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Capri, c'est fini | Deva

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Princesse planche à pain : un jour, mon février viendra.
January Rosefield
January Rosefield
Princesse planche à pain : un jour, mon février viendra.
ASHES YOU WERE

En un mot : Je voudrais être calice à la place du calice
Qui es-tu ? : Une humaine insignifiante, programmatrice dans un théâtre, qui aime se faire mordre.
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ASHES YOU WILL BE

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Sam 24 Juin - 23:51 (#)

8 décembre 2021

Des vitres brisées. Des tags, faits à la peinture argentée. Des runes gravées, incompréhensibles. Des portes brisées, pour prouver que l’on s’était introduit dans le Capri. Des loges sacagées, des objets divers et variés laissés çà-et-là : des pieux, des poupées vaudous, des brûlures suspectes parmi les clients de la partie bar et cinéma, qui sont partis sans demander leur reste. Le Capri a dû fermer temporairement, pour travaux de rénovation, officiellement. Pour investigation, officieusement. Le PASUA est attendu dans le théâtre, et il leur a été interdit de toucher à quoi que ce soit qui ne l’a pas déjà été. January a été chargée de les recevoir – « parce que c’était sa faute, à vouloir faire une pièce qui mettait ces créatures surnaturelles à l’honneur. » Une légère bouffée de colère la prit, lui donnant envie de crier sur son directeur intolérant et qui avait peut-être laissé faire toutes ces dégradations pour les effrayer et s’assurer que plus jamais une telle pièce n’aurait lieu.

Il y avait d’autres moyens que de terroriser ses employés, les acteurs qui se produisaient ici, les clients des liens. January était révoltée à force d’avoir vu ses insanités, dernièrement. D’avoir senti les regards se poser sur elle, chaque fois qu’elle approchait du Capri, chaque fois qu’elle en partait. Elle s’était même sentie suivie à plusieurs reprises, comme si on cherchait à jauger de ses accointances avec les créatures surnaturelles. Elle ne se cachait pas vraiment, de toute façon, et ne renierait pas ses convictions profondes pour être tranquille. A quoi bon, de toute façon, alors que la vie s’acharnait sur elle ? Elle avait survécu jusqu’à maintenant, et elle ne ploierait pas face à des gens intolérants qui cherchaient à impressionner les plus faibles. Plus faibles dont elle faisait partie, à moins d’avoir à protéger les siens. Et les gens du Capri, hormis son directeur, étaient sa famille, en quelque sorte. Elle ne comptait pas les laisser pâtir de cette situation, surtout alors qu’on l’en accusait ouvertement, et qu’elle se sentait en effet coupable.

Elle n’avait rien dit à Myrtle de ce qui survenait au théâtre, pour ne pas l’alarmer, et pour ne pas risquer qu’elle essaye de la convaincre de quitter la ville – au moins temporairement. De toute façon, elle n’en aurait rien fait. Pas en laissant Zelda et Myrtle derrière. Et parce que ça voudrait dire qu’elle baisse les bras, qu’elle laisse gagner ses agresseurs. Et, si January avait ses périodes de désespoir intense, ses épisodes dépressifs, elle refusait d’abandonner ainsi. Elle refuserait toujours d’abandonner ainsi. Même si elle avait peu d’orgueil, il était ravivé par ces injustices, son besoin de justice, justement, s’enflammait à cause de ça. Alors, remontée parce qu’il lui était interdit de dissimuler tous ces méfaits, de faire un doigt d’honneur aux perpétrateurs de ces infamies en réparant tout ça pour quelque chose de plus beau encore, elle faisait les cent pas devant le Capri, en l’attente de son interlocutrice. Une certaine directrice Paston, de ce qu’on lui avait dit.
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Dim 9 Juil - 22:33 (#)

Les agents de la haine
Deva Parton et January Rosenfeld


Les actes sordides se multipliaient, se répandaient comme une mauvaise gangrène dans toutes les affaires de la ville. Systématiquement elles s’en prenaient aux établissements favorables au nouvel ordre, plus largement ouvert à l’inconnu. Ces dégradations, ces exactions étaient le sceau de la haine La marque indélébile d’un danger prochain, le prédateur a reniflé votre trace et il ne cessera de la remonter jusqu’à planter ses crocs dans votre chair innocente. Sombre, terrifiante perspective. Qui hantait la directrice de l’antenne locale depuis que les premiers cas s’étaient fait bruyamment connaître.

Aujourd’hui, ces hordes animées par la répulsion s’en était sauvagement pris à un théâtre. Le Capri, un nom qui ne lui disait rien, ce n’est pas comme si elle était une grande habituée des sorties nocturnes. Alors qu’elle se faisait conduire sur les lieux, l’ancienne militaire s’imaginait un de ces édifices grandiloquent, où la façade respirait l’égo de ces messieurs. Où l’intérieur étouffait chaque visiteur sous des mètres et des mètres de velours, tapisseries ou peintures murales représentant des petits chérubins. Le tableau était naïf, romancé mais n’était-ce pas ce qu’on si figurait tous face à l’inconnu. Devant ce grand vide, cette somme infinie des possibles, l’esprit piochait au hasard des apriori. Formant des visions teintée d’une fantaisie que les adultes se refusent ; parce qu’ils le sont.

Deva ne dérogeait pas à cette règle, naïvement, elle s’imaginait des petits anges grimés, des héroïnes grecques grimé avec les yeux barrés par des croix ou n’importe quel signe hostile. L’Homme déborde d’inventivité lorsqu’il s’agit d’effrayer ses confrères.

Le gros hummer, véritable titan des routes qui n’avait pour lui rien d’autre que son imposante silhouette, se gara rapidement devant la façade du Capri. Un seul coup d’œil suffisait à voir l’ampleur des méfaits. Oui, il fallait rénover. Sans quoi ce théâtre tomberait sous les coups de l’intolérance, cédant à l’injonction de ne plus être eux. De se fondre dans une masse informe, vague, pur ; car c’était cela le grand projet des pro-humains.

Cela n’arrivera pas enfin-, cela n’arrivera plus. Pas sous sa garde, en tout cas. Car si on avait fait appel à elle plutôt qu’à ses subalternes l’affaire était sérieuse, la piste encore chaude. Sitôt que le limier eut un pied à terre, elle se mit au travail, repérant sans grande difficulté l’employée qui leur servait d’intermédiaire. La blonde platine s’appelait Rosenfeld, selon le court dossier rédigé pour l’occasion, responsable des programmations c’était elle qui avait poussé certaines œuvres ouvertement en faveur des CESS. C’était probablement la raison de ce déchaînement ciblé et médité. Alors la jeune femme était tout indiquée pour faire la visite à ces messieurs et dames les agents du PASUA ainsi que répondre à leur inquisitrice question…

- Madame Rosenfeld, c’est un plaisir, s’annonça alors Deva se portant à sa hauteur de sa démarche rigide. Vous permettez que nous allions à l’intérieur ? demanda-t-elle sur un ton qui ne laissait guère de places à l’interprétation ou le choix tout court. Ni moi, ni mes collègues ne ressemblons aux ouvriers qui doivent remettre en état votre affaire, grimaça-t-elle finalement l’agent spécial avec un air atone.

(c) DΛNDELION
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Princesse planche à pain : un jour, mon février viendra.
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Lun 17 Juil - 22:50 (#)

Si elle était remontée, elle étouffait sa colère. Après tout, ça n’aurait rien de bon de la laisser exploser devant quelqu’un venait normalement là pour les aider à mettre un terme à tout ça. Elle ne savait pas vraiment si ce serait le cas, se demandant malgré elle s’ils agissaient réellement en faveur de tous pour protéger les créatures surnaturelles aussi bien que les humains ou si ça n’était qu’une façade, mais elle voulait y croire. Penser que quelqu’un avait leurs intérêts à cœur, sans autre motivation que celle-là. Elle verrait bien assez vite si elle avait – ou non – raison. De toute façon, ce n’était pas comme si elle avait le choix : l’intervention du PASUA n’était pas de son fait, et elle n’était même pas sûre qu’il s’agissait d’un choix de son directeur : le connaissant, il aurait préféré étouffer l’affaire ou la licencier et émettre un communiqué stipulant que, si le Capri s’était égaré sous l’influence d’une jeune femme délurée, ce ne serait plus le cas.

Elle grimaça en voyant le véhicule massif se garer en double file devant la façade du Capri. C’était l’inconvénient à ne pas avoir pu traiter elle-même avec eux : elle leur aurait indiqué une place où se garer facilement sans le faire de façon aussi ostentatoire. Même s’il n’y avait pas écrit PASUA en gros sur le Hummer, et qu’il s’agissait d’une voiture assez fréquemment utilisée, l’arrivée manquait de discrétion aux yeux de la programmatrice. Auraient-ils pu passer inaperçu en se comportant différemment ? Ce n’était pas quelque chose qu’elle pouvait affirmer – ou infirmer non plus.

Plaquant sur ses lèvres son sourire le plus assuré, le plus avenant, pour montrer qu’elle était prête à faire ce que la femme qu’elle devait rencontrer lui demanderait, elle tendit brièvement la main. « Bonjour, directrice Paston. » Elle hocha la tête, s’effaçant pour les laisser entrer dans les lieux déserts. Alors qu’ils progressaient à la suite de Jane pour qu’elle les amène dans une salle où ils pourraient prendre place et où elle serait en mesure de leur servir un café, ils pouvaient aisément observer des bris de verre à certains endroits, et des pierres en leur centre, parmi d’autres dégradations. « Je vous remercie pour votre prompte venue – en espérant que ce ne soit pas une perte de temps pour une femme comme vous de se déplacer en personne. » Après tout, elle dirigeait le Pasua, elle devait avoir une multitude de choses à faire.

« Préférez-vous faire le tour des locaux et constater tous les dégâts occasionnés sur le Capri, ou avez-vous des questions à me poser ? Le personnel est prêt à vous rencontrer lui aussi, bien qu’une partie soit absente : l’établissement étant fermé au public, et comme on nous a expressément sommés de ne toucher à rien, il valait mieux leur donner congé. Mais je suis amplement en mesure de vous renseigner, si nécessaire. » Elle aurait pu ajouter nombre de choses, mais peut-être voudraient-ils forger leur propre opinion avant de recueillir la sienne.
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Mer 13 Sep - 13:40 (#)

Les agents de la haine
Deva Parton et January Rosenfeld


[size=15]- Ce n’est jamais une perte de temps, mademoiselle, que répondit la froide directrice, ne relevant pas l’erreur, alors que ses yeux balayaient déjà l’intérieur de la salle dans laquelle Jane les avaient mené. Ses yeux noirs et scrutateurs s’attardant sur les bris de verres tapissant certaines zones comme si l’on avait pris soin de vandaliser chaque élément disposé.

La teneur de l’affaire, la cible aussi, les évidences. Lui faisait dire de visu que ce n’était pas l’œuvre d’un solitaire, pris d’un besoin de destruction, tout-à-fait incapable de se signifier autrement au monde que par cela. Non, rien de tout ça. C’était trivial effectivement mais une enquête n’avançait que par bonds éliminant coup sur coup les hypothèses les plus éloignés. C’était une tentative d’intimidation, l’évidence tomberait sous le nez d’un enfant. Mais par qui ? Qu’est-ce qui a poussé à l’acte ? L’on ne grave pas des runes et laisse traîner des objets apparentés au surnaturel par pure hasard. C’est bien cela qui motive la venue du PASUA et non simplement de l’agence nationale ou bien de la police.

Trop de questions qui se présentent, partent puis reviennent accompagné par d’autres dans l’esprit analytique de la jeune directrice. Restant terriblement silencieuse, elle ne fait qu’acquiescer en silence durant tout le monologue de la jeune femme devant elle. Détestant interroger, cuisiner dirait ses amis de l’armée sans avoir au préalable débroussailler le terrain. Deva fit un léger mouvement de la main indiquant la porte et lâcha sur un air professionnel, tiré à l’épingle :

- Je pense qu’une visite ne fera de mal à personne, j’ai consulté le dossier mais les photos ne suffisent jamais. D’où ma présence, aujourd’hui, conclut-elle dans une phrase réglée à la virgule près. Chaque mot pesé, réfléchi. Le superflu est une perte de temps et d’efficacité, il y a milles autres cas comme le Capri qui l’attendent et l’attendront. Elle ne peut se permettre ne serait-ce que faire ami-ami avec les visages qu’elle voit défiler.

A la fin de la journée ? January ne sera qu’un nom dans un dossier, empilé sur d’autres dossiers attendant d’être traité. C’était presque une marque de respect de ne rien enrobé, de s’éviter ce filin collant à la langue comme un cheveux qu’on appelle la politesse. La jeune femme là est pour savoir qui s’en est prit à son lieu de travail, Parton savoir si les racines étaient plus profondes.

Ce qui attisait l’intérêt de Deva dans cette visite, ce n’était pas l’accumulation constaté, vu et revu, analysé des dégâts. Non c’était la nature de ceux-ci, où, comment, quoi. Voilà les mots qui l’animait alors qu’elle emboîtait naturellement les pas de January. Les mains jointes dans le dos, le regard en avant.

- Qu’est-ce qui aurait pu motiver ce pillage, à votre avis ? demanda l’air de rien, l’ancienne militaire se posant sciemment dans le dos de la blonde alors qu’ils progressent dans le théâtre.
(c) DΛNDELION
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Jeu 21 Sep - 22:10 (#)

January posa son regard sur la directrice, en l’entendant. Peut-être était plus… moins… L’humaine n’avait pas les mots justes, mais plus investie peut-être que les policiers, ou les gens similaires ? À moins que l’affaire seule le justifie, mais ça ne devait pas être le seul lieu vandalisé, pas le plus prestigieux non plus. Cela dit, la programmatrice n’allait pas s’en plaindre : elle ne voulait pas que madame Parton se sente repoussée, et elle n’avait rien à cacher, mais si sa présence pouvait préserver le Capri à l’avenir, ce ne serait que bénéfique. Ce genre de personnes n’agissaient que quand ils pensaient pouvoir le faire en toute impunité, non ? Alors elle prenait les devants, guidait la directrice, la laissant entrevoir les dégâts. S’arrêtant quand elle le souhaitait, pour récolter un indice, signaler à ses hommes de prendre des photos, observer une scène plus en détails.

« Comme vous pouvez le voir, il y a des symboles de tout genre… Comme s’ils ne savaient pas vraiment qui ils ciblaient. » Parce que les gousses d’ail, l’eau bénite… ça n’était qu’un mythe. Or, des liquides avaient clairement été déversés sur le sol, les murs, les poignées, et l’odeur entêtante de l’ail accroché ça-et-là était particulièrement désagréable. Mais Jane avait l’impression qu’ils cherchaient à noyer le poisson, à dire qu’ils s’agissaient d’ignorants. Parce que, si elle avait interdit à qui que ce soit de revenir, stipulant au propriétaire que plus personne ne viendrait s’il apprenait qu’il avait forcé des créatures surnaturelles à venir et à se blesser à cause de ça et que les pertes seraient plus importantes qu’une fermeture quelques temps, elle était certaine que ça n’était pas l’œuvre d’amateurs. « Mais certains des employés, certains des clients ont subi des brûlures, notamment, ce n’est pas l’objet du hasard. » Elle était consciente que la femme ne lui demandait ni son opinion ni d’analyser ce qu’elle avait constaté, mais January était sûre de ce qu’elle affirmait.

« L’ouverture d’esprit du théâtre. Il y a souvent des manifestants anti-surnaturel par ici, mais nous avons joué une pièce sur l’intégration d’une héroïne, une créature surnaturelle, parmi les humains, dans un climat d’entraide et de bonne entente, il y a quelques semaines. Avec peu de publicité, peu de mise en avant, mais suffisamment pour que les gens en parlent et protestent. Ou peut-être que Twilight est passé dans le cinéma il y a des années, et cela fait de nous des adorateurs des vampires et des loups-garous… » Elle cachait à peine son dédain, mais elle avait déjà entendu ce genre de remarques idiotes. « J’ai déjà été protégée par une créature surnaturelle parce que je m’offusquais du traitement que les manifestants qui y sont opposés leur faisaient subir, et qu’ils m’avaient attaquée, alors… Je suis peut-être la cause de tout ça. » Elle seule pouvait-elle l’être ? Elle en doutait. Et elle n’était pas responsable de ces ignorants.
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