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Back to Black | Anna & Heidi

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Propriété d'Eli-chan & Caprisun (enfin consommé) de Shreveport
Heidi Janowski
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Propriété d'Eli-chan & Caprisun (enfin consommé) de Shreveport
NE M'OUBLIE PAS

En un mot : TROUBLE
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≡ Humaine ­­de 25 automnes, beaucoup moins dans sa tête
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≡ Marquée de la Reine d'AA, miss Elinor Lanuit elle-même
≡ Cousine de la démoniaque experte en chantage, Anna "la s****e" Janowski
≡ Mordue au littéral comme au figuré

Facultés : ≡ Surnaturellement agaçante
≡ Maîtresse du sarcasme et de l'ironie
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Thème : 'Round Midnight - Miles Davis
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QUAND J'AURAI SOMBRÉ

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Jeu 24 Mar - 14:53 (#)
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Cabinet d'Anna, Février 2021
ft. Anna Janowski


V
oilà bientôt deux mois que tu y penses. Deux mois que tu as commencé à travailler pour elle, et depuis le moment où tu as signé ce contrat tu n’as cessé de penser à ce moment. Deux mois à subir cinq jours par semaine ses humiliations et à devoir exécuter le moindre de ses ordres sans broncher. Deux mois à entendre sa voix et ses insultes et à supporter son regard aussi condescendant que satisfait. Deux mois à travailler à des horaires indécents pour satisfaire le moindre de ses caprices.

Deux mois d’angoisses à répétition, deux mois de privations et de régression. Deux mois à nier ta propre personne au profit de celle qui ne souhaite que la détruire et la broyer jusqu’à ce qu’il n’en reste que des miettes. Deux mois à te faire rabaisser et marcher dessus comme si c’était normal et que tu n’étais de toutes façons bonne qu’à ça. Deux mois de silence et d’omerta.
Deux mois qui prennent fin aujourd’hui.
 
Tout est prêt depuis près d’une semaine maintenant et il ne te manquait plus que le courage de mettre ton plan en action.
C’est drôle, peut-être ironique, de constater que même ce jour-ci débute par la même routine que les dizaines qui l’ont précédé. Ton réveil sonne aux aurores et tu t’extirpes de ton lit à contrecœur. Assise sur le bord de ton matelas, tu profites quelques instants de la vision apaisante de la boule de poils noire qui en occupe un coin en jalousant en silence sa sérénité tout en t’en félicitant. Tu finis par te lever et quitter la pièce pour aller machinalement remplir les gamelles de Jazz et boire un verre d’eau en admirant la ville encore endormie à travers ta fenêtre. Ensuite, tu enfiles ta tenue de sport et tu t’en vas évacuer toutes les tensions qui t’assaillent déjà dès le matin, soit en allant courir, soit en allant te brûler les phalanges sur un sac de frappe du Mad Dog à une heure où le silence y règne encore. Mais il est bientôt l’heure de rentrer et de te préparer pour une nouvelle journée de labeur. Tu rentres dans ta cabine de douche et laisses l’eau froide apaiser ton corps encore à vif avant de devoir en sortir, toujours trop tôt à ton goût. Tu enfiles une robe, une paire de talons, décores ton visage d’un brun de maquillage, tu attrapes quelque chose à manger pour ne pas qu’elle reproche à ton ventre de gargouiller devant ses clients et tu quittes enfin ton appartement.
 
Pendant tout le trajet en bus jusqu’à son bureau tu répètes encore et encore dans tes pensées tous les mots que tu comptes lui dire. Tu anticipes ses réponses et y répond à ton tour en ajoutant un point final à la discussion, tu songes à tous les mots qu’elle t’a inspirés pendant toutes ces semaines, et pendant toutes ces années. Tu ressasses la rancœur mais ton visage lui ne reflète que le froid glacial qu’elle a largement contribué à créer chez toi.
La porte du cabinet finit par se profiler devant toi, en haut de ces escaliers que tu as gravis bien plus de fois que tu n’aurais dû. Le cœur battant une chamade anxieuse que tu caches par un expression parfaitement flegmatique, tu poses la main sur la poignée et pousses le battant. Sans t’arrêter, tu passes devant ton minuscule bureau surchargé par toujours plus de paperasse et tu jettes un ultime regard à cet environnement faussement accueillant en regrettant de ne pas pouvoir le purifier par le feu.
 
Enfin, la dernière porte qui te sépare de ton objectif. Dessus, une plaque dorée gravée Anna Janowski, JD. La prochaine fois que tu la franchiras, tu seras libre. Affranchie.
Alors, sans attendre ni même frapper, tu la pousses et surprends ta cousine à son bureau. Faisant claquer tes talons sur le parquet, tu viens te poster juste devant elle. Ta stature est droite, distinguée, hautaine. Ton regard est saturé et mépris et la jauge depuis toute ta hauteur. Finalement, tu abats en plein milieu du bureau la seule et unique carte que tu es venue jouer aujourd’hui : une enveloppe blanche, sans timbre ni cachet, même pas scellée.
 
- Tu as du courrier, Anna.
 
Une lettre de démission en bonne est due forme. Sans préavis. 


