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Fragilità dei miraggi ~Lafayette ~ Kaidan~

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Sugar Mommy, la randonnée c'est ma vie (et mes collines ne demandent qu'à être explorées)
Medea Comucci
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En un mot : Humaine. Profiler pour le FBI et consultante pour la NRD
Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
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Mer 23 Juin - 23:34 (#)


janvier 2021

Medea a volontairement attendu avant de s’approcher de Kaidan Archos. Elle a pris le temps de se renseigner sur ses dossiers. D’étudier ses relations avec ses collègues et autres agents. D’être dans son paysage visuel sans pour autant empiéter sur son espace. Ils se croisent certains jours, et elle ne renie aucune des civilités qui émaillent la vie sociale des agents travaillant dans les mêmes bâtiments avec des affectations différentes. Il a une réputation d’efficacité et de solidité, malgré cela, il y a une aura de malaise de la part de certains autres membres de la NRD. Est ce qu’ils sont sensibles au danger qu’il représente?

Ce n’est pas ce qui a maintenu la Sinueuse à l'écart. La menace que peut être Archos en sa qualité de créature sous “contrat” et prêté par la MRU au NRD, elle ne la craint pas. Elle l’a déjà vécu et sait qu’il y a des erreurs qui ne peuvent être répétées. Il lui fallait cerner davantage le caractère de l’homme qui détient des clefs récentes concernant le loup-garou qui hante beaucoup trop de ses nuits. La brune a choisi, dans un premier temps, de ne pas chercher à creuser les raisons pour lesquelles il a choisi de collaborer avec la MRU, bien qu’elle soupçonne sans mal un pardon sous condition pour des crimes passés. Cette histoire est familière. Si familière. Trop familière et creuse un trait glacé au creux de ses entrailles. Néanmoins, il ne s’agit que d’intuitions de sa part. Bien qu' elle leur accorde une confiance certaine, elle préfère quand les faits les supportent. Cependant, si ces quelques heures ensembles ne débouchent sur rien, elle devra réviser sa position et chercher qui corrompre pour avoir accès aux éléments scellés le concernant. Cela fait plus de dix ans qu'elle attends une piste solide. Medea se refuse à laisser une quelconque impatience ruiner ses chances d'y parvenir enfin.

La profiler a conscience qu’elle est arrivée à un point où il lui est impossible d’en apprendre davantage sur lui sans une interaction directe et personnelle. Cela fait près de soixante douze heures qu’elle travaille avec Duncan et Wayne sur un dossier aussi urgent que sordide. La dernière phase est exactement ce qui correspond aux compétences de Kaidan. C’est l’occasion qui lui faisait défaut jusqu’à maintenant. Rassemblant les éléments et les arguments pour convaincre sa superviseur de lui attribuer le grand blond pour les quarante huit heures à venir. La prévenant qu’ils ne seraient sans doute pas de retour à Shreveport dès le soir même. Le lendemain dans la journée au mieux.

Il est tôt, à peine six heures du matin et Medea ne s’est pas couchée avant deux heures. Après avoir mis au point les détails de l’affectation aux alentours de vingt-deux heures, laissant le soin à la cheffe d'antenne de s’assurer que Kaidan sera matinal, l’italienne a passé le reste de la soirée à réfléchir aux meilleurs angles d’approches. A comment mettre hors d’état de nuire leur cible tout en protégeant ceux qui l'entourent. Elle relit les interrogatoires de ces derniers jours, retrouver les chaînons manquants avant de s’écrouler de sommeil. Pour une rare fois depuis des semaines, le trublion qui ne cesse de perturber l’équilibre bien rodé de sa routine a décidé de lui laisser un peu de répit. Il s’agit d’un conflit qui ne fait que commencer. Le clan du Chaos regrettera ces impudences, considérations secondaires au regard des heures qui se profilent.

Son maquillage est plus léger, choisissant une nuance d’un vert pâle qui viendra éclairer les ombres de ses prunelles, un trait de crayon khôl et mascara suffisent pour ses yeux. Délaissant les rouges carmins pour ses lèvres, ce sera un délicat rose corail. Elle atténue ses griffes et adoucit les lames de son caractère. Néanmoins, pas assez pour se défaire de ses bijoux en argent, que ce soit sa croix ou ses bracelets d’argent qui tintinnabulent à son poignet gauche. Un pull vert bouteille asymétrique, un jean noir et un perfecto en cuir plus tard et elle quitte l’hotel dans lequel elle a pris ses quartiers depuis qu’elle est à Sherveport. Tout comme sa voiture est celle d’une agence de location, elle n’a absolument pas commencé à avoir de vraies racines en Louisiane. Tant qu’elle n’a pas fait de réels progrès pour sa carrière, il lui est difficile de se projeter dans un Après durable. Cela ne l’affecte pas. Pas vraiment. Elle est entièrement tournée sur les urgences présentes.

C’est un début de journée trouble et presque laiteux. La brume effaçant les angles et les aspérités. Si paisible qu’il serait si aisé d’oublier les conflits larvés qui ne cessent de prendre de l’ampleur entre les différentes factions de la ville. Elle gare sa voiture non loin de celle de Kaidan qui semble être déjà présente. Elle pose sur le toit du véhicule deux gobelets de café à emporter. Un noir sans crème, avec un sucre pour elle, un noir avec sucre à disposition pour son futur “partenaire”. Medea ferme un instant les yeux sous l’intensité d’un rayon de soleil qui perce le brouillard de manière éphémère. Elle a besoin, un besoin insensé et brutal, des informations que détient Kaidan concernant Carlisle. Il est celui qui a été en contact avec le Loup-Garou le plus récemment selon les informations officielles qu’elle a acheté à prix d’or. Ils ont été compagnons de cellule quand bien même pour un temps réduit. Il est celui qui peut lui permettre de mettre fin à cette funeste cavale. Ce qui lui a été impossible à déceler à distance, c’est à quel point il serait accessible à ses questionnements. Néanmoins, si ils ont été emprisonnés ensemble, elle doute sérieusement que sa loyauté soit envers une agence gouvernementale ou une autre.

La flamme du zippo qui diffuse sa brève chaleur alors qu’elle allume sa première cigarette de la journée. Dans une nonchalance détendue, elle s’adosse contre la portière conducteur de la voiture de Kaidan. Une bouffée de tabac. Les jambes croisées aux chevilles, elle attend simplement que l’agent de la Nrd la rejoigne pour des heures qui promettent de s’entrechoquer avec violence. Avant d’aborder tout point personnel, ils ont une Cess à neutraliser. Et au vu du danger qu’elle représente, ce ne sera pas sans risque. Dans son sac à l’épaule, tout aussi bien les pièces qu’elle va développer si il n’a pas eu les différents mémo, mais aussi son pistolet à double canon, lui permettant d’utiliser des chargeurs de balle classique mais aussi des munitions en argent si nécessaire.

Un noyau qui se cristallise et qui devient une évidence alors qu’elle l’attend en ce début de journée d’hiver. Elle n’a pas confiance. Elle n’a aucune confiance en lui et malgré cela, ils peuvent se retrouver dans une situation où ils devront chacun protéger l’autre s' ils souhaitent s’en sortir sans blessures. Fumée translucide de sa cigarette qui s’évapore de ses lèvres. Qui se dessinent en un sourire calme, déterminé et d’une assurance totale.
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Ven 2 Juil - 23:15 (#)


Il était tôt, mais ça ne changeait rien.
Ça puait.

La pollution, la transpiration causée par l’humidité, le froid qui capture les odeurs et les laisse planer au-dessus de la ville jusqu’à un réchauffement à l’heure du diner. Le système de ventilation attaché au building où siégeait le NRD crachant abondamment l’air filtré de l’intérieur vers l’extérieur. Il pouvait presque renifler le putain de parfum merdique de Brittany, sa secrétaire au cinquième étage. Les égouts renfloués des dernières pluies froides d’hiver sous ses pieds comme un nil de déprime. La poubelle extérieure qui déborde de gobelet de café en plastique. Le type qui fait du jogging devant la préfecture à l’arôme de sexe, de latex et de boisson forte. L’avion qui passe au-dessus des nuages, zébrant le ciel de son carburant volage. Au finale, la brume emballait le tout dans une ambiance olfactive agressante et désagréable. 

Cela demandait une concentration et un lâcher-prise hors du commun pour une bête sensible aux affronts quotidiens envers la Nature, de continuer à fonctionner en société sous cette forme humaine. Il avait appris. Radovan lui avait enseigné à ne pas s’indigner de tout ça, de faire preuve de sang froid, de stoïcisme… de conserver ses forces et sa rage pour plus tard. Le vieux était peut-être fou, mais il avait créé un successeur atrocement efficace à ce sujet.

Tout n’était qu’une question d’apparence.

Un long soupir, il ajusta l’encolure de son trench-coat puis revint sur ses pas en s’approchant lentement quand il entendit l’autre voiture se garer près de celle qu’on lui prêtait. Kaidan capta l’odeur de la Comucci, du café et de sa cigarette. Un musc particulier qui atteignit ses narines avant même d’avoir un visuel précis au travers du brouillard matinal. Devant les bureaux du NRD, il était d’avance. Ponctuel, parfait petit soldat, les informations d’une affection dernière minute auront eu le mérite de le surprendre. Il avait planifié sa soirée autrement, mais, en voyant le nom de l’agent qui réquisitionnait sa présence, le métamorphe avait souri avec une certaine forme d’enthousiasme.

Ce n’était qu’une question de temps.

Ils s’étaient déjà croisés dans les corridors, mais le hasard ne pouvait pas être mieux provoqué que par une demande officielle à son supérieur. Prêter le brave toutou pour le rendre utile et garantir un bon taux de réussite de leur mission était plus important que de s’assurer des dispositions de celui-ci à accomplir telle ou telle mission. Cette vie d’agent de terrain était détestable, mais une journée comme celle-ci annonçait quand même d’être teinté de quelques tensions intéressantes.

- Agent Comucci? Kaidan Archos. Vous avez réquisitionné mon assistance? se présenta-t-il avec un sourire d’usage, une main tendue de convenance, avec un signe de tête en salutation avenante. Sapé comme si le NRD l’avait engagé pour un défilé de mode du parfait employé modèle et fringuant, Kaidan portait toujours des vêtements merveilleusement bien ajustés à sa musculature et sa grandeur. Cadeau de son chaperon qui se servait de lui comme d’une poupée Barbie et remplissait son dressing de vêtements qu’il n’aurait jamais achetés. Forcé d’avouer qu’il avait de l’œil et portait une attention particulière à lui foutre sur le dos des vêtements en matière la plus naturelle possible, il n’en avait que faire de son look. À défaut d’être nu (chose qu’il préférait largement), il portait sans se poser trop de questions, les agencements stylés que son traitre gardien lui concoctait avec une passion étrange et qui le laissait dans l’incompréhension totale. Bref, sous son long manteau gris, une chemise ajustée parfaitement à son large dos, au premier bouton déboutonné, en lin et coton biologique bleu foncé, un pantalon brun/beige dans une bottine à la cheville de cuir brun poli.

Et pas de cravate.
Au moins, il pourrait respirer.

Kaidan prit un instant pour observer son acolyte du jour, s’imaginant très bien le bouillonnement qui devait faire rage derrière ces prunelles carmélites qui observaient chacun de ses gestes. Elle ne manquait aucun de ses mouvements, analyserais probablement tout ce qu’il ferait. Ce n’était pas par confiance qu’elle avait demandé à Siméon Barrois, son préféré d’entre tous, d’emprunter les services du Archos. Elle était plutôt jolie, ce qui ne l’empêchait pas de se douter qu’elle était un agent efficace ou redoutable. Elle avait des choses à prouver et surtout à terminer.

Conscient qu’elle pensait qu’il serait probablement une clé dans sa quête de vengeance, le métamorphe préféra jouer le jeu, voir où mèneraient les limites de la patience de Medea.

Franchement, il espérait être surpris. Il avait des attentes sur la perspicacité de cette profileuse du FBI, frôlant la cinquantaine dans une bonne forme physique. Ça serait encore mieux s’il découvrait qu’elle n’était pas à l’image de l’organisation qui l’emploie. Il en avait marre de croiser des humains insipides, qui se croyaient tout permis, détruisant ce qui ne leur appartenait pas. Il espérait réellement qu’elle soit à la hauteur des maigres informations qu’il avait grappillées sur elle.

- Vous me faites un topo de la situation dans le parking ou sur la route? dit-il, évitant soigneusement de donner de l’attention aux gobelets de cafés qui refroidissaient sur le dessus de sa voiture.
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Mer 7 Juil - 11:25 (#)

Il a dû arriver quelques minutes avant elle. Contre sa main gauche, le capot est encore tiède. Elle tente de simplement se concentrer sur le rush de la nicotine et l’amertume maitrisé du café. Il allait pénétrer dans le bâtiment principal quand il entend le moteur discret de son propre véhicule qui se gare. L’Italienne peut le voir faire volte-face et le temps qu’il la rejoigne, elle a eu le temps de s’adosser contre sa portière, café en offrande pour lui, histoire de démarrer la journée d’un bon pied.

Sa démarche est assurée, tranquille alors qu’il s’approche d’elle sans hâte ni reluctance. Les vêtements qu’il porte sont d’une élégance discrète qui ne peuvent totalement dissimuler la carrure de ses épaules. Il est bel homme mais n’exsude pas cette arrogance masculine si insupportable de ceux qui le savent et attendent des autres qu’ils agissent en conséquences. Ce qui le rend d'autant plus séduisant.

Il doit savoir pourquoi elle a fait appel à lui en particulier, et malgré l’attention exquise qu’elle porte à son visage, à sa posture, à ces silences des mots que trahissent le corps, Medea constate qu’il ne semble ni stressé ni agacé de sa requête. Ses mots sont posés et courtois. Ni antagonisme ni provocation. Elle ignore à quoi elle s’attendait, mais cette sérénité est agréable. Sa main s’avance à son tour à la rencontre de la sienne, la lui serrant, sans chercher à la retenir plus longuement qu’une poignée de main courtoise, ni fuyante. -Bonjour, Agent Archos, appelez moi Medea, si cela vous convient, répond elle avec un sourire aimable. Sans lui faire l’offense d’utiliser son prénom avant d’ avoir son accord. Une bouffée de cigarette. La profiler s’est déplacée, lui laissant accès à sa voiture et s’assurant que les bourrasques de vent ne rabattent pas le tabac vers lui. Les Garou ont un odorat sensible. Ces infimes détails sont un faisceau destiné à ne pas se présenter directement sous les atours d’un adversaire qu’elle ne souhaite pas devenir. Pas sans raisons précises. Elle reprend, une pointe de sérieux dans le timbre, accrochant son regard quelques instants -Oui, je sais que je n’ai pas totalement suivi la voie hiérarchique mais l’affaire est urgente et je pense que vous êtes le mieux placé pour m'assister.

Si son partenaire de la journée songe qu’elle va entrer dans le vif des raisons personnelles de sa présence à ses cotés, il en sera pour ses frais. Ce n’est pas le moment. Pourtant, ho pourtant, la brune a une parfaite conscience que des réponses concrètes et précises sont à sa portée. Si proche qu’elle sent que sa traque de dix ans peut toucher à sa fin sur quelques mots de Kaidan Archos. A t’il conscience de l’impatience qui crame ses veines? De l’Envie de ses paroles? De son Besoin qu’il s’ouvre à elle? Medea s’impose un contrôle total et glacial sur le maesltrom de ce qu’elle ressent. Agir autrement aurait un goût proche du désespoir qui l’écoeure d’avance. Elle n’a pas réussi à ressortir des limbes désertiques où elle errait depuis dix ans pour se sacrifier sur une erreur aussi conne. Cazzo di inferno. Est ce que Carlisle s’est ouvert à quelques confidences sur celle qui était son geôlier informel ou bien n’a t’il rien livré? N’ayant aucun indice sur ce point précis, elle préfère ne pas faire de suppositions. Plus intelligent de partir du principe que le Garou a été prévenu contre elle par sa Némésis. Sans tirer des conclusions abruptes pour autant. Medea navigue sur un filin rongé par l’acide, jonglant avec trop d'incertitudes pour que ce soit confortable.

-Si cela ne vous dérange pas de conduire pendant que je vous fais un rapport sur la situation, c’est préférable que nous commencions à rouler. Nous avons un peu de route, nous allons dans la banlieue proche de Lafayette, l’antenne locale nous a demandé de l’aide il y a quelques semaines. Nous sommes un peu plus équipés qu’eux pour gérer ce dossier. -Elle écrase sa cigarette dans le cendrier à quelques pas de là, achève son café, le gobelet disparaissant dans la poubelle adjacente. Quelques secondes plus tard, la Serpentine a récupéré le porte document contenant les informations nécessaires avant de se glisser aux cotés de Kaidan. Evidemment qu’elle attache sa ceinture. -Si j’avais su que vous n’aimiez pas le café, je vous aurais pris du thé, plaisante-t-elle, en constatant que le café offert est resté délaissé. Elle n’en prend pas ombrage, sachant qu’elle le boira plus tard.

Medea n’a pas mis de parfum, et son gel douche avait des notes à peine florales, évitant de surcharger l’habitacle avec une discordance olfactive qui serait désagréable à son sens de l’odorat plus fin que le sien. Pendant quelques minutes, elle se contente de laisser s’engager vers l’autoroute, réglant simplement le gps intégré à tous les véhicules de services vers leur destinations finales. Une main qui passe dans ses courtes mèches, son regard sombre posé sur le profil de l’homme si proche et qui pourrait décider que sa liberté a davantage de prix que le levier que le MRU a sur lui. Volontairement, elle n’a pas creusé le dossier de Kaidan, ne souhaitant pas influer ses décisions et préférant agir en fonction de lui sans données parasites. Combien de temps il lui faudrait pour planter la voiture dans une rembarde de sécurité et disparaître sans laisser de trace? Lorsqu’elle élève à nouveau la voix, il n’y a plus la moindre présence de badinage. -Il y a six semaines et trois semaines, deux jeunes femmes enceintes, chacune proche de leur terme, ont été retrouvées assassinées à Carencro, dans la banlieue de Lafayette, à deux endroits différents. Les corps étaient dans un tel état qu’il était difficile de savoir si les fœtus étaient morts avec leurs mères. -Son phrasé est neutre, précis. Détaché des horreurs qu’elle décrit. Il n’y a plus de place pour l’affect à ce moment précis. -C’est l’autopsie des deux victimes qui a permis de déterminer que les deux bébés avaient été extrait par une césarienne avant les mutilations, post mortem. Les analyses de celles-ci ont mis en avant qu’elles étaient d’origines animales. Les mesures, les prélèvements sont formels. Il s’agirait d’attaques de Tremarcos Ornatus. D’un ours à Lunette. Qui, s' il n’hiberne pas, est originaire d’Asie. Aucun parc animalier de la Louisiane ni des États contingents a reporté l’absence de l’un de leurs pensionnaires. Il n’y a aucune présence de ce type d’ours parmi ceux natifs de la Louisiane. De plus, l’endroit, la manière dont les cadavres ont été retrouvés, ainsi que la disparition des nourrissons trahissent une intelligence et une volonté qui n’est pas compatible avec un comportement d’ursidé.

Sa tête repose sur le dossier de son siège. Pas de musique ou de radio pour couper le sordide de la tache qu’ils vont devoir affronter. Elle se tait. Permettant à Kaidan d’absorber toutes les implications de ce qu’elle vient de lui dire. D’éclaircir certains points ou de poser des questions si nécessaires. Medea lui présentera la suite du dossier après. Ils ont le temps, près de trois heures de route. A nouveau, son cou pivote vers lui, l’observant en silence.
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Ven 16 Juil - 23:00 (#)


Pas particulièrement galant ni d’une courtoisie empressée auprès de ces collègues, Kaidan accepta de bon cœur de passer directement au prénom.

- Si cela vous convient de m’appeler Kaidan. J’espère être à la hauteur de vos attentes sur ce cas-ci.

Parce que, après tout, qu’elle n’ait pas fait le parcours classique pour avoir accès à ses talents ne le choquait pas particulièrement. Les mots se passaient rapidement dans l’immeuble. Sa détestable secrétaire avait déjà dû se taper tout le monde en disant à qui veut l’entendre qu’elle travaillait pour le garou de service. Il est forcé d’avouer qu’il trouvait cela un peu étrange que le PASUA n’est déjà pas sa propre ligue de CESS extraordinaires pour mener à bien leurs missions. Cette tendance monoracée d’une institution qui aime se faire passer pour le bien était ridicule. Considérant les atouts physiques et physiologiques de créatures coincés comme lui dans l’engrenage, les conséquences semblaient relativement faciles à gérer quand on brassait les bourses et tirait les bonnes ficelles.

Une Suicide Squad de CESS.
Radovan se retournerait dans sa tombe.

Sans s’obstiner, il passe au volant de la voiture, attend que sa copilote boucle sa ceinture et il passe le bras derrière le siège de sa voisine, pour se tourner vers elle, regard vers l’arrière pour faire reculer l’automobile. La distance entre eux diminuée par la manœuvre nécessaire pour sortir du parking, le métamorphe sourit quand elle explique qu’elle lui aurait pris autre chose à boire si elle savait pour ses goûts en matière de boisson chaude.

- C’est que vous n’avez pas pris le temps de me le demander, mais maintenant, vous savez. Vert. J’aime un thé vert très chaud.  Pas désobligeant, ce n’était en rien une réprimande. Il exposait simplement les faits. À moins qu’elle soit un devin, c’était impossible de deviner. Il ne raffolait pas du café bon marché. Même ceux qui sont issus de commerce équitable ne l’étaient jamais vraiment. Il avait parfois l’impression de goûter à la misère et l’esclavage moderne d’un autre pays. Sans parler des produits chimiques, de la transformation douteuse du grain et du transport. Est-ce que c’était mieux le thé? Non, pas toujours, mais infusé dans l’eau, ça ne le choquait pas trop. En plus, la caféine avait un drôle d’effet sur lui. Ça en fait plus pour vous. Conclu-t-il en reprenant sa place devant le volant sur lequel une main se ferme volontairement sur le haut de celui-ci. Son coude vient se déposer sur l’accoudoir entre les deux sièges et ils quittent Shreveport en silence.

Déplaçant ses épaules doucement, il laissa le loisir à l’humaine avoisinante de prendre parole quand elle le souhaitait. Le silence ne le dérangeait pas. Il était simplement reconnaissant pour l’occasion de faire quelque chose d’utile hors de son bureau. Puis un peu de routes lui changeraient les idées. Oh, il n’oubliait pas avec qui il était. Ça serait ridicule de penser que cette sortie serait de tout confort et dans la bonne humeur, mais il préférait de loin la laisser mener leurs jeux pour l’instant. Une mission restait une mission; l’important c’était de la remplir ou du moins, ne pas se faire tuer pendant son accomplissement. Si cela couvrait aussi du même fait, les réels intérêts de Medea, pourquoi pas? Toute la carrière de Kaidan servait aussi dans ce but précis. Ce n’est pas ça qui allait l’empêcher de dormir.

Quand elle ouvrit le dossier, il glissa un bref regard aux rapports et aux photos qui y étaient attachés. Retournant son attention sur la route, le métamorphe écouta patiemment le compte rendu. Non sans expression, il haussa les sourcils d’abord intrigués puis les fronça au sujet des victimes et du mode opératoire. C’était sordide. Fallait être dérangé pour prendre son pied à s’en prendre à des femmes enceintes et s’amuser avec leur fœtus.

Il laisse un temps pour assimiler les informations puis demande simplement :
- Et notre mission est? Trouver des informations? Des indices? L’identifier? Le traquer? Le tuer? Le ramener? Parce que dans certaine situation, il avait beau être plus utile, rapide et fort qu’un humain lambda, il y avait des limites à ce que deux agents, aussi doué soit-il, à ramener un Ours à lunette garou en un morceau. Les victimes, vous avez pu déterminer à combien de mois de gestation elles étaient? Des similarités entre les jeunes femmes? Âges, apparence physique…

Il tourne la tête brièvement pour observer la némésis de Gautièr et son regard de jade s’attarda quelques secondes à soutenir le sien sans aucune gêne. Ses prunelles se détournèrent seulement pour retourner se concentrer sur les kilomètres qu’avalait la voiture. Vous vous doutez donc que ce se soit un garou. Ce qui explique la raison que Barrois à si promptement accepté mon affectation à ce dossier. Oh, oui. Lançons le chien de service sur les siens. Il est du MRU en plus, ceux qui sont profondément accros aux thérianthropes. C’est nettement parce qu’il vous fait confiance.

C’est vrai que dans la situation, elle était nettement en désavantage. Il pourrait la tuer, la bouffer puis repartir, libre. Son ancien partenaire de labo serait peut-être frustré d’avoir abimé une si belle (et chiante) chose — C’est certain qu’il n’aimerait pas qu’il fasse joujou avec ses bibelots, timbrés comme il est. — mais ça valait peut-être le coup.

Et il serait traqué. Il n’aura jamais la paix. L’organisation à ses trousses de toutes ses factions, partout autour du monde. Et il ne saura jamais ce qui est arrivé à ses enfants et leur mère.

C’est certain qu’elle avait pensé à cette possibilité elle aussi. Elle ne l’accompagnerait pas en solo sans s’être préparé ou avec un plan pour le niquer à son tour s’il tentait quoi que ce soit.

Est-ce que ça en vaudrait le coup?
Bonne question.
Il avait d’autres plans.
Mais, rien ne l’empêcherait de fantasmer quelques instants sur cette liberté durement perdue.
Surtout quand on réalisait qu’il n’avait rien fait de mal, hormis d’être une créature rarissime dans cette faune étrange et incomprise.

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Ven 6 Aoû - 10:42 (#)

L’homme ne se montre pas d’un grand amour concernant les protocoles entre agents et Medea n’en est pas surpris. Si il peut accepter de suivre les codes de l’organisation qui “l’emploie” pour mieux se fondre dans le décor, il ne doit guère éprouver de loyauté à l’égard de celle-ci. Pas dans les circonstances particulières qui régissent son contrat. Un sourire en demi lune. Difficile de savoir si il est sincère ou juste des mots de convenances. Néanmoins, Medea espère aussi qu’il sera à la hauteur. Sur les deux plans. -Votre réputation vous précède.

Les premières minutes se concluent lorsqu' ils entrent en voiture. Si l’italienne aurait pu conquérir le volant pour garder le contrôle du véhicule, elle a besoin d’avoir les mains libres pour exposer à son partenaire le cas spécifique qui requiert son assistance. Se lancer dans une lutte alpha serait d’un stérile qu’elle ne contemple pas une seconde. Gaspillage d’énergie. Le bras du grand blond ( avec deux chaussures noires) s’enroulent dans son dos alors qu’il manœuvre la voiture pour sortir du parking. Créant une proximité entre eux qui n’est pas tout à fait dérangeante.  

Il n’y a pas de tensions entre eux. Pas d’hostilité déclarée. Pas de naïveté non plus. Ils savent qui ils sont sans que cela ne fasse d’eux des adversaires. Pas tant qu’un acte ou un autre leur fera traverser le Rubicon. Une pointe de taquinerie dans le timbre légèrement grave de l’italienne. - Du Sencha, du Gunpowder ou du Matcha? -L’humour est loin d’être sa qualité première, mais elle a appris les vertus de ne pas se prendre trop au sérieux à coup de marteau piqueur dans son égo ces dernières années. Et Kaidan a raison. Petit faux pas de sa part en ne se renseignant pas en profondeur sur les préférences de celui qui se tient à ses cotés.

Le silence qui revient dans l’habitacle n’est qu’un léger prélude à la gravité de ce qui va suivre. Le temps pour elle de réviser mentalement les grands points du dossier qu’elle s’apprête à lui présenter succinctement. La profiler ne tente pas de sucrer les aspects les plus sordides des meurtres. Tout comme elle ne dissimule pas l’identité présumée de la suspect. Ces petites manipulations ne peuvent qu’être un frein. Pendant quelques minutes, l’exposé froid et clinique de Medea. Avant que sa voix ne meurt à son tour, permettant à Kaidan de réagir à son tour. C’est un regard plus qu' appréciateur qu’elle lui décoche. Est ce qu’il sait que l’intelligence est encore plus sexy que sa belle gueule et ses grands yeux verts?  

Grands yeux verts qui s’accrochent quelques courtes secondes aux prunelles encre de chine. -Nous sommes certains à 90% qu’il s’agit d’un Ours Garou, oui. C’est la raison principale  pour laquelle j’ai requis votre assistance en particulier. -Dans le silence de ses mots, l’évidence. Principale mais pas unique. - Et Barrois n’a pas été difficile à convaincre, au vu des circonstances. L’antenne de Lafayette est beaucoup moins développée que la nôtre et nous avons repris ce dossier. -Il retourne son attention sur la route. Est ce qu’elle a la confiance du  directeur régional de la NRD? - Je dirais plutôt qu’il me laisse la latitude nécessaire pour obtenir des résultats positifs.

Pour le moment, Medea abandonne les questions de politique de bureaux. Revenant aux questions précédentes de son compagnon de galère. -Comme vous pouvez vous en douter, la presse s’est emparée de l’affaire et les gros titres, tous plus gras les uns que les autres, n'ont pas tardé à être diffusés en continue. Cependant, la police et la Nrd n’ont pas tout révélé aux journalistes. Notamment une information capitale. Les nourrissons étaient viables quand ils ont été arrachés au corps de leurs mères. De ce que j’ai pu analyser du dossier et des différents suspects, ils seraient encore en vie. Ma priorité, notre priorité absolue est de retrouver ces deux bébés. De les retrouver sans mettre en danger leur vie. Qui l’est déjà à chaque heure qui s’écoule.

