Le Deal du moment : -24%
OPPO Reno7 128Go 4G Noir
Voir le deal
249 €

Tropique de la violence • Mei

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
ADMIN ۰ Dalida - Elle devra choisir entre son amour et sa mort.
Aliénor Bellovaque
Aliénor Bellovaque
ADMIN ۰ Dalida - Elle devra choisir entre son amour et sa mort.
♚ TAKE AWAY THE COLOUR ♚

Tropique de la violence • Mei  OGUkIML Tropique de la violence • Mei  4q8vfGT Tropique de la violence • Mei  RORgjLL

"Eh bien ; la guerre."

En un mot : La Vipère sous la rose.
Qui es-tu ? :
"Don't die with a clean sword."

♚ Caïnite âgée de trois siècles ; Accomplie du bel âge à portée d'ongles carmins.
♚ L'Ambition la ronge, mais laquelle ? ; le vide de nuits interminables la détruit plus sûrement que n'importe quelle balle en argent. L'Ennui pour seul véritable danger.
♚ Gorgone gauloise, sa réputation parle pour elle, surnommée Mère sanglante ou Reine rouge. Nombre d'enfants sont tombés sous ses crocs.
♚ Fille de corsaire, héritière de ses lettres de Marque ; navigua au service de Louis XV dans les eaux des Caraïbes à la tête de l'Espérance, frégate à l'équipage composé de deux centaines d'hommes.
♚ Trahie par un Britannique ; capturée et ramenée de force sur l'île de Mona, torturée , abusée, échappée - mourante (malaria). Transformée par un autre, à l'aube de sa trentaine.
♚ Éprise de coups d'État et féroce opposante à l'Essaim. Antique imperméable à l'ordre. Partisane du clan du Chaos. Danseuse sur le fil acéré de leur rigueur.
♚ Maudite ; aucun enfant n'a pu sortir de son ventre. Aucun Infant n'a pu résister à son vice, transmis tel un fléau. Sire matricide par deux fois. Échec toujours en gestation.
♚ Sang turc dans les veines, manie les us et coutumes perses. Son réseau d'Orient et d'Occident est dessiné comme une arachnide file sa soie.
♚ Incapable d'aimer son époque ; craintive pour l'avenir, répudiant son passé.
♚ Se joue d'une beauté en laquelle seuls les autres croient. Compagne de Serguey Diatlov, mère de substitution de Yago Mustafaï, protectrice de Mei Long.
♚ Pie voleuse, elle a dérobé le Clan du Chaos aux mains trop glissantes de Salâh ad-Dîn Amjad, qu'elle compte bien refonder en un ordre sérieux pour s'opposer à la Mascarade ainsi qu'au dictat de l'Essaim en place.

♚ SLAVE TO DEATH ♚

Tropique de la violence • Mei  FASlTSW Tropique de la violence • Mei  UByGHjO Tropique de la violence • Mei  W6JtYIp

"I know where you sleep."

Facultés : ♚ Vicissitude (niveau III)
♚ Mains de la destruction (niveau I)
♚ Chimérie (niveau I)
♚ Stratège. Rapide. Teigneuse.
Thème : Sleep Alone ♚ Bat for Lashes
Tropique de la violence • Mei  X13YkvN
♚ CANNIBAL ♚

Tropique de la violence • Mei  9KgtXIf Tropique de la violence • Mei  7iJSCrv Tropique de la violence • Mei  6gla5CK

"Mind if I cut in?"

Tropique de la violence • Mei  BFJjZXP


Pseudo : Nero.
Célébrité : Laetitia Casta.
Double compte : Eoghan Underwood, Sanford R. De Castro, Ian C. Calloway & Gautièr Montignac.
Messages : 1586
Date d'inscription : 14/07/2017
Crédits : Lune Noire (ava') ; Amiante (signa')
Lun 13 Juin - 9:06 (#)

♛ La peau se détacha et s'écailla, entraînant des lambeaux de chair.
Ça puait, là-dedans. De la puanteur singulière. Mais, à ce bouquet d'humains et de ce qu'on leur associe, s'ajoutait une autre senteur. Insolite, à vous faire dresser le poil sur la nuque, elle suggérait la vague présence d'une émanation étrangère parmi les remugles de l'activité et de la vie.

▼▲▼

Juillet 2020.

