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I see trouble on the way • Odelia

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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
Eoghan Underwood
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⛤ SMALLTOWN BOY ⛤

I see trouble on the way • Odelia 1E5CfUE I see trouble on the way • Odelia AoZyjkn I see trouble on the way • Odelia BvRyGpi

"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

I see trouble on the way • Odelia KOVXegv I see trouble on the way • Odelia WZKlL7H I see trouble on the way • Odelia J8B1rxa

"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
I see trouble on the way • Odelia KL9jJO9
⛤ VENGEANCE ⛤

I see trouble on the way • Odelia ZfHtADc I see trouble on the way • Odelia Jq60QrG I see trouble on the way • Odelia MaP8TbX

"Before I die alone."

I see trouble on the way • Odelia GIeraGW
Pseudo : Nero
Célébrité : Ian Somerhalder.
Double compte : Sanford R. De Castro, Aliénor Bellovaque, Ian C. Calloway & Gautièr Montignac.
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Crédits : Tag (ava') ; Amiante (signa')
Mer 27 Avr - 20:47 (#)


I see bad times today
18 juin 2021.

Comment en était-il venu à éprouver cette sensation d’accélération fulgurante ?
Depuis son retour plein et entier à Shreveport – du moins tant qu’il le supporterait – il restait de moins en moins insensible à l’ambiance qu’il soupçonnait électrique, sous le manteau de calme endossé par la ville. Il ne croyait pas verser dans une paranoïa absurde. Simplement, il connaissait les replis et recoins de cette foutue métropole comme sa poche. Comme les anciens avant lui, il savait prédire la pluie qui arrivait, reconnaître aux volutes de poussière du printemps l’annonce d’un été caniculaire, et présager de l’augmentation de la population de telle ou telle espèce de vermine. Il en était alors sans doute devenu de même pour les hommes qui allaient et venaient entre les murs de béton.
Il savait également que l’excitation picotant la peau de ses bras, allant parfois jusqu’à déranger les prémisses de son sommeil, était dû à l’enchaînement de rencontres et de retrouvailles que le mois de juin concentrait en l’espace de quelques semaines. Les visages de Victoria et Lilas n’y étaient bien sûr pas indifférents, mais une récente cérémonie de l’Irae avait également eu son rôle à jouer, sans compter les nouvelles prises auprès de Lake et Roman. Il vivait cet épisode avec une intensité propre à son essence et à son caractère. Il ne s’octroyait des « pauses » dans cet enchaînement de face à face ou échanges téléphoniques que pour se livrer à ses activités professionnelles. Aujourd’hui cependant, ce n’était pas dans sa boutique qu’il s’occupait des expéditions de matériel ou d’animaux. Aujourd’hui, il prenait la température directement sur les marches de la Government Plaza. Une foule hétéroclite y déambulait en ce vendredi soir. On y retrouvait donc forcément un conglomérat multiculturel et social impressionnant. Certains avocats d’affaires ne trompaient personnes, de par leur dégaine ou éternel attaché-case, notamment. Des employés de bureau ne cessaient de débaucher par vagues irrégulières ; fonctionnaires de l’État, secrétaires et autres comptables, se hâtaient de se répandre, le soulagement ou la fatigue affichés sans détours sur leurs visages plus ou moins éreintés par leur quotidien aliénant. Enfin, on trouvait également des bandes de jeunes désoeuvrés, s’étant donné rendez-vous au creux du centre chaud de Shreveport. On entendait leurs rires éclater contre les murs des bâtiments officiels, ou les planches des skate-boards claquer violemment contre les pavés.

Pour sa part, Eoghan Underwood se contentait de fumer l’une de ses traditionnelles Pall Mall, appuyé contre l’un des piliers du Shreveport Police Department. Il attendait quelqu’un, s’étant pointé un peu en avance. Son estomac n’était pas dévoré par l’angoisse. Il ne jetait pas régulièrement des coups d’œil à sa montre. Il patientait, tout en fumant, malgré le regard désapprobateur de quelques officiers qui s’échappaient à leur tour de leur monde professionnel. Le sorcier ne leur accordait aucune attention. Parmi eux, certains le détestaient. D’autres, lui prêtaient en revanche un sourire sympathique, lui adressaient un petit signe de la main. Il le leur rendait avec une amicalité sincère. Lorsqu’il avait été suspecté de la disparition et/ou de la séquestration de Johanna Andros, les avis s’étaient multipliés, et deux camps s’étaient ainsi divisés, dans le groupe des vieux de la vieille de la police de Shreveport. Certains étaient convaincus que le gamin n’était pas net. Après tout, il était le dernier à avoir donné rendez-vous à l’adolescente, en vue d'une nuit comme les deux amants en étaient coutumiers. Les autres, quant à eux, ne croyaient pas ce gamin du cru, visiblement bien accepté dans la communauté noire et la famille Andros, capable de commettre un crime aussi abject, et encore moins de parvenir à dissimuler un cadavre aussi longtemps. Il avait fallu une éternité à l’arcaniste pour oser repasser devant un poste de police sans avoir la trouille au ventre. Malgré l’assurance d’une protection indéfectible assurée par l’Irae, il se voyait alors déjà jeté au fond d’une cellule, et ses brefs séjours dans une salle hermétique, soumis aux interrogatoires plus ou moins musclés, n’avaient pas aidé le gamin, puis le jeune adulte, à embrasser un avenir plus optimiste.
Aaron l’avait hanté, de par son obstination à ce que le cadavre de sa seule gamine lui soit rendu. Bien évidemment, Johanna n’avait jamais reparu : vivante ou morte. Elle dormait toujours dans le South, et il paraissait clair que le cold case ne trouverait jamais sa résolution.

Il en était là de ses réflexions, quand il repéra de loin la silhouette gracile d’Odelia di Stasio. Il attendit de terminer sa clope, tout en la jaugeant à distance. Elle se tenait précisément à l’endroit où il leur avait donné rendez-vous, et sa posture lui permettait de la contempler tout à loisir, l’observant sans qu’elle ne puisse se douter de ce repérage en règle. Odelia. Une drôle de nymphette, avec qui il avait conservé de brefs mais importants contacts, depuis octobre 2019. Il avait fallu du temps, plusieurs mois même, pour qu’un semblant de confiance s’établisse entre eux deux. Il repensait souvent à la première nuit de leur rencontre, catastrophique. Il n’avait pas été facile avec elle – comme bien souvent lorsqu’il lui arrivait de croiser un visage pour la première fois, songea-t-il. Tous deux s’étaient montrés cependant bien assez malin pour comprendre l’intérêt d’une collaboration réelle. Assez fine pour suspecter que les Quartiers généraux de l’Irae à Shreveport se situaient dans le North dans les environs d’Albany Road, il n’avait pas tardé à la conforter dans son opinion. Elle était trop maline. Trop perspicace, en de nombreux points, pour qu’il s’éprenne réellement du désir de jouer avec son intelligence. Qu’elle soit une sœur rouge avait probablement aidé à bâtir les premiers étais du pont de corde les maintenant liés l’un à l’autre. Ils avaient noué les liens d’une collaboration jusqu'à présent parfaite. Un pacte de non-agression qui, depuis lors, n’avait jamais été rompu. Les arcanistes se gardaient bien de s’en prendre aux créatures venant parfois rôder lors des pleines lunes dans leur giron. En échange, la représentante de l’Arch avait toujours tu la localisation de la secte, éprise d’un silence à toute épreuve. Les uns se renvoyaient vers les autres. Un praticien noir ou écarlate cherchait à entrer en contact avec l’Irae elle-même ou une congrégation correspondant à ses désirs de « coven », qu’Odelia n’aurait pas manqué de le mettre discrètement en relation avec le Second de Circé van derr Ven. En échange, certains de ses fidèles n’avaient pas hésité à se montrer disponibles, mettant leur savoir, leurs véhicules, leurs connaissances du terrain au service de la brunette qui avait su négocier en des termes raisonnables les accords de l’omerta.

Ce soir, Eoghan avait eu envie de lui parler de vive voix, ne se contentant plus guère des messages froids par smartphones interposés. En outre, de la même manière qu’il avait resserré les rangs des antennes de Bâton-Rouge et de la Nouvelle-Orléans, son instinct lui avait murmuré de se rapprocher d’Odelia, significativement. Échange de savoir. Absence de plateformes numériques douteuses. Parler de vive voix. La méthode la plus fiable qui existe, entre sorciers. Il ne la fit pas trop tarder, et bientôt, sa silhouette vêtue de sombre - jean, rangers cirées pour l’occasion et t-shirt noir - lui apparut. Il s’accorda un sourire poli à l’intention de l’Éveillée. Cela faisait une éternité qu’il ne l’avait pas revue. Leurs entretiens ne s’étaient pas faits si fréquents, de sorte qu’il éprouvait toujours ce qui ressemblait presque à de la timidité, à une gêne issue de la méconnaissance qui l’entourait à son égard. « Hey. Merci d’être venue. J’espère que j’te bousille pas tes plans ou un rancard. » La chaleur intense qui frappait la Louisiane en cette fin juin l’avait poussé à éviter une rencontre dans un lieu clos. Il préférait largement profiter du crépuscule naissant et de la baisse progressive des températures pour déambuler et échanger avec elle, aussi longtemps qu’elle le lui permettrait. Il l’invita à le suivre, entreprenant de traverser la Plaza sur toute sa longueur, prenant son temps en accordant son pas au sien. « Et au passage, merci pour nous avoir envoyé ton gars, l’autre fois. Ça a bien accroché avec Sebastian. J’pense qu’on a gagné une recrue solide pour nos rangs, et ça se serait sans doute pas fait sans ton aide. » C’était si étrange. De se tenir là, tout près d’elle. De marcher comme s’ils se rencontraient pour la première fois à l’issue d’une discussion Tinder de quelques jours. Empruntés. Mais pas sans cette facilité étonnante qui surnageait tout de même, et qui avait toujours ponctué leurs palabres. Dès le départ. Il glissa le bout de ses doigts dans ses poches, et en profita pour l’analyser avec plus d’attention.

« J’aurais voulu te voir avant, mais j’ai pas mal crapahuté à droite et à gauche. Comment ça va de votre côté ? Pas de souci ? Pas de difficulté notoire ? »

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Louisiana Burning

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When witches don't fight, we burn
Odelia di Stasio
Odelia di Stasio
When witches don't fight, we burn
AB UNO DICE OMNES

En un mot : some ghost
Qui es-tu ? : Φ sorcière rouge de 29 ans, constamment en recherche de sensations fortes.
Φ offre son énergie à l'Arch, association ayant pour but d'accompagner les CESS dans leur intégration dans la ville. La fondatrice et chamane Yelena Tehrt, est son mentor.
Φ bien qu'elle l'ignore, fût élevée par des purificateurs. Ceux-ci ont tout fait pour dissimuler la vraie nature de sa magie. Bien que tentant désormais de combler les années perdues, sa maîtrise des arcanes reste instable.
Φ professeure de danse classique, anciennement en tournée avec une compagnie de ballet.
Φ installée à shreveport depuis 2013. habite actuellement mooringsport.
Facultés : MANIPULATION DES ENERGIES VITALES
Φ Manipulation des émotions. Injection, détection, effacement, remplacement des émotions. maîtrisé
Φ Utilisation des émotions dans sa magie. plutôt bien maîtrisé
Φ Manipulation des auras. Modification, dissimulation de parties d'auras. très peu maîtrisé
______________

Φ Lecture d'auras. Emotion, race, inclinaison, forme d'un thérianthrope.
Φ Capable de sentir les esprits mais mal à l'aise avec tout ce qui y a trait.
Thème : We Are Gods - Audiomachine
ASHES YOU WILL BE

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Dim 1 Mai - 11:20 (#)


I SEE TROUBLE ON THE WAY

Government Plaza
18 juin 2021



Odelia savourait la langueur de ces jours d’été. Les vacances scolaires avaient débutées quelques semaines plus tôt et le studio avait lui aussi fermé ses portes, ce qui durerait pratiquement toute la saison estivale, à l’exception de deux stages d’une semaine qui viendraient la ponctuer plus tard. Les températures avaient escaladées depuis un mois déjà, lui rappelant les étés italiens, la douceur du temps qui s’écoulait sous un soleil tyrannique mais qu’elle adulait, cela se limitait à cela pourtant – tout ici était différent. La Louisiane avait la particularité d’avoir une météo de toute évidence bien plus chaude et ensoleillée que celle de son pays natal – ce qui était loin de la déranger -, et elle s’y était accoutumée tant et si bien que l’hiver lui avait semblé tout aussi rude que si elle avait toujours vécu alentour. Quoiqu’il en soit, libérée de son habituelle routine professionnelle, se gardant d’une sortie la veille, elle avait pu profiter de sa journée pour ne penser qu’à soi : après une séance de yoga et une promenade dans les bois durant la matinée, elle avait cuisiné et pris un bain de soleil au jardin tout en se plongeant dans un bouquin sur l’influence des placements planétaires dans les rituels arcaniques. Elle tentait tant bien que mal de palier le manque d’expérience réelle dont elle souffrait par un rattrapage de la théorie, ce qui n’était pas douloureux au vu de sa curiosité, mais demeurait tout de même cependant relativement frustrant. Quoiqu’il en soit, rien n’était venu perturber la monotonie joyeuse de cet instant régénérant.

