-31%
Le deal à ne pas rater :
PNY – CS900 – SSD – 1 To – 2,5″
56.99 € 82.05 €
Voir le deal
Le Deal du moment :
SITRAM – Batterie de cuisine 15 pièces ...
Voir le deal
63 €

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
Dana Campbell
4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !



Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway 2JeQ7g8


Always code as if the guy who ends up maintaining your code will be a violent psychopath who knows where you live



En un mot : Mésadaptée
Qui es-tu ? : -
Propriétaire du ArtSpace
Electro-aimant à CESS
Geek
Codeuse émérite
Hackeuse
Socialement inapte
Presbyte
Vieille fille impulsive mais ultra riche sans que personne ne le sache.
Facultés : -
Craquer des codes.
Hacker des programmes.
Dénicher des choses.
Être étrange.
Ne pas se faire chier.
Être une bonne patronne.
Courageuse au mauvais moment.
Thème : Unbreakable - Stratovarius
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway W4xNFSl
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway NAVBAGJ

Totally not a virus.
Trust me...i'm only human.



Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway Hup4hTE
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway 4kQahGB
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway VDog9Te

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway U5ey5yt

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway F7jG54l

Neptune's Plague Fleet
- Pré-liens dispo -


Pseudo : Latrine
Célébrité : Carolina Porqueddu
Double compte : Kaidan Archos
Messages : 2824
Date d'inscription : 06/07/2019
Crédits : vava (ℓι¢σяиє) / Moodboard(Mara) / Signature ( drake & me )
Dim 2 Jan - 22:20 (#)



11 février 2021

Lui dire qu’elle avait hacké le réseau de son lieu de travail n’était pas vraiment une option. Même si c’était de la petite bière de s’infiltrer dans le système du Shreveport Hospital, il n’allait certainement pas approuver ses techniques de prise de rendez-vous. Il y avait quelques brèches assez larges pour s’immiscer en toute subtilité et sans laisser de trace. Pas question de fouiller plus loin que leur logiciel périmé d’emploi du temps. Puis, ça n’avait été qu’une question d’une dizaine de minutes pour dénicher l’horaire de la semaine du Docteur Calloway. C’était définitivement (voir stupidement) plus facile pour elle de passer sous le radar, incognito, par la porte arrière que d’envoyer un simple SMS qui s’informait des disponibilités du principal intéressé. 

Parce qu’après tout ce silence qui avait perduré entre eux depuis presque deux ans, comment reprendre contact sans sombrer dans une vague de malaises sous l’inconfort de l’embarras? 

D’abord, il lui fallait une bonne raison.
Ce qu’elle avait cette fois-ci. 

Plusieurs fois elle lui avait composé des messages banals sur son cellulaire; Un «Quoi de neuf?» ennuyant, «J’ai croisé Nova aujourd’hui, ça m’a fait penser à toi.» Pour avouer qu’il traînait encore dans ses souvenirs, un «Est-ce que ça va?» inquiet quand elle put enfin mettre la main sur un cellulaire fonctionnel après la nuit de l’Halloween, «Je n’ai pas envie d’être seule», quand les cauchemars ne la quittaient plus la nuit, un «Tu fais quoi?» aux petites heures du matin, quand elle passait près de son appartement juché dans un des buildings rénovés pas très loin de l’ArtSpace. Elle lui aurait aussi partagé l’article où l’on parlait de son achat du cybercafé, de son équipe de esport, de ce qu’elle faisait de bien pour les jeunes et moins jeune du coin. Peut-être qu’elle lui aurait aussi envoyé des photos d’elle sexy, ou son grouping excellent au tire à la cible, sa victoire de cette compétition amicale de tire au pistolet au Red River Range où elle avait remporté le premier prix dans sa catégorie. 

Si ce n’est qu’elle avait toujours supprimé soigneusement chacun de ses messages avant de les envoyer. Laissant le fil de leur conversation via SMS complètement vide d’échanges, de mots ou de photographies. Le pont entre deux vies qui ne semblaient pas être tenues de s’entrecroiser plus longtemps que la durée d’une mission cauchemardesque réussie. Un mur sacro-saint à ne pas défoncer à coup de superflu. Ne souhaitant surtout pas creuser plus profondément le fossé qu’ils avaient sagement entretenu depuis leur retour à Shreveport, Dana avait laissé le temps faire les choses. L’ombre des événements traumatisants s’atténuant avec l’année, puis devenant un songe parasitaire qui hantait ses nuits. Nuits qui étaient naturellement courtes ou absentes.

Elle savait qu’il était en vie. Ça aussi elle ne lui en parlerait pas, mais à un moment, après les événements merdiques de la nuit de l’Halloween, elle avait eu besoin de s’assurer qu’il ne faisait pas partie des dommages collatéraux. Quand l’électricité et le réseau revinrent enfin à Shreveport, elle put facilement retrouver sa trace avec quelques tours de codes qu’elle connaissait par cœur. Rien de bien méchant, mais juste suffisant pour deviner une activité humaine de sa part. 

Puis arriva un moment où Ian Calloway se transforma en un intéressant souvenir libidineux dans sa tour d’ivoire relationnelle. 

Jusqu’à ce qu’elle reçoive une notification particulière sur son ordinateur. Un avertissement. Rien de bien terrible sur le moment, mais qui malheureusement, se répéta quelques fois pendant quelques mois pour finir en un flot de signaux désagréables et de mauvais augure. 

Quelqu’un cherchait à percer les mystères du Waverly Fall Center et pas un petit curieux qui faisait une recherche sur Google à propos de rumeurs qu’il a lues sur un site à potins mensongers et honteux. 

Ce qu’elle décida d’être une bonne raison pour aller à sa rencontre pour la première fois depuis mars 2019. 

C’est donc pourquoi la geekette savait que le docteur commencerait demain une nuit de garde à l’hôpital. Que normalement, après 2 journées de repos, ce serait une nuit de transition vers la vie nocturne des prochains jours. Quand elle leva la tête pour observer d’en bas de l’immeuble la fenêtre de l’appartement de Ian, elle y vit un peu de lumière, ce qui était bon signe aussi de son statut réveillé à cette heure de la nuit. Ou du matin.

Dans tous les cas, il pleuvait. Cette putain de pluie froide de l’hiver louisianais qui transperçait son manteau jusqu’à frigorifier ses os. Décidément, elle avait des difficultés à éviter l’hypothermie ces temps-ci. (Prendre soin d’elle n’était toujours pas dans ses capacités ou dans le haut de sa liste.) Dana avait aussi mal jugé la distance qu’elle aurait à faire après avoir fermé l’ArtSpace pour rejoindre l’immeuble du Docteur. Ça avait l’air moins loin sur Google map. Elle avait ensuite décidé de laisser son vélo au cybercafé, préférant marcher, puis de toute façon, vu l’heure, elle retournerait simplement dormir sur son canapé trop dur dans son bureau de grande patronne des lieux quand son entretien serait terminé. 

Ce qui était bien avec les immeubles rénovés ou nouveaux, c’était qu’ils étaient souvent branchés à un réseau internet pour gérer les caméras de sécurité, l’informatique de l’accueil, l’échangeur d’air du lobby et les codes d’accès virtuels de l’entrée. Plus besoin d’un code numérique ou d’une clé, il était aussi possible d’utiliser son smartphone et le présenter au scanneur qui reconnaîtra le QR Code unique que vous lui présentez gentiment. «Unique» dans le sens administré à une entité une seule fois, mais pas «unique» dans le sens «laissez-moi emprunter le QR code d’un habitant au hasard dans l’immeuble, merci.» Deux minutes plus tard, Dana entra, à l’abri de la pluie qui avait pris possession de ce manteau définitivement imperméable. Direction l’ascenseur, c’est une fois les portes refermées derrière elle qu’elle trouva bon d’avertir le chasseur de CESS qu’elle arrivait. 


Dana Campbell ( +1 318-200-0414)Le 11/02/2021 à 02:39AML'on doit se parler.


Une grande inspiration, une hésitation, mais portée par une soudaine vague de courage, elle appuya sur envoyer, pour la première fois depuis 2 ans. Les portes coulissantes s’ouvrirent au même moment à nouveau devant elle sur un corridor vide aux lumières tamisées. 

La geekette crut une bonne idée d’ajouter : 

Dana Campbell ( +1 318-200-0414)Le 11/02/2021 à 02:39AML'on doit se parler.
Maintenant.