Les rires déments la poursuivent, s’amplifient et possèdent tout l’espace, rebondissant loin partout au rez-de-chaussée. Elle s’est jetée dans la cage d’escalier qui mène au premier étage. Là-haut, le carnage est plus subtil. Quand en bas on entasse déjà les morts et ceux qui s’apprêtent à le devenir dans la grande salle, les chambres sont devenues de petits lupanars où les instincts des immortels, jusqu’alors soigneusement gardés sous clef, se libèrent enfin. Elle s’écarte en grimpant les marches, se cogne contre l’une des parois pour laisser redescendre quelques-uns de ses affiliés, dont elle ne reconnaît même pas le visage. Et elle, à quoi ressemble-t-elle ? Presque nue, seule sa lingerie a « survécu ». Le blanc est devenu rouge. Sur son ventre, dans son dos scarifié, sur sa gueule et dans son cou, les cheveux poisseux d’hémoglobine, partout les traces. Elle doit ressembler à une créature de cauchemar. Tant mieux. Elle titube, achève la brève montée. Elle la cherche.

« Mei ! »

Elle sait que Nina est restée avec le gros des troupes, occupée à égorger, elle aussi. La petite boule de chair morte qu’elle considère comme « sa gamine » s’amuse et se vautre à son tour dans la répugnance du motel inondé. À présent, et tant qu’il lui reste encore quelques bribes de lucidité, elle veut retrouver la poupée chinoise. Elle veut enfin pouvoir consacrer un pan de cette nuit fabuleuse à la créature auprès de laquelle elle a tenu sa promesse. Séparées par les tueries, c’est frénétique qu’elle s’accroche aux murs, ne sachant parfois plus reconnaître l’envers de l’endroit. Ses mains éraflent la moquette hideuse de traces sanguinolentes, elles aussi. Elle rit, salue et sourit à ceux qui en font autant. Elle ne leur demande rien. Elle veut la trouver. Elle veut l’enlacer, la serrer tout contre elle et fêter, enfin, la pluie de Chaos dans laquelle elles se baignent. Elle passe devant des portes ouvertes ou fermées, entend des cris de douleur, des cris de jouissance. Elle se demande si la fin du monde ressemblera à ce joyeux bordel. Elle se demande ce que penseraient les censeurs, s’ils les voyaient tous euphoriques. Seraient-ils jaloux ? Abandonneraient-ils les rênes de leur législation stupide pour, à leur tour, goûter à cette hérésie ? Comme elle voudrait voir leurs gueules enfarinées.

« MEI ! »

Ses pieds nus glissent moins sur le tissu dégueulassé que sur le carrelage qu’elle a quitté. Une bretelle de son soutien-gorge pendouille contre son épaule, et ses courbes ne demandent qu’à se libérer des dernières barrières devenues inutiles que la gorgone leur impose. Sa crinière dérangée projette encore, parfois, quelques gouttelettes cramoisies, lorsqu’elle tourne trop vite la tête, en quête des pupilles sombres qu’elle réclame.

CODAGE PAR AMATIS


Before I'm dead

Revenir en haut Aller en bas
Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
Mei Long
Mei Long
Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
ASHES YOU WERE

En un mot : Derrière elle, les traumatismes de l'Orient. Devant, ce spectaculaire et dangereux Occident. Entre les deux, cette douce torpeur, bourreau et gardienne de sa déraisonnable folie. De sa folle déraison.
Facultés : Tes capacités, tes dons.
Thème : Secret Garden - Adagio
Tropique de la violence • Mei  Tumblr_inline_npan6mSA981rc0vff_400
ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Drustan
Célébrité : Gong Li
Messages : 295
Date d'inscription : 29/04/2019
Crédits : bazzart
Lun 13 Juin - 15:04 (#)


Rainbow of chaos


De tous les opéras auxquels elle a assisté, de tous les ballets qu’elle a contemplés, il n’existe rien de plus mélodieux ou transcendant que cet instant. La tête rejetée en arrière dans un râle où se mêle satisfaction la plus entière et rage la plus amère, elle ferme les yeux, un sourire extatique accroché aux lèvres. Son moment. Sa nuit. Sa récompense. Enfin. Toute cette attente, tout ce contrôle, ce maintien, cette posture, tous ces sacrifices. Tout, absolument tout en vaut la peine pour cette seule et unique nuit.
Paradoxe ultime. C’est précisément tout ce qui la définit dans cet instant qui l’a conduite ici. Traquée pour le sang versé, condamnée pour sa bestialité, endormie pour son instabilité, la voilà libérée des chaînes et du carcan de la morale imposée par d’autres. Il n’y a plus ni bien pensance, ni bienséance.

