose d’utile. Pour se faire, elle repousse légèrement le corps vers le haut, afin de lui dégager le dos et les poches à l’arrière. Le mouvement est suffisant pour déséquilibrer le cadavre, qui vient glisser de sa position pour se retrouver complètement noyé au sol. Un nouveau haut de cœur pour la jeune femme, dont l’envie de fouiller le corps lui est complètement noyé. Quoiqu’il y ait eu, c’est perdu.

La trousse de secours dans une main, le zippo dans la poche, Morgane fait demi-tour, pour ressortir du bus ; et retrouver ses deux compagnons d’infortunes.

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Le mauvais oeil
Le mauvais oeil
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Lun 26 Avr - 21:22 (#)


Les ténèbres engloutissaient les lieux et si ce n'était la torche du téléphone de Levi accompagnée d'une rare ampoule ou deux encore grésillantes à l'intérieur du bus, nos infortunés protagonistes seraient tous plongés dans le noir le plus complet. La masse informe du véhicule se laissait deviner dans l'opacité de la pénombre au gré des quelques reflets que la carcasse métallique pouvait renvoyer et une odeur proprement pestilentielle saturait les perceptions olfactives, de quoi donner des spasmes gastriques aux plus sensibles. L'horreur de la mort se laissait apercevoir dans les yeux vitreux du passager décédé et il était en effet difficile d'imaginer que le second, les jambes broyées dans un angle étrange par une masse métallique, pourrait s'en sortir. S'il avait fait descendre le volume sonore de ses cris à l'approche d'un Ethan lui promettant presque de le sortir de là, il comprenait désormais que son destin était peut être scellé, une lueur de folie désespérée se mêlant à l'étincelle de la douleur dans son regard. Si ça n'avait pas autant empesté, tous auraient pu discerner l'effluve métallique du sang qui s'épandait depuis plusieurs minutes maintenant. Tendant difficilement un bras dans la direction d'Ethan, il l'interpelle, une nuance suppliante dans la voix.

« Hé... Hé gars... Tu vas pas me laisser hein ? T'as pro... EUUURGL »

La fin de sa phrase se retransforme en un hurlement plein de jurons fleuris tandis qu'une vague de douleur inonde ses nerfs et sature son esprit. Malgré les injonctions de Morgane, il n'arrive à se retenir que par intermittence, ses cris résonnant en échos dans les profondeurs moites des tunnels, des spasmes crispant sa respiration le reste du temps. L'esprit emporté dans un tourbillon de feu, ses suppliques se transforment en vagissements difficilement compréhensibles.

« J'veux pas mourir s'il vous plaît, s'il vous plaît, s'il vous plaît... »

Levi, lui, ne cache pas son exaspération croissante et insulte violemment le blessé. Ceux qui sont à ses côtés peuvent deviner que sa main libre s'approche de plus en plus du Beretta trempé et puant la pisse qui est glissé dans la poche arrière de son pantalon. Il finit par le molester au visage avec la crosse, sans réussir à le faire taire néanmoins. En fait, c'est même pire.

---

Non loin de là, dans un autre tunnel, uniquement éclairé par l'éclat fugace d'une torche qui s'agite dans tous les sens, Ozios court. Plus exactement, il court pour sa vie. Découvrant les égouts à mesure qu'il avance, il tourne au hasard, s'engouffrant dans les passages assez grands pour se tenir debout, glissant plus d'une fois sur les sortes de trottoirs de béton dangereusement humides. Il n'a aucune idée d'où il va dans ce labyrinthe urbain, et n'a aucune véritable idée d'où il est exactement sous la ville. Tout est parti en couille bien trop vite, dans un scénario digne d'un film lorsqu'il s'est fait prendre à parti la veille par trois individus. En moins de temps qu'il n'en a fallu pour le dire le voilà qui s'était fait kidnapper et jeter à l'arrière d'un van, drogué par un truc bizarre. Cagoule sur la tête, il n'a pas su exactement par où il a été emmené, mais il se souvient avoir descendu une sacrée paire de marche avant d'être enfermé dans une petite pièce, une sorte de chambrette mais avec un cadenas sur la porte.

Les motivations de ses geôliers n'étaient pas très clairs mais des bribes de conversation qu'il a glanées au travers de la porte, il semblerait que quelque chose les ait contrariés au point qu'ils se soient disputés. Suffisamment, en tout cas, pour qu'il comprenne des bribes du genre « y a un truc qui tourne pas rond chez lui Marty, qui a sélectionné ce type putain ? », « on vient de gauler ce gars pour la bande et toi maintenant tu fais ta fiotte parce que t'aimes pas sa gueule ? », « J'y mets pas mes dents dedans tant que le Vieux est pas passé donner son accord », « Il va nous défoncer s'il vient » suivi d'un échange houleux où Ozios n'est pas tout à fait certain de ce qu'il a entendu : des petits cris aigus qui n'avaient absolument rien d'humains, entrecoupés par les chocs sourds de deux personnes qui bousculent un peu les meubles alors qu'ils en viennent presque aux mains. Finalement, quoi que soit l'enjeu de tout ceci, tu as gagné un sursis le temps qu'un certain "Prophète" s'en vienne te rendre une visite au terme de laquelle ton destin semble suspendu.

Un sursis suffisamment long pour que ton corps se défasse de l'engourdissement de la drogue et que tu reprennes pleine possession de tes capacités. Que ce soit grâce à un coup de chance ou parce que tu as profité de l'inattention d'un de tes geôliers au moment d'apporter un repas, tu as su mettre à profit les maigres ressources à ta portée pour t'enfuir, n'ayant aucunement l'intention d'attendre la venue de ce personnage si redouté.

Combien de temps avant qu'ils ne se rendent compte de ta disparition ? Tu n'oses pas y penser, mais tu devines au fond de toi que ces couinements n'avaient absolument rien de naturel. Une multitude de questions s'entrechoque avec tes pensées mais tu te concentres sur le moment présent : survivre.
Peut être sont-ils déjà à ta poursuite ?

---

Du côté du bus, une masse informe et presque grouillante de fourrure et de muscles hypertrophiés jaillit soudain des ténèbres et se jette sur Levi dans un cri strident suraigu qui n'a rien d'humain. Une seconde de stupeur où le cerveau devine, à l'absence du flop flop caractéristique de pas dans l'eau, que le monstre était probablement dissimulé dans le noir depuis plusieurs minutes beaucoup plus près de vous que ce que vous imaginiez. Il libère une rage crue et rapide, brutale, non dénuée d'intelligence cependant tandis qu'il cible sciemment celui qui a la lumière et une arme.

Le téléphone de Levi lui échappe des mains, celui-ci tombe et la torche - toujours allumée - n'éclaire soudain plus qu'un halo très étouffé par l'eau sale et puante : on n'y voit presque plus rien. Pas assez fort pour s'en prendre à tous en même temps, le rat-garou emmène aussitôt sa victime avec lui, noyant à demi ses protestations et tentatives de se libérer en plongeant sa tête dans l'eau de l’égout à plusieurs reprises.

---

Ozios, dans ta course ton attention est captée par les échos de plusieurs cris. Beaucoup de choses se mélangent : panique, terreur, douleur, éclaboussures... Tu ne sais pas exactement d'où ça vient à cause de la réverbération du son un peu partout, mais tu reconnais le même genre de cris suraigus et inhumain que ceux de tes geôliers. Tandis qu'ils se rapprochent dangereusement, tu tentes de contourner la chose en passant par un tunnel adjacent et finit par rapidement tomber sur la carcasse d'un bus et la silhouettes de gens.

À ce moment, deux coups de feu retentissent, quelque part non loin. Où ? Difficile à dire exactement avec le son qui se répercute partout en même temps...

Spoiler:



Got the evil eye. You watch every move, every step, every fantasy. I turn away but still I see that evil stare. Trapped inside my dreams I know you're there. First inside my head, then inside my soul.
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Mar 27 Avr - 14:01 (#)

Trou à rat




« Marty, ferme ta gueule! »

La première chose qu’Ozios avait eut le plaisir d’entendre en reprenant pleinement conscience avait été la voix stridente d’un type gringalet qu’il avait entraperçu dans le jour d’une porte mal fermée. La journée de la veille s’était pourtant plutôt bien terminée… si l’on passait sous silence les quelques hommes aux allures de toxico qui lui avaient sauté dessus. Pas foutus de faire le sale boulot seuls, ils avaient même été forcés de lui injecter Dieu seul savait quelle drogue pour ensuite fourguer Ozios à l’arrière d’un van. Cliché? Le danois n’avait pas eu le temps de se poser la question. Il n’avait pas même eu le temps d’utiliser son mimétisme avant de sombrer dans les abîmes; si l’on pouvait appeler ça comme ça. Si au moins, la saloperie qu’on lui avait injecté dans le sang avait eu pour effet de lui faire perdre conscience, il n’aurait pas eu à endurer un trajet plongé dans le noir que la cagoule dont il était affublé lui avait offert. Puis, il avait été forcé à descendre d’innombrables marches. Pas assez conscient pour activer son don, Ozios avait cependant fait usage de ses oreilles. La seule information qu’il avait réussi à récupérer était l’idiotie sans pareille dont semblait faire preuve ses ravisseurs.