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Your soul is mine
Anna Janowski
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En un mot : Perfection démoniaque
Qui es-tu ? : - Avocate vedette anti-CESS
- Ambition dévorante
- Démone qui se découvre
- Tortionnaire de la misérable petite Heidi

Facultés : Engeance d'Ishtar
Don de magnétisme conférant un charisme hors du commun
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I have bloomed with roots in hell

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Sam 26 Mar - 8:48 (#)

Le panier garnie apporté plus tôt par un coursier trône sur mon bureau. De bonnes bouteilles et quelques mets joliment emballés dans un panier élégant décoré de ruban blanc et or. Une carte raffinée est ajoutée à l’ensemble et porte les quelques mots Tous nos remerciement pour votre aide. Signé, le comité de voisinage de Madison Lane. Un doux sourire s’accroche à mes lèvres au souvenir de la victoire obtenue récemment. Les multiples procédures légales interminables à l’encontre de leur voisin probablement surnaturel ont visiblement porté leur fruit et ont forcé l’indésirable à quitter son foyer et ce quartier respectable. Une affaire facile. Et ainsi je n’aurais plus à supporter les rendez-vous avec le repoussant monsieur John Johnson et son nom ridicule. Je repose la carte sur mon bureau et pars m’installer dans mon fauteuil. A peine le temps de répondre à quelques mails que déjà ma piteuse assistante vient m’interrompre, avec une impolitesse crasse. Je lève un regard dédaigneux vers elle et lui dis alors qu’elle s’approche :

« Je t’ai déjà dit de frapper avant d’entrer. Je comprends mieux pourquoi ta mère ne peux pas te supporter si tu n’es même pas capable de respecter les règles de politesse les plus élémentaires. »

Avec vivacité elle écrase une enveloppe sur mon bureau. Elle s’est toujours comportée de manière étrange et inadéquate, mais là on a atteint un nouveau stade dans la débilité profonde. Je jette un œil suspicieux à l’enveloppe vierge et non scellée. Probablement d’autres menaces de mort ou d’autres ignominies amenées en main propre par des personnes remplies de haine, mais pourquoi ma stupide cousine m’apporterait celle-ci avec tant de hargne ? En sommes-nous encore à ces petites mesquinerie ? Malgré tout je saisi l’enveloppe et tout en extrayant son contenu, je lui affirme :

« Si tu t’amuses encore à m’amener des menaces de mort déposées par des idiots, ce n’est pas drôle Heidi. »

La lecture de la lettre m’arrache subitement toute la bonne humeur que m’avait apporté la nouvelle de ma victoire dans l’affaire Johnson. Dans un silence à peine brisé par le doux cliquetis de l’horloge murale, je parcours la lettre de démission en bonne et due forme m’informant que ma pitoyable cousine désire me quitter dans l’heure, sans le moindre préavis. Tenant toujours l’odieux et traitre papier, je fixe mon regard dans celui de l’écervelée pensant pouvoir s’enfuir. D’un ton semblable à celui qu’on utiliserait pour parler à un enfant débile, je lui demande :

« Mon petit bouquetin à l’esprit si limité… As-tu déjà oublié que je n’hésiterais pas une seule seconde à contacter la police pour leur révéler ton ignominie si tu ne faisais pas l’effort de travailler décemment pour moi ? Et maintenant tu penses pouvoir démissionner ? Et pourquoi donc ? Pour retourner jouer de la trompette sous les ponts comme une enfant des rues ? » Je replie la lettre et la remets dans l’enveloppe puis la tends à Heidi. « Reprends cette idiotie. Je veux bien être magnanime pour cette fois et mettre cela sur le compte de ton intelligence minime. Maintenant sors de mon bureau et retourne travailler. Tu m’as déjà fait perdre suffisamment de mon temps. Et n’oublie pas que s’il te vient la lubie de claquer la porte et ne plus revenir, j’appellerai la police avant même que tu ais eu le temps de te sentir de nouveau libre. » Mon regard se fixe dans le sien. « Reprends la lettre et sors de mon bureau. »

Je pourrais bien lui jeter la lettre avec désintérêt ou hargne comme elle vient de le faire, mais son petit manège représente une défiance inacceptable. Je veux qu’elle récupère l’enveloppe sagement et docilement, comme un chien qui donne la patte pour ne pas se prendre un coup de pied de plus. Peut-être même lui demanderais-je de la déchirer elle-même, voire d’en manger chaque morceau pour qu’elle apprenne sa leçon. Sois sage mon petit bouquetin, obéis et n’aggrave pas ton cas. Dans mon esprit filent déjà mille et unes idées pour rendre son quotidien plus éreintant encore, afin de lui rappeler qu’aucun espoir n’est permis ici et que la moindre provocation se solde dans la souffrance. La surcharger de travaux ineptes pour qu’elle n’ait que le choix de sauter ses pauses repas ou rentrer chez elle alors que la nuit est bien avancée pourrait être agréable. Un sourire satisfait se peint sur mon visage à cette idée. La voir dépérir peu à peu de fatigue et de stress, ne remplissant plus ses robes qu’elle trouve Dieu sait où, se décharnant et se perdant dans un quotidien odieux. J’imagine qu’il s’agit du même plaisir que peuvent prendre certaines personnes à voir lentement pousser une plante, mais dans une version bien plus morbide et intéressante. Et quand elle sera au fond du gouffre, comme une sauveuse, je lui octroierai quelques privilèges pour regagner ce qu’elle a perdu. Du moins, si elle demande gentiment.
Dans une posture toute royale, me tenant bien droite et digne dans mon large fauteuil, enorgueillie par les idées rêveuses qui m’envahissent, je toise la géante dégingandée qui me surplombe.  Du ton satisfait, hautain et victorieux de quelqu’un qui sait avoir gagné, je l’enjoins :

