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Do I terrify you Or do you feel alive? / FT Eoghan Underwood

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Wizard Cop : Cochon sauvage et Binette sacrée ;
Kaidan Archos
Kaidan Archos
Wizard Cop : Cochon sauvage et Binette sacrée ; "Touche pas à mes gosses !"



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Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
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Pseudo : Latrine
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Mer 21 Sep - 23:35 (#)



« Prophète ! » dis-je. « Ô créature
« De l’Enfer ou de la Nature !
« Mais prophète, oui ! Je t’en conjure,
« Quel que soit le souffle porteur
« Qui jusqu’ici poussa ton aile,
« Envoyé par le tentateur,
« Guidé par la main éternelle,
« Ou par la tempête apporté
« En ce lieu morne et déserté,
« Ce cachot par l’horreur hanté,
« Qui que tu sois, sinistre augure,
« Je t’en conjure, en vérité
« Dis-moi, de ton bec irrité,
« Ô toi qui fouilles ma blessure,
« Dis-moi, corbeau, je t’en conjure,
« S’il existe, en ces lieux maudits,
« Un baume de Judée, ô dis
« S’il est un baume à ma blessure,
« Corbeau, dis-moi, je t’en conjure,
« Si les gouffres sont absolus !
« Dis ! » – Le corbeau dit : « Jamais plus. »

Edgar Allan Poe
Le Corbeau.



Ce Corvus Corax adulte mesure entre 52 et 69 cm de long avec une impressionnante envergure de 145 cm. Il pèse près de 1500 grammes. Avec son bec fort et épais, ses plumes de la gorge allongées et ébouriffées, sa queue en losange, ce spécimen omnivore et opportuniste aux reflets iridescents bleutés possède le plus gros cerveau de toutes les espèces d’oiseau. Fin imitatrice, il arrive même à appeler les loups et les coyotes sur un site d’une charogne pour s’associer à leur présence et profiter à son tour de la chaire nécrosée disponible. Le corbeau préfère les zone côtière ou boisé et peu prospérer sous de nombreux climats. Parfois considéré malgré tout comme un prédateur nuisible, l’oiseau est un animal lié aux mystères de la vie et de la magie. Tels Huginn («pensée») et Muninn («mémoire») d’Odin, il voit le présent, le futur et l’avenir. Sondant le cœur des hommes, il est associé au pouvoir de la perception, de l’audace et de la détermination. Si Macha, Morrigan et Badbh revêtaient sa forme pour encourager les combattants sur les champs de bataille de leurs chants et se repaitre des corps des vaincus, il n’a pas toujours eu cette réputation de mauvais présage. Il est symbole de transformation et d’alchimie. Garants de la bonne santé de l’écosystème, il est aussi protecteur, allégorie du destin et des transformations personnelles, le Corbeau est l’oiseau de la métamorphose. 

À la seule différence que celui-ci était vraiment un métamorphe.

Ça allait de soi d’adopter un jour ou l’autre cette forme. Après le chat, le corbeau était la deuxième forme de Kaidan. Déjà 53 ans sous les traits de l’éclaireur. Celui qui surveille tout.

Chulyen, l’esprit corbeau.
Mémé lui avait donné le nom d’une de ses anciennes divinités qui s’était imposé au choix de l’Archos dans sa vingtaine. Jeune, fier et docile, il était loin de se douter qu’il allait se retrouver un jour en solitaire, dans une ville de La Nouvelle-Orléans, coincé par une organisation que son géniteur craignait plus que tout.

Perché, partagé entre ses pensées animales et les autres inquiétudes d’une forme humaine aux multiples responsabilités, Corvus-Kaidan profitait de cette brunante pour observer les dernières couleurs du ciel se ternir. Silencieusement, il remerciait la Nature de lui avoir permis de revêtir des formes qui pouvaient minimalement se fondre dans la jungle urbaine de Shreveport. Le chat et le corbeau, dans son top trois de formes les plus acquises, passaient inaperçus en ville. Cela lui permettait de conserver la balance fragile de sa puissance et de ses instincts sans trop payer cher le prix de cette condition séquestré par le PASUA. Une semaine de vacances dans la montagne pas très loin d’ici, une fois par année, aussi agréable que ce soit, n’était définitivement pas suffisant pour la survie de sa santé mentale.

