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Necessary evil || Ozios

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Your soul is mine
Anna Janowski
Anna Janowski
Your soul is mine
The Greatest

En un mot : Perfection démoniaque
Qui es-tu ? : - Avocate vedette anti-CESS
- Ambition dévorante
- Démone qui se découvre
- Tortionnaire de la misérable petite Heidi

Facultés : Engeance d'Ishtar
Don de magnétisme conférant un charisme hors du commun
Necessary evil || Ozios 97434189fd0a021a5da1e3756eb9ed0dfe2d3321
I have bloomed with roots in hell

Pseudo : Ulfhe
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Lun 11 Avr - 9:10 (#)

Je réajuste la boucle d’oreille pendante dont les multiples pierres attrapent la lumière pour scintiller avec élégance et raffinement. D’un œil expert et alerte, j’étudie mon maquillage, ma coiffure et ma tenue de soirée et ce n’est qu’après quelques ajustements que je juge le tout empreint de perfection. Cette inspection minutieuse a permis de calmer une seconde les milliers de questions qui s’enchevêtrent dans mon esprit depuis la dernière rencontre avec l’artiste bizarre avare d’explications. Ce soir j’en saurai plus, une fois qu’il aura user de mon influence pour amadouer celles et ceux qui pourraient mettre à mal son business de ce qu’il appelle de l’art. Un vibrement de mon portable me tire de mon impatience et mon regard se détache de celui de mon reflet pour se porter sur mon téléphone. Le taxi arrive. Je saisis un sac si petit que je peux tout juste y glisser mon téléphone, mes papiers et mes clefs puis je quitte ma chambre en prenant garde à bien refermer derrière moi, m’assurant que le gros chat paresseux ne vienne pas souiller mes draps de sa fourrure volatile. Mes talons hauts résonnent dans l’allée et je monte dans le véhicule en indiquant à la conductrice ma destination de la soirée, la Ice ivy galery dans Western Hill. Sans un mot, la voiture démarre et le paysage qui s’assombrit avec l’arrivée de la nuit commence à défiler doucement comme un film ennuyeux. L’arrivée du printemps nous permet de profiter du jour plus longuement à présent, chose dont les anti-vampire ne manquent pas de se vanter sur internet afin de narguer les vampires qui pourraient se perdre sur le web. Me détournant du paysage qui devient de plus en plus urbain à mesure où l’on s’approche de la ville, je prends mon téléphone et commence à taper un message pour Ozios. 'Viens me chercher à mon taxi. Il est exclu que je rentre toute seule sans cavalier à un vernissage. Si tu me fais trop attendre je m’en irai. Je te préviendrai en arrivant.' Qu’il ne pense surtout pas qu’il a l’ascendant parce que je brûle d’obtenir des réponses à mes questions, je sais pertinemment qu’il a tout autant besoin de moi que moi j’ai besoin de lui. Je verrouille le téléphone et le garde à la main en prévision du moment où je devrai le prévenir de mon arrivée.

Dans les rues, une petite foule profite du soleil tardif et flâne sans se presser mais je suis aveugle à ce spectacle inintéressant. Shreveport défile derrière la vitre du véhicule, mais toutes mes pensées ne se tournent que vers le vernissage et les questions qui me tenaillent sans cesse. Quel est donc la nature de ce talent dont il me parlait ? D’où vient-il ? Pourquoi moi ? Depuis cette rencontre, j’ai cherché à savoir si je pouvais en prendre le contrôle volontairement, exercer cette attirance à dessein, mais à chaque fois j’étais dépourvue face à ce phénomène. C’est comme essayer d’attraper et de manipuler quelque chose d’invisible et d’intangible, de plier l’impalpable, de capter une chose dont la nature est aussi mystérieuse que le fondement même de l’univers. Je ne peux arriver à rien sans en savoir plus. Mes connaissances insuffisantes me limitent et font grandir une frustration terrible dans mes entrailles. Jusqu’ici je n’ai jamais été confrontée à des questions insolubles dont les réponses ne reposent qu’entre les mains d’une seule personne, ou du moins d’une seule personne connue. Cet accord a intérêt à être à la hauteur de mes espérances. La voiture tourne au coin de la rue et je commence à reconnaitre le quartier de de Western Hill avec ses grands immeubles qui montent vers le ciel comme mues d’une volonté d’aller dévorer les nuages. La faune y est plus nombreuse à arpenter la nuit qui s’approche. Presque tous portent des tenues de soirées, oscillant entre les robes trop courtes pour aller en boite et des vêtements plus élégants pour des endroits où le champagne doit être épouvantablement cher. Rapidement j’envoie un nouveau message au peintre en étant déjà agacée de sa désinvolture que j’imagine intacte depuis notre dernière rencontre. 'Mon taxi arrive.' Je me retiens même d’y ajouter de nouveau un ‘ne me fais pas attendre’. En temps normal, une soirée telle que celle-ci à déambuler dans des groupes de personnes aisées dans une exposition en vue aurait été du pain bénie, mais les circonstances me laissent un gout que je ne saurais définir. Un sentiment se situant quelque part entre l’agacement de la contrainte, l’excitation de la découverte, la désagréable sensation d’être utilisée tout en étant un peu flattée d’être aussi nécessaire. Des sentiments conflictuels qui m’empêchent d’apprécier les choses, mais je n’aurai aucun mal à faire fleurir un sourire sur mon visage pour me glisser dans la foule et remplir ma part du marché.

Le taxi s’arrête près de l’entrée dans laquelle s’engouffre des couples élégants à l’humeur légère et dont les quelques éclats de rire agrémentent la rue éclairée par les lumières chaudes de l’intérieur du bâtiment. La conductrice se tourne dans le siège conducteur pour me voir. Une femme d’une trentaine d’années au teint mate et aux cernes marquant un manque de sommeil manifeste. Une seconde s’écoule tandis qu’elle m’observe de cet air un peu fasciné que je sais maintenant très peu naturel avant qu’elle ne dise d’une vois un peu basse :

« Madame, nous sommes arrivés.
- Je sais, je vais attendre mon ami ici.
- Dans ce cas je laisse tourner le compteur.
- Très bien. »

Elle se retourne et s’enfonce dans son siège sans un mot de plus. Je scrute la rue animée à la recherche de l’artiste que j’espère assez gentleman pour venir me chercher. Dans le cas contraire je n’aurai aucun scrupule à dire à la conductrice de me ramener chez moi. Je préfère perdre mon temps plutôt que ma dignité.
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