Puis se dirigea d’un pas un peu raide vers l’adresse de celui-ci. Une fois devant, Dana scruta le chiffre collé à la porte. Son cœur s’était accéléré malgré elle. Autant qu’elle s’était promise de ne pas en faire un cas, autant que son corps lui, avait envie de se faire chier à anticiper cette rencontre. 

Quand il essayera de l'appeler, elle écrira : 


Dana Campbell ( +1 318-200-0414)Le 11/02/2021 à 02:39AML'on doit se parler.
Maintenant
Toc. Toc. Toc.


Et s’exécutera à le faire. Son petit poing froid s’abattant de trois coups francs, mais légers sur le matériau peint et solide qui la séparait de Ian Calloway et des mauvaises nouvelles qu’elle avait à lui transmettre. 

Quand il ouvrira, devant lui une jeune femme trempée, la capuche de son par-dessus couvrant son crâne blond et dégoulinant de quelques gouttes sur la moquette propre de l’immeuble. Une longue tresse pointe sa présence nonchalamment sous son fin menton, des lèvres légèrement bleuies par le froid, mais un sourire en coin un peu gêné s’esquisse malgré tout. Ses larges lunettes sont maintenant embuées et ont glissé sur le bout de son nez rougi en trompette, pour mieux voir avec ses prunelles bleu lagon. Basket pas du tout de saison, jeans troué, sac a dos légendaire; si quelqu’un était toujours fidèle à elle-même depuis la dernière fois qu’il l’avait vu, c’était bien Dana Campbell. 

— Salut Ian.  



Revenir en haut Aller en bas
Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
Ian C. Calloway
Fear is the mind killer
✞ PAINT IT BLACK ✞

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway Cel2Mn1 Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway SxWuaE6 Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway PCXwL9G

"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway EossTie Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway ENSBj8G Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway DQLsZnr

"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway S7T3m9m
✞ I AM A GOD ✞

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway 1VW7VKf Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway EvbM8n1 Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway Dz9ewPr

"That's our cosa nostra."

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway ZfltnPn
Pseudo : Nero
Célébrité : Thomas Kretschmann.
Double compte : Eoghan Underwood, Sanford R. De Castro, Aliénor Bellovaque & Gautièr Montignac.
Messages : 890
Date d'inscription : 09/06/2019
Crédits : LUNAR (ava) ; Amiante (signa)
Jeu 19 Mai - 5:46 (#)


The Hand of fate
Deux mois.
Deux mois, sans mauvaises nouvelles.
Deux mois sans heures supp’ trop exagérées.
Deux mois sans appel casse-couilles de la part de Sasha.
Deux mois d’une vie presque normale.

Si ce n’était qu’il créchait toujours en Louisiane.

Toutefois, une parenthèse enchantée s’apprête à s’ouvrir. Quelques mois d’un retour bienvenu, sinon à Baltimore, du moins à Boston. Il est prêt à prendre tout ce qui passe à sa portée. Il est prêt à tout, pourvu qu’il évite de passer le printemps et la fin de l’hiver dans cette ville de merde.
À 2h39 du matin, cela fait à peu près une dizaine d’heures que Ian Calloway exulte, et un peu plus d’une et demie qu’il a ouvert la première bouteille pour fêter ça. Son cadavre traîne sur le comptoir de la cuisine, presque impeccable. Un verre au fond vide témoigne que du vin blanc a traîné là, rapidement bu par le propriétaire des lieux. Propriétaire qui s’est offert une soirée impeccable. Nova a décampé sur les coups d’une heure du matin, autorisée à fêter leur retour temporaire dans le nord du pays en boîte, avec quelques copines rencontrées quelques mois plus tôt ; au ArtSpace, justement. Il n’a toujours pas éteint la musique que sa nièce a laissé tourner sur son compte Spotify, branché à la télévision. Le son est trop fort, mais les murs épais le protègent des réprimandes de ses voisins. Et puis, ce n’est pas comme s’il en avait quelque chose à foutre.

Ian Calloway s’est en effet ouvert une deuxième bouteille. Sauf qu’il s’est passé de verre. Le toubib se descend une bouteille de blanc au goulot, et ça ne lui pose aucun problème. Il s’apprête à fêter ses quarante-huit ans à Boston, dans quelques mois. Comment la vie pourrait-elle être plus belle ? (Ah non. On a dit qu’on ne posait pas de questions débiles). Il pourrait sortir, lui aussi. Faire une tournée des bars, se pointer dans un autre club que celui fréquenté par Nova, finir dans le plumard de quelqu’un, et pourquoi pas à plusieurs, tant qu’on y est ? Se balancer un peu de neige dans les narines, histoire de marquer le coup, enchaîner les clopes comme s’il n’y avait ni lendemain, ni cancer du poumon potentiel, boire et se taper la cuite de sa vie, si fort qu’il serait incapable d’émerger avant le lendemain quinze heures. Ça tomberait bien, remarque : il doit se coucher tard pour embaucher le soir et faire la nuit de travail la moins pénible de sa vie, lui semble-t-il. Son cœur s’est allégé. Il croit retrouver le palpitant d’avant ce putain de mois de juillet. Presque. Il y est presque. Plus qu’un petit effort, et les feux s’aligneront peut-être tous au vert. Son retour dans le giron familial lui permettra sûrement d’y voir plus clair, et de pouvoir contribuer, enfin, à leur sécurité et leur réinstallation à Baltimore. Oh, et puis non. Fuck, Baltimore. Il ne veut plus se prélasser dans ce qui a été son chez lui pendant des années. Il a pris sa décision, embrumé par les vapeurs d’alcool qui commencent à lui monter à la tête. Il ne retournera pas dans son appartement. Il va vendre. Et avec le pognon dégagé, il va s’offrir un autre safeplace, cette fois à Washington D.C. Il proposera peut-être à Nova de rester à ses côtés, si elle ne souhaite pas renouer avec ses parents. Là-bas, elle pourra enfin rebooster son existence. Se remettre aux études sérieusement. Se promener dans les meilleurs musées du monde.

Et lui… Lui, il va pouvoir respirer.
En attendant, impossible de sortir.
Son téléphone n’a pas arrêté de sonner depuis qu’il a diffusé la bonne nouvelle, celle-ci s’étant propagée par la grâce des réseaux sociaux : Messenger, Facebook, mais surtout Discord, et même ce putain d’Instagram qu’il utilise trois fois l’an, sans oublier Whatsapp et sa messagerie texto. Son cercle n’en finit pas, et c’est une succession de coups de fil, de messages vocaux, de Facetime, qui ne cessent de vider consciencieusement sa batterie, le bocal de sa dépression latente, et surtout, la bouteille.

Ian Calloway a de nouveau trente piges et s’apprête à enchaîner avec plusieurs semaines de fêtes, de beuveries, de coucheries. Il découvre alors seulement à quel point ses partenaires de chasse et amis lui ont manqué, autant que la réciproque s’avère vraie. Il se sent un peu con, quand il éclate de rire en plein milieu de son salon, son bras tendu comme ces connards d’ado vissés à leur smartphone, faisant admirer à l’une, découvrir à l’autre, constater à tous qu’il entrevoit la fin de sa peine.

« Liberté surveillée qu’a dit Sasha ! »

Il avait oublié qu’il n’était pas une créature vouée à la solitude. Ian Calloway est un animal social, réservé certes, mais ayant toujours baigné dans un cénacle allègrement fourni, depuis son enfance jusqu’à ses années de fac, en passant par une scolarité lycéenne riche en rebondissements, en aventures éphémères, en drames légers mais tellement essentiels, à cet âge.
Sasha. Il va lui faire payer l’éloignement nécessaire jusqu’alors. Il ne lâchera pas son aîné avant d’avoir réussi à le traîner dans les derniers lieux branchés de la Grosse Pomme. Il réussira même à corrompre Miles, il en est certain. Et puis, ils retourneront braconner du CESS, courser du garou dans les forêts du Maryland, se livrer à ce qu’ils ont toujours accompli dans l’ombre : tuer les monstres. Ils se foutront de la gueule du p’tit qui a la trouille, s’en serviront comme du traditionnel appât. Il veillera comme une foutue nourrice sur le flic, veillant à ce qu’il prenne son traitement correctement en l’absence de sa poufiasse de belle-sœur, qui ne manquera pas de l’accueillir avec son amabilité habituelle. Et lui, lui se fera engueuler pour prendre des risques qui ne sont plus de son âge, ne manquant pas de répondre avec ce mélange de flegme et d’acidité en retour, qui ne l’ont heureusement jamais quitté.

