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Eat Cajun on the Blue Bayou (PV Wynonna)

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Anonymous
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Mer 23 Mar - 20:59 (#)

21/03/2022
I feel so bad I got a worried mind
I'm so lonesome all the time
Since I left my baby behind
On Blue Bayou

Saving nickles, saving dimes
Working til the sun don't shine
Looking forward to happier times
On Blue Bayou

Blue Bayou, Linda Ronstadt.

La nuit ayant étendu son linceul de ténèbres sur Shreveport, offrant une certaine protection aux créatures de l'ombre, la moto de Michael remonte les rues vers Arkansas Street, semant sur son passage le bruit du pneu sur le bitume humide. D'aucun imaginerait que cette personne profite de la soirée pour sortir dans un bar local, écouter du blues ou manger cajun, mais si l'idée ne lui déplait pas, le prêtre a en tête un autre objectif.

Le dimanche précédent, il avait été approché par des paroissiens inquiets au sujet de leur fille, qu'ils trouvaient changée dernièrement. Elle semblait préoccupée, ne rendait que peu visite à ses parents, portait une mélancolie perpétuelle sur elle, et surtout, ne venait plus à la messe. Retrouver une brebis égarée était une noble tâche, mais par-dessus tout, en ces temps troublés, les jeunes pouvaient être tentés de remettre en question la religion, sous prétexte que les forces obscures telle l'immortalité des vampires ou la puissance des sorciers et sorcières pouvait interroger l'ordre des choses. Pourquoi chercher un paradis par delà cette vie s'il est possible de la prolonger éternellement, du moins en apparence ? Et qu'en est-il de l'âme et du sauveur, si un être humain peut enfreindre les lois de la réalité même ? De manière assez absurde cette époque était probablement celle de la plus réelle dévotion religieuse et des plus grands sacrilèges.

Michael gare sa moto devant le restaurant où travaille Wynonna. Il est onze heures passées, le service en cuisine doit être terminé et elle ne devrait plus tarder à sortir. Ses parents lui ont indiqué le lieu, une description de la jeune fille, ses horaires, tout ce qu'ils auraient certainement donné à un privé pour retrouver son corps si elle avait disparu. Retrouver son corps, retrouver son âme. Deux situations probablement très similaires pour des parents aussi croyants.

Sous le faible éclairage public, la silhouette du prêtre appuyé sur sa moto se détache à peine, notamment parce qu'il porte une veste, une chemise et un pantalon noirs, comme à son habitude quand il rentre d'une intervention auprès d'un groupe de parole, mais à la différence qu'ici, il a retiré son col blanc, voulant s'affranchir de son apparence religieuse et éviter tout commérage possible sur un prêtre traînant le soir dans une rue festive et animée.

Quelqu'un sort du restaurant et lui demande s'il attend quelque chose. Il répond d'un signe de la main.

- Merci, j'attend juste Wynonna Marshall, j'ai cru comprendre qu'elle ne devrait plus tarder.

L'inconnu lui souhaite une bonne soirée puis disparaît plus loin dans la rue. Après réflexion, Michael réalise qu'il peut passer pour une sorte de prédateur de la nuit. Quelle étrange ironie. Il pose son casque sur la poignée de sa moto, et sort son téléphone pour vérifier l'heure, il ne faudrait pas qu'il soit arrivé trop tard. 11:14 ça devrait être bon. Il prend son mal en patience, repensant aux discussions qu'il a eues plus tôt dans la soirée.

Soudain sorti de sa rêverie, il repère sa cible qui sort. Il se redresse et marche vers elle, la main tendue en guise de salutation.

- Wynonna Marshall ? Bonsoir, je suis le Père Michael Adamson. Ce sont vos parents qui m'ont indiqué comment vous trouver.

Il laisse à la jeune fille le temps d'assimiler l'information, et potentiellement d'accuser le coup, ses parents ne l'ayant certainement pas prévenue de la venue d'un prêtre.