Medea prend une courte inspiration pour lui expliquer comment ils en sont venues à ces conclusions. -Je travaille sur ce dossier depuis plusieurs jours. J’ai conduit plusieurs interrogatoires de témoins et de suspects. Une femme en particulier a retenu mon attention. Les deux victimes, bien que habitantes des banlieues opposées de Lafayette, fréquentaient le même centre d’addictologie. Si elles étaient suivies chacune par une thérapeute différente, la secrétaire de ces dernières étaient la même. Il s’avère que cette femme en question, Maryse Volta, a perdu son fils dans un accident de voiture il y a trois ans, date anniversaire du premier meurtre. Une femme sous l’emprise de stupéfiants conduisait le véhicule responsable de cette tragédie. Je pense que d’avoir été en contact avec deux femmes enceintes, presque à terme, l’une alcoolique et la seconde toxicomane a été le déclenchement de sa décompression psychologique. Quant à sa nature de Garou, elle nous a été confirmée par plusieurs sources différentes.

L’envie d’une cigarette qui danse dans l’ombre de ses pensées. Règle absolue. Ne fume jamais en voiture et encore moins dans l’une voiture qui ne lui appartient pas. -Notre rôle n’est pas d’appréhender Volta. Pour l’instant, elle est restée libre, sous surveillance étroite et une équipe plus importante est chargée de ce point précis. Non. Nous devons la convaincre de rendre les deux bébés dont la location est encore imprécise. Vous serez à mes cotés, tant pour analyser tous les stimuli sensoriels qui pourraient m’échapper -Aucun problème à admettre que ses sens sont bien supérieurs aux siens. Caractéristiques indéniables. -Mais aussi pour lui fournir un point d’accroche empathique si vous parvenez à établir un rapport avec elle. J’ai interagit avec Volta en tant que témoin et non suspecte. De manière à ne pas menacer la bulle illusoire qu’elle a construit autour d’elle et qui aurait pu la conduire à des agissements drastiques. Kaidan, elle est dangereuse. N’oubliez jamais que si elle est mère orpheline de son enfant, c’est aussi une meurtrière de sang froid.

Est ce qu’elle a besoin de préciser qu’il est aussi présent pour éviter tout débordement physique? Si la situation dégénère, seule, elle n’a aucune chance d’en ressortir entière. Pas face à une garou dont l’équilibre psychique est foudroyé. La brune a parfaitement conscience de l’ironie de la situation. Kaidan pourrait tout aussi bien décider de faire front avec la Garou et de se dédouaner d’un “oups, tout a été trop vite, j’ai pas pu intervenir”. Bien sûr, elle est armée, bien sûr elle a de l’argent sur elle. Ce n’est pas forcément suffisant. A quel point peut être avoir confiance dans l’ancien compagnon de cellule de Carlisle?  Medea se tait. Le bombarder de questions ou glisser sur un terrain personnel serait un déservice. Le silence, la manière dont il y réagit va lui en apprendre beaucoup. Très souvent, trop souvent, ceux qu’elle croise dans son bureau ne supportent plus l’absence de mots, de bruits. Elle en apprend bien plus en se taisant. Qu’est ce que Kaidan va révéler de lui même? Il émane un certain calme de lui, une aura de sérénité presque troublante quand elle n’est que nervosité réprimée et sous contrôle permanent. Il a dû bien s’entendre avec le cynisme nonchalant de sa Némésis.
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-

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Dim 22 Aoû - 0:40 (#)


- Si vous voulez vraiment me faire plaisir, c’est bio ou organique. Sinon, ça a un goût de plastique et d’exploitation humaine dont je me passerais avec joie. précise-t-il. Ces goûts en matière de boisson chaude n’étaient pas très variés. Tisanes. Thés. Infusions. Un café expresso hors de prix, luxueux et préparé par des aficionados zélés en Thaïlande ou en Indonésie, directement du producteur respectueux de ce que la nature lui offre. Ce n’est pas dans la distributrice à café-qui-goûte-la-pisse que Kaidan y trouvera son compte. Il arrivait à faire taire ses attentes élevées en communauté. Ses exigences gardées secrètes, il passait pour quelqu’un d’assez normal quand il agitait son petit sachet de thé au-dessus de sa tasse d’eau chaude chlorée.

Medea avait une longueur d’avance sur la plèbe. Bien qu’elle n’était pas tout à fait dans la bonne direction, elle avait probablement lu et relu son dossier et ce qu’elle pouvait avoir comme information sur lui. C’était une maigre partie de la vérité, mais elle s’y accrochait sans doute comme à un précieux sauf-conduit pour assouvir sa vengeance. Il ne se faisait pas d’illusions : il était peut-être doué sur le terrain, mais le hasard n’était pas en cause dans cette situation.

Kaidan allait la laisser mener son jeu pour l’instant. Il n’avait aucune raison de l’empêcher de faire quoi que ce soit. Elle pourrait tout aussi bien lui planter un crayon en argent dans la main pour prouver sa dominance sur son secret qu’il ne lui mangerait pas la tête.

Se déplaçant légèrement sur son siège, une légère roulade d’épaules pour faire passer quelques tensions. Essayant de contenir son mécontentement quand elle lui annonce que la presse s’était emparée de l’affaire pour faire mousser leur vente avec un marketing douteux, il demande :

- Pas de milice anti-cess ou de familles qui se sont lancées à sa chasse? Parce que, s’il y a bien une chose qui pourrait faire merder toute cette mission serait un chasseur, porteur de la foi, qui se prend pour la main d’un dieu unique pour punir des créatures qu’il considère le mal absolu. Cette soif de justice spirituelle sous le couvert de la violence était ridicule. La Nature n’était pas totalement noir ou blanche. Les zones floues, grisâtres, qui se mélangeaient en différentes teintes pour créer un tout incommensurablement variable, modulable et qui se transforme à tous les instants. La peur leur faisait voir qu’en deux couleurs. La rage les aveuglait carrément à toutes subtilités. Parce qu’après tout, ce n’est pas qu’une question de créatures considérées surnaturelles ou pas, c’était aussi l’histoire d’êtres bipèdes stupides, dangereux, psychotiques, aimables, serviables, protecteurs, charmants, ou pas. Il n’y croyait pas vraiment, mais il était même possible que tous les morts-vivants ne soient pas tout désagréables? Qui sait. Ça resterait à prouver. Leurs essences bousculaient les fondements du cycle de la vie auquel Kaidan s’accrochait depuis toujours, mais il n’irait certainement pas en faire une vendetta personnelle. Il avait bien d’autre monde à punir avant de s’attaquer à des créatures qui le trouvait indigeste.

Une autre fois, il retourne son attention quelques secondes sur son copilote : - Sa décompression psychologique? C’est charmant. dit-il, légèrement sarcastique. Puis il accélère la voiture, quand l’autre consultante du NRD souligne que c’était une question de temps. Mais je comprends. Elle n’est peut-être pas aussi sensible à son cycle et sa forme garou. Par contre, nous avons dépassé la nouvelle lune d’une journée, elle devrait être plus calme, plus en phase avec… enfin, moins connecté à sa malédiction. Il fait pianoter ses doigts sur le cuir du volant. L’on sait si elle est solitaire ou en meute? Si elle est dans un groupe, peut-être que ça serait à notre avantage. Je ne suis pas certain qu’ils soient heureux de l’attention sur un des leurs.

Concentré sur la route, le métamorphe assimile les informations. Il retient les détails, les noms et ce qu’ils ont à faire. Derrière son mutisme, des questions qu’il ne posera pas défilent. Il sert le volant entre ses mains puissantes sous le souvenir de l’odeur du sang, de la décharge, son regard vert comme le sien qui se vide de toute lueur de vie. Il serre maintenant la mâchoire contre son gré. Il avait une folle envie de lui répondre que lui aussi était un meurtrier de sang froid. Il avait commis un parricide sans hésitation. Pour sauver sa famille. Et il avait tué sous sa forme tigre, libérant sans broncher la rage du félin en cage trop longtemps et quoi d’autre il avait pu faire dans son passé pour sa survie et celle des siens? Il n’était probablement pas le mieux placer pour juger les agissements de ce garou, dans les conditions qu’elle les avait accomplies.

Et si ces deux poupons étaient mieux avec une femme aimante, maternelle, qui pourra les protéger, les nourrirent et en prendre soin comme aucune mère toxicomane et défoncée ne pourrait leur offrir?

- D’abord s’assurer que les enfants ont tout ce dont ils ont besoin dans l’immédiat. Légèrement prématurés et de mères intoxiquées, ces enfants demandent des attentions particulières. Si elle a qu’une once de bienveillance pour les nourrissons, elle se rendra compte de ses limites.

Il espérait seulement qu’il restait un peu de lucidité dans cette pauvre créature. Elle a quel âge? Un mari ou un conjoint? L’on sait quoi sur sa vie personnelle? Parce que, empathie parlant, j’imagine qu’on ne peut pas mieux tomber, considérant… , mais il se tut, fit un signe négatif de la tête et poussa un long soupir. Il se détendit, un sourire triste égaya son visage quand il évita d’en parler en ajoutant : Le plus de détail que j’aurais m’aideront à établir un rapport avec elle.

Évidence même, il laissa Medea répondre à ses interrogations en avalant les kilomètres facilement. L’odeur particulière de celle-ci envahissait lentement l’habitacle, dissimulant ses pensées macabres quelques secondes. Un mélange de café froid, de nicotine collé à ces doigts et du parfum subtil du shampoing qu’elle utilisait sur sa chevelure. Il était curieux de savoir ce qu’elle pensait de Gautièr… mais chaque chose en son temps.

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Dim 12 Sep - 11:55 (#)





Ils échangent sur ses thés préférés, sur ses convictions morales. Et en toile de fond, Medea ne peut repousser totalement les visions fracassées qui lui sont remontées en lisant les dossiers de sa captivité jumelle avec sa Némésis. Du moins, les fragments dépareillés sur lesquels elle est parvenue à mettre la main. Sous les prunelles charbons, les accents d’un passé de brutalité et de cruauté qu’il lui est impossible de renier totalement. Eclats d’humanité et d’horreur quand elle a dû s'interposer directement lorsque deux scientifiques déviants ont décidés d’expérimenter sur le Loup-Garou une nuit de pleine lune, le réduisant à un tel état abject que non seulement la profiler a mis fin à leur étude, mais pris un plaisir mesquin à faire exploser leurs carrières en vol suite à cet incident. Elle n’avait pas pu retenir son dégoût en reconnaissant dans une conclusion non épurée les noms de Wallace Levy et Virginia Ansom. Elle n’envie pas les deux garous d’être tombés -retombés- entre leurs mains amorales. Les cafards survivent toujours.

Un thé bio ou organique. Medea s’arrache à cette contemplation interne de son passé. Il lui est impossible de regretter totalement ses propres agissements à l’éthique discutable. Bien plus agréable de détailler les lignes fermes de son visage ou la course de ses muscles sous sa chemise parfaitement coupée. Sait-il qu’il est source de convoitises et de rumeurs au sein des différentes équipes? Sans doute oui décide t’elle, il n’a pas l’attitude d’un homme qui ignore ce qu’il provoque. Sans compter que sa secrétaire n’est jamais en mal d’oreilles pour ses petites et trop rares confidences le concernant.

Le sérieux et le professionnalisme viennent rapidement teinter la nature de leurs échanges. Un sourire dénué d’humour quand il partage le même amour pour les journaleux qui se posent en garant des bonnes mœurs. Tout en faisant moissons de petits moutons prêt à les suivre dans chacune de leurs opinions. -La NRD a été très ferme à ce sujet. Toute personne entravant la poursuite de cette enquête sera très sévèrement persécutée. Il n’y a pas la place pour un justicier de pacotille. Nous n’avons, évidemment, révélé aucun détail concernant l’identité de Maryse Volta. Les groupes habituels d’activistes et d’agitateurs font bien sûr entendre leur voix mais pour le moment, ils ne constituent pas un obstacle et ils sont étroitement surveillés.

Leur échange est fluide, naturel. La Couleuvre se détend et se laisse gagner par le rythme de leur discussion, par les intonations posées de Kaidan. ll a une voix agréable. Légèrement grave sans être rocailleuse. Les silences qui peuvent s’imposer sont ceux de la réflexion et de l’étude des différents angles de la situation qui les attends. Une pointe sardonique à son jargon psychologique qui glisse sur elle sans l’entailler, elle n’est pas si fragile dans son égo. Un regard plus appuyé dans sa direction et il peut entendre le sourire dans son ton de voix, sans que celui-ci n’apparaisse pleinement dans son expression. -Nous avons volontairement attendu aujourd’hui. Certes, cela risquait la vie des deux nourrissons de reculer l’intervention. Agir au moment où sa Malédiction a l’influence la plus faible sur notre suspecte nous garantit une plus grande chance de succès avec le moins de danger possible. -L’étude du calendrier lunaire, de son influence, est devenue une donnée indispensable avant chaque offensive concernant un Garou identifié. Medea se tourne à demi vers lui. L’observant calmement. -Et vous? Comment vous sentez-vous par rapport à votre Nature? -Premier pas vers des questions qui dévient du cadre strict de leur préoccupation. C’est totalement indiscret d’ailleurs de s’aventurer sur ces terrains. Tabous pour la plupart des individus. Ce qui ne la dérange aucunement. L’italienne pouvait toujours sentir, presque toujours sentir, le Loup sous le calme blasé de Carlisle. Ce n’est pas le cas pour Kaidan. Il ne laisse rien transparaître de sa Bête intérieure. Ce n’est pas une exception, la plupart des Garou maintiennent l’Animal  d’une muselière acide qui ne saute que lors de la pleine lune ou quand leur contrôle est brisé par des évènements extérieurs. Ils n’ont pas encore passé suffisamment de temps ensemble pour qu’elle puisse  décider si son compagnon de galère a trouvé une rare harmonie avec sa malédiction ou s' il la réprime férocement. Elle vient de le prévenir sans velours qu’elle est attentive à ces notions. Légèrement, comme si sa question n’avait pas d’importance, elle enchaîne. -Aucune meute et heureusement. Les ours à lunettes sont solitaires et farouchement territoriaux. Il est peu probable qu’il y ait d’autres garou de la même nature dans un rayon de cent soixante kilomètres carrés. Ça nous laisse une marge de manœuvre non négligeable. Il faudra prendre garde à des routes d’évasions aériennes. Par les toits ou autres : ces ursidés sont à l’aise dans les hauteurs et leur habitat naturel est dans les arbres où ils sont redoutablement à l’aise. Bien sûr, elle peut ne pas avoir adopté tous les éléments de sa Bête, mais ce n’est pas rare que certains comportements se retrouvent de manière plus ou moins consciente.

Elle croise les jambes, se renverse sur son siège. Attention distraite à la route qu’ils avalent. Ils ont encore au moins deux heures avant d’arriver à Lafayette. Le ronronnement du moteur, sa nuit écourtée par la continuité de ses recherches jusqu’à une heure indue sont un environnement propice à une somnolence qui referme ses griffes indolentes sur elle. A laquelle elle ne s’abandonne pas pour autant. Pas encore. Les bébés sont au centre de leurs préoccupations. L’ongle de son pouce pressé contre sa lèvre inférieure pendant qu’elle réfléchit aux réponses qu’elle va lui donner. Non pas qu’elle songe à trier quelles sont les informations dont il doit disposer mais plutôt pour une version la plus succincte et limpide possible. -De ce que nous savons, les mères étaient en rémission et venaient voir Volta pour être soutenues psychologiquement dans cette démarche. L’autopsie a révélé que  la première victime n’avait plus pris de méthamphétamine depuis au moins trois mois selon les analyses. Pour la seconde, c’est plus difficilement quantifiable, mais un jeton des Alcooliques Anonymes marquant un mois a été retrouvé dans son portefeuille. Leur mise au monde a été extrêmement traumatisante et ils n’ont probablement pas été examinés par la moindre équipe médicale. Nous n’avons aucune information sur leur état physique. Nous ne pouvons qu’espérer qu’elle reste lucide. Cela sera votre rôle principale, du moins tant que la situation reste solvable diplomatiquement. Je serais là pour vous épauler. -Une négation de la tête alors que Medea poursuit. - Elle est divorcée. Son mariage n’a pas tenu après la mort de son fils. Elle s’est laissée totalement absorber par son travail en planche de salut pour ne pas sombrer. -Tout ressemblance est accidentelle. Une grimace en goûtant peu l’amertume de ce reflet. Elle n’avait même plus son travail. Plus pleinement, plus à la mesure de ses ambitions. - Elle a coupé les ponts avec sa famille. Nous avons pu déterminer qu’elle était née garou mais que vers l’adolescence elle avait déjà pris de la distance. C’est à priori une attitude habituelle. Je pense qu’elle doit être extrêmement seule et qu’elle n’a plus l’habitude de recevoir la moindre considération et encore moins compassion.

Il s’interrompt net dans sa phrase. Volontairement, elle s’interdit de relever les non dit qui pèsent dans ses mots. C’est trop tôt pour le pousser sur un terrain qui est visiblement personnel si elle en croit les émotions diffuses qui ont dansés sur son visage. Assombrissant l’eau absinthe de son regard. Tristesse qui teinte ses gestes. Il n’est pas tout à fait sa proie, elle n’est pas tout à fait sa prédatrice. Poursuivant avec fluidité, elle ajoute - Elle a trente cinq ans. Une complication pendant son accouchement a eu pour conséquence que ses trompes soient ligaturées. Renforçant davantage sa fragilité psychologique après la perte de son enfant. - Pendant plusieurs minutes, elle poursuit dans cette veine, avant de lui adresser un fin sourire, fermant les yeux. -Réveillez- moi un quart d’heure avant que l’on arrive, s’il vous plaît.

Inconscience mesurée. Elle ne ressent pas d’hostilité particulière à son égard, ce qui ne signifie pas une absence pour autant. Néanmoins, tant qu’il n’y aura pas eu de conclusions vis-à-vis de leur affaire en cours, le professionnel est un corset qui ne leur permet une liberté d’action que très limitée. Et il vient de lui confirmer que le MRU le tient peut être de plusieurs manières et non pas seulement par des preuves criminelles à charges qui seraient le motif le plus commun pour sa “participation volontaire”: Sa position sera beaucoup plus délicate lorsqu’ils seront sur un terrain plus personnel.

Quand elle rouvre les yeux, sous l’impulsion de Kaidan ou ses propres instincts, le véhicule est à l'arrêt, moteur encore tournant. Donnant l’impression d’être encore languidement enlacée par les bras du sommeil, elle pivote à demi vers lui, ne soulevant les paupières qu’à demi, le regard embrumé d’un reste de songe. Un long soupir qu’elle exhale. -Kaidan? -Sa voix est légère, presque éthérée. - Je n’ai pas trouvé de mention concernant votre Animal dans les dossiers de la NRD. Quel est il? -En une phrase, une seule phrase, elle vient d’attraper à la gorge la plus cardinale de toutes les règles tacites qui régissent les Cess et les Non cess. Avant de l’étrangler sans la moindre considération. Malgré ses cinquante ans, Medea n’a jamais cessé de provoquer et d’assassiner les conventions lorsque celles-ci l’entravent. Quelques soient les réactions du Garou, elles servent Medea. Que ce soit une réponse, un mensonge, une absence de réponse, elle en apprendra bien plus sur lui qu’en marchant sur des œufs et en respectant les sensibilités. Elle rendait dingue Carlisle en l’affrontant directement au lieu d’utiliser des chemins détournés, en l’asticotant sur des points d’une indiscrétion absolue et en se montrant d’une prudence exagérée sur des sujets totalement secondaires. Audace, provocation, folie et fascination concernant les thérianthropes sont gravées dans sa moelle épinière, pas même la brutalité de sa déchéance n’a pu l’en guérir. Kaidan Archos attise sa curiosité. Sur des biens des plans différents et pas tous compatibles.

Mostrami la tua bestia, Kaidan.
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Ven 24 Sep - 16:21 (#)


47 pages. C’était beaucoup plus que la moyenne d’un consultant du MRU et employé du NRD.

Un nombre de pages remplit de maigres détails sur sa famille, leurs déplacements, les noms de ses frères, ses sœurs, ses parents, Mémé. Beaucoup sur lui… surtout lui. Comme un phénomène de foire, le prix prisé dans un concours, l’éclat d’une étoile dans le firmament. Des longueurs sur une captivité en laboratoire sur lequel on s’en était donné à cœur joie. Des résultats peu concluants. Des tortures inutiles. 47 pages numérisées qu’il avait parcourues sur l’écran de son ordinateur quand on lui donna accès aux archives. Disponible qu’à certains hauts placés ou experts du domaine, ce n’est pas tout le monde qui avait accès aux documents estampés de son nom et du sceau de confidentialité. Il se demanda si elle avait jubilé en lisant les rapports de Levy et Ansom, qui concernait aussi leurs amis communs. Parce que c’est cela qu’il l’intéressait après tout. Pas lui. Pas vraiment cette mission…

Rassuré un instant de savoir qu’ils auraient de fortes chances de ne pas avoir à gérer cette bande d’idiots fanatique, Kaidan soupira un bref instant. Sa poigne sur le volant se fit plus désinvolte, comme si un poids s’était enlevé de ses épaules. Il n’y a pas si longtemps, en mission de surveillance, le méta avait croisé les griffes avec une bande de têtes brulées extrémistes. Très bien armé et technologiquement prêt à toutes éventualités (sauf celle d’un tigre royal blanc qui arrache des jugulaires, forcément) il avait été impressionné par la force de frappe. Audace encouragée par des armes expérimentales fournies par un contact d’Otto Thompson. Putain d’Otto. Toujours le cul qui vogue sur les deux côtés de la médaille. Ce qui lui couterait probablement la vie, un jour. Il se demandait quelles bites il suçait pour être toujours sous les bonnes grâces du MRU. Lamentable petit chaman traitre; s’associer aux types de " Rempart Américain" n’était qu’une manière de se créer une énième porte de sortie. Foutre ses doigts sales dans les affaires de tout le monde, s’assurer de caresser l’égo de tout un chacun, en léchant dans le sens du poil tout ce qu’il pouvait parcourir de sa langue. Pas étonnant qu’il s’était fait plus absent depuis quelque temps. Les tigres blancs ne courraient pas les rues de la Louisiane… Seul Otto saurait.

Maxillaire tendu bien que la pose ne l’était pas, le patriarche des Archos effaça de ses pensées le chaman qui avait été un jour un ami pour le vendre au plus offrant. Il acquiesça silencieusement sur le choix de la date et la logique derrière. Ce n’était pas étonnant. Débarquant comme une couille dans le potage, Kaidan n’avait pas pris le temps de s’assurer de ce genre de détail. Il aurait fait avec ce qu’on lui donnerait à faire. Bien que c’était toujours mieux que d’avoir un garou vigoureux par sa malédiction renforcée, il aurait été au-devant de la tâche sans ronchonner. Changer de collègue, même si c’était la némésis un peu intense de son ancien copain de laboratoire, lui faisait plaisir. Il avait de plus en plus de liberté et gagnait la confiance de Siméon par ses bons coups et l’aide qu’il apportait sur le terrain. Jamais il ne lui viendrait l’idée de se plaindre, même en compagnie de cette vipère sexy.

Ne quittant pas la route des yeux, il se contenta de soulever les sourcils, puis passa sa langue sur ses lèvres. Cette question perfidement glissée dans la conversation était un excellent rappel de quoi cette charmante harpie était capable. Elle semblait distante et complètement concentrée à la cause, mais derrière ses magnifiques pupilles, le poison du passé la tenaillait.

- Plutôt bien. C’est gentil de vous en inquiéter. Et même si c’était totalement hors sujet, il répondit la vérité. Sa «Nature» n’avait rien à voir avec les mal lunés qui foulaient la terre en masse, contaminés par une pénible malédiction. Sa «Nature» était multiple, complexe, totale et vaste. Il n’était pas qu’un. Il était tout. L’expliquer avec des mots était difficile. Kaidan Archos était le réceptacle de la Nature, à qui il empruntait les formes qu’Elle jugeait bon de lui laisser. Ce n’était pas une calamité d’être un métamorphe. C’était simplement… être. C’était peut-être là qu’il détenait sa force sur les autres; cet abandon total à l’essentiel dont il était l’étendard. Oh oui, oui. C’est aussi vrai que cette vie de cravate et de bureau était loin d’être idéale pour se concentrer sur ses origines, mais il avait un passé en phase avec celles-ci. Il trouvait le moyen de ne pas perdre de vue la temporalité de son sort et garder le confort de sa «Nature» de diverses manières. Après tout, il était encore jeune pour un métamorphe. 70 ans, dans la force de l’âge, il se raccrochait à cette idée que sa patience sera payante.

La suite tenait de l’évidence même, menant la conversation sur un ton tactique et uniformément logique. Il hocha doucement la tête, signe qu’il était attentif à tous les mots qui sortaient de cette bouche exquise. Kaidan ne put s’empêcher de glisser un bref regard vers elle, sans détourner la tête, sous cette pause inattendue dans son rapport. Gautièr en avait décrit une œuvre aux couleurs ternies quand elles avaient été éclatantes. Aux formes sibyllines, sauvages, sur un fond d’équilibre inexistant et teinté d'une dominance assoiffée de contrôle physique et intellectuel. Le métamorphe s’était promis de faire sa propre interprétation de l’artiste. Les indications du garou étaient probablement justes, bien que teintées de rage et du plaisir malsain de leur lien toxique, il ne l’oubliait pas, mais Medea Comucci pouvait peut-être plus que ça.

Du moins, il réussit à nourrir ce souhait pendant quelques secondes.
Être que l’œuvre imparfaite d’une créature égocentrique et sociopathe devait être exécrable pour un humain.

- Avec plaisir. répondit-il poliment d’une voix sans intonation particulière, quand elle lui ordonna de le réveiller quand il serait près du point de rendez-vous. En silence complet, il la laissa donc s’assoupir au gré du ronronnement du moteur, des aléas de la chaussée et des kilomètres que sa voiture fournie par le NRD avalait. Rien a signaler, il n’avait même pas allumé la radio. Se contentant de s’adosser confortablement, une main détendue sur le volant devant lui, l’autre accoudé sur le rebord de la portière, ses doigts glissant sous sa lèvre inférieure, coinçant son menton ou frictionnant sa nuque de temps en temps. Il s’abreuvait de la tranquillité du moment, attentif à la respiration cadencée de Medea, se disant qu’elle aurait avantage à arrêter de fumer pour décrasser ses bronches un peu. Son rythme cardiaque s’était ralenti quand elle avait atteint un sommeil plus profond et il la laissa dormir tout son soul, sachant qu’elle serait d’attaque pour la suite.

Il restait encore quelques minutes avant qu’il ne la réveille quand celle-ci le fit d’elle-même. Ils avaient quitté l’autoroute pour prendre les petits chemins et se rendre où le GPS leur disait de se rendre. Arrêté au feu de circulation rouge, le métamorphe en profita pour faire rouler ses épaules et lâcher le volant de la voiture quelques instants. Il l’écouta sans réaction émerger doucement du sommeil et quand elle attira son attention en prononçant son nom avec cette intonation légèrement plus latine, qui lui plut beaucoup, il répondit d’abord un nonchalant :

- Hum?

Mais il ne s’attendait pas à la suite. D’abord, il eut un sourire franc et amusé, qu’il essaya de faire disparaitre rapidement de son visage. Voilà la deuxième attaque. Sans gants blancs, direct dans les flancs. Il se demandait si cette tactique qui devait en déstabiliser plus d’un avait du succès. De prime à bord, le réflexe veut qu’on ne révèle pas ce genre de détail à qui veut l’entendre. Il était doublement sage de ne pas en faire part à une humaine passionnée et traqueuse de thérianthropes. Par contre, il adorait comment cela mettait au clair chacun leur rôle dans cette voiture; ils n’allaient pas faire des courbettes longtemps sur leur fonction. Même s’il recevait des chèques signés par la même main, un gouffre les séparait et elle allait le creuser tant qu’elle le pouvait. Pour ensuite lancer des perches si elle en avait besoin.

Il se mordit la lèvre un instant.
Le feu de circulation passa au vert.
Et la voiture avança doucement.

- J’ai un des dossiers les plus garnis et palpitants du NRD, cela ne vous a pas suffi? demanda-t-il, sans aucune gêne. Puis il ajouta, avec un sourire en coin : Probablement que si ce n’est pas inscrit dans mes documents, c’est sans doute qu’ils ne souhaitaient pas que vous le sachiez. C’était peut-être aussi simple que ça. , Mais vous connaissez le MRU pour leur réputation sur le sujet… D’ailleurs, je suis curieux de savoir pourquoi ils ne vous ont pas demandé de les rejoindre, considérant votre expertise commune. souligna-t-il simplement et honnêtement. Soyez assurée qu’ils ont pris en connaissance de cause ma Nature pour m’envoyer comme consultant pour le NRD. Il n’osa pas souligner la piètre qualité du staff en matière de Théri et toute ce qui y rattachait. Puis que décidément il était plutôt un pion tactique du MRU sur le terrain, pour prêter main-forte au NRD à ce sujet, qu’un… qu’un… enfin, il était juste ça.