« Dépêche-toi. »
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Sam 26 Mar - 23:20 (#)
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T
a mère ne peut pas te supporter parce que c’est une maniaque psychorigide incapable d’éprouver le moindre amour, même pour le fruit de ses propres entrailles. Nina Janowski est une effroyable salope doublée d’une mère indigne préférant renier l’existence de son enfant à essayer de le comprendre. Chez les Janowski, pas de mauvais parents : seulement des mauvaises graines. Une seule mauvaise graine.

Aujourd’hui, tu as vingt-cinq ans, tu n’es plus une enfant. Et pourtant, ta cousine te parle comme si tu l’étais encore. Comme à une gosse, une moins que rien, comme à un chien. Tu hais tout particulièrement quand elle prononce ton nom. Il y a dans sa voix un tel dédain, un mépris si intense et un vice si retors que l’entendre devient insupportable et te fait serrer la mâchoire. Tant de fois tu as rêvé de lui faire ravaler ses mots par la force des poings et de lui faire regretter chaque souffle hautain sorti de ses lèvres toxiques, et tout autant de fois tu as dû ravaler ta fierté et ta rancœur puisque tu sais plus que tout au monde qu’elle trouvera toujours un moyen de te faire plonger avec elle et d’à ton tour te faire regretter tes actes.
Alors la seule solution est de te montrer plus intelligente qu’elle. Plus adulte, plus sournoise, plus froide. Rentrer dans son jeu et pervertir ta propre âme pour qu’enfin tu lui arraches sa joie de vivre comme elle l’a fait si souvent avec toi. Debout devant elle, le regard glacial, tu attends qu’elle lise ta lettre en qu’enfin commence votre partie pour laquelle tu t’es tant préparée.
 
Elle ouvre avec un premier pion ; ce surnom que tu as entendu des centaines et des centaines de fois, si bien qu’il en est presque vidé de sa substance pour devenir un simple crachat de venin à la figure, à peine dissimulé. Te prendre de haut, te rabaisser plus bas qu’elle ne t’a déjà mis, elle peut dire ce qu’elle veut mais tu savais déjà exactement quoi lui répondre dès lors qu’elle a prononcé le mot « police ». Critiquer ta passion, ta vocation, qu’elle le fasse autant qu’elle le souhaite, tu sais pertinemment qu’elle est de toutes façons incapable de les comprendre quand bien même cela deviendrait son désir le plus cher.
Anna t’ordonne de courber l’échine, t’intime de lui obéir tandis que sur son visage se lit le sourire de celle qui a déjà gagné. Sans doute sera-t-elle surprise, vexée, scandalisée que quelqu’un la détrône à son propre jeu. Il n’y a pas d’autre solution ; si tu perds, elle anéantira minutieusement toute ta vie jusqu’à faire de toi une enveloppe vide de toute volonté de vivre.
 
- Non.
 
Tu dois te retenir pour ne pas prononcer un mot de plus. Ne pas lui faire le plaisir d’admirer le spectacle de ta haine, ne pas lui donner de prétexte à être plus odieuse encore. L’iris glaçant, tu soutiens son regard sans montrer la moindre émotion. Tu as toujours trouvé étrange qu’elle n’ait pas les yeux de la même couleur que ses parents ; et pourtant, il y brille la même lueur de dégoût à ton égard.
Il est temps pour toi de jouer d’abattre tes propres cartes, préparées avec minutie dans le seul et unique objectif de tenir tête à l’avocate.
 
- Qu’est-ce que tu vas dire à la police, mh ?
 
La question est rhétorique, tu ne tarderas pas à y répondre toi-même. Tu ne ressens aucune joie à mener cette lutte. Il ne s’agit même pas d’une vengeance, simplement d’une émancipation. Tout ce que tu ressens à cet instant, c’est une angoisse paralysante et une colère sourde qui se heurte à un self-contrôle perfectionné au fil des semaines et des insultes.
 
- Tu vas leur montrer les soi-disant preuves que tu as contre moi, et ensuite ?
 
Là encore, la question est rhétorique. Tu veux voir dans son regard le doute naître. Le voir grandir et muer en colère, en désespoir, en impuissance.
 
- Comment tu leur expliqueras que tu as mis des semaines avant de me dénoncer ? Comment tu expliqueras que tu m’as fait signer un contrat après avoir découvert les preuves d’une activité criminelle que tu fantasmes depuis que tu as mis la main sur ces photos ?
 
