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Rien derrière et tout devant, comme toujours sur la route - Ethan & Aurora

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Anonymous
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Jeu 20 Mai - 14:17 (#)

Rien derrière et tout devant, comme toujours sur la route
 
Durant plusieurs jours, j’avais dû rejoindre l’Essaim de Dallas pour apaiser leurs appréhensions. César continuait à m’avoir à l’œil comme si j’étais prête à mettre le feu à la ville. Je savais qu’il se méfiait de moi comme de la peste. Peut-être le seul homme qui se rend compte du potentiel que j’ai à créer le chaos, plus que le reste d’ailleurs. Alors j’y passe au nom des Coleman pour y faire ce que je fais de mieux : de grands sourires, des poignets de mains chaleureuses et telles une veuve noire, je tisse une toile de plus en plus grande afin d’être le visage le plus connu de Shreveport, celui auquel on pense automatiquement quand on a besoin de s’y rendre, de parler avec un représentant. J’y rends des services aussi, de nombreux, je veux que les gens me soient redevables pour que je puisse leur demander de payer leurs dettes en temps voulu, quand j’en aurais besoin. Et croyez-moi, la liste des personnes qui m’en doivent une est longue, très longue.

Au volant de ma voiture, je pianote le volant en chantant au rythme de la musique que diffuse mon poste. Je suis seule, cette fois, pas de Jones aux alentours. Je préfère ne pas m’en encombrer lorsque je vais voir l’Essaim de Dallas et le laisse s’occuper de mes affaires à Shreveport. Mais j’ai évidemment le droit à des appels nombreux et quotidiens, pour être sûr que tout va bien et qu’il fait les choses convenablement. Il veut à tout prix éviter de me mettre en colère. Il n’a pas peur, je n’ai jamais fait preuve de cruauté face à lui, bien que je sois désagréable à son égard. Non, je dirai plutôt que le secrétaire a peur d’être puni, que je ne lui donne pas un peu de sa drogue : que je ne plante pas mes canines dans son cou.


Je roule vite, peut-être trop. Je suis un vrai danger public en voiture. Généralement, les gens préfèrent faire office de chauffeur lorsque l’on se rend quelque part. Je ne respecte presque pas les priorités, je grille les feux et les stops, même ma conduite n’est pas fluide. J’ai tendance à croire, très injustement, que la route m’appartient. Une chance de n’avoir eu que rarement des accidents. Et j’arrive encore à être furieuse lorsqu’on ose redire sur ma conduite…

Mais un bruit bizarre retentit de sous le capot. Je fronce les sourcils, me demandant bien quel caprice cette foutue voiture osera encore me faire. C’est une vieille Lincoln Continental noire que j’affectionne depuis longtemps et dont je refuse de me séparer. C’est une voiture avec laquelle je me suis promis de faire le tour des Etats-Unis à l’image de Neal Cassidy quand j’en aurais définitivement fini avec mes frères. Les voyages me manquent cruellement, moi qui suis allée dans le monde entier, mais mes responsabilités me retiennent et je ne peux plus aller vagabonder comme j’avais pu le faire des siècles auparavant.

De la fumée sort maintenant du capot. Je freine brusquement en pestant. Est-ce que j’ai une tête à savoir réparer une voiture ? Je sors de la voiture, ouvre difficilement le capot, chasse l’épaisse fumée qui s’en dégage pour y voir plus clair. Mais je ne sais même pas où regarder. Je touche n’importe quoi dedans, râle à nouveau et regarde autour de moi. En plus d’avoir la poisse avec cette foutue voiture, je me retrouve en pleine nuit tout près du bayou. J’espère que personne ne viendra me chercher des noises, c’est bien la dernière chose dont j’ai besoin… Je sors mon téléphone… Qui ne capte rien. Un coup d’œil nerveux à l’heure. Il faut absolument que je rejoigne la ville avant la levée du soleil.

Un coup de pied sur le pneu avant de ma voiture pour lui montrer mon mécontentement.

« Sérieusement, entre filles, me faire une crasse pareille ? Je vais te foutre à la casse et j’en trouverai une moins capricieuse pour faire ce road-trip ».