C’est d’un geste las et presque ralenti qu’elle efface le sang sur son menton, ne se fatiguant pas pour sa gorge et le haut de sa poitrine déjà maculés par plusieurs victimes. Combien de corps inertes? Combien de cous lacérés? Dans un soupir d’aise, elle rouvre enfin les yeux pour les reposer sur la femme prisonnière de son corps. À califourchon sur cette rouquine dont elle a oublié le nom, elle lui accorde le mépris le plus bas qu’il puisse exister avant de cracher sur son cadavre, se redressant en s’étirant telle une panthère. Le trou béant dans sa gorge ne laisse guère de mystères sur les raisons de sa mort.

C’est sans un regard qu’elle se détourne à la recherche de son prochain jouet. En bas, la cacophonie demeure, rythmant ses pieds nus qui déambulent dans les couloirs, chaque pas tâchant un peu plus la moquette d’un mauvais goût certain. La longue robe blanche qu’elle porte lui donne des allures de Madonne devenue martyr. La passion de Mei…Dans un élan enchanteur, dans cette bulle cotonneuse qui n’appartient qu’aux camés, l’Immortelle se laisse bercer par les cris, les râles, l’odeur ferrique d’hémoglobine et celle, parfois mêlée, du foutre. Sa main caresse le mur comme pour percevoir les vagues et échos du chaos qui se joue ici. Dans cet entre-deux qui lui avait si cruellement manqué, dans cet état de transe qui la plonge dans un monde qui n’appartient qu’à elle, celui dicté par les envies et besoins d’une jumelle qu’elle abhorre autant qu’elle envie, un air dont elle ne saurait pointer l’origine s’échappe de ses lèvres. Doux, presque poétique, il détonne avec l'apocalypse qui résonne et vibre jusque dans les fondations du lieu.

Une porte, puis deux, la troisième est la bonne. S’arrêtant doucement, la main toujours levée à hauteur d'épaule mais qui ne rencontre à présent que le vide, elle ferme les yeux un instant, un nouveau sourire aux lèvres. A-t-il vraiment cru qu’il passerait entre les mailles du filet? Son moment. Sa nuit. Sa récompense. Son autre main vient caresser le creux de son ventre qui fourmille d’un besoin trop longtemps inassouvi. Les soupirs de plaisir qui s’échappent des chambres voisines sont autant de piqûres de rappel sur ses envies charnelles. Il est déjà trop tard, elle a cédé la place à la seconde victime.

Dans un nouvel élan Mei est sur lui, le plaquant violemment contre le mur le plus proche. Au loin, elle entend vaguement son prénom flotter mais ce dernier se perd dans les méandres de sa folie. La chemise arrachée, les suppliques de l’homme ne changent guère la donne. Elle ne lui demande pas sa permission. Qu’il la désire ou non, qu’il le veuille ou non, elle le possèdera. Les dents déjà plantées dans sa chair, elle le fait taire d’une main sévère sur sa bouche tandis que l’autre s’affaire sur la boucle de sa ceinture. Son nom, scandé une nouvelle fois par une voix familière qui ne réussit pas à se frayer un chemin dans le brouillard épais dans lequel son esprit est plongé. Elle doit se concentrer pour ne pas vider l’insecte de son sang alors que sa main passe la barrière des vêtements et que ses doigts s’activent en dessous de la ceinture. Un léger rire lui échappe et lui permet de stopper son élan. La bouche dit non, le corps dit oui.

Pourtant, sentant une présence de trop dans la pièce, ses traits se tendent subitement et dans un grognement animal elle tourne le visage vers celui qui vient troubler son jeu. Le regard mauvais, il lui faut quelques secondes pour reconnaître son amie, là, couverte du sang de ses victimes, sauvage prédatrice à la quasi nudité. Sauvageonne. Courbes apparentes, peau offerte qui doit encore goûter les cloportes exterminés. Derrière ce masque rouge pourtant, l’azur de ses prunelles percute violemment les siennes. Les mouvements de sa main se sont arrêtés, hypnotisée par le spectacle de la Reine face à elle. L’asticot en profite pour tenter de se préserver et la Chinoise raffermit sa prise sur son vit, ce qui devrait lui conserver une certaine vigueur, d’une pierre deux coups.
Les traits adoucis, sa langue vient récolter un peu de sang sur la commissure de ses lèvres. Elle ne parvient pas à se défaire de cette succube personnifiée et tout ce qu’elle lit dans ses yeux ne l’aide en rien à calmer les appétits qui dominent à présent entièrement sa pensée. “Tu viens jouer?” Un sourire alors que ses iris dégringolent sur ce corps damné qui condamnerait n’importe qui oserait y poser trop longtemps le regard. Écartant les doigts des lèvres de sa victime aux traits hispaniques, un “S’il vous plaît” s’échappe et elle bloque tout autre échappée de son. “S’il te plaît” répète-t-elle dans un dédain certain pour la supplique de l’homme et par écho à leur rencontre, soixante ans plus tôt.