Avec calme et méthode, tu déroules ton argumentaire répété encore et encore dans tes pensées. Chaque mot que tu prononces et récité, déclamé comme un monologue écrit à sa seule attention. Elle devrait se sentir flattée, en un sens : tu lui offres bien plus que ce qu’elle a jamais mérité.
 
- Ecoute moi bien, Anna.
 
Tu insistes alors sur chacun de tes mots, ralentissant ton élocution et articulant plus que nécessaire comme elle aime tant le faire avec toi.
 
- Si tu veux me faire plonger, tu plongeras avec moi. Sois-en sûre et certaine.
 
Et quand tes mots trouveront écho dans son esprit, elle comprendra sans doute qu’elle a bien plus à perdre que toi dans cette histoire. Tout son petit royaume construit sur les ruines encore fumantes du bien-être de son entourage et sur les offrandes écœurantes de ceux qui l’adulent ; elle serait incapable de vivre sans tout ça. Entre tes mains, tu as le pouvoir de faire s’écrouler tout cela, et le plus drôle, c’est que c’est elle qui te l’a donné. 


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Mer 30 Mar - 10:20 (#)

Son Non semble retentir dans toute la pièce alors qu’il n’est porté que par une voix pathétique et minable fendant le silence. Une révolte têtue et stupide d’une gamine qui l’est tout autant. Je n’apprécie pas qu’elle se permette de me parler ainsi, mais déjà elle reprend la parole. Avec un self contrôle que je trouve étonnant pour cette misérable gamine, elle enchaine sur des propos qui me semblent bien trop réfléchis pour émaner d’elle. Ses questions calmes défilent et emplissent la pièce peu à peu. Un très léger froncement de sourcil accompagne ses mots tandis que je cherche à anticiper le fil de la pensée laborieuse de cette petite ingrate et comprendre là où elle veut en venir. Au rythme de ses phrases, ma main tenant la lettre se baisse, voyant qu’elle n’a aucune intention de la reprendre. Je dépose l’enveloppe en face de moi sur le bureau et toise ma cousine d’un regard froid en comprenant enfin son petit plan. Pour qui se prend-elle ? Croit-elle donc qu’elle peut ainsi me menacer ? Il lui a finalement fallu quelques semaines pour découvrir la faille béante qui s’était glissée dans mon plan. Est-elle fière de cette découverte pourtant si enfantine ? Je n’apprécie pas ses manières et sa petite rébellion. Je me redresse dans mon siège avec un port altier, refusant de me donner la peine de me lever pour si peu. D’un ton condescendant, je lui rétorque :

« Et il t’a fallu tout ce temps pour te rendre compte de tout ça ? En un sens c’est assez impressionnant. Je ne pensais pas que tes capacités intellectuelles te permettraient de faire un rapprochement aussi basique. Mais, bien évidemment, il y a des éléments que tu n’as pas pris en compte. » Je me renfonce confortablement dans le siège en faisant grincer le cuir de celui-ci, la toisant bien qu’elle me surplombe. « Ils n’ont pas à savoir à quelle date j’ai reçu ces photos. Ça pourrait être très récent, bien après ton embauche. Et en bonne citoyenne, j’aurais fait ce qu’il faut, quand bien même cela implique ma famille et mon personnel. A ton avis, qui la police croira-t-elle ? Toi… » Mon regard méprisant la parcourt en laissant entrevoir tout le dédain que l’on peut avoir pour sa personne. « …ou moi ? » Mon ton se fait plus léger et victorieux comme s’il était évident que c’est moi que les policiers croiront. Le fait que je sois une avocate ne jouera probablement pas en ma faveur, il y a une certaine inimitié entre les policiers qui arrêtent des gens et les avocats qui les font libérer peu après, mais le petit bouquetin n’a pas à connaitre cette information désavantageuse. D’une main distraite je joue avec l’enveloppe contenant la triste lettre et enchaine d’un ton doucereux : « Et puis il n’y a pas que la police que tu devrais craindre. Certains de mes clients seraient plus que ravis de te retrouver. C’est ça que tu veux ? Tu sais bien qu’ils sont réputés pour être très brutaux parfois, tu ne voudrais pas en arriver là tout de même ? » Mon ton est presque chantant, mais sous cet habillage mutin j’espère que les choses n’en viendront pas là. Il serait de très mauvais ton d’être ainsi mêlée à de telles histoires. Cela dit, une bonne correction serait sans doute bien utile pour lui rappeler quelle est sa place. J’espère que ces quelques mots replongeront son esprit dans un marasme de doutes et de peur qui la feront agir comme un gentil petit toutou. Sous le vernis brillant des apparences, je ne tiens vraiment pas à ce qu’elle aille au bout de ses menaces. Malgré les multiples stratagèmes que je pourrais utiliser pour me sortir de tels mauvais pas, j’y perdrai forcément. Les choses seraient plus simples si elle revenait à la raison. De nouveau je reprends la lettre de démission et la lui la tend. « C’est la dernière chance que je te laisse. Reprends cette bêtise et je pourrai peut-être oublier cette histoire. C’est terrible tout de même que tu craches ainsi sur cette chance que je t’offre alors que j’ai tant fait pour toi. »