Un bruit inquiétant venant du moteur retentit avant de se taire définitivement, comme me répondre dans un râle, traduisant le mécontentement et la fatigue de ma compagne de tôle. C’est bien-là ma veine.  
(c) AMIANTE

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Fear is the mind killer
Ethan Roman
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Dim 23 Mai - 18:38 (#)

Le grand rideau de fer s’abaisse dans un bruit effroyable de grincement et de frottement de tôle contre tôle. Un de ces quatre, va quand même falloir que je songe à huiler le tout avant qu’une des rare mégère habitant encore le coin, vienne me prendre la tête, gueulant comme un putois, que cela la dérange durant la bénédiction de son repas du soir. Je jette un coup d’œil aux alentours, sans voir personne pointer le bout de son nez. Parfait. Casque, façon old timer, vissé sur le crâne, je démarre ma moto et me glisse dans la circulation qui est encore assez fluide. Par contre, plus je m’approche du centre, plus c’est bouché. Je déteste zigzaguer entre les véhicules, certes cela serait un énorme gain de temps mais tellement plus dangereux aussi. D’ailleurs, ça m’avait valu une sacrée chute en Allemagne et beaucoup de frais sur ma bécane. Un abruti impatient, plus malin que les autres, était sorti de sa bagnole, sans même regarder dans son rétro, pile au moment où je le dépassai.

Lassé de cette circulation infernale, je prends la première sortie qui s’offre à moi. Je me retrouve dans une partie de la ville qui ne m’est pas franchement connue. Tant pis pour la soirée que je m’étais prévue, tous ces gens m’agacent profondément et pour cela, il n’y a qu’un remède, sortir de l'agglomération au plus vite avant que j’insulte tout être qui se présentera devant moi.

Les immeubles s’espacent, de la verdure apparaît ainsi que ma bonne humeur. Les lumières urbaines s’étiolent, laissant place à une voûte stellaire piquetée d’innombrables petits points blancs lumineux. La lune, au trois quart pleine, déverse ses rayons argentés sur la route, rendant la flore anthracite. L’air est frais, revigorant mon corps fatigué. Les senteurs du bayou, d’écorce et d’eau languissant dans les marais emplissent mes narines. Certains diraient que cela puent, moi, j’aime cette odeur de liberté où la nature ne recule pas devant la civilisation.

Un truck-stop émerge au détour d’un virage, ses néons multicolores habillant les saules de teintes criardes. Un camion, quelques voitures et motos sont garés sur le grand parking de gravier. J’installe Lady aux côtés de ses congénères et pénètre dans l’établissement. Il y a encore pas mal de place libre, me permettant de m’asseoir à une table, seul. Une bonne bière, un repas costaud pour un prix dérisoire, j’ai bien fait de fuir Shreveport.

Repus, je quitte le restaurant pour reprendre la route avec la ferme intention de rentrer chez moi. Pourtant, le clair de lune caresse avec une telle douceur les grands arbres que j’ai envie de prolonger mon séjour dans la région. Remontant sur ma monture, je m’éloigne du tumulte, retrouvant la solitude de la nuit. Et si je me trouvais un petit coin pour dessiner une heure ou deux ? Suivant le bandeau d’asphalte, je roule sans réellement prêter attention à la direction que je prends, me laissant guider par les paysages tous plus incroyables les uns que les autres. Toutefois, je ne trouve pas d’endroit propice pour m’arrêter, contrariant sacrément mes plans. Le moteur au ralentit, j’aperçois une vieille Lincoln Continental, écumant toute sa fatigue et une Nénette hurlant sa déception sur l’automobile. Le spectacle est cocasse, j’ai presque envie d’immortaliser ce moment en filmant la miss mais je me dis que ce n’est politiquement pas très correct.

Dépassant la voiture, je me pose devant elle, sur le bas-côté et reviens légèrement sur mes pas, ce qui me permet de détailler la jeune femme tranquillement. Une peau diaphane, encadré d’une crinière dorée et une silhouette fine me donne envie de venir au secours de cette pauvre échouée du bitume. Après avoir déposé mon casque sur la selle, je me dirige vers la demoiselle « en détresse », un sourire avenant collé sur mes lèvres.

- Ben alors ? Elle te fait des misères ? N’oubliant pas qu’au pays du billet vert les femmes sont promptes à crier au sexisme, je garde une distance réglementaire, tant avec la voiture qu’avec Mistinguette. Besoin d’un coup de main ? Je suis mécano en ville, je peux peut-être jeter un coup d’œil, si tu le permets. En tout cas, c'est une sacrée belle voiture que tu as là.