Autre époque, autre homme, autre lieu. Instant unique pour sceller plus étroitement encore leur étrange et inexplicable amitié.

Son moment. Sa nuit. Sa récompense.
code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Revenir en haut Aller en bas
ADMIN ۰ Dalida - Elle devra choisir entre son amour et sa mort.
Aliénor Bellovaque
Aliénor Bellovaque
ADMIN ۰ Dalida - Elle devra choisir entre son amour et sa mort.
♚ TAKE AWAY THE COLOUR ♚

Tropique de la violence • Mei  OGUkIML Tropique de la violence • Mei  4q8vfGT Tropique de la violence • Mei  RORgjLL

"Eh bien ; la guerre."

En un mot : La Vipère sous la rose.
Qui es-tu ? :
"Don't die with a clean sword."

♚ Caïnite âgée de trois siècles ; Accomplie du bel âge à portée d'ongles carmins.
♚ L'Ambition la ronge, mais laquelle ? ; le vide de nuits interminables la détruit plus sûrement que n'importe quelle balle en argent. L'Ennui pour seul véritable danger.
♚ Gorgone gauloise, sa réputation parle pour elle, surnommée Mère sanglante ou Reine rouge. Nombre d'enfants sont tombés sous ses crocs.
♚ Fille de corsaire, héritière de ses lettres de Marque ; navigua au service de Louis XV dans les eaux des Caraïbes à la tête de l'Espérance, frégate à l'équipage composé de deux centaines d'hommes.
♚ Trahie par un Britannique ; capturée et ramenée de force sur l'île de Mona, torturée , abusée, échappée - mourante (malaria). Transformée par un autre, à l'aube de sa trentaine.
♚ Éprise de coups d'État et féroce opposante à l'Essaim. Antique imperméable à l'ordre. Partisane du clan du Chaos. Danseuse sur le fil acéré de leur rigueur.
♚ Maudite ; aucun enfant n'a pu sortir de son ventre. Aucun Infant n'a pu résister à son vice, transmis tel un fléau. Sire matricide par deux fois. Échec toujours en gestation.
♚ Sang turc dans les veines, manie les us et coutumes perses. Son réseau d'Orient et d'Occident est dessiné comme une arachnide file sa soie.
♚ Incapable d'aimer son époque ; craintive pour l'avenir, répudiant son passé.
♚ Se joue d'une beauté en laquelle seuls les autres croient. Compagne de Serguey Diatlov, mère de substitution de Yago Mustafaï, protectrice de Mei Long.
♚ Pie voleuse, elle a dérobé le Clan du Chaos aux mains trop glissantes de Salâh ad-Dîn Amjad, qu'elle compte bien refonder en un ordre sérieux pour s'opposer à la Mascarade ainsi qu'au dictat de l'Essaim en place.

♚ SLAVE TO DEATH ♚

Tropique de la violence • Mei  FASlTSW Tropique de la violence • Mei  UByGHjO Tropique de la violence • Mei  W6JtYIp

"I know where you sleep."

Facultés : ♚ Vicissitude (niveau III)
♚ Mains de la destruction (niveau I)
♚ Chimérie (niveau I)
♚ Stratège. Rapide. Teigneuse.
Thème : Sleep Alone ♚ Bat for Lashes
Tropique de la violence • Mei  X13YkvN
♚ CANNIBAL ♚

Tropique de la violence • Mei  9KgtXIf Tropique de la violence • Mei  7iJSCrv Tropique de la violence • Mei  6gla5CK

"Mind if I cut in?"

Tropique de la violence • Mei  BFJjZXP


Pseudo : Nero.
Célébrité : Laetitia Casta.
Double compte : Eoghan Underwood, Sanford R. De Castro, Ian C. Calloway & Gautièr Montignac.
Messages : 1586
Date d'inscription : 14/07/2017
Crédits : Lune Noire (ava') ; Amiante (signa')
Jeu 23 Juin - 0:42 (#)

♛ La peau se détacha et s'écailla, entraînant des lambeaux de chair.
Ça puait, là-dedans. De la puanteur singulière. Mais, à ce bouquet d'humains et de ce qu'on leur associe, s'ajoutait une autre senteur. Insolite, à vous faire dresser le poil sur la nuque, elle suggérait la vague présence d'une émanation étrangère parmi les remugles de l'activité et de la vie.