Combien de temps tiendras-tu dans ta révolte ? Combien de temps avant que tu ne cèdes et t’effondres ? Un pincement d’agacement m’agrippe, je n’avais pas du tout anticipé cela. Pourquoi te bas-tu de la sorte ? Un peu de défi est intéressant, mais maintenant il suffit, retourne donc à ta niche et abandonne toute velléité de liberté.
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Mer 30 Mar - 14:06 (#)
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T
u ne t’attendais pas à la voir se décomposer sous tes yeux, certainement pas. Tu t’attendais cependant à voir transparaître sur son visage un peu de colère ; enfin, tu aurais apprécié cela. Oh oui, tu te serais délectée de son désarroi, du spectacle de sa fierté continuant à la faire se croire victorieuse malgré le constat incontestable de sa défaite ; tu te serais nourrie avidement de sa furie muette, fruit de la dissonance de son esprit. Tu aurais voulu la laisser sans aucune autre option que d’accepter ta liberté. Tu aurais voulu qu’elle goute à l’impuissance pour la première fois de sa vie et que ce goût amer reste à tout jamais imprimé sur sa langue, et surtout qu’elle se souvienne que tu es celle qui l’y a déposé.

Elle répond alors, son air suffisant et effroyablement hautain décorant encore et toujours son portrait dont les reproductions jonchent les quatre coins de la ville. Qu’elle parle, qu’elle crache, qu’elle exulte, cela ne changera strictement rien à l’issue de cette parodie de discussion. Elle croit avoir l’ascendant, mais elle ne tombera que de plus haut. Elle se croît intouchable depuis le confort opulent de son fauteuil, mais tu espères qu’elle se souviendra de chaque détail du décor quand tu lui assèneras tes arguments, et qu’à chaque fois qu’elle posera les yeux dessus elle se souviendra de cette scène.
Tu es confiante, probablement beaucoup trop, mais c’est pour toi le seul moyen de ne pas complètement céder à la pression des enjeux qui se jouent en ce moment même. Entre ses mains et tes mots, un aller simple en prison, une vie de fugitive, l’abandon de tes aspirations vampiriques et de la seule personne que tu considères aujourd’hui comme ta famille. C’est sans doute l’adrénaline qui te galvanise et te permet de surmonter la peur viscérale qu’elle te provoque.
 
Un sourire hautain et satisfait manque de se frayer un chemin jusque sur tes lèvres lorsqu’elle dévoile ses arguments en retour. Ton regard se fait plus froid et plus perçant, plus carnassier. Ta voix, elle, change subtilement. Il y a dans ton intonation une sorte d’arrogance que tu ne parviens pas à dissimuler. Tant pis, après tout, Anna peut bien savoir que tu prends tu plaisir à l’idée de gagner votre duel de sophistique, cela ne changera rien à son issue.
 
- C’est ça, la fameuse avocate que tous les enfoirés de la ville s’arrachent ? J’ose espérer que tes arguments sont meilleurs au tribunal, cousine.
 
Tu n’es pas une personne sadique ; tu n’éprouves pas de plaisir particulier à faire souffrir l’Autre. Cependant, tu es excessivement rancunière, et le vengeance fait naître en toi un sentiment grisant et enivrant.
 
- La police n’a pas besoin de me croire, tout comme elle n’a pas besoin de te croire.
 
Ménageant un court effet dramatique, tu sors ton téléphone pour l’agiter brièvement entre elle et toi, hors de sa portée. Tu reprends avec une extrême condescendance, lui parlant comme à une gamine un peu limitée à qui il faudrait tout expliquer. Tu prends un plaisir malin à utiliser ses propres armes contre elle, et cela t’effraie presque de penser que tu puisses lui ressembler.
 
- Tu as déjà oublié que tu m’as envoyé ces photos avant même de m’embaucher ? Et quand bien même tu m’accuserais d’avoir trafiqué mon téléphone, tu ne penses pas qu’il serait simple d’aller directement vérifier sur tes relevés téléphoniques ?
 
Instinctivement, tu t’étais légèrement penchée vers elle pour établir ta position de supériorité. T’en apercevant, tu te redresses alors pour retrouver le dos droit et surtout le ton neutre et froid que tu avais au début de ton monologue.
 
- Que penserait aussi la police en entendant l’enregistrement de toi en train de me menacer de me faire passer à tabac, hm ?
 
Dans un calme olympien, du moins feint à l’extérieur, tu prends le temps de ranger ton téléphone avant de plonger à nouveau ton regard dans le sien à la recherche de sa détresse et de sa rage. A vrai dire, tu n’enregistres rien du tout ; cette conversation pourrait s’avérer tout aussi compromettante pour elle que pour toi. Mais elle n’a pas besoin de savoir que tu bluffes.
 
- D’ailleurs, que penseraient tes amis s’ils apprenaient que tu as toi-même caché la fille qu’ils recherchent ? Hein, Anna ? Et s’ils apprenaient que l’on est de la même famille ? Et si j’arrivais à leur faire croire que toi et moi, on travaille ensemble ?
 
Ton regard trahit le dégoût que tu éprouves en pensant aux individus en question, tout autant que celui qui te vient lorsque tu imagines l’espace d’une seconde ta cousine et toi collaborer.
 