Que lui voulaient-ils, au juste? Leurs actions n’étaient certainement pas motivées par la vengeance. Ce n’est que lorsqu’il se retrouva assis, enchaîné à une chaise et la tête à découvert qu’il eut le loisir de comprendre la situation. Par chance, coup du destin ou simple coïncidence, les liens qui retenaient ses mains n’avaient pas été assez serrés.

- Hé! - cria-t-il, attirant l’attention de l’un d’entre eux. - Marty! Au lieu de fermer ta gueule, viens donc me rendre visite!

S’il se trouvait suffisamment proche, il pourrait aspirer la quelconque énergie qui sommeillait en lui. Que celle-ci suffise à le doter d’une rapidité sans pareille, avec un peu de chance, ou qu’il ne s’agisse que d’un simple humain et qu’il aspire la totalité de sa vitalité; Ozios se contrefichait bien des contre effets de son don, tant qu’il lui permettait de se tirer de ce trou. Ses demandes n’avaient bien sûr pas été entendues, encore moins écoutées. Au lieu de cela, ses assaillants conversaient maintenant d’un Prophète, censé leur rendre visite. Un prophète? Dans quel genre de secte était-il encore tombé? « J’y mets pas mes dents dedans tant que le Vieux est pas passé donner son accord ». Ozios fronça les sourcils. Manquait plus que des foutus monstres.  

Alors que les voix s’éloignaient en même temps que leurs propriétaires, une personne poussa la porte et se présenta devant lui. Un petit type rabougri, avec un visage qu’Ozios n’eut pas le luxe de pouvoir discerner dans l’obscurité ambiante. Ebloui par la lampe torche que ce dernier tenait fermement entre ses mains, il ferma un oeil, tête penchée sur le côté. Dans son dos, ses mains s’activaient encore à se délester du poids de la corde qui les maintenait ensemble.

Quand enfin, il se défit de ses chaînes, l’inconnu se trouvait droit devant lui. Quitte à mourir ici, Ozios tenta le tout pour le tout; rapidement, il se redressa, libéra ses mains et enroula l’une d’entre elle autour de son cou. Ses yeux exorbités le regardèrent sans comprendre; le regard concentré, Ozios aspira ce qu’il se trouvait au fin fond de son âme. Ce n’est que quand ses ongles commencèrent à se transformer en griffes acérées qu’il relâcha la pression qu’il exerçait sur son aura; son cou, lui, resta fermement maintenant entre ses longs doigts.

- Sérieux, Marty? T’es quel genre de bête, encore? - grinça-t-il entre ses dents.

Il ne lui laissa cependant pas le temps de répondre. Son coude s’était déjà enfoncé dans ses dents, et il avait laissé le pauvre Marty glisser au sol, récupérant au passage la lampe torche tombée. Il enjamba le corps dont s’amenait des cris obscènes.

Et il courut.

Il courut le plus rapidement possible, sans s’arrêter, ni regarder par dessus son épaule. Il ne savait pas de combien de temps il possédait avant que l’on ne se rende compte de son absence, ni si les cris de Marty allaient attirer l’attention. Dans le doute, il ne se stoppa pas, pas même lorsque ses poumons lui brûlèrent la poitrine. Pas même lorsque des cris stridents et insupportables résonnèrent à ses oreilles.

Il fut néanmoins forcé de ralentir le pas lorsque d’autres bruits, plus humains, et effrayés lui parvinrent de sa droite. Les mains sur les genoux, il reprit son souffle, avant de se redresser. Il observa ses doigts pour vérifier que ceux-ci avaient repris forme humaine; putain, qu’est-ce qu’il détestait ces trucs-là. Une des raisons qui faisait qu’il n’utilisait pas son don sur le premier venu. La lampe qu’il tenait éclaira une forme, sur sa droite: un bus. Un bus? Ici?

Lentement, il s’approcha. Peut-être pourrait-il trouver le moyen de s’échapper de ce trou s’il trouvait d’où était arrivé le véhicule. Malheureusement, son enquête fut de courte durée. La sortie était bloquée par un amas de caillasses. Les cris inhumains de ses agresseurs étaient étouffés par des hurlements, humains cette fois-ci. En illuminant la provenance de ces insupportables cris, Ozios découvrit des inconnus. Penchés au dessus de lui. D’abord sur ses gardes, il ne tarda pas à comprendre qu’ils n’étaient que les dommages collatéraux de ce qui ressemblait à un accident.

Alors, il fit un pas en avant. La petite lui était inconnue; elle paraissait jeune, et habitée d’un regard désintéressé. L’autre, cependant, était familier… son garagiste. Qu’est-ce que son garagiste foutait dans une pareille situation? Ozios aurait aimé avoir le luxe de prendre le temps d’y réfléchir, mais les cris se rapprochaient, et l’autre n’avait de cesse de s’époumoner. Le danois dut réfléchir. Et vite. Il semblait condamné, de toute façon. Ses jambes étaient sûrement broyées, ainsi que plusieurs de ses organes vitaux. Une longue traînée de sang dégoulinait le long de son visage. Ozios était sur le point de lui faire une faveur, qui abrégerait ses souffrances et qui leur sauverait peut-être la mise.

Lentement, il s’accroupit devant le pauvre homme.

- T’es humain, toi, pas vrai?

Sa question fut accueillie par de nouveaux hurlements. La main de l’artiste se leva à ses côtés, et les cris cessèrent. En ne ressentant rien d’autre que la vie qui s’échappait de son regard exorbité, Ozios continua, essayant d’ignorer les visages tournés vers lui. Il n’avait pas le temps de se soucier de ce que ces inconnus pourraient découvrir de lui; leurs vies étaient en jeu, et ces satanés monstres ne faisaient que de se rapprocher.

Finalement, le silence les entoura. Le regard à présent vitreux du mort était figé sur lui. Ozios l’ignora et se redressa. Le garagiste et la fille le regardaient sans rien dire, ne comprenant vraisemblablement pas ce qu’il venait de faire.

- De rien. - dit-il en éclairant les lieux de sa lampe torche. Puis il les regarda à nouveau. - Faut qu’on se tire.  

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Ethan Roman
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Jeu 29 Avr - 20:28 (#)

Les choses s’enchaînent à une vitesse vertigineuse, j’ai dû mal à assimiler tout ce qui se passe simultanément. Alors que je bataille avec la fange, une chose velue s’abat sur le pauvre dealer qui se met à beugler plus fort que la victime coincée sous le bus. Pétrifié, le sang stagne dans mes veines durant un temps infime mais qui me paraît une éternité. Tous mes muscles se solidifient alors que je vois enfin la « chose » tout droit sortie d’un mauvais film des années 70, sauf que là, ce n’est pas une simple marionnette agitée par une accessoiriste de bas étage. Ma respiration bloquée durant quelques secondes, reprend mais en accéléré, me donnant l’impression d’avoir couru, au bas mot, un bon marathon. Une boule se forme dans mon estomac et remonte lentement dans mon œsophage, finissant sa course dans ma bouche. Je me retourne et dégueule ce qui restait dans mon organisme. Entre la pestilence ambiante, le gars écrabouillé sous le bus et la traînée de sang laissée par le petit caïd des bas quartiers, c’est un moindre mal. D’autres auraient carrément tourné de l’œil.

Le halo du téléphone m’appelle, pourtant je reste hésitant à le ramasser au vu du sort de Lévi. Après de brèves tergiversations, je plonge ma main valide dans l’eau trouble et en ressort victorieux avec l’appareil. Un peu chancelant, je poursuis mon avancée, ça ne sert à rien de ressasser et là où il est parti, il n’en a plus besoin. Pour une fois, je vais être très égoïste, penser à moi et essentiellement à ma propre survie. J’atteins enfin le bus où la Nénette a disparu, grimpant plus agilement qu’un petit singe. La trappe cachant le moteur a été déchiquetée durant la chute, me permettant d’y accéder facilement.