Longeant l'aile, je laisse courir mon index sur sur la carrosserie, essayant de capter l'âme de la vieille dame. Certains penseraient que je suis fou à lier, mais c'est ainsi que je fonctionne. Généralement, ça marche plutôt bien, jusqu'à présent, aucune voiture n'a terminé à la casse.
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Lun 24 Mai - 0:03 (#)

Rien derrière et tout devant, comme toujours sur la route
 
Je me croyais seule sur la route. Je m’imaginais déjà laisser ma voiture au milieu de nulle part et partir à grande vitesse jusque chez moi, laissant ma voiture aux bons soins de Jones. Mais le grondement d’un moteur rugit. Mes yeux se posent rapidement sur un motard qui se gare et s’approche. Je me demande bien ce qu’il veut. Je le fixe longuement, tandis qu’il détaille. Je sens qu’il ne s’agit pas d’une créature surnaturelle, alors je me détends un peu. Si j’avais été sur le territoire d’un CESS, j’aurais certainement eu des ennuis. Il a l’air amusé de ma situation. Je plisse alors légèrement les yeux. Est-ce qu’il est ici pour se moquer de moi ?

Il me tutoie. Directement, sans préavis, il prend ses aises comme si nous étions des connaissances de longues dates. Ma tête bascule légèrement sur le côté, alors que je l’analyse : j’ai plus l’air d’un chiot curieux qu’un vampire sanguinaire de sept cents ans. Mais il garde tout de même ses distances. Il n’est peut-être pas aussi tactile que moi, difficile de faire pire, me direz-vous.

Il est mécanicien ? Est-ce un hasard, réellement ? J’ai l’impression que Dieu a décidé d’être bon avec une créature des enfers, seulement pour cette fois ? A moins que ce ne soit qu’une magouille dont je suis victime ? Je le regarde toucher ma voiture comme s’il s’agissait d’un chien qu’il apprenait à connaître. Une personne envoyée pour tuer quelqu’un ne prend certainement pas le temps de caresser le capot d’une voiture. C’est beaucoup trop spontané. Il dit vrai, alors ? Suis-je chanceuse ? Il fait même des compliments sur ma voiture, ce qui me décroche enfin un petit sourire en biais.

« Elle est capricieuse. Il faut dire qu’elle a beaucoup vécu… Alors elle me fait des misères, effectivement. »

Je lui tourne autour, les mains derrière le dos, tandis qu’il tourne autour de ma voiture. Il analyse la tôle, j’analyse l’humain. Plusieurs choix s’offrent à moi : je lui saute à la gorge pour me nourrir de son sang, je peux utiliser ses dons pour lui dire de déguerpir ; ces deux choix me permettraient de rentrer rapidement et de ne pas risquer de voir la lumière du jour. La dernière est de le laisser la réparer. Et j’avoue que ma curiosité est piquée.

« Vous pensez pouvoir la réparer ? Vous me rendriez un immense service. Je vous donnerai ce que vous voudrez en échange. »

Je lui adresse l’un de mes larges sourires chaleureux comme pour lui donner une petite avance au service rendu. Je joue de mes charmes, effectivement. Après tout, les hommes y sont sensibles et aiment faire du bon boulot pour impressionner les demoiselles en détresse.

« Dans la limite du raisonnable, évidemment. »

Petite précision cependant. Je me tiens aussi de lui dire que, s’il met trop de temps, il ne se rappellera pas de notre petite entrevue pour que je puisse rapidement retrouver mon antre.

« J’ai une chance inouïe de trouver un mécanicien dans un endroit aussi désert. Qu’est-ce qui vous amène dans un endroit comme celui-ci, monsieur ?.. Oh, vous me tutoyez, je suppose que je peux le faire également ? »

Je m’approche de lui pour le regarder de plus près. Il a un visage plutôt attirant. Il a l’air gentil. L’est-il vraiment ? Ma curiosité, encore et toujours, me pousse à en savoir plus.

« Où est votre garage ? Si vous faites des merveilles avec ma petite, je serai une cliente régulière ! »
(c) AMIANTE

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Fear is the mind killer
Ethan Roman
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Dim 30 Mai - 20:32 (#)

- Toutes les femmes sont un peu capricieuses, non ?