- Mais qui suis-je pour te donner des conseils, après tout ? Tu peux bien continuer à me sous-estimer si ça te chante, c’est vrai que tu as toujours fait comme ça. 


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Sam 2 Avr - 9:04 (#)

Sa rebuffade pitoyable ne me fait même pas hausser un sourcil, je n’y vois que des paroles désespérées essayant en vain de m’arracher une émotion à son égard autre que la déception. Triste gamine agitée ne comprenant rien et fantasmant tout. Rien de bien nouveau.
Dans ce bureau devenu arène, elle développe d’un air vainqueur ses éléments à charge en surestimant grandement ces officiers de police fainéants et incapables. Au fil de ses mots, mon expression se fait plus froide et plus hautaine encore, comme si un cloporte était monté sur mon bureau pour venir poser ses exigences pathétiques. Sa voix insupportable nourrit mon agacement comme un brasier qui croit et commence à dévorer mes entrailles et ma patience, me faisant froisser le papier de la lettre en la serrant de trop. Peu à peu, je sens que mon jouet m’échappe. Que le contrôle total que je maintenais fermement sur sa personne s’étiole. Dans un calme maitrisé que je ne lui connais pas, elle s’évade et se faufile entre mes filets, traquant la moindre faille et s’y engouffrant sans peur. D’où te vient cette assurance, Heidi ? Où est passé la colère impulsive qui t’habitait jusqu’alors ? Tu as changé sans que je ne le vois, et je n’apprécie pas cette nouvelle version de ta personne. Plaquant la lettre sur le bois de mon bureau avec agacement, je quitte mon siège et me redresse pour la fusiller du regard. Malgré mes talons hauts je dois lever la tête pour la regarder en face, toute géante balourde qu’elle est. Ce petit jeu a assez duré, ses menaces ne sont plus tolérables. D’une voix posée bien que chargée d’une colère mal contenue, je riposte, articulant des mots rendus tranchant pour l’énervement :

« Parce que tu penses que la justice est la même pour tout le monde ? Je suis quelqu’un de respectable et respectée, et toi tu es… eh bien… toi. » Le ton est empreint d’un dégout épais, presque tangible. « Tu risques la prison, et moi au pire une amende. Je connais les juges de la ville figure toi. » Et beaucoup de ces vieillards apprécient me voir dans leur vie pathétique et ne prendraient pas le risque de m’envoyer en prison pour si peu. Pour autant, j’ai bien plus à perdre dans cette histoire qu’elle. Heidi n’a rien. Sa vie misérable ne vaut rien. Pour ma part, toute ma belle vie durement bâtie pourrait s’effondrer et disparaitre dans le vortex destructeur entoure ma cousine. Malgré tout, je refuse de capituler devant cette honte familiale. « Et un tel enregistrement est illégal et ne serait pas recevable. Tu penses vraiment pouvoir jouer contre moi sur le terrain de la loi ? »

Voilà qui serait peine perdue pour elle. Un sourire mauvais échappe à mon contrôle à l’idée qu’elle tente réellement de venir me défier dans mon aire de jeu favorite. Hélas cet espoir de la voir réduite à néant dans mon antre même se confronte à l’idée bien moins plaisante des nombreuses rumeurs qui naitraient alors. Cette femme n’est qu’une plaie putride qui contamine et dévore tout autour d’elle. Mais visiblement, c’est sur un autre terrain qu’elle veut jouer cette partie. Un terrain bien plus mouvant et incertain sur lequel on pourrait chuter toutes les deux. Les extrémistes sont instables, inconstants, imprévisibles et impulsifs. Malgré tout ce que j’ai fait pour eux, toutes les victoires que je leur aie amenées au tribunal pour défendre les leurs ou éloigner leurs ennemis, ils pourraient ne voir que la trahison. Leur comportement est imprévisible et cette incertitude les rend d’autant plus dangereux. Malgré ce doute terrible et insidieux, mon regard ne cille pas, ne faiblit pas, se fait plus revêche encore. D’une voix rêche, je lui rétorque :

« Ils ne te croiraient pas. J’ai fait tellement pour eux que ces propos n’auraient aucun sens. Je vois bien que ta stupidité t’empêche de voir les choses clairement, mais je n’avais jamais réalisé que tu étais bête à ce point-là. C’est presque impressionnant de voir à quel point tu parviens toujours à me surprendre, dans le mauvais sens. » Les chances doivent être de l’ordre de cinquante-cinquante. Une chance sur deux pour qu’ils ne la croient pas. Une chance sur deux pour qu’ils cherchent à me détruire avec elle. Je n’aime jouer que quand je suis sûre de gagner, et aujourd’hui je n’ai plus toutes les cartes en main. Les paumes plaquées sur le bureau d’agacement et mon regard fixé dans le sien, je lui réponds d’une voix chargée de mépris : « Je t’estime à ta juste valeur, Heidi. Celle d’une gamine ingrate manigançant des plans bancales. »