Grâce au téléphone du disparu, je constate qu’il ne reste qu’un pas grand-chose de fonctionnel là-dedans, tout est tordu ou écrasé, ce moteur-là ne tournera plus jamais. Le côté positif, c’est que toutes ces pièces sont nettement plus accessibles. Je vois un tuyau en plastique plus ou moins rigide qui remplira parfaitement la fonction d’attelle. Tirant dessus, j’arrive à le dégager rapidement. Une courroie ayant quitté son engrenage fait partie du lot que j’emporte. Le reste, il n’y plus rien à en tirer. Je passe au compartiment à bagages à moitié inondé, sa porte largement ouverte. Un sourire se peint sur mon visage je savais que je trouverai ce que je voulais. Un balai, au manche en bois est accroché au plafond de la soute. Impeccable ! Je le décroche de son support et le brise en deux, sur mon genou en me contorsionnant afin d’éviter d’utiliser mon bras cassé.

Au vu de la position du bus, le nez planté dans les égouts, je n’ai aucun mal à accéder à la trappe à essence que j’ouvre aisément. Sans surprise, je reconnais les émanations du diesel. Je place les deux morceaux de bois dans le réservoir en attendant de trouver, idéalement du tissu afin de former le combustible. J’aperçois la nénette qui est redescendue de son perchoir et un nouveau gars qui fait irruption dans ce gros bordel. C’est qui ce mec ? Et s’il a réussi à venir jusqu’à nous, c’est qu’il y a potentiellement une sortie. Au fur et à mesure qu’il s’approche, je plisse les yeux et reconnais ma Porsche vintage. Avant que je puisse dire quoi que ce soit, il est accroupi près du condamné, me tournant le dos. Aucune idée de ce qui se passe mais au moins les cris cessent.

Le silence s’installe. C’est limite malsain après le vacarme du défunt. Je culpabilise presque de me sentir apaisé, il commençait sérieusement à me taper sur le système, pouvait pas souffrir en silence. Je me rapproche et évite soigneusement les yeux vitreux du mort. J’ai plus rien à vomir mais je sens quelques contractions désagréable chatouiller mon estomac.

- Porsche, qu’est-ce que tu fous là ?

Bien que les vêtements du macchabée soient recouverts de sang, les manches pourraient m’être extrêmement utiles. Mettant ma question de côté, j’émets rapidement une demande.

- Est-ce que l’un d’entre vous pourrait déchirer les manches sans trop les mouiller ? Ca serait parfait pour faire le combustible aux torches.

Me retournant vers la Nénette, je sollicite son aide en lui tendant le matériel récupéré dans le moteur du bus.

- Cocotte, t’arrive à me passer ce tuyau autour du bras, s’il te plaît ? Regarde, il est fendu, faudrait juste que tu le tiennes ouvert, ça serait top.
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Mer 5 Mai - 11:43 (#)

Ethan &
Ozios &
Morgane
Trou à rat
(2020)
Les cris résonnent dans les conduits sombrent, se répercutent dans les souterrains, animent les lieux d’ordinaires éteints, morts. Morgane est suffisamment impliquée dans la culture geek pour que son cerveau vienne faire le lien avec de très célèbres mines, creusées bien trop profondément sous la montagne. Funeste est le destin du magicien parmi eux, et Wuntherson tâche de se persuader qu’elle n’aura pas la même fin, que ces tunnels puants ne sont pas ce qu’elle craint que cela soit : un tombeau.

Les vociférations se mêlent aux cris, et une nouvelle fois, la jeune adulte pestifère. Elle maugrée contre ces cowan, incapables de comprendre la difficulté de la tâche qui les attends, contre les hommes, incapables de taire leur ego, d’être obligé de brailler plus fort que leur prochain. S’agrippant, difficilement, aux sièges, aux rampes, pour avancer à travers le cercueil de métal, des échos reviennent à Morgane à travers les cris. Dans ses narines, elle sent à nouveau la mort qui s’installe, comme elle s’était installée durant ces trois jours d’enfer. Penser cette cicatrice fermée aura été une erreur. Son corps se souvient mieux que son esprit de ce funeste passage de sa vie. Elle peut sentir les muscles de son dos se tendre, à en devenir cassant. Ses jambes flagellent quelques instants, affaiblies par l’escalade, peu habituées à faire un tel parcours.

Un bruit d’éclaboussure, et la voix criarde de Levi se mut en supplication vulgaire et arrogante. Passant la tête à ce moment là du bus, l’étudiante ne voit que les bottes de l’homme disparaissent au détour d’un tunnel face à eux. Le nouvellement cul-de-jatte continue de brailler. C’en est trop, pense l’arcaniste, qui cherche mentalement un moyen de le faire taire, pour de bon si cela est nécessaire.

Tandis qu’elle crapahute pour s’extirper du bus, retournant à contre-cœur dans la boue d’excréments, elle entend cette voix qu’elle ne connait pas, qui provoque de nouveaux hurlements. Se tournant, elle plisse les yeux pour distinguer la silhouette qui se penche au-dessus du blessé.

Le silence qui tombe sur les lieux n’a rien de reposant. S’entendent alors les clapotis de l’eau, ainsi que des bruits distants dans les tunnels. Qu’est-ce qu’il vient de foutre, celui-là ? Wuntherson ne dégage pas son regard du nouvel arrivant, analysant ce qu’elle venait de voir. Elle pensa d’abord à un autre arcaniste, venant d’endormir le blessé. En posant son regard sur le blessé pourtant, Morgane reconnut les yeux de la mort, ces yeux vitreux, observant l’horizon, une expression figée sur le visage. Elle connaissait bien cette expression, elle l’avait su sur tellement de visages, elle l’avait vu sur le visage de son père. Son regard bleu azur se reporte sur le nouveau, articulant les mots comme s’il venait de faire une faveur. Sans nulle doute, c’en est une ; sans nul doute aussi, il n’a rien d’un arcaniste. Même si Eoghan ne lui aurait jamais enseigné un sortilège capable d’infliger la mort, elle sait qu’aucune magie n’est capable d’ôter la vie si promptement. Sa mâchoire se serre. Est-il vraiment un allié dans cet histoire, ou un élément encore moins contrôlable que l’individu qui s’est fait happé par un de ses monstres ?

- Belle déduction, captain obvious. Lâche-t-elle sans concession à la remarque du nouvel arrivant, ne le quittant pas du regard.

L’autre survivant l’appelle par un sobriquet également. Morgane, soupire, retenant son geste de venir se gratter le crâne, redoutant la fange qui a gagné ses mains. Ses cheveux vont puer pendant des jours. D’abord « Pit », maintenant « Porsche », cet homme est-il capable d’apprendre un prénom dans sa vie ?! L’autre remarque qui vient en tête de la cadette du groupe : ce type connaît toute la ville ?

- Mes manches sont déjà trempées. Rétorque-t-elle en levant le bras, laissant derrière eux des trainées de gouttelettes dont il vaut mieux ne pas s’interroger sur la composition. Le regard de l’apprentie mage noire quitte le nouveau pour se reporter sur « Surnom » quand elle l’entend l’appeler « Cocotte ».

- J’pourrais bien, mais c’est la dernière fois que tu m’appelles comme ça. Le ton est cinglant, sans équivoque, loin de l’attitude quelque peu désinvolte précédemment installé.  S’approchant de lui, elle jette un regard en arrière, vers le cadavre qui coule doucement, dissimulant complètement le cadavre silencieux. Le cœur de Morgane bat une chamade rare, l’adrénaline prend le pas sur les terreurs. Elle refuse de mourir dans les mines creusées trop profondément, à cause d’une créature d’un autre âge. Appelle moi Morgane. Crache-t-elle sur le même ton à son camarade d’infortune, venant l’aider tant bien que mal à la tâche. Hey, Porsche, vient filer tes manches.

Même si elle n’aime pas beaucoup comment les choses se présentent, il y a au moins une chose que laquelle Morgane est d’accord : il vaut dégager d’ici, et plus rapidement qu’il en faut pour dire « Flamme d’Udûn ».

Tandis qu’ils s’afférent à la tâche, Morgane guette les sons, les échos dans les boyaux silencieux de la ville. Ils n’ont qu’une direction dans laquelle avancer, mais on peut déjà oublier celui où elle a vu les bottes disparaitre. On peut également oublier celui d’où vient Cayenne, il n’est pas arrivé là par plaisir. Il ne reste donc qu’une direction, à travers le gorge centrale, jusqu’à voir une autre embouchure, jusqu’à espérer une échelle vers la surface. Jusqu’à croiser des rats bipèdes difformes, prêts à se repaître de chaires molles et tendres.

D’une voix monotone, Morgane exprime ses pensées à ses compagnons, calmement, expliquant sa propre déduction, les yeux rivées sur ce qui bâtit le seul autre rescapé du bus.