- Avec votre expérience, peut-être arriverez-vous à deviner? Il prit une pose, joueur, et retourna son visage vers elle, satisfait, étrangement heureux à cette idée : Selon vous, Medea, quel est mon Animal? Son regard bifurqua sur la route, la voiture fit un arrêt obligatoire et continua à avancer quelques kilomètres encore. Vous n’êtes pas obligé de le faire maintenant, bien entendu, puisque nous arrivons très bientôt à Lafayette et que nous devons nous concentrer sur autre chose. D’ailleurs, à ce propos… Il soutint son regard quelques instants pour finir par ajouter : … Merci pour tous les détails que vous m’avez fournis. Certains collègues sont moins généreux en informations quand vient le temps de travailler avec moi. Les rumeurs et ma secrétaire qui s’alimente uniquement de café, de coke et de ragots refroidissent certains d’entre eux quand j’arrive dans le décor. Disons seulement qu’avec tout ce que vous m’avez partagé, cela me permettra de faire mieux et plus rapidement mon travail.

Était-ce la vérité? Totalement. Kaidan usait des apparences et manipulait la réalité comme bon lui semblait. Cette franchise désarmante pouvait aussi n’être qu’un geste calculé, ou pas. Elle comprendrait peut-être un jour que ce théri n’était pas à l’égal des autres. Une dualité sur deux pattes. Une bête telle qu’elle n’aurait jamais encore provoqué.
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Sugar Mommy, la randonnée c'est ma vie (et mes collines ne demandent qu'à être explorées)
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En un mot : Humaine. Profiler pour le FBI et consultante pour la NRD
Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
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Dim 3 Oct - 11:54 (#)

Bien sûr qu’elle lui donne les informations cruciales dont il peut avoir besoin. De plus, elle en apprend davantage sur lui, sur son intelligence affûtée dans ce ping-pong de questions réponses que si elle restait perchée dans une tour de cristal. Medea a besoin de mettre les mains dans la boue pour en extraire le précieux.  Elle ne pose pas de barrières entre eux. Agit avec lui comme elle ferait d’un collègue totalement humain. Car après tout, si elle a l’influence nécessaire pour réquisitionner sa présence, elle n’est pas son supérieur hiérarchique.

Ses prunelles nocturnes balaient paresseusement la route qui s’étire devant eux. L’heure matinale leur permet de ne pas être coincé par un flot de voitures, de circuler fluidement. L’italienne a abandonné depuis longtemps l’extravagance des voitures sportives de son adolescence aux dorures ensanglantées. Il arrive parfois que l’ivresse de la vitesse et les grondements d’un moteur lancé de toute la puissance de ses chevaux lui manque. Difficile de savoir si son conducteur se laisserait griser par cette adrénaline unique. Rêverie caduque. La berline que conduit Kaidan est trop sage pour ce genre de jeux, Le véhicule qu’elle a loué également. Tout comme elle commence à ressentir l’envie de rechercher une maison -surtout après l'apparition d’un djinn chaotique quelques mois plus tôt -, prendre le temps de s’acheter sa propre voiture commence à la picoter. Est-elle en train d’enfouir des racines fragiles dans cette Louisiane étrange et envoûtante?

Son attention revient vers lui, sur cette clef aux énigmes aussi nombreuses que le Prédateur qu’elle traque depuis une vie. Medea est épuisée. Épuisée de se meurtrir sur les éclats des souvenirs trop vivants qui dorment à peine. Ce sont les plus doux qui la déchirent, facettes de diamant qui la découpent jusqu’à l’os. Il aurait été si simple alors s' ils ne s’étaient que détruits sans sentiments à la tendresse interdite.  Il faut que cela cesse. Que l’issue la plus probable soit son cadavre abandonné dans un coin désert des Us ne l’inquiète pas plus que cela. Le Loup a écrit sa mort dans les constellations, lui a t’il promis. Il devrait savoir qu’elle écrit sa propre destinée dans les sillons de sa propre chair au besoin. Les pensées qui cinglent Kaidan ne doivent pas être plus douces, veine saillante à sa mâchoire, bien que sa conduite ne s’en ressente pas, pas plus que ses mains sur le volant. Il a de belles mains, soignées sans ostentation. Pianiste? Tant qu’elle ignore sur lui.

Entre deux échanges anodins sur l’affaire qui les attends, Medea rompt l’entente cordiale qui les unissait. C’est une première attaque, aussi suave soit elle. La psychologue serait déçue si le thérianthrope n’en reconnaissait pas la nature pernicieuse. Un coup de griffe dont le velours en dissimule presque l’acide. Presque. Un léger haussement de sourcil alors qu’elle goûte à la véracité de son ton dans sa brève réponse. A t’il atteint cet étrange niveau d’harmonie qu’elle a pu constater chez le Francais, si rare chez les autres lycans? Il y a quelque chose de posé, de solide, de presque Serein qui émane de l’élégant blond. C’est peut être simplement l’influence endormie de la Lune. Néanmoins cette hypothèse ne lui plait pas. Trop raccourcie. Avant de l’aborder, elle a pris son temps. L’a étudié, la Regardé. Surtout les veilles de Pleine Lune. Aucune nervosité dans sa démarche assurée, assumée. Des éléments lui échappent, elle en avait conscience. C’est le gouffre de son ignorance qui l’agace.

La vipère ne s’attarde pas sur le sujet. Retrouve le courant tranquille du cas de l’Ourse qu’ils vont devoir confronter. L'éloignement de la lune, la pleine journée sont autant d’éléments qui vont jouer en leur faveur. Cela, plus la force tranquille, rassurante que dégage Kaidan. Elle a conscience qu’il sera en premier plan, son rôle à elle sera dans l’ombre. Sa conduite ne patie pas de l’attention qu’il lui porte. Ils sont tous les deux hyper conscients de l’autre. Sur des plans multiples. Que sait-il d'elle? Au-delà des rumeurs de bureau. C’est une question qui restera muette. Encore une fois, elle rompt le rythme. Brutalise le cocon de leur conversation en changeant la note de leurs paroles. S’endormir à ses côtés. Le laisser en totale maîtrise des prochaines heures. Confiance absurde ou risque calculé. Elle saisit la surprise qu’il laisse paraître. Elle ne répondra que par un sourire aux couleurs troubles.

La Madone se renverse sur son siège et ferme les yeux. Abandon. Le ronronnement doux de la berline, sa conduite sans à-coup. La tiédeur de l’habitacle. Elle vole quelques longues minutes à une veille trop soutenue. Ses paupières se relèvent d’elles même, cils emperlés d’un mascara noir charbon. Langueur d’un sommeil qui s’évade peu à peu. Son prénom qu’elle accentue volontairement. S’empare des syllabes pour les lui rendre après les avoir possédées. C’est un coup à la jugulaire. Interdit et déloyal. Elle ne s’interdit rien. Medea n’a  plus rien à perdre depuis si longtemps. le sourire masculin est solaire, éclaire ses traits  et en chasse les pénombres. Renforçant l’harmonie de son visage et sa virilité. D’un charme dont il est parfaitement conscient, sans cette arrogance déplaisante chez certains hommes. Elle appuie sur leurs différences. Sur les silences qui existent entre eux. Mortelle face à une Créature dont elle entend prendre les mesures. Bien sûr qu’ils peuvent travailler ensemble. Mais ils ne sont pas Jumeaux.

Et comme sa réponse est à la hauteur. Délicieuse d’un venin qu’il distille avec une finesse maestro. Medea murmure dans un français qu’elle ne peut totalement occulter -Et qu’à la fin de l’envoi, je touche.- Avant de reprendre en anglais. -Me satisfaire de quelques lignes sur du papier? Je crains que non. Jamais. Vous savez très bien combien ce dossier est incomplet ou a été tronquées d'informations pertinentes -C’est son visage à elle qui s’assombrit à sa question. Le MRU.. -Que savez vous exactement de ma carrière? De mon parcours? -Que t’a t’il dit, ce traître meurtrier? Cet assassin cruel et malsain. Un sourire neutre, peut être un peu barbare, qui renaît derrière la brume. -Nous voilà tous les deux consultants. Détachés de nos appartenances d’origines. -Mais ici s'arrête la ressemblance. Il ne peut être volontaire. Une pression perverse s’exerce sur lui, c’est une évidence. Les motifs, eux, sont vigoureusement absents de ces rapports. Épée de Damoclès dont elle pourra peut-être l’en protéger. Pour un prix. Mais c’est trop tôt pour cette négociation.

Il joue, tout comme elle. Sculpte sa position, s’amusant totalement de cette idée. Les enjeux sont si élevés, dans ce duel moucheté. Un rire pourtant, sincère, devant ce défi. Medea se penche et tire de son sac à main un mince flacon de vernis aux accents métalliques. Bien que ses ongles soient parfaitement manucurés. La teinte bordeaux s’efface pour prendre un aspect plus mat à mesure qu’elle les recouvre d’une couche parfaitement appliquée. Absolument indifférente à la réaction qu’une telle extravagance peut provoquer chez Kaidan. -Vous avez peut-être une idée un peu exhaustive de mes talents… -Elle rebouche le flacon qui disparaît dans les profondeurs marry poppins de son sac. Souffle sur ses ongles pour qu’il sèche. Secrétaire maniérée. Le vernis est de toute manière déjà solidifié. -Cependant, chez vous… -Elle le parcourt de bas en haut, longuement, le détaille dans une absence totale de pudeur. -C’est une évidence. Un Lapin, énonce t elle d’un ton docte, de celui des savants qui ne peuvent pas se tromper. Sérieux qu’elle ne cherche pas à maintenir plus de quelques secondes, avant de répondre, son visage et son attitude se dénudent de toutes plaisanteries. Ses iris le sondent longuement. Son timbre de voix est un peu plus traînant, plus réfléchi. -Vous êtes un prédateur. Vous avez la démarche, la posture et le calme d’un prédateur. De celui qui sait qu’en cas de conflit, il lui est facile d’arracher la gorge de celui qui le menace. -Plus d’amusement chez la profiler. Sans compter que les CESS contraint par les agences gouvernementales ont rarement des passifs de planteurs de fleurs-Vous n'êtes pas un Loup. Cela ne saurait être aussi simple, n’est ce pas? -Medea a l’arrogance de croire qu’elle est capable de déceler les Lycans parmi les Garous. Regard d’ambre profond qui se superpose. Il continue à lui manquer, ce Loup là. Plus que l’homme avec qui il partageait son âme. Un soupir qu’elle relâche. Besoin de nicotine qui revient la grignoter. En paravent, en mascarade. -Effectivement je vais attendre la fin de la journée pour vous rendre mon avis. - Nécessité de le voir agir, s’entretenir avec leur suspecte.

Medea secoue la tête et balaie d’un geste du poignet ses paroles suivantes. Elle a appris, tant appris depuis ses débuts. Ne commet plus les mêmes erreurs.-La collaboration entre nous est essentielle. Vous avez des sens plus développés. Une force qui ne peut se mesurer à la mienne. Vous garder dans l’ombre pour une histoire d’égo ou parce que cela me permettrait d’avoir la main haute ne nous avancerait pas. Je ne vous ai pas demandé votre aide simplement pour vos muscles et vous balancer dans une situation en aveugle. -A nouveau, ses yeux cherchent les siens. Mortellement lucide. Mise en garde. Avertissement. - Quand je me mets sur une affaire, Kaidan, ce n’est pas pour échouer dans mes objectifs. Tous mes objectifs. Si nos collègues ne sont pas capables de saisir ce genre de subtilités, vos talents sont perdus avec eux. Croyez bien que Duncan et Wayne, les deux membres habituels de mon équipe, n’ont pas ce genre de fragilités. L’un et l’autre veulent des résultats et n’ont pas l'orgueil de dédaigner les compétences qui ne sont pas les leurs. -Une légère pause. -Qui sait.. Si nous apprécions travailler ensemble, peut-être pouvons-nous réfléchir à une coopération plus étroite dans les mois à venir. Avec votre accord bien sûr. Et après concertation de Duncan et Wayne. Vous avez déjà été en relation avec eux? -Duncan est déterminé à ramener Carlisle dans une prison de la Nrd. Medea… pas tout à fait. Pas dans un premier temps. Mais l’idéalisme et l'éthique de son coéquipier en font un atout précieux.

Elle désigne la petite résidence pavillonnaire dans laquelle la voiture s’apprête à entrer. Calme détaché qui revient -Vous êtes prêt? Parce que je crois que nous sommes arrivés. Ne vous faites pas tuer. Volta est dangereuse. Elle n’a pas de permis de port d’arme mais je ne compterais pas la-dessus pour autant.
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Les exploits de Medea étaient notés dans son dossier, comme sa descente fulgurante, mais il ne l’avait consulté qu’en surface. Brittany s’était fait une joie de le lui résumer;

- Selon ma charmante secrétaire, Était-ce du sarcasme? Tout à fait. vous êtes une excellente profiler du FBI, consultante pour le NRD depuis plus de 10 ans, intelligente, couillu, et qui ne se laisse pas marcher sur le pied et… que vous avez un gros faible pour tout ce qui concerne les Theriantropes. Bien sûr que son adjointe administrative coké aux cheveux peroxydés n’avait pas été aussi tendre dans ses propos. Elle avait fait le portrait d’une femme accro et obsédée par les garous, qui s’était fait manipuler comme une idiote, aveuglée par celui qu’elle s'était approprié. Ça lui avait couté cher de baiser avec son «collaborateur» parce qu’il était parti dans un carnage sanglant et sa carrière en avait payé le prix. Brittany avait écrasé ses faux seins durs comme un roc contre son bras, en s’approchant dans la confidence : La Comucci est une croqueuse de Garou et elle s’inquiétait pour la sécurité de Kaidan.

Il aurait voulu lui dire que Medea lui avait déjà fait du mal puisqu’elle était indirectement liée aux tourments expérimentaux qu’on lui avait fait subir en laboratoire pendant sa détention. Examens sauvages et pas du tout appropriés pour un métamorphe, ils avaient seulement interprété les travaux et les suggestions de l’agent de FBI qui avait travaillée avec le «premier loup-garou d’Amérique». C’est qu’en plus d’être douée, elle était une pionnière dans sa branche à ce sujet à une époque où les CESS étaient encore qu’une histoire absurde à la X-Files.

L’odeur du vernis à ongles lui chatouilla les narines, mais n’en dit rien. Il était habitué de canaliser ses réactions face aux détails qui le titillaient. Il en était ainsi pour toutes créatures sensibles, touchées par les Esprits de la Nature. C’était une histoire de survie que de se fondre dans la masse et de savoir respirer, se contrôler et se calmer quand tout vous semblait être un assaut à vos sens profonds. C’était ce que Radovan leur avait appris; le monde des humains était un cauchemar dans lequel il fallait naviguer la tête froide et le cœur solide. Mémé Archos leur avait enseigné à se concentrer sur l’essentiel et de rester connecté avec celui-ci.

Cela ne l’empêcha pas de se demander pourquoi les femmes sentaient le besoin de camoufler leur beauté sous des paillettes et des artifices. Qui leur avait dicté qu’il fallait se dissimuler derrière des stratagèmes esthétiques? Probablement que Medea serait encore plus exquise sans le maquillage noir bornait ses paupières et le vernis qui masquait des ongles longs et en santé. Pendant un instant, il arriva à se l’imaginer souriante, les joues roussies par le bonheur, ses cheveux sombres en batailles, incontrôlés et sauvages sous la brise fraiche, l’odeur de sa peau teintée du soleil couchant, son corps libre de tout vêtement contraignant, la mélodie de ses soupirs enflammés…

Kaidan se déplaça un instant sur son siège, heureux de couper le flot de ses pensées par la surprise de cette plaisanterie à propos de «son Animal».

- Un lapin? Moi qui croyais que vous étiez une excellente profileuse! Vous pouvez faire mieux que ça. Blague-t-il à son tour, la laissa ensuite répondre son premier verdict. Sans aucune gêne, il la laisse le scanner, le scruter et l’analyser tant qu’elle le souhaite. Elle pourrait deviner par son expression satisfaite sur son visage aux traits agréable qu’elle avait fait mouche. Du moins, une partie forte et puissante de sa nature était prédatrice. Le tigre royal blanc était l’esprit violent de Kaidan. Assoiffé, protecteur, vengeur et peu contrôlé, cette énergie viscérale qui tuait sans aucun remords. Un roi déchu. Autant vous avertir que ça ne sera jamais simple avec moi. fini-t-il par ajouter, avec un sourire en coin sur ses lèvres. Surtout que, peu importe ce qu’elle devinerait, elle n’aurait jamais raison. Peut-être s’approcherait-elle de la vérité, mais le théri qui conduisait la bagnole était infiniment plus complexe qu’un jeu de devinette sur une unique forme damnée qu’il ne possédait pas.

Son regard se détacha de la route pour soutenir le sien pendant quelques secondes. Son discours était un avertissement et une introduction à quel type d’agent elle était. Il ne se doutait pas qu’elle connaisse les avantages d’un CESS comme coéquipier, puisque c’est ce qu’il l’a menée à sa perte, mais l’entendre le confirmer le rassurait au moins à ce sujet : On allait pas le brimer de faire ce pourquoi le PASUA le gardait dans ses rangs, en laisse.

Un signe négatif de la tête répondit à la question à propos des membres de son équipe habituelles, mais il n’eut pas le temps de répondre quoi que ce soit parce qu’il garait sa voiture dans la rue, à une ou deux maisons de l’endroit où la garou était. La voiture devant eux était une classique berline de police dissimulée. Quand il coupa le moteur, un des deux hommes de l’autre voiture sortie du côté passager.

- Je n’ai pas l’intention de mourir aujourd’hui. Je vous inviterais à en faire de même vous aussi. Proposa-t-il à son tour. Ça serait dommage qu’elle meure sans terminer ce jeu de non-dit entre eux.

L’agent de l’autre voiture vient frapper à la fenêtre de Medea. Kaidan la fit s’ouvrir en appuyant sur un bouton.

- Agent Comucci? Officier Hernandez. Vous arrivez tôt. Ça fait plaisir de voir que le PASUA ne traine pas trop pour une fois.

Le commentaire grinçant fit sourire le métamorphe, qui en profita pour ouvrir la portière et sortir de la voiture. Il referma doucement derrière lui et ajusta son manteau long sur ses épaules en tirant sur le collet de celui-ci. Il fourra les clés de l’automobile dans une de ses poches de son pantalon brun/beige parfaitement découpé puis fit le tour du véhicule pour aller rejoindre l’autre agent qui semblait les attendre. Debout, il en profita pour faire rouler ses épaules, sa nuque et passa une main large dans ses cheveux courts. Il faisait encore un peu froid, mais l’air frais le revigorait.

- Agent Archos. Se présente-t-il sans formalité. Quel sont les derniers développements?

- Aucun mouvement ni aucune sortie. Elle est restée dans la maison ou dans sa cour. Nous soupçonnons qu’elle sait que nous la surveillons.

- Probablement. Vous n’avez pas vu de présence d’animaux ou d’animation dans la faune un peu étrange depuis les 24 dernières heures? demanda-t-il en dévoilant l’étui de son pistolet en cuir brun qu’il cachait en partie sous son bras, une courroie traversant les muscles de son dos pour venir s’attacher à l’autre épaule. Il en profita pour l’ajuster, enleva la sécurité du bout du pouce et cacha l’arme sous son manteau, comme si de rien n’était. 

Kaidan avait une relation complexe avec les armes à feu. Il préférait de loin ne pas en utiliser. Il trouvait ça déloyal, bruyant, physiquement inintéressant.

C’est pourtant une arme qui avait tué sa fille.
Une autre avec lequel il avait tué son géniteur.

- Non, rien sauf une livraison Amazon, hier à 15 h 44.

Son regard se releva vers la maison un peu plus loin. Ils étaient dissimulés par les arbres et les bosquets des autres cours, mais ils pouvaient voir l’entrée sans problème d’où ils étaient. Il poussa un long soupir et passa devant Hernandez pour ouvrir galamment la portière à Medea qui écoutait probablement leur échange de la fenêtre ouverte. - Profitez-en pour en griller une. Lui propose-t-il en lui tendant la main pour l’aider à sortir de la voiture. Il savait très bien que le manque de nicotine devait se faire sentir après ces quelques heures en voiture sans arrêt et sans fumer. Il n’allait pas la sermonner. Il en avait que faire qu’elle apprécie ce vice parmi tant d’autres. S’il était habitué à l’odeur de la cigarette, ce n’était pas sa place d’être chiant à ce sujet. Après tout, elle était qu’une humaine. Ils aimaient bien s’autodétruire à petit feu. S’il n’y a pas de mouvement depuis tout ce temps, c’est soit que les enfants sont cachés dans la maison ou sur le terrain ou qu’il y a quelqu’un d’autre qui s’en occupe le temps qu’elle trouve comment sortir de chez elle sans alerter qui que se soit.

Dépassant d’une tête Medea, son air était calme et posé quand il déposa son regard sur elle. Ses pupilles vertes se plantèrent dans celles couleur de magma au repos de sa coéquipière;

- Qu’est-ce que tu en penses? Se permit-il sur un ton plus familier. Il avait besoin de laisser tomber une certaine distance pour lui faire confiance sur cette mission. Ils pourront la reprendre plus tard, si nécessaire.

La suite allait être intéressante.

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Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
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Ven 22 Oct - 13:51 (#)

La charmante secrétaire en question est un rotweiller doublé d’une langue vipère. Mais c’est aussi l’une des plus grandes sources de potins des bureaux et nombreux sont ceux qui viennent s’en abreuver. Medea y  compris, bien qu’elle se garde toutefois de faire partie des piliers de la machine à café. L’italienne ne dissimule pas la grimace qui crispe ses mâchoires au résumé plus que hâtif que Brittany a servi à son boss. -Je crois que les lauriers de votre délicieuse cerbère sont en train de pâlir, à force qu’elle se repose dessus. -Elle le regarde franchement, s’imprègne des planes et des angles de son visage, s’attarde quelques secondes de trop sur la courbe pleine de sa bouche, assumant pleinement sa carrière flinguée en vol. Du moins, à ses yeux. Car ses années avec le FBI n’ont pas démérité et sa réputation sur le terrain est solide. L’échec n’est que dans le reflet de ses anciennes ambitions. - Je n’ai pas été consultante pour la NRD depuis dix ans. Cela ne fait que depuis quelques mois que j'ai recommencé à travailler en étroite collaboration avec eux, après plusieurs années de... désaccords, à la tête d’une nouvelle équipe. Je m'intéresse à tous les domaines qui impliquent des Cess, bien qu’il ne soit tout à fait faux de prétendre que le domaine des Thérianthropes soit celui où mon expertise est la plus pointue. -Quelques secondes de silence alors qu’elle considère si c’est avantageux pour elle d’en dévoiler un peu plus sur les aspects les plus méconnus de sa traversée du désert. -J’ai été effectivement approché par le MRU il y a quelques années. -Peu après son divorce, non qu’elle ait l’intention de partager cette information avec lui. - Le poste que l’on m’offrait était aussi prestigieux que prometteur, mais il aurait nécessité que je sois basée à Athène. -Carlisle n’avait pas quitté le territoire américain, Meda en était certaine à l’époque, ce qui s’est vérifié après sa capture récente. Il lui a été impossible d’envisager de quitter les Us, de s’éloigner de sa traque. -Et certaines méthodes du MRU… disons que je ne cautionne plus forcément quelque uns des enthousiasmes de ma jeunesse. -Il y a de la gravité sur les traits et dans le timbre de la méditéranéenne, mais ce n’est ni le moment ni l’endroit pour aborder pleinement ces sujets-là. -Pour en revenir à votre secrétaire, je ne serais pas étonnée si elle avait un autel dans sa chambre à votre effigie. Elle vous voue un véritable culte. Évitez d’accepter friandises ou autres, je la pense tout à fait capable d’y ajouter un filtre d’amour -Le sourire est revenue sur ses lèvres, Medea plaisante, mais pas tout à fait. Si rien ne peut créer ce genre d’alchimie, les arcanistes savent créer des envoûtements puissants. -Quoique… votre odorat et votre goût développés devraient vous prémunir de telles mésaventures.

Pendant quelques minutes, la conversation retombe et la psychologue en profite pour retoucher ses ongles en un geste d’une futilité et d’un cliché dont elle devrait avoir honte. Elle surprend le regard de Kaidan sur ses doigts et elle lui adresse un clin d'œil non dénué de malice. S’amuse du contraste qu’elle présente. Une seconde, elle caresse l’idée de faire remonter ses ongles nouvellement parés sur la peau fine de sa nuque. Juste pour voir l’épiderme s’orner d’une infime ligne enflammée par les paillettes d’argent qu’elle vient d’ajouter à sa manucure. Non. D’une part, le brûler alors qu’il est en train de conduire serait d’une stupidité alarmante, secondement il n’y a aucun intérêt à le contrarier aussi délibérément. L’ajouter en épice d’une soirée plus charnelle est bien plus séduisant. Sentir tous ses muscles se contracter sous la morsure soudaine du métal alors qu’elle capture de sa bouche ses soupirs.. tableau insidieux et fascinant. Auquel elle s’arrache immédiatement. Idiota. Ces fantasmes sur un autre thérianthrope dans une situation dangereusement proche de celle qui la hante toujours, c'est de la connerie pure. Non duo volte.

Plus facile, plus sûr, de dévier de ces visions dangereuses pour s’attarder sur la Bestia Selvaggia. Qu’il contient parfaitement. Elle n’en perçoit aucune mimique, aucun mimétisme de posture ou de rythme de langage qui pourraient l’aiguiller plus concrètement. Rien dans son regard sur lequel s’appuyer. Elle ne décèle pas de conscience animale dans son échange avec lui. Et c’est troublant, bien que la proximité de la nouvelle lune puisse être responsable de l’animal endormi. Il n’est pas un lapin, bien sûr. Taquinerie facile, légère qui passe ses lèvres sans heurts. Elle peut avoir de l’humour. Parfois. Un peu. -Je vous ai déçu? Vous me brisez le cœur, Kaidan. - Elle a l’impression de le voir s’étirer au soleil quand il se prête au jeu de son examen. Et là, il a quelque chose de très félin, de cette langueur qui promet des coups de griffes si elle est dérangée. C’est dans cette direction qu’elle oriente une analyse un peu plus réfléchie. Confirmation de son hypothèse qui s’inscrit sur son visage et c’est à son tour qu’elle affiche un petit sourire victorieux. Mais il y a quelque chose… quelque chose qui lui échappe encore. Dommage qu’il ait les yeux fixés sur la route, elle aurait bien croisé son regard. Il y  a un je ne sais quoi chez lui qui lui murmure qu’elle n’a pas compris, qu’il a plusieurs coups d’avances. C’est agaçant. C’est intriguant, cela attise sa curiosité. D’autant qu’il n’hésite pas à en rajouter une couche, verbalement. -Je commence à le croire, répond-elle, songeuse. Bosser avec lui va permettre d’éclaircir plusieurs zones d’ombres. Tout en prenant le risque de retomber dans d’anciens travers. Medea refuse d’être prise une seconde fois pour une conne par un autre Garou. Il n’est pas à la NRD de sa propre initiative. Son “passage” entre les mains des scientifiques en est l’évidence. Il va lui claquer entre les doigts si elle songe à se reposer sur lui. Oh pas forcément sur cette affaire, ni sur la suivante.. Mais c'est inéluctable.

Medea renverse sa tête sur l’accoudoir, le visage tourné vers la fenêtre, observant le paysage urbain qui défile. C’est sur Duncan et Wayne qu’elle doit se reposer. Pas sur un autre thérianthrope, qui plus est, sur un thérianthrope qui a passé plusieurs semaines en compagnie de Carlisle. Qui est donc cruellement bien placé pour exploiter les faiblesses qu’elle n’a pas ou mal colmatées. Néanmoins, plusieurs minutes plus tard, elle ne se montre pas avare des détails pertinents sur l’affaire qu’ils vont affronter ensemble. Elle s’est redressée, son visage à tourné vers lui, le verbe plus dur et dont le sens l'incisif recèle d’une sincérité qui ne peut être remise en cause. Si elle n’accepte pas de lui laisser libre arbitre pour gérer l’Ours, cela n’a pas de sens de l’avoir requis aujourd’hui. Il l’a compris, tout comme il a compris l’envers de ses paroles.