Reprenant finalement contenance, je me redresse et lisse les plis de ma jupe d’un geste élégant. Tous nos atouts sont sur la table, il ne reste plus qu’à jouer la partie. Un coup de poker terrible. Risquer de prévenir la police ou la milice anti-CESS, gagner dans un coup d’éclat aussi tonitruant que satisfaisant ou chuter ensemble. Ou alors ne rien faire et laisser cette misérable gamine s’extirper de mon contrôle et disparaitre de ma vie. Mon choix en tant que tel n’est pas important, c’est ce qu’elle croit de mon choix qui l’est. Je pousse l’enveloppe à présent froissée d’avoir tant été manipulée vers mon assistante et lui déclare avec un ton ferme dans lequel se dissimule à peine une pointe de menace :

« Fais comme tu veux, Heidi, et assume les conséquences de tes actes. »

Sur quoi parieras-tu, cousine ? Selon toi, préfèrerais-je te détruire à tout prix ou bien préserver ma propre existence ? As-tu entraperçu la colère que tu me fais éprouver ? Pense-tu qu’en son nom je pourrais tout bruler ? Tu me connais mieux que personne. Pense-tu que je bluff ?
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Heidi Janowski
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NE M'OUBLIE PAS

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≡ Cousine de la démoniaque experte en chantage, Anna "la s****e" Janowski
≡ Mordue au littéral comme au figuré

Facultés : ≡ Surnaturellement agaçante
≡ Maîtresse du sarcasme et de l'ironie
≡ Balbutiements du tout premier niveau de Présence vampirique tout fraichement héritée

Thème : 'Round Midnight - Miles Davis
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QUAND J'AURAI SOMBRÉ

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Lun 4 Avr - 13:16 (#)
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Cabinet d'Anna, Février 2021
ft. Anna Janowski


P
eu à peu, alors que tu abattais méthodiquement tes cartes unes à unes, tu as pu voir la colère s’emparer d’Anna. Il semblerait que cette propension à la haine et la fureur soit un trait dont vous avez hérité toutes les deux, et c’est peut-être bien la seule chose qui vous rapproche, du moins autant qu’elle vous éloigne. Seulement, de vous deux, tu es celle qui a dû apprendre à la contrôler à tout prix, envers et contre tout pour qu’enfin elle ne te consume plus. Ta cousine, elle, de toutes façons, n’a pas besoin de la cacher : on lui pardonne tout. C’est insupportable, d’autant plus que c’est incompréhensible, mais c’est tout autant inéluctable.

 
Dehors, le temps est calme. Le ciel est gris et seule une brise discrète agite les feuilles, comme pour rappeler que le temps s’écoule aussi là où vous n’êtes pas. Le monde n’a que faire de vos échanges de diatribes ni des tempêtes que vous aimeriez déclencher avec vos mots pour leur donner tout le poids qu’ils ont dans vos esprits. Tu aimerais soulever des bourrasques de poussière et faire s’envoler toute la décoration de la pièce à la fin de chacunes de tes phrases ; mais ni toi ni elle n’avez un tel pouvoir.
Et puis, comme si votre sang avait parlé à l’unisson, elle commence à te répondre en récitant tout haut ce que tu étais en train de penser. La justice n’est la même pour personne, le fait que vous ayez cette discussion en ce moment même en est une preuve amplement suffisante. Si la justice avait réellement existé, Anna ne serait pas en ce moment en train de la désavouer. Elle aurait dû perdre autant qu’elle a pris, assez pour la dissuader de recommencer. Pourtant ça n’est pas le cas, la seule justice qui existe est celle que l’on réclame soi-même, et elle ne connaît de limite que dans la valeur que l’on accorde à sa propre personne. Tu peux le reconnaître, ça, ta cousine l’a compris bien avant toi.
 
A son tour, elle dévoile son jeu. Ses yeux sombres et en quête incessante de douleur fixés dans les tiens, elle ne cherche même pas à réfuter tes propos. Elle ne peut pas, tout simplement. Tout ce qu’elle rétorque, peu importe avec quelle véhémence, n’a pas de poids. Tout ce qui compte, tout ce qui a de l’importance se résume dans une seule question : le tribut de sa propre ambition sera-t-il trop élevé pour contempler ta chute ?
 
Vous êtes toutes les deux debout, face à face dans un duel que vous voudriez toutes les deux fratricide. Tu la surplombes et cet avantage de hauteur t’aide à garder ton aplomb et à ne pas flancher sous la pression des enjeux.
Tu laisses quelques interminables secondes de silence s’emparer de la pièce pour qu’elle recouvre son calme après avoir connu le grondement furieux de vos voix et les claquements venimeux de vos langues. Tes yeux clairs, froids, percent les siens encore quelques instants avant de se poser sur ta lettre qu’elle tente une nouvelle fois de te rendre. Avec dédain, tu retrouves ensuite son regard.
 
- Je ne la reprendrai pas.
 
Quelques secondes de silence suivent, assourdissantes.
 
- Je te connais, Anna, sans doute plus que n’importe qui. Je sais ce qui compte vraiment pour toi.
 
Tes mots planent dans l’air, lourdement chargés de sous-entendus. Elle croit peut-être que tu n’as plus aucune carte à avancer, mais elle se trompe. De l’autre côté des fenêtres, la brise continue à taquiner la végétation, totalement ignorante de votre querelle. Tu t’autorises pour la première fois de votre discussion un coup d’œil en direction des carreaux, puis un long soupir avant de planter, pour la dernière fois tu l’espères, tes orbes de jades droit dans ses yeux de serpent.
 
- Ce n’est pas qu’une simple amende ou quelques lettres de menace supplémentaires que tu risques. L’une comme l’autre, on le sait. Es-tu sûre de vouloir me donner le pouvoir de t’arracher ce que tu as de plus cher ?
 
Sa réputation. Sa carrière. Sa vie. Tout ça repose sur l’ignorance du reste du monde, au fait qu’elle apparaît publiquement lisse et sans reproche. Si elle décide de te condamner, tu donneras tout ce que tu as, tout ce qu’il te restera pour salir à jamais son nom.
 
- Fais comme tu veux, Anna, mais assume les conséquences de tes actes.
 
Le port altier, menton relevé et dos droit, tu cherches à déchiffrer une dernière fois les émotions noires qui brûlent sa rétine. Et puis, tu te retournes et fais claquer tes talons jusqu’à la porte de son bureau, que tu laisses délibérément ouverte. Ton cœur bat si vite que tu crains un instant le malaise, mais quand tu auras laissé aussi la porte du cabinet béante derrière toi, tu auras soit tout perdu, soit regagné ta liberté. 

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Jeu 7 Avr - 9:16 (#)

La tension froide et tranchante régnant entre ces murs pourrait concurrencer le vent froid de fin d’hiver qui murmure à l’extérieur et froisse les branches des arbres. Une nouvelle fois elle rejette ma proposition, abandonnant la lettre de licenciement et scellant par là même son sort. Mes yeux se plissent de ressentiment tandis qu’elle plante les derniers clous dans le cercueil de notre contrat, enterrant une fois pour toute notre accord. Elle a raison sur un point, elle me connait mieux que quiconque sur cette terre, mais malgré cela elle sous-estime mes capacités de nuisance. Ne devrait-elle pas avoir appris sa leçon après avoir été bannie comme une malpropre de tous les établissements où elle jouait de son odieux instrument ?

La bouche rendue sèche par la colère, je laisse le silence s’étirer entre chacune de ses phrases vipérines et retorses. Risquerais-je tous ce qui est important pour une âme aussi insignifiante ? En aucun cas, mais ne doute pas une seule seconde que je saurai te faire payer, Heidi. Un écho de mes mots résonne dans la pièce porté par la voix de ma cousine. Comment ose-t-elle ? Mon esprit se retrouve pris en tenaille entre deux sentiments violents et contraires : la colère de l’entendre reprendre mes mots et les retourner contre moi et la joie maligne de la voir ainsi me singer et marcher dans mes pas. Ne deviendrais-tu pas comme moi, cousine ? Celle là même que tu honnis et dont tu suis à présent la voie ? Sans attendre, elle tourne les talons et quitte la pièce. D’une hargne terrible et d’une voix presque déformée par la colère, je lui affirme alors qu’elle passe la porte :

« Tu fais une énorme erreur Heidi. Tout finit par se payer. »

Sa silhouette disparait dans l’embrasure et ses pas s’estompent à mesure où elle quitte mon bureau pour ne plus jamais y revenir. Mon poing se referme sur la lettre de licenciement qui ne ressemble plus dès lors qu’à un vieux bout de papier froissé. Comment est-ce possible ? Comment la petite fille stupide et malingre peut penser avoir le dernier mot ? Comment a-t-elle pu échapper à mon contrôle ? Prise d’une rage brusque me brulant les entrailles, j’envoie valser d’un geste rageur une partie des affaires de mon bureau dans un fracas terrible sous le coup d’une colère immonde et inédite. Presque tremblante de fureur, je croise mon propre regard dans le miroir accroché au mur pour y découvrir des traits déformés par une haine intense et des mèches échappées de ma coiffure si travaillée, image de perfection salie par une défaite amer et destructrice. Les poings toujours serrés et le cœur emplie de rancune, j’essaie malgré tout de reprendre une apparence convenable. Je remets en place ma coiffure et œuvre à retrouver un masque de perfection, dissimulant la violence qui a subitement grandie dans mes entrailles. D’un œil peu amène, j’observe les affaires gisantes au sol de manière lamentable, comme un cadavre ridicule d’une victime collatérale d’une guerre qui ne la concerne en rien. Je déteste avoir ce sentiment de défaite, d’autant plus face à elle. C’est complétement nouveau pour moi, et j’exècre cette sensation. Avec agacement, j’œuvre à ramasser ce qui traine sur le sol et remets de l’ordre en sachant qu’un client arrivera sous peu. Il faudra également que je trouve une nouvelle assistante. Voilà sans doute l’occasion d’en avoir une bonne et ainsi pouvoir commencer à étendre mon empire. Je ne pouvais pas me permettre d’embaucher d’autres avocats dans mon cabinet avec Heidi trainant dans le coin. Son départ m’arrache un jouet, mais m’offre de nouvelles perspectives pour élargir mon influence. Malgré tout, il n’est pas tolérable qu’elle ait ainsi choisi sa libération. Ma vengeance se bâtira sur les flammes de ma colère et ta vie s’effondrera, cousine. J’en fais le serment.
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