▼▲▼

Elle la trouve.
Elle s’arrête devant cette porte ouverte, qui ne l’est sûrement pas pour rien, comme toutes les autres. Et là, dans la pénombre qui ne la trompe guère, elle voit cet étrange couple, dont seule la femme l’intéresse. Mei. Un sourire formidable étire les lèvres de la succube, révélant ses canines trop longues, l’horreur d’une expression détonante, terriblement déplacée. Ce sourire de cauchemar la trahit. Comme un maquillage qu’on enlève, comme si elle s’était elle-même arrachée la peau du visage, c’est une grimace de démon qu’elle offre à la victime entre elles deux. Soulagée d’avoir trouvé celle qu’elle désirait, sa silhouette se détend à nouveau. Elle s’appuie au chambranle, reprenant une pose similaire à celle qui les avait vues se préparer à sortir, peu de temps après leurs retrouvailles. Elle était nue, alors, fleurant bon l’amande et l’oranger. Aujourd’hui, son corps entier est zébré de rouge, et ses pieds restent écarlates jusqu’aux chevilles, comme si elle avait piétiné dans un bac de boucher. Un rire d’hystérique, bref, ponctue le silence, en guise de réponse à la supplique enfantine.

« Du Mexicain… ? Tu aurais pu trouver mieux... Disons que ce n’est que le premier, alors. Nous en partagerons d’autres ensuite… » C’est une entrée. Non, mieux, un hors d’œuvre. Elle ne se délecte qu’à peine de la peur du calice bientôt mort. Les effets d’annonce ne l’intéressent plus. Trop ancienne, seule une terreur raffinée peut encore susciter le frisson prédateur, celui qui l’empoigne jusqu’au fond des tripes, qui lui fait oublier sa nature d’immortelle. Elle se redresse, quitte sa pose alanguie et s’approche, marche, rabattant dans son dos le battant qui claque à en faire trembler les gonds et les murs. « Je n’aime pas les Mexicains… Je n’aime pas les hispaniques… Toute cette viande brune, ça me rappelle de mauvais souvenirs. » Elle se souvient avoir croisé ce vampire noir, et avec lui les réminiscences de son autre vie. Les esclaves à fond de cale, tandis que la frégate avait été réquisitionnée pour son convoyage sordide. Contrainte d’accepter alors, elle s’était juré de ne plus jamais consentir à un tel transport. Bien au-delà des considérations morales rares pour l’époque, c’étaient les odeurs de ces peaux ensuquées et victimes de la promiscuité, la sueur, l’urine, les déjections et un parfum de maladie, qui l’avait vacciné à tout jamais de se livrer à ce genre de trafic. Les siècles passés, la société empêtrée de mauvaise conscience menaçait de la rattraper elle aussi, la poussant à se tenir soigneusement éloignée des dermes sombres.

D’autres crimes s’étaient rajoutés à ce palmarès déjà peu édifiant. Mais surtout… surtout… « Il me rappelle Jenaro. Jenaro, plus jeune… En plus beau. »  Elle s’avance, féline, rattrapant Mei pour se lover à ses côtés. Ses bras blancs enlacent la taille couverte d’une robe elle-même immaculée, et son menton se pose sur l’épaule de la Chinoise, lorgnant le mâle par en-dessous. « Si tu savais comme j’ai attendu cette nuit… Qu’est-ce que tu es, toi ? Hum ? » Mouvante comme de l’eau, elle relâche son étreinte pour attraper le poignet du mortel et mordre, sans crier gare, en plein milieu de l’avant-bras. Il ne lui faut que quelques gorgées pour comprendre à qui elle a à faire. Elle relève sa gueule de hyène, le sang dégouttant par ses commissures, bavant le long de sa lèvre inférieure et récolté par une langue gourmande et pensive. « Pas sorcier, celui-là… »  Rassurée, ses déambulations confirment ses ordres : les arcanistes de Salâh ont été les premiers à tomber. On ne pouvait prendre le risque de devoir affronter une contre-attaque. Satisfaite, elle s’éloigne à peine, taquinant une mèche de soie noire et adressant le plus angélique des sourires à sa comparse.