Qu’il n’ait jamais travaillé avec Wayne et Duncan n’est ni surprenant ni un obstacle. Mais c’est un aspect secondaire alors qu’il lui répond de la même manière à son injection de ne pas laisser l’Ourse faire une victime de plus.. Une esquisse de sourire. Au moins ils sont en accord sur ce point précis. Ils n’en sont qu’aux prémices de leur collaboration. Ce serait un crime que celle-ci se retrouve avortée si précipitamment! -Je le garderai en tête, Agent Archos. -Ils se garent et l’italienne a la satisfaction de constater que les autorités locales sont déjà en place. La berline sans être dans l’ostentation n’est pas discrète pour qui sait regarder. C’était volontaire que Volta se sache surveillée, c’est l’inverse qui aurait été suspecte. La rivalité entre les différents agences fédérales et locales est perceptible dans la remarque cactus de l’officier qui les accueille après que le véhicule se soit immobilisé. Elle redresse légèrement la tête pour pouvoir le dévisager par la fenêtre ouverte pendant que le Garou sort en premier. -Vous avez dû envoyer les bons formulaires, dans le bon délai, alors. -Ses prunelles dévie sur son partenaire pour les deux jours à venir.  Étirant les muscles de son cou et de son dos après trois heures en voiture, il offre une vision qu’elle ne dédaigne pas. La vipère ne s’offusque pas de l’échange entre les deux mâles. Elle a décidé de rester en retrait, du moins dans un premier temps. L’ourse a fait deux victimes féminines, il est possible qu’un présence masculine soit la balance qui lui permette de ne pas se sentir immédiatement acculée. Armé. Bien. Elle lui aurait proposé son arme secondaire mais il sera plus à l’aise avec la sienne propre. La lanière de son holster découpe de manière intéressante les muscles sous sa chemise, distraction dont elle finit par se détourner. Il la surprend en venant lui ouvrir la porte, non qu’elle attende ce genre d’attention de sa part. Justement, parce qu’elle ne s’attendait pas à ce genre d’attention de sa part. Une main tendue qu’elle accepte, refermant les doigts sur sa paume avant de s’extraire du véhicule d’une traction affirmée. Une emprise solide de sa main qu’elle relâche quelques secondes plus tard. Une livraison Amazon. A la fois si banal et si incertain. Le géant américain livre tout.  Sauf peut-être des têtes nucléaires, et encore, cela n’a pas été prouvé.


Elle fait quelques pas, avant de revenir vers le duo masculin. Sa respiration s’échappe en évanescents nuages de vapeur mais l'adrénaline et la concentration l'empêchent de s'arrêter à un tel détail. Une proposition de cigarette qu’il ne fumera pas avec elle, mais qui est la bienvenue quand l’heure d’intervenir se rapproche de plus en plus et creuse dans son ventre des vagues d’anticipation. -Proposez moi un café avec et je vous suis jusqu’au bout du monde. -Elle se passera de café et du bout du monde. Par contre elle enflamme une cigarette avant de contourner la berline.

Son sac à main sur l’épaule, elle ouvre le coffre de la voiture du Thérianthrope et accroche à sa taille un large holster ventral dont les fines décorations florales ne peuvent faire oublier la praticité. Son arme de poing préférée, un double canon à chargeur modifié spécifiquement pour des munitions 9min classique et des balles d’argent. Elle est habituée depuis des années à son poids plus important et le pistolet est pratiquement une extension de son poignet. Cette fois, elle ne charge que des munitions en argent. Bien qu’elle préfèrerait appréhender Volta dans le calme, elle ne peut s’appuyer dessus.

Elle rabat son pull sur sa taille, ramène les pans de son perfecto de manière à ne pas mettre en avant l’arme à sa taille. Malgré tout, elle s’est assurée que le cran de sûreté soit retiré et que la lanière de maintien de son holster ne soit pas fixée. Geste en reflet conscient de ceux du Garou, procédure réglementaire de la NRD. Autour de son cou, son badge prend place sur sa peau, hors de vue pour l’instant. Balance son sac à main dans le coffre et le referme, achevant son shoot de nicotine dans le même temps. -Elle est probablement dans un état d’esprit où personne d’autre qu’elle ne peut protéger ces deux enfants. Je ne crois pas qu’elle supporterait d’avoir une aide. Surtout avec la crainte de se voir enlever les bébés ou reportée à la police. -Ajoute- t-elle en revenant aux côtés des deux agents. Kaidan domine la situation d’une bonne tête. -S’éloigner d’eux doit réveiller ses pires angoisses. -Elle se tourne vers Hernandez -Pouvez vous vérifier avec les magasins d’alimentations les plus proches si elle attend des livraisons?

Il balaie la distance prudente qui s’était établie entre, déjà bien affaiblie par la promiscuité de ce voyage de quelques heures. Il lui faut légèrement incliner la tête en arrière pour vraiment croiser son regard tant ils se tiennent proches l’un de l’autre. Dévoilant la vulnérabilité de sa gorge dans le mouvement. L’absinthe se fond dans l’encre alors qu’elle réfléchit à sa question. -Il est inutile de se présenter comme des journalistes ou autre. Elle ne nous croira pas. Revenir vers elle pour lui demander des détails sur les victimes en tant qu’Agents de la NRD peut la conforter dans ses propres constructions mentales. J’aimerais que tu prennes la direction de la conversation. Que tu orientes tes propos vers l’inquiétude pour les enfants, non pas maintenant que les mères sont mortes, mais avant. Alors qu’ils étaient portés par des génitrices avec des addictions. De voir comment elle te répond dans ce thème. Essaie de dissocier l’idée de la Mère de l'élément biologique pur. Si je ne me trompe pas dans mon analyse, il est possible qu’elle croit avoir agi dans l'intérêt des bébés sans voir le lien avec son fils disparu. Ne l’engage pas sur ce terrain. Son deuil non terminé est source de rage et de colère qui peut se retourner contre nous et les enfants qui, et c’est là le danger, ne sont pas son fils.

Son regard bascule vers l’officier qui les écoute avec attention. -Officier Hernandez, restez en soutien et support. N’intervenez pas sans signal clair. Soit parce qu’il y a eu un coup de feu tiré, soit parce que j’aurais ouvert l’un des rideaux de la pièce principale qui sont pour le moment clos. Sans doute pour éviter les regards étrangers, justement.

Sa main sur le poignet de Kaidan. Tension certaine qui vibre jusqu’au bout de ses doigts avant que le contact ne disparaisse. -Prêt?
Ce n’est que lorsqu’il donnera son accord qu’elle se placera volontairement en retrait sur sa gauche, à un pas de distance. Si l’Ours les épies, et Medea pourrait le parier, c’est sur la haute silhouette masculine que son attention va se porter en premier. Son rôle est dangereux mais elle ne doute pas de ses capacités ni qu’il soit à la hauteur. Déjà les marches du porche sont franchies, les laissant face à la porte principale encore close.
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Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
Thème : Animal - MISSIO
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Beat me up
Beat me down
Mess me up
Beyond all recognition

For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


-

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Dim 14 Nov - 23:25 (#)


Brittany pouvait bien se reposer sur ce qu’elle voulait qu’il ne prêtât pas foi aux ragots que sa charmante secrétaire lui déblatérait avec entrain à la pause, ou entre deux documents qu’elle posait sur son bureau. Dans tous les cas, il se fit un plaisir d’écouter les rectifications à son dossier. Il détourna son attention vers elle une seconde quand elle lui confirma une invitation du MRU. Ça aurait peut-être été moins désagréable sous sa gouverne que celle de Spencer Willis. Peut-être pas. Même si elle ne cautionnait plus les méthodes de ce département, elle en aurait probablement profité quand même à un moment ou l’autre. Ils lui en avaient fait voir de toutes les couleurs, les saveurs et les douleurs.

- Le climat à Athènes est bien, les locaux du MRU sont spacieux. Ils ont beaucoup de financement du gouvernement et du privé pour garnir leur labo et payer gracieusement leurs employés. Et leurs délateurs, mais il n’osa pas le spécifier. Il osa pousser un soupir exaspéré quand celle-ci souligna le caractère fanatique de son adjointe administrative. Elle a un problème. Je ne saurais dire si c’est de confiance en soi ou de drogue, mais elle fait bien son boulot. Quoique, si je la surprends à essayer de m’ensorceler contre mon gré, c’est plus que la démission qu’elle risque. Il espérait que c’est ce qu’il l’empêchait de passer à l’acte. Qu’elle n’entretenait pas un fétiche étrange de se faire bouffer par un garou, ou pire, de se faire transformer par l’un d’eux. Elle serait déçue, et peut-être bouffée par un tigre.

Oups.

- Un café et vous me suivez jusqu’au bout du monde? Agent Comucci, faites attention à ce que vous me proposez.

Était-ce l’approche du danger qui le laissait prendre ses marques aussi facilement? Probablement. Se détendre, tourner ses pensées sur les choses bien de la vie comme s’enfuir avec la némésis de Gautièr à l’autre bout de la terre. Lui envoyer des photos d’eux ayant du bon temps, signé «  Tu nous manques. » ou «  On aimerait que tu sois là! ». Cette idée le fit sourire seul et sans raison un instant. Il avait pourtant la bénédiction et un topo peu glorieux de Medea en tête. Kaidan faisant joujou avec son humaine. Sa damnation sur deux pattes. Est-ce qu’il lui en voudrait? Probablement.

Mais il s’en foutait.
Il en devait une à Gautièr mais ce qui pouvait arriver à sa Némésis ne faisait nettement pas partie de cet accord à sens unique.



Il frappa, mais Kaidan avait déjà senti sa présence derrière la porte avant qu’ils ne soient en haut du porche. Son odorat développé avait capté une étrange odeur masquant les autres, mais il l’entendait respirer, son cœur battait vite. Ils n’étaient pas les bienvenus. Le méta ne voulait pas la brusquer pour l’instant. Et préféra la laisser décider quand elle serait prête à leur ouvrir la porte. Probablement qu’elle essayait de se contenir, de réfléchir… L’agent fait signe d’attendre à sa collègue avant que celle-ci perde patience quand ils purent enfin entendre les nombreux cliquetis de plusieurs verrous s’ouvrirent. Un seul restant en place, une chainette qui bloqua l’ouverture de la porte devant eux.

- Madame Volta? Désolé de vous déranger. Nous sommes du NRD. Vous vous rappelez l’agent Comucci?

Maryse Volta était à peine visible dans l’embrasure de la porte, mais elle jeta un regard curieux à Medea derrière lui pour approuver :

- Oui. Je me souviens. Que me voulez-vous encore? Qui êtes-vous?

Parce que si elle s’était attardée quelques secondes sur sa collègue, toute son attention s’était fixée sur Kaidan. Réaction normale de la bête défiée sur son territoire, il eut l’imperceptible impression qu’elle grogna, toujours protégée contre le cadre de la porte. Son regard vitreux s’était plongé dans celui du métamorphe et il le soutient avec une longue inspiration qui lui fit gonfler légèrement le torse. Ses épaules se redressèrent lentement, qui accentuèrent sa grandeur et sa musculature. Sur son visage, toujours un sourire bienveillant. La Nature étant plus forte que tout s’imposa à l’animal qui condamnait Volta à une vie tourmentée par les cycles lunaires. Si elle ne se laissait pas dominer cette fois-ci, elle courba toutefois l’échine. La bête s’adoucit et même si c’était invisible et inexplicable, il la sentit s’incliner. L’atmosphère devint soudainement moins tendue quand il se présente, en sortant le porte-carte de la poche intérieure de son manteau. Ça n’avait rien d’impressionnant comme un badge ou une carte du FBI, mais son accréditation y était :

- Agent Archos. Je suis conseiller sur le terrain. Nous aurions plus de questions à vous poser à propos des victimes. Comme vous avez pu les observer, de par votre emploi, nous aimerions encore prendre quelques minutes de votre temps revoir certains détails avec vous.  

Si Medea avait des doutes sur comment le géant blond garou pouvait manoeuvrer sur le terrain, voilà qu’elle serait rassurée par l’expression passe-partout qu’il affichait sur son visage. Le non verbal de Kaidan le plaçant en position d’ouverture, de détente. Les mains de retour dans les poches de son long par-dessus, il avait baissé le menton pour soutenir le regard froid de l’ourse sans broncher. Le timbre de sa voix était juste assez mielleux pour être charmante sans que cela passe pour de la manipulation. Perdue la tension de la bête sous-jacente. Le masque de l’agent du NRD ne demandait pas la permission de l’interroger, il s’imposait poliment à Maryse Volta, comme son aura avait fait de même sur la garou qui cacherait probablement son précieux paquet contre sa vie.

- Soyez assurée que nous ne souhaitons pas vous importuner longtemps. Pouvons-nous… entrer? demande-t-il avec une pointe d’hésitation feinte, qui supposait que peut-être, ils l’interrompaient où si elle n’était pas seule.

Pourtant, le réflexe de l’ourse fut de regarder un instant derrière elle, quittant l’ouverture de la porte quelques secondes puis revient, d’abord la fermer puis déverrouiller la chainette ridicule dans le haut du portique. Le genre de protection que n’importe quelle chose ou personne défoncent à coup d’un peu de force.

- Je suppose que… Si ce n’est pas très long. J’ai des… des courses à faire et un rendez-vous important.

Magnifique série de mensonges qu’il accueille d’un sourire engageant.

- Nous comprenons. Ne vous inquiétez pas, en un rien de temps, nous serons reparties. Merci énormément pour votre collaboration Madame. C’est très apprécié.

Si elle savait ce qu’elle faisait entrer chez elle…

Une large main se posa dans le creux du dos de l’agent Comucci, qui l’invita à se faufiler la première quand la porte s’ouvrit pour eux puis il la suivit de près. Si Medea n’avait pas encore senti l’odeur, une fois à l’intérieur, l’air en était lourd et désagréable. C’était exagéré et intentionnel. Ça avait chatouillé ses narines sensibles, cette odeur qui lui rappelait son autel rassurant et endroit de recueil, mais dans cette fumée intense, ça lui donnait l’impression d’être décadent. L’espace vital, d’un salon et d’une cuisine à air ouverte, propre et qui semblait extrêmement bien rangée, était envahi par l’odeur de l’encens.

Pas n’importe laquelle. Une fumée de sauge agressante virevoltait doucement au gré des rayons de soleil qui filtrait par la fenêtre entre les rideaux tirés de la pièce principale.

Il ferma derrière eux la porte, doucement, et resta debout, les mains toujours nichées dans ses poches. Maryse Volta avait l’air d’une femme sur la corde raide. Des vêtements dépareillés, mous, confortables. De profonds cernes marquaient son visage étiré et tendu. Ces cheveux étaient rassemblés rapidement en un étrange paquet capillaire au-dessus de son crâne.

De la sauge. Un besoin de purifier les lieux? Je sais que c’est un truc très efficace pour faire un ménage énergétique et les renouveler. C’était dit sans jugement, comme une simple observation, pendant qu’il fait un ou deux pas, en observant le mobilier du salon et la décoration. Ma Nana est d’origine autochtone. Ajoute-t-il comme si cela expliquait son savoir en la matière.

- J’ai fait un grand ménage cette semaine. Toute la situation me bouleverse beaucoup. J’ai eu le besoin de… oui. Voilà.

Et cette fois, il accueille ce mensonge seulement avec un signe de la tête compréhensif en se retournant sur lui-même, s’approchant de Medea.

C’était pour cacher l’odeurs des enfants aux autres garous ou créature qui saurait les renifler de loin.

Très habile, la Volta. Elle ne manquait pas de moyen.

Il y avait la radio qui jouait relativement fort dans une pièce plus loin dans la maison.

Le coin d’un carton ouvert Amazon apparaissait de derrière l’ilot de la cuisine. Impossible de voir si c’était vide ou ce qu’il contenait.

- Nous savons donc que vos employeurs étaient thérapeutes pour jeunes femmes, comment dire… irresponsables. Vous êtes secrétaire depuis longtemps?

Elle ne put contrôler un sourire en coin bref accompagné d’un son sec comme une approbation plus fort qu’elle.

- Longtemps.

Et c’est donc ainsi que vous avez été en contact avec les deux victimes, Carla Sáenz et Rosie Myers.

- J’ai déjà parlé de ça avec la police.

Oui, mais elle n’a pas dit qu’elle gardait les petits avec elle. Près d’elle. Pour en prendre soin. Cette créature avait peut-être sauvagement cueilli prématurément les deux poupons, mais il reste qu’elle n’allait pas les laisser crever. Elle était intelligente, prévenante… mais emportée par des instincts plus fort qu’elle.
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En un mot : Humaine. Profiler pour le FBI et consultante pour la NRD
Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
Thème : https://www.youtube.com/watch?v=EUY2kJE0AZE
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Pseudo : Mea
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Sam 27 Nov - 12:35 (#)

Small Talk. And not so much small talk. Les sujets abordés peuvent paraître triviaux au regard de ce qui les attend d’ici quelques minutes. La franchise de la psychologue sur sa carrière massacrée et les ambitions qu’elle aurait pu choisir de poursuivre peut sembler anodine, mais elle a découvert depuis des années que dans certaines circonstances, la vérité est une lame bien plus acérée que les manipulations suaves. Surtout en compagnie d’un thérianthrope qui doit subir les contraintes d’une institution qui se sert de lui sans la moindre compassion et qui n’hésitera pas à le broyer s’il ose s’éloigner des discours officiels. Elle sait. Elle a été l’une des premières à ouvrir la voie de telles collaborations. La mâchoire de Medea se crispe un bref instant. C’est un danger en lui-même d’établir trop de parallèle entre Kaidan et un Lycan cynique qui a repris sa liberté. Il y a trop de paramètres dont elle ignore tout concernant la situation du méditerranéen.

Pour se détourner de ses propres failles, pour cesser de n’être plus qu’un fantôme destitué de toutes substances par un passé cannibale, elle flirte et détourne les propositions les plus sages pour leur donner des nuances bien moins innocentes. Elle n’a pas réellement envie de séduire son partenaire de quelques heures, aussi charmant soit il -elle a appris à séparer plaisir et boulot, merci bien - et ne s’attendait donc absolument pas à ce que celui-ci la suive aussi aisément sur ce terrain là. Les coins de sa bouche cerise se relèvent en une ombre de sourire. Accroche le regard aux reflets d’absinthe qui ne trahit rien de la Bête tapie au fond de son âme -Je suis une femme facile à satisfaire, il semblerait.

Le sérieux ne tarde pas à reprendre le dessus et son visage retrouve son masque plus austère, moins accessible. Comme ils en ont discuté pendant le trajet, c’est Kaidan qui mènera la discussion. Il y a multitudes de signes sous-jacents entre Garou qui ne sont pas accessibles à la majorité de la population. C’est sur cette entente tacite que la profiler entend jouer. S’en servir pour l’utiliser à leurs fins. Peut-être aussi se faire sa propre idée sur les méthodes de travail du colosse blond. Il n’y a aucune impatience dans sa démarche ou les mouvements de ses mains. Force tranquille. Il paraît avoir la vie devant lui, rien de plus important ce matin que cette porte close qui tarde à s’ouvrir. Une sérénité qui pourrait être presque contagieuse. Medea n’est pas plus agitée et le petit signe qu’il lui adresse est parfaitement compris. Il faut que Volta se sente en contrôle de son propre espace, au moins dans un premier temps.

Plusieurs dizaines de secondes s’écoulent sur ce pas de la porte. Attirant l’attention des voisins curieux au sein de cette banlieue pavillonnaire. Nul doute qu’ils se connaissent tous et qu’ils partagent un immense barbecue le 4 juillet. Elle peut voir des rideaux qui s’agitent et des silhouettes qui se découpent par les fines embrasures. Pour autant, il n’y a pas un sens du danger immédiat. Medea retient un sourire de dérision en remarquant que Volta laisse en place cette chaînette ridicule qui empêche le battant de s’ouvrir en entier. Kaidan pourrait la faire sauter d’un coup d’épaule si il le souhaitait. Faux sentiment de sécurité dont l’Ourse se drape en dernier recours. L’italienne adresse un petit signe de tête aussi courtois que désarmant lorsque le regard de l’autre femme se pose sur elle. Son visage est cerné, ses cheveux en bataille et l’expression sur son visage n’a rien d’engageante. Détermination et mauvaise volonté. Rien de très étonnant à cela. La menace la plus importante, entre les deux agents à sa porte, ce n’est pas la petite femme qui se tient légèrement en retrait. Non, c’est l’homme massif qui s’encadre pleinement devant elle. Elle le dévisage, durement. Un pli pincé se dessine sur ses lèvres trop fines. Sans bouger d’un iota, sa Bête projette son mécontentement sur les deux intrus. Avant que ses épaules ne ploient presque imperceptiblement, que sa nuque ne s’incurve un bref instant. La vipère ne prononce pas un mot. Ne s’impose pas cette confrontation. Le metamorphe paraît prendre plus d’ampleur, il s’impose par une démonstration parfaitement animale. Sans qu’elle n’en saisisse exactement le mécanisme, il vient d'asseoir sa dominance, relevé le challenge silencieux qui s’est établi entre les deux créatures filles de la Lune. Impressionnant, vraiment. La marque, le pouvoir d’un Alpha. L’italienne sait déjà qu’elle reviendra sur ce sujet avec lui. Il y a eu des subtilités qui lui ont échappé et qu’elle souhaite décrypter. Finesse, ho, il agit avec une finesse remarquable. Au lieu de presser son avantage, il reconnaît qu’il se trouve chez elle et en accepte les règles tacites. Il lui permet de sauver une partie des apparences. Il a relégué les menaces latentes qu’il exprimait quelques secondes plus tôt pour la conciliation. Sans faiblesse. Elle va leur ouvrir la porte et ils vont entrer. Ce n’est qu’une question de secondes. Jusque dans ses paroles, il manœuvre Volta vers l’inévitable. Joli, très joli. Les mensonges qu’elle profère sont transparents et ne pourront pas la protéger.

Comme pour s’assurer que rien dans son intérieur ne va la trahir au premier regard, elle se détourne un bref instant des deux agents sur le seuil de sa porte. Elle doit être rassurée puisqu’elle détache les fragiles maillons et leur permet le passage. Tout ce qui sort de sa bouche est une ribambelle de fadaises qu’ils décident de ne pas confronter pour l’instant. Poli, courtois. Ils se rejoignent sur certaines de leurs méthodes. Medea se contracte en sentant la main du Garou s'apposer dans l’arrondi de sa colonne vertébrale. Ne s’attendait absolument pas à un contact physique aussi précis de sa part. Cependant, elle ne s’en dégage pas et rien dans sa démarche quand elle entre dans le salon ne trahit sa surprise. Déjà la paume s’est retirée et ils sont à l’intérieur. La fumée piquante de la sauge envahit ses narines et agresse ses yeux. Elle bat rapidement une fois ou deux des paupières avant de retrouver son impassibilité. Était- ce un moyen de couvrir les odeurs nettement moins végétales des couches des nouveaux- nés. De se protéger des curiosités olfactives de ceux qui pourraient s’inviter chez elle?

Il n’y a aucun désordre, rien qui dépasse, dans une volonté de contrôler tous les paramètres de son espace? Après l’avoir perdu des années plus tôt? La petite dame qui les précède a l’air bien inoffensive, perdue et sévère, dans ce salon impeccable. Sa mise est absolument négligée. Seule la sauge est une fausse note visible. Il serait dangereux d’oublier qu’elle a éventré deux femmes enceintes avant de leur arracher leurs bébés. Medea se déplace légèrement, jusqu’à ce qu’elle soit décentrée, de manière à ce que Kaidan soit à nouveau au centre de l’attention de leur hôte si hospitalière. Il entre dans le vif du sujet avec une remarque sur l’abondance de la fumée aromatique. Livrant un point d’information personnelle qui le sort de son rôle unique de consultant pour la Nrd. L’humanise davantage. Volta saute sur l’explication donnée, comme un piranha sur de la chair fraîche tombée dans son bras de rivière. -C’est bien compréhensible, un tel drame, dans un quartier si paisible, appuie l’italienne, compatissante.

La radio, à l’étage. A un tel volume qu’il est possible d’en distinguer les mélodies qui filtrent malgré les portes qui sont sans aucun doute closes. Un paravent, auditif et olfactif. Que la Nrd utilise parfois des Cess dans ses enquêtes n’est pas un secret d’état mais ce n’est pas non plus une information librement diffusée. Cela suppose qu’elle se sent menacée par d’autres parties que les autorités. Les mères massacrées n’étaient pas des Garous, du moins pas de celles qui avaient décidé de l’exposer sur la place publique. Medea s’éloigne légèrement des deux et envoie rapidement un message texte à Hernandez. Lui demandant de vérifier sur le champ la nature des géniteurs et de la famille des victimes. S' ils s’agissaient de Thérianthrope, la situation se complique d’un cran. Il est plus que possible qu’ils décident d’agir par eux même et non pas d’attendre l’action de la Nrd. Kaidan continue de s’entretenir avec Volta qui reste sur la même ligne de réponse. Ne répondant qu’en reprenant les questions, n’offrant aucun élément d'elle-même. Elle est sur la défensive. Intelligente.

-Vous êtes bouleversée, Madame Volta, je le comprends très bien. Vous devez être épuisée avec toute cette violence qui s’est invitée. Nous avons discuté avec vos employeurs, qui sont d’ailleurs effondrés par ces tragédies. Ils n’ont que des compliments à faire sur la qualité de votre travail. -Medea s’éloigne vers la cuisine. Immédiatement, l’Ourse se raidit et esquisse un mouvement pour l’en empêcher. -Non, non, ne vous dérangez pas. Je vais simplement nous faire un peu de thé. Continuez à discuter tranquillement avec mon collègue. -Si Volta hoche la tête, elle y met très peu d’enthousiasme. Il est probable qu’elle n’accepte que parce que la cuisine est ouverte sur le salon et lui permet de garder un œil sur la brune. Les muscles de ses épaules se sont raidies et les mains de l’Ourse sont à plat sur ses cuisses. Comme si cela lui demandait un effort conscient de ne pas les transformer en poing. La tension qui émane d’elle est palpable.

Dans la cuisine, sous le comptoir, il y a plusieurs pack d’eau minérale et pourtant, au centre de la table, une carafe d’eau et un verre déjà servi. Il n’y a pas de biberons en vue, pas plus que de lait premier âge en poudre. Trouver et remplir la bouilloire, ce n’est l’affaire que de quelques minutes. Medea approchait la main d’un placard quand la voix la coupe avec la sécheresse d’un revers de fouet, interrompant net l’échange qu’elle avait avec le métamorphe. -Pas ici! Les tasses sont dans le placard de droite. Et je bois que du thé vert. Juste à côté. -Elle revient dans le salon, le regard sombre épiant chacun de ses mouvements. Trois tasses qu’elle tient par une anse et la bouilloire brulante dans l’autre. Un sourire désarmant alors qu’elle semble aviser seulement maintenant le carton amazon qui trône sur le comptoir. Medea dispose les tasses, les sert, laissant la sienne sur la table, l’eau s’échappant encore en vapeur qui se mêlent à celles de la sauge. Avec un peu de chance, son téléphone ne viendra pas se noyer dans son thé, cette fois.

-La livraison à domicile, c’est merveilleux, vraiment. Je passe beaucoup trop de temps à commander, c’est si rapide. Mais pas toujours efficace. - Volta lutte contre l’impulsion de se lever et d’emporter le carton dans une autre pièce. Mais il n’est pas question de laisser ces deux fouineurs seuls dans son salon. Son salon. A elle. Ils n’ont rien à faire là! Chez elle. Elle se détourne à nouveau de l’italienne. Son Ours endormi peu ravi d’avoir dû plier l’échine face à l’Alpha. -Si vous en avez terminé? Comme je vous le disais, je suis très occupée! -Une dernière question, madame. Que pouvez-vous nous dire sur les caractères des deux victimes? Nous sommes très intéressés par votre point de vue.

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SO
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I WILL BE BRUTAL.

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Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
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Beat me up
Beat me down
Mess me up
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For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


-

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Ven 7 Jan - 23:29 (#)


C’était risqué de toucher ainsi aux affaires de l’Ours. La garou au regard acéré ne manquait aucun geste de Medea, puis notait probablement chaque endroit où elle avait déposé ses doigts d’humain. Le dessus du comptoir, la bouilloire, l’armoire, les trois tasses qu’elle ne manquerait pas de jeter au lieu de les laver. Ils venaient empiéter sur son territoire. Territoire qu’elle avait protégé des artifices les plus subtils, dans l’espoir qu’on lui foute la paix. Qu’on l’oublie. Il ne serait même pas surpris qu’elle ait utilisé des grigris et des sortilèges de pacotilles pour protéger les enfants qu’elle avait arrachés du ventre des clientes de son employeur. Ça serait dangereux de croire que cette femme était idiote. Elle espérait tout de même passer sous le radar de la police et du NRD. Volta ne se doutait par contre pas qu’ils leur envoyaient leur meilleure profileuse de thérianthropes et celui qu’ils détenaient par les couilles pour la démasquer.

Pendant que Comucci attirait son attention en cuisine, Kaidan gardait toujours ses mains dans ses poches, évitant de la frustrer encore plus de s’être courbée un instant sous sa dominance naturelle. L’attitude de l’autre agent avait de quoi maintenir un niveau d’attente angoissé, il serait mal avisé de se mettre à deux pour faire exploser cette bombe à retardement. Quoiqu’il ne s’inquiétait pas vraiment pour sa personne; il pensa toutefois que ça serait moche sur son CV la mort d’une professionnelle des Garous en première mission avec lui. Puis l’autre sociopathe français viendrait lui frotter les oreilles d’avoir laissé son précieux cauchemar se faire déchiqueter par un ours overachiever et enragé. Coincé entre ces deux-là ne lui rendaient pas la tâche facile. 

L’odeur du thé vert, dont il ne boira pas une gorgée, n’arriva même pas à traverser les effluves de sauge envahissante. De plus, la carte de l’empathie ne ferait pas long feu. Il y a à peine sept minutes qu’ils étaient entrés dans le domicile sacro-saint de l’Ours que Volta avait déjà prétexté deux fois être très occupés, d’une manière encore polie, pour abréger cet entretien surprise et indésirable. D’ailleurs, la dernière question de Medea tomba comme une tonne de brique sur la meurtrière. Sourcils froncés, elle se laissa enfin aller à serrer les poings sur ses cuisses. Kaidan put même entendre son cœur s’accélérer, ses dents grincer dans sa mâchoire tendue. 