Je me retourne en souriant vers la jeune femme, me retrouvant presque nez à nez avec elle. Je ne m’attendais pas à la voir si proche de moi. Un petit pas en arrière et nous retrouvons une distance nettement plus convenable. Pas que cela me gêne, son petit air mutin fait briller son regard malicieux. Lorsque les nuages s’écartent de l’astre nocturne, ses prunelles brillent d’un éclat fascinant sous les rayons argentés. Une brise légère s’infiltre dans sa chevelure d’or, la perturbe, joue avec quelques mèches trouvée au hasard puis, comme lassée, s’en va taquiner des feuilles mortes au bord de la route. Elle est vraiment adorable.

Mes paupières papillonnent, rien qu’un instant, je ne dois pas me laisser distraire, je ne la connais pas, elle ne sait rien de moi. Je ris, un peu bêtement, passe mon pouce à la base de mes lèvres et joue avec les poils de ma barbe. Un grondement sourd se fait entendre au loin, brisant la capsule, me renvoyant à la réalité.

Mon regard s’étend sur l’horizon, malgré la pénombre, je peux voir de gros nuages s’approcher, chargés d’éclairs, déversant déjà un rideau de pluie sur les contrées plus à l’ouest. L’air humide en porte déjà le parfum terreux, j’adore cette odeur, annonciatrice de déferlante d’eau. Les insectes sont nerveux et les grenouilles croassent de plus belles, invitant l’onde à se joindre à leurs chants.

- Ce que je veux ? Attention… Tu t’engages sur un terrain dangereux. Je travaille à Shreveport, au Silver Tools, à The Haven, tout au nord, dans le quartier industriel.

Une nouvelle fois, je lève mon regard azuré sur la demoiselle et sens mes joues chauffer. Heureusement qu’il fait nuit, c’est tellement ridicule un mec qui rougit dès la première phrase qu’il émet. Vasile se foutait toujours de moi. Si seulement j’avais un contrôle sur cette saloperie de timidité. Malgré la chaleur qui s’engouffre entre mes omoplates, je tente de garder les idées claires. Toussotant légèrement, j’ouvre le capot où une bouffée de chaleur me saute au visage. Instinctivement, je recule prestement et bats l’air de ma main. Sortant mon téléphone de ma poche, j’enclenche la loupiotte et la dirige vers le moteur. Il manque un bouchon, une soudure par-ci, un tuyau est percé par-là. Je me redresse et fais grise mine.

- C’est quand la dernière révision que tu as faite ? Regarde, approche-toi, je te montre. Tu as eu de la chance, elle a juste tiré la sonnette d’alarme, elle aurait tout aussi bien pu rendre l’âme en « foudroyant son propre cœur » c’est-à-dire, le moteur.

L’invitant à me rejoindre, je pointe le halo lumineux sur les différentes défectuosités que je vois au premier abord. Je suis certain qu’il y en a largement plus. Tout en parlant, nos épaules se frôlent, mes cheveux sombres se mêlent aux siens alors que le vent se lève vraiment.

- Là, regarde, je désigne un tuyau en plastique, rendu poreux par les années. Il est fendu et ici, ça, ça devrait être ensemble. Tu vois là, on voit que ça s’est tout décollé.

J’abrège mes explications suite à un coup de tonnerre particulièrement puissant, s’éternisant en roulant comme une avalanche de pierre dévalant tout un pan de montagne. Abandonnant la mécanique, je lève le nez et constate l’avancée de l’orage, elle est nettement plus rapide que prévue. La voûte est parcourue d’un immense éclair, allumant la nuit durant quelques secondes. Les bourrasques sont violentes, secouant les longues branches des saules, les faisant voler parfois à l’horizontale. La nature se déchaîne, les arbres suivent le mouvement en ondulant au rythme du souffle. Les hautes herbes en bordure de route se secouent vivement, fouettant avec assiduité les roues de la voiture.

J’emprisonne ma tignasse dans le cocon de ma capuche en la relevant. Les éléments m’obligent à presque à hurler lorsque je m’adresse à elle.

- Va falloir la faire remorquer. Je suis vraiment navré. Si tu veux, je t’emmène sur ma moto, y’a un truck-stop, dans cette direction, je lève la main et désigne l’endroit d’où je viens. Mais c’est bien à vingt bornes minimum, faut juste espérer que l’on y arrive avant la pluie. Tu as des choses à prendre ?

Certes, y’a aussi l’option de se mettre à l’abri dans sa voiture, mais me retrouver seul avec elle, coincé dans cet habitacle exigu, j’suis moyennement chaud. Un peu d’eau ne fait de mal à personne de toute façon. J’attrape mon vieux casque et le visse sur la tête de la miss, prenant garde à bien accrocher la fermeture.