Bientôt vint l’heure de se préparer. Si elle devait être parfaitement honnête avec elle-même, l’arcaniste était ravie de l’entrevue qu’Eoghan lui avait proposé : hormis le fait que leur alliance ait été des plus fructueuses depuis… maintenant un an et demi, il était un sorcier rouge qu’elle devinait de bonne position au sein de l’Irae, ce qui signifiait expérimenté et établi, forçant une balbutiante comme elle un minimum de respect et d’admiration – bien qu’elle ne l’étalerait jamais, ô grand jamais -, mais aussi, si l’on repoussait encore les limites de cette franchise exacerbée à laquelle on s’adonne ici décidément, il y avait quelque chose qui était resté de leur première rencontre en elle, ancré, fascinant : sa façon de lui tenir tête, de ne pas se laisser démonter, la tension entre eux ce soir-là, la tension en lui, hormones en folie, sa capacité à l’agacer – tout valait mieux sûrement que l’ennui que les gens avaient tendance à faire naître en elle -, le danger, de peu l’interdit. Autant dire que ces pensées seraient sans nul doute jugées tordues par n’importe quel thérapeute méritant son diplôme, ce qui expliquait définitivement qu’elle eût envie de les refouler. Pas assez profondément pour que le temps de l’apprêt n’en devienne un délice : ses doigts jouèrent sur les pièces de sa penderie jusqu’à se poser sur une robe loose quoique cintrée,  qu’elle enfila par-dessus des sous-vêtements en dentelle et des bas d’une large résille. Elle casserait le tout avec une paire de Dr. Martens, le tout ne dénoterait pas de ses tenues habituelles, et peut-être que cela se traduirait : c’en était plus de la curiosité amusée, exploit déjà en soi, que de l’excitation. Il fallait bien admettre qu’elle avait toujours eu un côté séductrice – elle n’avait jamais eu besoin ni d’occasion ni de proie pour l’afficher au grand jour, quoique derrière un masque toujours maîtrisé. Ses rêveries aussi l’étaient. Elle savait qu’elle ne le connaissait pas vraiment, que tout n’était que projections pour le moment, et que d’un tour que lui jouerait son cerveau, d’une remarque mal placée ou d’un regard dérangeant – pas forcément ceux que vous y imaginiez -, ce tout pouvait très bien s’écrouler. Elle croyait en la perte plus qu’elle ne croyait au gain, savait comme tout n’était que trop bancal, fluctuant, fragile, et même la mécanique de ses pensées n’était pas calibrée pour prévenir ce genre d’incidents. Quelle qu’en soit l’issue pourtant, ça promettait d’être amusant.

C’est avec cette pensée qui développa le sourire narquois sur ses lèvres qu’elle traversa la place jusqu’au point de rendez-vous. Elle semblait être la première, bien qu’elle n’arriva jamais trop en avance, ce qui la poussa à allumer une cigarette pour patienter. Sale manie. « Hey. Merci d’être venue. J’espère que j’te bousille pas tes plans ou un rancard. - Rien qui ne pouvait être décalé. » Elle élude la question volontairement, joueuse, et le suit, trop heureuse de ne pas rester immobile au milieu de la foule qui déambule, lui donnant le tournis. A dire vrai, elle tentait d’être sage, cette semaine-là. Tout un chacun pouvait deviner à quel point cette tâche était complexe pour Odelia di Stasio, et ne se mentons pas, elle était déjà sur le point de renoncer à ses bonnes résolutions temporaires. Demain sûrement. « Et au passage, merci pour nous avoir envoyé ton gars, l’autre fois. Ça a bien accroché avec Sebastian. J’pense qu’on a gagné une recrue solide pour nos rangs, et ça se serait sans doute pas fait sans ton aide. » Un sourire poli et un mouvement approbateur de la tête résumèrent sa pensée. L’Arch avait pour but d’aider les CESS égarés, et de les guider sur le chemin qu’ils souhaitaient emprunter sans en connaître la direction. Ainsi, lorsque des mages noirs – essentiellement -, émettaient le désir de rejoindre une structure similaire à celle de l’Irae, c’était Eoghan qu’elle contactait. Quelque soit ses opinions propres, elle n’était là que pour servir et répondre au besoin que les membres formulaient avec neutralité. Cela leur avait permis de balancer leur relation, rendant chacun des partis reconnaissant pour les agissements de l’autre, conscients de leur intérêt – la base d’une collaboration solide. « J’aurais voulu te voir avant, mais j’ai pas mal crapahuté à droite et à gauche. Comment ça va de votre côté ? Pas de souci ? Pas de difficulté notoire ? » Ses sourcils se haussent, et elle fait un rapide bilan mental de ce qui s’est passé ces derniers temps. « Hmm, non, à vrai dire, on finit enfin par respirer un peu, l’année passée avait été éprouvante après les événements de l’Halloween précédent… L’Arch peut enfin retrouver une activité normale, ça fait du bien, même si j’ai l’impression que l’opinion publique est plus tranchée et plus véhémente... » Après avoir été prise en chasse il y a peu et s’être sentie en réel danger, avoir pu palper la haine qui émanait, sa vision des choses était encore quelque peu bousculée. « … et l’absence d’avancement de l’enquête reste comme une épée de Damoclès au-dessus de nos têtes mais bon. On espère le meilleur. » Il n’y avait que cela à faire, après tout. Si les arcanistes pouvaient influer le destin, ils ne pouvaient s’en protéger indéfiniment, et tout finissait par trouver sa place éventuellement. « C’était une bonne idée de se voir… je crois ? » Un léger rire s’échappe alors qu’elle fait référence à leur expérience passée, posant dorénavant sur lui un regard complice qui sondait sa réaction : le spectre de leur première rencontre pesait-il sur lui également ? « Et pour vous, comment cela se passe ? Tes allers et venues étaient-ils liés, du coup, ou as-tu pris des vacances ? » Qui sait. Il fallait bien passer aux questions plus personnelles de toute façon à un moment pour briser la glace. Libre à lui d’éviter tout sujet qui l’indisposerait, elle n’avait pas de doute qu’il brillait par cette capacité – il le lui avait déjà prouvé.

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⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
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Ven 6 Mai - 23:39 (#)


I see bad times today
Ainsi vêtue, elle contrastait fort avec lui, et cependant, une sorte d’harmonie persistait, entre eux deux. Il aimait cette robe en appelant à tout ce qu’il restait de plus adolescent dans la silhouette d’Odelia. Elle était à la fois menue, pas très grande, mais tout aussi modelée par des courbes surprenantes, que l’on n’attendait pas de la part d’une taille aussi marquée, de cette longue chevelure brune et bouclée qui ne devait pas être si différente alors, quinze ans plus tôt. La finesse de ce nez paraissant n’avoir jamais grandi à sa juste mesure, ce regard très doux, capable néanmoins de se colorer d’éclats d’une malice semblable à la sienne… Et puis ces Doc, qui, d’une manière ou d’une autre, faisaient écho aux Rangers cheminant tout près d’elles. Même la cigarette qui se consumait encore entre les phalanges féminines n’était qu’un rappel de plus à celle qu’il venait d’éteindre. Odelia était aussi troublante qu’une sorcière rouge pouvait l’être. Elle emplissait un espace à sa mesure, et dont elle n’avait certainement pas à rougir. Il ne la connaissait pas, et cependant il était persuadé qu’il y avait sans doute beaucoup à admirer, chez elle.

« C’était une bonne idée de se voir… je crois ? »

Il tourna la tête, et il lui sourit avec une certaine sérénité, hochant brièvement du chef. C’était exactement ce à quoi il était en train de penser. Il était rare qu’il s’accorde ce genre de promenade sans un objectif clairement défini. Evidemment qu’il comptait aborder un ou deux sujets délicats avec elle, justifiant à eux seuls cette entrevue. Toutefois, il ne pouvait bouder longtemps son plaisir : la chaleur qui détendait ses membres, la douceur du soir, l’été naissant et l’entrée d’un week-end tout entier constitué de festivités visant à éloigner Shreveport toujours plus loin de ses mauvais souvenirs… tout coïncidait, ce soir, pour qu’il accepte pleinement son retour dans la ville, pour mettre de nouveau à l’écart New Orleans, et ses vagues de touristes déferlant à ses portes pour les deux mois à venir. Il était heureux de ne pas être seul. Heureux de ne pas avoir à affronter les larmes, les mauvais regards, la méfiance ou la déception. Odelia lui offrait un morceau de paix qu’il comptait bien savourer, et même l’évocation d’Halloween 2019 ne parvint pas à jeter une ombre au tableau. Il esquiva l’obstacle avec une aisance confondante, et pas si commune. Il fut ravi de profiter de la diversion qu’elle lui offrit sur un plateau.

« Ça va pas trop mal… J’ai en effet passé pas mal de temps à la Nouvelle-Orléans, et un peu à Bâton-Rouge. Tu sais, on a deux antennes là-bas, alors… Depuis un moment, je voulais fraterniser avec les nouveaux comme les anciens. J’avais besoin de… de mettre des choses en œuvre pour qu’on avance sur le bon chemin. Alors non, c’était pas vraiment des vacances, même si… » Il poussa un soupir, sans dépit. Son sourire ornait toujours ses lèvres, tandis qu’il promenait son regard sur les groupes épars et les individus isolés qui jaillissaient de part et d’autre de son champ de vision. « Au fond, ce n’est jamais une corvée, quand même. Bourbon Street, le Mississippi et le French Quarter… j’ai parfois l’impression que c’est toute ma vie. Hormis dans le bayou, j’crois vraiment que c’est là-bas que je me sens le mieux. Comme si j’étais né pour marcher dans ces rues, tu comprends ? »

Il mit un terme rapidement à ces anecdotes personnelles dont il ne voulait pas l’ensevelir. Il ne se serait jamais laissé aller à la même émotion que celle qui l’avait envahie, au moment de faire la route vers la cité, Yago à ses côtés. Déterminé à aborder les éléments les plus sérieux afin de mieux les rejeter plus tard, son visage se durcit légèrement, tandis qu’il reprit : « Je voulais aussi te voir pour prendre la température, de ton côté… Est-ce que… ? » Il décida de s’arrêter de nouveau, pivotant pour lui faire face. Baissant d’un ton, il souffla : « Je ne suis rentré que depuis peu, mais… J’ai comme l’impression que… humpf. C’est peut-être moi, j’en sais rien… » Gêné, il massa sa nuque, la laissant au creux de sa paume comme souvent lorsqu’il se sentait en porte-à-faux. « C’est sûrement moi qui débloque, ouais. Mais j’ai comme l’impression que ça s’agite un peu, à des endroits où c’est pas censé l’être. Dans le North, notamment. » Il émit un mouvement implicite. « Tu sais, comme près de là où toi et moi on s’est rencontrés. J’ai passé plusieurs soirs du côté d’Albany Road. Et… c’est comme si y’avait plus de voitures. Davantage de circulation. » Depuis plusieurs nuits, cette idée ne cessait de l’obséder. Son cerveau débile avait décidé de se focaliser sur une poignée de détails absolument dérisoires, et celui-ci en faisait partie. Il avait beau retourner ça dans tous les sens, il ne parvenait à en tirer aucune conclusion satisfaisante. « J’trouve ça un peu bizarre. Y’a rien dans le North, ou quasi-rien. Et sur certaines voies, y’a pas de raison qu’il y ait plus de bagnoles qui y passent, tu vois ? Alors… Vu que tu connais pas mal de change-formes qui se baladent la nuit dans le coin… Je me demandais si eux avaient repéré une activité anormale. Est-ce que tu pourrais en discuter avec eux, à l’occasion ? Discrètement, bien sûr… »

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When witches don't fight, we burn
Odelia di Stasio
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En un mot : some ghost
Qui es-tu ? : Φ sorcière rouge de 29 ans, constamment en recherche de sensations fortes.
Φ offre son énergie à l'Arch, association ayant pour but d'accompagner les CESS dans leur intégration dans la ville. La fondatrice et chamane Yelena Tehrt, est son mentor.
Φ bien qu'elle l'ignore, fût élevée par des purificateurs. Ceux-ci ont tout fait pour dissimuler la vraie nature de sa magie. Bien que tentant désormais de combler les années perdues, sa maîtrise des arcanes reste instable.
Φ professeure de danse classique, anciennement en tournée avec une compagnie de ballet.
Φ installée à shreveport depuis 2013. habite actuellement mooringsport.
Facultés : MANIPULATION DES ENERGIES VITALES
Φ Manipulation des émotions. Injection, détection, effacement, remplacement des émotions. maîtrisé
Φ Utilisation des émotions dans sa magie. plutôt bien maîtrisé
Φ Manipulation des auras. Modification, dissimulation de parties d'auras. très peu maîtrisé
______________

Φ Lecture d'auras. Emotion, race, inclinaison, forme d'un thérianthrope.
Φ Capable de sentir les esprits mais mal à l'aise avec tout ce qui y a trait.
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Lun 23 Mai - 18:31 (#)