- Ça aussi j’en ai déjà parlé avec la police. Je n’ai pas de temps à perdre avec vous si vous n’êtes pas foutu de communiquer entre vous. 


Subitement, elle se relève de sa chaise, le menton haut, la tête droite et raide comme une planche prête à céder sous la pression. Toujours debout au milieu du salon, Kaidan se retourna vers la suspecte, sortant enfin ses larges poignes de son imperméable. Il la surveilla d’un œil expert et laissa filer un bref regard à Medea. Il fit ensuite des pas lent, presque nonchalant pour s’installer entre la Garou et sa collègue du jour.

- Et si vous voulez savoir, je pense qu’elles l’ont bien mérité!

Maryse Volta se tut rapidement, en plissant le nez et fronçant les sourcils. D’un pas raide et décidé, elle rejoignit la porte d’entrée pour tourner la poignée et l’ouvrir de quelques centimètres à peine.

- Comme je l’ai dit plus tôt; j’ai des courses à faire et un rendez-vous important…

L’Archos se montra d’abord accommodant :

- Nous sommes sincèrement désolés de vous importuner ainsi, mais il est dans votre intérêt de vous montrer… Il allait dire «docile», mais il se retient, conciliant avec toutes les instances de sécurité nationale et gouvernementale. Nous parlons ici d’un double meurtre, de clientes dont vous connaissez l’identité, leurs horaires, avec leurs dossiers à portée de main. Va sans dire que votre aide est sans conteste un atout pour éliminer les suspects et retrouver le ou… la, n’hésita-t-il aucunement à ajouter, tortionnaire qui est toujours en cavale.

Il poussa un soupir et planta son regard dans les yeux de l’Ours et continua :

- Va sans dire que ce criminel doit vivre en état de choc et de stress considérable. Ce qui serait tout à fait normal dans la situation présente.

Oh, il ne s’attendait pas à ce qu’elle se livre aussi facilement, craquant sous la pression, mais rien qu’un peu de compassion ne ferait de tord. Volta avait planté son regard dans le sien et il pouvait y deviner son tumulte intérieur. Jusque’à un certain point, il pouvait comprendre la double douleur et le trouble qui avait emporté cette femme à commettre l’irréparable. Peut-être qu’elle aurait été effectivement, une meilleure mère que ces deux junkies en rétablissement, mais ce n’était pas à elle d’en décider. C’était la mauvaise méthode pour réclamer sa maternité.

Pas d’bol.

La porte était toujours quelques centimètres ouverts, les muscles de son bras tendu tenaient toujours la poignée ronde entre ses doigts gercés et abimés par un lavage excessif et l’utilisation de produit nettoyant. Les yeux de Kaidan s’y attardèrent une seconde puis elle remarqua son attention; Volta retira sa main et la cacha dans la poche de son pantalon, fautive.

- Nous n’avons pas de temps à perdre nous non plus et…

Soudainement, un son attira son attention.
Un son qu’il connaissait bien.
Il arrêta de parler brusquement et il tourna son regard vers l’étage en retournant le menton d’un geste surpris.

Par delà la musique entêtante, des rythmes et instruments et du brouhaha auditif qu’elle essaya de créer pour détourner l’attention, le cri d’un bébé qui se réveille.
Qui a faim. Très faim.
Volta l’entendit aussi et grinça des dents quand elle bougea son attention en même temps que l’agent de NRD devant elle. Ils partageaient tous deux une ouïe incroyablement plus sensible et efficace que les humains. Et suffit du geste de la tête de Kaidan, l’Ours comprit immédiatement qu’il était l’un des leurs.

- Traitre! hurla-t-elle en se propulsant sur Kaidan d’une force qui n’avait rien de celle d’une petite femme au foyer. Comme un mur, il contrecarra l’attaque en recevant la charge, le souffle couper par la puissance de l’Ours vraiment enragé cette fois. Ses pieds glissèrent sur le parquet propre pour le plaquer contre le coin du comptoir de l’ilot au centre de la cuisine.

- Medea! Les enfants sont à l’étage! Dans la chambre avec la musique! Parce que bien entendue, son acolyte humaine n’aura pas perçu les cris affamés qui s’entêtait à ne pas s’arrêter.

Kaidan se débattait et essayait de contrôler le garou tant bien que mal, hésitant quand même à la blesser inutilement. Quand elle réalisa que Comucci allait s’emparer de ses précieux, elle hurla de rage. Elle se libéra de la prise de l’Archos pour fondre rapidement vers la boite Amazon, l’ouvrir et brandir un poignard étrange, au métal éclatant, la poignée recouverte de cuir et de symboles gravés. Poignard qu’elle tenta sans aucun doute et de toute sa force de planter directement dans le dos de Medea pour l’empêcher de lui enlever ses enfants.

- Attention! hurla-t-il une fois de plus, mais la Volta fut repoussée et plaquée contre les armoires de la cuisine par Kaidan qui bondit farouchement et d’une vitesse inhumaine sur l’attaquante.

Un son guttural sortit de sa gorge. Un mélange de grognement primaire, animal et une protestation physique sous l’effort. Maryse Volta n’était plus l’image de la femme épuisée. Ces traits étaient enragés, tendus et elle hurlait sans arrêt sa frustration. Elle essayait frénétiquement de planter le couteau d’argent sur Kaidan, qu’il arriva à esquiver, la lame plantant à répétition dans le bois des armoires. Rapide elle aussi, elle changea de tactique puis attaque un flanc d’un coup de poing puissant et s’essaya à un coup de genou entre les jambes du métamorphe. Il arriva à intercepter ce dernier de justesse et en profita pour agripper la jambe de la meurtrière pour la soulever et la placarder contre l’ilot, directement au milieu de son dos.

- Vite Medea. Sort d’ici avec les petits, supplia-t-il, son attention toujours portée sur l’Ours à forme humaine qui allait donner tout ce qu’elle avait pour ne pas qu’on lui enlève «ses» enfants.

Quand inopinément, le poignard glissa au travers de son long manteau pour se ficher dans son flanc, glisser contre les dernières côtes de son dos. Kaidan rugit aussitôt de frustration et de douleur comme un gros félin que l’on torturait, mais il se reprit rapidement. Sensation de son sang chaud qui imbibe sa chemise, il serrait la mâchoire et son regard devient sombre, le reflet doré de la prunelle du tigre fit surface quand il attrapa enfin le poignet de Volta pour le contrôler, le fracasser une fois, puis deux, contre le rebord du comptoir. La troisième fois, un crac se fit entendre, suivi d’un cri de Maryse qui lâcha momentanément le poignard. Suivi du son de l’arme au sol, le thériantrope le repoussa du pied loin du combat et lui offre un violent coup de poing au ventre, puis à la mâchoire.

Suffit les politesses.

- Je n’ai pas de temps à perdre moi non plus! l’avertit-il en coinçant la nuque de l’attaquante entre son coude et son épaule musclés. Elle était forte, mais il l’était plus. Il eut envie de lui briser la nuque, de lui arracher la tête. Le sang appelle le sang, le tigre en voulait plus. Il pourrait faire couler une pluie de coups au visage jusqu’à ce que plus personne ne la reconnaisse, mais il se reteint.

Et ce fut très difficile.

Il se contenta d’agripper le crâne de Volta, la retourner et la forcer à frapper son front contre le dessus du comptoir. Deux fois suffirent à ce qu’elle arrête de se débattre violemment, étourdit et douloureuse. il en profite pour reprendre sa clé de bras, empêcher l’air d’entrer juste assez pour qu’elle soit inconsciente après quelques instants.

Kaidan la laissa glisser mollement au sol, à ses pieds.

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Lun 10 Jan - 22:44 (#)

Medea, en se comportant aussi légèrement dans l’intérieur ouvert de l’Ourse et absolument inhospitalier  pour les agents gouvernementaux, agit en accord parfait avec son expérience personnelle et professionnelle de ces vingt dernières années. Tenir sur la corde raide, prêt à basculer, le tempérament bestial d’un thérianthrope. Elle dépose son odeur sur des objets de tous les jours. Dissémine sa présence au sein de son sanctuaire personnel, qu’elle a modelé pour correspondre à ses propres besoins. SA tanière. Bien sûr que la profiler a conscience que ses agissements sont une insulte. Que Volta ne peut relever directement, après tout, comment pourrait elle deviner que la femme en face d’elle agit de manière délibérée et sournoise.

Kaidan, lui, est parfait. Il temporise. Devient le moins irritant des deux. Apparaît, malgré sa taille de colosse grec, comme le moins dangereux des deux. C’est une erreur que l’italienne entretient sans subtilité. Il est celui qui semble le plus raisonnable. Celui avec qui l’Ourse peut discuter, et gagner à ses arguments. La profiler revient avec le breuvage chaud, qui reste au centre. Aucun des trois protagonistes n’en boira la moindre goutte. Il est devenu un symbole d'oppression de la NRD. Le thé vert n’était qu’un prétexte mal dissimulé pour augmenter la pression. Les enfants ne sont pas en sécurité avec cette meurtrière et l’experte a besoin que cette affaire soit réglée sans que les enfants ne soient davantage en danger.  Elle confirme son intention d’être la cible de la colère de l’Ourse avec une question de plus. Une question de trop. Il n’y a rien d’inconscient dans ses manipulations. Le Garou avec qui elle collabore pour la première fois a un aperçu direct du peu de scrupules de Medea. Elle n’essaie pas de gagner proprement, avec une moralité et une éthique sans accroc. Elle gagne. Point. Par tous les moyens. Le jugement qu’il portera ou non sur ses méthodes devrait l’avertir de ce qu’il risque lorsque la flamme de l’attention de l’italienne s’inversera sur des sujets beaucoup plus personnels. Plus tard.

L’ourse tombe dans le traquenard et la duplicité de l’humaine. Victime de son tempérament et de son stress, là où son intelligence l’aurait préservé à un autre moment. Sagement, cette fois, Medea  cède le terrain à son partenaire. C’est à lui de saisir la main et de récolter les graines semées sur ce terreau de discorde. D’un simple regard, il lui confirme qu’il a parfaitement saisi les nuances de son jeu. Un très mince sourire de satisfaction ourle ses lèvres alors que l’attention de Volta est toute entière vers lui. Leur communication non-verbale est déjà en harmonie, sans qu’ils aient eu le temps de s'entraîner ensemble. Sensation vibrante, enivrante, oubliée et coupable. Pas forcément la bienvenue. Medea n’avait pas prévu qu’il serait si évident de travailler en duo avec un autre Garou. Ne souhaitait d’ailleurs pas renouer avec ces abysses tentations. Le prix est trop élevé. Elle a travaillé trop dur pour retrouver un poste à la Nrd. Pour être à la tête d’une équipe qui fonctionne à merveille. Ducan et Wayne sont incroyablement efficaces, chacun dans leur spécialité. Elle n’a pas besoin, ne Veux pas d’une nouvelle collaboration avec un Garou. Siméon Barrois est trop fin dans ses décisions opérationnelles pour ne pas déceler le potentiel que les deux réunis peuvent représenter. Cazzate. C’est une préoccupation pour plus tard.

C’est sur elle que le courroux animal s’abat en premier, jouant parfaitement son rôle de paratonnerre.  Maryse se fend d’une phrase aussi cinglante que révélatrice, se relevant pour s’avancer vers Medea. Sans nécessité de concertation, il se place entre les deux femmes. Léger pas de côté alors qu’elle accepte sans égo tourmenté sa présence protectrice. Il a les moyens physiques de résister à une agression physique et de subjuguer la force féroce de la femme. Contrairement à la brune qui se ferait briser entre ses mains comme un fétu de paille. Pour le moment, la rage en ébullition de la meurtrière est encore sous contrôle. Ouvrant la porte. Parfait. Elle espère encore s’en sortir par l’aplomb et la discussion. Surtout, elle permet aux forces de polices qui se déploient  à l’extérieur de percevoir ce qui se passe dans le salon, ils en ont certainement les moyens technologiques. Le Métamorphe s’exprime d’un ton calme et posé, sans pour autant céder du terrain. Solidité et sérénité. Même dans ces circonstances tendues, Medea est sensible à ce qu’il dégage, si loin de la nervosité qui l’étreint si régulièrement et qu’elle enfouit sous une façade glacée. Sur la poignée, une main abîmée par trop de détergent, trop d’agents destructeurs. Pour dissimuler des odeurs inimitables de nouveau-né?  Kaidan est coupé en pleine phrase par un son qu’elle n’est pas capable d'entendre, limité par ses sens imparfaits.  Mouvement brusque de son menton. L’ourse est  à la fois trop concentrée sur les deux intrus empiétant sur son territoire pour ne pas remarquer l’action masculine et trop attentive aux deux nouveaux-nés à l’étage pour ne pas entendre leur cri.

Elle bondit sur Kaidan, déployant ses réflexes et sa brutalité sur l’agent. La  profiler ne tente pas de se mettre en travers. Sa main est immédiatement non seulement sur  la poignée de son pistolet, le dégageant de son holster, mais surtout, sa chaîne d’argent est détachée de son poignet droit, l’extrémité saisie  entre son pouce et son index, une longueur entourée autour de son articulation. Elle n’aura pas le temps de s’en servir. Une indication précieuse qui avive encore la rage de la criminelle. Les enfants, sans immense surprise, sont à l’étage. Elle a un choix à faire. Soit elle reste au rez-de -chaussée pour épauler son partenaire et l’aider à mettre l’ours hors d’état de nuit, soit elle gravit les marches pour s’occuper des victimes les plus fragiles. Ce n’est pas un choix. Il comprendra. C’est l’essence même de sa vocation.

Medea s’envole vers l’escalier, après un très bref regard sombre en direction de son collègue. Un avertissement. Elle plonge sur un genoux, dans une chute contrôlée, une main déjà en appui sur la rampe qui lui permet de se propulser debout sans perdre de précieuses secondes. Son second encouragement était inutile, elle est déjà en train de grimper les marches quatre à quatre, arrivant sans encombre sur le palier. Son arme retrouve son holster, sa chaîne est raccrochée. Elle ne s’attarde pas sur le décor coquet de l’étage, ne s'intéresse qu’à la pièce d’où s’échappe le vacarme, musique tonitruante mêlée de deux bouches hurlantes et pleurantes, affamées. Elle ne peut s’inquiéter pour Kaidan. Pas maintenant. Dans un seul geste, elle repousse le battant du pied, sans le croquer, elle n’aura pas l’usage de ses mains pour redescendre et appuie d’un index brutal sur le bouton de la chaîne hi-fi. La réduisent très efficacement au silence. Un chauffe biberon double est déjà branché, les doses de poudre de lait infantile sont préparées dans les biberons, tétines stérilisées. Il n’y a qu'à verser l’eau  jusqu'à la ligne prévue à cet effet. Visiblement, Maryse Volta a appris que satisfaire les estomacs exigeants de deux nourrissons à la fois demande une organisation exemplaire. Non qu’elle ait l’intention de les nourrir complètement. Mais descendre et se transformer en otage est une idée débile. De plus, réfléchir avec les cris des nouveaux-nés qui lui vrillent les tympans est impossible. Pendant qu’un des biberons chauffe, elle s’approche enfin du berceau. Les deux bébés bien réveillés, rouge de colère et de faim, sont langés et emmaillotés. Du peu de ses compétences, ils ne semblent pas souffrir de leur cruel enlèvement. Néanmoins, plus rapidement ils seront entre les mains d’équipes médicales, mieux ce sera. Un rapide message à Hernandez, le prévenant qu’ils ont retrouvé les enfants, demandant une ambulance et du personnel adaptés aux prématurés. Cri sauvage de douleur et de rage qui émane de la gorge masculine et qui la fouette en adrénaline. Il a besoin d’aide et elle n’est pas là.

Elle ne peut plus reculer. Délicatement, avec une tendresse oubliée, elle emporte le premier bébé dans son bras. Une douleur terrible et muette qui la ravage dont elle avait cru s’être détachée pour découvrir que cela ne sera jamais tout à fait  le cas. L’écho lointain de son frère. Trop de sacrifices, Medea. Pour la première fois depuis des années, elle se demande à quel point il avait raison. Elle ravale la boule qui obstrue sa gorge et cale le jumeau d’infortune tout proche du premier. Ils sont si petits que c’est presque trop facile. Si léger.  Elle ne s'assoit pas avec ses fardeaux, les nourrit sans s'arrêter de marcher, sans se soucier de son bras porteur qui s’engourdit lentement. Un seul biberon, deux bouches affamées, qui ne se taisent que par brèves intermittences. Lorsqu' ils commencent à se calmer, à demi bercés dans ses bras, le contact contre elle, sa démarche lente et chaloupée, elle se décide à redescendre.

Du palier, elle peut apercevoir la forme étendue de l’Ourse aux pieds de Kaidan. Lourdement, il s’appuie sur le comptoir. Elle est soulagée de le voir debout. Qu’il ne soit peut-être pas amoché, finalement. Impensable de descendre les marches avec la même célérité que quelques minutes plus tôt. Pas avec les bébés dans les bras. Directement, elle se dirige vers lui. Inquiétude non feinte alors qu’elle incline la nuque vers lui. -Est-ce que tu vas bien? Est ce que tu es blessé? - Son regard le scrute, comme si elle pouvait lire son état général dans l’eau clair de ses prunelles. Déjà elle enchaîne. - Elle est vivante? - Pitié. Faites qu’elle soit vivante. Sinon ce sera un cauchemar administratif. Cependant, il n’y a nulle équivoque pour elle. Entre l’Ourse vivante et Kaidan gravement blessé, elle préfère le cadavre de la Garou et son collègue entier. Le regard qu’il pose sur elle est muré. Il ne dévoile rien de ce qu’il ressent. Est-ce parce qu’il a été obligé de s’en prendre à l’un des siens? Elle n’a pas oublié le Traître que Volta lui a lancé sèchement avant d’attaquer. -Tu peux les tenir, s’il te plait?

Avec délicatesse, elle transfère l’un des deux bébé dans les bras de Kaidan silencieux, puis le deuxième, sans avoir réellement attendu sa réponse. Elle a besoin de contrôler  la gravité de l’état de la thérianthrope. Quand elle s’agenouille, après s’être assurée que l’homme n’allait pas laisser choir les deux enfants, Medea constate qu’elle respire, laborieusement, mais elle respire. Bien suffisant pour elle. Parfaitement consciente qu’elle est capable de régénérer toutes ses plaies si elle en a le temps. Posant un genoux à terre, elle ramène les deux poignets de l’inconsciente dans son dos d’une main et les menottes d’une paire de bracelets d’argent, propriété exclusive des agences gouvernementales. Sans chercher à entraver la circulation sanguine, elle s’assure que celle-ci ne pourra pas se libérer aisément. C’est ce moment que choisit Hernandez pour pousser la porte ouverte de la maison. Il s'apprête à parler pour leur donner une information quelconque quand sa voix est couverte par les sirènes hurlantes et reconnaissables d’une ambulance.

L’italienne rafle la lame exotique pendant que l’officier de police procède à l’arrestation de Volta qui commence déjà à revenir à elle. C’est lui qui sera chargé d’elle jusqu’à ce que l’antenne locale du Pasua la prenne en charge. Froncement de sourcil en voyant le sang qui macule le poignard à l’allure presque sacrificiel.  A nouveau, son visage se tourne vers le grand blond mais son visage est entièrement dirigé vers les deux poupons. L’expression sur son visage est fermée, neutre, ne lui permettant pas d’avoir accès à ses pensées. Il savait pourtant qu’il allait devoir affronter un autre Garou. Est ce qu’il était moins prêt qu’il ne le croyait? Sans presser l’issue pour le moment, Medea revient vers lui. -Les services médicaux sont arrivés, ils vont vouloir les examiner et les nourrir sans tarder. -Taciturne, il se contente de lui emboîter le pas. Pour se retrouver, dès leur premier pas en dehors du porche, envahis par une armée de micros et de flash qui se tendent vers eux de la plus indiscrète et intrusive des manières. Ils sont mitraillés par les appareils  photos, les caméras ne perdant rien de Kaidan portant les enfants, de l’italienne juste à ses côtés, à peine un pas devant lui. Comment la Presse a été prévenue est une question pour plus tard tant les hypothèses sont nombreuses. Les questions fusent de toute part des divers journalistes, accrédités tant par des maisons locales que des organes de presse plus prestigieux. Visiblement le graveleux du fait divers trouvant sa conclusion en ce début de journée est l'événement du moment. Medea prend sur elle. Devinant que ce ne sera certainement pas la tasse de thé de son collègue, elle lève une paume, sans qu’ils n’aient cessé de progresser vers l’ambulance. Un silence relatif qui s'établit sur l’allée de la résidence pavillonnaire envahie par les véhicules de presses qui empiètent sur tout l’espace disponible. Pas inconscient au point de bloquer le départ de l’ambulance. Par un miracle, la berline de Kaidan, garée en amont, échappe aussi au blocus. Le ton de la voix de l’italienne ne souffre d’aucune contradiction- Veuillez nous laisser avancer. Ces bébés ont besoin d’une prise en charge immédiate.

Ce n’est pas la honte qui fait refluer la marée, c’est la simple certitude que s' ils souhaitent obtenir quelques commentaires sur le vif, il est préférable qu’ils attendent trente secondes de plus. Ce qui leur permet de scanner les registres, de faire une recherche d’image inversée de manière à savoir QUI sont ces deux agents. Ils n’auront pas besoin de faire la dernière dizaine de mètre. Deux personnes au brassard portant le sigle de l'hôpital le plus proche fendent la foule et s’approchent de Kaidan. De nouvelles photos alors que les enfants reposent encore sur le large torse. Avant de rejoindre les nouveaux bras. Presque endormis dans les bras du métamorphe, ils vocalisent, dans les aigus, ce nouveau changement. Les deux pédiatres murmurent quelques mots au quarantenaire que Medea ne saisit pas dans le brouhaha ambiant. Cette fois, les requins sentent que l’heure de la curée est proche. Les questions s’élèvent de plus en plus coupées, difficile à entendre. Elle allait couper court à l’exercice, qui n’est pas vraiment dans ses fonctions, quand une voix plus déterminée que les autres parvient à se faire entendre. -Miss Comucci - tient, elle a eu le temps de faire ses devoirs. Avisant la jeune reporter qui s’avance en première ligne, la profiler se rapproche du thérianthrope, au point que leurs bras et leurs hanches se frôlent, créant une intimité implicite qui n’existe pas. Mais plutôt salement, elle vient de décider qu’elle allait profiter de la présence de la presse pour ses propres desseins et avantages. - Nous avons pu constater que les enfants étaient bien vivants, qu’en est il de la suspecte? Est-elle aussi en vie? Les affaires passées de la NRD ont tendance à prouver que les Cess connaissent un destin fâcheux sur les lieux des interventions. Qu’en est il aujourd’hui?

Elle pourrait presque rire tant cette question rentre parfaitement dans ses cordes et ses objectifs. Sucre et venin -Je ne m’avancerais pas sur les affaires passées qui n’étaient pas de mon ressort. Ce dont je peux vous assurer, c’est que non seulement la suspecte est vivante, mais elle est actuellement sous la juridiction du département de Police de Lafayette, elle a pu entendre la lecture de ses Droits Miranda, suivant toutes les procédures policières réglementées. Nous devons une résolution efficace, sans dommage collatéral de cette sombre affaire au professionnalisme et à l’excellence de mon collègue Kaidan Archos qui a rejoint les rangs de la NRD de Shreveport il y a plusieurs mois de cela. Travailler à ses cotés est un enrichissement constant pour nous et un plaisir tout personnel

Il n’a pas décroché un mot, renfermé sur lui-même. Réprouvant probablement cette sortie à son égard.  Elle aimerait lui assurer que c’est la fin, ce serait un mensonge. De nouveaux déclenchements de flash. Elle vient de le poser en poster boy de la Nrd. D’augmenter son influence interne par la résolution de ce cas, sans aucun doute que Siméon Barrois exigera un rapport détaillé, ce qui lui permettra d’obtenir d’autant plus d’affaires intéressantes et moins cantonné à son bureau. Medea vient de donner un méchant coup de pied vers le haut à sa carrière.. Ce n’est pas tout. Ils entrent dans ce qui lui importe le plus. Au yeux de la Louisiane, possiblement au-delà, elle vient de sceller une certaine complicité avec Kaidan Archos. Les photos ne manqueront pas de paraître. Dans des articles relayés par le Web, tout autant.  Elle est presque certaine, presque certaine que c’est en Louisiane que son terrible fuyard se dissimule. Elle a besoin qu’il vacille. Qu’il doute de la probité de son ancien compagnon de cellule à son égard maintenant que celui-ci est entre des mains et des griffes, non moins cruelles, mais bien plus voluptueuses de sa Némésis. Se servir du Métamorphe de cette manière est laide. Néanmoins, il savait. Il savait que ses motifs n’étaient pas uniquement professionnels. C’est presque suffisant. Elle se tourne vers lui, légèrement de trois quart et s'apprêtait à aborder une pose corporelle  plus détendue, une main dans son dos. S’amusant à répliquer son geste une ou deux heures plus tôt. Sa paume sinue sous les pans flottant de son manteau. En se posant contre sa chemise, son visage se fige. Sous ses doigts, la chaleur poisseuse du sang. D’une blessure si profonde qu’elle imbibe sa main.  Medea ne joue plus et son langage corporel traduit l’inquiétude réelle qu’elle s’interdit sur ses traits. Sa joue frôle presque la sienne quand elle murmure, -Kaidan, tu es blessé, tu saignes. Tu devrais te faire soigner maintenant, l’ambulance est encore là. -indifférente aux photographes qui ne cessent de les mitrailler. C’est sans doute l’un de ses clichés, bien plus personnel, bien moins figé  qui sera publié. Évoquant une intimité au-delà de celle qui relie deux collègues, de manière plus évidente encore pour un regard d'émeraude et d’ambre qui saura discerner toutes les nuances d’une posture sensuelle qu’il a eu tout le loisir d’étudier. Jusqu’à la nausée. Très briévement, elle retourne son attention sur les vautours -Ce sera tout pour le moment. Un commentaire officiel ne tardera pas. -Finalité.
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I LICKED IT
SO
IT'S MINE.




En un mot : Instinctif
Qui es-tu ? :

I WILL BE BRUTAL.

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Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
Thème : Animal - MISSIO
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Beat me up
Beat me down
Mess me up
Beyond all recognition

For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


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Mer 12 Jan - 1:37 (#)


Bien entendu qu’elle était vivante. Il y avait peut-être une partie de lui qui était une bête qui avait soif de vengeance et de tuer, mais il savait faire la part des choses la plupart du temps. Ce n’est pas en tuant tout le monde qu’on allait lui faire confiance dans les locaux du NRD. Il préférait de loin être low profil, faire croire à sa docilité, pour s’insinuer de plus en plus profond dans l’organisation. Cette tactique passait aussi par ses missions plus ou moins dangereuses et d’en ressortir avec succès, sans éclats et avec tout le monde vivant.

Pourtant, aucun éclat du guerrier victorieux ne s’illustrait sur le visage de Kaidan. La douleur qui pulsait contre sa chair tranchée, la sensation désagréable de sa chemise qui s’imbibe et se colle à sa peau lui enlevait toute envie de sourire. Oui il était blessé, mais ne l’informa pas immédiatement. Ce n’était pas important. Puis le corps mou de la Volta à ses pieds, qui se sera battu comme une déchainée pour protéger et garder ce qui était sien. Ces enfants qu’elle avait elle-même choisis et dérober à la source pour laisser embraser sa fibre maternelle brimée par le décès de son unique né. Elle était une mère prête à tous les sacrifices pour retrouver pendant un instant le bonheur de l’être. Ça ne s’oubliait pas. Ça n’avait rien à voir avec le vélo… c’était viscéral et profond. Une marque à jamais gravée dans ses instincts. La même empreinte qui le faisait souffrir chaque instant de leurs absences et endurer les stigmates causés par la mort de Wanda.

Est-ce qu’il avait tenté l’impossible pour les retrouver ?

Ses tristes pensées furent vite détournées par la présence minuscule d’un premier enfant dans ses énormes bras. Il ne pesait pas plus qu’une plume. Petit paquet fragile. Tout va bien. Medea glissa le deuxième rapidement contre lui, s’assurant une dernière fois qu’il gérait cette situation pour se pencher sur l’Ours inconscient. Mué par l’habitude, le métamorphe replace ça les deux petites créatures aux creux de son coude. Ils étaient assez petits pour s’y nicher confortablement, profiter de la chaleur de chacun et de celle dont émanait naturellement le thériantrope. D’un pas lent, il fit de l’espace à sa collègue en enjambant le corps inanimé et s’éloigna de la scène, son attention concentrée sur les enfants qu’il se mit à bercer doucement, de manière tout à fait en contrôle. Lentement, basculant son poids d’un pied puis de l’autre.

Combien de fois s’était-il retrouvé à faire les cent pas dans leur minuscule appartement, les nouveau-nés contre sa peau bronzée et tempérée? À les consoler, les assoupir, leur raconter des histoires en chuchotant, murmurer des souvenirs, chantonner des airs qu’il avait entendus dans le passé. De son index, il repoussa la couverture sur le visage d’un, puis replaça une mèche de fins cheveux de l’autre, ému par la petitesse de ces deux petits humains et la délicatesse de leurs peaux. Il poussa un long soupir qui le fit grimacer à la fin, ses côtes arrière douloureuses par sa blessure; il dut se contrôler pour ne pas ronronner, pour se calmer lui et les enfants.