CODAGE PAR AMIANTE
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Sam 15 Mai - 19:56 (#)

Trou à rat




Le mécano et la petite semblaient déterminés à créer une sorte de torche pour des raisons qui échappaient à Ozios; il ne questionna cependant pas leurs projets et se contenta de les regarder s’activer. Le type à ses pieds avait enfin cessé de crier, et le danois se concentra pour ne pas lui jeter un coup d’oeil. Il n’avait pas besoin de sentir une de ces atroces vagues de culpabilité s’abattre sur lui, surtout pas dans une situation telle que celle-ci. Il se trouvait une dizaine de mètres sous terre, poursuivi par des machins à moitié humains, entouré de macchabées et de gazole. Pas la plus belle des situations. Il s’appliquait à éclairer les alentours de sa lampe torche, tout en tentant de réfléchir à un moyen de se sortir de là, que ce soit accompagné de ces deux ou non. La seule issue possible semblait être l’autre bout du tunnel, et il était hors de question qu’Ozios rebrousse chemin. Il n’avait pas d’autre moyen de défense que son mimétisme et n’avait pas vraiment envie de revoir ces atroces griffes pousser au bout de ses mains. Sans compter qu’il était poursuivi par au moins une dizaine de ces trucs.

Sa lampe torche se braqua sur ses deux compagnons, et ses sourcils se froncèrent en voyant la petite enfiler un bout de tuyau au bout du bras du mécano. « Hey Porsche, viens filer tes manches ». Porsche? Elle s’y mettait aussi?

- Pas question. Et ne m’appelle pas Porsche, gamine, - ajouta-t-il en ignorant le fait qu’elle venait tout juste de leur donner son prénom.

Ozios fut à ce moment forcé de regarder une nouvelle fois le visage sans âme du type gisant à ses pieds. Il était parvenu à ignorer ses actions précédentes l’espace de quelques instants, mais fut repris de force dans les bras de sa mémoire en s’accroupissant à son niveau. Ses yeux globuleux ne semblaient pas vouloir se détacher de son visage. « Me regarde pas comme ça, » marmonna-t-il dans sa barbe avant de bloquer la lampe torche entre ses dents, puis il déchira les manches de sa chemise en évitant soigneusement son regard. Quand il se redressa, la petite était occupée à leur exposer ses idées d’échappatoire.

- Bravo, Sherlock, - rétorqua-t-il en tendant le tissu déchiré au mécano. - Combien de temps pour que tu puisses allumer une torche? Je crois qu’ils se rapprochent.

Les hurlements inhumains qui résonnaient jusqu’alors en échos commençaient à se faire de plus en plus pressants, étouffant l’atmosphère et lui glaçant le sang. Il ne savait pas ce qu’étaient ces créatures, mais n’avait pas réellement envie de le découvrir. Ses yeux se posèrent finalement sur la carcasse du véhicule accidenté face à eux. Il espérait que les autres aient pensé à fouiller ses restes à la recherche de quelconque arme, mais n’avait de toute manière pas le temps de le vérifier; s’ils restaient une seconde de plus ici, tous trois risquaient de devenir de la pâté pour chien très rapidement.

Plongeant sa main dans la poche de son pantalon, Ozios en ressortit un paquet de cigarettes à moitié écorné; en situation normale, il aurait certainement eu envie de s’en griller une, mais le but de sa quête tenait plus à ce qui se trouvait à l’intérieur. Il en extirpa un briquet, qu’il lança au mécano. Puis, rapidement, il se concentra, dilatant son mimétisme aux abords des périmètres en prenant soin d’éviter ses deux compères, à la recherche d’une âme, de quelque sorte qu’elle soit. Il veillait en temps normal à ne pas faire cela sans être sûr d'être face à un CESS, histoire de ne pas se retrouver avec un cadavre sur les bras. Cette situation semblait cependant dépasser les frontières de la normalité. Un mort de plus ne ferait pas tant de différence, tant que ce n'était ni lui, ni les deux seules personnes susceptibles de les tirer de là.
Lorsque son pouvoir se retrouva face à un vide, il le rétracta. Il n'essaya pas de sonder ses compagnons. Pas tout de suite du moins.

- Y’a personne aux alentours, mais ça risque pas de durer. - La seule autre source de lumière présente provenait du téléphone à moitié bousillé. Le sien avait été emporté par ces sales bêtes, et le mécano était concentré sur sa torche. Ozios ne put se résoudre à lancer sa lampe torche à la gamine pour que celle-ci ouvre la marche. Sûrement un résidu d’humanité. Il se mit alors en marche, sans un regard par dessus son épaule pour s’assurer d’être suivi. - Tu devrais donner le téléphone à la gamine, - reprit-il à l’attention du bricolo en regardant droit devant lui. - Essaye de voir si on peut capter un signal en s’avançant.


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Mer 19 Mai - 16:05 (#)

Un macchabée dans le bus, Lévi emporté par la chose qui s'apparentait à un chauffeur et maintenant le troisième, bouffé par la carcasse métallique, à moins que ce soit Porsche qui l’ait aidé. Cette pensée me dérange, me met mal à l’aise, autant que ma curiosité malsaine qui me pousse à lui demander des explications. Finalement, je garde mon mutisme, j’ai pas besoin de savoir ou plutôt, j’ai pas envie de savoir. De toute façon, il allait crever, nous n’avions pas les moyens pour l’extirper de sa cage faite de tôle. Ça commence à faire beaucoup de mort pour une seule soirée. Je lui tourne sciemment le dos, je veux pas voir la peau blanchir et ses lèvres noircir. Savoir que la vie a quitté la carcasse de chair est suffisant.

La Petiote est d’une humeur massacrante, alors qu’il y a cinq minutes, elle semblait plutôt apathique. Au vu de sa remarque cinglante, j’en déduis, sans ouvrir la bouche, qu’elle n’aime pas trop les surnoms. Toutefois, elle a quand même la gentillesse de me donner un coup de main. L’attelle bricolée en place diminue quelque peu les douleurs, me permettant de me concentrer pleinement sur mon projet initial. La Môme trouve une excuse bidon pour garder ses fringues intactes et Porsche rechigne à s’attaquer au cadavre. Malgré la situation, je manque d’éclater de rire quand la Nénette reprend le sobriquet que j’ai donné à mon ex-client. Par contre, ils me gavent tous les deux, si je fais ça, c’est dans l’intérêt de tous. Sur le point de pousser une sacrée gueulante, Porsche s’attelle enfin à la tâche et me tend, enfin, les morceaux de tissus demandés.

- Ça devrait aller vite. Tu peux ven…

Ma demande est suspendue, bloquée dans ma gorge, interrompue par de puissants grognements, emplissant les boyaux envahis de noirceur. Mes muscles se contractent alors que mes pupilles sautent d’un tunnel à l’autre, s’attendant à voir surgir un monstre abominable. Mais rien ne vient, les hurlements se répercutent contre les parois recouvertes de mousse aussi sombre que son environnement. La peur enfle, gonfle mon cœur qui s’accélère et fait battre le sang dans mes veines. Quelle sorte de créature peut vivre dans l’obscurité et les déjections ? J’inspire, tousse, passe mon bras sur mon visage, essuyant tant bien que mal la sueur perlant sur mon front.

Il faut que je fasse abstraction de mes frayeurs, de ce plafond qui semble se rapprocher ou de mon imagination qui me balance des images terribles de cafards, de scorpions ou tout autre abomination d’une taille démesurée. Serrant les poings, induisant une douce douleur dans mon poignet blessé, me rappelant que je suis, encore, vivant. Malgré les échos « chantant » dans les différentes artères, je retrouve ma mobilité.

Les manches sont solidement attachées aux bâtons, puis trempés abondamment dans le diesel. Je me concentre sur mes actions qui nécessitent une vigilance accrue. Le diesel demande une température élevée avant de voir une flamme prendre vie. Les secondes me semblent devenir des heures alors que je tiens le briquet sous le tissu. Ma patience est enfin récompensée, de magnifiques flammèches s’élèvent dans la nuit de notre antre. J’en tends une à Porsche et rejoins la mistinguette qui se tient à l’orée d’un tunnel.

A l’approche du boyau, nettement plus petit que la salle dans laquelle nous avons atterri, je sens l’angoisse étreindre ma cage thoracique. Mes doigts sont crispés sur le manche de la torche, comme si je pouvais trouver un quelconque salut dans ce morceau de bois. Parvenu à la hauteur de la Nénette je lui tends le téléphone du disparu.

- Tu préfères le portable ou la torche ?