« Après toi. J’ai hâte de voir parler ton imagination… »

CODAGE PAR AMATIS


Before I'm dead

Revenir en haut Aller en bas
Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
Mei Long
Mei Long
Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
ASHES YOU WERE

En un mot : Derrière elle, les traumatismes de l'Orient. Devant, ce spectaculaire et dangereux Occident. Entre les deux, cette douce torpeur, bourreau et gardienne de sa déraisonnable folie. De sa folle déraison.
Facultés : Tes capacités, tes dons.
Thème : Secret Garden - Adagio
Tropique de la violence • Mei  Tumblr_inline_npan6mSA981rc0vff_400
ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Drustan
Célébrité : Gong Li
Messages : 295
Date d'inscription : 29/04/2019
Crédits : bazzart
Mer 29 Juin - 20:23 (#)


Rainbow of chaos


Promesse au goût exquis qui se répète en un mélodieux écho dans sa caboche dérangée. Des mois durant elle a rêvé d’un moment comme celui-ci, une infime miette lui aurait alors suffit. Mais cette nuit, cette prodigieuse avancée, ce culot politique et cette démesure ne sauraient la combler davantage. Jamais, au cours de ces nombreuses décennies, elle n’avait eu à regretter le choix d’être à ses côtés. Ainsi vêtue d’un manteau rouge, dans une liberté qui n’appartient qu’à elle, Mei trouve son alliée d’une beauté inégalée. Pas assez hypocrite pour nier ses atouts, jamais jusqu’ici pourtant Aliénor Bellovaque ne lui est apparue comme… désirable. Le mépris résonne, le racisme latent la fait sourire en coin alors qu’elle ne daigne même pas jeter un nouveau regard vers sa victime.
La succube entoure déjà sa taille et l’Immortelle s’y abandonne volontiers. Le menton posé sur son épaule, son nez vient frôler la joue de son amie et respirer l’odeur ferrique de ceux tombés. La comparaison avec son ancien bourreau et maître lui soutire un rire amusé et dans un soupir, elle promet à son tour une nuit mémorable. “Il y en aura d’autres.” Et alors que la Française goûte, celle-ci s’affaire du côté du ceinturon, le faisant lentement glisser entre les attaches jusqu’à l’avoir en main.

Dans ce semblant de tête-à-tête retrouvé, la vipère reprend, sourire extatique aux lèvres et enthousiasme presque enfantin. La main repart à l’assaut, s’immisce entre les pans du seul vêtement qu’il lui reste, pour se confronter à… rien. Le sourire disparaît devant l’insignifiante et scandaleuse mollesse de sa virilité et les traits se durcissent, autoritaires. Orgueil piqué au vif, vexation à l’extrême, ses doigts se resserrent autour de la boucle du ceinturon. Le cuir siffle dans l’air et quand un cri étouffé de douleur meurt dans la gorge de l’hispanique, elle y plante violemment les crocs pour aspirer la vie qui lui reste. Suffisamment pour l’affaiblir, pas assez pour le tuer. Et dans ce tourbillon de sang, dans ce volcan qui crache et hurle au creux de ses entrailles, elle se libère enfin du carcan que représente les derniers mois. “C’est tout l’effet que je te fais? C’est tout l’effet qu’elle te fait?” Ses doigts agrippent une mèche de cheveux ébène pour le forcer à relever ses yeux sur elles. “Timide? Ou juste stupide? Pédé? Aveugle?” Les questions s’enchaînent et elle le repousse, frappant de nouveau le cuir contre la peau nue de son dos. Cette fois-ci, un cri de douleur résonne dans ce doucereux cocon et Mei jubile autant que ça l’énerve. “Tu as mal? Tu penses connaître la douleur? Laisse-moi te l’apprendre garçon.” Le sang court dans ses veines cyanosées, lui fait déjà tourner la tête, appelle à plus, comme toujours, jamais rassasiée, jamais limitée. Doucement, la ceinture change de main et enroulant le cuir autour de sa paume, elle laisse pendre la boucle métallique, un sourire mauvais aux lèvres.

Deux minutes. Dix. Peut-être plus. Chaque attaque a été accompagnée d’un coup plus fort que le précédent. Chaque coup ponctué d’un cri d’agonie. Chaque cri d’agonie d’une onde intense d’un plaisir sadique. Chaque onde portant un nouveau visage. Ses aïeuls, Jian, Bao, cette catin dans les champs d’opium, première de ses victimes. Gautièr. Jenaro. Tous. Sans exception.