Ses enfants lui manquaient terriblement.

Il a à peine conscience d’Hernandez qui entre en position défensive, arme à la main et le brouhaha des sirènes qui faisait rage dehors. Il serra les enfants encore plus près de lui, espérant que cela n’allait pas réveiller ses pauvres créatures orphelines qui avaient soif de contact chaleureux et aimant. Medea s’approcha pour indiquer que les soins adéquats étaient arrivés pour les prématurés et il la suivit sans un mot.

Avant de passer le portique, ses sens l’avertis en premier de la foule de curieux qui s’était amassée devant la maison. Les odeurs de la sauge s’échappant en même temps que celle de la plèbe journalistique envahissait ses perceptions. Il serra la mâchoire et baissa la tête quand la pluie de flashs de caméra photo s’abat sur lui et sa collègue. Des questions de tous les côtés, micros tendus, médias enfiévrés par la situation. Kaidan porte son deuxième bras contre les frêles rejetons et laisse avec plaisir Medea prendre le rôle de médiatrice d’information. Pas question de parler avec cette bande de rapaces avide de gros titres scandaleusement manipulés.

Quand les pédiatres s’approchèrent, il s’avança vers eux, en jetant toujours un regard inquiet sur les petits. Ils tendirent les bras pour les récupérer, mais Kaidan ne fit pas un geste. Il fut presque tenté de se laisser lui aussi porter par ses instincts paternels de protéger les vies fragiles qu’il tenait entre ses bras, au chaud.

- Ça va aller, agent Archos. Ils seront entre bonnes mains. Ne vous inquiétez pas, nous allons prendre soin d’eux, promis, lui murmure gentiment la femme docteur, avec un doux sourire d’une routine éprouvé avec des enfants malades et les parents soucieux.

Un geste de la tête, déglutition douloureuse, Kaidan écrasa au creux de son âme ses pulsions animales. Il glissa une dernière fois son doigt sur les minuscules fronts pour ensuite pour déposer l’un, puis l’autre entre bonnes mains. Il ferma les yeux en se retournant quand leurs cris de frustration se firent entendre. Les portes de l’ambulance se fermèrent derrière lui quand il sentit la présence de Medea contre lui. Sortant d’une brume nostalgique, il remarqua qu’elle faisait face à la presse et qu’ils avaient fait silence pour répondre à une question qu’il le fit sourire en coin. La réponse ne tarda pas, le verbe de sa collègue se fit aller avec grâce et connaissance de cause. Par contre, quand celle-ci fit tomber son nom et une pluie d’éloges à son sujet, Kaidan grogna. Il n’avait pas besoin que les médias placardent son nom dans les journaux. Il se passerait bien de leur attention aussi. Qu’est-ce qu’ils s’en donneront à coeur joie quand le bruit de sa « vraie » nature s’ébruitera?



« Payer ses prisonniers pour vous arrêter ? Bonne idée le NRD ! »
« Le NRD emploie des CESS parce qu’ils n’arrivent pas à faire leur sale boulot eux-mêmes! »
« Pourquoi le NRD nous cache-t-il l’existence de l’agent Archos, sexy garou of the year ? »

Il aurait voulu l’arrêter de parler, mais le mal était déjà fait. Les journalistes se mirent à noter des informations, lui poser des questions, demander son attention en hurlant son nom, mais il s’obstina à ne rien dire. La main de Medea glissant sous son manteau pour prendre la pose «  heureux associés et cette mission est une réussite ». Lui se contenta de grincer des dents, la paume glissant directement sur son entaille. Il la sentit se raidir contre lui quand elle réalisa que la situation était plus grave qu’une simple égratignure. La pluie de flashs et de questions ne cessa pas quand elle se pencha vers lui pour lui murmurer à l’oreille qu’il devait se faire soigner.

Kaidan fronça les sourcils et fit un geste négatif de la tête.
Pas question de rester ici plus longtemps.

Quand elle appela la fin du cirque, le métamorphe se retourna vivement de la foule puis passa sous les barrières et les cordons qui protégeaient la scène des médias avides. D’un pas un peu brusque, la douleur l’élançait encore, il jeta un regard à Medea, lui demanda de le suivre puis salua le policier qui souleva un autre cordon de sécurité pour les laisser passer. Des félicitations brèves et des politesses d’usages échangés, l’agent Archos se dirigea vers sa voiture, ouvrit la portière, et se glissa devant le volant en claquant la portière de son autre main.  Il laissa Medea prendre sa place à côté de lui, inquiète malgré tout :

- Je ne supporte pas la plupart des médecins me touche. J’ai tout ce qu’il faut dans le coffre de la voiture. J’espère que tu es douée en couture.

Il démarra la voiture :

- Dis-leur de ne pas s’inquiéter. On reste dans les parages, mais d’après moi, c’est notre rapport qu’ils souhaiteront avoir le plus rapidement possible.

La voiture démarra. Ce fut chaotique de sortir du périmètre, mais rien qu’un badge, un ou deux mensonges blancs, ne peut aider à les faire sortir de là. Dans les petites rues, ils arrivèrent à l’artère principale par où ils étaient arrivés puis il tourna à droite en grimaçant. À peine 5 minutes de silence, de téléphone qui sonne et qui vibre de message texte, qu’ils arrivèrent devant un motel que l’on pouvait qualifier de « passable ». Rien de très luxueux, ça avait l’air de n’importe quel motel sur le bord de la route dans une ville américaine. Sans un mot, Kaidan sortit de la voiture après l’avoir stationné puis ouvrit le coffre pour ramasser un sac de sport qu’il agrippa d’une poigne solide, faisant blanchir ses jointures. Un passage rapide à l’accueil, il en ressortit avec une clé et un paquet de serviettes blanches assurément pas de trop. Devant la porte marron - 05 - il débarra, poussa avec sa hanche droite puis entra dans la chambre. Rien de très glamour la non plus : Un grand lit deux places, une petite sur le bord de la fenêtre avec des rideaux opaques, un meuble avec une grosse télé, du rangement et un mini frigo contenant probablement le nécessaire pour ne pas se souler la gueule. Odeur de poussière dans le tapis, de javel dans la salle de bain et des draps d’apparences propres dans le lit.

Sans attendre plus longtemps, Kaidan dépose brusquement son sac sur la petite table, enlève son manteau en inspirant l’air entre ses dents puis enlève sa chemise. Soudainement torse nu, les muscles gonflés par la tension, le sang collé à la peau de son dos et à son pantalon il se dirigea vers le fond de la pièce, ouvrir la petite penderie avec un miroir vertical à l’intérieur ; il observa sa blessure qui saignait toujours un peu :

- Elle ne m’a pas manqué celle-là.
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Sugar Mommy, la randonnée c'est ma vie (et mes collines ne demandent qu'à être explorées)
Medea Comucci
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En un mot : Humaine. Profiler pour le FBI et consultante pour la NRD
Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
Thème : https://www.youtube.com/watch?v=EUY2kJE0AZE
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Sam 15 Jan - 12:10 (#)

Les enfants sont vivants, en apparente bonne santé. Volta est vivante, en apparente bonne santé. Kaidan est debout et malgré un visage fermé, il a l’air en un seul morceau. En ce qui concerne Medea, cette intervention est un succès sur tous les points. L’italienne ne connaît pas suffisamment les rouages de l’esprit du Garou pour déceler facilement ce qui assombrit son humeur. Mais son attitude avec les deux enfançons, elle, dénote de ses traits tirés. Instinctivement, il soutient leur cou fragile et s’assure que leur tête ait un support suffisant. Les mouvements lents de son corps les bercent sans à-coups et il a le buste légèrement penché vers eux, absolument attentif à ses charges. L’attention de la vipérine n’en devient pas plus coupante. Mais elle est attentive. Aucun détail concernant son collègue n’est négligé. Surtout lorsqu’ils n’apparaissent pas dans ses dossiers, efficacement censurés.

Hernandez s’assure l’arrestation de l’Ourse qui commence déjà à se redresser. La tendresse de son collègue pour les minuscules mini humains est aussi manifeste dans un doigt qui s’égare sur une joue que la manière dont il s’assure qu’ils n’ont pas froid. Il n’a pas ce malaise que peuvent avoir certains adultes quand ils se retrouvent avec un nouveau-né dans les bras. Il en a deux. Il ne craint ni de les faire tomber ni d’être maladroit. Il a une fibre paternelle bien plus franche et sincère que cet élan de maternité qu’elle a déraciné en elle. Tout en gagnant l’extérieur, gérant la presse, le regard sombre du profiler ne manque rien. Sa réticence à se défaire de la chaleur des enfants endormis contre lui, le raidissement de ses épaules à leurs cris quand ils se réveillent pour trouver des bras impersonnels.

La presse les assaille. Sourire d’un fauve face à un pack de lémuriens. Une question qui n’aurait pas pu être mieux placée que si elle l’avait sélectionnée elle-même. Il n’est pas question de donner une réelle conférence de presse. Ce n’est absolument pas son rôle. Néanmoins, elle répond et va au-delà. S’empare du sujet pour avancer les pions de son propre agenda. Qu’elle ne consulte pas l’avis de l’agent à ses côtés avant de le mettre en avant sans se soucier de son embarras est symptomatique de son caractère frondeur. Son arrogance ne s’embarasse pas des sensibilités qu’elle peut froisser. Il ne s’agit pas d’une erreur de sa part, et si Kaidan devait le relever, elle l'assumera pleinement. L’italienne ne cherche pas un ami. Elle exige des réponses à des questions qu’elle n’a pas encore posées. Un grognement quasiment animal lui indique son déplaisir. Medea le caressera dans le sens du poil plus tard. Si par chance, William tombe sur ces clichés et les articles liant leurs deux noms, elle espère qu’elle aura semé la graine d’un doute ébranlant la confiance qu’il conserve peut-être dans le silence de son ancien compagnon de souffrance. Ou bien reconnaîtra t-il la signature manipulatrice de sa compagne bafouée?

Toute affectation disparaît de sa posture sous la sensation poisseuse et collante, trop tiède, qui recouvre sa paume, à travers le tissu de sa chemise. Kaidan n’a jamais affirmé ne pas être blessé. Elle l’a assumé devant son absence de réponse claire. L’inquiétude de son timbre est réelle lorsqu’une question est soufflée. Pour qu’il soit encore en train de saigner malgré ses dons de régénération, la blessure doit être profonde. Rapidement, elle met fin à l’échange avec les journalistes devant le mutisme de son partenaire. Sans perdre de temps celui-ci s’éloigne et elle lui emboîte le pas, un bref signe de tête en direction de l’officier qui leur permet de quitter la scène sans autre intervention. La maison de Volta passera bientôt aux mains des équipes scientifiques, ils n’ont plus besoin de rester sur place. Sans couper court aux habituelles courtoisies, les deux agents de la NRD ne s’y souscrivent qu’au minimum avant de rejoindre le véhicule de Kaidan.

Froncement de sourcil alors qu’il s’installe au volant au lieu de la laisser conduire pour ménager son dos. C’est là, à son avis, une erreur de jugement, mais elle n’a pas l’intention d’argumenter sur ce point. Ce n’est pas le plus urgent. Medea boucle sa ceinture, n’ayant pris que le temps de retirer son holster ventral et de le déposer sur la banquette arrière, après avoir pris deux secondes pour s’assurer de la sécurité de son pistolet. Le cauchemar administratif qui suit chaque coup de feu la rend plutôt reconnaissante de ne pas en avoir fait usage. Une explication du grand blond. Elle hoche la tête, sa mâchoire qui se crispe légèrement. Une expiration un peu plus profonde. Il n’est pas le seul à ne plus tolérer la moindre interaction médicale sauf en cas d'extrême urgence. Ils ne sont pas dans cette situation, heureusement. Au lieu de s'appesantir sur ce que cette petite phrase révèle des épreuves et tortures qu’il a subi dans le centre “d’études” où les deux garous ont été retenus pendant de longs mois, elle se contente de lui assurer- Suffisamment pour ton dos.

Elle se laisse aller contre le dossier du siège, fermant les yeux quelques secondes, alors que déjà son téléphone commence à vibrer et à sonner, guêpe prise au piège sous un verre un soir d’été.  -J’ai prévenu Barrois en amont qu’on ne reviendra pas à Shreveport ce soir, j’ai eu son accord officiel. -La Nrd ne va pas craindre la disparition des deux pour quelques heures. Ce qu’en pense son homologue du MRU, Medea ne s’en préoccupe pas. Qu’Otto Thompson en ronge les bords de son chapeau de contrariété ne saurait avoir la moindre influence sur elle. Marcher sur les égos est l’une de ses spécialités depuis plus trente ans. -Je commencerais le compte rendu de l’opération dans la soirée.

Elle s’affaire à répondre aux différents messages, assurant de la résolution de l’affaire. Promettant un premier rapport dans les plus brefs délais. Respecte les protocoles nécessaires. Au moment où elle relève le nez de son téléphone, c’est déjà trop tard. Il a immobilisé la berline devant un motel appartenant à l’une de ces chaînes desquelles elle se tient éloignée depuis des années. Grincement de dents qui lui échappe, crispation sèche des mâchoires. Super 8. L’italienne sait déjà ce qu’ils vont trouver comme chambre. Autant dire que rester coincé dans moins de 15m2 pour plusieurs heures n’est pas sa vision préférée. Elle a parfaitement conscience du caractère déplacé de ses pensées au côté d’un thérianthrope qui est resté captif plusieurs mois. Quant à Carlisles… C’est intérieurement qu’elle râle devant le non choix de Kaidan. Elle aurait dû conduire. Pas besoin de se déplacer à deux  à la réception, Medea en profite pour récupérer son sac à main et griller rapidement une cigarette. Il revient quelques minutes plus tard avec la clef et des serviettes. Au moins, c’est propre. C’est le seul point positif qu’elle trouve à la chambre quand ils entrent ensemble. Une nouvelle grimace. Il n’a pas demandé deux chambres parce que? Parce qu’il est blessé et qu’elle pourra toujours aller à la réception pour une seconde chambre plus tard. Là encore, c’est un détail d’organisation qu’elle pourra régler ultérieurement.

La porte est à peine refermée sur eux qu’il a déjà retiré son manteau et sa chemise. Un léger clignement d'œil de surprise devant le naturel de ses mouvements. Se contorsionnant dans tous les sens pour avoir un aperçu de sa blessure. Heureusement, les bords de sa plaie ne paraissent pas déchiquetés. L’italienne tire l’une des deux chaises au milieu de la pièce. Enfin milieu. Dans le vague espace permis entre le lit et la porte. -Kaidan, assieds toi, s’il te plait! Plus tu bouges, plus tu ralentis ton processus de régénération! -Est ce qu’il y a une pointe d’exaspération dans son timbre? C’est possible, très possible. Un refus total qu’il discute sa demande? Assurément. -Face au dossier, -précise-t-elle inutilement. Medea  dispose grossièrement deux serviettes par terre pour absorber l’excès de liquide. Une troisième qu’elle attrape avant de se rendre dans la salle de bain sommaire. Assez pour ouvrir en grands les robinets du lavabo pour obtenir une eau d’une température adéquate. Elle imbibe d’eau la serviette éponge avant de l'essorer sommairement. La bouilloire qu’elle remplit à moitié pour la faire chauffer puis compléter avec de l’eau plus fraîche. Revenant vers Kaidan, elle pose un genoux sur le sol, dans son dos, pour examiner plus attentivement la blessure brutalisant son flan gauche. -Je vais commencer par nettoyer ta plaie, pour avoir une idée précise de sa gravité, d’accord? -explique-t-elle d’une voix plus calme, plus sereine. Il ne doit guère apprécier de ne pas pouvoir la voir totalement alors qu’il est déjà vulnérable. Sa main gauche d’abord qui se pose sur sa taille avant qu’avec délicatesse, elle tamponne avec la serviette humide dans un premier temps autour de la blessure elle-même, de manière à la dégager du sang qui a commencé à coaguler. -Elle n’a pas réussi à te poignarder, heureusement. La lame ne s’est pas plantée profondément en toi. Par contre, tu as une belle entaille d’une bonne dizaine de centimètres qui a tapé contre tes cotes flottantes. Je vais faire couler un peu d’eau tiède dessus de manière à retirer toutes les fibres de ta chemise qui ont pu adhérer à ta plaie. Je ne pense pas que tu risques une infection ou quoique ce soit, mais je préfère bander quand c’est propre. Tu ne devrais pas avoir besoin de suture.

Elle a beau être concentrée, cette proximité entre eux ne peut être totalement ignorée. Sans qu’elle ne soit un obstacle à son efficacité. Medea n’est pas une soignante mais comme tous les agents de terrain, elle a des bases en premier secours. Ce n’est pas la première fois qu’elle se retrouve dans cette situation. Très lentement, elle fait couler un filet d’eau de la bouilloire contre le bas de son dos, évitant qu’il soit totalement trempé par l’application d’une serviette contre sa ceinture dorsale. Plusieurs fois, ses ongles vernis d’argent sont en contact direct avec son épiderme alors qu’elle s’occupe de lui sans que le contact ne soit délibéré. Beaucoup moins que sa paume gauche sur une épaule alors qu’elle s’en sert comme un point d’appui léger pour se relever- Met toi debout s’il te plait, je vais te bander le dos -Ce qu’elle commencera à faire après avoir récupéré le nécessaire dans le Duffel bag que l’agent a déposé près de la porte. Elle commence par appliquer un épais pansement avec plusieurs compresses stériles maintenue par de la gaze. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle fait passer une première bande autour de sa taille, effleurant à peine son ventre, serrant avec fermeté. -D’ici quelques heures, tu pourras tout enlever. -Sans s’interrompre, ses doigts suivant le mouvement du bandage sur sa peau, elle ajoute, avec une douceur presque cruelle. A la fois sensible à l’homme devant elle et incapable de se défaire de ses buts. Il en a toujours été ainsi. -Où sont tes enfants, Kaidan?
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I WILL BE BRUTAL.

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Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
Thème : Animal - MISSIO
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Beat me up
Beat me down
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For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

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Jump the gun bust a cap hit the ground


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Lun 24 Jan - 23:08 (#)


Il se retourne doucement en fronçant les sourcils, suspicieux, pour finalement s’éloigner du miroir. C’était difficile de ne pas se souvenir des derniers humains qui lui avaient parlé de sa régénération rapide. Au travers de sa prison aseptisée de plastique et de métaux chirurgicaux étincelants. Un fait rapporté avec une pointe d’ennui : comme si sa capacité à retrouver sa forme d’origine n’avait plus rien d’impressionnant d’après les nombreux comptes rendus qu’ils avaient sous la main. Rare les humains qui connaissaient une grande partie les secrets des thérianthropes. Il n’allait pas oublier qu’il était en présence d’une pionnière à cumuler les données psychologiques et physiques sur ces créatures surnaturelles. Elle avait peut-être sombré par cupidité et convoitise, mais Medea n’avait rien d’une potiche du NRD. C’était manifeste qu’elle s’accrochait à cette chance de refaire sa réputation après cet échec difficile à digérer. La manière dont elle avait enroulé les médias à son avantage, puis déversé les éloges sur Kaidan. Les phares dans la gueule du garou pour que l’on oublie qu’elle était accompagnée de l’un d’eux pour une mission. Suffit qu’ils s’intéressent aussi à son cas pour dénicher les hauts et moins haut de son passé. Rien qu’un bon pot-de-vin ne pouvait laisser sortir des bureaux par une source anonyme. 

Assurément que s’il sombrait aux mains des médias, il ne se gênerait pas de la faire tomber avec lui. Il a une secrétaire cokée et très protectrice de lui, elle se ferait probablement une joie de trouver les armes qui lui manquent pour piquer là où ça fait mal. 

Bien qu’elle était piquée tous les jours puisque Carlisle/Gautier était toujours en vie. 

D’un grognement, il s’assoit quand même sous ses ordres en chevauchant la chaise, ses biceps entourant le dossier devant lui. Il appuie son menton sur ses avant-bras puis fixe la tapisserie désuète du mur devant lui. Pas un geste pendant qu’elle éponge les pourtours de sa blessure, il se montre docile quand elle s’applique à être le plus délicate possible. 

- Elle était rapide et forte; elle a bien mérité de me taillader, grommèle-t-il entre ses bras, d’une voix basse et grave. Après tout, il en aurait fait autant pour ses propres enfants. Il aurait trouvé cela encore plus injuste si elle les avait laissés faire après s’être donné tant de mal. L’ourse s’était montré une adversaire de taille et l’action qu’elle lui avait prodiguée l’avait fait sentir vivant pendant quelques instants. Ses instincts sauvages prenant le dessus, libre cours à toute sa sauvagerie pendant une seconde ou deux. Il s’était retenu de la tuer de sang-froid, nourrir le tigre en lui qui appelait à la vengeance et à se réchauffer le palais sur l’hémoglobine de ses victimes. 

L’eau chaude glissa sur sa blessure, ce qui fut désagréable. Ressentir le liquide s’introduire entre les pans de la plaie, glisser sur son muscle à vif, écarter le sang et les dernières pourritures qui pourraient y être logées. Pourtant, sans un son, Kaidan serre la mâchoire et prend sur lui. C’était déjà inconfortable de dépendre de l’aide de la profileuse de garou qui attendait le bon moment pour lui soutirer toutes les informations possibles sur sa Némésis. Il espérait seulement qu’elle ne comptait pas sur cet acte bienfaiteur pour jouer au jeu de «J’aurais pu te laisser crever dans la chambre d’hôtel au bout de ton sang…». Pourtant, il la laisse frôler sa peau dénudée, absolument pas dérangé par cette proximité inattendue. 

Encore une fois obéissant, il se relève de sa monture puis se place devant Medea. Elle avait trouvé le nécessaire pour le soigner dans son sac. Sac qu’il trainait un peu partout, avec vêtements de rechange, des baskets, serviettes, des graines et des noix sous vide; le kit parfait du type qui se retrouve souvent dans d’étranges situations, à poil et affamé. Faisant une tête de plus que sa collègue, Kaidan baisse son menton pour l’observer faire. Il soulève ses bras pour la laisser se mouvoir autour de son torse avec aisance. Il sourit comme un gamin, une lueur d’intérêt dans le regard quand elle lui dit qu’il pourra tout enlevé dans quelques heures : 

-Oh, il me faut moins de temps que ça pour me foutre à poil, tu sais. 

Mais il grimace quand elle tire un peu pour serrer de plus près de bandage, comprimant la plaie pour qu’elle se ressoude encore plus rapidement. Il arrive pourtant à ressentir ces doigts frôler le pansement qui entourait le milieu de ses abdominaux parfaitement. Son corps encore sur l’adrénaline ne peut s’empêcher de se couvrir de chair de poule, un frisson long cavalcadant le long de son échine, pour se perdre entre ses dents que le métamorphe serre entre ses mâchoires. Oh, c’était vraiment plus facile en format chat de répondre aux instincts naturels du mâle félin. Les animaux ne se posaient pas autant de questions et n’avaient pas besoin d’autant de pincettes pour parvenir à assouvir cet essentiel besoin. Ces quatre années d’asservissement ne l’avaient pas aidé à s’épancher sur ce type de plaisir plus que le nécessaire. Entretenir le corps au minimum, surveillé par un chaperon, puis une organisation qui le gardait au bureau le plus souvent possible et un appartement digne d’une morgue aseptisée ne lui avait quand même pas donné le goût à des frivolités avec sa secrétaire coké. 

Kaidan soupira. Bien qu’il lui avait donné son approbation puis avait vanté les mérites de Medea dans l’acte, ça ne l’empêcha pas de se trouver ridicule de frissonner au moindre contact de sa partenaire de mission. Surtout que tout ce qu’elle souhaitait, c’était avoir les infos qu’il détenait sur son «ex» copain sociopathe. Puis probablement que Barrois avait aussi envie de la tester, voir si elle allait faire les mêmes conneries qu’avec le garou. Un rite de passage. Pour elle, plus que pour lui. 

La question fut une bonne douche froide sur ses pensées vagabondes. Il n’y avait pas beaucoup de géants blonds qui prenaient entre leurs bras deux poupons sans être maladroits ou apeurés. Il n’avait pas ronchonné comme un homme craignant de les échapper qu’ils pleurent ou qu’ils puent. Un grand classique d’un reproducteur si éloigné de son rôle naturel de protecteur et d’acolyte à l’élevage de sa progéniture, qu’il redoutait le contact d’une nouvelle vie, fragile et innocente. Qu’est-ce que c’était ridicule! Bien entendu, Kaidan ne s’était pas privé de leur montrer un peu d’affection, de leur chuchoter des mots rassurants, essayant de les garder au chaud contre une présence sécurisante. Normal que cela ne passe pas inaperçu chez la profileuse du FBI. 

Quand elle eu fini, il s’éloigna et fouilla dans son sac en bandoulière pour un t-shirt noir, au col en v, qu’il passa sur son corps sans plus de cérémonie. Il se pencha pour attraper sa chemise trouée et remplie de sang, qu’il mit en boule entre ses mains. 

- Mon fils doit crapahuter quelque part. Sa sœur jumelle est décédée. Mes derniers, 2 filles et un garçon, des triplés… précise-t-il avec un sourire en coin un peu triste, le regard toujours rivé sur sa chemise ensanglantée entre ses mains, Eux, je n’en ai aucune idée. Ils ont presque 4 ans maintenant. 

Et ils devaient déjà être grands. L’atteinte de la maturité des métamorphes n’était pas différente des autres créations de la Nature. Ils vieillissent plus rapidement, grandissaient plus vite aussi. Leurs apparences changeaient drastiquement durant les premières années de leur vie, restant enfants bien peu longtemps, pour survivre. Ils passeraient pour des ados en ce moment. Penser en années de chat, ou de chien, avec un ralentissement de leur croissance à l’âge «mature». 

Enfin, lui dire le nombre d’enfants qu’il avait n’était pas un problème, considérant que la majorité était déjà entre les mains du MRU. Par contre, le sang sur sa chemise lui rappelait le sang inutilement versé de sa fille. 

- J’ai faim. Affirme-t-il en fourrant son chemisier dans son sac. Tu crois qu’il y a un supermarché fair trade dans ce bled ou un restaurant végétarien? Il referma son sac puis le glissa sur le sol. Kaidan se retourna vers Medea et souligna, après un silence : Bien joué là-bas. Ça n’aurait pas été aussi facile seul. 

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Sugar Mommy, la randonnée c'est ma vie (et mes collines ne demandent qu'à être explorées)
Medea Comucci
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En un mot : Humaine. Profiler pour le FBI et consultante pour la NRD
Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
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Ven 25 Fév - 12:02 (#)

Difficile de ne pas noter la méfiance qui émane de lui et qu’il ne tente pas de dissimuler. L’expression de son regard parle pour lui. Il n’aime pas qu’elle aborde des sujets qui ne sont pas encore connus du grand public. Après les rapports qu’elle a lu, les  protocoles qu’il a dû subir, elle ne le lui reproche pas. Mais l’italienne n’a pas l’intention de jouer les ravissantes idiotes. Ce n’est pas un rôle qui lui convient. Surtout en compagnie d’un thérianthrope qui doit avoir une idée précise de l’étendue de ce qu’elle sait. Ce n’est pas une mauvaise chose non plus qu’Archos sache pertinemment à qui il a à faire. Il ne pourra pas prétendre qu’elle l’a manipulé. Un sourire en demi-lune sans équivoque s’ouvre sur les lèvres vermeilles de l’humaine. Faire confiance à Medea n’est pas sans risques. Malgré le succès éclatant de leur intervention.

Ce qui n'empêche pas la profiler de soigner convenablement la plaie de son collègue blessé. Coup de couteau qu’il a pris à sa place et qui aurait été bien plus dangereux pour ses chairs fragiles, qui elles, ne se régénèrent pas en quelques heures. Elle a conscience de l’inconfort de ses gestes et tente de l’alléger tout en restant efficace. Il n’aura aucune protestations vocales bien que les crispations de ses muscles parlent pour lui. Concentrée, elle parle peu, sinon pour lui expliquer en amont les soins qu’elle lui administre. N’ayant pas oublié son refus de se placer entre les mains plus compétentes des soignants présents avec les ambulanciers.  Elle lève les yeux au plafond lorsqu’il reconnaît avec une chevalerie dépassés les mérites de son adversaire.  -Tu as eu de la chance que la lame ne pénètre pas plus profondément, surtout! -Ne peut empêcher une pointe d'amusement de colorer ses paroles au ton bougon qu’il vient d’employer. Kaidan semble avoir un certain goût pour le drama.

Sans dévier la conversation sur des sujets plus personnels, ce n’est pas encore le bon moment, Medea s’assure que la déchirure soit propre et correctement nettoyée  avant de lui demander de se lever pour qu’elle puisse achever de le bander. Il n’est pas tout à fait déplaisant de voir ce colosse se conformer à ses demandes. Ne pas en prendre l’habitude. Récupérer les bandes et la gaze stérile est une affaire de quelques minutes. Son sac est une véritable caverne d’Ali Baba. Regrettant l’absence du sien qu’elle a laissé dans le coffre de son véhicule, sur le parking de la Nrd. Pas très malin au vu des circonstances. Son regard ardoise se dépose sur elle à sa remarque qu’il mésinterprète de manière tout à fait volontaire suppose telle. Difficile de faire abstraction de l’invitation sous-jacente dans sa réponse. -Tes bandages, Archos, juste tes bandages. Sors tes pensées du caniveau trente secondes. -Peut-être qu’elle ajuste le pansement un peu plus étroitement que strictement nécessaire. Le frisson qui dévale sa peau et ondule le long de ses muscles dorsaux n’a rien de discret. Pas plus que le hiatus dans sa respiration. Tentation définitivement interdite de savoir comment son épiderme répondrait à un toucher bien plus spécifique. Morsure d’envie au creux de son ventre. Jeu dangereux. Cela fait des mois qu’elle n’a pas composé  sur une partition totalement inconnue. La pulpe de son pouce s’appose juste à la base de sa colonne vertébrale. Remonte à peine deux vertèbres, rencontre la lisière de ses bandages. Croissant de lune de son ongle qui s’appuie plus longuement. Ses prunelles sombres accrochent ses jumelles absinthe. Jouer de cet instrument là risque d’avoir des notes un peu trop familières et elle n’a pas l’intention de retomber dans ses anciens travers. Entamer une liaison aussi informelle soit elle avec Kaidan serait la plus mauvaise idée de la décennie. Après avoir passé une soirée aux contours effacés avec un vampire. Elle a lutté pendant trop d’années pour retrouver une place à la Nrd pour tout foutre en l’air maintenant. Surtout avec un Garou. Surtout avec un garou qui a des informations vitales pour qu’elle puisse remettre la main sur Carlisle. Medea écarte sa main.

Recule d’un pas et fracasse la tension montante de l’instant par une question qui n’a rien d’innocente. Elle les ramène sur terre avec une brutalité qu’elle ne s'autorise pas à regretter.  En quelques pas, ils ont remis une distance plus convenable entre eux, dio, elle a envie d’une cigarette et d’un verre de vin. Il passe sur son torse entravé un tee-shirt plus décontracté que sa chemise massacrée et cela aussi elle refuse de le regretter. La vue était loin d’être désagréable. Ho la nuit va être longue dans ces conditions. Cependant sa réponse chasse toutes pensées badines. Il lui répond avec une franchise que la vipère n’avait pas anticipée. Sa nuque se redresse alors qu’il commence à parler, son regard se teinte d’une compassion sincère lorsqu'il évoque non seulement l’éloignement de son fils mais aussi la perte de sa fille. Ce n’est pas une souffrance qu’elle peut comprendre, pas réellement. Pas dans sa chair. Pas de cette manière. -Je suis désolée pour ton deuil. -murmure t’elle en douceur, sans désirer le troubler davantage.

Il lui est aussi impossible de changer de nature qu’un léopard de changer les taches de son pelage. Elle maîtrise de justesse la surprise qu’elle éprouve quand il continue et dévoile l'existence de triplés dont il ignore tout. Les traits de son visage demeurent parfaitement composés. Le choix de ses mots, sa posture, la tristesse qui irrigue les traits de son visage aiguisent les instincts de chasseuse de Medea. Il n’a pas volontairement abandonné ses enfants. Elle pousse plus loin le fil de ses réflexions qui se dévide dans ses pensées. Est ce qu’il vient de lui donner délibérément le levier que le MRU détient sur lui? La raison pour laquelle il a accepté cet esclavage qui ne dit pas son nom? Il n’ y a pas le moindre doute chez la brune que la collaboration du méditerranéen n’a rien de volontaire. Pas après ce qu’il a subi comme expériences “scientifiques”. Pourquoi est-ce qu'il vient de prendre une telle décision? Pourquoi révéler le moyen avec lequel le Pasua fait pression sur lui? Et à elle en particulier? Bordel, il connaît parfaitement le rôle qu’elle a joué auprès de son ancien compagnon d’infortune. Quelle est la place d’Otto Thompson exactement? Ho, il est son garde-chiourme du Mru, certes.  Le Mru est trop heureux de “louer” les services d’Archos à la Nrd. Pourquoi Thomson aurait-il autorisé Barrois à ce qu’il collabore avec elle? Nul doute que celui-ci connaît aussi son ancienne fonction auprès de Carlisle. Medea marche sur ses platebandes avec sa demande de travailler avec le Garou. Quelle limite a son influence? Il est évident que le Mru détient  au moins trois des enfants de Kaidan. Peut-être son fils aîné aussi. Otto connaît- il leur location? Elle inspire. Ce n’est pas son problème. Les problèmes du thérianthrope ne sont pas les siens. Mais ils pourraient le devenir. L’aider à retrouver ses gosses en échange de la tête de sa Némésis. Voie de négociation qu’elle ne peut ignorer.

Elle sursaute presque lorsqu’il change brutalement de sujet, interrompant la ronde infernale de ses hypothèses et suppositions. Un sourire plus détendu à ses préoccupations terre à terre. -Et un garou qui a faim est un garou irritable plaisante t’elle. Un sourcil qui se hausse à sa demande de nourriture végétarienne. Ça colle peu avec les appétits sanglants de son animal à la pleine lune.  Un frisson de peur qu’elle exagère quand il propose un supermarché et elle craint vraiment ses préférences de restaurants après avoir constaté  celles pour les hôtels.  -Je nous choisis un restaurant végétarien potable pendant que tu descends à la réception demander s' ils ont une seconde chambre de libre pour cette nuit? Et on se retrouve à la voiture d’ici quinze minutes? -Non seulement celle ci n’a qu’un seul lit, ce n’est pas un king size mais il n’y a même pas un sofa qui pourrait compenser. Si se passer de confort pour une nuit n’est pas un problème, elle trace la limite à partager un lit avec lui. Pas tant un problème de pudeur que l’inverse. Contrairement à ce que professe Oscar Wilde, le meilleur moyen de se délivrer d’une tentation n’est pas d'y céder, mais d’éviter de s’y confronter inutilement. Dans ce cas précis spécifiquement.

Un voile de mélancolie alourdit son visage après sa remarque. Medea se rapproche de la porte avant de croiser ses yeux avec les siens. -C’est une partie de mon problème, tu ne crois pas? Je bosse bien avec les Cess. Les thérianthropes en particulier, mais tu le sais déjà non? Je t’attends en bas, Archos.

Est ce qu’elle a l’habitude de prendre en main les situations et les personnes autour d’elle? Définitivement. Sans doute pour cela qu’elle ne lui laisse pas réellement le choix sur le déroulé des prochaines minutes. Quelques secondes plus tard, elle franchit le pas de la porte, dédaignant l’ascenseur pour les escaliers. La journée n’est pas si avancée que cela, mais elle n’a pas l’intention de revenir à Shreveport directement. Ils ont à discuter. Loin de la Nrd et loin de la présence de son chaperon. Allumant une cigarette, elle accueille avec plaisir la brûlure familière de la nicotine. Appuyée contre la portière de la voiture, elle fume lentement tout en pianotant sur son portable pour rechercher un restaurant végétarien digne de ce nom. Ce qu’elle finit par faire sans trop de difficulté après avoir consulté différents sites. Appréciant le soleil hivernal qui a fini par se lever. Retour au calme fragile. Medea finit par se redresser en entendant les graviers crisser sous les pas de Kaidan quand il la rejoint quelques minutes plus tard. -J’ai trouvé de quoi nous sustenter et c’est pas trop loin en voiture. On va au Karma collective, un restaurant végétarien. Les avis sont bons et le nom... interessant, tu ne trouves pas? -tendant une paume ouverte pour qu’il lui donne la clef.
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Dim 6 Mar - 16:13 (#)


«Merci» répondit-il simplement à sa compassion face au décès de sa fille. Blessure béante de sentir son enfant mourir entre ses bras. Profondeur d’une plaie à se rappeler que le responsable était son géniteur. Radovan, mort du même sort que Wanda. De la plus triste des manières. Pas quand la nature l’aurait décidée, mais soutirée par une balle meurtrière. Le tigre en lui feula en silence au souvenir de l’odeur du sang sur son pelage blanc et de sa rage qui ne le quitterait plus jamais. Il pouvait bien accepter de jouer les pions pour le MRU tant qu’il y avait espoir de revoir ses derniers nés en vie, mais une fois qu’ils seraient libérés du courroux d’une organisation mercantile et invasive, il mettrait à feu et à sang tout ce qui l’empêcherait de les rejoindre et de s’enfuir avec eux, loin d’ici.

Retourner dans les montagnes et la forêt impénétrable de Yénice. Profiter de l’eau bleue de la vallée des papillons, les plateaux de la mer Noire, se baigner la nuit à Pamukkale. Retrouver la Nature, ses moments simples, sa famille.

Il allait devenir irritable pour toutes autres raisons s’il ne changeait pas le cours de ses pensées. Son regard fit le tour de la pièce, déprimé un instant de ne pas être nu pied sur un sol frais à l’abri des arbres. Sa pupille aux teintes du trèfle en été s’arrêta un instant sur Medea, présente dans cette pièce pour le surveiller et soutirer la moindre information qu’il pourrait laisser filtrer sur un sociopathe sanguinaire et européen. Elle contrôlait encore la situation : La Volta, les médias, sa blessure, le restaurant végétarien…

«Non, je ne crois pas que ce soit un problème.» Répondit-il franchement. «Tu les as étudiés, de long en large… normal qu’ils soient ta prédilection professionnelle.» Oui, il voulait dédramatiser la situation, mais aussi lui affirmer qu’il s’en moquait un peu. Si elle travaillait bien avec des CESS, grand bien lui fasse; ce n’est pas tous les agents du NRD qui étaient à leur aise avec les créatures surnaturelles de Shreveport et des environs. Ça lui donnait nettement un avantage sur plusieurs de ses collègues. De plus, pionnière sur le sujet, elle avait fait sa place dans un monde d’hommes pour devenir une référence sur les garous. Bestiole à l’essence primaire, animale, sur un fond de violence et de damnation. Il reconnaissait qu’elle devait avoir de grosses couilles pour décider de continuer à travailler avec l’un d’eux, malgré ce qui s’était passé avec Carlisle/Gautièr.

Après, elle était peut-être juste conne et un peu obsédée, mais il avait de sérieux doutes là-dessus. Ce n’est pas comme ça que sa Némésis l’avait dépeint.

Dans tous les cas, il sortit à sa suite, après avoir enfilé un chandail chaud aux mailles habilement tressées dans une teinte vert-de-gris foncé qui faisait ressortir la couleur de ses yeux. Son manteau étant maintenant taché de son sang à l’intérieur, il préféra le laisser dans la chambre pour ne pas attirer l’attention. Ils allèrent de chacun leur côté. À la réception, une dame d’un certain âge au trait enrobé d’un excès de glucide et de soda l’accueillit sans sourire. La télé jouait les infos avec un volume trop fort à son goût et l’odeur de son parfum bon marché lui irritait les sens.

«Il vous manque quelque chose, monsieur?»
«Non, mais ma collègue aimerait savoir s’il restait des chambres libres pour cette nuit.»

La préposée à l’accueil leva un sourcil d’intérêt quand il appela Medea «sa collègue», mais elle baissa son menton rond pour observer un écran qu’il ne voyait pas. La dame claqua de la langue, désolée :

«Rien avant demain midi. Nos chambres ont toutes été prises par les médias et les curieux. Chambres qui seront vides, comme d’habitude. Ils font cela, au cas où, à chaque fois. Moi je m’en moque, tant qu’ils payent… vous savez qu’ils ont arrêté une dame? Parait que c’est elle qui a tué les deux jeunes mamans et volé leurs bébés. Quelle histoire atroce.»

«Oui. Atroce.» Il fit un signe de la tête pour la remercier puis retourna à l’extérieur, rejoindre Medea qui avait fait le plein de nicotine.

Les mains dans les poches, il haussa les épaules avec un sourire en coin : «Ça pourrait tout autant s’appeler le Temple Ayurvédique de la Salade, que je mangerais tout ce qu’il y a sur le menu.»

Finalement, peut-être qu’un garou qui a faim était vraiment irritable.

Kaidan observa la main tendue et la paume ouverte devant lui. Cela lui prit une seconde pour comprendre ce qu’elle lui demandait :

«Oh. Désolé. La presse a tous réservé, au cas où ils en auraient besoin pour couvrir notre exploit de ce matin. Il n’y a rien de dispo avant demain midi.» Il s’éloigna et passa du côté conducteur de l’automobile, pour ouvrir sa portière : «Je dormirais dans la voiture. Ce n’est pas un problème. Ça ne sera ni la première ou la dernière fois.» Et il s’y engouffra en refermant derrière lui, laissant Medea terminer sa cigarette et embarquer à son tour.

Il démarra la voiture et quitta le motel pour retourner sur la route. Ils suivirent les indications dictées par le GPS sur le téléphone de sa collègue et ils se retrouvèrent après quelques brèves minutes devant le Karma collective. Il se stationna juste devant et eut un rire court en voyant la devanture. Ça avait un look de bohème bourgeois.

«A Plant Based collective», lit-il sur l’affiche de l’établissement. «Ça va coûter cher.» Rigole-t-il un instant avant d’arrêter le moteur. La partie restaurant du Karma Collective était une petite salle à manger avec quelques petites tables rondes et deux chaises pliantes en bois les entourant. Placé dans une pièce lumineuse, cernée de sous-produits du collectif, il y avait une bonne odeur de pâtisserie végan venant du comptoir placé sous la marque «Tribe Bakery», juste à côté de celui qui offrait une panoplie de salades et le menu du jour. Il y a avait un couple et une personne qui lisait, étaient déjà installé dans la salle à mangé.

Une femme pétillante à la peau d’ébène magnifique, la tête enveloppée dans un turban coloré, sortie des cuisines et apparue derrière la vitrine des salades :

«Bonjour, bienvenue au Karma collective. Tous nos repas sont véganes et délicieux. Qu’est-ce qui vous ferait plaisir aujourd’hui?»

Kaidan répondit avec un charmant sourire à son tour puis fit vite son choix :

«Je vais prendre le Vegan Jambalaya, la salade de pommes de terre, et un sweet hawaiian diner rolls. Des falafels, une portion de salade de Quinoa et un grand thé libanais. Oh et je vais essayer un de ses jus pressés à froid.» Il hésita en regardant la liste des ingrédients et choisis avec un plaisir à peine feint : « Le Yogi.»

La dame rigola en prenant note mentalement la commande et se tourna vers Medea pour faire de même. Pendant que celle-ci faisait son choix et qu’on préparait leur repas sur deux plateaux, Kaidan se glissa vers la vitrine de pâtisserie et zieuta avec intérêt son contenu :

«Qu’est-ce que tu préfères, comme sucrerie?» Demande-t-il à sa collègue, comme si de rien n’était.
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Dim 27 Mar - 10:52 (#)

L’atmosphère entre eux s’alourdit des souvenirs douloureux et abrasifs de l’homme qui domine la pièce tant de sa stature que par sa présence. Medea ne s’attardera pas plus sur la perte des enfants de Kaidan. Elle n’a aucun contrôle  ni responsabilité sur ce pan là de son histoire. Bien qu’elle devine aisément que le MRU ne peut prétendre à une telle innocence. L’italienne sait, sans équivoque, que vingt ans plus tôt, elle n’aurait pas hésité à jouer cette carte à l’encontre de Carlisle, avec parfois des regrets, sans doute de la culpabilité, mais ses sentiments personnels n’ont jamais entravé la moissonneuse batteuse de ses ambitions professionnels. Ils l’ont juste torturé et compliqué la réalisation de ses objectifs.

Elle peut simplement se servir de son expérience passée pour déceler les pièges et les difficultés qui peuvent attendre le Garou en face d’elle. Sans savoir encore si c’est là un chemin intelligent ou qui la verra face à un nouvel échec. Sa loyauté à la NRD n’a jamais été aussi faible que ce dernier mois.  Elle a perdu durant ces années d’errances le feu sacré qui l’animait. Sans compter la Révélation qui a éclairci beaucoup de ses théories. Mais pas toutes. Il reste tant de mystère. C’est les dénicher, les dévoiler, les comprendre, sa vocation profonde, protéger les populations civiles constituant sa seconde évidence. Le Pasua n’était qu’un instrument pour y parvenir. Qui l’a mâché et recraché à la première occasion, comme un chat le ferait d’une boule de poils entravant sa gorge.

Le garou, lui, est une énigme sur d’autres plans. Il est une clef récalcitrante. Non. C’est injuste. Elle n’a pas encore posé la moindre question. Un fin soupire s’échappe de ses lèvres. Se détourne rejoindre la porte. Une remarque, qui n’a rien de bénigne, danse entre eux. A quel point est-ce que cela pèse à son collègue de bosser avec elle? Medea ne croit pas à un régime de terreur. Du moins, à un régime de terreur explicite. Elle aime travailler dans des cadres aussi rigoureux que détendus. Quoique, il n’avait pas l’air mal à l’aise à ses côtés depuis le début de la matinée. Leur duo fonctionne bien. Trop bien, murmure une voix interne à la franchise traîtresse. A t’il eu des informations précises sur la manière dont elle fonctionne? Sur les moyens les plus efficaces pour gagner son respect et la conduire à baisser sa garde? La nature soupçonneuse, à la frontière de la paranoïa de Medea ne peut lui permettre de croire que le comportement amical et ouvert soit totalement sincère et non dénué d’un motif ultérieur. Pas après avoir passé plusieurs mois de captivité douloureuse en compagnie de Carlisle. Elle taiera ses appréhensions à reformer une équipe avec un nouveau Thérianthrope, il est le premier depuis William.. Ce qui ne ment pas, ce sont les réactions sensuelles de son corps si totalement masculin au contact de ses doigts le long de son ventre et de son dos. La profiler ignore encore ce qu’elle va faire de cette évidence. Il est trop tôt pour agir d’une manière ou d’une autre. Elle clos le bref échange d’un -J’aime la manière dont tu t’es comportée avec Volta. Tu as parfaitement lu la situation. -Qui ne clos pas grand chose, laissant ouvertes les possibilités d’autres collaborations professionnelles malgré ses doutes concernant la sagesse de cette perspective.

Descendre, trouver un restau végétarien digne de ce nom n’est pas difficile. Le soleil est plus doux maintenant que la journée s’avance et elle s’accorde pleinement ces moments de détente. La banlieue de LaFayette n’est pas spécialement bucolique et encore moins ce parking d'hôtel au bitume défoncé par endroit, mais elle prend son repi là où elle le trouve depuis des années. Il la retrouve quelques minutes plus tard, la démarche souple et détendue. Il y a quelque chose de félin chez lui. Mais pas que. Déterminer son Animal s’avère moins facile que prévu et ses dossiers ne mentionnent pas la nature exacte de son alter ego sauvage. Au moins il n’est pas difficile -Normalement ça devrait nous plaire à tous les deux. -Oui, ils ont une carte des vins. Elle a vérifié. Attendant la clef de voiture, elle cligne des yeux de surprise quand il évoque la seconde chambre d'hôtel. Un sourire amusé, presque malicieux se dessine sur son visage, effaçant un peu son austérité naturelle. - Les clefs de voiture. Pour conduire au restau? Tu me sembles bien focalisé sur cette nuit, Agent Archos. -Néanmoins elle prend note de l’information qui lui donne et hausse les épaules avec une dérision limpide concernant sa proposition. -Arrête tes conneries, j’ai pas besoin d’un chevalier servant. On se débrouillera pour voir comment on dort tout à l’heure.

Par contre, il garde précieusement ses clefs de voiture, trait si typiquement masculin. Un coup de talon, le mégot dans le cendrier contre le mur de l'hôtel et elle est prête à le rejoindre dans le véhicule. Le restaurant a réussi à créer un cadre agréable et accueillant. Pas le genre d’endroit qu’elle aurait privilégié mais dans lequel elle sait qu’elle sera à l’aise. Kaidan paraît suivre un peu les mêmes pensées. Elle tourne le visage vers lui, levant un sourcil, exagérant sa surprise. -C’est ta manière de me dire que c’est moi qui nous invite? -l’amusement filtre dans ses prunelles sombres - Ca m’apprendra à refuser ta galanterie tout à l’heure. -Non que ce soit un problème pour elle. Elle n’attendait d’ailleurs pas qu’il règle la note.

Les différents plats sont tous présentés derrière une vitrine, permettant de savoir exactement ce que l’on mange. Les yeux de Medea s’agrandissent légèrement devant le choix plus qu’exhaustif que fait le colosse. -Tu ne plaisantais pas quand tu disais que tu avais faim! Ce n’est pas un plateau qu’il va te falloir, mais un chariot. Le vegan Jambalaya pour moi aussi, des mediterranee sweet Fries et un side d'humous, s’il vous plaît. Une bouteille de vin rouge aussi ainsi qu’un macha green smoothie.

La vitrine des desserts n’est pas moins appétissante et cela semble avoir attiré l’attention de Kaidan. La vipère, c’est la formulation de sa question qu’elle relève. Arrivée près de lui, ses épaules frôlant les siennes, sa réponse ne se fait guère attendre. -J’aime mes gourmandises bien acides et avec du mordant. -Un temps de silence absolument volontaire, alors que Medea achève comme si de rien n’était. -Key lime pie, donc.

Ils rejoignent une table un peu à l'écart avec leur plateau chargé, les boissons arrivant peu après. Pendant plusieurs minutes, la seule préoccupation est de se nourrir et les plats tiennent la hauteur de leur réputation et de leurs parfums. Parfaitement assaisonné, des goûts francs, des ingrédients à la fraîcheur évidente. La compagnie de Kaidan est agréable et la conversation porte sur des sujets aussi anodins que légers. Échangeant parfois sur d’anciennes affaires, mais rien qui ne puisse plomber l’atmosphère presque buissonnière entre eux. Non. Ce n’est pas encore le moment pour Medea d’aborder l’autre versant de la raison du Garou comme choix de partenaire pour la journée. L’impatience la desservirait. De plus, il doit s’y attendre à tout moment. Non.

Néanmoins, certains détails survenus plus tôt dans la chambre d'hôtel lui reviennent en mémoire. Discrètement, d’un mouvement de main fluide, presque invisible, Medea décroche l’attache de son filament d’argent. Alors que le grand blond tend le bras pour se servir de l’eau, le poignet de l’italienne passe au-dessus du sien pour la bouteille de vin, le heurtant légèrement. Le bijou n’attendait que ce mouvement pour glisser de sa peau à la sienne. Sinuant lentement contre l’épiderme de Kaidan avant de s’échouer à terre. Medea retire sa main, saisit son verre de vin et le porte à ses lèvres, sans quitter ses yeux des siens. -Mon bracelet vient de tomber, est ce que tu peux me le ramasser, s’il te plait?
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Jeu 14 Avr - 23:31 (#)



Key lime pie.
Évidemment.

Il n’aurait pas imaginé Gautièr comme une tarte à la lime, «bien acide avec du mordant». Il se l’imaginait plus comme un cake sec, plat, avec peu de sucre et trois dattes comme décorations sur le dessus. Un pain dessert aux grains grossiers. Maintenu par une mélasse qui teinte le tout d’un brun comme la terre. Que même si vous l’inondez d’un colis de petits fruits ou de chocolat, ça restait austère et desséché en bouche.

Après, Medea était une femme magnifique dont l’expérience lui avait donné accès à un aplomb et une audace purement féminine. Indépendante, insoumise, le garou sociopathe d’une autre époque n’était probablement pas son unique extravagance. Elle a surement eu le temps de tester toute sorte de tarte avant de choisir cette saveur agressive. Après, à force de côtoyer et d’étudier les thérianthropes, peut-être qu’il était normal d’embrasser leur violence comme un trait caractériel charmant et enchanteur.

- Ça va m’aider à guérir plus vite. Mon organisme (il faillit dire «ma forme») est bien fait, il a besoin de carburant. Puis je n’ai pas mangé depuis hier soir. Et l’adrénaline qui redescend… Donc non, je ne plaisantais pas.

Probablement qu’elle le savait. Du moins, elle se doutait que le corps d’un thériantrope fonctionnait plus promptement avec une alimentation soutenue et que ces besoins en nutriment augmentaient parfois avec les transformations ou les actions qui demandaient d’utiliser son réflexe animal. Kaidan l’observa en silence un instant et se demandait justement, qu’est-ce que Medea ne savait pas, au sujet des theri…

Dans tous les cas, la nourriture était excellente. Quel bonheur de payer un prix exorbitant pour un repas qui n’avait pas été manipulé dans un abattoir commercial. La cuisinière y avait mis du sien et de sa passion dans son œuvre culinaire. Tout était délicieux et autour d’une conversation banale, Kaidan dégusta le tout sans laisser de restes de son festin végétarien. Il avait ramené poliment ses couverts vides au comptoir et il ne restait devant lui que son thé libanais qui fumait doucement, ainsi qu’une bouteille de jus pressé à froid, très vert. Il tend le bras pour attraper le pichet et se servir un verre d’eau quand sa collègue passe au-dessus du sien pour chiper la bouteille de vin rouge. Il avait voulu se moquer en lui disant qu’il était bien tôt pour aligner les verres de vin, considérant qu’elle aussi était probablement en train de redescendre de la pression de leur mission de ce matin, mais il n’eut pas le temps d’émettre à voix haute son commentaire que son délicat bracelet glissa de son fin poignet, à son avant-bras tendu, jusqu’au sol.

Décidément, Kaidan n’avait pas de chance avec les bracelets qui essaient de filer de leurs ravissantes propriétaires.

Devant lui, Medea se verse son alcool puis porte la coupe à ses lèvres. Une lueur de chasseresse dans son regard, sa malicieuse compagne du FBI lui demande de ramasser le bijou qui s’est échoué au sol.

L’Archos prend une inspiration et porte à son tour son verre d’eau à ses lèvres pour en boire une rasade. Il le dépose lentement juste devant lui, sans quitter la belle fanatique des garous des yeux. Plongea son regard tilleul sur les traits de sa voisine de table, un sourire en coin égaya son visage. Il se mordit la lèvre inférieure puis sa prunelle glissa vers l’objet au sol pour retourner sur elle.

- Bien entendu…

C’était un bracelet en argent.
Il n’en avait aucun doute.
Cette mascarade pour percer à jour les doutes qu’elle accumulait sur sa tolérance aux métaux fatale au Garou était astucieuse, mais inutile.

Sans bouger de son siège, il se pencha sur le côté, un bras musclé tendu vers l’objet de malheur qui avait essayé de s’enfuir puis l’attrapa du bout des doigts. Il le glissa dans sa paume et le fit sautiller comme si c’était brulant :

- Aïe. Ouch. Aïe aïe aïe, s’exprima-t-il théâtralement, de manière un peu grotesque. Puis le laissa tomber subitement entre eux deux. Comme s’il était d’une matière fait de magma magique. Il renifla, comédien, puis souffla sur sa paume, pour la secouer et feindre la douleur. Il se demanda s’il allait pousser jusqu’à lécher sa main, comme le gros tigre qu’il était, mais se reteint, une fossette se creusant dans une de ses joues. Il se contrôlait tant bien que mal de paraitre froissé et blessé. Ça fait mal.

Puis il prit une pause. Roula les épaules et adopta une position détendue sur sa chaise, sa tasse de thé chaude dans la main sauve. Avant d’avaler sa boisson, il souffla sur celle-ci, puis la huma. Il observa le fond de sa tasse en avertissant :

- Ce n’est pas très gentil de faire ramasser intentionnellement ta panoplie d’argent par ton collègue dont tu as lu le dossier. Je suis un peu vexé. Lentement et doucement, il but son thé puis déposa sa tasse devant lui. Tu n’as pas envie de couper court et juste me poser tes questions directement?

Kaidan pousse un long soupir puis relève son regard vers Medea, prudent. Les détours et les faux semblants étaient une habitude pour lui. Il avait passé la majorité de son existence à se cacher derrière ce qu’il n’est pas. Des faux noms. Des faux boulots. Des fausses adresses. Le couvert d’une damnation de la lune était pesant quand au contraire, lui pouvait l’aduler, la vénérer et la remercier.

- Je comprends que tu prends tes précautions avec moi, j’imagine que tu t’y connais plus que moi sur comment aborder efficacement un théri quand on est une humaine intelligente et compétente. N’est-ce pas? Mais si ça peut te rassurer, je n’ai pas l’intention de te bouffer…

Même si c’est un peu à cause de toi que j’ai souffert dans les labos du PASUA.
Même si tes recherches ont mené à la mort de plusieurs théri.
Même si tu es convaincue que je peux t’aider à retrouver le pire échec de ta vie.

- … Pour l’instant. Précise-t-il avec un clin d’œil aguicheur. Ça ferait tache sur mon CV après ce charmant coup de pub que tu m’as donné devant la presse tantôt.

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Lun 25 Avr - 11:03 (#)

Medea n’a pas le temps de planter une fourchette pour lui voler un falafel qu’il a déjà dévoré son assiette. Cela n’aurait été qu’une pure provocation de sa part. Les Animaux ne plaisantent pas avec leur nourriture, peuvent devenir non seulement protecteur de leur repas mais agressif envers une menace potentielle. Ce qui lui aurait donné un aperçu de la nature de sa Bête. L’italienne est intriguée. Il délaisse les protéines animales. Était- ce un trait de caractère pré Malédiction ou une raison plus profonde qui lui échappe? Des questions. Trop de questions.  Un léger signe de tête montre son acquiescement. Que son métabolisme requiert un apport calorique important pour pouvoir régénérer plus rapidement n’est pas une donnée nouvelle. -si tu as encore faim, n'hésite pas à te resservir une seconde portion. Je m’en voudrais que tu restes inassouvi avec moi. -Le ton est parfaitement innocent. Le regard qui dévie sur les biceps et son torse, lui, l’est nettement moins. Il faut qu’elle cesse de jouer à ce jeu de séduction avant de ne plus avoir envie de stoper du tout. Ce qui serait un désastre. Kaidan est un caprice charnel qu’elle ne peut pas se permettre. Pas avec les zones d’ombres qui l’entourent. Pas avec la silhouette de Carlisle qui se déploie dans leur silence. Plus le fait qu’ils collaborent. Le même couplet qu’elle  se répète mentalement depuis le départ de la NRD quelques heures plus tôt. Et qui ne paraît pas s’enraciner. Du tout. Damian. Prendre quelques jours pour aller à Chicago. Elle souffle doucement entre ses dents avant de reprendre une gorgée de vin. Damian… est un terrain conquis. Ne représente aucun défi ni challenge. -Tu ne manges jamais de viande ou de poisson?, demande t’elle presque abruptement, changeant radicalement la course de 
ses réflexions. La réponse l'intéresse véritablement. Un Garou herbivore qui aurait déteint sur son hôte? 

Moins cependant qu’un versant entier qui ne cesse de revenir grignoter. Des éléments qui ne concordent pas avec les faits inaltérables des Thérianthropes. Les longs frissons de sa peau à la course de ses doigts le long de son dos n’étaient pas marqués par la brûlure. Pas celle de l’Argent en tout cas. Peut être que la proportion de son vernis était trop légère. Faux. Elle l’a testé dans bien d’autres occasions. Peut-être qu’elle a mal enregistré le positionnement de ses doigts. Que ses ongles ne l’ont pas touché. Autant d’hypothèses que la venimeuse doit éclaircir. Elle sait être subtile quand elle désire tester une personne. Agir de telle manière qu’il ne se rende compte de rien. D’offrir un toucher si léger qu’il en est imperceptible. Que même la réaction chimique est quasiment imperceptible. Elle opte pour une approche bien plus frontale. Bien plus franche. Les détours et les méandres n’offrent pas sont pas toujours les meilleurs résultats. De plus, il a été victime pendant de longs mois de  la duplicité de certains humains et de leur froide cruauté. Elle peut lui offrir la courtoisie d’agir en pleine lumière. 

Leurs poignets se heurtent légèrement, et le choc suffit à faire tomber au sol la liane d’argent qu’elle venait d’ouvrir. Les maillons délicats s’enroulent les uns sur les autres, serpent endormis. Les prunelles encre de chine s'amarrent aux lacs mouvants de son interlocuteur, formulant une demande particulièrement déplacée dans leur positions respectives. Il est Garou. L’Argent et l’Aconit sont ses deux plus grandes faiblesses. En toute logique, il devrait esquiver. Refuser. L'âpre et riche saveur du Vin sur ses papilles. Le goût unique de la traque. Pourtant, il n’en fait rien. Plus encore, dans l’éclat amusé de son regard, dans la teinte mutine de  son sourire, Medea pressent qu’elle va assister à une grande prestation de comédie. Les coudes sur la table, elle se penche légèrement vers lui, lui dédiant toute son attention. Comme il ne la déçoit pas! Cela lui demande un véritable effort pour ne pas perdre son sérieux. La morsure de l’Argent n’est pas que Physique, elle a pu constater à maintes reprises combien c’était une souffrance de l’Ame. Une punition des chairs de l’esprit. Un sourcil se lève sur la manière dont il surjoue. Elle n’y croit pas une seule seconde. Il n’a pas tenté de se rendre crédible. Une nouvelle excitation incurve son ventre et raccourcit sa respiration qui devient perceptiblement plus rauque. Il n’est pas allergique à l’Argent. Il le lui confirme. Volontairement. Délibérément. Pourquoi? Pourquoi lui confier une telle donnée? Après avoir parlé de ses enfants disparus. Il est trop intelligent pour ne pas deviner qu’il vient de se placer dans le faisceau d’un intérêt qui peut être dangereux pour lui. L'attrait qu’elle éprouve pour lui vient de se multiplier sur des plans différents. Il devient un Mystère. Une énigme. De celles à laquelle la Profiler a dévoué un pan entier de sa vie. Il devient source d’intrigues et renforce d’autant l’attraction sensuelle qu’elle ressentait pour lui. Est ce qu’il suit le déroulé d’un scénario écrit à l’avance avec un autre garou dont la malice mauvaise et les connaissances trop parfaites qu’il a d’elle sont autant d’armes dont il aurait pu équiper son compagnon d’infortune? 

Dans le silence, elle attend qu’il termine sa farce. Croisant ses cuisses l’une sur l’autre, étroitement. Comme pour mieux  étouffer toute flammèche d’un désir encombrant. -Ca ne t'a pas fait mal et tu n’es pas vexé, -achève Medea d’un ton léger. Reprenant le bracelet d’argent qui retrouve sa place naturelle à son poignet. -Quand à être gentille… -elle sourit. Un sourire prédateur. Carnassier. -Crois tu vraiment que je cherche à être gentille? C’est le premier mot qui te vient en tête pour me décrire? vraiment? 

Malgré cela, il ouvre la porte à un échange loin de tout faux-semblant. Libre, désencombré de tout masque. En est seulement encore capable. Ses coudes abandonnent le plateau de la table  et elle s’installe confortablement dans sa chaise, détaillant les traits de son visage harmonieux, pensive. Il ajoute une pointe de mordant à ses propos suivants dont elle ne lui tient pas rigueur, acceptant la critique de  sa mise en scène. Pas l’intention de la bouffer. Peut-être pas. De la manipuler? Elle n’en est pas aussi certaine. Le ton de sa voix prend des notes plus chaudes quand il ajoute une précision sans ambiguïté. Dévalant des possibilités futures qui n’ont rien de désagréables. A quel point sait-il se servir de sa langue? -Je le garderai en mémoire… 

Le sables mouvant de ses appétits contrariés s’éloignent quand il remet sur le tapis son orchestration de la presse. Toute bagatelle disparaît de son attitude. -Kai’ -une pause infime. Comme si déjà, elle aurait eu envie d’user d’un diminutif de son prénom avant de choisir de ne rien en faire, de repousser cette intimité trop facile qui s'établit. -Dan, tu peux désapprouver la manière dont je t’ai mis en avant, mais ce n’était pas pour te nuire. Plus tu aura de l’influence au sein de la Nrd plus tu aura les mains libres. Plus tes affaires seront bouclées de manière satisfaisante et sans bavures, plus il te sera facile de faire oublier ta nature, ou du moins les aspects qui mettent mal à l’aise tes collègues. -sur le pied du verre à vin qu’elle reprend, crispation de ses phalanges. -La méfiance envers les Cess baisse à peine depuis octobre 2019. Même au sein de la Nrd, certains voient d’un mauvais œil la présence d’un Garou dans les rangs. Barrois s'intéresse surtout aux résultats et à l’efficacité de ses équipes. Ce n’est pas l’opinion générale. Et pour en avoir été témoin direct, tu n’as pas envie de te retrouver au centre de l’animosité de ceux avec qui tu bosses. Que tu aies envie de travailler avec eux ou non. Ça ne finit pas bien. -ce sera sa seule allusion à l’implosion de ses années  New-yorkaises. - Je ne crois pas une seconde que tu aies envie de passer une décennie ou deux au service de la Nrd en acceptant gentiment toutes les contraintes qui doivent peser sur toi.

Elle tait, volontairement, qu’elle vient aussi de le placer comme appât. Que l’image qu’elle a donné face aux journalistes était celle d’un duo professionnel partageant une complicité toute personnelle. A quel point Carlisle suit il les affaires de la Nrd est une inconnue. Medea pose un leurre. A voir  si ça mordra. L’italienne revient sur le point central de sa curiosité. Ce n’est pas le moment pour l’interroger à propos du garou renégat. Il fait encore trop jour. Elle est encore trop sobre. Immunisé à l’Argent. Elle doute qu’il ait permis à d'autres de le savoir. Il serait encore dans un laboratoire et sous clef si les scientifiques avaient eu vent de cette particularité. Comment a t’il fait pour le dissimuler? Néanmoins, lui poser la question directement serait d’une grossièreté qu’elle ne souhaite pas franchir. Un autre angle. -Pourquoi tu me fais confiance avec une telle information? -Et qu’es tu! Qui es tu, Kaidan Archos. Parce qu’un Garou insensible à l’Argent est contraire à toutes les légendes. Mais il existe d’autres mythes à explorer. Elle ne formulera pas d’hypothèse maintenant. Il est trop tôt. Elle doit d’abord examiner les possibles sous tous les angles et elle a hâte de pouvoir s’y atteler. -Que tu ais une faiblesse aussi connue que celle ci est rassurante pour les équipes. Qu’elle disparaisse… et tu perds une protection non dite. -Non. Elle n’a pas l’intention d’aller voir l’un de leur chef pour leur faire part de ce détail concernant Archos. Mais pourquoi prendre un tel pari avec sa sécurité? Sa loyauté pour la Nrd s’est épuisée depuis un long moment. L’insulte d’un nouveau poste de consultante alors qu’ils ont besoin d’elle est celle de trop. L’institution lui a tourné le dos et elle prend conscience, peu à peu, qu’elle a n’a accepté de revenir que pour les moyens offerts et l’occasion de traquer officiellement son Fantome. Pas pour se dévouer à elle. Elle ne croit plus en la Nrd. Cependant, Kaidan ne devrait pas pouvoir le déceler. A moins qu’elle n’ait été imprudente? Elle finit par lâcher. -Je pourrais t'être utile.


D’un signe discret de la main, elle fait signe à la serveuse d’apporter l’addition, une fois certaine que le Thérianthrope soit rassasié. 
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I LICKED IT
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En un mot : Instinctif
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I WILL BE BRUTAL.

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Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
Thème : Animal - MISSIO
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Beat me up
Beat me down
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Beyond all recognition

For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
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Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


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Lun 9 Mai - 20:04 (#)


Le voile glissait encore un peu et il n’arrivait pas à s’empêcher d’exposer un sourire satisfait. 

- Non. Ça ne m’a pas fait mal. Kaidan lève sa main pour lui montrer sa paume intacte. Mais oui, je suis vexé. C’est un rite de passage? Une initiation? Ça te branche de voir les muscles tendus d’un thérianthrope quand son imagination s’emballe à la simple idée de ses charmantes petites mailles d’argent qui frôle son derme? J’ai définitivement échoué au test. 

Le regard vorace de sa collègue lui fit plaisir. 

- J’apprécie surtout l’effort que tu fais pour ne paraître pas trop détestable pour cette première journée ensemble, mais tu as raison. «Gentille» n’est pas le premier mot qui me vient en tête pour te décrire. 

Et si elle attendait qu’il déballe les qualificatifs qu’il avait en tête la concernant, elle serait déçue puisqu’il se contenta seulement de la fixer avec cette même intensité qu’elle lui rendait. Pas question de se défiler devant le miroir qui se brise. Surtout quand il avait lui-même généré la première fissure. 

Le statut de Kaidan avait soudainement changé. Il n’était plus juste un autre garou parmi les autres. Un autre damné sur la liste, mais qui détenait des informations (très peu, soit dit en passant) sur la créature dont elle convoitait la tête. Il était de nouveau un cas d’étude. Une tension pour son intellect qui se remettrait à brûler de plaisir d’être de nouveau stimulé par une créature aux talents inconnus. 

Préciser qu’il savait parce que son pouls s’était accéléré et que son odeur avait changé n’était peut-être pas une bonne idée. Pas maintenant. Il n’avait pas manqué cette inspiration profonde, la couleur de sa peau qui se teinte d’intérêt, cette cuisse musclée qui surplombe l’autre dans un silence patient d’une profileuse qui fait bien son travail.Prendre son temps et ne pas le brusquer.  L’observer sans vergogne. Elle analysait probablement à la vitesse de l’éclair la moindre bribe d’informations qu’il disait. 

Par contre, il se doutait bien que le test de la chaîne d’argent était tout spécialement pour lui. Avec un dossier aussi incomplet qui a dû la laisser en appétit et une attitude loin des garous bourrus avec leur égo de mâle excessif, c’était normal qu’elle sente que quelque chose n’était pas normal avec Kaidan. 

Après tout, c’était son job de deviner cela. 

Son laïus sur sa position au sein du NRD ne l’émeut pas vraiment. Oh oui, il se rendait aussi bien compte des avantages que cela comportait; plus il était vu comme un gentil garou, travaillant pour la même cause qu’eux, plus on lui ferait confiance. Ce coup de pub était soudain et pas prévu du tout, mais il allait le prendre. Ça améliorerait les choses dans un sens, mais rendrait plus difficile dans un autre. Rien n’arrivait sans conséquence d’un côté ou l’autre de la balance. Tout ce qu’il pouvait faire c’était de prendre ce qui avait de meilleur dans le moment présent. Il pourrait ajuster le poids de ses actions plus tard. 

Kaidan avait aussi bien de la difficulté à croire dans cet acte purement magnanime de Medea Comucci.

Son némésis l’avait prévenu. 

Il écouta sa question puis l’aveu soudain avant qu’il ne réponde qu’elle pourrait lui être utile. Toujours en silence, il avait simplement haussé un sourcil, franchement étonné de cette perche tendue. Puis son visage reprit son masque tranquille, il plissa légèrement son regard, comme s’il voyait quelque chose d’invisible émanant d’elle. Cela dura quelques secondes, sans un mot, le temps en suspens sur cette dernière trahison de Medea. 

Doucement il se redresse, lui fait signe de rester en place et d’attendre quand il attrape le plateau et les couverts de sa collègue. Il sait qu’elle s’assurera qu’il ne s’enfuit pas avec la voiture, mais ce n’était absolument pas son intention. Il déposa le repas terminé à l’endroit à cet effet et alla payer (oui ! C’est lui qui paye son choix de restaurant hors de prix) en ajoutant une dernière chose à leur commande. 

À peine quatre minutes passées, qu’il revient à leur petite table devant la large fenêtre avec une merveilleuse vue sur le stationnement. Devant Medea, il dépose une mince et appétissante pointe de la Key lime pie qu’ils avaient observée plus tôt dans la vitrine des desserts. Il se rassit en avançant sa chaise sous la table, déposant ses coudes sur le dessus du bois avec entre ses pattes, un petit contenant de gelato végane, vanille et noisette. D’une main, il tenait le petit pot, de l’autre une petite cuillère métallique. Il en creusa une quantité sobre puis la leva vers sa bouche. 

- Je mange de la viande et du poisson. Chassé ou pêché par moi ou des produits d’élevages respectueux, biologiques et de petite ferme familiale.  Le genre de truc qu’on ne trouve pas au coin de la rue. La bouffe végétarienne est plus accessible.Répond-il d’abord pour ensuite se délecter de ce gelato qui avait été fait avec amour. Froid, parfumé, pas trop sucré. Kaidan ferma les yeux un instant puis poussa un soupir pour plonger une deuxième fois sa cuillère dans le contenant. Les contraintes au service du NRD viennent avec mon statut et le MRU. Je ne pense pas m’en libérer. Il serait ridicule d’essayer de faire oublier à tous mes merveilleux comparses de bureau que je ne suis pas comme eux, puisque cela fait nettement mon charme. Plaisanta-t-il avec une pointe d’ironie dans sa voix. Je verrais bien une fois au bureau si ça a changé quoi que ce soit, mais je pense que c’est Barrois qui va gagner les éloges. 

Après tout, il n’était qu’un pion emprunté par ses patrons. C’est plus qu’un sauvetage télédiffusé de bébés humains que ça allait prendre pour leur faire oublier au NRD que Kaidan pouvait tous les tuer assez facilement. 

Le gelato sur sa langue l’inondait du plaisir simple de la dégustation. Une dichotomie agréable avec la discussion. 

- Avant que tu me le demandes; Barrois connait mon «talent» d’insensibilité à l’argentum. Du moins, il a probablement été mis au courant. Après, j’imagine bien que ça ne lui fait pas un pli puisque si le besoin vient à devoir m’éliminer, il saura comment faire, d’une manière ou d’une autre. 

Peut-être que le responsable des équipes sur le terrain était relativement empathique envers la cause CESS, mais il n’était pas dénudé de logique et de savoir-faire d’un tueur émérite. 

- Je ne te fais pas vraiment confiance avec cette information. Par contre, je sais que tu es une érudite sur le sujet. Derrière cette tarte à la lime, il y a une humaine curieuse et intelligente. Une femme qui a donné sa vie à un sujet d’étude. J’ai pensé que ce renseignement te ferait plaisir. Laisse-t-il en suspens, en léchant sa cuillère lentement, pour retourner la plonger dans le gelato délicieux. 

Le but, c’était de détourner ces pensées pendant un instant du centre de son univers. Univers qui se prénommait Carlisle. 

Une autre bouchée de glace italienne, il prit son temps pour l’apprécier avant de demander, une lueur de curiosité animée dans son regard: 

- Parle-moi plus de comment penses-tu pouvoir m’être utile, Medea. La petite cuillère sortie propre d’entre ses lèvres. Avant de s’en reprendre un peu, il poussa le contenant au milieu de leur petite table, invitant l’agente à partager ce délice doux et froid. J’ai de la difficulté à croire qu’il n’y a rien pour toi dans cette proposition. 

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Sugar Mommy, la randonnée c'est ma vie (et mes collines ne demandent qu'à être explorées)
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En un mot : Humaine. Profiler pour le FBI et consultante pour la NRD
Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
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Dim 15 Mai - 23:03 (#)

La remarque de Kaidan ne lui plait pas, elle aurait tendance à l’exaspérer et c’est sans se dissimuler qu’elle lève le regard au plafond. Tout juste si elle ne soupire pas. Elle ignore d’où lui vient cet a-priori mais si c’est une confidence de Carlisle entre deux séances de recherches scientifiques, le Lupin vient de lui rendre un mauvais service en caricaturant grotesquement ainsi ses préférences intimes. -Je vois que ton imagination s’emballe! Une transposition de fantasmes, peut-être? -Après une brève seconde de silence, elle poursuit. -Quand je t’ai bandé le torse, mes ongles t’ont frôlé, je n’ai pas réagi sur le moment parce que j’étais en train de m’occuper de toi, mais je l’ai enregistré. -Un geste arrondi de la paume, comme pour conclure Et voilà. - Contrairement à ce que tu as l’air de croire, je n’aime pas infliger de la douleur pour la douleur.

Elle n’a jamais aimé cela d’ailleurs. Medea a pu se montrer complètement dénuée de compassion dans sa recherche du savoir mais pas avec le spectacle de la souffrance comme objectif. Brûler un thérianthrope reconnu à l’argent volontairement rentre dans cette catégorie mais le colosse blond vient de lui démontrer brillamment qu’il était plus complexe qu’un simple garou. Son humeur assombrie s’allège déjà alors qu’ils prennent la mesure l’un de l’autre. Avec une appréciation mutuelle qu’elle n’avait pas prévu. -Détestable, vraiment? Généralement j’ai le droit à Glaciale. Ravie d'avoir démentie ton impression.. -Ce qui ne semble pas l’affecter plus que cela. Peu intéressée par l’opinion que leurs collègues peuvent avoir d’elle. Est ce qu’ils savent, d’ailleurs, que cet homme imposant par sa seule stature et disposant de sens bien plus aiguë que les leurs n’est pas sensible à l’une des faiblesses avérées des Garou? Est ce que c’est aussi le cas pour l’Aconit? L’italienne sait avec une clarté absolue qu’elle ne formulera pas cette question à haute voix.

Son corps, lui, réagit à sa manière à ce nouveau défi qui lui est proposé. Il aurait été plus facile, bien moins compliqué si il avait pu s’abstenir. La seule issue possible est de ne pas acter l’attirance qu’elle éprouve. En avoir conscience est une chose qui devrait lui permettre d’éviter cet écueil. Cette folie irresponsable. Tout en ne se privant pas du plaisir éphémère et sans conséquences de répondre à ses avances sans pour autant glisser sur un terrain plus concret. Car il ne dissimule rien de l’attrait qu’elle lui inspire. Tout aussi dangereux pour lui sur des plans différents. Ou une simple apparence de sa part. Un murmure empoisonné qui lui a conseillé que c’était là le meilleur moyen de miner davantage les failles de ses faiblesses. Pourtant, ce qu’elle ressent en le regardant n’est ni de la duplicité, ni de la cruauté. Une force tranquille et authentique. Il n’avait pas d’obligation de se dévoiler à elle. Ou de ciseler un jeu de séduction qu’elle n’avait pas anticipé.

Elle s’engage sur le plan professionnel, éloignant les spectres d’un personnel qu’elle a pris l’habitude de protéger avec trop de sévérité. L’étonnement qu’il affiche, c’est une éternité, le temps pour elle de considérer le manque de sagesse d’une telle proposition qu’il laisse mourir dans le silence. L'étonnement, c’est celui qu’elle ressent lorsqu’il se lève de table non sans lui indiquer de rester assise. Distraitement, elle se ressert un verre de vin. Probablement un de trop. A quel moment bascule-t-on dans la catégorie des alcooliques fonctionnels? Ses prunelles encre de chine le suivent plus par curiosité qu'animée de la crainte d’être abandonnée. Il règle leur addition, la prenant au dépourvu. Elle s’attendait au minimum à partager la note.

Deux desserts en main, il revient à leur petite table anonyme. Le sourire qui fleurit à ses lèvres est plus détendue en voyant la gourmandise au citron qu’il lui offre. Une coupelle de glace qu’il dépose devant lui avant de se rassoir. Oui, elle prête attention à ses paroles tout en découpant une part de tarte qu’elle pique avec sa fourchette, le regardant piocher avec gusto dans sa douceur glacée avec un délice non feint. Les papilles exacerbées par le contraste du citron et du sucre, elle s’entend répondre. -Je m’en souviendrai lorsque tu viendras dîner un soir. Pour te remercier de l’invitation de ce midi. -Maigre paravent. Medea a toujours aimé cuisiner pour ses conquêtes, futures et présentes. Placer mentalement Kaidan dans cette catégorie n’est pas la meilleure manière de s’en tenir à ses résolutions platoniques le concernant! Déjà, elle visualise le genre de menu qui pourrait lui plaire. Des plats simples, sans complexité inutile, concentrés sur les saveurs et les origines des ingrédients. Un risotto à la truffe noire fraîchement râpée par exemple. Ou un gibier qu’il aurait pu chasser lui-même sous sa forme animale encore voilée. Peut être du lapin ou du faisan.

A t’il conscience de l’allégorie qu’il lui présente, à savourer cette glace à l’italienne en face d’elle? Quelque part, elle espère que non. Le sous entendu serait presque trop facile. Il revient à un sujet beaucoup moins ludique et elle éloigne de son esprit les miracles sensuels que peuvent créer un tel mélange de chaud et froid. -Barrois recevra les félicitations des huiles de la NDR mais il n’est pas avare quand il s’agit de reconnaître les mérites de ses équipes. Il sait discerner et récompenser les compétences de chacun. -Le respect dans le timbre de Medea pour le chef des opérations n’est pas feint. Elle aime la manière dont il travaille et dont, surtout, il la laisse travailler, dans une indépendance relative.

Le sourire de l’italienne s’élargit alors qu’il continue de creuser sa glace. Elle a l’impression qu’il lui en faudrait peu pour ronronner de plaisir. Ronronner littéralement. Il serait un gros félin? Mais comment peut-il être immunisé à l'argent sauf… sauf si il n’entre pas tout à fait dans la catégorie des Garou. Des murmures courent depuis des années sur un autre branche d’être capable de changer de peau. Nourris par des légendes tant des amérindiens que d’autres peuples autochtones. Les Navajos, surtout, craignent ces chamans malveillants, mais il existe des folklores moins sombres, dont elle n’a eu jusqu’ici aucune preuve concrète. Il lui faudra dépoussiérer ses contacts au MRU pour obtenir des réponses plus précises concernant les secrets de Kaidan Archos, c’est basiquement ce qu’il lui dit. C’est en le regardant droit dans les yeux, la fourchette entre l’assiette et ses lèvres qu’elle lui répond. -C’est effectivement une donnée qui m’intrigue et m'intéresse, qui m’ouvre un champ des possibles auquel je vais réfléchir. Mais j’ignorais que me faire plaisir faisait partie de tes préoccupations.

Elle ne lui posera pas de questions plus précises concernant son absence de réaction à l’argent, pas avant d’avoir pris le temps d’étudier ces anciennes légendes, pas avant d’écumer les dossiers de la NRD sur les thérianthropes connus et enregistrés pour vérifier ce paramètre. Il est possible que ce genre de découverte lui ait échappé pendant qu’elle était tenue à l'écart des progrès de l’Agence. Enfin, il revient sur son imprudente proposition. Il aurait été indélicat de sa part de soulever à nouveau le sujet. L’italienne pressent qu’avec lui, la patience sera plus efficace qu’une pression trop brutale. Il a déjà souffert de ce comportement dans un passé pas si lointain. -Tu n’as pas confiance en ma nature altruiste?


C’est un gouffre, juste devant ses pieds. Dont elle s’éloigne. Il s’attend à ce qu’elle aborde maintenant le sujet de Carlisle, après tout, il vient de lui offrir l’ouverture parfaite sur un plateau d’argent. Qu’elle promette son assistance pour les réponses qui se nichent derrière ces grands yeux verts. Pourquoi faut-il qu'ils soient verts? Elle refuse. Obstinée, bornée. Elle ne le sent pas. Il est trop prêt. Beaucoup de ses prédictions sur le déroulé de cette journée ont sauté, heure par heure. L’ombre du Lycan, entre eux. si présente qu’elle en frissonne. Est ce que ce serait si terrible si pour une fois, elle cessait de réfléchir, de projeter, d'analyser? si elle mettait en veille ses mécanismes de défenses pour simplement se pencher et goûter sa bouche aux saveurs de vanille et de noisettes? Elle se détourne de la tentation.- J’ai rejoint depuis peu l’antenne de la Nrd en Louisiane, et je sais que pour une partie des agents, je ne suis pas légitime. Pas après une petite dizaine d’années loin du Pasua et surtout post Révolution. Je pense que je pourrais demander à Barrois que tu sois intégré à mon équipe de manière ponctuelle et plus longuement si tu y trouves ton compte. La manière efficace dont on a réglé ce dossier délicat me donne à penser qu’on pourrait travailler de manière plus régulière ensemble et que cela donnerait des résultats non négligeable. Bien sûr, il faudrait que tu rencontres d’abord Duncan et Wayne que tu connais peut-être déjà. Deux avantages principaux pour toi : je dispose d’une certaine autonomie dans le choix des dossiers que je traite et dans lesquels je m’implique. Pas totale, mais assez pour avoir les mains libres. Tu ne serais plus confiné dans un bureau à faire autant de paperasses que ce que tu fais en ce moment. Bien plus d'interventions sur le terrain, moins besoin de justifier ce que tu fais de ton temps. Mais surtout… -Elle se tait, le temps plonger sa cuillère dans le pot de glace offert, lui présentant la key lime pie de la même manière. D’accord. Cette glace est vraiment bonne. Juste le bon équilibre pour qu’elle atteigne des saveurs parfaites. - Thompson n’aura plus son mot à dire sur tes allées et venues. Il ne te supervisera plus directement comme il le fait en ce moment durant les périodes où tu sera affecté à mon équipe. Je ne tolérerais aucune ingérence de sa part dans la manière dont je gère les collaborateurs et les ressources qui me sont alloués par Barrois.

Medea en parfait petit robot de la Nrd. C’est si loin de ce qu’elle ressent vraiment. Le rôle de Thompson, elle le connaît par cœur. Trop bien. scarifiée par ce rôle qui a débordé sur tout ce qui la composait, qui est devenu sa moelle épinière. Ce qu’elle ignore, c’est la nature exacte de leur relation. Il lui reste un demi verre de vin intouché qui le restera. Elle se sent lasse, soudain. Trop de questions sans réponses, trop d’envies dangereuses, tant pour ce qui reste de sa carrière que de ce qui reste de sa vie personnelle déchiquetée. Elle n’aurait pas dû lui proposer de bosser plus étroitement avec elle. C’est de la connerie. S' il œuvre de concert avec Carlisle, elle vient de lui manger dans la paume. Si ce n’est pas le cas, travailler de nouveau avec un thérianthrope avec qui elle ressent une connexion professionnelle et un tiraillement sensuel, c’est aussi n’importe quoi, pente vertigineuse qui peut la mener à une seconde ruine dont elle ne se relèvera pas. Les rumeurs, bordel, les rumeurs qui vont à nouveau ruisseler dans les bureaux si Kaidan et Barrois approuvent sa proposition. Cesser, quelques minutes, la ronde infernale de ses questions et pouvoir simplement profiter de la compagnie d'Archos. Elle finit son dessert et reprend, fantôme de mélancolie qui hante ses prunelles. -Je ne te demande pas de me donner ta réponse sur le champ. Tu as le temps d'y réfléchir. Est ce que cela te dérange si l’on retourne à l'hôtel? L'adrénaline commence à redescendre et je me sens un peu fatiguée. J’aimerais aussi commencer le rapport de ce matin, de manière à ce que ce soit fait rapidement.
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