- On protège les jolies têtes, c’est plus prudent. Allez, grimpe !
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Lun 14 Juin - 21:10 (#)

Rien derrière et tout devant, comme toujours sur la route
 
C’est apparemment trop près pour lui, il recule de quelques pas, mais je garde toujours mon sourire. Est-il inconscient ? Je l’aime bien, aux premiers abords. Il a l’air d’être quelqu’un de gentil. Il est évidemment serviable vu comme il est venu à mon secours. Est-il naïf ou crédule ? Laisse-t-il la chance aux autres ? Est-ce une manière pour lui de m’approcher pour m’attaquer, croyant que je suis une femme sans défense, seule, en pleine nuit ? Il reste planté là, à me regarder. Il me trouve belle, cet humain ? J’en ai bien l’impression. Mon sourire s’agrandit tandis qu’il essaie de reprendre ses esprits. L’orage sonne comme un gong pour dissiper la gêne qu’il éprouve et l’amusement qui m’habite.

C’est moi, qui m’avance sur un terrain dangereux ? S’il s’avait ! Il ferait certainement demi-tour. Mais c’est un sacré coup de chance que j’ai eu là. Il inspecte le moteur et à sa mine contrite, je comprends que c’est une catastrophe.

« La dernière révision ? »

Mon Dieu, qu’est-ce que j’en sais ? Je n’ai pas demandé à Jones de le faire ? Il ne me semble pas. À quoi sert-il si c’est pour oublier de penser à ma place ? Cet incapable doit penser aux aspects de ma vie faussement humaine, réviser la voiture en fait partie. Je lâche un long soupire qui traduit mon agacement. Je le paye pour quoi, au juste ? Il me demande d’avancer. Je m’approche pour regarder ce qu’il pointe du doigt, acquiesçant, en faisant mine de comprendre. C’est du chinois pour moi. Je lui souris parfois quand il me regarde. Mais je suis au moins capable de comprendre que mon bijou est foutu.

Le tonnerre nous surprend une nouvelle fois. Il va pleuvoir d’une minute à l’autre, c’est bien là ma veine. Le vent devient fort et je râle silencieusement. Mes cheveux vont être tout emmêlés, je déteste ça. Je place une main devant mon visage pour essayer de contrer le vent tandis qu’il met sa capuche. Il me demande si j’ai quelque chose à prendre. Ma valise ? Impossible. Je pince les lèvres, agacée par la situation. Je n’attrape finalement que mon sac.

« Allons-y… »

Il me met son casque et je le regarde incrédule, ne m’y attendant pas. Il est bienveillant. A-t-il une idée derrière la tête ou le fait-il par pure bonté d’âme. Des gens comme ça existent encore ? Je finis par monter derrière lui sur sa moto. Le moteur vrombit et nous voilà sur la route.

***

Après un long moment, nous voilà arrivés au truck-stop dont il m’avait parlé. Je descends de la moto et retire le casque que je lui rends. Nous avons pris la pluie et sommes mouillés. Je lui indique le restaurant pour que nous y soyons à l’abri. Une fois à l’intérieur, je m’assois sur l’une des banquettes en soupirant. Je souris ensuite à mon nouvel ami et me penche vers lui en souriant.

« Que faisiez-vous au beau milieu de nulle part ? Voulez-vous profiter de ma faiblesse pour profiter de moi ? Ou vous êtes réellement gentil ? »

Une serveuse s’approche pour prendre notre commande. Je laisse l’homme choisir ce qu’il souhaite et refuse de prendre quoi que ce soit.

« Je ne pense pas que vous m’ayez dit votre nom ? »
(c) AMIANTE

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Ethan Roman
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Sam 26 Juin - 20:46 (#)

Le trajet est plus long que je ne le pensai. Des trombes d’eau s’abattent sur ma passagère et moi, m’obligeant à ralentir drastiquement. Le vent rabat et charrie les branches souples des saules, des feuilles mortes se collent aux roues alors que les cieux sont zébrés par d’innombrables éclairs. Si j’avais été seul, je me serais arrêté à un endroit dégagé et j’aurai admiré le spectacle et qu’importe d’être trempé jusqu’à l’os. J’adore quand les éléments se déchaînent, admirer la nature faire sa démonstration de force, ça remet tout de suite les choses en place, nous rappelant que nous ne sommes pas grand-chose.