- Si vous avez un peu de temps, accepteriez-vous de discuter autour d'un verre dans un des bars du coin ?
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Cannot a Beast be tamed
Wynonna Marshall
Wynonna Marshall
Cannot a Beast be tamed
ASHES YOU WERE

En un mot : Jeune Rate-Garou en apprentissage de sa nature
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Je découvre ce qu'être une Théri veut dire. Dans la douleur et la résistance
Eat Cajun on the Blue Bayou (PV Wynonna) Juliajohansen4
Eat Cajun on the Blue Bayou (PV Wynonna) Micromysminutus1
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Sam 26 Mar - 19:42 (#)

La Pleine Lune n’est plus synonyme de contemplation rêveuse de la nuit. De regards qui se perdent dans l’immensité du ciel dont les étoiles sont éclipsées par le rayonnement de l’astre d’Argent. Wynonna n’a plus levé le regard sur la rondeur parfaite de la Lune depuis deux mois. Le phénomène la paralyse d’angoisse maintenant. Redoute la douleur. La perte de conscience qui accompagne ces nuits terribles. Mais ce n’est là qu’un aspect, le plus connu de la malédiction des Thérianthropes. Elle doit maintenant composer Chaque nuit, Toutes les nuits avec une créature animale qu’elle ne comprend et contre laquelle elle doit lutter sans cesse de peur de perdre le contrôle de son propre corps. Un corps qui ne lui appartient plus totalement. La douleur physique la hante et la poursuit. L'écho de ses propres os qui se brisent et se reforment autrement. Les cris de souffrance arrachés à sa gorge dont elle ne reconnaît plus sa propre voix. Le brouhaha de la cuisine autour d’elle parvient à percer le brouillard qui manquait d’assombrir ses pensées et ses gestes, lui évitant de peu de se brûler à l’une des casseroles de caramel qui mijote pour l’un des derniers desserts de la soirée.

Son travail est à la fois sa ligne de survie et une source de stress dangereux dans sa situation. Plusieurs fois, elle a frôlé la catastrophe depuis sa première transformation. Parvenant à se reprendre de peu, grâce à des interventions extérieures qu’elle ne contrôle pas vraiment. s’ancrer dans le quotidien, les gestes familiers lui permettent de ne pas perdre totalement pied. Ce qu’elle s’est épargnée, c’est de rendre visite régulièrement à ses parents. Le minimum pour éviter qu’ils ne s’inquiètent de trop et  finissent par l'assiéger chez elle. Remettre les pieds dans une réunion de shepherds est absolument hors de question. Wynonna n’adhérait déjà pas réellement à ces discours, ils lui sont devenus insupportables. L’Eglise connaît le même ostracisme. Elle n’en est plus capable. Ce que prêche les dogmes sont trop loin de sa vie actuelle. La rousse ne peut pas subir une heure de messe sans avoir envie de hurler. Elle sait. Elle a tenté peu de temps après la première Métamorphose. Un rapide passage à Haughton qui a suffi pour que sa mère la culpabilise quand elle a voulu refuser de les accompagner pour l’office. Fragile, elle a cédé. Elle le regrettera longtemps. Heureusement que c’était en pleine matinée sinon elle est certaine que son Rat aurait surgi. Un long frisson désagréable remonte le long de sa colonne vertébrale. Penser à l’Autre le soleil couché lui noue le ventre. Parfois, ça suffit à le réveiller.

Rapidement, elle passe en revue les méthodes proposées par Tyler pour éloigner cette menace sous-jacente. La cohabitation avec le mignon détective est étrange. Parfois amicale et cordiale pour se retourner amère et vindicative au détoure de la mauvaise remarque. sa respiration se calme à nouveau. Accorde pleinement son attention à l’assiette que lui présente le chef pâtissier avant de l’envoyer en salle. Il vont bientôt pouvoir fermer les cuisines. Le rangement et le nettoyage sont aussi automatiques que rigoureux. Les serveurs ont déjà dressé la salle pour le lendemain, elle viendra de bonne heure pour vérifier que tout lui convient et établir les plats du jour. s’occuper des préparations qui peuvent être effectuées en amont. L'équipe se partage dans la convivialité les quelques produits périssables qui ne peuvent plus être utilisés demain. Wynonna a déjà mangé  sur le pouce avant le début du service mais récupère pour Tyler une commande payée et non réclamée. sans parler d’habitude, c’est déjà arrivé plusieurs fois. Contrairement à leur première rencontre -seconde rencontre- la jeune femme n’aime pas gacher de la nourriture.

C’est presque machinalement qu’elle ferme à clef le restaurant une fois le lieu déserté et endormi pour quelques heures. Ses pensées sont tournées vers sa fin de soirée. Un dimanche soir classique, elle aurait prolongé de quelques heures dans une boîte à relâcher la pression. De l’alcool, de l’herbe et de la musique trop forte. Rien qu’elle ne puisse se permette maintenant. Bien que la nouvelle lune date de quelques jours, elle n’ose pas titiller les instincts contraires de sa Bête. Même pour emmerder Tyler. Non, direction son appart. Possible qu’il ne soit pas présent de toute manière. Ils ne se rendent pas de comptes à ce point. Lui, surtout. La rouquine sursaute violemment quand un homme se dresse soudainement devant elle. Un pas en arrière malgré la main tendue en guise d’invitation et probablement pour paraître moins menaçant. Tout son être se crispe et surtout...frémit. En alerte. Au fin fond de sa conscience, quelque chose relève le museau. Renifle. Puis rien. Wynonna vient d’entendre les mots, d’en comprendre le sens. Automatiquement, ses doigts enlacent la main tendue. L'étreignant et la relâche. -Père Adamson? Je ne vous avais pas reconnu. Vous n’auriez pas dû attendre comme ça. -sans être hostiles, les traits de son visage sont marqués par la surprise et peut être aussi une pointe de méfiance qui se teinte d’agacement. ses parents. Grognement intérieur.

Finir sa semaine en compagnie d’un prêtre ne fait pas partie de ses fantasmes. C’est le problème avec l’éducation. Elle a beau être lasse de sa journée, sur la défensive d’une telle démarche de sa part, il ne lui vient pas à l’esprit de le rembarrer. Pas tout de suite. Elle reprend- si vous aviez appelé, nous aurions pu convenir d’une heure moins tardive. J’espère que vous n’avez pas fait le déplacement depuis Haughton que pour me parler? -Ce serait indubitablement creepy- Je  sais que mes parents peuvent être… -Voilà une phrase qui restera inachevée. Remarque ouverte et volontairement vague.

Un verre dans un bar. -Vous m’invitez? -Oui un peu de provocation. Elle a les moyens de se payer un verre ou deux si elle le souhaite. Non que cela ait la moindre influence sur sa sobriété. Hélas. Il en faudrait plus qu’elle ne soit prête à afficher sous les yeux du prêtre de Haughton. Qu’elle l’assume ou non, elle apprend la prudence et la méfiance. Trouver le lieu adéquat ne sera pas très compliqué. soutenir la conversation l’inquiète davantage. Mais elle se décide -une fois n’est pas coutume- pour le silence. Emboîtant le pas de son étrange visiteur vers la source d’abreuvement de son choix, elle doit admettre qu’une bière lui fera le plus grand bien. Ou un shot de vodka. Ou les deux La perspective de subir un sermon sur son manque de piété et d’implication filiale lui pèse déjà. Ils n'ont qu’à emmerder sa sœur avec ces conneries! -Juste un verre. Je commence tôt demain matin. -C'est un péché cardinal, de mentir à un prêtre?
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Ven 8 Avr - 21:24 (#)

Michael est à la fois flatté et étonné que Wynonna soit aussi accueillante. Il s'attendait plus à ce qu'elle éprouve une forme de rejet, du fait que n'allant plus à l'église, elle estime que le prêtre n'est plus en droit de s'immiscer dans sa vie.