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18 juin 2021



La brièveté de cette réponse – un sourire, un hochement de tête, aurait aisément pu la décontenancer si elle n’avait perçu cette sincérité au bord de ses lèvres, sur ce visage qui lui avait déjà prouvé qu’il avait du mal à dissimuler. Sa position devait pourtant forcément l’amener à user de ruses politiciennes, et elle ne put s’empêcher de se demander si après tout ce n’était pas ce qu’elle était elle-même : un pion sur un vaste échiquier. Comme toujours, elle avançait avec prudence, gardait toujours un minimum ses distances, calmant les tempêtes, les instincts, les flots émotionnels qui la secouaient intérieurement pour tout et rien. Odelia oscillait entre les extrêmes, observait, attribuait les points. Elle se surprit à lui en attribuer quelques-uns alors qu’il se livrait sur ses activités et ressentis concernant ses escapades – si elle avait posé la question, elle n’en attendait pas tant, s’imaginant qu’il trouverait probablement une parade, répondrait poliment, ou ne ferait que survoler l’évènement. Il ne livrait pas non plus l’objet de sa visite, bien évidemment, – et elle n’avait aucun intérêt quoiqu’il en soit à creuser de ce côté-là -, mais l’évocation de branches externes lui suffisaient à deviner que peut-être, il avait un tant soit peu confiance en elle, quand il avait tant tergiversé à révéler son appartenance, en cette nuit d’octobre sanguinolente. « Au fond, ce n’est jamais une corvée, quand même. Bourbon Street, le Mississippi et le French Quarter… j’ai parfois l’impression que c’est toute ma vie. Hormis dans le bayou, j’crois vraiment que c’est là-bas que je me sens le mieux. Comme si j’étais né pour marcher dans ces rues, tu comprends ? » Son regard s’attarda sur lui, puis balaya la foule. Le voyait-elle comme un enfant de la Louisiane ? Elle n’aurait su dire. Elle trouvait quelque chose de grand en lui, et peut-être était-ce ce qui l’empêchait de le figer dans son esprit. Elle ne le connaissait pas suffisamment, aussi, pour le dépeindre sous des traits immuables, mais son intuition lui disait que ce ne serait jamais le cas – pas qu’elle ne le connaîtrait jamais vraiment, mais qu’il ne prendrait pas pour elle la forme d’un être qui jamais ne vous surprend. Celle qui venait d’Italie et avait choisi le monde comme berceau pouvait comprendre ce qu’il insinuait. Sûrement avait-elle toujours rêvé de voir naître en elle ce sentiment. La vérité pourtant était que ça ne l’avait jamais frappé. Jamais elle ne s’était jamais sentie à sa place géographiquement – ou de quelque manière que ce soit d’ailleurs -, appartenant à un lieu, destinée à une ville. Elle avait foulé maints sols, et ressenti des joies immenses à découvrir ces panoramas différents, ces architectures variées, ces cultures fascinantes ; pourtant elle s’était toujours sentie mieux sur la route qu’immobile. Sa volonté de s’établir à Shreveport naissait d’un souhait plus grand, qui n’avait rien véritablement à voir avec la ville : un simple désir d’aider, de participer, de modeler les choses, elle aussi, mais surtout de se reconnecter avec sa magie et la comprendre, et c’était certainement ce qui la liait le plus à l’endroit aujourd’hui : cette présence démesurée du surnaturel dont elle se délectait. Si elle se devait d’être honnête, au début, elle avait pensé – espéré – qu’elle pourrait s’y poser, se stabiliser, construire, comme la grande majorité des gens autour d’elle, voir s’expandre ses racines, se faire domestiquer. Il fallait se rendre à l’évidence : elle n’était pas faite de ce bois-là. Il persistait toujours en elle une envie d’ailleurs, de plus, le sentiment d’être à l’étroit, et la démangeaison de la découverte.

Quoiqu’il en soit, elle n’eût pas le temps de rebondir sur son commentaire plus qu’en penchant la tête sur le côté en un signe d’approbation mesurée qu’il enchaînait sur un sujet plus inquiétant, sa posture et la tonalité de sa voix renforçant le caractère dramatique de ses préoccupations. La sorcière fronça les sourcils et l’écouta attentivement. Il s’agitait à propos d’une circulation plus intense près d’Albany Road, le souvenir de leur rencontre une fois encore évoquée étendant ses tentacules. « Bien sûr, je me renseignerai, même si tu sais qu’on évite ce coin-là désormais. J’ai l’impression que les chasseurs sont plus agressifs et imprudents ces derniers temps. » Elle ne savait pas s’il s’agissait de ce dont il parlait. Sûrement pas. Son expérience récente devait simplement la rendre paranoïaque. Elle en sentait encore les marques sur elle à tout instant. La CESS guettait toujours autour d’elle, sondait les environs, devenait suspicieuse au moindre bruit furtif, se mettait à éviter les promenades nocturnes solitaires. C’était normal, c’était récent. Elle balayait ses craintes d’une claque mentale, chassait ces pensées hérissantes et les enfouissait loin, profondément. Elle n’avait jamais été du genre craintive et ne supporterait pas de le devenir. Être douce avec soi sans se laisser happer par une quelconque indolence relevait pourtant d’un véritable challenge. Il était dur de dessiner cette ligne de façon nette et précise. « Hormis cela, je n’ai pas de réponse à t’apporter tout de suite, mais je vais creuser sans faute. Tu as une idée d’à quoi ça pourrait être lié, ou une crainte particulière ? » Qu’elle sache au moins vers quoi s’orienter, de quelle manière creuser, quelles questions poser, comment les formuler sans qu’un soupçon ne soit éveillé.
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Eoghan Underwood
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En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

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Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
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Dim 29 Mai - 5:28 (#)


I see bad times today
Il ignorait s’il se sentait rassuré ou contrarié par la réponse d’Odelia. Il supposait qu’il était sûrement préférable qu’il ne s’agisse de son côté que d’une vague de paranoïa facilement contredite par une factualité indéboulonnable. Si d’autres ne remarquaient rien, peut-être qu’il devrait se rendre à l’évidence. Son absence prolongée avait peut-être joué sur sa perception de la ville et de ses alentours. New Orleans n’aidait pas à le rendre moins attentif. Là-bas, l’insécurité permanente encouragée par la criminalité importante avait largement eu de quoi, comme à l’ordinaire, renforcer son acuité, la force de ses sens, pourtant simplement humains. Il lui faudrait retrouver ses marques, se rappeler qu’en dépit du danger permanent depuis la Révélation, Shreveport restait sa demeure. Une vaste maison qu’il connaissait par cœur, et dont il ne devrait pas commencer à se méfier sans raison valable outre-mesure. Toutefois, il ne restait pas pleinement convaincu. Quelque chose le démangeait. Il voulait en avoir la certitude, ce qui était impossible, il le savait bien. Cette pensée le découragea, quelques secondes durant.

« Merci, en tout cas, quelles que soient les infos que tu parviens à récupérer. » Un détail, cependant, l’obligea forcément à rebondir : « Qu’est-ce qui se passe avec les chasseurs ? » Il croisa les bras contre son torse. Ses sourcils légèrement froncés, concentrés sur la conversation et sur elle, étaient eux aussi significatifs de cette insécurité qu’il éprouvait, à leur sujet. C’était une chose d’esquiver les quelques beaufs abrutis prêts à trouer du CESS, et surtout à s’en vanter sans fondement au gré d’un barbecue familial le dimanche. C’en était une autre, d’évoquer ce qui ressemblait fort à des organisations disparates, quand il ne s’agissait pas tout bonnement de cavaliers seuls. Il n’avait jamais eu à subir la foudre de chasseurs d’arcanistes, mais il se rappelait ce qui était arrivé à Aliénor Bellovaque, plusieurs fois centenaire. Depuis qu’ils l’avaient récupéré dans un état dépassant tout ce qu’il aurait pu imaginer, il n’avait plus jamais dormi de la même façon. Il restait marqué par les sévices corporels comme psychiques relatés par Yago. La réussite de cette attaque contre une créature aussi puissante avait largement de quoi rendre humble de modestes sorciers dans son genre, et rendait plus prégnante l'idée qu’elle puisse se reproduire contre n’importe quel individu non-humain. « Agressifs et imprudents, c’est bizarre comme mélange. Les tiens se sont fait courser davantage ? J’t’avoue que ça m’intéresse. » Un sourire déterminé à le dérider au moins un peu. « J’espère que c’est pas après toi directement qu’ils en ont… » Il décroisa finalement les bras et se remit à marcher en sa compagnie. Il réfléchit honnêtement à la meilleure réponse qu’il pourrait fournir à Odelia, histoire de justifier ses craintes.

« T’as jamais ressenti ce truc… ? Quand tout a l’air d’aller un peu trop bien, tu sais ? Parce que c’est exactement ce que j’éprouve, en ce moment. Tout roule, les gens se détendent un peu plus, j’ai l’impression. C’est le règne du statut quo. Alors plutôt que de faire comme tout le monde et d’en profiter, j’peux pas m’empêcher de me demander à quoi c’est dû. » Il s’empêcha de se rallumer une cigarette. Il n’avait pas envie de fumer devant elle. Pourquoi ? Peut-être parce qu’il associait cet acte ou à l’intimité, ou à la partie la plus humaine de son existence. Odelia, elle, ne connaissait que le sorcier rouge, le membre de l’Irae retors et qui aurait bien pu la mordre, si elle n’avait pas su apaiser un courroux teinté de nervosité, à l’approche d’Halloween. Ainsi, il peinait à la considérer autrement, elle aussi. Un rire bref amorça une nouvelle remarque : « On s’connaît pas, toi et moi. Parfois, ça m’fait marrer. » Il la couvrit d’un coup d’œil plein d’intérêt. « J’étais tellement préoccupé par les emmerdes du quotidien que j’ai jamais vraiment pris le temps de creuser, de ton côté. J’suis pas certain que ce soit un manque d’envie. Mais c’est p’t’être finalement pour ça aussi que j’voulais te revoir. » De fait, elle restait aussi mystérieuse que lui, ce qui ne faisait qu’augmenter sa curiosité. « J’pense souvent à cette nuit-là, tu sais. » Il n’avait pas besoin de préciser de laquelle il parlait. Son sourire s’évanouit, remplacé par un masque sincère, cherchant la même honnêteté au bout de la langue de la jeune femme. « Toi aussi, ça t’fait ça ? »

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Φ bien qu'elle l'ignore, fût élevée par des purificateurs. Ceux-ci ont tout fait pour dissimuler la vraie nature de sa magie. Bien que tentant désormais de combler les années perdues, sa maîtrise des arcanes reste instable.
Φ professeure de danse classique, anciennement en tournée avec une compagnie de ballet.
Φ installée à shreveport depuis 2013. habite actuellement mooringsport.
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Mar 31 Mai - 21:53 (#)


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Il ne lui donna pas plus d’informations, closant ainsi le sujet, dont elle devrait de toute évidence rassembler les pièces en solitaire, s’il y en avait – ou se contenter de le laisser faire le boulot, après tout jouer les détectives n’était pas vraiment son fort. Sa main se porta à sa bouche alors que la discussion était détournée sur les chasseurs évoqués, titillant la sale manie de se ronger les ongles dont elle ne parvenait à se dépêtrer. Ode s’en dégagea bien vite, aussitôt qu’elle l’eût réalisé, et la main coupable vint à la place s’emparer de son coude, et jouer avec la peau docile qui se trouvait sur le côté extérieur de celui-ci. « Les miens… et moi aussi, y a quelques semaines. De l’ensemble des retours, je n’ai pas l’impression que ce soit de véritables militaires non plus mais… Ils s’y prennent souvent à plusieurs, et ils sont toujours un minimum équipés. On réfléchit aussi à des mesures de notre côté. » Son regard est froid, elle sent la colère lui monter. Elle pourrait dire tellement plus, pester, s’étendre sur la rage qui l’habite à l’idée de se sentir traquée. Un pas en avant, trois pas en arrière. Elle avait commencé à s’habituer à l’apaisement de la population, et avoir eu un avant-goût d’une cohabitation possible rendait l’animosité renouvelée à leur égard plus amère encore. « J’imagine que ce n’est pas votre cas du coup. Tant mieux. Au cas où, on n’est jamais trop prudent. » Elle se détesta sitôt cette phrase toute faite passait-elle ses lèvres. « Paraît-il. » La prudence, ça n’avait jamais été son fort. Et elle ne souhaiterait pas que ça le devienne.

« T’as jamais ressenti ce truc… ? Quand tout a l’air d’aller un peu trop bien, tu sais ? » Son air dur s’effaça au profit d’un sourire d’agrément amusé, ravie de changer de sujet. Bien sûr, qu’elle savait de quoi il était question. Peut-être certaines personnes étaient-elles damnées, mais de son côté, les choses n’allaient jamais bien. Si cela venait à arriver, ce n’était jamais que de courte durée. Toujours, la réalité venait vous rattraper. Et quand elle le faisait, c’était souvent avec une violence telle que vous en veniez à regretter l’accalmie qu’elle vous avait offerte un court instant, celle qui vous avait plongée dans ce monde merveilleux plein d’espoir. Perfide, insidieux sentiment que l’espoir. « Je vois parfaitement de quoi tu parles. » l’encouragea-t-elle avec un regard complice, alors qu’il se débattait avec… était-ce de la gêne ? « On s’connaît pas, toi et moi. Parfois, ça m’fait marrer. » La danseuse haussa un sourcil, se demandant d’où venait cette idée, et où il cherchait à en venir. Elle ne devait pas être déçue. Elle se mit à ralentir le pas, s’accrochant aux mots qui suivaient, sa magie cherchant malgré elle à laper son honnêteté. Une fois encore – n’était-ce pas la troisième déjà ? -, leur rencontre fût remise sur le tapis. Elle passa de la lenteur à l’immobilité alors qu’elle affrontait ce regard qui la sondait. Toutes les alarmes s’étaient mises à résonner en elle : mauvaise idée. Quel que soit le chemin qu’ils empruntaient ici, grâce et à cause de cette nuit-là précisément, elle savait qu’il n’en ressortirait probablement rien de bon – ou plutôt, non, que cela apporterait plus de chaos encore que de réconfort. Dès le départ, dès les premiers mots, ils avaient pu sentir la foudre, et cette odeur de cramoisi, la violence, la passion, cette envie de tout foutre en l’air. En tout cas, elle l’avait senti. Il l’avait agacée, il l’avait défiée, il avait joué – probablement sans s’en rendre compte -, et elle avait renchéri. De cette manière, il s’était élevé en elle au rang de quelqu’un qu’elle respectait, et qui ne la laissait pas indifférente – c’était probablement le plus doux et excitant aux yeux de la jeune femme, sortir de cette indifférence générale que les êtres autour d’elle lui inspiraient généralement. Ce n’était pas nouveau pourtant. Cette réalisation, ce regard qu’elle avait sur la situation, il ne datait pas d’hier, ni d’après qu’elle ait accepté cette entrevue. « Je la ressens. Et puis j’y repense. » C’était ça, sûrement : l’émotion, forte, puissante, la frustration, ce cocktail d’hormones qui lui appartenait qu’elle avait senti vrombir, s’immiscer dans ses failles, ses désirs d’intensité, sa crainte inconsidérée de la monotonie. C’était l’émotion dont son corps se souvenait en premier, qui revenait la hanter plutôt, avant qu’elle ne visualise l’espace boisé, la lune qui les surplombait, son regard et l’écart de leurs deux corps qu’ils n’avaient cessé d’amenuiser alors. Enfin son regard se détacha, son pas repris doucement, s’assurant tout de même qu’il la suivait non sans le narguer au passage. « Je ne t’ai jamais demandé, d’ailleurs… ce que tu faisais. Ton don. »
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⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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Il ne dissimula pas son étonnement. La première impulsion du jeune homme fut de vouloir lui demander pourquoi elle n’en avait rien dit. Pourquoi elle n’avait pas quémandé leur secours, d’une manière ou d’une autre. Il comprit cependant que cette récrimination resterait vaine, et sans écho pertinent. Il pouvait entendre que l’Arche ait voulu se défendre seule. Après tout, leur « pacte » n’intégrait aucune notion d’alliance en cas d’attaque de la part d’anti-CESS. Il le déplora. Certes, les accords tissés entre eux s’étaient conclus imparfaitement, dans une forme de précipitation efficace qui, heureusement, n’avait eu à se réclamer que d’avantages profitables des deux côtés. Néanmoins, cela ne suffisait plus. Le Second de l’Irae se promit d’en toucher deux mots à Circé dès que possible. Il rangea dans un coin de sa tête les décisions futures qu’il leur faudrait prendre pour le bien de la secte. Si le North commençait à pulluler de chasseurs ou de tout autre fauteur de troubles, ce ne serait peut-être bientôt plus qu’une question de temps, avant que les arcanistes ne soient frappés à leur tour. Il en était bien entendu hors de question. Ils avaient assez morflé pour les vingt prochaines années, au bas mot.
Séduit par la légèreté d’Odelia, il se laissa conquérir par cette sensualité inoffensive : cette grâce aérienne trahissant sa passion pour la danse. Bien sûr qu’il la suivit. Il la suivit et s’empressa de se débarrasser du plus sérieux de leur entretien : « Pour le moment, on n’a pas l'air d'avoir quelque chose à craindre, non. Je t’en parlerai, si ça change. » Il ne lui proposerait rien de tangible sans en avoir avisé sa prédicatrice. Il préféra largement répondre à la question fatidique qui, en effet, n’avait jamais eu sa place entre eux deux. Son propre sourire était révélateur de sa gêne comme de sa pudeur. Il la regarda droit dans les yeux, remontant à sa hauteur de sa démarche souple et nonchalante.

« Tu ne devines pas ? » Elle était si perspicace. Si maline, derrière son air de ne pas y toucher et sa prudence bien avisée. Il était sûr qu’elle aurait pu effectuer quelques déductions efficaces. Malgré tout, il demeura en accord avec la tonalité de cette soirée aux allures de temps mort, de pause bien méritée. Un soupir en préambule, il arbora une mine à la fois mutine et presque intimidée. « Merde, j’croyais que j’étais plus transparent que ça, et que tes antennes étaient plus efficaces. » Ils n’étaient pas suffisamment proches pour se permettre de lui faire une démonstration, même infime, de ses capacités. Pourtant, les verbaliser lui paraissait mille fois plus difficile à assumer. Il ne fit pas durer le suspense plus que de raison et lâcha du bout des lèvres, sans plus la fixer. « Les hormones. Mon truc, c’est les hormones. » Il laissa passer quelques secondes. Il avait toujours eu du mal à s’en apercevoir, mais à présent, il savait : il avait réalisé qu’un tel champ de compétences le rendait aussi inquiétant que dangereux du point de vue de beaucoup. Plusieurs fois, il avait eu à encaisser le dégoût ou la réticence en guise de réaction. Mais les membres de son cercle proche, constitué depuis quelques années, avaient toujours fait preuve d’un respect exemplaire, qui ne fut pas pour rien dans la disparition progressive de ses inquiétudes infondées. « C’est l’don inné. J’ai aussi appris la télépathie, grâce à ma mère qui l’avait appris de la sienne, etc… Tu sais sans doute comment ça fonctionne, ce genre de trucs ? » Inconscient de poser les pieds sur une pétaudière, il avait retrouvé un faciès agréable, tout prêt à en savoir davantage sur les origines d’Odelia. « Et toi alors ? C’est quoi ton don ? Je sais que tu pratiques le Rouge, comme moi. Mais j’sais pas d’où tu viens, ni d’quel genre est ta famille. T’as l’air plutôt structurée, à première vue. Et pas la peine de t’forcer à me retourner le compliment hein, j’suis pas fou, et j’sais c’qu’il en est me concernant. »

Il ricana gentiment et joua à manquer de la bousculer, comme si sa trajectoire perdait de sa droiture pour s’amuser à la frôler. Ils avaient fini par traverser toute la longueur de la Plaza, et les deux sorciers s’engageaient à présents sur l’une des avenues interminables qui sillonnaient le Downtown. Il continuait de faire fi des gens alentours, sans se sentir déconnecté pour autant d’un environnement bruyant, mais également étrangement paisible, pour ses nerfs. « T’es pas Américaine, hein ? Parfois, quand tu parles, on dirait qu’il te reste un petit accent qu’j’arrive pas à reconnaître. J’suis pas bon, pour ça. Tu viens d’où ? »

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Odelia di Stasio
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En un mot : some ghost
Qui es-tu ? : Φ sorcière rouge de 29 ans, constamment en recherche de sensations fortes.
Φ offre son énergie à l'Arch, association ayant pour but d'accompagner les CESS dans leur intégration dans la ville. La fondatrice et chamane Yelena Tehrt, est son mentor.
Φ bien qu'elle l'ignore, fût élevée par des purificateurs. Ceux-ci ont tout fait pour dissimuler la vraie nature de sa magie. Bien que tentant désormais de combler les années perdues, sa maîtrise des arcanes reste instable.
Φ professeure de danse classique, anciennement en tournée avec une compagnie de ballet.
Φ installée à shreveport depuis 2013. habite actuellement mooringsport.
Facultés : MANIPULATION DES ENERGIES VITALES
Φ Manipulation des émotions. Injection, détection, effacement, remplacement des émotions. maîtrisé
Φ Utilisation des émotions dans sa magie. plutôt bien maîtrisé
Φ Manipulation des auras. Modification, dissimulation de parties d'auras. très peu maîtrisé
______________

Φ Lecture d'auras. Emotion, race, inclinaison, forme d'un thérianthrope.
Φ Capable de sentir les esprits mais mal à l'aise avec tout ce qui y a trait.
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Sam 18 Juin - 22:29 (#)


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18 juin 2021



Peu à peu, un petit quelque chose de leur rencontre précédente se fraie un chemin en cette fin après-midi chaude, cette fois dénué de tension et d’adversité. Minute après minute, l’atmosphère se fluidifie, les gens s’effacent, les attentes s’estompent, Odelia prend ses marques. Ils s’enfoncent dans la ville, et ses pupilles agrippent rapidement les parois de son nouvel environnement. Elle se demande vaguement s’ils avancent vers un point d’atterrissage précis ou s’ils ne faisaient qu’errer par ici. Elle ne pose pas la question. La réponse n’a pas vraiment d’importance.

« Tu ne devines pas ? » Un sourire fin étire ses lèvres, les dents en croque la partie inférieure alors qu’il provoque la joueuse en elle, le félicitant mentalement. Elle avait bien quelques idées, certaines ayant plus des allures d’interrogations que de réelles théories, La langue glisse entre les couronnes alors que le verdict tombe – les hormones - , le sourire persistant, les maxillaires se refermant et appliquant une pression de plus en plus forte à son extrémité au fur et à mesure qu’elle prend conscience de ce que cela signifie, pour lui, en terme de pouvoir, les répercussions possibles de son don dans sa vie, ses relations, un champ de possibilités qu’elle ne fait qu’effleurer ; puis pour elle, bien évidemment, ce que cela signifie pour ce qui a été ressenti, pensé, et tout ce qui pourrait l’être. Toutes ces choses qui s’expliquaient, toutes celles qui devenaient plus fascinantes encore. Il dévie sur son don acquis, et elle se prend à vouloir ériger des barrières autour de ses pensées avant de se rendre compte que d’une part, elle ne savait pas vraiment le faire, et que d'autre part, c’était probablement de l’énergie gaspillée stupidement. Ses pensées n’étaient pas si intéressantes. Elle se moque alors légèrement d’elle-même, faisant le parallèle avec son propre don, et la réaction que les gens avaient en l’apprenant, qu’elle trouvait souvent exagérée, il fallait bien l’admettre. Tout le monde sentait les émotions qui vous traversaient dans une moindre mesure. Elles se dégageaient de vous que vous le vouliez ou non, même si vous  étiez très bon à les dissimuler. Elles étaient l’origine, la cause, là où les pensées étaient le résultat, la conséquence. L’empathe chasse donc rapidement cette idée et se concentre sur la suite : l’évocation de la famille d’Eoghan, les questions qui s’enchaînent en retour, ponctuées d’une plaisanterie et ce rapprochement qu’elle feint ne pas voir avant qu’il ne soit trop tard, relevant vers lui des yeux brillants de malice à l’impact, puis les levant au ciel et hochant la tête négativement, lui signalant de ce fait qu’elle octroyait peu de crédit à cela en définitive, et sûrement comprendrait-il son point de vue bien assez tôt. Malgré les sujets plutôt profonds – les racines – qui étaient abordés, le tout se faisait sous le couvert de la bienveillance et de la découverte : l’enfant était éveillée, dynamique et folâtre, faisant fi juste un instant de ses responsabilités – l’adulte avait vite appris que si ces dernières ne pouvaient que s’amasser, c’était un poids qu’elle ne souhaitait pas voir trop se cumuler. Elle n’était pas dupe pourtant : elle savait combien cet instant était décisif et bancal.

« Un petit accent ? T’es trop bon. » entame-t-elle en riant. Malgré une dizaine d’années passées sur place, il y avait toujours effectivement certaines prononciations qu’elle n’arrivait pas à remplacer parfaitement, venant la trahir malgré elle. Elle les notait toujours mentalement, et pestait contre leur ténacité, chaque fois que cela arrivait – ce qui était assez fréquent, pour son plus grand déplaisir. « Je suis italienne. » Elle tente de se remémorer la totalité des questions posées, de ne rien oublier, prenant presque plaisir à se retracer pour lui quand elle aurait habituellement – plus ou moins subtilement -  esquivé le sujet. « Ma famille était… est, je suppose, un peu trop structurée, du coup. Je sais pas exactement ce que c’était, sûrement une espèce de secte magique chrétienne. Bref, de toute évidence ils vénéraient la magie blanche. Je ne partageais pas leur foi, nos chemins se sont séparés assez vite, et je n’ai entendu parler des couleurs de magie que… en arrivant ici, en fait, après la Révélation et tout ça. Mon apprentissage des arcanes était très biaisé, la maîtrise de mon don complètement chaotique. Manipulation des énergies vitales, d’ailleurs. Si j’ai bien compris, c’est assez large, mais il est peu probable que j’arrive un jour à vraiment en maîtriser le scope… disons que je me cantonne majoritairement à la manipulation des émotions. Je suis pas mauvaise non plus en lecture d’auras. » Après avoir tant déblatéré sur sa vie, et bien que cela suive sa requête, elle s’empresse pourtant de rebondir sur lui, taquine à son tour : « Les hormones, alors, eh ? Ça doit être… amusant. » Elle le pensait vraiment. Beaucoup de personnes s’attardaient souvent sur le pouvoir derrière un don, quand Lia avait tendance à cogiter sur l’impact que cela avait sur la vie de la personne – après tout, sa spécialité étant si étroitement liée aux ressentis, sa vision du monde avait tendance à suivre le même chemin, ou au moins à le colorer,  le nuancer en fonction. Il avait raison, peut-être l’avait-elle deviné en partie, au fond.
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Eoghan Underwood
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Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

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Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
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Jeu 23 Juin - 0:53 (#)


I see bad times today
Son sourire le frappa. Elle irradiait, dans la lumière du jour, cajolée par un soleil intense mais plus clément, au fur et à mesure qu’il amorçait sa pente descendante. Il remarqua le joli éclat de son regard d’azur, la brillance des dents apparues en une expression mutine qui lui plut aussitôt. À force d’enchaîner les catastrophes, les mauvaises nouvelles et les épreuves morbides depuis des années, il en oubliait que même les créatures non-humaines avaient le droit, elles aussi, de se montrer plus légères. Lui qui ne trouvait d’ordinaire cette insouciance qu’en la compagnie d’autres cowans, regagnait un peu d’espoir en l’avenir de ses fréquentations arcanistes. Avide d’en apprendre davantage sur ses origines, il ne fut pas déçu. Les explications d’Odelia n’appelaient que d’autres questions à monter jusqu’à son esprit. Il omit un bref instant d’en revenir à ses propres facultés, ne souhaitant pas perdre le fil. La ligne de ses sourcils s’était froncée légèrement, sans mauvais augure cependant.

« Attends… Une secte magique chrétienne ? C’est quoi cette histoire ? » Malgré le ton posé et encore empreint de cette aménité qui régnait sur leur échange, une pointe d’étrangeté paraissait danser entre eux deux, et il n’en aurait laissé échapper la fumerolle sous aucun prétexte. Pourquoi ? Il n’en savait rien. « J’y connais pas grand-chose aux clans ni aux covens d’Europe. J’savais juste que l’Eglise Wiccane y était née, bien sûr. L’historique, pour eux, ça m’pose aucun problème. Par contre, c’est bien la première fois qu’j’entends parler d’ça. » Il précisa sa pensée. « J’connais bien des gens qui ont été élevés dans un milieu chrétien, mais ils ont forcément fini par bifurquer en apprenant quelle était leur vraie nature. Une outre notamment, m’en avait parlé. Elle-même avait fini par se résoudre à ne plus prêter attention au Dieu unique. Par contre… fin, ça t’semble pas un peu bizarre ? Y'a rien qui t'choque ? » Il se rendit compte qu’elle ne pouvait peut-être pas s’apercevoir du paradoxe. Que des sectes d’illuminés se prétendant nantis de pouvoirs magiques et siphonnant comptes en banque et méninges de leurs embrigadés existent, c’était une évidence. Mais que de réels sorciers, mages ou autres puissent vouer leur culte au Dieu des chrétiens… de cela, il n’en avait jamais entendu parler. Son allure avait ralenti. « C’est… Fin, c’est pas censé exister, ça. Des arcanistes… ça peut pas vénérer Dieu. Odelia. » Il se sentait obligé d’appuyer son propos, la cherchant des yeux comme pour tenter d’attirer sa logique sur le même chemin que lui. « C’est totalement… Fin, comment un Éveillé pourrait honorer une figure pour laquelle ses ancêtres ont été brûlés… ? J’sais bien qu’y a des factions complètement pétées du casque, mais à ce point-là c’est… absurde. Surtout pour des pratiquants du Blanc. Si y’en a bien qui ont été sacrifiés, c’est surtout eux… » Il parlait avec mesure, ne cherchant pas à la blesser plus que nécessaire ni à remettre en cause son éducation, dont il ne savait quasi rien. Il regretta plus que jamais l’absence de Vinzent. Il aurait aimé s’entretenir de cette découverte avec lui. Peut-être que son jumeau, lui, en savait plus à ce sujet que lui. Il se résigna, songeant à en discuter avec Sylia et Jill, à l’occasion.

« Mais… Du coup, ça veut dire que t’as été contrariée, dans ta pratique de la magie ? On t’a forcé à manier une autre couleur que la tienne pendant tout ce temps ? » Il la considéra d’un œil nouveau, et compatissant. « Je… C’est bien, qu’t’aies réussi à t’en relever. J’sais que c’est pas le cas de tout le monde. Ma… » Il hésita, puis décida de se lancer, convaincu de l’équilibre de la conversation. Une confession pour une autre. Échange de bons procédés. « Ma cousine a été forcée. Elle aussi pratiquait le Rouge. Ma tante l’a obligée à manier le Noir. Elle s’en est pas remise, et… ça s’est mal fini. » Il pensa à Shannon, qui lui tenait toujours rigueur d’une chose pour laquelle il était innocent. Tout était bon, mais il regrettait d’autant plus de se voir accusé pour une mort dont il ne pouvait rien. Et puis, Sofia lui manquait. « C’est terrible. D’essayer de tordre quelqu’un pour le forcer à prendre une forme qui n’est pas faite pour lui. Ma cousine, ça l’a brisée totalement. J’ai eu de la chance de pas connaître ça. » Il s’échappa néanmoins rapidement de la douleur liée au souvenir, et le pli sur son front revint rapidement. « Hé, mais attends une minute… ça veut dire qu’ils t’ont même pas appris ça, non plus ? Que les couleurs de magie existaient ? Attends, mais c’est totalement la base. Ils étaient de quelle tradition, tes parents ? Parce que manipulation des énergies vitales, la vache, c’est costaud… Et ils ont bâclé ton éducation comme ça ?? » De plus en plus ahuri, il en avait totalement oublié de rebondir sur sa propre maîtrise, passée totalement au second plan. Il avait besoin d’éclaircir cette foule de zones d’ombres, de dissiper des nuages qui n’obscurcissaient en rien le plaisir réel passé à déambuler avec la sorcière.

« Après, si… Si tu veux pas m’en causer plus j’peux comprendre, mais franchement… pour être honnête, moi, j’aimerais bien. C’est… C’est vraiment bizarre. Après c’est p’t’être moi qui suis ignare, mais franchement… je trouve ça totalement malsain et contraire à l’idée même d’épanouissement personnel. Alors okay, on est nombreux à pas être toujours très nets, mais là c’est quand même abusé. »

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Φ offre son énergie à l'Arch, association ayant pour but d'accompagner les CESS dans leur intégration dans la ville. La fondatrice et chamane Yelena Tehrt, est son mentor.
Φ bien qu'elle l'ignore, fût élevée par des purificateurs. Ceux-ci ont tout fait pour dissimuler la vraie nature de sa magie. Bien que tentant désormais de combler les années perdues, sa maîtrise des arcanes reste instable.
Φ professeure de danse classique, anciennement en tournée avec une compagnie de ballet.
Φ installée à shreveport depuis 2013. habite actuellement mooringsport.
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Φ Utilisation des émotions dans sa magie. plutôt bien maîtrisé
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Odelia comprit bien vite que le résumé de son enfance, de la foi de ses parents, avait capté l’attention de son frère rouge. Il y réagit avec une certaine révolte, bien que gardant son calme, et si elle fût touchée par son empathie tout d’abord, elle comprit bien vite que c’était avant tout sa curiosité qui prenait le dessus. Était-ce un simple trait de caractère chez lui, ou un détail l’avait-il fait tiquer, en revanche, elle n’aurait su le dire. Ça et là venaient se glisser des confessions sur sa propre vie, la balance demeurait stable, chacun donnait un peu de soi, suscitant l’intérêt de l’autre et enfonçant toujours plus les protagonistes dans la forêt pleine de zones d’ombres de leur intimité, les ombres de l’ignorance et des douleurs passées dansant près d’eux tour à tour. Elle avait des questions elle aussi, qu’elle se promit de poser plus tard, quand il aurait terminé de poser les siennes.

Sa compassion soudaine rouvrait les plaies sur ses poignets sanguinolents quinze ans auparavant, lui renvoyait l’écho de ses tripes qui se déversaient dans la cuvette de la salle de bains d’un beige passé, le reflet d’un visage haï, éreinté, à l’identité troublée. L’insouciance sur son visage s’effaçait alors qu’elle s’enfonçait dans les souvenirs – un autre temps, un autre lieu, quelqu’un d’autre assurément. « C’était une autre vie. », confirme-t-elle. Elle avait vaincu, pourtant. Tout dépendait de quel point de vue on se plaçait. « J’ai appris que les Éveillés – les êtres avec des dons, c’est ainsi qu’ils se désignaient -, étaient la proie privilégiée du Malin, de par le choix qu’avait fait Dieu de les élever au-dessus des autres. Résister à son appel est l’épreuve ultime qui renforce ta relation avec le Tout-Puissant. Y céder… C’est rejoindre les rangs de Satan, et rien n’est plus dangereux qu’un individu aussi puissant près de lui. L’Inquisition, puisque j’imagine que c’est ce à quoi tu fais référence… Ils ne le voient pas comme un massacre de notre espèce, simplement comme un « grand ménage », en quelque sorte. » Sa gorge se serra d’une culpabilité qu’elle n’avait pas totalement bannie : c’était ce qu’elle était, désormais. Un pion du Diable, une traîtresse à son camp. Elle revint doucement sur le rouge de sa magie, ce mensonge éhonté qui seul pouvait la ramener à la réalité par la colère que la vérité avait suscité en elle, tenta de mettre de l’ordre dans ses explications sur un sujet qu’elle ne maîtrisait elle-même pas vraiment, bien qu’il ait régné sur son enfance, tristement. « Blanc, noir… On en parlait, mais ce n’était pas vraiment une couleur, plus un choix fait par l’arcaniste. Est-ce qu’ils m’ont dit ça pour dissimuler ma propre nature ou est-ce qu’ils y croient vraiment… Très honnêtement je n’en sais rien. » Elle savait qu’ils en savaient plus sur ce qu’elle était que ce qu’ils avaient bien voulu lui dire. Elle l’avait deviné dans les regards durs de sa mère, dans leurs protections contre elle. Elle ne souhaitait pas creuser l’étendue de ce savoir, pourtant. Certaines choses étaient mieux tues, et ce n’était pas comme si elle pouvait s’attendre à de quelconques excuses de leur part, cela elle le savait : toute discussion avec ses géniteurs était stérile, courue d’avance. « Ils ne sont d’aucune tradition que je connaisse… Ils partaient en mission, parfois, mais on ne savait pas vraiment ce qu’ils faisaient, juste qu’ils étaient partis « appliquer la volonté de Dieu ». Je suis pratiquement sûre que certains des prêtres qu’on voyait étaient au courant de nos « capacités » et suivaient l’avancement de nos entraînements… Un de mes grand-pères était prêtre également. On se rendait régulièrement au Vatican… Je sais pas ce que c’était Eoghan, mais c’était quelque chose. Quelque chose d’organisé, probablement une tradition à eux seuls. Juste très… fermé, et extrême. Les sorts étaient agressifs, complexes, utiles. Je ne peux plus rien reproduire aujourd’hui, déjà que ce n’était vraiment pas fameux à l’époque. C’est juste… parti. Et je n’ai jamais vu quelqu’un d’autre pratiquer quelque chose de similaire jusque-là. » Elle hausse les épaules, évacuant la frustration de cet apprentissage gâché, de ces années qui n’auront définitivement mené à rien, si ce n’est à modeler cet être brisé, torturé. « Pourquoi ta tante a-t-elle fait ça ? » Au fond, tout ce qui touchait aux croyances diverses liées aux arcanes demeurait mystérieux pour elle. Elle n’avait pas statué totalement sur ce qui faisait sens pour elle, continuait de considérer chaque pratique avec méfiance, chaque déité avec dégoût, incertaine de si elle souhaitait à nouveau s’insérer dans un carcan, craintive des débordements que les communautés ne manquaient jamais de causer. Elle tentait encore de comprendre à quelles règles les siens obéissaient, ou pourquoi ils le faisaient. Cet univers duquel Lia faisait partie semblait toujours retenir loin d’elle tant de réponses. Yelena lui répétait qu’elle devait se montrer patiente, qu’elle finirait par trouver les réponses en elle. Ce point de vue, bien éloigné de ceux qui voulaient ancrer ces réponses en elle et s’assurer qu’elle ne les remettrait plus en question, était plein d’espoir mais ne parvenait pas à parfaitement la conquérir : elle n’était pas certaine que son opinion, en définitive, se formerait et s’imposerait, quand il lui semblait que tout lui était étranger. Les arcanes dans sa vie, hier et aujourd’hui, rimaient toujours avec la même frustration.
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"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

I see trouble on the way • Odelia KOVXegv I see trouble on the way • Odelia WZKlL7H I see trouble on the way • Odelia J8B1rxa

"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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⛤ VENGEANCE ⛤

I see trouble on the way • Odelia ZfHtADc I see trouble on the way • Odelia Jq60QrG I see trouble on the way • Odelia MaP8TbX

"Before I die alone."

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Célébrité : Ian Somerhalder.
Double compte : Sanford R. De Castro, Aliénor Bellovaque, Ian C. Calloway & Gautièr Montignac.
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Dim 10 Juil - 23:16 (#)


I see bad times today
Il était loin d’être l’arcaniste le plus intelligent qui soit. Il était loin d’être le plus à même de développer les rouages d’une logique interne imparable. Il répondait bien plus à l’instinct qu’à la raison. Pourtant, il savait au fond de lui qu’il n’était pas un idiot. Il était capable d’additionner les indices, les éléments, lorsqu’il ressentait le besoin de s’y concentrer, comme maintenant. Son esprit lui semblait chauffé au rouge, et la remise en question induite par les propos d’Odelia en était responsable, pour une bonne partie. La juxtaposition des arcanes avec l’adoration visiblement éprouvée envers le Dieu unique lui était aussi absurde que l’idée que l’eau et l’huile puissent se mélanger parfaitement. Impossible. C’était impossible, ne cessait de faire pulser tout ce qu’il savait, tout ce qu’il était en tant que membre de ce monde ésotérique. Il savait que certains humains, mus par leur Foi – une foi qui dépassait le simple dogme de la religion – étaient capables de prodiges, de se protéger de certaines forces démoniaques. Jamais il n’en avait été témoin, mais des grimoires relayaient cette chance étrange, cette bonne étoile incroyable, sommée à l’instant nécessaire comme par miracle. Eoghan aurait été incapable d’expliquer ce qu’était la Foi. Il ne savait pas ce en quoi elle constituait. Cependant, il pouvait estimer que le Dieu chrétien et ses mystères incluaient eux aussi, à leur manière, une forme étrange de magie qui lui demeurerait pour toujours bizarroïde, contre-nature, puisant sa source dans un autre magma que le Grand-Tout des Éveillés. Il pestait contre les limites de son crâne, trop étroit à son goût pour parvenir à étaler toutes les cartes sous ses yeux, qui ne voyaient presque même plus le trottoir sur lequel ils marchaient. Il n’était pas certain de pouvoir éviter un poteau ou tout autre obstacle du genre, s’il se présentait devant lui. Trop absorbé.

« C’est… C’que tu m’expliques de tout ça en tout cas, ça m’paraît tellement… à la fois trop organisé pour pas être flippant en effet, et en même temps tellement bordélique. C’est… » Il secoua la tête, gonfla ses jours en un soupir ahuri, et se frotta brièvement le coin des yeux. « Un grand ménage… Putain, tu parles. Bah ça, pour du ménage y’en a eu, c’est clair. Mais… J’comprends pas d’où est parti leur délire. Si eux aussi sont des arcanistes, à quel moment ça leur a pris de se détourner des anciens panthéons pour embrasser la chrétienté ? C’est tellement stupide. Pire, c’est une vraie trahison. » Sans qu’il ne s’en aperçoive, un bout de ficelle était tombé devant son regard. Rien de concret. Rien de matériel. Le bout de ficelle est là. Il patiente, prêt à se laisser tirer pour dévider son fil, sa vérité. Le sorcier ne s’était pas encore aperçu de sa présence, relégué trop loin, dissipé derrière les brumes de ses méninges bourdonnant sans cesse. « Depuis quand la couleur de magie c’est un choix ? Si j’avais pu choisir, j’aurais p’t’être choisi le noir, j’peux t’le dire… ça m’aurait évité un paquet d’emmerdements. Non, la couleur de magie est pas un choix. Pas plus qu’tu choisis d’qui tu tombes amoureux ou sur quoi tu comptes te palucher avant de dormir… Fin bref, pardon, c’tait pas classe, ça. » Il ne manquerait plus qu’il se mette à deviser comme Serguey. En revenant à Odelia, il la considéra d’un long regard, redoublant alors d’admiration à la considérer en véritable survivante. Décidément. Les figures de ce style se faisaient de plus en plus nombreuses, dans son entourage. Il aurait pu en sourire, mais il savait que cette expression serait mal interprétée, et il se contenta de faire passer par ses prunelles tout ce qu’il n’avait pas encore le courage de lui dire.

Tu es forte.

Conscient de laisser durer le suspense, il se rappela des propres interrogations de sa comparse, et haussa les épaules, l’air impuissant. « Ma famille est… plutôt du genre extrémiste. Y’a des principes assez sévères, qui ont cours depuis plusieurs siècles de tradition. L’immense majorité des femmes sont forcément dotées de magie noire. Il était hors de question pour ma tante que ses filles ne suivent pas la voie toute tracée. Ma grand-mère maniait le rouge parce que de toute façon, elle pouvait jamais rien faire comme tout le monde. Puis elle avait quelque chose. Une sorte de charisme écrasant qui f’sait que tu pouvais pas vraiment la contrecarrer. Elle faisait peur à tout l’monde, cette femme. Ses trois filles ont manié le noir, sa première petite-fille également. Quand moi j’suis né, ça a déjà fait un beau scandale en soi, et j’ai eu de la chance de ne pas être tué au bout de quelques heures. Alors… Que je manie le rouge, non seulement ça n’a surpris personne – quitte à pas être à ma place, autant aller jusqu’au bout – mais je crois que ça flattait Julianna, quelque part. Ça devait lui plaire qu’une part de son héritage saute une génération pour survivre, même dans une enveloppe qu’elle trouvait imparfaite. J’avais pris ça d’elle, au moins. Ça et les yeux. » Il se servit de cette dernière saillie pour adoucir une atmosphère qu’il ne voulait certainement pas voir se tendre au profit d’une ambiance justement inquisitrice, tournant en interrogatoire. Il en profita aussi pour rebondir sur ce qu’il avait laissé de côté précédemment.

« Les hormones, par contre, ça vient d’personne… Ou du moins, de personne que j’aie connu. Et non, c’est pas forcément drôle, crois-moi. Fin bon, j’vais pas chialer. Ç’aurait pu être pire comme don. »
Sans s’en apercevoir, il était déjà revenu se fixer sur les éléments livrés par Odelia. Il se mit à compter sur ses doigts levés.

« Sorciers… Mages… Vaudous… Les gitans… J’en oublie… Les chamans, putain, oui. » Sa paume, ouverte. « Cinq. Cinq traditions arcanistes. Il est pas censé en exister d’autres. Et de c’que tu m’dis, ils font partie d’aucune de ces cinq-là. Alors s’il en existe une sixième… bordel, mais c’est quoi, ça ? » Il fronça légèrement les sourcils, la sondant de nouveau. « Est-ce que tu sous-entends qu’ils pratiquent en-dehors d’Italie ? C’est mondial, ton truc, là ? T’en as déjà croisé par chez nous, depuis que t’es arrivée aux States ? »

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When witches don't fight, we burn
Odelia di Stasio
Odelia di Stasio
When witches don't fight, we burn
AB UNO DICE OMNES

En un mot : some ghost
Qui es-tu ? : Φ sorcière rouge de 29 ans, constamment en recherche de sensations fortes.
Φ offre son énergie à l'Arch, association ayant pour but d'accompagner les CESS dans leur intégration dans la ville. La fondatrice et chamane Yelena Tehrt, est son mentor.
Φ bien qu'elle l'ignore, fût élevée par des purificateurs. Ceux-ci ont tout fait pour dissimuler la vraie nature de sa magie. Bien que tentant désormais de combler les années perdues, sa maîtrise des arcanes reste instable.
Φ professeure de danse classique, anciennement en tournée avec une compagnie de ballet.
Φ installée à shreveport depuis 2013. habite actuellement mooringsport.
Facultés : MANIPULATION DES ENERGIES VITALES
Φ Manipulation des émotions. Injection, détection, effacement, remplacement des émotions. maîtrisé
Φ Utilisation des émotions dans sa magie. plutôt bien maîtrisé
Φ Manipulation des auras. Modification, dissimulation de parties d'auras. très peu maîtrisé
______________

Φ Lecture d'auras. Emotion, race, inclinaison, forme d'un thérianthrope.
Φ Capable de sentir les esprits mais mal à l'aise avec tout ce qui y a trait.
Thème : We Are Gods - Audiomachine
ASHES YOU WILL BE

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Mar 1 Nov - 22:02 (#)


I SEE TROUBLE ON THE WAY

Government Plaza
18 juin 2021



Odelia l’observa se décomposer sous ses yeux pour mieux s’animer, agité par le flot de ses pensées. Elle était amusée de la situation, ce que son sourire trahissait probablement, en ce qu’elle réalisait tout ce qu’elle avait de plus improbable, et en même temps appréciait la découverte d’une nouvelle facette de sa personnalité – un puzzle qui s’assemblait. Ode avait toujours eu un goût particulier pour les casse-têtes.

« Probablement au même moment que les autres. Quand l’Empire ne leur a plus laissé le choix. » contra-t-elle avec un haussement d’épaules, se référant à l’histoire des religions qu’elle avait pu décortiquer à la bibliothèque quand ses opinions rétives avaient commencé à semer le chaos dans le foyer familial, où seule contre tous avait-elle commencé à questionner le bien fondé de ses instincts. Lia avait trouvé dans le caractère cyclique des religions un peu de confort : tout allait et venait là aussi, instrument politique dont on usait pour contrôler les masses. C’était une autre époque, où l’on ne pouvait épier de vastes populations avec la facilité qu’on avait aujourd’hui : un être omniscient auquel tout un chacun aurait des comptes à rendre après sa mort – qui à travers les âges fût toujours crainte avec la même intensité -, devenait la solution parfaite à bien des égards pour ces marionnettistes. Il allait sans dire qu’elle tendait désormais à garder ses idées pour elle. « Pas plus qu’tu choisis d’qui tu tombes amoureux ou sur quoi tu comptes te palucher avant de dormir…  » Bien qu’elle lui offrit une grimace mi-soupçonneuse mi-amusée avant de lâcher un léger rire, la divagation inattendue d’Eoghan ramena un brin de fraîcheur au milieu de cet échange alourdi par les confessions et les points d’Histoire. De la même manière qu’elle accueillit avec grand intérêt la confidence de son frère de couleur – quand les siennes lui paraissent lourdes, celles d’autrui étaient toujours croustillantes, tout spécialement si c’était quelqu’un qui l’intéressait, points bonus si le déposant s’était montré difficile en affaires. Sans grande conscience de ce qu’elle faisait, dirigée par un instinct de soutien, elle avait diminué l’écart entre leurs deux corps alors qu’il parlait, son bras cajolant son voisin quand leurs pas se désaccordaient. A sa grande surprise, leurs vécus avaient maints points communs : sévérité, oppression, différence. « T’as l’air d’avoir une famille tout aussi… originale. » Elle réinvestit l’son espace personnel comme si de rien n’était. La sorcière tentait de se montrer diplomate parce qu’elle ne connaissait pas l’état de ses relations avec sa famille, mais le résumé qu’il venait de lui en faire aurait aisément pu donner à sa phrase l’opportunité de se finir par « fermée d’esprit » ou tout simplement « tarée ». Elle aurait sûrement besoin de quelques verres après cette marche pour renvoyer les fantômes du passé dans les abîmes qui leur étaient dédiées et nettoyer les traces putrides que leur contact avec des pensées plus actuelles auraient pu laisser. « Ta grand-mère avait l’air marquante. » ajouta-t-elle avec pudeur et respect, marchant, roulant, toujours sur les œufs d’autrefois d’un héritage compliqué - une part de sa progéniture se trouvant désormais face à elle, ayant éclos et grandi dans ce chaos. Curieusement, elle ne se sentait pas mal à l’aise pour autant. L’enfant en elle trouvait dans ses révélations un pair. « Du genre ? » s’enquit-elle alors qu’il parlait des hormones, trop curieuse pour noter le « crois-moi » qui aurait dû la stopper là – ou renforçant simplement cette dernière. Elle était dévorante. Elle n’avait pas tant d’arcanistes d’expérience, de sorciers moins encore, que ça dans son entourage. La plupart des rencontres avec ses pairs qu’elle faisait se déroulaient dans des circonstances telles qu’elle ne laissait pas passer une faiblesse, et combien plus risible la faiblesse en question quand il s’agissait de ses connaissances concrètes des arcanes. Ce n’était pas l’histoire qu’ils avaient envie d’entendre, ni celle qu’elle avait envie de raconter.

« Ça a vraiment l’air de te torturer. » Une autre vie. Des souvenirs qu’elle avait pleurés, puis enterrés, avant de s’en éloigner et de décider de ne plus regarder en arrière. Très honnêtement, la mise à exécution de cette décision tranchée avait été plus complexe que prévue, mais cela faisait un moment désormais que la démangeaison qui avait suivi s’était éteinte. « C’est si improbable de penser qu’il puisse y avoir des traditions différentes de ces cinq… majeures ? » Elle baissa les yeux vers ses Docs dont les plateformes s’abattaient lourdement sur le sol, l’y ancrant, consciente que ses lacunes lui jouent probablement encore des tours. « Question candide sûrement. » International ? Elle tiqua et prit le temps d’y penser un instant. « J’en sais rien, mais si c’est lié au Vatican, si c’est lié à la religion… Je ne vois pas de raison pour ne pas qu’ils s’étendent. Mais non, je n’ai jamais vu personne pratiquer cette magie à nouveau, en revanche. Ni aux States ni ailleurs. » Elle songea en croquant le côté gauche de sa lèvre inférieure à cette sensation désagréable qui la poursuivait depuis quelques temps quand elle passait devant l’église de Mooringsport. Elle avait fini par mettre ce ressenti sur le compte des souvenirs douloureux qui la hantaient et qui s’étaient sûrement mués en dégoût et en paranoïa. Tous les lieux de culte la mettaient après tout désormais plutôt mal à l’aise. Lia se gardait toujours bien de prendre part aux discussions sur le sujet lorsqu’elle savait son auditoire probablement constitué d’adorateurs, consciente qu’elle pourrait insulter des croyances qu’elle se devait ne serait-ce que par tolérance de respecter. Malgré tout, la colère l’emplissait toujours quand elle voyait l’étendue des dégâts faits par ces fanatiques à travers les âges : comme en politique, elle avait fini par se dire que la culpabilité était portée par cette majorité qui se satisfaisait de son ignorance. Ça n’en demeurait pas moins triste. Et ça n’effaçait pas tout à fait sa culpabilité. Quoiqu’il en soit, ce sentiment, l’énergie qu’elle semblait palper lui rappelait l’Italie, alors elle se moquait des raccourcis que prenaient son cerveau, assimilant les édifices religieux proches de ce qui était devenu son foyer après tant d’errance aux traumatismes de son enfance.
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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
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⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
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⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
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⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
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Sam 26 Nov - 1:31 (#)


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Il ne pouvait pas vraiment se défausser, face aux suppositions perspicaces d’Odelia, et se contentait d’acquiescer d’un air blasé mais pas malheureux. Il prenait déjà l’habitude de la sentir le frôler, et n’en concevait aucun agacement. Peu à peu, les choses se détendaient entre eux deux. C’était aussi ce qu’il souhaitait, au fond. Sans s’imaginer capable de fraterniser complètement avec elle, il avait à cœur de rendre leurs échanges plus naturels, moins roides que ce qu’il en était depuis leur rencontre. Il pouvait aussi profiter de l’ignorance quasi-totale de la sorcière quant aux activités précises de l’Irae. Soudain, un blanc passa dans son esprit ; était-elle seulement au courant de ce qu’il était arrivé au groupuscule ? Sa propre conscience divaguait souvent sur la question. Il lui arrivait encore de ne pas être certain de ce qui leur était arrivé. Et puis, parfois, il ressentait avec une acuité si particulière la douleur du souvenir, qu’il humait encore les odeurs fantômes de cendres et de brûlé, comme s’il y était. Le temps qui diluait la mémoire collective ne l’aidait pas toujours à figer ses certitudes : qui savait ? qui se taisait ? qui ignorait jusqu’à l’existence du massacre lui-même ? Il ne comptait pas aborder la question, sauf si elle venait de la jeune femme. Après tout, s’il savait que les connexions qu’elle entretenait avec leurs pairs était très limitée – et donc réduisait les chances qu’elle ait pu apprendre quoi que ce soit sur l’incident –, elle était suffisamment ouverte d’esprit et curieuse pour finir, un jour, par se renseigner toute seule sur les détails qui faisaient désormais partie de l’Histoire surnaturelle de Louisiane. Peut-être ne serait-elle jamais inscrite, consignée proprement sur des pages autres que les grimoires personnels des survivants. Peut-être que si.
Il décida de répondre à une question majeure, primordiale, ses sourcils se fronçant de nouveau.

« C’est si improbable de penser qu’il puisse y avoir des traditions différentes de ces cinq… majeures ? »

« Disons que… Je crois que je n’aime pas beaucoup me retrouver face à un mur, ou un vortex bourré de… trucs que j’arrive pas bien à me représenter. » Il s’expliqua, en reposant les yeux sur elle. « Il faut que tu comprennes que j’ai toujours baigné là-dedans. J’ai été pratiquement élevé dans l’esprit de mon clan, et c’était presque mon existence… ou disons plutôt mon quotidien faussement humain, qui me semblait étrange, parfois. J’ai commencé à apprendre le latin à l’âge de cinq ans. Ma mère m’a foutu des philtres, des fioles et des plantes dans les mains, j’en avais à peine six. » Pas de pâte à modeler, non. Déjà, la pratique d’un art ancestral, la transmission du savoir. Habituer les petites mains à la peau lisse, si tendre, aux piquants des épines, à la douceur des pétales, à l’aspect plus rêche des feuilles séchées. « Elle a rien laissé passer. Elle a rien laissé au hasard. J’ai reçu une éducation aussi… complète que possible. Alors certes, on finit jamais d’apprendre. Mais les bases, j’les connais. J’les connais très bien. J’ai eu l’occasion d’échanger avec des dizaines et des dizaines d’arcanistes autour de moi. À mon âge, j’suis pas censé découvrir des trucs comme ça. Ça paraît sûrement super prétentieux mais… j’t’assure que j’suis sincère. »

Ce n’était pas seulement vertigineux. C’était inquiétant. Insécurisant. Savoir qu’un nombre important de mystères pendait au nez de tous les expérimentateurs comme lui était une chose, mais tomber des nues à ce point devant ce qui semblait faire partie des piliers des arcanes au même titre que les autres traditions… Tout en frottant sa tempe du bout des doigts pour tâcher de faire fuir un début de migraine, il souffla. « T’es pas candide. T’as juste dû tout débroussailler de ton côté. C’est normal, qu’on ait pas la même vision. » Il le pensait. Il ne sous-estimait pas Odelia. Il ignorait s’il aurait eu la patience et la ténacité de rattraper toutes les lacunes d’un apprentissage amputé, dont on l’avait injustement privé. Il devrait y réfléchir. D’abord seul, puis peut-être, partager ses découvertes avec Circé.

« En soi, y’a beaucoup de choses qui me torturent, de toute façon. C’est rien. Merci, en tout cas pour m’avoir éclairé. Si de ton côté tu peux en savoir davantage… ça m’intéresserait que tu m’en parles. Et puis aussi, tant qu’on y est… » Ça commençait à faire beaucoup, s’amusa-t-il en son for intérieur. Rien que pour ça, il se sentait prêt à payer les deux premières tournées. « Tu t’y connais logiquement pas mal pour tout ce qui est garou et compagnie, pas vrai ? Parce que… de mon côté, c’est pas vraiment ça et… j’aimerais que tu puisses me filer un coup de main. Tu vas peut-être trouver ça bizarre, et pas très humble là non plus, mais j’en connais une, et… outre le fait que j’tente de la libérer de la malédiction qui lui est tombée sur la tronche, j’ai l’impression qu’elle est pas mal dans le déni de sa condition, et je pense que ça ne fait qu’aggraver les choses. Alors j’suis prêt à prendre tous les conseils possibles, à ce stade. »

L’enseigne d’un bar bien connu apparut dans son champ de vision. Il pointa du doigt la devanture. « Ça t’dit qu’on s’pose ? C’est moi qui offre. »

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Φ bien qu'elle l'ignore, fût élevée par des purificateurs. Ceux-ci ont tout fait pour dissimuler la vraie nature de sa magie. Bien que tentant désormais de combler les années perdues, sa maîtrise des arcanes reste instable.
Φ professeure de danse classique, anciennement en tournée avec une compagnie de ballet.
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18 juin 2021



La parvenue écouta sa réponse avec attention, pesant chacun des mots qu’il formulait, activant chacune des images qu’il dessinait du bout des lèvres. Elle se prenait à rêvasser sur cette enfance qu’elle avait longuement fantasmée, tout en soupesant ce qui s’inscrivait derrière les souvenirs d’Eoghan, toutes les rancœurs ou les regrets qui pouvaient se dissimuler au détour d’une syllabe. La fierté, aussi, - surtout, - dont il ne se cachait même pas. Il pouvait l’être. C’était bien le principal abreuvoir de sa honte, à elle. Elle ouvrait son esprit au décalage de leurs deux vies, des idéaux auxquels ils avaient été confrontés, de ce qu’ils leur avaient appris, des révoltes qu’ils avaient fait naître. Elle songea aux tentacules suceuses d’émotions qui ne cherchaient plus à sortir, endormies pour l’instant. Sa conscience, sa logique travaillaient tant qu’elles ne leur laissaient aucune place, et leur maîtresse se laissait aller à profiter de cette pause bienheureuse. Si elle n’aurait pas pu les vivre avec constance, elle ne savait pas moins les apprécier pour autant. Mentalement, elle fit un pas en arrière. Le recul lui permit d’apercevoir que ce qu’elle chérissait le plus dans ce discours après tout c’était comme il pensait connaître toutes les réponses. Des réponses qu’elle avait fui, elles aussi. Seule était demeurée cette certitude étrange, au goût amer dégueulasse : la Vérité elle-même est subjective. Elle aussi avait des frontières. Sa nature supposée fixe et immuable était en réalité aussi changeante que le reste des choses qu’ils connaissaient. Personne n’avait la foutue clé de ce jeu de psychopathes.

Alors qu’Odelia commençait à se demander si c’était une bonne idée d’emprunter ce chemin, de déterrer les fantômes du passé, à calculer les potentielles conséquences que cela pourrait avoir – leur nombre et leur forme, à frôler la question de la confiance qu’elle pouvait lui porter, la discussion prend un nouveau virage qui l’extrait d’une décision complexe. Désarçonnée, un pied toujours dans la vase de son passé, elle se demande si elle met finalement le doigt sur la véritable raison de cette entrevue. Ils bifurquent encore, pourtant, vers le bar, écho inespéré aux souhaits informulés. « Tu lis dans mes pensées. Y avait même pas besoin de chercher à m’acheter. » Elle laissa l’enfant narguer et l’emplir d’excitation puis referma la porte de son cercueil. C’était sa manière de conclure qu’il n’y avait rien de mal à échanger, qu’il n’y avait rien à creuser. N’était-ce pas là la base de leur relation, de leur contact, depuis le commencement ? Elle maudit la gamine craintive qui avait été si prompte à ressurgir, à peine son nom murmuré, quand la femme présente savait toujours où y trouver son compte. Et elle l’avait bel et bien : les sujets se succédaient, tous plus intéressants les uns que les autres, déclenchant sans cesse sa curiosité. Elle aurait pu renchérir encore et encore que le nouveau venait, semblable à son quotidien ces derniers temps : intense, chaotique, mystique. Elle comptait ses années à Shreveport et si elles lui avaient toutes parues passer à une rapidité étourdissante, ce rythme effréné atteignait son apogée ces derniers mois.

Sa main agrippa la poignée et elle entra dans le bar désigné, s’approcha du comptoir qui avait déjà vu quelques-unes de ses commandes s’écouler. Il était encore tôt, bien trop tôt, et le soleil tapait et les déshydratait : elle opta donc pour une pinte, s’assurant d’un début raisonnable et adéquat. L’un d’entre eux l’était-il réellement, pourtant ? Lia attendit qu’Eoghan passe sa commande et que le barman s’éloigne pour l’exécuter avant de se rediriger vers ses questions d’une voix légèrement abaissée. « Comment ça lever sa malédiction ? Tu veux la… dégarouiser ? » Elle fronça les sourcils, légèrement inquiète, mais pressant son visage pour qu’il n’émette pas de jugement. L’autre partie de sa question l’inquiétait un peu moins. C’était plutôt classique chez les garous, surtout chez les ‘nouveaux-nés’, un peu comme un rite de passage, un labyrinthe mental duquel il fallait s’extirper, tout le monde ne découvrant malheureusement pas nécessairement la sortie. « Ça fait longtemps que ça lui est arrivé ? » commença-t-elle par l’interroger. « Un humain qui devient garou a tendance à créer une dissociation, à refuser la connexion avec sa bête. La Révélation n’est arrivée qu’il y a peu, et s parlant, c’est encore vu comme une abomination, rattaché à des mythes qui font l’état de monstres contre-nature. La plupart d’entre eux n’avaient pas nécessairement ne serait-ce que du respect pour les animaux en règle générale. Cela les rend en réalité bien plus proches de la Nature que la plupart d’entre nous même mais ils ont tendance à combattre ces changements qui s’opèrent comme si cela les rendait ‘moins humains’, ce qui signifie souvent ‘moins bon’. Il s’agit de déconstruire des croyances et de s’accepter. On a un psy à l’Arche de disponible si elle le souhaite. En fonction des cas elle peut avoir des suggestions. Très souvent, les individus ayant ce problème souffrent d’une absence de mentor et s’ils y sont disposés on essaye de les reconduire, ne serait-ce que pour un temps, vers la communauté d’une forme proche. » C’était probablement pour cette raison qu’elle s’en sentait si proche, avait tant envie d’aider : elle aussi connaissait la douleur de se penser n’être qu’une dangereuse monstruosité, de considérer son don comme une malédiction.
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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
Eoghan Underwood
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⛤ SMALLTOWN BOY ⛤

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"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

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"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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⛤ VENGEANCE ⛤

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"Before I die alone."