Quand Mei se décide enfin à s’arrêter, quand le poison quitte ses synapses embrumés, il ne reste que des lambeaux de chairs sanguinolentes formant un patchwork répugnant sur le dos de l’hispanique. Il respire à peine, par saccades inquiétantes et du sang coule de ses lèvres. Les yeux fermés, elle perçoit faiblement son pouls et encore moins les battements de son coeur qui s’affolent néanmoins dans une vaine tentative de sauver la machine. “Il m’ennuie” lâche-t-elle finalement dans un soupir las. “Je m’ennuie”. Laissant retomber la ceinture, elle se tourne vers sa compagne et l’humeur change subitement dans une attitude coutumière. “Trouvons un nouveau jeu!” Sans crier gare, elle se fond jusqu’à son égale, enroulant ses bras autour de son cou, le corps tout contre le sien, le visage à quelques centimètres de celui d’Aliénor. Bercées par les derniers soupirs agonisants du cloporte, elle ferme un instant les yeux, chantonnant un air resté gravé dans sa mémoire, porteur de tous les parfums d’une Asie oubliée. Plus loin, les soupirs d’extase de certains, les cris déchirants des autres. Tous semblent occupés. Et soudain, elle rouvre les yeux, les plongeant dans l’azur de la Française. “Et s’il n’en restait plus?” Demande-t-elle entre inquiétude et déception.

code by EXORDIUM. | imgs by tumblr


Revenir en haut Aller en bas
ADMIN ۰ Dalida - Elle devra choisir entre son amour et sa mort.
Aliénor Bellovaque
Aliénor Bellovaque
ADMIN ۰ Dalida - Elle devra choisir entre son amour et sa mort.
♚ TAKE AWAY THE COLOUR ♚

Tropique de la violence • Mei  OGUkIML Tropique de la violence • Mei  4q8vfGT Tropique de la violence • Mei  RORgjLL

"Eh bien ; la guerre."

En un mot : La Vipère sous la rose.
Qui es-tu ? :
"Don't die with a clean sword."

♚ Caïnite âgée de trois siècles ; Accomplie du bel âge à portée d'ongles carmins.
♚ L'Ambition la ronge, mais laquelle ? ; le vide de nuits interminables la détruit plus sûrement que n'importe quelle balle en argent. L'Ennui pour seul véritable danger.
♚ Gorgone gauloise, sa réputation parle pour elle, surnommée Mère sanglante ou Reine rouge. Nombre d'enfants sont tombés sous ses crocs.
♚ Fille de corsaire, héritière de ses lettres de Marque ; navigua au service de Louis XV dans les eaux des Caraïbes à la tête de l'Espérance, frégate à l'équipage composé de deux centaines d'hommes.
♚ Trahie par un Britannique ; capturée et ramenée de force sur l'île de Mona, torturée , abusée, échappée - mourante (malaria). Transformée par un autre, à l'aube de sa trentaine.
♚ Éprise de coups d'État et féroce opposante à l'Essaim. Antique imperméable à l'ordre. Partisane du clan du Chaos. Danseuse sur le fil acéré de leur rigueur.
♚ Maudite ; aucun enfant n'a pu sortir de son ventre. Aucun Infant n'a pu résister à son vice, transmis tel un fléau. Sire matricide par deux fois. Échec toujours en gestation.
♚ Sang turc dans les veines, manie les us et coutumes perses. Son réseau d'Orient et d'Occident est dessiné comme une arachnide file sa soie.
♚ Incapable d'aimer son époque ; craintive pour l'avenir, répudiant son passé.
♚ Se joue d'une beauté en laquelle seuls les autres croient. Compagne de Serguey Diatlov, mère de substitution de Yago Mustafaï, protectrice de Mei Long.
♚ Pie voleuse, elle a dérobé le Clan du Chaos aux mains trop glissantes de Salâh ad-Dîn Amjad, qu'elle compte bien refonder en un ordre sérieux pour s'opposer à la Mascarade ainsi qu'au dictat de l'Essaim en place.

♚ SLAVE TO DEATH ♚

Tropique de la violence • Mei  FASlTSW Tropique de la violence • Mei  UByGHjO Tropique de la violence • Mei  W6JtYIp

"I know where you sleep."

Facultés : ♚ Vicissitude (niveau III)
♚ Mains de la destruction (niveau I)
♚ Chimérie (niveau I)
♚ Stratège. Rapide. Teigneuse.
Thème : Sleep Alone ♚ Bat for Lashes
Tropique de la violence • Mei  X13YkvN
♚ CANNIBAL ♚

Tropique de la violence • Mei  9KgtXIf Tropique de la violence • Mei  7iJSCrv Tropique de la violence • Mei  6gla5CK

"Mind if I cut in?"

Tropique de la violence • Mei  BFJjZXP


Pseudo : Nero.
Célébrité : Laetitia Casta.
Double compte : Eoghan Underwood, Sanford R. De Castro, Ian C. Calloway & Gautièr Montignac.
Messages : 1586
Date d'inscription : 14/07/2017
Crédits : Lune Noire (ava') ; Amiante (signa')
Sam 26 Nov - 0:15 (#)

♛ La peau se détacha et s'écailla, entraînant des lambeaux de chair.
Ça puait, là-dedans. De la puanteur singulière. Mais, à ce bouquet d'humains et de ce qu'on leur associe, s'ajoutait une autre senteur. Insolite, à vous faire dresser le poil sur la nuque, elle suggérait la vague présence d'une émanation étrangère parmi les remugles de l'activité et de la vie.

▼▲▼

Non-retour, non-retour. Une odeur de non-retour plane, surpassant celle du sang qui imprègne les murs. Ces murs dont il faudra bientôt arracher les moquettes gorgées d’hémoglobine, irrémédiablement souillées du flux qui s’écoule de toutes les veines et artères saignées jusqu’à la mort. Elle rit en constatant la fausse colère de sa jumelle, cet amour du meurtre qui paraît faire fourmiller ses extrémités comme dans l’ancien temps ; à l’époque où elle respirait encore. Elle dévisage la victime malheureuse de leur folie commune. Elle ne le pleurera pas. Ses émotions verrouillées, enfouies au plus profond d’elle, aucun humain sous ce qu’elle considère désormais comme son toit n’aura de pitié à attendre, de sa part.
Non-retour, non-retour.
Décidément, non, pense-t-elle, en le regardant mourir. Elle n’a pas envie de viande brune. Elle a envie d’un autre type d’homme, cette nuit. De la peau presque aussi diaphane que celle des vampires les plus pâles. Du cheveu blond, prêt à virer au blanc. Du descendant de Nazi, peut-être ? De quoi raviver quelques évocations du passé, à l’heure où Paris sombrait sous la disette et la peur sourde de l’occupant. Quelques Allemands avaient su éveiller sa concupiscence, et elle avait ouvert leur carotide avec une délicatesse toute particulière, une cruauté ciselée, au moins autant que les plans immondes qui trouvaient leur concrète et sordide application au loin, à l’Est.

Mei fouette, et Aliénor rit. Elle rit sans se forcer, du rire semblable à ceux des courtisanes, rendues ivres par l’alcool et les substances ingérées en quantité. Elle tangue et titube, aussi à l’aise avec son équilibre qu’elle l’a toujours été sur l’eau, même en pleine tempête. Et quelle beauté, que l’ouragan qui s’est abattu, ce soir. Elle se nourrit de cette vision de Mei, pareille à une déesse païenne oubliée. Sa robe immaculée dégueulassée de rouge, sa haine contenue, le mépris qui s'écoule et déborde sans jamais la salir. Mei embellit ou s’enlaidit tour à tour au fil des coups de fouet dont les chocs éveillent la peau de la Française. Elle aussi ressent le désir l’envahir avec une insistance dérangeante. Elle aussi effleure la soie de sa lingerie entre ses cuisses, croquant sa propre lèvre pour conjurer l’envie.

Lorsque la Chinoise saute entre ses bras, Aliénor l’accueille dans son giron en véritable lionne, ronronnant et la cajolant de ses doigts encrassés de sang caillé. Elle émet un rire de gorge affectueux en écoutant l’inquiétude de sa protégée. Redressant son visage, elle empaume les joues de sa cadette, la considère un moment, et s’avance pour embrasser la commissure de ses lèvres, et ainsi mieux murmurer. « Tu sais ce qui est bien, dans le fait d’être au premier étage… ? » Son bassin s’appose en une courbe naturelle contre le sien. Ô combien d’horreurs planent, comme autant de possibilités que la vicissitude est capable d’invoquer. « C’est qu’on peut toujours monter au deuxième chercher de nouveaux cloportes à débusquer… » Elle se recule vivement, et avec une légèreté de libellule, s’empare de la main de Mei, la tirant derrière elle. Les deux femmes galopent dans les couloirs, esquivant parfois un corps, parfois un couple s’adonnant à des bacchanales similaires. Elle rit, se retourne, révélant le plan qui la taraude : « Peut-être qu’on en trouvera même cachés dans nos propres chambres, qui sait… en tout cas, j’ai bien envie de jouer à cache-cache… pas toi ? » Poussant la deuxième porte menant à la cage d’escalier, elle laisse passer son amie et confidente, mais veille à ne pas faire claquer le battant, son index se posant sur ses lèvres entrouvertes en un geste sans équivoque. Puis, réprimant un gloussement de gamine, elle l’entraîne à prendre de la hauteur, vers l’étage qui leur est normalement réservé, à elles comme aux vampires les plus anciens du Lucky Star Motel.

CODAGE PAR AMATIS


Before I'm dead

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé
(#)

Revenir en haut Aller en bas
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
-
Sauter vers: