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The road so far || Ethan

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Your soul is mine
Anna Janowski
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Jeu 22 Juil - 9:43 (#)

Les sourcils froncés et un regard peu avenant sur la route qui défile pour me ramener chez moi. Je n’apprécie pas particulièrement conduire, préférant largement le rôle de passager pouvant user de ce temps pour des activités bien plus intéressantes. Engager un chauffeur serait sans doute préférable, ou bien trouver un autre de ces admirateurs qui se sentirait honorer de me conduire partout où j’ai besoin. Oui, ce serait bien mieux. Un sourire suffisant étire mes lèvres à cette simple idée. La voiture ronronne et assourdie les bruits de la ville. Le soleil est déjà couché à cause des longues nuits d’hiver qui avalent le la lumière du jour de plus en plus tôt et tue la clareté blafarde de cette journée moyenne, loin du grandiloquent que je recherche. Quelques rendez-vous et un dîner agréable avec un nouveau soutient potentiel, mais rien qui ne soit à la hauteur de l’effervescence que je vivais jusque-là. Shreveport n’est pas Chicago. Tout mon réseau est à refaire, tout est à construire. Certes ma réputation m’a précédée mais il me faut trouver de nouveaux soutiens, de nouveaux clients et embaucher du personnel qui ne soit pas un ramassis de larves décérébrés. Mais les choses devraient s’améliorer, cela ne fait pas si longtemps que j’ai posé mes valises ici après tout. La campagne de publicité devrait bientôt débuter, des affiches offrant mon visage au peuple de Shreveport seront bientôt visibles dans les rues. Les affaires vont reprendre et cette ville me permettra d’atteindre des sommets bien plus éminents. Cela ne fait aucun doute.

Subitement, un tressaillement ébranle la carrosserie et me fait hausser un sourcil surpris et contrarié. Un nouveau soubresaut se déclenche suivi d’un bruit rauque et métallique qui traine en longueur. Le véhicule se met à ralentir et une odeur désagréable commence à remplir l’habitacle. Fichue voiture, elle est presque neuve pourtant. Agacée, je parviens à me ranger sur le bas-côté en jurant entre mes dents. Quel genre de débile m’a trouvé cette voiture ? Je serre les poings et gifle le volant de frustration, tranchant avec mon apparence digne et respectable. Une soirée bien désagréable pour une journée peu intéressante. J’attrape vivement mon sac à main l’air excédé et quitte la voiture et le confort de son doux chauffage pour fuir l’odeur inadmissible. Le claquement des talons de mes escarpins est absorbé par le bitume et je resserre mon long manteau haut de gamme autour de moi pour affronter le froid de l’hiver. Je fais quelque pas pour m’éloigner de la voiture en laissant la portière ouverte afin que l’odeur quitte l’habitacle et je commence à fouiller dans mon sac pour trouver mon téléphone. Aussitôt que je l’ai en main je contacte mon assistante pour qu’elle se charge de régler le problème. La sonnerie retentie une fois et aussitôt elle décroche. Brave petite. Elle sait que je n’apprécie pas d’attendre et que son poste dépend du nombre de sonneries qu’elle laisse échapper. Sans attendre un mot de sa part, je commence à exposer la raison de mon appel :

« Je suis tombée en panne sur la route pour rentrer chez moi, je suis dans le quartier de Pinecrest, sur la voie qui mène aux résidences, à une vingtaine de minutes du centre ville. Appelle tout de suite une dépanneuse et envoie-moi un taxi. » Le ton est vindicatif et n’admet aucune réplique. Il n’y a qu’un silence au bout du fil, l’assistante étant sans doute trop occupée à noter mes directives. J’ajoute, à toutes fins utiles : « Et fais vite. Il est hors de question que j’attende ici plus que nécessaire. Tu n’auras qu’à donner ton numéro au dépanneur et tu iras chercher la voiture quand elle sera réparée. »

Je n’ai pas vraiment le temps pour de si basses besognes. Tout juste le temps d’entendre un d’accord dans l’hautparleur du téléphone que je raccroche. Bien. Il ne reste plus qu’à attendre.
Je retourne vers la voiture, jetant un œil au capot et constatant que l’odeur vient bien de là. Je bats vite en retraite loin de la puanteur et finis par croiser mon reflet dans un des rétroviseurs. Mon maquillage a globalement bien tenu malgré la journée, hormis mon rouge à lèvre carmin qui n’a pas vraiment survécu au repas et ma coiffure a quelque peu perdu de sa superbe. Penchée sur le rétroviseur pour mieux me voir, je réajuste mon apparence en réarrangeant les quelques mèches ayant quittées ma coiffure sophistiquée et en sortant mon bâton de rouge à lèvre de mon sac pour en rappliquer d’une main experte. Un dernier coup d’œil satisfait dans ce miroir improvisé et je m’éloigne de nouveau de la voiture. Ce n'est pas parce qu'une situation est indélicate qu'il faut se laisser aller.

Aucun autre véhicule n’est passé depuis mon arrêt forcé. En attendant l’arrivée de la dépanneuse et du taxi je sors mon téléphone et en profite pour répondre à mes mails professionnels, consulter mes réseaux sociaux et répondre aux messages d’adorations qu’une petite partie de mes followers m’envoient. J'apprécie toujours les louanges offertes par cette masse qui ne peut laisser passer ne serait-ce qu'un seul de mes postes sans se fendre d'un commentaire ravi. Heureusement qu'il y a du réseau dans le coin, cela me tiendra occupé en attendant.
J’apprécierais tout de même qu’ils se dépêchent, la patience n'a jamais été mon fort.
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Fear is the mind killer
Ethan Roman
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Ven 20 Aoû - 16:16 (#)

Quelle journée de merde ! Entre les trente coups de fil et les clients qui débarquent au garage sans rendez-vous, je ne sais plus où donner de la tête. Si ça continue, va falloir que le boss engage un deuxième mec ou alors une réceptionniste, mais je vais pas pouvoir gérer tout, tout seul. Et en plus, pour couronner le tout, je suis d’astreinte pour les dépannages. Je sais pas à quoi il pense le Joe mais va falloir que j’aie une sérieuse discussion avec ce mec. Et s’il est pas content, ben je trouverai bien un autre job ou alors, j’en parle sérieusement à Nicola pour que lui, devienne le proprio.

