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Run the risk - ft. Blanche

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Anonymous
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Jeu 6 Juil - 11:23 (#)

11 décembre. Autumn woods, Western hills.

Dans l’idéal, je préférerais que vous restiez ici, pour le moment. Installé à la spacieuse table de sa salle à manger, Luther pose son regard tour à tour sur les quatres autres personnes présentes, attentivement. Rares sont les moments où ses Marqués et calices se retrouvent tous au même moment dans sa maison, mais force est de constater que les récents événements ne leur laissent pas d’autres choix. Quatre jours se sont écoulés depuis l’incendie du Voodoo Café, et le sujet ne cesse de s’amplifier: comme si les corps calcinés n’étaient déjà pas suffisants, un autre scandale éclata bien assez rapidement à la découverte d’une traffic de sang illégal, caché dans les tréfonds de l’établissement. Difficile de porter plus préjudice aux vampires, avec ça.

Ou de les mettre d’autant plus en danger.

Et les conséquences n’ont pas tardé à se manifester d’elles-même, notamment par l’exposition forcée au soleil d’un vampire durant sa torpeur. S’il devient facile de s’en prendre à eux, alors la chose est d’autant plus simple concernant leurs adeptes… notamment leurs calices. Et pour combien de temps ? La voix d’Hayden, la plus récente de ses calices, se fait finalement entendre: comme à l’accoutumée, elle n’a pas la langue dans sa poche. Ou plutôt… elle a tendance à se montrer directe, sans filtres. Trait de caractère que Luther apprécie tout particulièrement chez elle. Souhaites tu vraiment connaître la réponse ?

Le vampire échange un regard avec Vincent, la marqué présent à ses côtés depuis presque un quart de siècle: tous deux se doutent que la situation actuelle ne connaîtra de fin rapide. Le soupir de la jeune femme brise le silence, comme un signe de capitulation. Non. Et je n’ai pas tellement envie de retourner chez moi, avec ma fenêtre de salon bousillée. Ses propos marquent la fin de ce rassemblement, laissant chacun vaquer à ses occupations.

Pour le moment ils sont relativement épargnés, hormis le pieu impeccablement posé devant la porte d’entrée, ou le spray d’argent presque vidé sur la poignée. Le danger est encore minime, tout à fait évitable. Mais pour combien de temps ? S’il se passe quoique ce soit ici, emmène Sohail et Hayden au bunker. Louise se chargera du reste. Soit activé la sécurité de la main. L’hochement de tête de Vincent, en réponse, est amplement suffisant.

Si l’immortel ne doute aucunement de leur capacité à se débrouiller seuls, sa préoccupation concernant leur sécurité ne cesse cependant de lui trotter en tête, comme un bruit de fond ininterrompu.

*

Rien à signaler concernant le magasin. Une fois le tour des pièces fait par précaution, avec la plus grande attention, Luther s'attelle aux tâches de routine: soit déposer dans la réserve un instrument dont il vient de terminer la réparation, vérifiant ensuite les éventuelles commandes reçues dans la journée. Un travail répétitif et prenant du temps, mais auquel il se plie sans émettre la moindre complainte: le reste, ses Marqués s’en occuperont dès le lendemain.

La nuit est déjà bien avancée, quand il ferme de nouveau la boutique: une atmosphère pesante règne dans le quartier. Et pourtant, malgré le climat d’insécurité planant, le centre-ville semble être toujours animé.

Un des bars que Luther connait plutôt bien, dont le gérant est suffisamment doué en affaires pour se montrer ouverts à tous, est encore plutôt fréquenté malgré l’heure. Quelques clients tout au plus, loin des soirées où le lieu se retrouvait bondé de monde. C’est en passant devant, en se dirigeant vers sa voiture, que l’immortel devine un début de Soif: il préférerait éviter de consommer du sang synthétique, fade à souhait, mais… a-t-il vraiment le choix ?

Avec une certaine résignation, le vampire entre à l’intérieur de l'établissement, bien décidé à consommer rapidement avant de s’en aller. Pas de plaisir gustatif pour cette fois-ci: après tout, il ne serait pas raisonnable de se nourrir à la source, n’est-ce pas ?
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Daddy's little bloody candy -
Blanche de Lantins
Blanche de Lantins
Daddy's little bloody candy - "Redécore mon intérieur : casse-moé tout là d'dans et repeins tout en blanc"
ASHES YOU WERE

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Pseudo : Blanche de Lantins
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Crédits : Alaric
Lun 10 Juil - 21:01 (#)

Participant 1

"Run the Risk - Luther."





Il est tard et je déambule, encore, dans les rues clairsemées de Shreveport. C’est un quartier plutôt animé habituellement, surtout à l’approche des Fêtes, mais là, au vu des derniers évènements ayant agités Shreveport, les rues se sont vidées. Les vitrines débordent d’idées de cadeaux, de la fausse neige tombent d’un hypothétique nuage scintillant. C’est joli, mais tellement irréel. Un vent frais s’engouffre dans mes cheveux et les ébouriffes, agitant les guirlandes reposant dans les arbres dénudés. De minuscules carillons tintent, apportant un doux sourire sur mes lèvres. Je lève les yeux, cherchant à apercevoir le père noël, mais sans succès. Par contre, une ombre se replie à l’orée d’une rue. Illusion ou imagination ? La féérie s’envole, remplacée par une angoisse montante. Pourquoi ai-je l’impression d’être constamment suivie, observée, que chacun de mes gestes soit épiés.

Mon travail occupe mon esprit durant les heures diurnes, mais dès qu’arrive la nuit, le sentiment surgit, que je sois chez moi ou, comme actuellement, en pleine rue. Les contrats s’enchaînent et les clients souhaitent signer avant les Fêtes, sans entamer le budget de l’année suivante. Je les comprends dans un sens, mais le travail s’accumule et je n’ai pas plus de temps, ce n’est pas une donnée extensible. Mais j’aime travailler dans l’urgence et la pression ne me fait pas peur.

Malette à la main, contenant les plans de différents appartements, j’essaye de faire abstraction de ce poids invisible appuyant plus sur ma conscience et qui me pousserait volontiers à prendre mes jambes à mon cou. Vêtue d’un tailleur sombre, d’une chemise pastelle, d’un manteau léger pour pallier aux affres de l’hiver et de mes sempiternels talons vertigineux qui claquent sur le bitume.

Ma voiture est garée dans un parking souterrain, plus en amont dans l’artère, dix petites minutes de marche. Je ne suis vraiment pas en paix, ressentant une sorte d’attente d’un évènement sans savoir de quoi est fait ce pressentiment. Je croise un homme en tenue de sport, effectuant son jogging, un couple enlacés divergeant sur un article exposé dans une vitrine, une femme, au regard fatigué, patiente à l’arrête de bus. Rien d’inhabituel, ni d’extravagant, tout est comme à l’ordinaire. D’où me vient cette fichue peur qui sinue le long de ma colonne vertébrale et qui fait dresser mes poils sur ma nuque, comme si le couperet d’un guillotine s’apprêtait à me la trancher.

Incapable de réfuter cette appréhension, je pénètre dans le premier établissement s’offrant à moi. A l’intérieur, une douce chaleur m’entoure, apaisant mon mal-être. J’applique un sourire factice sur mes traits et choisis de me hisser sur un tabouret accolé au bar. Adroitement, je prends mon assise et croise mes chevilles. Coudes sur le bois, quelque peu crasseux et collant, j’étudie la carte qui propose une petite restauration. Je n’ai pas eu l’occasion de manger encore et commande un club sandwich et un Sex on the Beach.

Je me suis placée de manière à voir l’entrée, permettant à ma paranoïa fictive de s’étioler au fil des minutes qui passent. En attendant ma boisson, je me permets de jeter un coup d’œil rapide aux autres clients. Rien d’exceptionnel, un bar lambda pour des personnes lambdas, hormis peut-être cette femme, baignée dans une lumière tamisée, dégustant une boisson dans un verre opaque. Immortelle ? Peut-être, mais cela ne veut pas dire grand-chose au final, mon café est bu dans une tasse…

Alors que le barman dépose devant moi, mon cocktail coloré, orné de fruits frais et d’une magnifique ombrelle, un homme choisi de prendre place deux tabourets plus loin. Polie, je lui adresse un signe de tête en guise de salutation lorsque nos regards se croisent. J’attrape ma mallette et en sors un dossier, dont les feuilles s’échappent et volètent dans tous les sens. Un juron, prononcé en français, se faufile hors de mes lèvres alors que je glisse au bas de mon siège et récupère les notes et plans, éparpillés. Pliant mes genoux, je parviens à rassembler les documents, hormis un qui s’est glissé sous le siège du nouvel arrivant. Je m’approche, penaude et lui désigne la feuille dormant sous son tabouret.

- Pardon… je… puis-je ?


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