Par respect pour la pitchoune, assise derrière moi, je fais au plus et rallie le truck-stop après bien vingt minutes de routes. Sur le parking, d’immenses camions, typiquement américain, sont sagement alignés, surplombant les voitures qui pourtant sont déjà plus grandes qu’en Europe. La pluie et vent se sont calmés, ne formant plus qu’un crachat résiduel.

La nénette me précède, je la laisse choisir la table et m’assieds en face d’elle en rabattant ma capuche, dévoilant ma chevelure embrouillée. La climatisation de l’établissement est poussée à fond me faisant frissonner. Ma veste est trempée et je décide de le retirer, espérant que le cuir du blouson aura tenu bon contre les assauts de la tempête. Le dos de mon sweatshirt est sec, par contre, les épaules et le devant, là où se trouve la fermeture éclair, l’humidité a trouvé un chemin pour se frayer un passage. Les américains sont complètement fous concernant la climatisation, il fait toujours un froid de canard alors que dehors, il fait une chaleur à crever. La serveuse s’avance, son petit carnet à la main, mâchouillant un chewing-gum et demande de son accent traînant du sud que j’ai tant de mal à comprendre, ce que nous désirons consommer.

- Un café pour moi, s’il vous plaît.

Je jette un coup d’œil à la Cocotte en l’interrogeant du regard. Notre commande passée, je dépose les coudes sur la table et croise les bras dans l’espoir de me réchauffer un peu. Avant même que puisse exprimer mon mécontentement concernant la clim’, elle prend la parole, me questionnant sur ma présence sur les routes désertes du bayou. Souriant, je lui réponds sincèrement, n’ayant rien à cacher.

- Profiter d’une demoiselle en détresse ? Quel goujat je ferai ! Ce n’est vraiment pas dans mon caractère. En fait, je fuyais la civilisation, après une journée de travail. J’aime le calme et la quiétude de la nature qu’il me plaît de dessiner. En ville, il y a trop de monde, trop de bruit, trop d’agitation. Tu vois, même l’orage là, oui, on est trempé et la nature a donné de la voix, mais c’est pas pareil. J’adore les orages, c’est tellement beau, tellement féroce, ça commence par une petite brise, un simple souffle puis, ça enfle, le tonnerre roule, au loin d’abord, les éclairs qui transforment la nuit en jour. Ma voix se fait passionnée, mes bras se décroisent et s’agitent, accompagnant mes dires. Quelques gouttes s’échouent, mais souvent elles sont immenses, elles donnent le signal que le déluge arrive. Une douche froide mais naturelle inonde le paysage, lavant la flore et les routes…

Je me tais, me rendant compte de ma ferveur et surtout de la monopolisation de l’espace. Rentrant ma tête entre les épaules, je souris bêtement, sentant mes joues se colorer. Peut-être va-t-elle mettre cela sur le compte du chaud – froid ambiant. La serveuse revient et dépose mon café devant moi sans un mot et repart en traînant la savate. J’observe le visage d’ange de la demoiselle, elle est vraiment ravissante. Son teint diaphane est parfait, ses yeux intenses sont des joyaux dans ce visage rieur. Ses mains fines accompagnent des gestes élégants, elle semble raffinée et fragile me donnant l’envie de la protéger. Ses frêles épaules sont mouillées, tout comme le bas de ses cheveux. Je m’inquiète pour son bien-être.

- Tu as froid ? Tu veux que je demande s’ils ont une couverture ? Le temps que tu sèches un peu ? Tu devrais prendre quelque chose de chaud. Tu as besoin de quelque chose ? Je peux faire quelque chose pour que tu te sentes mieux ?

Me rendant compte que je ne réponds pas à ses questionnements, j’enchaîne, déridant et délestant mon visage des rides d’inquiétude.

- Désolé, oui, je ne me suis même pas présenté. Je m’appelle Ethan et je travaille dans un garage à The Haven. Je suis vraiment mécanicien. Mais assez parlé de moi. Je parle beaucoup trop, on me le dit sans cesse et je suis sûr que tu vas leur donner raison. Allez à toi ! C’est quoi ton nom ? Et pitié, arrête de me vouvoyer.

Me taisant enfin, je trempe mes lèvres dans le café, mauvais, mais qui a au moins le mérite d’être chaud.
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Dim 12 Sep - 13:57 (#)

Rien derrière et tout devant, comme toujours sur la route
 
La pointe de mes cheveux trempés me colle à la peau, j’essaie de leur faire reprendre un semblant de discipline lorsque nous nous asseyons à notre table. En vain. Je finis par capituler tandis que mon compagnon de route retire sa capuche, découvrant une chevelure aussi indisciplinée que la mienne. Il a l’air de ressentir le froid, alors je fais mine de passer mes mains sur mes bras pour me réchauffer. Comme toujours, je dois jouer la comédie. Après la commande passée, mes coudes s’encrent sur la table, mes mains se croisent avec grâce et mon menton se pose délicatement sur ses dernières pour écouter l’homme face à moi. Je ne quitte évidemment pas mon air mutin durant notre discussion. Il est passionné, les gens passionnés sont les plus intéressants. L’oreille attentive, je le laisse finir son récit et finis par demander :

« Vous dessinez, alors ? Aurais-je la chance de voir l’un de vos croquis ? »

Qui aurait pu deviner qu’il s’agissait d’un homme sensible aux paysages naturels ? Il rougit même, témoignant d’une certaine timidité. A-t-il honte d’en parler ? Est-ce moi qui l’intimide ? Il avait pourtant l’air si à l’aise depuis le début de notre rencontre. Je veux en savoir plus, comme toujours, décrypter les hommes pour connaître leurs pensées les plus profondes est un passe-temps dont je ne me lasserai jamais.

Je suis soudainement assaillie de questions. Je lève haut les sourcils et finis par lâcher un léger rire pour détendre le motard. Il a l’air de réellement s’inquiéter et de ne pas savoir réellement comment s’y prendre.

« Une couverture, c’est très bien. Je ne prendrai rien, j’ai mangé avant de partir, si quoi que ce soit passe ma gorge, je crois que je vais vomir. »

Mes yeux se plissent pour me donner un nouvel air facétieux. Des excuses, pour ne pas manger et éveiller les soupçons, j’en ai des tas. J’espère qu’il ne se doutera de rien. Je tiens à garder un peu de mystère pour apprendre à le connaître, qu’il ne se méfie pas encore. Ma main se lève pour la lui serrer. La clim pourra facilement justifier la froideur de ma peau.

« Enchantée, Ethan. Je suis Aurora. Ravie de te rencontrer. Je suis mécène, j’aide les artistes à se lancer dans le grand bain… »

Je ne lâche pas sa main, tandis qu’il boit une gorgée de son café. Je veux voir si sa timidité est due à la présence d’une femme ou pas.

« Est-ce que tu pourras m’aider à réparer ma voiture quand tu auras du temps libre ? demandais-je en me penchant vers lui. Je te serai infiniment reconnaissante. Je sais rendre l’appareil quand on me rend service… Tu pourras me demander n’importe quoi et je le ferai, je connais du monde, je suis certaine de pouvoir satisfaire n’importe lequel de tes souhaits. »

Je lui lâche finalement la main pour venir la reposer sur la table. Je pousse peut-être un peu trop les limites, mais ça fait longtemps qu’un humain ne m’a pas autant amusé.
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ASHES YOU WERERien derrière et tout devant, comme toujours sur la route - Ethan & Aurora 17108d3795a212ee3f0bb504818a4fc5

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Facultés : Aspirateur à emmerdes
Thème : Ohne Dich / Rammstein
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ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Ethan Roman
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Double compte : Salâh Ad-Dîn Amjad // Blanche de Lantins
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Date d'inscription : 22/01/2021
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Sam 22 Jan - 19:50 (#)

C’est à peine si elle finit sa phrase, que je suis déjà debout, hélant la serveuse, lui demandant un plaid. Vu la moue qu’elle me tend, j’enchaîne avec une commande d’une portion de tarte aux pommes, histoire de consommer un peu plus qu’un simple café à moins d’un dollar. Légèrement plus motivée, elle revient avec deux couverture, ayant certainement remarqué la chair de poule qui couvre mes bras. Je la remercie chaleureusement et retourne vers la petite chose blonde qui m’attend sagement. La pauvre, elle doit être glacée. Proche de la table, je déplie une des couvertures et l’emmitoufle délicatement dedans, prenant garde à relever ses cheveux. Je fais de même avec la seconde, la posant sur mes épaules.

- Ca serait quand même idiot de chopper la mort à cause d’une clim’ mal réglée. Ça va mieux ? Moins froid ? T’es sûre que tu ne veux rien de chaud ? Ou peut-être un truc un peu plus fort ? N’hésite pas hein, c’est moi qui régale.

J’aurai bien retiré mon t-shirt mais je doute fort que cela plaise aux autres consommateurs et encore moins à la serveuse, qui manque indéniablement d’énergie. Elle se traîne d’une table à l’autre, apportant les diverses commandes avec un flegme impressionnant. Je sens que je vais devoir attendre une éternité pour mon dessert.

Lorsque je relève les yeux de mon café, je croise le regard clair de la Nénette qui me réchauffe plus sûrement que ma boisson. Elle est vraiment toute mignonne et cette petite fossette qui se forme sur sa joue lorsque qu’elle sourit, ça me fait craquer. Un peu nerveux, je tripote ma cuillère et souris à sa demande.

- Oh, tu sais, ce ne sont que des dessins assez simples, uniquement au crayon ou plus rarement au fusain, j’ai n’ai pas vraiment de talent. C’est juste que ça me détend. Et je suis assez pudique concernant mes gribouillis. Peut-être… un jour.

Garance était ma muse et mon critique. Elle avait toujours les mots justes, ne s’extasiait pas devant le moindre coup de crayon et encadrait, en silence, ceux qu’elle appréciait. Je ne sais pas si je suis prêt à dévoiler cette partie intime de mon existence. Elle n’insiste pas, je lui en suis muettement reconnaissant.

Incapable de rester immobile, je décolle mon t-shirt de ma poitrine avec un espoir illusoire qu’il sèche plus vite. Sa main apparaît dans mon champ de vision et vient agripper la mienne. Misère, elle est encore plus froide que la mienne, détail qui s’envole devant son visage d’ange, orné d’un magnifique sourire. Ses yeux, si clairs, pétillent malicieusement, éveillant un truc bizarre dans ma poitrine.

- Ben écoute, tout le plaisir est pour moi. Je n’allais quand même pas de laisser engueuler cette pauvre Lincoln…

A mon tour de lui tendre un sourire audacieux qui empourpre une nouvelle fois mes joues. Faut vraiment que je travaille ma timidité devant les donzelles, ça en devient pathologique. Mais faut dire qu’elle a un truc qui est très spécial, un je-ne-sais-quoi qui fait naître des trucs bizarres dans mon dedans. Je dois avoir l’air d’un idiot à la regarder comme ça. Une étrange demande déboule, me déconcertant un peu plus.

- Tu… Tu veux que je m’occupe de ta voiture ? Avec toi ? Oui, avec plaisir. Mais tu es sûre que tu veux m’assister ? Tu sais, c’est pas très passionnant de réparer une voiture. Enfin, je doute que cela te plaise. Dévisser, démonter, gratouiller le cambouis, chercher la faille, l’erreur, ce qui ne devrait pas se trouver là où le câble qui présente un défaut, qui n’est pas bien arrimé, remplacer la pièce qui est fendue ou carrément cassée, puis il faut tout remonter. C’est un peu comme des légos, mais en bien plus salissant. Et de jolies mains comme les tiennes… Faudrait pas les abîmer.

Qu’est-ce qui me prend ? J’ai vraiment dit ça ? Récupérant ma main, je me gratte la gorge et fais bon accueil à la serveuse qui a enfin trouvé le temps de venir jusqu’à notre table. Elle dépose la part de tarte qui est brûlante, accompagnée d’une boule vanille qui, déjà, commence à fondre. L’odeur qui s’en échappe me met l’eau à la bouche, même si je n’ai pas d’appétit. Ce genre de met se mange sans faim. Sans attendre, j’attaque la nourriture, perturbant l’étrange alchimie naissante.

- Te demander n’importe quoi ? Je penche la tête sur le côté, un sourire malicieux dansant au fond de mes prunelles claires. Attention, je pourrai devenir exigeant. Brisant l’œillade, me concentrant sur la nourriture, j’ajoute simplement : C’est mon métier, mais je le ferai avec plaisir. Mais achez par’er de moi. Et toi ? De quoi est fait ton temps libre, hormis taper sur les voitures ? T’es sûre que tu n’en veux pas un petit bout ? La tarte est délicieuse !

A l’aide de ma cuillère, je montre le dessert en lui tendant un visage radieux.

- Si tu n’as pas eu trop peur et si tu as envie, je te ramène après chez toi. Si tu préfères prendre un taxi, je serais terriblement déçu, mais je comprendrais. Et j’irai chercher ta voiture avec la dépanneuse. Ça te convient comme programme ?
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