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Mar 6 Déc - 4:31 (#)


I see bad times today
Il contint une plaisanterie de mauvais goût : lire dans les pensées pour un télépathe, ça ne relevait pas de l’exploit. Mais nombre d’arcanistes étaient – à raison – tatillon sur ce type d’humour, et il préférait autant éviter de semer le doute et la confusion. Ce n’était pas le moment de perturber le cours parfait de leur échange, jusqu’à présent. Il se contenta alors d’arborer un sourire poli, presque charmeur. Odelia s’adressait au sorcier autant qu’à l’homme, en cet instant. Rares étaient ceux capables d’invoquer les deux facettes de sa personnalité dans le même temps. Il la soupçonnait de partager cette dualité, la vivant peut-être d’une façon un peu différente de la sienne, mais le résultat restait le même. Et puis, force était de constater qu’il se sentait bien, avec elle. Il avait réellement envie de s’installer au comptoir en sa compagnie, ce qu’il fit dans un soupir manifestant ouvertement son plaisir à se trouver là, dans une salle plus fraîche que la fournaise du dehors. Il avait bien l’intention de ne sortir de là qu’une fois habité par un état d’ébriété correct. Et il espérait bien avoir trouvé une partenaire à sa hauteur dans ce genre d’exercice. Il était prêt à parier sur elle. Odelia semblait moins sage qu’elle en avait l’air. Rien de mieux qu’un échange à bâtons rompus pour s’en assurer. Il était heureux de ne pas avoir d’obligations à assumer. Heureux de ne pas disposer d’un temps de conversation limité. Ce sentiment d’euphorie provenait potentiellement de son retour à Shreveport, qu’il n’imaginait pas aussi plaisant. Comme quoi, s’enquiller quelques verres auprès d’une jolie femme était visiblement la solution miracle. Pas la plus honorable, mais il ne s’attendait pas à mieux, venant de lui-même. Il commanda comme elle, et tâcha de conserver une mine imperturbable, destinée à masquer tout indice trop distinct : il ne voulait pas trahir son attachement émotionnel envers le problème que représentait Astaad. Il savait, en son for intérieur, qu’Odelia ne serait pas du genre à manipuler son monde ni à vouloir creuser ce genre de failles. Cependant, avoir grandi auprès de personnalités retorses telles que celles de Morgan Leroy ou Circé van derr Ven avait implanté pour toujours la graine d’une paranoïa dont il peinerait à se défaire pour toujours. En outre, il n’était pas sourd à l’incertitude qui planait dans la voix de sa comparse, comme si ce qu’il évoquait lui semblait être le comble de l’impossible.  

Il médita sa réponse, croisant les bras contre le zinc sur lequel ils s’étaient directement installés. Cessant de la dévisager, il fixa les contours d’une machine à pression actionnée par le barman, soudain fasciné par les verres qui leur étaient réservés. La pression. La pression, c’était bien ce qui avait bouillonné au cœur de ses veines il n'y avait encore pas si longtemps, et qui parfois se relâchait ; brève respiration pour mieux repartir à l’assaut. Il attendit que leurs consommations soient déposées sous leurs yeux pour répondre, presque dans un murmure.

« Non seulement je le veux, mais je le ferai, oui. Sûrement. »

Ses doigts s’emparèrent du contenant froid, caressant la surface glacée du bout des ongles, sans encore y goûter.

« Je lui ai promis de l’aider, et de tout faire pour lever la malédiction. Alors je compte pas me dégonfler tout de suite. Tant que j’ai quelque chose sur quoi bosser, tant qu’on perd pas espoir, c’est qu’il y a une chance d’y parvenir, à terme. Même si j’me fais pas d’illusions : la magie à l’œuvre est puissante. Peut-être largement plus que la mienne. »

Il haussa les épaules. « Ça fait plusieurs années, maintenant, qu’elle est comme ça. J’ai presque l’espoir qu’avec le temps, le sort s’affaiblisse. Certains, lorsqu’ils sont soutenus par la captation d’un artefact, peuvent perdurer pendant des siècles. Mais d’autres… s’ils sont lancés impulsivement, peuvent manquer de rigueur. Ils peuvent présenter des faiblesses qu’un autre maître des arcanes pourrait aggraver, jusqu’à le désagréger totalement. » Un tic agacé secoua la commissure de ses lèvres. « Le problème, c’est que jusqu’à maintenant, j’n’y ai pas réussi. Pas forcément toujours l’occasion, et puis… les garous, c’est pas mon truc. Moi, ce s’rait plutôt les vampires. J’ai… » Il hésita, puis décida de jouer carte sur table, estimant qu’il ne craignait rien à avouer : « J’ai déjà libéré un immortel d’une malédiction, lancée par des sorciers noirs. Alors je sais que c’est possible. Même si le prix à payer n’est jamais négligeable. Tu connais l’adage. » Il réfléchit encore un peu, avant de conclure pour rebondir sur ses explications précieuses : « J’ai cru remarquer en effet qu’elle avait de grandes difficultés à… communiquer avec la Bête, comme tu dis. Surtout au départ. C’était criant. Elle se voit totalement comme une abomination. Je suis sûr que même si la Révélation avait eu lieu il y a trente ans, elle en serait au même point là-dessus. C’était une humaine tout c’qu’il y avait de plus normale, si j’puis dire. Pour être honnête avec toi, j’aurais même pas été étonné, si elle avait fait partie des antis. Drôle d’ironie, hein ? »

Il n’eut même pas à se questionner sur la solution proposée par Odelia. Il ne voulait pas qu’elle rencontre quiconque de son clan. Il ne voulait pas qu’elle trouve potentiellement d’autres créatures capables d’adopter sa forme à elle, ou toute autre approchant. C’était laid. Parce qu’il aimait savoir qu’elle dépendait de lui, sur ce point. Parce qu’il craignait de la voir lui échapper, s’il tardait encore à trouver le remède-miracle à ses malheurs. C’était stupide. Yago lui avait maintes fois présenté des énigmes et autres mystères qu’ils n’étaient jamais parvenus à élucider, sans se détacher de lui pour autant. Mais Astaad… Astaad n’était pas Yago. Elle alimentait un vivier nauséabond, chez lui, loin de l’inciter à arborer le meilleur. Une multitude d’idées prenaient le pas, dont certaines honteuses qu’il n’aurait jamais osé avouer à la sorcière près de lui. À la place, il reprit une mine plus festive et adaptée à l’endroit où ils se trouvaient, souleva sa pinte, et trinqua avec elle.

« Parle-moi de toi, alors. De ce que tu fais à l’Arch, plus précisément. Certains change-formes que tu rencontres doivent avoir des histoires impressionnantes ou particulièrement sordides, non ? »

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Louisiana Burning

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When witches don't fight, we burn
Odelia di Stasio
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When witches don't fight, we burn
AB UNO DICE OMNES

En un mot : some ghost
Qui es-tu ? : Φ sorcière rouge de 29 ans, constamment en recherche de sensations fortes.
Φ offre son énergie à l'Arch, association ayant pour but d'accompagner les CESS dans leur intégration dans la ville. La fondatrice et chamane Yelena Tehrt, est son mentor.
Φ bien qu'elle l'ignore, fût élevée par des purificateurs. Ceux-ci ont tout fait pour dissimuler la vraie nature de sa magie. Bien que tentant désormais de combler les années perdues, sa maîtrise des arcanes reste instable.
Φ professeure de danse classique, anciennement en tournée avec une compagnie de ballet.
Φ installée à shreveport depuis 2013. habite actuellement mooringsport.
Facultés : MANIPULATION DES ENERGIES VITALES
Φ Manipulation des émotions. Injection, détection, effacement, remplacement des émotions. maîtrisé
Φ Utilisation des émotions dans sa magie. plutôt bien maîtrisé
Φ Manipulation des auras. Modification, dissimulation de parties d'auras. très peu maîtrisé
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Φ Lecture d'auras. Emotion, race, inclinaison, forme d'un thérianthrope.
Φ Capable de sentir les esprits mais mal à l'aise avec tout ce qui y a trait.
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ASHES YOU WILL BE

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Lun 12 Déc - 23:30 (#)


I SEE TROUBLE ON THE WAY

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18 juin 2021



« Non seulement je le veux, mais je le ferai, oui. Sûrement. » Son arrogance ne pouvait que faire écho à son manque de confiance en elle, quand il s’agissait de magie. Ses iris coururent sur les traits de son visage, et quelque chose de leur première rencontre lui revint encore une fois, quelque chose qu’elle n’osait pas formuler, une question à laquelle elle ne souhaitait pas réellement de réponse. Tout ici rimait avec danger, et au lieu de prendre ses jambes à son cou comme l’adulte responsable qu’elle était le devrait, elle continuait d’en demander plus, demeurait fascinée. Ce n’était pas un schéma qu’elle répétait : souvent, c’était d’une simplicité désarmante, et la ballerine se détournait aussi sec, ennuyée déjà, capable de lire dans les plaies béantes, écœurée par la prétention aveugle, rebutée par l’égoïsme puant. Pas cette fois. « Drôle d’ironie, hein ? » En effet. Surtout quand on se remémorait des propos qu’il avait pu avoir. Pourquoi s’évertuer si fort à aider quelqu’un qui les méprisait ? Elle espérait qu’il trouvait son compte dans cet échange… Lia chassa vite cette pensée : Eoghan ne semblait pas homme à donner sans rien recevoir. Encore une fois, elle ne faisait que projeter ses propres maux sur autrui.

Elle accompagna son mouvement lorsqu’il éleva son verre et la glace cliqueta gaiement en s’entrechoquant. Elle adorait la douce musique du début des festivités. Ses lèvres trempèrent dans la mousse de la pression depuis peu versée, sa gorge se délecta du breuvage à la fraîcheur revigorante, et sa langue roula sur la pulpe humide, s’assurant qu’aucune écume ne persistait.

« De moi ou d’eux, alors ? » conclut-elle, faussement blessée, quand il repoussa vers elle le bâton de parole. Un léger rire conclut sa plaisanterie puérile et elle pivota vers une table plus isolée, où les sujets qu’ils pourraient évoquer auraient moins de chance de faire se tendre des oreilles indiscrètes et malvenues. « On essaye de maintenir un équilibre précaire dans les relations entre CESS et humains : apaiser les choses avec les autorités, avec le voisinage, consolider les liens entre les différents groupes, offrir notre aide là où les compétences des uns sont dépassées... » Il s’agissait d’un de ces rôles où les tâches étaient si multiples qu’il devenait difficile à expliquer. Personne, en définitive, ne savait réellement ce qu’elle faisait. Parfois, elle-même se le demandait. « Les histoires des ‘change-forme’... J’imagine que ce sont juste ceux desquels je me sens le plus proche, et qui souvent ont le plus besoin d’aide, parce que oui, il peut y avoir des histoires impressionnantes ou sordides. Les vies des métamorphes sont particulièrement impressionnantes. Ils ont aussi plus rarement besoin de nous. Les garous qui le deviennent au cours de leur vie ont plus de mal à s’adapter. Mais avec le temps leur Bête se lie à eux, qu’ils l’acceptent ou non. Ils évoluent avec elle, ils se transforment avec elle. Pour moi, c’est un peu comme si tu te forçais à revenir en enfance. Donc oui, d’instinct je te dirai que le prix à payer serait conséquent. Si c’était faisable. Je n’ai jamais entendu de telles histoires. Des histoires sordides de gens qui ont essayé, oui. Ça finit toujours de la même manière. Autant te dire que ce n’est pas moi qui m’y risquerait. Tu dois vraiment être un sorcier hors-pair. » Elle était sincère. « Si t’as quelques tuyaux à filer, je suis pendue à tes lèvres. » Une provocation de plus qui se lit dans le jeu de sourcils et de sourire, se mêlant à une énième moquerie envers elle-même, alors qu’elle rapproche son verre des siennes. Jouer, toujours, même quand l’enfant n’était plus là. A quoi bon subir toutes les épreuves de la vie si ce n’était pour ces instants teintés de joie et d’innocence, de couleurs vives dont on peinait à distinguer les entremêlements ? La plupart du temps, elle n’aurait su dire ce qu’elle cherchait. Alléger ce poids sur leurs épaules, sûrement, oublier les nuages noirs que la solitude rapportaient, lorsqu’il fallait songer aux solutions à ces problèmes qui jamais ne cessaient d’aborder. « Auprès des arcanistes, je me sens bien souvent trop à côté de la plaque et les vampires… Ils ont leur réseau, il est assez rare d’en voir traîner parmi nous. Ça ne me dérange pas, ils ne m’ont jamais trop inspirée. Peut-être justement à cause de ça : cette volonté de rester en marge. » Lorsqu’un nouveau-né abandonné finissait miraculeusement entre leurs pattes, c’était Yelena qui s’en occupait. Elle avait fini par estimer que la chamane ne la pensait pas à la hauteur de la tâche. « Mais je n’en connais pas vraiment personnellement, alors je suis prête à admettre que c’est un jugement totalement hâtif. Comment as-tu été amené à être aussi impliqué auprès d’eux, du coup ? » Lever une malédiction pour quelqu’un, ce n’était pas rien. Vampires, garous… Etait-ce donc là une autre de ses spécialités ? Usait-il du noir comme d’un outil pour soulager ? Ses pupilles s’attachèrent au complexe engrenage que celui-là avec plus de sérieux cette fois, dansant encore et toujours entre les émotions, les questions, les sujets, incapable de rester en place… son milieu naturel, en soi. Le bleu dans le bleu, le rouge dans le rouge.
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