Bref.
Ian Calloway s’apprête à revivre, et à faire regretter aux trois derniers informés, déjà couche-tard, le réveil du lendemain qui piquera certainement.
Sous le coup de la musique qui tonne dans l’appartement et de leurs rires aussi libérés que les siens, il manque de rater les coups à la porte.

« Merde. J’crois qu’c’est les voisins ! J’vous laisse, manquerais plus que j’me fasse virer d’l’appart pour le bordel, tiens ! »
« Bah tant mieux, tu reviendras plus tôt comme ça ! Byyyyyyyyye Iaaaaaaaaaan ! »

Il se marre, avant de se jeter sur la télécommande, ordonnant aussitôt un « mute » radical. En jean, ses pieds nus foulent le linoléum aux allures de carrelage rapidement, tirant un peu sur la chemise noire à moitié ouverte, lui donnant l’air débraillé ; et ses cheveux décoiffés par la main de Nova puis par la sienne ne font que souligner le tableau. Il va avoir l’air malin tiens, à s’excuser devant Monsieur Ducon ou Madame Casse-burnes pour tapage nocturne. Et puis, après, il y aura les rumeurs dans tout l’immeuble. On s’indignera de ce manque de civisme, de la part d’un médecin. Mais j’m’en tape, Karen, Jeanine et autre Bobby d’Louisiane. J’me barre. J’me barre bientôt, et en attendant, je pars en vacances respirer un air plus pur que celui de l’alligator cuit à la cajun. La bouteille aux trois quarts vides dans la main, et sans avoir notifié les textos envoyés par Dana, il ouvre et une décharge électrique ne l’aurait pas freiné dans sa montée d’euphorie plus sérieusement.

— Salut Ian.

Gosh. Dana Campbell.
C’est bien Dana Campbell qui se tient sur son palier, complètement trempée. Merde, il n’avait même pas remarqué qu’il pleuvait dehors. Après presque deux litres de vin descendus seul et l’estomac quasiment vide, même le fêtard qu’il demeure vacille un peu sur ses bases. Il s’accroche au chambranle, bat des paupières, la dévisage de la tête aux pieds. Dana fucking Campbell.

Deux ans, qu’ils se sont séparés en bons termes, après qu’il l’ait traumatisé de la pire façon qui soit.
Deux ans, qu’il s’est empressé d’oublier dans quel cauchemar il l’a fourré, et qui aurait bien pu finir en catastrophe totale.
Deux ans depuis qu’il s’est oublié dans les bras d’une gamine vierge. Tu parles d’une première fois.
Il a le temps de songer que quelque chose de particulier se produit visiblement avec le chiffre deux, ce soir.

Deux mois.
Deux bouteilles.
Deux ans.

Il manque de rire comme un crétin, mais sa maturité a déjà repris le dessus. Et, surtout, sa curiosité autant que le choc.

« Bah… Salut… »

Le silence derrière lui, dû à la musique éteinte, pourrait presque lui faire croire qu’il a rêvé l’annonce de son frère. Mais au moins, ce n’est pas un voisin. Il se gratte l’arrière du crâne, réfléchissant deux secondes. Tiens, ça recommence. Deux secondes…

« J’t’ai donné mon adresse… ? » Non. Bien sûr que non. Il se dit alors que Nova la lui a sans doute filée à l’occasion. Il recule alors d’un pas, l’invitant à entrer. « Bah j’t’en prie, fais comme chez toi. » Il lui tourne le dos, lui laissant le soin de refermer la porte derrière elle. Il dépose par précaution la bouteille sur le premier meuble venu, et s’en revient au cœur de la grande pièce à vivre, moderne et confortable ; les couleurs tout en blanc, en noir, en brun : du sobre, du classe, de l’élégant, rien de criard. Il ferme sèchement le clapet de son ordinateur portable pour faire taire les dernières notifications risquant à tout moment d’éclater dans l’air, sent que son estomac se contracte douloureusement sous l’effet d’une famine aggravée par la boisson, mais c’est avec autant de dignité que possible qu’il pivote pour faire face à la hackeuse. Un coup d’œil prolongé le renseigne et le rassure : elle n’a pas changé le moins du monde. Peut-être est-ce le vin blanc, qui l’incite à penser qu’elle a même pris en beauté. Elle a beau rester fringuée comme la geek qu’elle est indubitablement, le style lui va bien. Il devine cependant que sa concupiscence à son égard serait malvenue, et il se compose un sourire mille fois plus nonchalant et détendu que les rares qu’il lui a offert pendant leur expédition.

« Tu n’es pas venue pour ton épaule, cette fois, hum ? » Un peu de tendresse entre les syllabes, se rappelant de l’état de Dana, gênée et coincée par ce chandail qu’elle ne parvenait pas à ôter, par la sensualité qui habitait sa bouche extraordinaire, ses jambes quémandeuses. Il ne se demande pas pourquoi ses pensées en reviennent au tourbillon de leurs étreintes un peu désespérées, absurdes. La joie qui bouillonne dans ses veines n’y est pas innocente. Surtout s’il ne s’agit que d’un heureux coup du sort, continuant de remodeler son avenir proche, comme pour lui faire oublier ces trois dernières années terribles.


code by EXORDIUM. | imgs by tumblr





Last man standing

Revenir en haut Aller en bas
4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
Dana Campbell
4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !



Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway 2JeQ7g8


Always code as if the guy who ends up maintaining your code will be a violent psychopath who knows where you live



En un mot : Mésadaptée
Qui es-tu ? : -
Propriétaire du ArtSpace
Electro-aimant à CESS
Geek
Codeuse émérite
Hackeuse
Socialement inapte
Presbyte
Vieille fille impulsive mais ultra riche sans que personne ne le sache.
Facultés : -
Craquer des codes.
Hacker des programmes.
Dénicher des choses.
Être étrange.
Ne pas se faire chier.
Être une bonne patronne.
Courageuse au mauvais moment.
Thème : Unbreakable - Stratovarius
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway W4xNFSl
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway NAVBAGJ

Totally not a virus.
Trust me...i'm only human.



Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway Hup4hTE
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway 4kQahGB
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway VDog9Te

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway U5ey5yt

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway F7jG54l

Neptune's Plague Fleet
- Pré-liens dispo -


Pseudo : Latrine
Célébrité : Carolina Porqueddu
Double compte : Kaidan Archos
Messages : 2824
Date d'inscription : 06/07/2019
Crédits : vava (ℓι¢σяиє) / Moodboard(Mara) / Signature ( drake & me )
Sam 18 Juin - 4:40 (#)


Pendant une seconde, son cerveau se liquéfia.
Dès qu’il lui tourne le dos, elle s’assura si elle n’avait pas laissé échapper une coulisse de bave sous l’absence de toutes pensées logiques qui venait de prendre le dessus quelques instants. Elle s’attendait à voir un Calloway surpris et peut-être inquiet. Croiser son regard familier, y lire le débat entre ses souvenirs la concernant et la situation exceptionnellement dangereuse dans laquelle il l’avait entrainé. Le portrait alcoolisé et complètement détendu qui lui ouvrit la porte lui fit perdre un neurone : les cheveux en bataille, l’étonnement qui le fait chanceler dans le cadre de la porte, cette chemise dramatiquement trop ouverte sur les muscles pectoraux sur lesquels elle s’était assoupie 2 ou 3 fois. Les pieds nus sur un carrelage impeccable, bouteille de vin blanc plus qu’entamé en main finissait le portrait.

Quand il l’invite à l’intérieur Dana revient à elle puis s’exécute en refermant derrière elle. Ses souliers mouillés couinent sur le plancher de l’entrée. Elle décide donc de les enlever, suivie de ses chaussettes trempées qu’elle étend soigneusement sur son sac à dos qu’elle dépose sur le pas de la porte. Peut-être un miracle fera qu’elles auront un peu séché en quittant les lieux. Elle finit par enlever rapidement son manteau aussi dégoulinant que le reste puis l’accroche sur la patère. Les chevilles de son jeans haut sur sa taille et troué sont mouillées, mais ça ira. Son t-shirt coupé trop court est quant à lui sec bien que soudainement et décidément trop court à son goût. Laissant voir un peu de peau rosée entre son pantalon foncé et le coton de son chandail blanc à manche courte à l’inscription ridicule : Nerd Boss.

L’appartement est spacieux. Rien à voir avec le sien qu’elle avait essayé tant bien que mal de rendre habitable. Un grand espace commun. Une cuisine ouverte. Une décoration sobre et élégante, à sa place accompagnée d’une odeur douce de tabac. Rien de tape-à-l’œil. Rien de surprenant. On dirait que c’était agencé par un pro, comme une page d’un magazine de décoration. L’appartement parfait pour un docteur. Quoique ce docteur-là ne semblait pas tout à fait dans l’état habituel qui reflétait son choix de meuble luxueux.

Dana attrapa la bouteille de vin que Ian avait abandonné sur le meuble de l’entrée puis l’amena avec elle. Lunette sur le bout du nez, elle devenait lentement plus claire, la chaleur de l’appartement faisant fuir la buée de ses verres. Elle s’arrêta devant le salon, observant encore avec un sourire en coin les lieux puis il confirma qu’elle ne venait pas pour une épaule blessée. La geekette se mordit la lèvre un instant et par réflexe, porta sa main libre vers son épaule. Il ne restait plus qu’une légère cicatrice maintenant. Comme un vieux souvenir. Personne ne pourrait deviner qu’elle avait été atteinte par balle par un agent qu’ils avaient probablement tué il y a deux ans.

- Non, mais, si j’avais su que tu soignais à domicile, je serais peut-être passée avant.

Il lui était arrivé mainte fois d’être blessée. Elle portait de nouvelles cicatrices. Elle avait préféré patienter longtemps à l’hôpital que de se confronter à un Ian pragmatique et ses mains habiles. Oh mes dieux. Qu’est-ce qu’elle racontait ? Mais qu’est-ce que c’était, ce sourire affectueux ? Pourquoi n’était-il pas taciturne comme à son habitude ?

Sans demander la permission, elle releva la bouteille de vin blanc délaissée, en porta le goulot à ses lèvres pour en boire une longue rasade.

Oui, bonne idée. De l’alcool.
La réponse est peut-être dans le fond de la bouteille.

Du pouce, elle essuie une goutte de vin qui s’évade sur ses lèvres puis elle prend le temps d’observer l’étiquette de la bouteille, prenant note mentalement du nom et du cépage.

- Délicieux.  Dit-elle à la bouteille pour en reboire une autre gorgée. C’est superbe chez toi. Et comme si tout était plus intéressant que la raison du bris du silence de cette absence de relation entre eux deux depuis tout ce temps, Dana remarqua derrière Ian, la grande baie vitrée et un balcon tout aussi large. Il faisait encore noir : La vue est splendide! Elle contourna le canapé en «L» ainsi que le chasseur puis s’approcha des fenêtres avec ses petits pas nus et silencieux pour observer les lumières de Shreveport. Il était très tôt, mais : Ça doit être magnifique quand le soleil se lève…

Restant sur place quelques instants de plus, elle prit le temps d’apprécier sa ville natale sous une pluie du printemps puis se retourna. Pour prendre une gorgée de vin. Ce n’est pas comme si elle allait rentrer en voiture dormir sur le canapé trop petit de l’ArtSpace. Peut-être qu’elle arriverait à atteindre la même légèreté sur le nuage de vapeur d’alcool de Ian si elle buvait assez vite ? Elle était définitivement jalouse de son état second. Bien qu’il le méritait. Le voir si détendu lui faisait plaisir.

 - Tu célèbres quelque chose ce soir ? Est-ce que tu attends quelqu’un ? Je te promets que je ne resterais pas longtemps.  Son regard se posa sur les trois portes — la salle de bain, une chambre à coucher et probablement celle de Nova qui était fermée. D’ailleurs… Nova est couchée ? demanda-t-elle en chuchotant, pour être certaine de ne pas déranger. Après tout, les oiseaux de nuit insomniaques étaient rares à Shreveport. À moins d’être une créature qui vivait de nuit, les autres humanoïdes avaient tendance à dormir au bon moment et se lever à des heures normales pour vivre leurs vies normales.

Mais qu’est-ce qu’il y avait de normal chez Ian ou Dana ? Une courte liste qui se résumerait à des besoins essentiels : se nourrir (parfois…), se laver, être utile et travailler. Un sommeil stable et en quantité suffisante ne faisait définitivement pas partie de cette liste.

Elle appuya son dos contre les fenêtres froides derrière elle puis croisa les bras sous sa menue poitrine, sans abandonner l’alcool dans sa main. Elle était tentée de se rapprocher de lui. Cette chemise ouverte l’appelait comme un aimant. Glisser ses mains sous celle-ci, profiter de sa chaleur. Restait-il uniquement cela, entre eux deux ? Un souvenir lascif et sensuel. Pourquoi ne pouvait-elle penser qu’à ça ? Ça aurait été autrement s’il avait été comme dans sa mémoire.

Quoiqu’elle avait maintenant des doutes aussi.
Pourtant, elle n’était absolument pas là pour ça !

Dana ferme prestement et durement les yeux quand elle se rendit compte qu’elle le fixait sans un mot, son imagination faisant le reste. Elle secoua légèrement la tête puis soupira, un sourire s’ébauchant sur ses lèvres, reprenant un peu de contenance :

- Je suis contente de te voir aussi… Soul ? Oui, mais pas que. … détendu et souriant. Ce sont des bonnes nouvelles, donc, que tu soulignes cette nuit ?

Bonnes nouvelles qu’elle allait gâcher, c’est certain.
Enfin, peut-être pas.
Il ne pouvait rien faire, lui.

Revenir en haut Aller en bas
Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
Ian C. Calloway
Fear is the mind killer
✞ PAINT IT BLACK ✞

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway Cel2Mn1 Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway SxWuaE6 Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway PCXwL9G

"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway EossTie Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway ENSBj8G Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway DQLsZnr

"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway S7T3m9m
✞ I AM A GOD ✞

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway 1VW7VKf Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway EvbM8n1 Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway Dz9ewPr

"That's our cosa nostra."

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway ZfltnPn
Pseudo : Nero
Célébrité : Thomas Kretschmann.
Double compte : Eoghan Underwood, Sanford R. De Castro, Aliénor Bellovaque & Gautièr Montignac.
Messages : 890
Date d'inscription : 09/06/2019
Crédits : LUNAR (ava) ; Amiante (signa)
Jeu 13 Oct - 4:45 (#)


The Hand of fate
Il salue avec bienveillance la spontanéité de Dana Campbell. Qu’elle picole, ce soir, c’est sa tournée. Il a beau se sentir surpris de sa visite, il lui plaît de constater qu’une forme de franchise, de naturel, est restée entre eux deux. Comme s’ils s’étaient quittés la veille. Est-ce l’effet de l’alcool ? Il ne le sait pas. Pourtant, cela lui semble on ne peut plus évident qu’elle se mette à l’aise, qu’elle entre et le rejoigne dans le salon, qu’elle boive au goulot là où il vient encore quelques minutes plus tôt de poser ses lèvres. Cela fait sans doute partie du rêve. Ce serait logique, qu’il se réveille là. Oui. L’alarme de son portable va sonner. Il sera huit heures du matin, et il n’aura plus qu’à se préparer à l’accomplissement d’un shift interminable. En attendant, il va profiter de cette accalmie, de ce coma agréable, jusqu’à la dernière seconde. Il ne manquait plus que Dana. Rien de tel qu’un virage pornographique afin de parachever la perfection d’un fantasme complet. Il divague totalement se dit-il, la tête légèrement embrumée par l’alcool. Ce n’est pourtant pas la vision d’un bout de ventre et d’une bouche pulpeuse et humide qui aurait de quoi le mettre dans un état pareil, si ? Il a passé l’âge. Quoique. Il l’entend s’extasier sur son appartement, sur la vue… Il n’a pas le réflexe de répondre tout de suite, trop occupé à la regarder, à la détailler de la tête aux pieds. Sa présence entre ces murs est surréaliste, et pourtant, elle est bien là. Il finit par remarquer qu’elle le fixe à son tour, et il constate avec plaisir que nulle tension désagréable ne s’est enroulée autour de ce lien visuel qu’ils ont établi l’un comme l’autre, accrochés à ce face à face qu’ils semblent avoir du mal à assumer comme tangible. Il se racle légèrement la gorge, ses mains se perchant légèrement sur sa hanche pour l’une, derrière sa nuque pour l’autre.

« Bah… Non, non, j’attendais personne, tu ne me déranges pas. Par contre, oui, je fête bien quelque chose. » Et il y avait combien de chances, pour que Dana débarque pile ce soir-là ? Ian Calloway n’est pas sûr de croire au destin, et autres fadaises. En revanche, son expérience de la vie lui a suffisamment appris pour qu’il ait intégré depuis longtemps la notion de karma, de croisées des chemins, de carrefours aux retrouvailles rarement aléatoires. Cela peut-être pour le meilleur comme pour le pire. Il compte bien miser sur le meilleur. Pas question de sombrer dans un énième moment pessimiste. « Je m’en vais. Je repars à Boston, quelque temps. Si tout va bien, dans moins d’un an je serai définitivement parti de Shreveport. Je ne retournerai pas à Baltimore, mais je pense m'installer à D.C. Les choses vont pouvoir rentrer à peu près dans l’ordre. » Il omet de songer à Jake Hamilton. Aux images capturées par une caméra oubliée, par un circuit encore en route, par le bornage d’un portable, par la plaque d’immatriculation photographiée de sa voiture, etc… Tout ce qui pourrait l’inciter à croire que quelqu’un d’autre que le sénateur est parvenu à amasser quelques billes contre lui, attendant de les utiliser au moment le plus opportun. Non. Il doit s’accrocher au filin de cette chance qui lui a tant manqué dernièrement. Pour Nova et pour le reste de sa famille, il refuse d’envisager une fin qui ne soit pas celle que tous méritent. « J’en peux plus de la Louisiane. Je hais cette ville. J’ai l’impression d’avoir passé presque trois ans à macérer dans l’humidité, la sueur et tout ce qui s’ensuit. Je ne suis définitivement pas fait pour le Sud. » Un sourire presque contrit. Ce séjour forcé l’aura au moins définitivement conforté dans l’idée qu’il vient de la frontière Nord, et que l’autre hémisphère ne sera jamais son territoire de prédilection. « Nova est absente. Elle fait la fête, dehors. Tu ne gênes personne, tu vois. »

Il sort de son immobilisme. Il a conscience du décalage impressionnant qu’il doit présenter, face à la jeune femme dont les souvenirs devaient plutôt la ramener à ses mines sévères, sombres, alarmistes. Il se connaît par cœur. Il sait comment il est, dans ces moments-là. Il s’approche de la baie vitrée, consentant à souffler : « C’est la seule chose qui m’a consolé, quand on s’est installés ici en catastrophe. La vue est superbe, oui. On voit toute une partie de Western Hill. C’est vivant, mais plus calme que le Downtown. Je pensais que Nova aurait davantage à cœur de fréquenter l’université, de se replonger dans ses études, de sortir et de rencontrer des jeunes de son âge. Il faut dire que le Artspace a bien aidé, de ce que j’ai compris. » Ses prunelles coulent dans la direction de son ancienne amante, la dotant d’un regard où brille une reconnaissance perceptible. Il ne pourra jamais oublier leur première rencontre. « Mais je savais que ça ne serait pas éternel. Ce n’était qu’une parenthèse, et je suis content qu’elle se referme bientôt. On va pouvoir retrouver tout le monde, retrouver nos repères. J’ai entamé les pourparlers pour reprendre le travail, là-haut. Ce sera toujours mieux qu’ici. Je ne peux plus me saquer le Shreveport Hospital… » Il se frotte le front lentement, tout en fixant l’obscurité par-delà la fenêtre au double vitrage, avant de pivoter pour appuyer son épaule contre la surface lisse, transparente et fraîche. « Ça fait longtemps, hein… ? » Il lui sourit, mais capitule et baisse légèrement les yeux. Elle n’a pas l’air d’être fâchée contre lui, de se tenir prête à lui balancer le discours de la gamine frustrée de ne plus jamais avoir reçu de ses nouvelles. Elle n’a pas l’air particulièrement triste non plus. Il s’autorise la contemplation en filigrane de l’amour passé entre eux. C’était si bizarre. Le sexe, pratiqué juste après avoir reçu de bonnes décharges d’adrénaline ; le meilleur, à ses yeux. Très vite, elle avait réussi à lui éviter de se sentir gêné ou coupable de quoi que ce soit, et cependant jamais il n’avait voulu se mettre la tête dans le sable, notamment en envisageant systématiquement l’hypothèse d’avoir pris l’ascendant sur elle.

Quand il la mire de nouveau, c’est pour s’attarder sur l’eau claire de ses orbes, et la façon dont elle tient la bouteille. Dana et sa façon de bouger, de se tenir, l’ont toujours intéressé. Elle dégage quelque chose. Un mélange de langueur, de candeur et d’intelligence dissimulée dans le moindre de ses gestes. Une décidément très jolie fille. Il soupire avant de se laisser emporter davantage. Un fond d'angoisse trop familier est déjà revenu lui ronger l'estomac. Ils ne pourront pas s'amuser à tourner autour du pot éternellement. « Dis-moi que tu viens me donner une bonne nouvelle de plus. »

code by EXORDIUM. | imgs by tumblr





Last man standing

Revenir en haut Aller en bas
4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
Dana Campbell
4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !



Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway 2JeQ7g8


Always code as if the guy who ends up maintaining your code will be a violent psychopath who knows where you live



En un mot : Mésadaptée
Qui es-tu ? : -
Propriétaire du ArtSpace
Electro-aimant à CESS
Geek
Codeuse émérite
Hackeuse
Socialement inapte
Presbyte
Vieille fille impulsive mais ultra riche sans que personne ne le sache.
Facultés : -
Craquer des codes.
Hacker des programmes.
Dénicher des choses.
Être étrange.
Ne pas se faire chier.
Être une bonne patronne.
Courageuse au mauvais moment.
Thème : Unbreakable - Stratovarius
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway W4xNFSl
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway NAVBAGJ

Totally not a virus.
Trust me...i'm only human.



Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway Hup4hTE
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway 4kQahGB
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway VDog9Te

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway U5ey5yt

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway F7jG54l

Neptune's Plague Fleet
- Pré-liens dispo -


Pseudo : Latrine
Célébrité : Carolina Porqueddu
Double compte : Kaidan Archos
Messages : 2824
Date d'inscription : 06/07/2019
Crédits : vava (ℓι¢σяиє) / Moodboard(Mara) / Signature ( drake & me )
Jeu 27 Oct - 22:34 (#)


Le regard qu’il pose sur elle n’avait rien d’innocent ou de chaste. C’était probablement l’alcool. Oui. L’alcool qu’elle buvait à son tour. Elle allait préférer ne pas souligner qu’il la dévorait du regard de bas en haut, s’attardant sur certains détails de son anatomie. Elle pouvait le voir du reflet de la baie vitrée, du coin de l’œil, dans ce silence physionomiste sur sa personne. Il n’avait pas oublié. Enfin, elle serait vexée qu’il ait simplement écarté dans sa mémoire leur rapprochement plus qu’agréable il y a de cela trop longtemps… mais l’aurait excusé pour cette même raison. Certainement qu’elle n’avait pas été la dernière. Un type, dont tout son être gueulait «testostérone» ne pouvait certainement pas ce contenter d’une seule nymphette de passage sous l’assaut de l’adrénaline et cet instinct de survie qui les accompagnaient à ce moment-là. Il devait avoir des pointes d’exaltation sous le risque chaque semaine. C’était un docteur ET un chasseur. Il devait carburer à l’adrénaline et à entretenir sa musculature pour qu’elle le serve bien en toutes situations. Autant qu’en combat rapproché qu’au lit.

Calme-toi Dana.

Puis il lui annonça qu’il allait enfin quitter Shreveport.

- En voilà une bonne nouvelle ! ponctue-t-elle en soulevant la bouteille de vin blanc pour en prendre une longue rasade. Elle n’avait pas le droit d’être triste à cette annonce. Aucun droit de ressentir autre chose que de la joie. C’était inévitable. Elle le savait. Puis, ce n’est pas comme si elle pouvait se convaincre qu’elle était assez importante pour qu’il reste dans les parages. Deux ans sans nouvelles, la geekette avait compris le message. Sans amertume… ou peut-être un peu, elle s’accrocha au fait que c’était un chouette coup du destin qu’elle soit présente ici, ce soir, pour le voir célébrer.

Peut-être même la dernière fois qu’ils allaient se croiser, qui sait.

La blondinette ne peut s’empêcher un sourire en coin sur les qualités de sa ville natale qui rebutait le docteur. Et Nova était absente. Hum. Non. Non. Son sourire n’avait rien à voir avec ce détail. Promis.