Santé mentale plutôt vacillante, entre la déprime de cette solitude imposée et le masque malhonnête accroché à son visage et ses gestes pour se fondre dans la masse. Masse qu’il rebute et répugne. Rempli de créatures supernaturelles tout aussi déprimées que lui au travers d’humains inconséquents et déraisonnables. Polluants, égocentriques et anxieux, vivre au milieu de leurs ordures était interminable.

Pourtant, il était toujours là. Juché sur une branche morte d’un arbre malade, aux dernières feuilles vertes qui s’efforçaient d’absorber le plus de vitamine possible du soleil chaud de juillet. La température la nuit baissait à peine de quelques degrés en faisant tomber l’humidité du jour jusqu’à ce que le soleil se relève le lendemain. Il dormait la plupart du temps sous une forme animale, qui supportait bien mieux la chaleur que sa carcasse humaine à la peau bronzée d’un type qui s’efforçait de faire lui aussi le plein de vitamine D. De quoi faire paniquer les p’tits vieux propriétaires catholiques de l’appartement au sous-sol de leur maison dans lequel il habitait toujours. Ce qui n’aidait pas non plus la santé mentale. Bref, ils avaient souvent le loisir de croiser Kaidan à peu vêtu, profitant du soleil quand c’était possible, à leur grand déplaisir.

Il faudrait qu’il déménage bientôt parce qu’il se sent prêt à leur arracher la tête. Ce qui pourrait arriver un jour ou l’autre. Pas question de cohabiter avec son fils qui avait pris possession d’un territoire qui lui était propre et d’un habitat qui lui convenait. C’était trop petit pour deux Archos adultes mâles, de toute façon. Bientôt, il changerait de logement à son tour. Quelque chose prêt d’un parc, ou de l’eau… ou… bref, quelque chose de plus pratique et plaisant que le sous-sol d’une maison dans Mansfield.

Dans tous les cas, il allait profiter de cette nuit pour se dégourdir les ailes, manger un peu et voler autour de la ville, dans l’ombre de la nuit. Le ciel était encore rouge et orangé et il préféra attendre que le ciel soit étoilé avant de quitter son perchoir. Il frotta le bout de son bec rigide contre la branche d’arbre puis contre ses griffes. En s’ébouriffant le plumage, il avait l’air d’un oiseau tout à fait normal. Dans un groupe de corbeau, il passait pour l’un des leurs. Seul, c’était encore plus facile de croire qu’il était qu’un piaf curieux comme les autres.

Tout s’annonçait routinier jusqu’à ce qu’il ressente quelque chose de particulier l’envahir. Pas totalement, mais partiellement. Comme une caresse maladroite, la pression d’un pouce dans un muscle, un toc-toc impromptu à la porte. Il croasse, intimidé par cette étreinte imposée et cherche de son regard perçant la provenance de cette inconvenante proximité. Kaidan était bien conscient que ce n’était pas un touché physique; à cette hauteur, personne ne peut l’atteindre sans voler ou trimbaler une échelle. Relativement en sécurité, il se déplace sur la branche, un peu plus agité.

Sous lui, à quelques pas, dans l’ombre, un homme l’observe.
Un homme qui tente de le contacter.
Lui.
L’oiseau de malheur qui n’avait demandé rien à personne.

Le seul problème est que, Kaidan n’avait rien d’un volatile comme les autres. Si cette approche invisible arrive à ressentir le discernement et l’énervement du corvidé, cela prendrait qu’une seconde pour comprendre que ce n’était pas seulement une intelligence exacerbée, mais bien une créature tout autre sous cette forme.

Alors, si tu peux me comprendre…
Fous-moi la paix.


Bien entendu, la communication ne serait pas aussi littérale. Ou le contact avec d’autre corbeau serait plus minimaliste et primaire, celui-là transmet un sentiment de frustration, de « fous-moi la paix. » et de compréhension de ce qu’on essaie de lui faire.

Ce qui est nettement inhabituel.

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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
Eoghan Underwood
ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
⛤ SMALLTOWN BOY ⛤

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"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

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"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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⛤ VENGEANCE ⛤

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"Before I die alone."

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Ven 25 Nov - 23:36 (#)


The Door
Juin 2021.

À trop fouiller dans ses souvenirs…
À l’arrière de sa boutique fermée, un sorcier rouge tournait les pages d’anciens grimoires. Ce qui n’était apparu initialement que comme un accident, le besoin de piocher dans la masse infinie de savoirs pour récolter une information précise, s’était changé en une quête inassouvie, qui durait maintenant depuis plusieurs heures. Juché sur l’un des hauts tabourets de son laboratoire, les deux coudes appuyés sur la table ses poings fermés soutenaient sa mâchoire, tandis que ses yeux allaient et venaient, lentement, suivant inexorablement le cours des lignes tracées plus de quatre ans auparavant. Alors, c’était la grande époque, songea-t-il en souriant. Les grandes pérégrinations avec Yago Mustafaï, le tutoiement de deux personnalités à l’opposé. Les premiers conflits, les premières grandes conversations. Eros et Thanatos, condamnés à se chercher puis à se trouver, chacun situés aux deux extrémités de la balance de la vie. Il considérait avec une pudeur émue la naïveté qu’il trouvait alors à cet arcaniste culotté, suffisamment pour se croire capable de côtoyer un immortel sans dommage. Il tombait sur des fragments de pensée, çà et là, de la même manière qu’il les avait toujours consigné dans les moments de doute comme dans la nécessité de fixer définitivement quelque part, sur le papier, ce qui pourrait servir à celui ou celle qui hériterait de ses carnets cryptés. Quelques croquis, patiemment esquissés avec une méthode éprouvée depuis des lustres – il lui avait toujours été compliqué de se concentrer suffisamment longtemps pour rendre ses esquisses satisfaisantes – venaient agrémenter ce témoignage constant de leurs aventures incroyables.

Il s’estimait heureux, cependant. Il avait réussi à échapper aux griffes de l’esprit mauvais hantant l’île du bayou, celle-là même qui avait abrité l’Ouroboros toujours bien planqué dans sa table de chevet. Il n’avait jamais pu se résoudre à en exploiter la force, pas maintenant. C’était comme s’il pressentait l’erreur d’un emploi précipité. Quelques années, ce n’était rien. Ces années n’étaient pas perdues pour autant. Elles continuaient d’amasser, de conforter au creux de l’objet rituel, l’énergie de son nouveau porteur. Un jour, peut-être, l’artefact lui serait d’une utilité inestimable. Mais ce jour n’était pas encore arrivé. Entretemps, il avait cessé d’entendre la sorcière noire, vivant toujours au travers de l’arbre, de la terre souillée, des corbeaux hurleurs. Depuis un moment maintenant, elle avait arrêté de l’accabler, de trouver la faille de ses doutes pour y pénétrer. Quelque chose d’autre s’était chargé de le corrompre, et il en venait presque à regretter cette vieille vipère qui avait bien failli le vider de ses forces. C’était de là que tout était parti. Il avait réalisé que sa télépathie pouvait conduire à autre chose qu’à un simple contact entre Éveillés ou au pillage d’un cerveau humain ou CESS trop vulnérable. Il pouvait détourner l’emploi de son don acquis, lui trouver des dizaines d’autres branches, s’il travaillait ses capacités comme n’importe quel sorcier se devait de le faire, corps et âme, et ce tout au long de son existence.
C’était là qu’il s’était mis dans la tête de parler avec ceux qui se tiennent coi, mais n’en pensent peut-être pas moins. Pendant des mois et des mois, il avait multiplié les tentatives d’interactions avec des reptiles. Les siens, mais pas seulement. Il avait travaillé patiemment à la mise en place d’un protocole qui ne relevait d’aucun appui ni support extérieur. Ce processus, long et minutieux, venait de lui et de personne d’autre. Si la pratique des potions restait forcément un art transversal, un savoir dont les bases étaient connues et partagées par un certain nombre de ses semblables, il n’en était pas de même pour les travaux qui deviendraient forcément les plus personnels de son parcours de maître des arcanes. Il ne s’en était même pas ouvert à ses propres disciples : ni la médium de Los Angeles, ni Morgane Wuntherson n’avaient partagé sa vision sur le sujet. Seule Jill Keyman savait. Deuxième mentor, mère de substitution, partageant avec lui la beauté d’une autre Rougeoyante, plus retorse et disciplinée que la sienne, elle avait émis un jugement aussi hâtif que définitif, et pourtant juste : folie, audace, talent. Un encouragement qui ne l’avait que conforté dans cette voie unique. Il ne s’était pas contenté uniquement de ses pythons regius en raison d’une peur, d’une influence que les bestioles auraient pu absorber, à vivre une partie du temps entre ces murs imprégnés de magie. C’était pour cette raison que, suivant là une règle fondamentalement liée aux traditions chamaniques, il s’était infligé à lui-même une haute désensibilisation au venin des cottonmouths afin de pouvoir les manipuler sans crainte d'une morsure empoisonnée. Variant les plaisirs, les niveaux de difficulté, il s’assurait par la même occasion d’une objectivité plus efficace, venant de créatures sauvages et peu enclines à côtoyer les hommes. Il avait souffert, transpiré, son corps luttant via la sudation contre les toxines mauvaises qu’il s’était injecté à lui-même. Lentement, mais sûrement, il avait appris à visualiser l’intellect de ces animaux, si différent de celui des bipèdes.

Il avait fallu des nuits entières, parfois vautré sur le sol frais de son laboratoire. Un, deux, plusieurs rampants s’emmêlant entre ses bras et ses jambes, pour qu’il commence à entrevoir la portée d’un potentiel faramineux. Il suffisait de trouver la bonne clef. Celle qui s’insérerait en douceur pour nouer les prémisses d’une communication laborieuse. Cela ne fut pas sans mal. Il ne s’agissait pas de les blesser, de les heurter, voire de les traumatiser. De la même manière que leur différence de taille physique aurait pu occasionner des dommages irréversibles sur leur enveloppe charnelle, l’arcaniste ne tenait pas à les érafler de son influence télépathique capable de les tuer, s’il ne la modérait pas. C’était ainsi qu’il s’était débarrassé des corbeaux, sur l'île, agissant alors dans une impulsion désordonnée et brouillonne. Il avait bousillé la matière grise de nombreux volatiles, les assommant, les sonnant simplement, voire les écrasant de l’intérieur, et c’était avec un étonnement à la hauteur de cette vision désarmante qu’il avait vu les corps noirs et plumeux tomber à leurs pieds, lorsqu’ils n’étaient pas non plus fauchés et projetés plus loin par la vélocité furieuse de Yago. Il n’avait jamais réessayé avec eux, depuis. Il s’en voulait, à présent. Quelques mois plus tôt, un tel savoir lui aurait été plus qu’utile. Ce manque leur avait coûté un temps déplorable dans la recherche d’Aliénor, alors disparue. S’il avait pu interroger les corbeaux…

Doucement, il se redressa, le dos légèrement endolori d’être resté dans la même position un moment. Massant sa nuque, il songea à ses progrès avec ses amis reptiles. Il parvenait à les entendre, à les comprendre de mieux en mieux, et pensait à son tour réussir à leur faire passer des messages, ordres déguisés en demandes polies, en promesses toujours liées à leur bien-être, à la chaleur, à un repas alléchant à venir. Tout cela restait fragile, et lui demandait une somme d’énergie qu’il n’avait pas toujours en réserve. Toutefois, il savait qu’il pouvait se sentir fier d’avoir franchi un palier important dans sa quête de connaissances. Si les serpents pouvaient faire des espions de choix, ils étaient moins facilement utilisables que d’autres bestioles, et les corbeaux lui revenaient alors sans cesse au premier plan. Pourquoi eux et pas des piafs plus aisés à mater ? Pour leur intelligence, justement. Il éprouvait le besoin d’avancer un pion supplémentaire, d’effectuer une tentative avec des incarnations aussi sacrées que les pythons et leur symbolique chtonienne. Et puis, peut-être y voyait-il une façon de régler ses comptes avec cette partie de l’histoire.

Il s’en était toujours voulu, d’avoir tué les corbeaux.
Sans avoir jamais ressenti une connexion aussi solide qu’avec les bêtes à écailles, il ne pouvait nier l’attrait qu’effectuait toujours sur lui la proximité des grandes ailes noires, des yeux d’onyx luisant de malice et de mille secrets, vénérés depuis l’origine du monde.

Ce fut peut-être pour toutes ces raisons, qu’Eoghan Underwood croisa précisément le chemin de Kaidan Archos ce soir-là, bien planqué derrière son habit de nuit. Remontant l’avenue du Downtown, les bras laissés nus grâce à la chaleur estivale, et les mains enfoncées dans les poches d’un jean sombre, il avait relevé la tête, machinalement, et aperçu l’oiseau perché sur une branche. Seul. L’homme sourit un peu, et jeta un coup d’œil à droite comme à gauche, avant de se reculer, dos au mur, entre deux enseignes. Pour ne pas attirer l’attention, il s’alluma une cigarette, veillant, en une curieuse précaution, à expirer la fumée ailleurs qu’en direction de l’arbre. Il était hors de question d’incommoder le corbeau avec l’odeur âcre du tabac. Il se contenta pendant un moment de l’observer, toujours amusé par la façon dont le bec fouaillait son plumage, et veilla progressivement à effacer toute stimulation extérieure. Bientôt, il n’entendit plus la rumeur du trafic, les bouts de conversations provenant des passants, la musique diffusée par un bar un peu plus loin. Il n’y avait plus que lui et l’oiseau. Tout en fumant, apaisé par la nicotine, il porta ses antennes en direction de la créature, sans se douter de l’identité de sa « victime » désignée. Son esprit chercha aussitôt à cerner doucement le crâne du corvidé. En douceur. Il repéra aussitôt l’enchevêtrement complexe qui ne se laisserait pas amadouer aisément. Il en était là de son analyse, cherchant un creux potentiel, une béance dont il pourrait élargir les lèvres pour s’y faufiler, quand soudain…

Alors, si tu peux me comprendre…
Fous-moi la paix.


Il sursauta, sa concentration chancelant un instant. Il perdit aussitôt de sa posture alanguie, et se redressa, les paupières battant une ou deux fois, comme pour être sûr d’avoir bien intégré ce qu’il venait de percevoir. Il se sentait parfaitement con à fixer ainsi le corbeau, qui lui renvoyait une mine qu’il pouvait parfaitement imaginer comme outrée. Il n’avait pas entendu les mots tels que son cerveau les intellectualisait, il le savait. Mais le message était clair. Parfaitement clair. Il ne sut pas très bien quoi faire, tout d’abord, peinant à croire à un exploit aussi rapide. Son débit cardiaque augmenta en intensité, et alors il se jeta à l’eau, n’hésitant plus.

« Toi, tu me comprends… ? Si oui tu vois bien que je suis pas là pour te faire du mal. »

Ne surtout pas laisser la mort des corbeaux de l’île parasiter ses pensées et contaminer les images pacifistes dont il enrobait ses paroles silencieuses, qu’il s’efforçait de présenter à son étrange interlocuteur. Il employait la même technique qu’avec les serpents : paix, absence d’hostilité, respect. Autant de notions simples et rassurantes pour les muets du monde, ou, du moins, qui n’entendaient rien au langage des humains, probablement trop bruyants à leur goût. Il tenta même, séduit par l’expérience, quel qu’en soit le résultat.

« J’peux te filer quelque chose à manger, si tu veux. On peut même s’éloigner un peu de là, si t’as peur que d’autres oiseaux rappliquent. »

Oh, s’il te plaît, ne t’envole pas. Il tira doucement sur le filtre de sa cigarette, sans cesser de fixer l’oiseau, fasciné.

« T’aimes pas les humains ? »

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Louisiana Burning

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Mer 1 Fév - 22:53 (#)


Sur la défensive, le corbeau fit gonfler son plumage et prit de l’ampleur. Ces pattes griffues s’agitèrent avec un «crouac» choqué. Il s’éloigna sur la branche, mais il ne s’envola pas. Pas tout de suite. Tête penchée vers l’intrus, il l’observa, alerte.

Il ne s’attendait pas à une réponse aussi rapide, encore moins aussi claire.
Ce qui n’annonçait rien de bon.

Les humains lambda ne communiquaient pas télépathiquement avec les animaux. Ceux qui vous font croire le contraire vous arnaquent sans aucun scrupule. Ceux qui se fardent sous le couvert d’une lointaine lignée native américaine ou des racines vaudouiste venant de leur grande tante comme explicative de leur «talent» n’en veulent qu’à votre argent. Ce n’est pas choquant en soi; les Archos avaient fait croire bien pires pour faire de l’argent. Ils avaient profité de toutes les manières possibles de tromper, de flouer ou encore de manipuler pour arriver à leurs fins. Rien d’anormal venant d’une famille dominante de métamorphe qu’applique la loi de la jungle. Par contre, c’était délicieux de voir les humains s’escroquer entre eux.

Le type qui essayait de lui faire croire qu’il ne lui voulait pas de mal savait communiquer avec lui sous forme animale. Une chose qui le fit frémir au creux même de son âme. Il n’y avait pas des tonnes de créatures qui pouvaient lui filer ce genre de sensation : un autre métamorphe, ce qui, décidément, ne pouvait pas être le cas, ou…

… Un manipulateur de la Nature.
Un tripoteur d’essence du monde.
Un agitateur de forces innées.

S’il avait été sous forme humaine, il aurait dégluti difficilement. Il avait été élevé par un géniteur traumatisé et psychotique en ce qui concernait ceux qui utilisaient les arcanes. Magie blanche, rouge ou noire, au finale, ça ne faisait pas de différence pour son aîné. Il les détestait tous d’une crainte phénoménale qui avait marqué son éducation. Pourtant, Mémé, Nadia et Otto étaient des chamanes, maniant la nature avec respect, avec les connaissances obscures de leur relation spontanée avec les métamorphes.

Les changes-formes étaient le fruit de la puissance brute de la Nature.
Le résultat sauvage de son omnipotence.
Les dernières et trop rares conséquences de son autorité.

Pas surprenant qu’ils étaient en voie d’extinction. Les humains avaient peu de respect envers cette force ultime et décidément, à les voir se ranger sous un monothéisme puant les victimes d’un aveuglement volontaire et confortable, les métamorphes n’étaient plus les bienvenus sur terre.

Du gaspillage de ressource.  

De son perchoir, Kaidan ne pouvait deviner par la complexion de celui qui ne détachait pas son regard de ses plumes, ses valeurs divinatoires. Quoiqu’à en juger son chaperon déloyal à la voie de May, ce n’était pas la profession magique qui faisait le magicien.

Évidemment que la logique voulait qu’il se carapate immédiatement. Deux coups d’aile puis il irait se poser assez haut pour ne pas être importuné et être libre le reste de la nuit. C’était ça le but; l’obscurité pour jouir de cette fausse liberté au clair de lune. Un semblant de paix temporaire. Un leurre pour lui permettre de survivre.

Ne pas lui répondre. Ne pas agiter le mal qui dort. Ne pas tenter le sort des siens qui effleurent de trop près le pouvoir des leurs.  

Il essaya de combattre les sensations apaisantes qui émanaient de l’intrus en secouant le bec et en agitant ses plumes une seconde fois puis il abdiqua, profitant malgré lui de la détente qui l’envahissait.

L’intérêt du corbeau se souleva quand il parla de bouffe.

L’oiseau descendit d’une branche, pour s’approcher. L’homme n’était pas plus grand que sa forme humaine. Moins baraqué que celle-ci, il semblait en santé et plutôt bien constitué. Une coiffure désinvolte qui ne cachait pas ses traits fascinés.

Et si tu ne veux pas de mal à un piaf, qui devrait être la norme, soit dit en passant, qu’est-ce que tu veux ?

Bon.
Nécessairement, rien n’est aussi littéral.
Kaidan n’est pas télépathe.
C’est l’autre qui s’imagine ce qu’il veut dans cette conversation avec un corbeau.
Au travers de sensation et de non-dit, de geste et de cette connexion avec le même feu qui alimentait les deux créatures.

Qu’as-tu à manger ?

Après tout, s’il pouvait se faire un repas facile pour une fois, il n’allait pas refuser. Le corbeau était vraiment moins difficile que sa forme humaine.

Oui.
C’était vraiment une mauvaise raison pour continuer à communiquer avec cet énergumène qui se polluait les bronches avec la fumée toxique de son tabac filtré au travers d’un filtre de plastique.

Pourtant, si on connait une chose sur Kaidan, c’est que, quand il en a l’occasion, il n’hésite pas à se rebeller. Faire des enfants à une chamane ou adopter la folie d’un tigre sanguinaire n’était que deux exemples durant ces 70 ans. Des rébellions subtiles, douloureuses, dangereuses… pas surprenant que son fils aîné soit un intrépide spécimen.

D’un coup d’aile large et soudain, le corbeau s’envole au travers des branches puis tourne dans la noirceur qui finissait par remplacer le ciel doré du soleil couchant. Habilement, et sans avertir, il atterrit plus près, sur le rebord d’une benne à ordure dans la ruelle, plus près du convié.

Je n’aime pas la plupart des humains. Ils puent et mangent trop de fast food.

Dans le pire des cas, il aurait qu’à lui crever les yeux.
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