Les gens sont bizarres, ils se pointent, la bouche en cœur, juste parce qu’ils ont trente minutes à tuer et qu’ils ont remarqué qu’une ampoule ne fonctionnait plus. « Y’a qu’à… c’est juste une loupiote à remplacer, ça devrait vous prendre pas plus de cinq minutes, non ? ». Sauf qu’ils restent à côté de toi, qu’ils papotent, qu’il faut les écouter et leur répondre alors que tu te bats contre une vis récalcitrante. Mais le pire dans tout ça, c’est qu’après, faut leur faire une facture et vu le matos que Joe me met à disposition, ben, c’est pas gagné. Je sens que je vais rappeler la petite Nénette qui est passée l’autre jour, la petite blondinette avec ces grandes lunettes (et un si beau cul), une as de l’informatique, pour qu’elle installe un vrai programme de facturation et tant pis si ça coûte un bras.

Une dernière roue est montée, faudra que je pense à recommander des pneus, ils m’ont vidé le stock en moins d’une semaine. Une épidémie de crevaison… je ne savais pas ça possible. Muni d’un sourire commercial, je tends les clefs à une petite bonne femme après qu’elle m’ait payé et lui fait un signe de la main lorsqu’elle quitte le garage.

Enfin seul, je vais pouvoir attaquer la Chevrolet qui m’attend depuis ce matin si tout se passe bien. J’ai pas ouvert le capot que le téléphone se met à hurler « On the road again ». Le regard vide, j’hésite, soupire et décroche. La conversation n’est pas bien longue, on m’envoie à « Triffouillis les Oies » pour dépannage. Tapotant l’aile de la voiture qui devra encore attendre un peu, je lui promets de m’occuper de son cas dès mon retour.

Toutes les issues sont fermées et je sors par l’arrière où est garé le petit camion remorqueur dans lequel je monte et m’installe derrière le volant. Sur le siège passager, je retrouve mon carnet à dessin et quelques feuilles volantes que j’ai oublié de jeter. Des essais infructueux d’un portrait d’une miss que j’ai rencontré, il y a quelques temps, dans un supermarché qui se faisait braquer et qui m’a lâchement abandonné aux mains des ravisseurs. La salope ! Quand je pense qu’en plus, elle a gueulé comme un putois, indiquant mon exacte position. Celle-là, si je lui mets la main dessus un jour, elle va savoir comment je m’appelle. Et moi, comme un idiot, qui faisait tout pour la protéger, ça m’apprendra à être sympa avec la gente féminine. Tout en conduisant tranquillement, je jette un regard à mes croquis et hoche la tête, en trouvant certains, pas si mal au final. Le feu passe au vert, j’abandonne la feuille et me concentre sur la route, suivant à la lettre les instructions du GPS.

C’est fou quand même, les gens tombent toujours en panne dans les coins les plus reculés qui soit. On dirait presque qu'ils font exprès. Ça fait bien trois quarts d’heure que j’ai quitté le nord de Mansfield quand j’aperçois enfin une voiture garée… non, posée sur le bas-côté. Evidemment pas de signalisation qu’un véhicule est en panne, les warning ne sont pas enclenchés, bref, parfois je me demande comment les gens ont obtenu leur permis de conduire.

Alors que je m’approche au ralenti, je découvre une Nénette, juchée sur des talons vertigineux, le nez dans son téléphone, faisant les cent pas. Je me suis toujours demandé comment elles faisaient pour marcher avec des trucs comme ça, ça doit être tellement inconfortable. La remorqueuse est garée devant la voiture, le contact coupé et je saute au bas de la cabine en enfilant mon blouson de cuir.

- Bonjouuuuuur ! Ben alors qu’est-ce qui vous arrive ma ptite dame, elle vous fait des misères ?

Sans réellement attendre une réponse ni de permission, je m’approche de la voiture, ouvre la portière, met les avertisseurs en route et actionne le petit levier qui permet l’ouverture du capot. Ceci fait, je contourne le véhicule et soulève le battant, me prenant une épaisse fumée blanchâtre dans la figure que je tente d’évincer en battant l’air de ma main.

- Béh dis donc, z’avez fait quoi avec cette pauvre titine ? C’est pas une formule un… Elle a besoin d’un peu de douceur. Bon voyons voir.

Avant de me lancer dans un rapide diagnostic, je relève le nez et aperçois le lourd manteau qu’elle porte. Rapidement, je jette un regard à ma montre et hoche la tête. Ca doit faire un sacré moment qu'elle poireaute, elle doit être congelée.

- Si vous avez froid, vous pouvez vous réchauffer dans la cabine, c’est pas luxueux, ça sent un peu l’huile mais au moins il y fait chaud. Je n’en ai pas pour long, je reviens vous voir dès que je sais ce qui se passe. Sur le siège passager, y’a même un thermos avec du café que je viens de prendre à la station. Sentez-vous libre d’en prendre si vous avez envie.

Je n’attends pas vraiment de réponse, j’ai juste proposé pour me montrer serviable, mais peut-être que c’est pas assez bien pour la Nénette. Un petit vent du nord passe sur ma nuque dévoilée, mes cheveux sont retenus dans un chignon séré, planté sur l’arrière de mon crâne et me fait frissonner. Frottant mes mains l’une contre l’autre, je me mets à examiner le moteur, sans grand espoir de parvenir à effectuer les réparations directement sur place.
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Lun 23 Aoû - 8:38 (#)

Un crachotement se fait entendre dans la nuit, signalant l’arrivé d’un véhicule. Je lève les yeux de mon téléphone pour découvrir une camionnette qui ralentit à mon niveau. Le dépanneur, sans aucun doute. L’homme qui descend n’a rien de distingué et renvoie l’image parfaite de ceux de son espèce. Je n’ai jamais apprécié frayer avec le petit personnel, et celui là se met à bavasser dans un langage digne d’un trou perdu où l’éducation n’est pas très présente. J’hausse un sourcil dégouté en entendant le phrasé du bouseux. Ma p’tit dame. Je savais bien que cette ville était un repère de paysans mal dégrossis, mais j’avais l’odieux espoir qu’au moins les locaux fassent quelques efforts face à leur clientèle. Mon assistante aurait tout de même pu me dénicher mieux. Sans gêne, le grotesque personnage prend ses aises dans ma voiture tout en me gratifiant de remarques des plus désagréables. Je range mon téléphone d’un geste agacé et me rapproche du malotru trônant dans ma voiture pour lui rappeler que la décence voudrait qu’on ne prenne pas ainsi ses aises. Avant même de pouvoir exprimer mon mécontentement le sinistre individu reprend la parole pour m’inviter à me réfugier dans son véhicule de pouilleux. Il colle assez bien à l’image du bon paysan, celui qui parle mal, possède des choses dont la qualité ne renvoie qu’au grotesque mais prêt à partager ses maigres ressources, comme pour compenser son manque d’éducation par des offrandes piteuses. Un sourire condescendant s’inscrit sur mon visage.

« C’est trop aimable à vous. » Le ton sec et agacé correspond mal aux paroles prononcées.  « Votre patron sera sans doute ravi de savoir qu'à défaut d'avoir fait preuve de la politesse la plus élémentaire vous m'avez proposé du café de station-service. A moins que ce soit une coutume locale ? »

C'est une question purement rhétorique n'appelant aucune réponse. Il faudra que j’appelle son patron pour lui dire deux mots sur la manière dont son employé se comporte avec ses clients, de son langage peu professionnel à cette manière de s'installer sans vergogne sans même en demander l'autorisation. Le vent sournois de l’hiver me convainc de me replier vers la camionnette peu avenante, de toute façon ce bouseux comprendrait-il quel est le problème de son comportement ? Rien n’est moins sûr, et je n’apprécie pas particulièrement d’éduquer les idiots. Détournant mon attention du petit garagiste, je jette un coup d’œil dédaigneux au véhicule du réparateur. La prochaine fois je préciserai bien à cette idiote de secrétaire de choisir un service plus haut de gamme, celui-ci frise le ridicule. Je me rapproche néanmoins de l’engin, même si l’hiver est tout à fait supportable dans cette ville je ne suis pas vraiment habillée pour supporter longtemps le vent nocturne. Avant même d’avoir pu ouvrir la portière, quelque chose attire mon attention sur le siège passager. Des dessins représentant quelqu’un qui m’est familier, un visage du passé que je ne pensais pas retrouver un jour. L’obscurité ambiante m’empêche de bien voir. Je fronce les sourcils, intriguée et incrédule puis ouvre la portière qui allume automatiquement la lumière artificielle et blafarde du plafonnier qui vient baigner les quelques croquis, me révélant avec plus de précision ce qu’ils représentent. Oui, je connais ce visage, mais je ne pensais pas le revoir dans ces circonstances. Je saisis quelques feuilles pour les étudier afin d’être sûre de ne pas m’être laissée prendre par une simple impression. Pourquoi y a-t-il des croquis d’une personne ressemblant à ma cousine en fuite ? Pourquoi autant de dessins ? Est-elle ici, dans cette ville ? Autant de questions qu’il serait plus avisé de poser au personnage bizarre qui se promène avec tous ces portraits. Les feuilles en main, je claque la portière et retourne vers le garagiste rustre qui est en train d’examiner le moteur.

« Dites-moi. » Je secoue les feuilles sous son nez pour attirer son attention. « C’est vous qui avez fait ça ? » Je dois bien reconnaitre que les traits sont précis et l’ensemble assez impressionnant, mais tel n’est pas la question. D’un ton plus doux, un de ceux que j’utilise pour obtenir plus facilement des réponses et qui tranche avec la manière dont je lui parlais précédemment, je lui dis : « Elle ressemble à quelqu’un que je connais. Vous pouvez me dire de qui il s’agit ? Et pourquoi vous avez autant de croquis de cette personne ? »

Le moins que l’on puisse dire c’est que c’est peu commun, d’autant que s’il s’agit en effet de ma triste cousine, je ne vois pas comment elle pourrait captiver quelqu’un au point qu’il la dessine encore et encore. Elle n’est pas vraiment du genre remarquable.
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Ethan Roman
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Jeu 2 Déc - 18:06 (#)

Le ton de sa voix est cassant, jurant grossièrement avec ses paroles qui se voudraient polies mais qui perdent tout leur sens dans cette bouche, un peu trop peinturlurée pour moi. Je ne suis pas un homme qui s’attache au superficiel, qu’importe les apparences, je préfère nettement voir ce que cache ces carcasses de chair que nous a fourni la nature. Et actuellement, ce que m’offre la donzelle, ben c’est pas glorieux à mes yeux. Après tout, je ne suis là que pour sa bagnole, pas pour draguer Mistinguette.

Je relève vaguement le nez du moteur, lui jetant une œillade dubitative en secouant la tête légèrement. C’est une chiante, c’est clair et net ! Encore une qui considère son véhicule comme un simple objet pour se déplacer, sans jamais se poser la question si elle nécessite des révisions ou un quelconque soin. Résultat des courses : elle se retrouve à faire chier le mécano de service, la nuit tombée, bercée par une brise délicieusement glacée. Quant à se plaindre à mon patron, je rigole doucement intérieurement… Au vu de sa présence qui se fait de plus en plus rare, y’a peu de chance qu’elle le croise un jour. Sa question ne demande pas de réponse, toute façon, je ne lui en donnerai pas. Ça partait vraiment d’un bon sentiment, si elle n’en veut pas, de mon café, eh bien tant pis pour elle. Je vais pas m’offusquer pour si peu. Finalement, elle s’éloigne, je suppose que l’idée d’une cabine chauffée, même puante, fait son effet.

Oubliant la Nénette, je me concentre sur la mécanique qui me semble en bien mauvaise état. Un soupire s’échappe de mes lèvres alors que je vérifie la jauge à huile, constatant qu’il n’en reste presque plus. Faut pas s’étonner… Je suis sûre que c’est le genre de bonne femme à donner ses clefs de voiture à un homme de main pour qu’il aille lui faire le plein. Elle aurait trop peur de se casser un ongle en actionnant le pistolet de la pompe. Absorbé par l’inspection des divers éléments défaillants, c’est à peine si j’entends ses talons claquer sur le bitume. Je sursaute légèrement quand la furie secoue les feuilles tout près de mon visage.

- Hein ?

Je me redresse en fronçant les sourcils, mon regard passant des dessins qu’elle tient serrés dans sa paume, chiffonnant légèrement le papier à son faciès qui ne me paraît pas très engageant. Pris d’un doute, j’hésite à lui dévoiler toute l’histoire. Mes différentes aventures m’ont appris qu’il est préférable de jouer les idiots pour en apprendre davantage avant de l’ouvrir un peu trop.

- Pourquoi cette question ?

Délaissant le moteur, qui quoi qu’il en soit, ne pouvait pas, comme je le craignais, être réparé sur le champ. Soit elle allait devoir prendre un taxi, soit elle poserait son joli fessier sur la banquette éliminée du camion.

Il me semble que je lui ai dit qu’elle peut se réchauffer dans la cabine, se servir éventuellement, si elle avait le courage, du breuvage sombre que la station-service appelle du café américain, mais fureter comme une fouine, c’est pas très poli. Après ok, j’aurai dû ranger, jeter les croquis. Mais voilà, je suis assez copain avec la procrastination. Méfiant, je cherche à capter les traits de son visage dans les phares des deux véhicules, sans réellement pouvoir interpréter ce que je vois.

Les questions fusent mais le ton devient mielleux, bien trop pour être honnête. Elle me prend pour le benêt du village, la Nénette ? Je ne suis pas aussi débile qu’elle veut bien le croire. Un fin sourire étire mes lèvres et une étincelle malicieuse brille au fond de mes orbes d’azure.

- Aucune idée de qui est cette gonzesse. La seule chose que je sais, c’est que c’est une sacrée garce !

Un goût amer empli ma bouche au souvenir de la blondasse aboyant entre les rayons, divulguant ainsi ma position aux braqueurs de la boutique de Maurice. Je ne sais pas ce qui aurait pu arriver ce soir-là, si la police n’était pas intervenue à temps. Elle m’a balancé aux malfrats, j’ai fait de même avec sa tronche aux flics.

- J’ai dessiné son joli petit minois pour ne pas oublier et s’il y en a tant, c’est que je voulais que chaque détail soit aussi parfait que possible. Visiblement c’est le cas puisque vous la reconnaissez. C’est qui ? Elle a un nom ?

Je récupère mes griffonnages en grommelant, j’aime pas qu’on fourre son nez dans mes affaires, même si je les laisse traîner.

- Par contre, pour la voiture, désolé mais il va falloir que je la remorque. Je peux la déposer chez un concessionnaire de votre choix ou la ramener au garage où j’effectuerai les réparations. C’est comme vous voulez.

Tout en parlant, je m’active après avoir enfourné les dessins dans ma poche intérieure, abaissant le pont afin de remorquer le véhicule.

- Alors ? Z’êtes décidée ? On va ou ?
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Lun 6 Déc - 7:59 (#)

Malgré sa concentration, je parviens à l’arracher à son travail mais je n’obtiens pas les réponses attendues. Une simple question suspicieuse franchit ses lèvres. Ce rustre semble presque méprisant à mon égard, ce qu’en temps normal je n’aurais su tolérer, mais j’ai besoin de lui. Pour le moment. Je regarde de nouveau la feuille où l’image de ce fantôme de mon enfance apparait, difficilement visible avec la faible luminosité qui perce la nuit. Tout cela est encore bien trop incertain pour que je me réjouisse de la retrouver après tout ce temps. Sans lâcher le portrait du regard, comme pour essayer de déceler le moindre coup de crayon pouvant m’apporter une certitude, je lui réponds d’une voix claire mais malgré tout incertaine, hésitante :

« Je crois la reconnaitre. »

Le mécanicien enchaine rapidement en laissant transparaitre sa colère à l’égard de l’inconnue. La caractéristique de ‘Garce’ s’applique très bien à Heidi, mais n’est pas suffisamment spécifique pour me permettre d’être certaine qu’il s’agisse bien d’elle. J’hausse un sourcil quand il affirme dessiner son visage pour s’en rappeler. C’est pour le moins étrange, peut-être même inquiétant. Il m’arrache presque les dessins des mains puis retourne aux problèmes de voitures. Mes soucis mécaniques me semblent à présent bien moins prioritaires, même si c’est à cause d’eux que je suis ici bloquée dans la nuit et le froid. Rapidement j’évacue la question, souhaitant me concentrer sur mon problème familiale qui a jaillit du néant de la manière la plus inattendue qui soit.

« Oui, emmenez-la au garage. »

L’odeur émanant de la voiture ne s’est toujours pas dissipée. Espérons qu’il pourra correctement la réparer, j’ai bien mieux à faire que de m’occuper de l’achat d’une nouvelle voiture. Cependant, en cet instant, ce problème là me semble bien secondaire. Je me détourne de ma voiture pour répondre à sa question précédente. Mon regard se plonge dans le sien, mon agacement initial c’est dissipé pour laisser place à une curiosité mêlée d’espoir et d’incertitude. D'une voix calme et hésitante, je commence :

« Ecoutez, cette fille que vous dessinez, elle ressemble à ma cousine, mais je ne l’ai pas revue depuis près de dix ans. Elle s’appelle Heidi. Mais je ne suis pas sure qu’il s’agisse bien d’elle. » Jusque-là il ne s’agit que de la vérité, mais le reste n’a que pour but de l’attendrir pour obtenir les réponses que je souhaite. D’une voix douce et maitrisée, la même que pourrait avoir une véritable jeune fille confuse, je reprends : « Ma famille s’inquiète beaucoup pour elle vous savez, je les ai même eus au téléphone cet après-midi, c’est pour ça que j’ai peut-être été un peu brusque tout à l’heure. » Une voix à l’émotion retenue comme par pudeur. Un timbre que je me suis entrainée à avoir pour manipuler à ma guise les gens trop empathiques ou trop stupides pour s’intéresser aux émotions honteuses d’une demoiselle en détresse. Je hausse délicatement les épaules, resserrant contre moi mon grand manteau qui subitement me donne l’air d’une frêle jeune fille s’agrippant à la laine la protégeant du froid comme s’il s’agissait d’un doudou réconfortant et nécessaire pour raconter une histoire douloureuse. « C’était… une petite fille très perturbée, renfermée, mal dans sa peau. Elle est tombée dans la drogue à l’adolescence et s’est enfuie. On ne sait pas vraiment comment elle gagnait de l’argent pour subvenir à ses besoins, ses parents ne voulaient même pas y penser. » Une histoire à faire pleurer dans les chaumières que j’espère suffisante pour susciter chez lui de la compassion et obtenir son aide. La base est vraie, Heidi s’est bien enfuie et peut être même qu’elle se droguait réellement, mais si je lui disais que son départ a été un soulagement pour ses parents qui la méprise et que je souhaite la retrouver uniquement pour le plaisir de la voir se noyer dans le désespoir, il ne m’aurait probablement pas aidé. Quelques secondes se sont écoulées, mon regard semble perdu dans l’obscurité et une expression soucieuse et mélancolique me sert de masque de perfection pour dissimuler mes vrais envies. Je retourne mon regard vers le mécanicien et lui demande : « Si c’est bien elle, alors je suis navrée qu’elle vous a causé du tort. Pourriez-vous au moins me dire où vous l’avez vu ? Et quand ? Elle a visiblement besoin d’aide et ça ferait tellement plaisir à ses parents de retrouver leur petite fille. Ou au moins d'avoir de ses nouvelles. Ils sont si désespérés. Sa mère pleure si souvent pour elle. » Mon regard se détourne comme si le simple fait d’évoquer tout cela était trop pour moi. A demi-mot, j’ajoute :  « Enfin, peut-être que ce n’est même pas la bonne personne… »

Ou peut-être qu’il s’agit bien d’elle. Ce qu’il me faut c’est un point de départ à donner à un détective privé pour la retrouver. Un lieu, une date. Depuis combien de temps ce dégénéré dessine encore et encore cette personnes ? Des jours ? Des semaines ? Des mois ? Son obsession est un peu inquiétante, mais pour l’heure elle me permet d’arriver à mes fins. Il ne fait aucun doute que retrouver la trace de ma cousine serait un magnifique cadeau pour mon arrivée à Shreveport.
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Ethan Roman
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Mer 19 Jan - 19:48 (#)

La voiture est hissée sur le pont sans aucune difficulté. Je prends garde à ne faire aucune éraflure sur la carrosserie rutilante de la Belle Sportive. Certain et sans le moindre doute, la donzelle va me poursuivre en justice si j’ai le malheur d’abîmer, ne serait-ce que superficiellement, le véhicule. Une fois solidement amarrée, je vérifie une dernière fois les ancrages et saute au bas de la plate-forme, me retrouvant face à Miss-Balais-Dans-L’Cul. Ce sont mes dessins ou mon expertise qui lui fait choisir l’option d’amener sa caisse au garage ? Après, je m’en fiche un peu, moi ça me va, ça me fait une cliente de plus. Et si, en fin de compte, elle est contente du boulot, elle peut éventuellement parler de ma boutique à ses collègues. Faut vraiment que j’aménage un coin où les gens pourront s’asseoir, boire un café et surfer sur le téléphone. A ce propos, je vais appeler la petite Nénette qui a traficoté mon ordi et qui fonctionne à merveille pour qu’elle s’occupe de l’installation. Je délaisse mes futurs projets pour me concentrer sur mon interlocutrice qui s’est réellement adoucie.

Elle croit connaître l’énergumène que j’ai dessiné, super, ça me fait une belle jambe. Après, oui, l’ado du magasin m’a joué un sale tour, sacrément dégueulasse, faut avoir l’esprit légèrement déranger pour agir de la sorte. Après, j’en suis sorti indemne et il n’y a pas eu de conséquence grave, hormis un petit tour au commissariat, ce qui m’a quand même foutu sérieusement les jetons.

J’écoute, je doute, j’ai presque envie de rire lorsqu’elle évoque un contact avec la famille de la fameuse donzelle le jour même, quel bel hasard… Elle me prend vraiment pour le dernier des blaireaux, l’américain type, sorti du fin fond de son Kentucky qui tente sa chance à la ville ? Si elle savait tout ce que j’ai traversé. Je croise les bras, mes doigts viennent farfouiller ma barbe en l’écoutant attentivement. Je mors mes lèvres, pour ne pas éclater de rire.

Le vent s’engouffre dans sa belle chevelure, l’ébouriffe, elle doit se geler mais ça ne l’empêche pas de poursuivre sa complainte et son mauvais jeu d’actrice. A aucun moment, je ne l’interromps, je veux voir jusqu’où elle va aller, va-t-elle verser sa larmichette ? Malgré tout, je reste admiratif, de la capacité que possède cette nana, de pouvoir passer à l’être le plus hautain et détestable du monde à la petite chose éperdue et pleurnicharde qu’elle veut me faire avaler. Je hoche la tête en pinçant les lèvres. Sa litanie terminée, je décide que c’est à mon tour de jouer. Affichant un faciès empathique, je m’avance vers elle et passe un bras compatissant autour de ses épaules, l’entraînant vers le camion, l’invitant à grimper dans la cabine. Tout en l’accompagnant, je lui délivre quelques mots conciliants.

- Allez, allez, séchez vos larmes, ça va aller. Vous allez la retrouver. Je vais vous raccompagner, mais ne restez pas là, vous allez attraper la mort. Et si vous tombez malade, vous ne pourrez plus chercher votre cousine qui semble être si chère à votre cœur…

Contournant le véhicule, je m’installe derrière le volant, démarre et jette un rapide coup d’œil à la demoiselle en détresse. On ne me l’avait pas encore faite celle-là lors d’un dépannage. J’en ai vu des vertes et des pas mûres mais le coup de la disparition, c’est une grande première. J’attends un moment, le temps qu’elle finisse de sangloter, le tout sans larme évidemment, pour prendre la parole.

- Heidi… C’est pas très américain ça.

Le paysage défile et les premières habitations apparaissent. Je m’arrête, le feu est rouge, en profitant pour sonder la nouvelle posture de ma passagère.

- Ca va mieux ? Vous tiendrez le coup ? Pas trop difficile ? Vous voulez emporter un de mes croquis ? Histoire de mieux vous souvenir de votre pauvre cousine ?

Un sourire mauvais danse sur mes lèvres alors que ma voix se fait de plus en plus sarcastique. Le vert illumine la cabine, j’embraye et avance. Imagine Dragon hurle dans le poste et je ne fais rien pour baisser le son jusqu’au prochain feu où je daigne enfin couper la radio. L’œil sec et nullement rougit par le chagrin, je lui demande, un peu trop poliment pour être honnête comment elle se sent.

- Ca va mieux ?

Nous arrivons devant le grand rideau de fer, que j’ouvre à l’aide d’une télécommande et qui s’abaisse automatiquement après notre passage. Une fois à l’intérieur, je coupe le moteur et sors de l’habitacle, contourne le camion et l’attends de son côté, les bras croisés.

- Je vous appelle un taxi ? Comment m’avez-vous dit vous appeler ? Je ne me souviens pas… vous savez, les bouseux comme moi, ont la mémoire courte. Je m’engage sur un terrain glissant, je le sais mais sa prestation était si mauvaise que je ne peux m’empêcher. La prochaine fois que vous donnerez votre petit numéro, évitez le coup de fil de l’après-midi même… C’est pas très crédible, tout comme les larmes de crocodile, c’est pas votre truc et franchement, ne vous lancez pas dans une carrière d’actrice, vous perdriez votre temps. Maintenant que les choses sont claires, qu’est-ce que j’y gagne, moi ? Je veux bien vous dire tout ce que je sais, je m’en fiche de cette gonzesse et elle n’a pas été très sympa avec moi. Mais pour ça va falloir arrêter de me raconter des conneries. Qui est cette fille que vous recherchez ? Et pourquoi vous voulez la retrouver ? Vous voulez la dégommer ? Elle vous a piqué votre mec ?

Et si elle pouvait lâcher un petit bifton de cent dollars pour la peine, je suis preneur.
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Anna Janowski
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Mar 25 Jan - 8:53 (#)

Au rythme de mon histoire contée dans le souffle glacé de l’hiver, je déballe cette vérité tintée d’un voile d’embellissement et de misérabilisme. Le mécanicien semble compatissant mais je ne trouve aucune réponse attendue dans les mots qu’il m’octroie. Je retiens mon envie de lui crier au visage de ne pas me toucher quand il passe son bras autour de mes épaules. Familiarité vulgaire et malvenue. Je monte dans ma cabine en vacillant une seconde sur mes hauts talons malgré mon expertise. Le taxi appelé par mon assistante devrait être en route, mais j’ai peut-être l’occasion d’en découvrir plus sur la possible présence d’Heidi à Shreveport en partant avec le mécanicien. Je boucle ma ceinture tandis que l’homme s’installe derrière le volant et démarre. Mon regard se porte sur les images sombres défilant de l’autre côté de la vitre. J’attends que l’abruti brise le silence et mon impatience face à son inefficacité commence à ronger mes nerfs comme le ferait un chien enragé avec une charogne. Vas-tu finir par me donner des informations intéressantes espèce de sombre idiot ? Sa voix perce enfin l’habitacle pour me gratifier tout juste d’une remarque inopportune sur la sonorité du prénom de ma cousine.

« C’est polonais. » L’idiot ne semble pas décidé à me dire quoi que ce soit d’utile ou pertinent. Dans ses mots et sa voix commence à transparaitre un ton désagréable que je n’ai pas l’habitude que l’on m’adresse. Mon regard quitte le paysage nocturne qui défile pour se poser sur le conducteur. Je le préférais encore en idiot benêt plutôt qu’en idiot sarcastique. Je jette un œil au dessin que je tiens toujours dans ma main. « Oui, je vais garder ça. » J’ajoute, on ne peut plus sérieuse : « Pour engager un détective privé qui pourra la retrouver. »

Si Heidi est dans cette ville, je dois le savoir. La radio hurle des notes peu intéressantes et sans grande saveur, noyant l’habitacle et je commence à prendre la pleine mesure de l’inutilité de ce trajet. Le véhicule marque une pause à un feu et enfin le bruit lancinant de la radio se tait pour laisser paraitre la voix du conducteur, toujours aussi peu utile. D’un ton collant avec l’histoire que je lui ai conté, quoi qu’un peu plus sec à cause de la question et de l’inutilité de mon interlocuteur, je lui réponds :

« Ma cousine est toujours disparu. Pourquoi ça irait mieux ? »

Imaginer Heidi si proche et si hors d’atteinte m’est insupportable. A plus forte raison parce que la personne qui semble posséder des informations se trouve être un abruti incapable de faire ne serait-ce qu’une ou deux phrases pour me donner des réponses. Le véhicule ralenti et pénètre finalement dans le garage qui est bien loin de l’élégance que j’apprécie. A sa suite, j’ouvre la portière et descend pour retomber instantanément sur le mécanicien qui parvient à être très bavard, tout en ne disant rien qui m’intéresse.

« Oui, appelez un taxi. » Le taxi appelé sur mon assistante doit déjà être sur le lieu de la panne. Et dire que j’ai laissé passer cette occasion pour finalement ne rien apprendre d’intéressant. Quelle perte de temps. « Je m’appelle Anna Janowski. » Je ne relève pas sa remarque sur les bouseux. Même s’il se veut sarcastique, c’est fort bien de reconnaitre ses déficiences.

Contre tout attente, le bouseux se lance dans un monologue dont le contenu me fait écarquiller les yeux de surprise face à tant de stupidité et d’impolitesse. Je le laisse déballer ce qu’il a dire, venant nourrir peu à peu une colère sourde qui monte dans mes entrailles. Finalement sa logorrhée cesse et nous replonge dans un silence bien moins incommodant. Je le fixe d’un air peu avenant et c’est d’un ton froid et autoritaire que je commence :

« Ecoutez-moi bien. » Je prends le temps de bien articuler chaque syllabe pour être certaine que ce décérébré comprenne bien ce que je dise :  « Ma cousine a fugué. Ça fait des années que l’on a pas de nouvelles. » Je ne souligne même pas sa stupidité sur la remarque pour le coup de téléphone. Il n’y a vraiment rien d’étonnant à ce que des membres d’une famille s’appellent. Et maintenant, en bon bouffon avide, il réclame une pitance pour quelques informations. « Ce que vous gagnez ? Et bien, si vous ne me dites pas où et quand vous l’avez vu, je vous attaque pour non-assistance à personne en danger. » Une affaire qui n’ira probablement pas loin quand bien même elle verrait le jour, mais ça il l’ignore. « Et ne doutez pas une seule seconde que je ferai circuler l’information que vous avez refusé de me donner des informations pour retrouver ma cousine dérangée qui, pour ce que j’en sais, pourrais bien s’être mise en danger à cause de sa fragilité. » Une ou deux petites stories sur Instagram et mes légions de fans pourraient sans aucun doute noyer internet sous des commentaires négatifs à même d’atteindre le business du petit avorton. Mes fans sont du genre excessifs, agressifs et pugnaces. Une jolie petite armée qui parfois va même trop loin. Peut-être mettraient-ils le feu à cette bâtisse si je glisse que je pense que l’importun est un CESS. Mon regard empli d’une colère froide fixe ses prunelles. « Alors dites-moi ce que vous savez. La date et le lieu où vous l’avez vu. » Mon poing se serre sur la feuille, faisant entendre le bruit de froissement du papier. L’heure n’est plus à la méthode douce de la gentille cousine. L’heure est aux menaces. « Maintenant. »
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Mer 9 Mar - 19:31 (#)

Au fur et à mesure qu’elle déblatère, je me sens devenir de plus en plus petit. C’est comme dans les dessins animés quand le gros vilain augmente démesurément de taille faisant ressembler la victime à un minuscule point, disparaissant dans l’ombre de celui qui a l’ascendant. Ben là, c’est pareil. Je ne suis plus qu’un insecte agitant frénétiquement ses pattes dans le vide, dans la main géante de la miss. Ma posture de conquérant se fissure au fil des mots, mes épaules s’arrondissent, s’affaissent, comme si elles pouvaient protéger mon corps des phrases assassines qui me sont jetées à la gueule. Je perds toute mon assurance et lui offre un regard emprunt au plus beau spécimen de bovin, lorsqu’ils admirent les trains passer.

Mes bras se décroisent et mes mains plongent dans mes poches afin de trouver le téléphone qui y dort tranquillement. Un taxi, la dame veut un taxi et visiblement dans les meilleurs délais. Bêtement, je sens les battements de cœur s’accélérer, je ne sais même pas pourquoi. C’est pas qu’elle me fait peur, mais juste avant. Pourtant elle n’a rien d’impressionnant, c’est juste une gonzesse qui en a une plus grosse que moi. Je la quitte des yeux, avec soulagement et compose le numéro que je connais par cœur des Shreveport Cab.

- Silver Tools, oui, le garage. Il me faudrait une voiture, une belle voiture, s’il vous plaît…. Ok… merci.

Triturant nerveusement la coque protectrice de mon portable, j’évite de relever la tête et me motive à reprendre un peu le dessus. J’suis pas un bouseux, ni un looser. Inspirant profondément, je chasse une mèche plus ou moins imaginaire de mon visage et relève mon regard bleuté sur la donzelle.

- Y’a rien avant trente minutes. Désolé. Et pour votre voiture aussi et vot’e cousine. Mais vous savez, j’y suis pour rien moi dans tous vos malheurs. J’veux bien vous aider mais arrêtez, je vous en prie, de me prendre pour un demeuré, même si vous le pensez très fort. Ca a quand même une certaine tendance à ne pas se montrer très coopératif.

Au fil des mots énoncés, ma voix faibli de plus en plus, comme si je n’avais pas vraiment le courage d’exprimer mon ressenti, ce qui est très certainement le cas. Je recule d’un pas, restant toujours face à elle et tend le bras vers un petit coin fraîchement aménagé. J’en suis très fier d’ailleurs, un canapé, deux fauteuils, un tapis, une table basse et une commode servant de support pour une machine à café et cachant un petit frigidaire dans son ventre, le tout flambant neuf.

- Venez, s’il vous plaît, allons nous asseoir, puis-je vous offrir un café ? Un vrai Nespresso, pas un truc à l’eau que les ricains aiment tant ?

Le bouton est enfoncé faisant clignoter plusieurs voyants. Une fois le vert stabilisé, j’insère une capsule et une délicieuse odeur se répand, chassant la vieille huile de moteur et les relents d’essence. Deux petites tasses sont remplies et j’en tends une à l’avocate en m’asseyant. Au milieu de la table, il y a des touillettes, du sucre et du lait en poudre.

Une gorgée est prise, lentement, apaisant des angoisses sorties de nulle part, hormis la présence pesante de la mistinguette. Par où commencer mon récit ? Si je pars dans les détails, elle va me couper à tout bout de champ, me disant qu’elle s’en fout de Mama Lucienne et de son fils Maurice, du pourquoi je me suis arrêté dans cette épicerie, même s’ils font le meilleur gambo de toute la ville, qu’elle en a rien à faire des petits commerçants, où la gentillesse prime sur la rentabilité. Rien que de penser au Poy Boy fait par les gros doigts boudinés de Mama Lucienne, j’en ai l’eau qui monte à la bouche. Une ébauche de sourire danse sur mes lèvres avant que je repose mes orbes claires sur la cliente.

Je la détaille, ses vêtements sont coûteux et d’excellente facture, sa coupe de cheveux est impeccable, elle doit aller genre, toutes les semaines, chez le coiffeur et ses ongles sont brillants, d’une longueur parfaite, laqués à la perfection. Même après ce malheureux épisode de panne, son collant n’a pas la moindre effilochure, pas un fil n’a bougé. Je me pose la question, si parfois, elle sait se détendre. Une nouvelle gorgée est prise et je me racle la gorge.

- Je me suis retrouvé dans un braquage en compagnie de votre cousine. Je vous rassure, elle était cliente, tout comme moi. J’ai tenté de lui venir en aide mais cette jeune demoiselle a un caractère exécrable. La situation aurait très mal pu tourner, pour les propriétaires de la superette et pour moi, à cause d’elle. Un rire désabusé flirt avec mes traits. En fait, elle a été une véritable garce, mais ça, je peux pas lui dire. Son attitude a été… heu… assez égoïste mais soit, elle a signalé ma position aux malfrats et a pris la fuite, mettant tout le monde en danger. Je peux vous donner l’adresse exacte de la superette. Soyez gentille avec les propriétaires, ce sont de gens vraiment adorables. Certes, ce n’est certainement pas le genre de magasins que vous fréquenter et…

Et quoi ? Et rien… c’est juste que je ne veux pas qu’elle se montre odieuse avec eux. Toute façon, je doute que ce soit elle qui aille dans l’épicerie, elle va envoyer ses propres enquêteurs, ne saura jamais qui est Maurice et encore moins Mama Lucienne et l’affaire sera close. Je griffonne sur un post-it le nom et l’adresse de la boutique et le tends à la demoiselle.

- Voilà, vous savez tout. Je n’ai rien d’autre à son sujet. Concernant votre voiture, elle sera prête dans deux jours. Tenez-moi au courant si vous envoyez un employé la prendre. Généralement, je donne les clefs des véhicules qu’à leur propriétaire.
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Lun 14 Mar - 8:08 (#)

Dans la vaste pièce remplie de tout son attirail de mécanique puant l’huile de vidange et autres fragrances tranchantes et métalliques, le garagiste semble se ratatiner sous mes yeux, donnant l’impression de vouloir disparaitre sous une honte qui serait écrasante et légitime. Mon regard incisif et vindicatif ne le lâche pas une seule seconde. Un plaisir intense de le voir ainsi remis à sa place de pouilleux me réchauffe le cœur, même si rien d’autre que de la détermination et de l’autorité n’apparait sur mes traits. Enfin prend-il conscience de la mesquinerie de ses réponses, ou alors fait-il partie de cette engeance humaine qui joue aux personnes assurées et pugnaces face aux demoiselles en détresse mais qui s’écrase comme un cancrelat face à quelqu’un qui hausse un peu le ton. Pathétique. Pitoyable.
Sans un mot, son regard digne d’une personne sans âme ni esprit se remplit de nouveau d’une étincelle de vie et il tire de sa poche son téléphone. Comme un bon petit valet, il m’appelle un taxi pour réclamer une voiture digne de moi. Après une ou deux secondes qui paraissent s’étendre à l’infini, il retrouve enfin le courage de quitter ses pieds du regard pour me répondre. Pas même un sourcil qui se hausse face à sa supplique, implorant de ne pas être pris pour idiot. Je ne fais pourtant que tirer des conclusions raisonnables de ses actions décérébrées. Un petit garçon apeuré face à un adulte qui lui fait des remontrances, voilà à quoi il ressemble. J’ose espérer que cette ville a des habitants bien différents de ce spécimen. D’un geste il m’invite vers un espèce de coin aménagé pour la détente ou l’attente. J’observe le tout d’un œil dubitatif. Ça aurait presque pu être correct si l’ensemble n’avait pas paru si bon marché. D’un pas élancé et élégant, ravivée par la confrontation qui vient d’avoir lieu, je gagne l’un des fauteuils en faisant claquer mes talons sur le sol comme des tambours de victoires, déposant au passage mon sac sur l’autre fauteuil vacant. Je m’assoie en conservant le dos droit, croisant mes jambes dans une posture élégante qui dénote parfaitement avec l’endroit, comme une rose dans un tas de boue. Hors de question de me rabaisser pour me fondre dans les lieux.

« Oui, un café ce sera très bien. »

Curieux qu’il considère une marque populaire comme étant un vrai café, mais je peux déjà m’estimer heureuse que ses manières vacillantes et campagnardes soient suffisantes pour me proposer à boire. Le bruit cinglant de la machine remplie la pièce et je commence à m’impatienter face aux réponses qui ne viennent pas. Oserait-il ignorer mes demandes ? J’espère bien pour lui que non. Je saisis la tasse qu’il me tend et mon regard inquisiteur continue de la fixer alors qu’il cherche à réunir ses maigres esprits pour aligner quelques mots cohérents. La tasse chaude réchauffe peu à peu mes mains rendues froide par cette piteuse aventure, mais même cette sensation qui devrait être agréable est balayée par mon avidité d’informations. Où est Heidi ? Je veux le savoir. Je ne rêve que de retrouver mon jouet préféré après tout ce temps. Mon monde est un peu plus terne sans elle, personne n’encaisse aussi bien les brimades de tout type. Aucune destruction n’est aussi satisfaisante que la sienne. Enfin il rompt le silence. A sa première phrase, mes sourcils se froncent légèrement. Un braquage ? Son histoire est courte mais suffisante pour lancer un enquêteur sur la piste de ma cousine dégénérée.

« Oui, notez moi l’adresse. » Je prends une gorgée du café encore chaud. Il est acceptable, j’imagine que c’est déjà un exploit étant donné le lieu où je me trouve actuellement. « Votre histoire ne m’étonne pas, elle est vraiment dérangée. » Cette partie-là n’était pas si exagérée, elle a toujours été une personne instable. J’acquiesce élégamment quand il évoque ma voiture. J’enverrai mon assistante pour traiter avec ce bouseux, il est parfaitement exclu que je revienne ici un jour. D’un air hautain, je lui dis enfin : « Vous n’avez pas à attendre le taxi avec moi, retournez à vos occupations. »

Sa présence et sa compagnie n’ont rien de vraiment agréable. Je sors mon téléphone portable de mon sac et commence à regarder les mails reçus, signifiant à mon hôte que je le congédie. Mes mails professionnels ne parviennent pas vraiment à capter mon attention, toute tournée vers les souvenirs heureux de mon enfance avec ma cousine. Toutes ces aventures, mes rires, ses pleurs, toutes ces choses qui pourraient recommencer, mais cette fois avec des moyens d’adultes dont je ne disposais pas à l’époque. Tant des possibilités. Et dire que j’ai cru pouvoir m’ennuyer dans cette ville. Je dois être bénie.
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