L’arrondit des parois de l’artère qui s’étend devant nous se teinte de couleurs chaudes, vacillant entre l’orange et le rouge sous l’effet des flammes. Deux trottoirs, à l’aspect gluant, apparaissent sur les côtés. Les eaux poisseuses, aux allures d’huile, clairsemés, ça et là, par des objets flottants non identifiés et perturbés, par quelques glougloutements, s’étendent devant nous. Le spectacle n’est pas si terrifiant, il faudrait juste retirer les hurlements qui hantent les tunnels voisins.

Intrigué et suspicieux par les dires de Porsche, je me retourne vers lui :

- Comment tu sais qu’il n’y personne devant ? T’es de mèche avec ce qui grouille là-dedans ?

Misère, j’ai pas envie de m’enfoncer là-dedans. Pourquoi ne pas rester simplement dans la salle principale, grimper sur le bus et attendre les secours ? Ou que le plafond nous tombe sur le coin de la gueule… J’essaye de trouver des excuses pour ne pas pousser plus loin notre expédition mais aucun argument valable ne me vient à l’esprit.

La môme a pris le commandement de notre petit groupe, marchant, deux mètres devant nous, avec une assurance que je n’ai pas. Sait-elle ce qui nous attend ? Veut-elle nous jeter en pâture à la faune habitant les bas-fonds de Shreveport afin de sauver sa propre peau ?

- Nén… Morgane ? Tu sais ce qui a attaqué Pit ? C’est le chauffeur, c’est ça ? Et s’il vous plaît, pas de sarcasme, ni de l’un, ni de l’autre, on est dans la même galère. Tout ce qui touche à la Révélation, c’est pas trop mon rayon. Alors si je pose des questions débiles et que la réponse vous semble évidente, soyez sympa, gardez vos commentaires pour vous.

Mes mots sont murmurés, bien que j’aie l’impression d’avoir crié. Un clapotis rassurant accompagne nos pas. La sensation spongieuse sous mes semelles me rappelle, à chaque enjambée, sur quoi je marche. L’odeur reste forte, mais me retourne moins l’estomac, faut croire qu’on s’habitue à tout.
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Mer 2 Juin - 8:58 (#)

Ethan &
Ozios &
Morgane
Trou à rat
(2020)
Le regard de Morgane à l’encontre du nouvel arrivant n’a rien de charmant. Contrairement à M. Surnom, Porsche lui est antipathique. L’étudiante ne parvient pas à identifier l’accent qui court sur les mots de celui-ci. Les lèvres pincées, Morgane se retient de rétorquer, pleine d’impolitesse, face à l’urgence de la situation.

Les mains dévouées à l’homme qui s’affaire à construire une torche, Morgane renifle. Les conduits sombres sont calmes depuis quelques instants ; un calme mortifère, qui dissimule la vie grouillante des alentours. Les invectives de je-ne-m’appelle-pas-Porsche-mais-je-te-dis-pas-mon-nom n’aident en rien à garder le calme, et l’arcaniste peut voir le mécanicien devenir plus pâle à chaque minute qui passe.

Les échos lugubres reprennent de plus belle. Plus proche aussi. Relâchant sa prise une fois le matériel récupéré, Morgane saisit le téléphone sans broncher, la trousse de secours dans l’autre main. Il faut rester concentrer, et pour cela, la fille aux cheveux bleus se fait violence ; ne pas laisser l’esprit vagabonder, comme lorsque l’on recherche une solution à une équation. Passer les idées en revues.

La torche s’allume, laissant sa couleur réconfortante courir sur la voute de pierre. La flamme oscille, puis grandit, assez pour éclairer l’ensemble de la pièce. Un dernier regard sur le bus, où les dommages sont bien mieux visibles que dans l’obscurité en demi-teinte. Aucune chance qu’ils n’aient pu ressortir par là. Le regard océan se dépose sur le corps, qui finit de plonger, disparaître dans l’eau brune.

« Mieux vaut toi que moi. » La phrase résonne encore chez la gamine, qui pousse un soupir lugubre. D’abord Porsche se mets en marche, puis le mécanicien. Finalement, les deux se mettent à l’attendre, et c’est Wuntherson qui prend la tête du convoi.

Le passage n’est pas très large, mais au moins, ils ne sont plus jusqu’aux genoux dans la fange épaisse des habitants de la ville au pont. Le téléphone est un ajout modique, face à la lampe électrique et la torche, mais cela rassure un petit peu Morgane de l’avoir dans la main.

La question du mécanicien fait sourire l’arcaniste. Il est peu probable que l’assassin fasse partie de ces choses qui les poursuivent. Le plus cohérent serait qu’il ait été enlevé. A quelle fin, elle n’en sait rien. Pour en faire un festin ? Vu l’épaisseur du bonhomme, c’est se donner beaucoup de mal pour pas grand-chose.

Finalement, c’est Morgane qu’il interroge, tandis qu’ils avancent, s’éloignant un peu du tumulte. Le calme vers lequel ils s’avancent est-il vraiment plus rassurant ? Le regard balayant les devants, l’arcaniste se mord les lèvres. A quel point peut-elle en dire sans révéler sa propre nature secrète ? Ce n’est plus un crime d’être mage, tant que l’on est déclaré en tant que tel. La Révélation, un système dans lequel Morgane Wuntherson n’a jamais existé.

- Il n’y a pas de questions stupides. Si tu sais pas, tu sais pas, c’est comme ça. Autant demander. La voix de la cadette du groupe est basse, à peine plus haute que celle de son interlocuteur. Notre chauffeur, on appelle ça un thérianthrope. Un garou, si tu préfères. Mi-homme… Mi-bête. Un des CESS dont l’on nous rabâche les oreilles. Pas le seul du coin en plus. Tournant la tête, regardant du coin de l’œil le susnommé Porsche, Morgane reporte rapidement son attention sur là où elle mets les pieds, refusant de trébucher dans le canal sur leur côté. Ce que t’entends, c’est plus de garou, vu la gueule qu’avait le chauffeur sur la fin, et où on est, je dirais rat. Ils vivent en communauté, ce qui veut dire… Imagine des rats, comment ils vivent, comment ils se nourrissent. C’est la même, sauf qu’ils sont de la taille d’un adulte.

Les pas de Morgane s’arrêtent, à quelques cinquante mètres à peine après leur départ, tandis que s’offre à elle deux choix : gauche ou droite. Derrière eux, le tumulte ne cesse pas, toujours plus proche. C’est une affaire de minutes maintenant, avant que la carcasse du bus et ses occupants ne soient la proie de cette horde grouillante. En y repensant, l’autre venait de face à eux, et c’est également par-là qu’à été emporté l’autre gueulard. Sans presque aucune hésitation, l’étudiante s’engage sur le chemin de gauche, traversant le canal central par le pont de ferraille branlant, puis continuant sur un trottoir à peine plus large que le précédent.

- Et pour te répondre, ça servira à rien de chercher un signal. On est sous plusieurs mètres de terre, de roche et de plomb. Aucun signal passera jamais. Faudrait une ouverture. D’ailleurs, si tu veux pas que j’t’appelle Porsche, t’as qu’à me filer ton prénom. Ca vaut pour toi aussi. Clame-t-elle en direction des deux hommes.

Les cris s’amplifient, tandis qu’ils avancent dans le tunnel vouté.  Les rats ont dû trouver le bus et les cadavres. Leur quantité impressionne Morgane, autant que cela la terrifie. Un souvenir, vague, d’une des leçons d’Eoghan lui revient en tête, sur un lieu bien particulier de la ville. Il n’a pas pu lui dire exactement où cela se situait, mais chaque groupe de garou obéit par des règles bien précises, car les lois de la nature sont bien faites ; une vérité d’autant plus impactante pour les rats et leur mode de vie, agglutiné, à l’intérieur d’un Nid. Un Nid dont Morgane tait volontairement l’existence, pour ne pas inquiéter le cowan qui l’accompagne. Un Nid, qui s’ils en étaient proche, signerait à tous les trois leur arrêt de mort. Un Nid, à peine à quelques kilomètres de là.


CODAGE PAR AMIANTE
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Jeu 10 Juin - 12:17 (#)

Trou à rat




La petite ne tarda pas à finalement prendre la tête du convoi, suivie de près par le mécano et sa torche. Ozios, lui, resta en retrait, ne pouvant s’empêchant de jeter des coups d’oeil de ça et là par dessus son épaule. Les épouvantables cris qu’il avait entendus lorsqu’il avait été retenu par Marty et ses amis ne pouvaient pas passer inaperçus, mais être prudent ne lui coûterait rien. Quand son garagiste reprit la parole, cependant, sa tête se tourna instinctivement vers eux. Sourcils froncés, il fixa son regard sur la nuque de la petite, à tel point qu’il était certain de pouvoir percer un trou dans sa peau s’il se concentrait. Qu’était-elle sur le point de lui dire? Son attitude, ainsi que le calme relatif dont elle avait fait preuve lorsque le danois avait fait usage de son pouvoir lui avait confirmé qu’elle n’était pas qu’une simple humaine. L’aura qui se dégageait d’elle était cependant trop faible, et Ozios n’était pas assez concentré pour en déduire le degré de mal qu’elle possédait en elle.