Parlant de celle-ci, Dana dirigea son regard vers lui quand il parla de l’ArtSpace. Pas besoin de lui faire un dessin. Le cybercafé avait été le temple de Nova pour se réfugier et s’adapter à cette vie en Louisiane. Elle s’était rapprochée de Dana, mais de plein d’autres personnes de son âge. Des jeunes passionnés et intelligents. La communauté geek était peut-être étrange, mais avait ses bons côtés. Ceux qui fréquentaient assidument l’ArtSpace développaient un sentiment d’appartenance et de groupe qui aidait plusieurs d’entre eux plus introvertis ou seuls dans leur quotidien. Dana adorait ce qu’elle était arrivée à faire avec cet endroit et que la nièce de Ian puisse en profiter et en retirer du bon était nettement parfait.

- Tu vas te rapprocher de ta famille et pouvoir reconstruire des bases solides près d’eux. C’est tout ce que tu souhaitais. Je suis heureuse pour toi que ce volet de ta vie se termine aussi. Et c’était sincère.

Elle était native du coin. Complètement immunisée à la température, l’humidité, les bayous et les merdes qui tombaient sur l’un des plus populaires sanctuaires de CESS des États-Unis. Avec assez d’argent pour s’enfuir quand elle en avait marre, profiter de la vue d’autres couchers de soleil, d’eaux turquoise et de brises fraiches sur sa peau. Assez de tune pour disparaitre. Plus qu’une fois.

Pourtant, elle restait là, attendant une bonne raison de le faire. Une impression qu’un jour, ça serait trop tard planait quelque part au fond de son cerveau. Peut-être que le nord n’était pas si mal. Après tout, sans famille, sans attache, lui suffisait un ordinateur pour survivre et ça, c’était assez facile à remplir comme condition. Un jour, Dana allait disparaitre durant des mois de Shreveport, personne ne s’en rendrait compte. Elle sous-louerait son appartement, laissant la gestion du cybercafé à son staff tout aussi qualifié qu’elle puis pouf. Sans un au revoir. Partir.

Décidément, quelque chose l’empêchait de passer à l’action.
Mais quoi ?

Ses réflexions s’arrêtent quand il se retourne pour avouer que «Ça fait longtemps.». Elle eut un bref rire bas, mais amusé. Quel euphémisme ! Sa tresse glissa derrière son dos, laissant sur son passage une tache mouillée de la pluie du bout de ses cheveux sur son t-shirt blanc trop court. Elle se retourne à son tour, épaule contre la vitre, puis soutient les pupilles après qu’elles remontent conforter les siennes :

- On peut dire ça, oui.

Tant de choses s’étaient déroulées entre temps. Trop de chose à rattraper. Autant les laisser filer dans le passé. Dana savait que ça allait être ainsi. Ils allaient revenir à Shreveport le cœur plus léger, la tête pleines d’idées libidineuses et il la déposerait devant le building miteux de son appartement, un dernier baisé volé, pour ne jamais réentendre sa voix. Décidément, oui, on pouvait oublier Dana Campbell. Il n’aura pas réussi à lui faire croire le contraire.

Il ne serait pas le premier ni le dernier à le faire.

Elle avait dégagé un bras pour lui toucher la main, mais le soupir et la question suivante la fit grimacer comme une gamine derrière ses grosses lunettes. Elle s’éloigna de la vitre, se retourna de la vue exquise de la ville (et de Ian,) et chercha un peu de courage dans le fond de la bouteille de vin.

- Une bonne nouvelle ? Elle hésita en replaçant une mèche de cheveux rebelle derrière son oreille et souleva les épaules : Oui et non. Je ne serais pas venu te déranger si ce n’était pas important. J’ai besoin d’avoir accès à ton ordi et ton téléphone. Dana lèche sa lèvre inférieure, gardant le silence, scrutant les réactions du chasseur. Après notre aventure périlleuse, dit-elle avec le réflexe de passer une main sur son épaule, sur la cicatrice de cette balle qui l’avait transpercé, étoilant sa peau, J’ai pris quelques précautions supplémentaires. Pas bullet proof, mais assez pour m'avertir si quelque chose à ce sujet bougeait sur la toile.

Au goulot, elle vida la bouteille de vin et s’essuya la bouche du revers de la main. Décidée, un peu raide, elle la déposa sur la table de cuisine puis d’un bond, alla la rejoindre en déposant son fessier sur le meuble, tout près de l’ordinateur portable de son hôte.

- Puis rien à l’horizon pendant presque deux ans. Elle fit une pause et enchaîna avant qu’il lui demande quel était le problème: J’ai commencé à avoir de plus en plus de signaux que… qu’on essayait d’hacker le Waverly Fall Center. Dana lève les bras derrière sa nuque puis s’étire le dos, courbant son torse délicieusement pour faire passer la tension qu’elle ressentait, la fatigue et l’alcool aidant. Elle finit par déposer ses deux mains au-dessus son crâne : Je pense que, si ce n’est pas déjà fait, tu es ou tu sera la cible de ce pirate. Ouais bon, elle venait gâcher la fête sauf que… L’autre bonne nouvelle est que la meilleure hackeuse du coin est chez toi, à une heure complètement ridicule, à vider ton excellent vin et que si tu lui offre un autre verre, elle va s’organiser pour que ton ordi soit en sécurité, ainsi que ton téléphone. Le disque dur avec les informations sensibles est toujours en sécurité ?
Revenir en haut Aller en bas
Fear is the mind killer
Ian C. Calloway
Ian C. Calloway
Fear is the mind killer
✞ PAINT IT BLACK ✞

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway Cel2Mn1 Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway SxWuaE6 Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway PCXwL9G

"Tomorrow is another day,
Today is another bomb."

En un mot : Chasseur et Fils d'Abraham. Foi, Ferveur, Fardeau.
Qui es-tu ? :
"You never thought we'd go to war,
after all the things we saw."

✞ Deuxième fils d'une fratrie de trois. Cadet d'une famille de chasseurs aux traditions transmises par les pères d'aussi loin que la mémoire puisse remonter, dans les forêts d'Europe de l'Est ; racines plantées aux environs de Prague.
✞ Il tue les monstres, et particulièrement les Longue-Vies, Grandes-Dents ou fils de Caïn, qu'importe le nom qu'on leur donne : ennemi des vampires comme des lycanthropes, lorsque son frère aîné requiert son aide.
✞ Naissance à Boston, la cité-bloc balayée par les vents de l'Atlantique. Ville délaissée pour la chaude et discrète Baltimore, dans le giron des brumes de Poe. Ville adoptée, chérie comme Washington D.C.
✞ Sportif de toujours, ancien étudiant modelé par les matchs, les courses et les sauts ; a décroché une bourse pour l'université et n'a jamais cessé de tailler ce corps solide et agile lorsqu'il le faut.
✞ Il a prêté serment : docteur vouant son existence au soin des hommes, des femmes, des vieillards et des enfants. Confident de tant d'inconnus qu'il en a parfois le tournis, rassure et prescrit, soutient infirmières et collègues. Mains assez robustes pour soutenir un grand gaillard mais assez tendres pour préserver un nouveau-né.
✞ Pilier des Calloway ; homme réputé pour sa dignité, sa réserve et ses colères froides. Gardien de tous les secrets, jusqu'au plus purulent. Cherche à préserver les fondations du clan par tous les moyens, malgré les humeurs des uns et des autres.
✞ Médecin de mort, employé pendant plus de dix ans au WFC, organisme financé par les bourses du PASUA pour expérimenter sur les hommes abandonnés par leur raison, comme sur quelques CESS (les limites de l'esprit et du corps). Vie de fuyard depuis l'effondrement du site et la mort de son collègue et ami, assassiné par leur Némésis.
✞ A recueilli sa nièce Nova Calloway, en conflit permanent avec un père vétéran du 11 septembre et une mère aux abonnés absents. L'a arraché aux gratte-ciel de New York pour Baltimore, et désormais Shreveport. Non-dits, et silences douteux.
✞ Espère trouver anonymat, soutien et protection à Shreveport, entouré d'anti-surnats, et passe sa vie à esquiver les conséquences d'une décennie de péchés, que son Dieu est pourtant censé tolérer. En attente du regroupement des Calloway en Louisiane.
✞ N'aime que la ville. Il hait le soleil et l'humidité permanente qui s'abattent sur tous les États du Sud, pour lesquels il ne voue absolument aucune affection. En recherche de repères, passant d'un quotidien presque insouciant à un bras de fer de tous les instants.
✞ Tempérance et liberté. Aime le genre humain, de ses défauts les plus anodins aux tordus dont il questionne les esprits (poursuivre l'œuvre commune le liant à Carl Weiss). Horrifié par le monde dans lequel il vit, sans se résoudre à lâcher prise sur les démons à combattre.