Mais sa véritable surprise n'apparaît qu'au moment où elle lui demande s'il compte l'inviter. Pendant un instant, le sourire qui pare continuellement son visage s'éclipse. Elle peut se vanter d'être une des rares personnes a avoir réussi à le prendre à contre-pied. Dans l'esprit du prêtre, les idées fusent rapidement, se percutant au passage : il a fait vœu de pauvreté, l'église ne lui verse qu'un tout petit pécule qui part principalement dans l'entretien de sa moto et sa nourriture, mais il ne peut pas non plus refuser de payer ce verre à Wynonna s'il veut pouvoir gagner sa confiance, surtout que c'est lui qui a proposé d'en boire un.

Son sourire réapparaît rapidement, si bien qu'à moins d'être une personne très réceptive, il est difficile de se rendre compte de cette faille dans son expression de façade.

- Je peux vous inviter, si vous n'en avez pas les moyens. Je suis très mal placé pour refuser la charité.

Il appuie un peu plus son sourire, comme pour compenser son précédent manquement. Par ces quelques mots, il montre qu'il est prêt à payer, en effet, mais il laisse à Wynonna la décision de se le laisser offrir ou de refuser.

- Aucun soucis, je ne veux pas abuser de votre temps, et après une journée de travail, vous devez être très fatiguée. Ne vous inquiétez pas pour l'heure tardive, je rentrais de l'université où j'ai animé un groupe de parole. Le détour était très court, presque négligeable à dire vrai.

En parlant, il fait un signe de la main invitant Wynonna à marche à ses côtés en direction d'un bar proche. Comme beaucoup de bâtiments dans le coin, celui de cet établissement est sur deux niveaux. Le rez-de-chaussée est ouvert et déverse ses lumières et sa musique sur la rue, alors que le premier étage n'offre que quelques éclairages, probablement car constitué d'appartements privés, de personnes qui sont certainement couchées à cette heure-ci, ou sur le point de l'être.

Le prêtre rentre en premier, la salle est décorée d'un mélange de bois et de briques, donnant un côté chaleureux au lieu. Seule la moitié des tables sont occupées, et il n'a aucun problème à en trouver une qui soit un peu en retrait, pour pouvoir entendre la musique du groupe de blues qui joue ce soir, sans que cela n'empêche d'avoir une discussion entendable.

Le serveur attend que les deux nouveaux clients s'installent puis vient se présenter.

- Bonsoir, je m'appelle Georges, et c'est moi qui vais m'occuper de vous. Est-ce que vous avez une idée de ce que vous voulez commander ? Si vous souhaitez grignoter quelque chose, il faudrait le faire rapidement, car la cuisine ferme dans quinze minutes.

Michael regarde rapidement Wynonna, jaugeant s'il doit rester exemplaire ou s'il peut se permettre un petit écart.

- Pour ma part, je vais prendre une blonde en pression, une pinte. Et pour vous ? Dit-il en faisant signe à Wynonna.

Pendant qu'elle répond, il réfléchit à comment orienter la suite de la discussion. Il serait plus stratégique d'amener le sujet lentement, et de s'enquérir d'abord de choses insignifiantes, puis de creuser un peu plus. Mais il se ravise, jugeant que l'honnêteté sera bien plus payante, surtout si le temps leur est compté. Une fois le garçon parti chercher leur commande, il baisse un peu le ton.

- Comme je vous le disais, vos parents s'inquiètent un peu de votre bien être. Ils me disent que vous vous montrez distante en ce moment, et que vous êtes préoccupée. Bien sûr, j'ai moi-même remarqué que vous ne veniez plus aux messes du dimanche. Est-ce qu'il s'est passé quelque chose dont vous voudriez parler ?

Voilà, le coup d'envoi est lancé, marqué par une ligne de basse qui vient de commencer un nouveau morceau. Le style est swamp blues, un air qui fait naître un sentiment de nostalgie chez le prêtre. La musique est douce, et moins forte qu'il ne l'avait imaginée. Il regarde Wynonna, impatient d'entendre sa réponse.
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