La réponse qu’elle lui offrit ne fit que confirmer ses doutes, et en un sens, cela rassura le démon. S’il avait besoin de se défendre de quelque manière, il n’aurait qu’à aspirer les pouvoirs qu’elle devait forcément posséder pour en faire usage. Avec elle, ou contre elle. Cela n’avait pas d’importance, tant que l’artiste s’en sortait vivant. Il n’avait pas vraiment envie d’en arriver jusque là. Il avait déjà arraché la vie d’une gamine il y avait quelques semaines de cela et ne désirait pas vraiment réitérer l’expérience.

La seule source de lumière qu’il possédait, concentré dans le faisceau de sa lampe torche commença à grésiller, et il tapa un coup sec sur le côté de celle-ci pour la raviver. Il ne manquait plus que ça. Espérant qu’elle ne lui grille pas entre les doigts, Ozios s’appliqua à éclairer les quatre coins de la cavité dans laquelle ils se trouvaient, au cas où une issue miraculeuse ne se présentât à eux. Tout ce qu’ils trouvèrent cependant fut une séparation, devant laquelle ils restèrent plantés sans rien dire quelques secondes durant. Finalement, ce fut la benjamine qui prit une décision. D’un pas assuré, elle se dirigea à gauche, et même si le danois mourait d’envie de la contredire et de lui demander quelle vision avait-elle eue pour croire que ce chemin leur assurerait survie, il se remit en marche et la suivit sans rien dire. Jusqu’à ce qu’elle ne reprenne la parole.

- On sait jamais, si une cavité apparaît par miracle au dessus de nos têtes. Laisse le mécano espérer, il est déjà à deux doigts de nous claquer entre les doigts, - répondit-il en jetant un rapide coup d’oeil à son voisin, dont le visage devenait de plus en plus pâle à mesure qu’ils avançaient.

Puis son visage se redirigea vers elle. De l’audace, elle en avait, aucun doute là dessus. Ses sourcils se froncèrent et il garda le silence quelques secondes, car il savait qu’elle avait raison, au fond, et il détestait ça.

- Ozios. Tu peux me donner ton prénom, mais ça m’est égal, ne crois pas que je cesserai de t’appeler gamine, Gamine.

Un cri strident déchira l’obscurité de la fange dans laquelle ils pataugeaient, et le danois se retourna, éclairant ses arrières, faisant de son mieux pour rester calme. Il pouvait se défaire d’une de ces bêtes. Si elles étaient nombreuses, ce qui semblait être le cas, les choses se compliquaient. Au bout du tunnel, une forme se dessina. Elle était si éloignée qu’il crut rêver, au début. Il plissa les yeux, fixa son regard sur elle. Elle courait. Plutôt vite. Ce n’est que lorsqu’un nouveau cri parvint jusqu’à leurs oreilles, si proche et fort qu’Ozios grimaça de douleur, qu’il comprit. Il se tourna. Et cria tout ce qu’il leur restait à faire:

- Courez !


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Fear is the mind killer
Ethan Roman
Ethan Roman
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En un mot : Humain
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ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Ethan Roman
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Jeu 17 Juin - 17:54 (#)

Le clapotis de l’eau dû à notre avancée se répercute, loin, dans les boyaux. Je donnerai extrêmement cher pour être n’importe où, mais ailleurs que dans ce fichu tunnel avec plusieurs milliers de tonne de terre, de pierre et de béton au-dessus de nos têtes. L’impression d’étouffer embrouille mes pensées, je sais que ce n’est que dans mon esprit, qu’il n’y a aucun manque d’oxygène, je sers les dents malgré l’angoisse qui monte graduellement. Se voiler la face et se rouler en boule dans un coin en attendant que les choses se tassent, ne nous fera pas sortir.

Dans la pénombre, je souris de la réponse de la petite Nénette. Elle me réconforte, ses paroles sont apaisantes et emplies de bon sens. Ses explications sont claires, nettes et précises et même si elles ne sont pas vraiment rassurantes, je peux commencer à imaginer ce que donnerait une confrontation directe avec ces bestiaux. Divers films me viennent instantanément en tête, impliquant un grignotage lent et méticuleux de la part des rongeurs d’une personne kidnappée, sauf que je n’ai rien du super flic qu’incarnait Denzel Washington. Mais si en plus, lesdits rats ont la taille moyenne d’un être humain adulte, ça va légèrement compliquer la donne.

J’aimerai avoir quelque chose à répondre, une bonne vieille vanne, bien pourrie, mais rien ne vient, je suis trop abasourdi pour sortie une connerie quelconque.

- Mais comment une toute petite bestiole, enfin y’a de sacré steak sur pattes, je te l’accorde, puisse prendre notre taille… C’est… complètement dingue.

Me suis-je adressé à quelqu’un en particulier ? Je n’en sais rien, certainement une pensée qui s’est échappée hors de mon crâne, se faufilant jusqu’à mes lèvres. Mes doigts se resserrent autour de ma torche de fortune, comme si elle pouvait nous protéger contre la nuée de rats qui grouille dans les égouts. Pourquoi n’y a-t-il donc aucune sortie ? Je peste suffisamment contre toutes ces plaques jonchant la chaussée, bien trop glissante dès qu’il y a une goutte de pluie.

Nénette ouvre la marche, hésite et repart d’un pas lent, tandis que Porsche se place derrière moi. Je me concentre sur chaque enjambée, terrifié par les révélations de la jeune femme qui semble en connaître un sacré rayon. Lorsque nous sortirons de là, je l’inviterai, je l’emmènerai au restaurant et je la questionnerai. Malgré ses airs revêches, elle doit avoir un très bon fond, j’en suis certain, c’est la seule qui, jusqu’à présent, se prend le temps d’expliquer correctement les choses, même si ces mots sont avares, ils me suffisent largement. Tout est parfaitement bien imagé. Par contre, si elle pouvait cesser de nous rappeler tout ce qui se trouve au-dessus de nos têtes, ça m’aiderait grandement. Je lève les yeux vers la voûte, rendue orangée grâce aux flammes vacillantes, ne détectant aucune fissure, ce qui modère légèrement mon angoisse grandissante.

Des paroles acerbes s’échouent dans le couloir, la voix de l’homme derrière moi résonne, se fragmente en tapant contre les parois gluantes. Je lève les yeux au ciel, (si seulement, le ciel pouvait être au-dessus de nos têtes), et rétorque acidement.

- Porsche, tu ferais mieux de garder de la batterie, on en aura besoin quand on aura du réseau. A moins… Je me retourne pour croiser son regard, que t'es en train de donner un signal à une quelconque entité tapie dans la pénombre… Je le toise quelques secondes et reprends mon avancée. Et je tiens à préciser que, oui, je suis mort de trouille, le contraire serait surprenant mais en attendant, on a de la lumière et c’est pas grâce à toi. Alors si tu pouvais t’abstenir d’émettre des jugements douteux, je t’en serai très reconnaissant.

Des sarcasmes, encore, va falloir gentiment qu’il la mette en sourdine, le nouveau riche ! Sur le point de dire à Ozios de la fermer, un cri strident retenti, glaçant mon sang, me pétrifiant sur place durant quelques brèves secondes. Il n’y a pas un seul muscle dans mon corps qui ne soit pas tendu. Je ne me retourne pas, je ne veux pas voir, pas savoir mais l’injonction de Porsche me semble, pour une fois, plus qu’appropriée.

Accrochant le bras de la petite demoiselle en passant le mien sous son aisselle, je l’entraîne tant bien que mal. La torche danse au rythme de mes pas qui sont laborieux dans cette boue qui aime s’accrocher à nos semelles.

Fonçant tout droit, il n’est plus question d’examiner les murs, à la recherche d’un quelconque escalier qui, potentiellement pourrait nous ramener à la surface. J’ai le temps de voir un immense chiffre, le numéro 12, peint sur la paroi. L’eau semble baisser, améliorant notre fuite qui se fait plus aisée. Toutefois le couloir devient plus étroit, il m’est difficile de rester à côté de Morgane. Entre nos jambes, il ne reste qu’un mince filet d’eau, serpentant au milieu de l’ovale qui forme notre univers.

Le hurlement retenti une nouvelle fois, nous ne sommes pas assez rapides, il nous rattrape. Délaissant Nénette, je me place derrière elle, mais j’ai le temps de voir qu’un devers se présente devant nous. Le petit ruisseau pique du nez, s’enfonçant plus profondément sous terre. Par contre, aucune idée de ce qui se trouve après. Il va falloir se rendre à l’évidence qu’un affrontement est inévitable.

- STOP !!!!

M’arrêtant net, je me retourne, évite Porsche de justesse et me retrouve en première ligne, face à un ennemi que je ne connais pas. Un truc poilu me percute. Je valdingue contre le mur arrondi, manque de peu de tomber et me redresse aussi rapidement que me permet mon équilibre. La chose, il n’y a pas d’autre mot pour qualifier ça, mesure environ 1m75, le poil hirsute, nimbé d’humidité, de petit yeux noir, aussi affolés que doivent être les miens, une moustache frétillante, se retourne encore et encore, prisonnière du halo lumineux.

- Morgane, pousse-le dans le trou !!!
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Jeu 24 Juin - 14:59 (#)

Ethan &
Ozios &
Morgane
Trou à rat
(2020)
La patience de l’enfant sombre s’érode comme l’acide ronge la pierre. Sans broncher, elle a pris la tête du trio, laissant au pleutre et à l’arrogant le loisir de suivre, de se concentrer uniquement sur eux-mêmes.  Dans une situation plus classique, elle ne ferait pas de vagues, se laisserait porter par le courant des mots tantôt cinglants, tantôt cynique. Elle arrêterait toute tentative de communiquer, s’éloignant d’elle-même, s’isolant de sa musique. Dans une situation classique, elle n’aurait pas une horde de rats géants à ses trousses, prêts à déchirer leurs corps, à s’approprier leurs âmes, à les faire rejoindre leur camps.

Son regard glisse, lugubre, vers Ozios, qui laisse penser que le réconfort des ondes n’est que pour le mécanicien pâle, dont la vie bascule comme elle a basculé pour nombres d’autres avant lui. Il réalise, soudainement, la vérité derrière la Révélation, l’enfer tapis sous ses pieds de mortel. Les paupières se plissent, les yeux dévisagent les hommes qui l’accompagnent. Que savent-ils, au fond, de l’horreur qu’apporte la nuit ?

- Ok, Porsche. La voix de Morgane n’est qu’un sifflement, un concentré de son exaspération croissante. S’il veut jouer au plus malin, la route qu’il lui faudra parcourir sera longue avant d’en tirer une quelconque félicité.

L’autre cowan reprend, leur explique ses peurs. L’arcaniste n’a pas le temps de répondre que la peur est bonne, qu’elle montre qu’il n’est pas stupide au point de ne pas comprendre la situation, et qu’elle l’aidera à condition de la surmonter quand le moment sera critique. Non, elle n’a le temps de rien de tout ça avant que les cris jusqu’à présent lointain ne viennent exploser à quelques mètres d’eux.

Le temps manque à Wuntherson pour répliquer, tandis que l’apeuré la saisit par-dessous le bras et l’emporte avec lui, manquant de la faire trébucher. Les jambes, plus courtes, de la jeune femme, ne parviennent pas à suivre le rythme dans lequel s’élance l’homme. Elle ne parvient pas à le faire stopper, lui dire qu’il lui fait mal, qu’elle peut très bien courir sans son aide. Qu’elle n’aurait pas besoin de courir si on la laissait faire.

Le couloir s’élargit, laissant place à un énorme gouffre circulaire face à eux. Une nouvelle fois, le mécanicien se place devant Morgane, s’obligeant à protéger la cadette. Tombant au sol lors de l’arrêt, la rêveuse lâche trousse de secours et téléphone, qui glissent à quelques centimètres du bord du trou. La pierre sombre des tunnels laisse place ici au gris du béton. Les rigoles fines de boue se laissent tomber dans le cratère, comme une multitude d’autres. Au-dessus, les voutes ont laissé place à un toit plat de béton épais. Quelques centimètres à peine qui séparent de la surface libératrice. Quelques centimètres inviolables. Le regard de Morgane sonde l’abime, dont la flamme de la torche n’éclaire qu’à quelques mètres, avant d’à nouveau disparaitre dans les ténèbres.

Se retournant, l’arcaniste réalise que les deux hommes se sont écartés. Ils laissent le champ libre, volontairement ou pas, à la créature difforme. La peau grise de celle-ci est couverte de touffes de poils par-ci, par-là, inégales dans leur répartition, comme si la transformation s’était interrompue en cours de route. Le nom de cette forme échappe à la jeune mage, mais elle se rappelle les conseils de son maître, sur les dangers que représentent les hommes-bêtes.

Le visage de la bête ressemble à celui d’un homme, sur lequel serait venu se greffer une gueule de rat, dont la peau ne recouvre pas complètement les crocs. Deux petits yeux jaunes la fixe, et elle ne détourne pas le regard. La voix du mécanicien est diffuse dans l’esprit qui se concentre.  

Morgane se refuse à ce que tout se termine ici. Le temps de se relever, aura-t-elle le temps d’échapper aux griffes de la créature ? Surement pas, elle n’a ni l’endurance, ni la capacité physique pour rivaliser. Le rat-homme reste immobile, toise l’enfant des rêves, qui soutient son regard. Elle ne veut pas le faire, les plaies de son voyage avec Alexandra sont encore trop récentes. Depuis, elle n’a pas plus rien tenté, traumatisée par sa propre expérience. La respiration de l’arcaniste ralenti, récupère de la course effrénée. Elle n’ose pas cligner des paupières, prise dans ce duel dont elle n’a que peu de chance de sortir vivante. Aucun des deux autres n’auront le temps de réagir si la bête bondit. Le feraient-ils seulement ?

La main droite de Morgane glisse, doucement, vers l’arrière de son hoodie large, dont le poids s’est considérablement alourdi, imbibé d’eau moisie et de pisse. Ses doigts enserrent la poigne fine de l’athamé. En elle grouille l’obscurité, il lui faut simplement la canaliser. Une longue inspiration, tandis que la créature commence à s’avancer vers elle.

L’esprit de la jeune femme projette l’onde vers son adversaire, mais sans conviction. Le souvenir de cette nuit rejaillit dans le regard de Morgane, et sur sa peau, elle peut sentir grouiller une vie qui n’était pas là quelques secondes avant.

Par instinct, son regard de déporte vers le sol, qui pullule désormais d’innombrables insectes. Les scolopendres se mêlent aux fourmis et aux bousiers, remplacent le clapotis discret de l’eau par un tumulte de cliquètement. Lorsque Morgane relève le regard, la créature lui bondit dessus.

D’un geste, l’enfant des songes tire la dague de sa cachette, mais il est déjà trop tard, et sous sa main gauche se dérobe déjà le sol.

- Dégage ! Le cri s'échappe de sa gorge sans qu'elle ne réfléchisse, résonne avec échos dans les couloirs qui s'infestent d'innombrables autres créatures. Les griffes enserrent les épaules de Morgane, tandis que sa dague vient meurtrir les boyaux de la bête, dans une danse tout aussi macabre que mortelle.

Commence alors à tomber le rat et sa proie. Dans quelques secondes, il sera trop tard. L’obscurité aura happé Morgane, mais cette fois-ci, il n’y aura pas de réveil à l’atterrissage.
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Mer 30 Juin - 15:03 (#)

Trou à rat




C’était comme si les mots d’Ozios étaient restés en suspend dans les airs quelques secondes. Comme si le temps s’était stoppé. Englobés dans une bulle échappant aux règles de la temporalité, ils avaenit marqué un temps d’arrêt, évaluant leurs chances de survie, et la suite des évènements. Puis la poche s’était percée, et ils avaient couru. Le mécano avait attrapé le bras de la gamine, comme si elle avait eu besoin de ce soutient pour se mettre en branle, et l’avait entraînée à sa suite. Tous les trois couraient comme si leur vie en dépendant. Ce qui était très certainement le cas. Les cris dans leurs dos ne faisaient que de s’amplifier, se rapprochant pour poignarder leurs chaires de leurs hurlements stridents. Ils ne se retournèrent pas. Les poumons d’Ozios commençaient à brûler, il avait du mal à respirer; la lampe torche qu’il tenait fermement dans les mains éclairait les parois des égouts comme un stroboscope, oscillant sous le poids de ses tremblements. Les jambes d’Ozios lui auraient permis de dépasser ses coéquipiers, mais il n’en fit rien, sans réellement en connaître la raison.

Le cri de son garagiste le fit brusquement ralentir, et il l’évita de justesse, se décalant sur le côté alors que son regard tomba dans l’immensité du trou qui leur faisait face, le sol se dérobant sous une gerbe d’eau croupie. Il ne savait pas ce qui se trouvait au bout de cette chute. Surement rien de bon. Pourtant, quand son regard se tourna en direction de la créature qui était en train de les charger, il ne put s’empêcher de penser que tout serait mieux que ça. Le mécano avait valdingué contre un mur, et la monstruosité se précipitait à présent sur la petite. Dans sa main trônait une petite dague. Le rat, cependant, ne semblait pas posséder les neurones nécessaires pour réfléchir à la situation. Ozios se demanda pourquoi elle n’utilisait pas les quelconques dons qu’elle devait forcément posséder. N’était-elle pas capable de faire jaillir des flammes de ses mains, une onde de choc ou quoi que ce soit? Elle semblait concentrée. Visiblement pas assez, puisque rien ne se produisit. Ils étaient foutus. Le seul espoir d’Ozios résidait en elle, et en la possibilité qu’il avait d’aspirer ses pouvoirs. Mais si elle-même n’était pas foutue de les utiliser, il n’allait certainement pas s’y tenter.

Quelques secondes plus tard, elle volait en direction du tunnel.

Le danois n’eut pas vraiment le temps de réfléchir. La lampe torche était tombée à ses côtés. Tout se déroula si rapidement que lorsqu’il reprit pleinement conscience de la situation, il était plaqué contre le sol, le bras enfoui dans cette cavité. Les doigts enroulés autour du bras de la gamine. Elle ne pesait pas grand chose, mais l’artiste savait qu’il ne pourrait pas tenir longtemps. Il commença à la hisser jusqu’à la surface, mais son regard se tourna en direction du cri, et il le vit.

Enorme. Immense. La chose se dirigeait droit sur eux, le regard jaunâtre, perçant l’obscurité des lieux. Ses orbites étaient fixées sur eux, et il courait. Quelques secondes, et tout serait terminé.

Ozios n’eut pas vraiment le choix. Fermant les yeux, il fronça les sourcils, essayant de se concentrer malgré les battements erratiques de son coeur. Il catalysa toute la force qu’il possédait encore en direction du rat, et lentement, commença à aspirer ses capacités. Le bout de ses doigts de para de longues griffes, qui pénétrèrent la peau de la gamine qu’il tenait encore fermement. Sa prise accrue, il tira sèchement, et la ramena à la surface. Il était essoufflé. 


Le rat garou avait perdu de sa vitesse face au mimétisme d’Ozios, et il en profita pour se redresser. Pas assez rapidement pour éviter la collision, et il vola à quelques mètres, s’écrasant lourdement au sol, sentant déjà le goût de sang emplir sa bouche. Un vilain bourdonnement résonna à ses tympans. Déjà, le monstre se dirigeait vers l’arcaniste.

- Mécano, - dit-il. Il avait l’impression d’hurler mais le son qui sortit de sa bouche était étouffée par la douleur. - Mécano!

Il tourna vers la tête dans sa direction. La torche était entre ses mains, par un miracle qu’il n’essaya pas de comprendre. Avec le peu de force dont il disposait encore, Ozios sortit le briquet de sa poche et lui lança. Il ne savait pas si la flamme allait pouvoir se raviver, mais c’était le seul et unique espoir qu’il leur restait.


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Fear is the mind killer
Ethan Roman
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Mer 11 Aoû - 16:18 (#)

Les choses vont de plus en plus vite, j’arrive plus très bien à comprendre le cours des évènements hormis que je vois la miss avalée par la créature et tomber dans la béance noire de l’abîme. Le cul toujours dans le petit ruisseau, le dos appuyé contre la paroi de béton, je tends une main, comme si j’avais la capacité de rattrapé la Nénette à distance, un cri naît dans les tréfonds de ma gorge sans qu’aucun son n’en sorte. Je me relève, dérape, me rattrape et me précipite sur Porsche pour… je ne sais pas vraiment, mais certainement dans un futile espoir d’aide, de sauvetage désespéré de Morgane.

Je manque de peu de piétiner Ozios, m’agenouille au bord du dévers et me penche pour trouver le collet, le bras ou même la tignasse de la Cocotte, enfin quelque chose afin de la remonter. Un truc crie, c’est là au fond du trou, mais mon cerveau refuse de donner une image à ce qui se tapit dans les profondeurs des égouts. Et pis y’a l’odeur qui remonte du gouffre. Enfin, je ne sais pas si c’est profond ou pas, mais ça schlingue, c’est démentiel. Aux excréments et tout ce que l’humanité peut balancer dans les chiottes, viennent s’ajouter les effluves rances, de viande en décomposition, de fruits pourrissants et de vieilles couches qu’on aurait oubliées dans un coin. Je ferme les yeux, farfouillant les ténèbres pour pouvoir accrocher quelque chose de tangible. Et le miracle se produit ! La peau douce de Morgane se fait ressentir sous ma pogne calleuse. Mes paupières se soulèvent me permettant de rencontrer une nouvelle anomalie, déchirant un peu plus ma raison. Des griffes, qui n’ont rien d’humain, poussent et s’ancrent dans la chair de la demoiselle. Terre à terre, refusant pour l’instant de songer à ce que mon regard m’offre, je grimace, l’empathie étant le seul sentiment que je suis capable d’éprouver, là tout de suite.

A deux, elle est hissée mais une nouvelle menace nous fait face alors que je recule contre le mur, découvrant un intru supplémentaire (ou ce sont nous les intrus ?). Les actions s’enchaînent, le cerveau s’éteint, l’instinct prend le dessus.

Un briquet vole dans les airs, il est rattrapé par sa main dont le poignet est brisé, mais peu importe, la survie est plus importante. Les doigts s’agitent pour faire jaillir une étincelle qui agrippe l’attention du monstre, la déviant de la jeune femme. Nouvelle tentative, une flamme naît et lèche la torche encore chaude. Les secondes s’affolent, la Bête s’approche, je distingue les mouvements à la lisière de mon regard mais refuse de lui prêter attention. Seul l’embrasement compte.

Soudain le tunnel se pare de magnifiques atours orangés, les ombres s’allongent et le l’immense rat, devenu réalité, stoppe net son avancée. Je sens la chaleur du feu sur mon visage, il ronge le tissu imbibé de diesel, il s’alimente et prend de la vigueur. Un cri strident, vrillant les tympans empli la voûte. Je n’ai aucune idée s’il s’agit de peur, d’un appel de ralliement ou d’intimidation, mais la bestiole recule, ses immenses moustaches frétillantes. Engaillardis par cette mince victoire, je me redresse, bombe le torse et agite la torche devant moi, dessinant de grands zigzags, visant la créature qui semble hésiter. J’ose un pas en avant, alors qu’elle recule.

Ma tête se tourne rapidement afin de localiser mes compagnons d’infortune. Nénette est là et Porsche patauge dans la fange, le regard légèrement nébuleux. Je refuse de visualiser ses mains, je ne veux pas savoir s’il s’agissait, tantôt, d’une illusion ou d’une hallucination. Les deux sont vivants, c’est tout ce qui m’importe.

- Les gars !!! Ma voix percute le béton lisse, je me rends compte que je hurle comme un dératé. Je fais quoi maintenant ? Je vais quand même pas lui foutre le feu !

Malgré mes paroles, je poursuis mes pas timides même si ma posture se veut véhémente.

- Dégage ! Saloperie ! Y’a rien pour toi ici !

Le bon sens me quitte, je veux que cette chose disparaisse dans les tréfonds des boyaux de la terre, qu’elle s’en aille comme elle est apparue. Je ne désire pas son trépas, juste qu’elle nous fiche la paix. Quelques pas supplémentaires sont effectués, la torche toujours en mouvement. Elle touche le pelage huileux qui grésille, fume, dégageant une odeur qui parvient, bien trop peu, à couvrir les relents des excréments. Un couinement plaintif s’échappe de sa gueule, j’aurai presque pitié si sa seule envie était autre que de me dévorer.

- Allez ! Tires-toi ou je te transforme en bûcher !
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Lun 14 Mar - 18:57 (#)

Le sauvetage in extremis de Morgane a été une réussite. Ils parviennent à remonter le boyau pour déboucher dans une veine beaucoup plus grande. Après avoir pataugé quelques heures, ils tombent sur un vigile (humain ou non, mais qui est sous sa forme humaine) qui les aide à sortir des égouts. Morgane et Ozios refusent de passer à l'hôpital, préférant soigner leurs blessures à l'abri des autorités. Ethan est pris en charge par les services médicaux et ressortira des Urgences à l'aube avec un plâtre. Il a donné sa déposition à la police, esquivant les questions embarrassantes.



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