✞LAST MAN STANDING✞

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway EossTie Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway ENSBj8G Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway DQLsZnr

"Tomorrow never comes until it's too late."

Facultés : ✞ Formé au maniement des armes à feu en tout genre : armes de poing comme armes lourdes, si les circonstances l'exigent.
✞ Ne craint pas le corps-à-corps ni les combats à l'arme blanche, même s'ils ne suscitent aucune appétence en lui.
✞ Chasseur respectueux des traditions de son clan. Arme traditionnelle : arbalète aux carreaux d'argent. Terrain de prédilection via les chasses en hauteur et les pérégrinations casse-gueules sur les toits.
✞ Porteur d'une Foi qui guide son bras et protège sa chair vulnérable. Croyant tâchant de ne pas trébucher.
Thème : Unbreakable ✞ James Newton Howard.
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway S7T3m9m
✞ I AM A GOD ✞

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway 1VW7VKf Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway EvbM8n1 Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway Dz9ewPr

"That's our cosa nostra."

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway ZfltnPn
Pseudo : Nero
Célébrité : Thomas Kretschmann.
Double compte : Eoghan Underwood, Sanford R. De Castro, Aliénor Bellovaque & Gautièr Montignac.
Messages : 890
Date d'inscription : 09/06/2019
Crédits : LUNAR (ava) ; Amiante (signa)
Sam 26 Nov - 1:43 (#)


The Hand of fate
Elle réagit comme il s’y attendait : avec fraîcheur et gentillesse. Même tout du long de leur épopée, même quand quelque chose avait menacé de tordre la personnalité de Dana pour essayer de la rendre mauvaise, rien n’avait su faire pencher la balance du mauvais côté. Dana, la quintessence d’une forme de bonté rare, qu’on ne trouvait plus aussi facilement de leurs jours. Le monde était devenu cynique, à son image à lui. Il ignorait si c’était lui qui s’y était adapté, ou si le monde avait pris la couleur de tous ceux qui avaient choisi la voie de l’égoïsme, d’une sorte d’individualisme régulier, puis constant. Elle, en face de lui, est le nouveau type d’anomalie. Plus les années passent, plus l’humanité s’enfonce, s’enfonce et s’ingénie à planter les griffes en profondeur dans l’écorce de cette terre brûlée qu’ils continuent de massacrer, tout en se scarifiant eux-mêmes. Ils s’égratignent mutuellement, ou bien tout seuls. Ils ne se respectent plus, ni les uns envers les autres, ni leur propre psyché. Ils sombrent. Peut-être que ce seront toutes les rescapées, les Dana Campbell de leur époque, qui finiront par survivre et tromper l’issue que tous croient prévisibles. Il se souvient, bien sûr, qu’elle est orpheline. Une case de plus à cocher. Une belle histoire. La petite fille seule, que personne ne voulait adopter, devenue reine d’un monde cyber, de plus en plus présent dans leur société. De l’or au bout des doigts, et un sourire discret dans le cœur. Elle ressemble à l’une de ces héroïnes de romans dont il n’a jamais lu une seule ligne, mais dont il a parcouru les quatrièmes de couverture, dans les quelques livres que Nova bouquinait parfois dans leur canapé. Bien sûr, elle salue son futur retour parmi les siens, et il se contente d’acquiescer une seule fois, lui témoignant sa reconnaissance avec sa sobriété habituelle.

Il a raison, cependant, de douter. À la manière dont il la piste, suivant son éloignement du regard, il devine que la note joyeuse de sa soirée s’apprête à subir une première dissonance. Très vite, il se redresse, campé sur ses jambes, toute marque de frivolité définitivement effacée de son visage redevenu sérieux. Même l’alcool ne lui permet pas de s’absoudre totalement de la réalité qu’elle dévoile peu à peu. Il ne bouge pas avant qu’elle ait exprimé clairement et jusqu’au bout la raison de sa venue. Il baisse les yeux, masquant la nausée de trouille qui remonte instantanément le prendre à la gorge. Ouais. C’était là que s’arrêtait le fantasme, avec le délire porno et tout ce qui allait avec. Il frotte son menton d’une main aussi pensive que nerveuse, bien que contrôlant son geste pour le rendre le moins révélateur possible.

« Oui. Le disque dur est là, avec moi. J’ai pensé le foutre dans un coffre à la banque, ou ailleurs, mais… j’ai vite compris que j’avais besoin de le savoir avec moi, à l’appartement. Je vais te le chercher… » Ian Calloway semble avoir vu un fantôme. Un de plus, lorsqu’il se détourne pour filer dans le couloir et déboucher ainsi dans la chambre. Il s’attaque à son coffre-fort sans perdre davantage de temps, cache parfaite qui dissimule une cache supplémentaire, laissant peu de place à autre chose qu’aux deux précieux disques durs. Il les extirpe de ses doigts précautionneux, comme s’il s’agissait de bâtons de dynamite. La gorge sèche, il observe cet assemblage de métal, de plastiques au contenu invisible, et dont dépendait le reste de son existence. Il n’est pas aveugle, ni stupide. S’il vit encore, c’est sûrement parce que quelqu’un le soupçonne d’en savoir beaucoup trop pour le bien de l’entreprise déchue. Et rien n’est plus facile aujourd’hui que de léguer un héritage électronique se déclenchant comme une bombe à retardement. La mort du messager n’est plus un obstacle à la vérité redoutée. Il sait qu’il peut remercier leur ère moderne, pour ce temps-mort dont il compte bien profiter.

Lorsqu’il retourne dans la pièce à vivre, il sait déjà qu’il ouvrira une bouteille de plus. Il lui tend sans mot dire les deux preuves fondamentales des expériences menées par le WFC, marmonnant : « Cette bande d’abrutis a probablement dû se rendre compte qu’ils n’avaient en effet pas suffisamment verrouillé la porte de leurs conneries derrière eux. Je ne suis qu’à peine étonné, en fin de compte. Après tout, ils avaient déjà été prévenus lors d’un conseil d’administration de la sécurité défaillante du site. Ils ont choisi de ne pas la considérer comme une priorité. Le reste de l’histoire, on le connaît. » Une part de lui est toujours prisonnière d’un certain déni. Il voit déjà s’éloigner l’issue qu’il affectionnait avant qu’elle ne débarque. Il ne perd pas espoir, même si, au fond… si les emmerdes s’accrochent à lui, pas question d’embarquer, de prendre un vol et de répandre le mal dans son sillage jusqu’au sein du cercle intime des Calloway. « D’ailleurs, en parlant d’histoire… J’t’ai sans doute pas assez remercié, pour ta discrétion. » Il lui abandonne le reste de la bouteille dont elle s’est emparée et, comme prévu, cible le réfrigérateur dont il extirpe une autre jumelle de vin blanc. Un coup de tire-bouchon plus tard, et l’alcool dégringole au fond d’un verre à pied élégant et racé. Il cueille le ballon comme parfaitement moulé à sa paume, et engloutit deux franches gorgées. « Tu aurais pu vouloir poser plus de questions. Tu ne m’as jamais demandé ce qui se trouvait dans ces putains de disques durs. Tu ne m’as jamais demandé pourquoi tu t’es pris une balle juste parce que j’ai voulu récupérer quelques affaires sans importance en plus. » Tu ne m’as jamais craché à la gueule de ne jamais avoir repris contact, avec toi. Il déambule, retourne côté salon, haussant un sourcil à l’intention de son ancienne amante qu’il contourne, après avoir asséné d’une voix presque sèche : « Tu ne t’es jamais dit que je pourrais recommencer, voire faire pire, si je récupérais ces données ? J’aurais pu te manipuler. Te dire n’importe quoi. Et toi… tu n’as pas hésité un seul instant. Pourquoi ? »

code by EXORDIUM. | imgs by tumblr





Last man standing

Revenir en haut Aller en bas
4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
Dana Campbell
4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !



Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway 2JeQ7g8


Always code as if the guy who ends up maintaining your code will be a violent psychopath who knows where you live



En un mot : Mésadaptée
Qui es-tu ? : -
Propriétaire du ArtSpace
Electro-aimant à CESS
Geek
Codeuse émérite
Hackeuse
Socialement inapte
Presbyte
Vieille fille impulsive mais ultra riche sans que personne ne le sache.
Facultés : -
Craquer des codes.
Hacker des programmes.
Dénicher des choses.
Être étrange.
Ne pas se faire chier.
Être une bonne patronne.
Courageuse au mauvais moment.
Thème : Unbreakable - Stratovarius
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway W4xNFSl
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway NAVBAGJ

Totally not a virus.
Trust me...i'm only human.



Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway Hup4hTE
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway 4kQahGB
Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway VDog9Te

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway U5ey5yt

Et faire danser les diables et les dieux ft Ian Calloway F7jG54l

Neptune's Plague Fleet
- Pré-liens dispo -


Pseudo : Latrine
Célébrité : Carolina Porqueddu
Double compte : Kaidan Archos
Messages : 2824
Date d'inscription : 06/07/2019
Crédits : vava (ℓι¢σяиє) / Moodboard(Mara) / Signature ( drake & me )
Hier à 22:54 (#)


Humf. Elle avait espéré que les bonnes nouvelles qu’elle ajoutait à celles qui étaient moins excellentes allaient légèrement adoucir la morsure du sel sur des plaies qui pouvaient être encore ouvertes. Décidément, à son changement d’attitude, que la solution la plus sécuritaire en ville soit dans son appartement pour s’assurer que rien ne lui arrive n’était pas suffisant. Dana l’observe quitter la pièce principale comme si elle lui avait annoncé qu’elle était une vampire. Comme quoi elle n’avait fait qu’ajouter une autre pincée d’or blanc sur une blessure du passé. Bouche ouverte, elle voulait lui dire qu’elle lui faisait confiance avec les disques durs, pas besoin de les voir… mais elle le laissa filer avec une grimace d’embarras et des mots non dits sur ses lèvres charnues.

D’un bond, elle redescend de la table et tend une main fine pour accepter les deux seuls témoins de leurs aventures au centre du WFC. La geekette ne peut s’empêcher de les observer un instant et de s’assurer qu’ils étaient toujours intacts. 


- Bande d’abrutis ? C’est une manière polie d’en faire la description. Dit-elle en glissant ses lunettes sur le bout de son nez pour inspecter de très près l’entrée du branchement USB-C 3,2 Gen 2x2. Ils avaient peut-être une apparence inoffensive, mais Dana avait choisi des SSD portables de haute qualité. Ultra solide et imperméable, on pourrait probablement les avaler et tout irait bien. Du moins, pour les disques durs. Les deux précautionneusement gardés dans sa paume, la geekette attrapa l’ordinateur portable du docteur et l’amena au salon.

Toujours pieds nus, le vin blanc adoucissant l’étrange supplice de se retrouver dans la même pièce que Ian Calloway après tout ce temps, le cerveau de Dana se concentra sur la raison de sa présence en ces lieux. Elle attrape sous son bras le portable du docteur et se dirige vers le confortable canapé qui donnait vue sur la ville de Shreveport aux petites heures du matin. Assise en tailleur, elle range les disques durs entre ses cuisses puis utilise ses genoux aux jeans troués comme la plus commode des tables. Succession de combinaison de touche, l’écran est soudainement noir, laissant défiler des caractères incompréhensibles. Seule la nerd aux grandes lunettes avec sa tresse semblait déchiffrer avec une aisance durement acquise, les secrets de cet ordinateur.

Même si son regard est penché sur l’écran, elle écoute d’une oreille attentive. Multitask, elle pianote la plus merveilleuse des mélodies qu’elle connaisse, qui fait plier l’informatique à son bon vouloir, posé comme une offrande devant elle. Derrière, il pourra remarquer un simple haussement d’épaules. Ça allait de soi. Enfin. Non, mais oui. Elle lui devait la même discrétion dont il ferait preuve à son égard. C’était un homme de peu de mots, mais qui pouvait respecter un pacte. Du moins, un genre de pacte. Il lui avait bien fait comprendre qu’elle n’était pas grand-chose, au finale, pour lui. Elle l’aura aidé comme elle le pouvait, dans un moment où il avait le plus besoin d’aide. Sortir vivante de cette mission était la seule chose qui lui importait et il y était arrivé. Il n’avait pas à la remercier pour cela.

C’était les réflexes d’une double vie.

Elle le laisse débiter son incompréhension tout en scannant les paramètres et le data de l'ordinateur, s’assurer que l’autre pirate n’avait laissé aucune trace sur son passage. Si passage il avait déjà fait. Dana tapait des lignes de codes et des commandes précises quand soudain elle s’arrête. Puis pousse un soupir.

Ses lunettes toujours sur le bout de son nez, elle retourne la tête légèrement vers lui, le voyant à peine dans l’angle de son regard, qu’elle laisse planer sur la texture agréable du meuble sous ses fesses.

- Je me doute bien de ce qui se trouve sur ses disques durs, après ce que j’ai vu et ce que tu m’as raconté.

Des résultats d’expériences plus que douteuses.
Des observations durement notées
Des doses de médicaments listés.
Des noms et des dossiers de gens qui devaient être maintenant sur des listes de disparus.
Des connaissances dangereuses.
Des sciences répugnantes.
Des saletés.

Fait par lui, complice de ses collègues.

Collègues sauvagement assassinés dont les murs badigeonnés de leur sang du Waverly Fall Center avaient hanté plusieurs fois la téméraire geekette.

- C’est vrai que tu aurais pu me manipuler. Ça aurait été facile. Je me serais probablement laissé faire. Tu sais de quoi j’avais le plus besoin, ce à quoi j’aurais dit oui, toute de suite… Elle esquisse un charmant et léger sourire, accompagné d’un bruit amusé, mais bref. Elle pourrait lui dire oui, toute de suite, encore maintenant. Elle relève son regard vers lui et ajoute : Tu as tendance… Elle arrête. Ce n’était pas une tendance. Trois à quatre jours en sa compagnie ne lui donnent absolument pas le temps de comptabiliser ce genre de chose et d’en sortir des statistiques pour qualifier de «tendance» cette manière qu’il avait de la sous-estimer… Tu me places comme une pauvre chose sans défense dans tes scénarios sadiques.

Son attention retourne vers l’ordinateur et elle tape encore, rapidement, mais continue à expliquer :

- Je n’ai pas hésité parce que, c’était une transaction professionnelle, que tu as rempli ta part du contrat, j’ai rempli la mienne. Tu n’es pas un grand bavard. Ton silence tactique protège ton intimité. Tu t’en tiens au nécessaire, à l’essentiel et au pratico-pratique. Je respecte cela. C’était déjà assez lourd et difficile comme mission, pour toi, c’était mal placé de me fondre en questionnements indiscrets. Je t’ai juste fait confiance parce que c’est ce que tu m’as demandé de faire. Elle pousse un soupir. Mais, si par pur hasard, la loyauté de tes engagements ne fait peut-être pas partie de tes valeurs intrinsèques, sache que je peux très bien te pourrir la vie et faire de ton existence un enfer.

Puis elle termine cette phrase sur un air joyeux, avec un sourire taquin qui illumine la jeunesse de ses traits et un clin d’œil tout ce qui a de plus féminin.

Ses ressources étaient différentes de celle du chasseur. Quoiqu’en deux ans, elle s’était assurée de ne plus être une couille en maniement des armes à feu. Elle n’allait toujours pas au gym et n’avait aucun cardio, mais elle pouvait se défendre de différente manière.

Elle baisse son regard sur l’écran devant elle, sa voix retrouve le timbre posé de la concentration quand elle ajoute :

- Je ne suis rien pour la plupart des gens, Ian. Ce que je penserais de toi si tu recommençais ce que tu n’as pas terminé au WFC est nettement le moindre de tes soucis. Ce n’est pas ça qui t’arrêterait d’utiliser les données que tu as récupérées. C’est à toi. Tu en fais ce que tu veux. J’ai fait ce que je devais faire.

Les fins sourcils de Dana se froncent sur un charmant visage absorbé par ce qui se déroulait sur l'ordi.:

- Vois ce service après vente comme un petit extra. Parce que manifestement le feedback après achat importait peu au chasseur.

Une pause d’une milliseconde qu’elle le questionne subitement : Par pur hasard, depuis les 2 dernières années, personnes ne t’as parlé du WFC ? Juste effleurer le sujet ? Ou un texto un peu chelou ? Une communication télépathique ? Ça m’aiderait à deviner quel type de pirate essaie de s’en prendre à ce gros buffet à merde…
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
(#)

Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Anguished Ft. Ian C. Calloway
» Ian C. Calloway • Tomorrow never comes until it's too late.
» Do I not destroy my enemies when I make them my friends? [Ft Ian Calloway]
» (F) K. WINNICK ET•OU J. CONNELLY / JANA CALLOWAY - CHASSEUSE (LIBRE)
» (M) Daniel Craig / Sasha Calloway - Humain, Chasseur (LIBRE)

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: