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Watching fate as it flows ft Alexandra Zimmer

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4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
Dana Campbell
4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !



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Always code as if the guy who ends up maintaining your code will be a violent psychopath who knows where you live



En un mot : Mésadaptée
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Electro-aimant à CESS
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Socialement inapte
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Vieille fille impulsive mais ultra riche sans que personne ne le sache.
Facultés : -
Craquer des codes.
Hacker des programmes.
Dénicher des choses.
Être étrange.
Ne pas se faire chier.
Être une bonne patronne.
Courageuse au mauvais moment.
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Pseudo : Latrine
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Crédits : vava (GANESHA) / Moodboard(Mara) / Signature ( drake & me )
Sam 29 Juin - 17:47 (#)


Laisser aller Rhys avec ses pairs n’avait pas été chose facile à faire. Elle avait confiance en son «cousin» pour la suite qui semblait toucher un sujet qu’elle ne pouvait pas tout à fait comprendre encore et qui nettement, était lié avec le fait que sa sœur jumelle était un félin et que son père soit un métamorphe prisonnier du PASUA. Ça ne changeait pas qu’elle aurait préféré le garder près de lui. Après tout, elle venait de vendre son âme pour le sauver… mais elle ne pensait déjà plus droit depuis sa sortie des égouts.

Son cerveau s’entremêlait à la limite du raisonnable. Les synapses de sa cervelle brulées par la tonne d’improbabilités qui lui tombait dessus. Elle venait de faire la casse du siècle contre le PASUA et se retrouverait probablement recherchée par le NRD pour … pour quoi ? Entrave à enquête avec excès de télékinésie ?

Dans un flash court et soudain, le sourire d’Azraël, dont la voix mielleuse venait de la féliciter, ressurgit. Elle émit un grognement frustré en longeant les bâtiments dans la noirceur pour se rendre jusqu’au Kingston Building. Ses vêtements en lambeaux tenaient à peine sur son dos. Elle devait se dépêcher avant que le soleil se lève. La seule chose qui l’aidait en ce moment c’était qu’elle se sentait en parfaite forme physique. Comme si elle n’avait pas frôlé la mort en se retrouvant en lambeau de chair, un moment plus tôt. La geekette roulait uniquement sur des réflexes quasi primitifs de conservation, protection et résolution de problème.

Et elle était incroyablement contrariée.
Qu’on joue avec elle.
D’être manipulée.
De perdre son libre arbitre.
D’avoir sacrifié beaucoup trop pour sauver les autres puis se retrouver dans cette situation inimaginable.

Cette fois-ci, un râle sonore se fit entendre au travers du terreplein rempli de déchets et d’arbustes aux branches sans feuilles qui séparait les deux immeubles à logement tristement hideux du reste des alentours. Elle sentit à peine la ramure des arbres secs en dormance quand il lui tailladait la peau neuve des épaules, du dos… quand une branche finit par lui claquer au visage, bariolant sa joue d’une vilaine entaille qui faillit lui faire la dernière cellule de bon sens qui lui restait. La larme de sang chaud qui glissait sur son visage était presque réconfortante : Bordel qu’elle commençait à faire froid.

Elle passe par l’entrée arrière, jamais verrouillée, parce que la sécurité, c’est surfait dans les Kingston Buidling et prend les escaliers pour monter jusqu’à son appartement. Arrivée à son étage, elle s’arrête. Hésitante, rageuse, épuisée, sur le bord du break-down total… ses pensées voguent un instant vers sa voisine, pas comme les autres. C’était une mauvaise idée de l’impliquer là-dedans. C’était même une idée de merde. Elle ne méritait pas ça puis, dans le mieux de tous les cas, Dana pourra lui écrire de prison. Mais en même temps… elle savait que s’était une forme de bénédiction d’avoir une tueuse CESS comme amie et excellente amante.

Jurons illustrés, elle se dépêcha à grimper les dernières suites de marches et s’engouffra dans le corridor feutré, au tapis qui puait la pisse, la bière et la clope, qui semblait être la marque de commerce de l’immeuble. Arrivée devant la porte d’Alex, celle-ci est verrouillée. Elle frappe une première fois, en essayant de ne pas attirer trop l’attention à cette heure. Pas de réponse. Pourtant, si elle tend l’oreille, elle peut l’entendre jurer ainsi que le grincement des roues de son fauteuil d’ordinateur. Elle aperçoit aussi la lueur de son écran se glisser sous la porte d'entrée. Frappant une deuxième fois, rapidement, légèrement plus fort, mais rien n’y fait. Shit ! Pas de téléphone pour la contacter, jamais Alex n’allait décoller de son jeu si elle a son casque d’écoute sur la tête.

Et si elle essayait de… ?

Dana pousse un long soupir, se trouvant ridicule. Comment font-ils ça, dans les films ? Ça avait été si facile au marché ! Elle avait senti les filets de ce nouveau pouvoir accessible, présent, juste là, à disposition. Elle n’avait eu qu’à tirer dessus pour l’activer et arrêter les choses de bouger. Soulever la bouche d’égout, y faire glisser Rhys et sa sœur… puis sentir le fil de ce pouvoir se défiler, se tendre sous un désir qui n’était pas le sien. Elle était prête à affronter les conséquences de ses actes, mais il en avait décidé autrement.

Bref, comme une timbrée, elle soulève la main et se concentre pour ouvrir la porte de force. Elle serre la mâchoire, fronce les sourcils et essaie de retrouver cette sensation perdue. Soudainement, elle a enfin la sensation de frôler un mince fil du bout de sa conscience et s’apprête à l’attraper désespérément. La porte tremble devant elle, mais au lieu de s’ouvrir, elle se rend compte que c’est son corps qui frissonne sous l’effort. Son crâne veut exploser de douleur et elle voit des spots blancs et noirs valser devant son regard. Dana essuie du bout des doigts le liquide chaud qui lui chatouille le visage en s'écoulant lentement et l’observe sans bien voir.

C’est du sang qui coule de son nez ou de sa blessure sur la joue?

Du sang doré.
Doré.

Ce qui frappe plus fort contre la porte cette fois-ci, et qui devrait attirer l’attention d’Alex une bonne fois pour toutes, c’est le corps de Dana qui s’y écrase durement, en perdant conscience.


Half Life
So if this is the last night,
and you're feelin' hollow.
I'll give you my half life,
so you'll see tomorrow.
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NAPALM ROACH : j'adore l'odeur du non-respect au petit matin
Alexandra Zimmer
Alexandra Zimmer
NAPALM ROACH : j'adore l'odeur du non-respect au petit matin
I became insane, with long intervals of long horrible sanity
En un mot : Engeance d'Hornet
Qui es-tu ? :
- Infréquentable et associable romancière pleine de mauvaises humeurs, d'ironie cinglante et d'indifférence, cachant une âme noire et liée aux enfers.
- Allergique à l’autorité avec une langue trop bien pendue pour sa propre sécurité, elle cherche à fuir ce monde humain dans lequel elle se sent étrangère.
- Écrivaine autrefois invisible dont seul le site internet attestait de son existence, elle est l'auteur anonyme d'un livre étrange et dérangeant, dicté par son propre père.
- Américaine et pourtant guère attachée au moindre patriotisme, elle erra longtemps sans attaches ni allégeances, avant d'être l'alliée forcée du plus terrifiant des Princes.
- Une antre modeste dans les Kingston Buildings masque ses noirceurs, ses poches trouées, ses écrits en vrac et une Honda 350 récemment achetée.

Facultés :
- Fille longtemps ignorante du Prince Hornet, l’ombre de celui-ci a influé sur sa vie, en étouffant une à une les dernières lueurs de son âme.
- Au gré des rencontres, des créatures de la nuit et du rêve d'une sorcière noire, ses perceptions se sont aiguisées et lui ont révélé bien des choses.
- Monstrueuse créature, la forme du cafard l'habite depuis toujours, bientôt sublimée et portée à son paroxysme par l'influence d'Hornet.
- Remarquable plume, ses mots sonnent justes, acérés, et empreints d'une ombre beaucoup plus grande qu'elle-même.
- Une insupportable teigne dont les répliques teintées de fiel déclenchent vexations, colères et peines autour d'elle.

Thème : Nick Cave & The Bad Seeds : Red Right Hand
You'll see him in your nightmares
You'll see him in your dreams
He'll appear out of nowhere but
He ain't what he seems
You'll see him in your head
On the TV screen
Hey buddy, I'm warning
You to turn it off
He's a ghost, he's a god
He's a man, he's a guru
You're one microscopic cog
In his catastrophic plan
Designed and directed by
His red right hand

Pseudo : Achab
Célébrité : Rooney Mara
Double compte : Elinor V. Lanuit & Inna Archos
Messages : 1570
Date d'inscription : 28/03/2019
Crédits : Lyrics: Nick Cave & The Bad Seeds ; Avatar: @vestae-vocivus
Mar 2 Juil - 19:26 (#)

Watching fate as it flows

You died.
J’ai fixé l’écran du PC, immobile. Mes mains crispées sur le contrôleur l’ont déposé lentement sur le bord du bureau, alors qu’un accès de colère menaçait de franchir mes lèvres pincées. J’ai fermé les yeux un moment. Depuis l’intérieur de mon casque audio, j’entendais ma pression artérielle croître rapidement et, comme un écran de transition – que je voyais trop souvent – me ramenait au dernier bonfire, j’ai vidé mes poumons au lieu de hurler ma frustration à la face du monde. J’ai tâtonné sur le bureau, l’œil mauvais fixé sur l’écran, à la recherche de ma bouteille d’eau, les mains encore secouées de tremblements nerveux et les dents serrées.

Relax, Alex. Tout va bien, Alex. Ce n’est que ta 32ème tentative, Alex.
Ce boss n’avait que 1% de vie, tu vas y arriver, Alex.
Un FUCKING pour cent.


Tout allait bien. Cela faisait bien un an que je n’avais plus joué aux Dark Souls, et le nouvel ordinateur monté par Dana m’avait fourni l’excuse parfaite pour acheter les DLC du troisième opus, auxquels je n’avais jamais joué. C’était, sans conteste, la recette idéale pour un réveillon de Noël des plus reposant, charmant, et farci d’insultes comme une dinde aux marrons de Downtown. J’ai bu une rasade d’eau tiède – j’avais trop serré la bouteille – et contemplé en silence l’écran, en faisant le point sur mes choix de vie. Que faisais-je encore là, à m’acharner sur un contrôleur un soir de Noël ? Ma vie déraillait-elle ? Devais-je continuer ou jeter tout par la fenêtre, écran, PC, contrôleur, bouteille d’eau, et pourquoi pas, éclater ma propre colère en contrebas ?

Non, car l’ordinateur de Dana fonctionnait à merveille. Je pouvais admirer les orteils de Friede en très haute définition, et retracer, avec une parfaite acuité, l’instant précis où j’avais merdé ma dernière esquive.

Bordel. De. Merde.
Au bord de l’explosion – à 99 % en réalité – j’ai repoussé ma chaise en arrière, en cherchant machinalement un défouloir dans ce salon en désordre. Là, mêlé au tambour qui battait entre mes tempes, j’ai cru discerner un autre coup sourd venant d’ailleurs, comme le choc d’un objet lourd contre le mur. L’appartement était un chaos ordonné, entre les piles de boîtes posées dans un coin et la vieille tour de mon précédent ordinateur. Pourtant, je ne voyais ni effondrement d’ameublement, ni fissure dans le plâtre, encore moins la queue d’un de ces rats qui louaient souvent les couloirs des immeubles de Mansfield. Bizarre. J’ai retiré mon casque un instant, l’oreille à l’affût du bruit, ma fureur couvant comme une rivière de lave sous la croûte terrestre.

De nouveau, le coup sourd. Cette fois, je l’ai clairement localisé : on venait de frapper contre ma porte avec force, comme si un imbécile tentait de défoncer ce pauvre battant dont la vie ne tenait plus qu’à un fil.

« Encore ces putains d'attardés du onzième qui font chier, » ai-je craché en fulminant. Un violent soupir a dilaté mes narines, tandis que je reposais rapidement mon casque d’écoute et filais dans ma chambre.

D’un pas martial et furieusement motivée à fracasser de l’adolescent, j’ai extirpé la batte de baseball cachée sous mon lit, j’ai fourré le bas de mon t-shirt – mon favori avec le mème This is fine – dans mon jean, l’arme fermement vissée dans une main. Ils tombaient bien. J’avais encore des hématomes de Noël à distribuer, et de futurs clients à offrir à un dentiste de Shreveport. J’ai traversé la pièce comme une furie, la batte haute et impatiente de tâter de l’épiderme acnéique, avant d’ouvrir à toute vitesse le verrou de ma porte d’entrée.

J’ai ouvert le battant à la volée, en criant. « Putain, cette fois j’vais vous fu-... »

Mon arme improvisée m’a échappé des mains sous l’effet de la surprise. Car, en lieu et place d’une troupe d’attardés, je tombais sur la masse inerte de Dana qui, de fait, tombait tout court. Je l’ai rattrapé in-extremis comme un sac de patates partiellement déchiré, avant qu’elle ne se fracasse le crâne sur mon palier, la batte de baseball tintant sur le sol, et sa tête heurtant ma ceinture. J’ai manqué de tomber moi-même sur le cul.

« Dana ?! Mais… Dana, hé ? » L’interpeller ne servait à rien, ai-je été forcée de constater en jetant un regard méfiant dans le corridor jouxtant l’appartement. Non, effectivement, il n’y avait aucune trace d’agresseur en dépit de l’état déplorable dans lequel était la blonde – amie, amante, sex-friend – dans mes bras.

Et merde, ai-je ronchonné en la tirant vers l’intérieur par les aisselles. Je l’ai tracté jusqu’à mon divan, tandis que des morceaux déchirés de sa doudoune s’effeuillaient au sol, à la manière d’un arbre de Noël tout mou, qui perdait toutes ses épines. Çà et là, des entailles zébraient ses joues, d’où une sorte de cire dorée coulait, créant chez moi une certaine confusion et une foule de questions auxquelles Dana ne pouvait pas répondre. Je l’ai installé sur les coussins, sa tête confortablement calée sur l’accoudoir, en me demandant si je devais appeler immédiatement les secours. Elle respirait, au moins. J’ai trottiné rapidement jusqu’à la porte pour la fermer et récupérer la batte de baseball, avant d’attraper mon téléphone qui traînait sur une petite table.

« Dana ? » l’ai-je appelé en me penchant sur son corps flasque étendu comme une crêpe sur le canapé. « Tu m’entends ? Merde, mais t’as fait quoi. Crève pas sur mon canapé, bordel. »

En proie à une confusion croissante, j’ai palpé du bout des doigts les coulées dorées sous son nez, lesquelles étaient similaires à la substance ambrée et poisseuse qui bouchait les griffures sur ses joues. Pour moi, elles ressemblaient à de la cire, appliquée sur des entailles à moitié cicatrisées. Est-ce qu’elle sortait d’une séance BDSM intense ? Je n’étais pas au courant de ses préférences en matière de cire et de lacérations, mais j’étais quasiment certaine que courir dans Mansfield à moitié dévêtue, n’était clairement pas une riche idée.

« ‘Fait chier, » ai-je râlé en cherchant une bonne idée. Mon attention a dévié vers la cafetière de ma cuisine, laquelle contenait encore une dose du café chaud que je m’étais préparée auparavant. J’ai couru m’emparer du réservoir, que j’ai débouché et, accroupi à côté de Dana, j’ai collé le bec odorant sous son nez. Si avec ça, l’accro à la caféine ne se réveillait pas, j’allais devoir appeler une ambulance. En tenant la boisson à hauteur de sa tête d’une main, j’ai déverrouillé mon téléphone de l’autre, en m’apprêtant à composer le 911.

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Sam 6 Juil - 22:06 (#)


[CONSCIOUSNESS BOOT SEQUENCE INITIATED]
>> SYSTEM CHECK: ENGAGE

Loading Cognitive Functions...
>> module.memory [OK]
>> module.motor_control [OK]

Initializing Neural Network...
>> Neural Link: Alpha-9
>> Consciousness Status: CONNECTED

ALERT: CONSCIOUSNESS FAILURE IMMINENT
>> Initiating Emergency Shutdown...
>> SHUTDOWN IN 3... 2... 1...

[BLACKOUT]


Les accros savent ce que c’est.

Quand seulement le bruit du grain moulu, le déclic subtil du compresseur de la machine à espresso qui s’active ou encore le glouglou de l’eau qui arrive à la bonne température vous donne l’eau à la bouche, une palpitation cardiaque et une excitation immédiate de votre système nerveux. Et le tout avant même d’avoir une seule goutte de votre précieux poison dans votre organisme.

[REBOOT SEQUENCE INITIATED]
>> CONSCIOUSNESS REBOOT IN PROGRESS

Loading Core Cognitive Functions...
>> module.memory [OK]
>> module.motor_control [OK]

Restoring Previous State...
>> Reconnecting Neural Link...
>> Consciousness Status: CONNECTED

System Stabilized
>> All Cognitive Functions Operational

[END OF LOG]


Retournant à la réalité rapidement, son système redémarré et triggered par l’odeur de la caféine, Dana fronce les sourcils, n’arrivant pas à comprendre dans l’immédiat où elle était. Allongée, ok. Et pas dans le corridor. Tant mieux. La moquette des Kingston Buildings était un piège à gangrène assuré. Une longue inspiration et l’odeur du café d’Alex remplissent ses poumons.

« Tu dois vachement déprimer quand tu ne peux pas abuser de mon café. T’es certaine que tu ne veux pas que je t’en fasse livrer une caisse ?» Sa voix n’était qu’un chuchotement bas et épuisé. Suivi d’un grognement : Bordel qu’elle avait mal au crâne. Comme si elle avait abusé de son cerveau.

Dans sa mémoire, un soudain flash du type avec sa tronche extrasatisfaite de chat qui se pourlèche d’un bol de crème qui lui fait un thumbs up entre les agents du NRD. Elle secoue la tête comme sous un choc, les muscles de son corps se crispant le tiers d’une seconde, comme sous l’effet d’une claque. Non. Pas lui.

Enfin, elle ouvre ses yeux pour les poser sur Alex à ses côtés, cafetière et téléphone en main, prêt à contacter qui que ce soit pour l’aider.

« Non !» s’alarme-t-elle en essayant de se relever pour attraper le téléphone, mais qui échoue lamentablement épuisée. Elle se laisse retomber sur le canapé de sa voisine en grimaçant. Ce mal de bloc allait passer. « Je vais m’en sortir. Tout va bien.» Sarcasme du siècle, oui.

Elle se pince le haut du nez douloureusement.
Tien. Elle avait perdu ses lunettes avec tout ça.
Probablement pendant l’explosion…

Une autre longue inspiration, plus difficile cette fois-ci. Sa gorge se serre. Sa mâchoire aussi. Un poids sur son torse qui semble vouloir s’enfoncer bien profond dans cette lamentable situation. «Fuck Alex, j’ai tellement merdé sur ce coup-là. Tu ne voudras peut-être pas que je reste chez toi… Je ne savais pas si… enfin… » Elle renifle puis essuie ses larmes d’un geste frustré qu’elle n’arrive pas à contrôler. Pas le temps de se casser en mille morceaux. Pas le temps pour s’apitoyer sur son sort. Elle a froid. Elle pue. Elle a le cerveau qui se liquéfie et son sang est…

Sa main retourne vers son nez et elle écrase ses doigts sur l’ouverture de ses narines, essuyant de ce qui restait du filet de sang qui s’était échappé par là. Sa main tremblote quand elle scrute une deuxième fois la couleur de son hémoglobine. «Shit…» Son sang n’était plus rouge. C’était absolument loin de rouge. Ça n’avait plus rien à voir. Bordel. De geste manique, elle finit par essuyer toute trace sous son nez du revers de la main, oubliant les griffures de son escapade du désespoir jusqu’ici, qui ne cachaient absolument pas la qualité « vermeil » de son sang, perdue. « Faut pas que le NRD me retrouve. Je ne veux pas finir dans les labos du PASUA, bordel.» Dana grimace; elle ne devait faire aucun sens pour son amante/amie/sexy/voisine du dessus. « Surprise… j’ai peut-être un peu piraté le PASUA, signé comme un pacte avec l’ange de la mort pour ressusciter puis sauver mes amis du marché de Noël et euh… fait explosé une… enfin, non… deux bombe… et hum… je suis qu’à moitié humaine ? Ou du moins, pas totalement humaine ? Mais le sang doré… bordel… ça, c’est… » Elle secoue la tête: Dans quelle merde elle se retrouvait. Son regard fixe le vide, et elle se mord les lèvres pendant qu’elle arrive à retrouver la position assise sur le canapé. « Je ne devrais peut-être pas rester ici… » Parce que forcément, inclure indirectement Alex dans ce merdier, ce n’était pas super sympa.

Ses vêtements glissaient toujours lamentablement sur sa peau pâle et fraichement égratignée par endroit. « C’est peut-être mieux pour toi si…» Vas-y. Dis-le. Te retrouver seule, ça ne sera pas nouveau.Tu l’as fait toute ta vie. Tu vois ce que ça te fait faire, d’avoir d’entretenir des amitiés ? Un long soupir. Elle arrive à esquisser un trop triste sourire à la propriétaire des lieux « Je suis un boulet et là, j’en suis un vachement gros. Tu n’as pas signé pour ça. »

Il y a bien peu de gens qui pouvaient comprendre le danger qu’était Dana Campbell. Elle s’en voudrait qu’ils le découvrent à la dure et dans le feu de l’action. Même s'ils étaient un chasseur, un arcaniste, un métamorphe ou une CESS tueuse.



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- Fille longtemps ignorante du Prince Hornet, l’ombre de celui-ci a influé sur sa vie, en étouffant une à une les dernières lueurs de son âme.
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- Monstrueuse créature, la forme du cafard l'habite depuis toujours, bientôt sublimée et portée à son paroxysme par l'influence d'Hornet.
- Remarquable plume, ses mots sonnent justes, acérés, et empreints d'une ombre beaucoup plus grande qu'elle-même.
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Mar 16 Juil - 21:03 (#)

Watching fate as it flows

Une odeur de saucisson racorni empestait l’appartement. Ma vieille tasse à café ébréchée dans une main, le téléphone dans l’autre, j’ai observé la source de cette puanteur redémarrer son système nerveux et oculaire. Dana était une épave. Un pétrolier éventré, échoué sur un banc de sable, avec les relents marins et les geignements de tôles qui allaient avec. J’ai humé discrètement les vapeurs pénétrantes qui émanaient de la carcasse, en cherchant l’essence reconnaissable de l’alcool ; en vain. Je discernais bien les effluves de la viande trop cuite, du métal chauffé, de l’eau croupie, et un assortiment d’odeurs de brûlé particulièrement agressives. J’ai cessé mon examen à l’instant où mon amante fétide retrouvait l’usage de la parole en marmonnant un affront.

Je l’ai regardé de travers. « Dis que mon café est merdique aussi, tant qu’à faire. » J’ai failli rétorquer que mon café lui, au moins, ne sentait pas la moufette écrasée sous le capot brûlant d’un semi-remorque.

J’ai décidé d’être sympa. Pour ce soir. De fait, Dana ressemblait véritablement à une moufette écrasée et j’ai estimé, dans ma grande mansuétude, que ce n’était pas le moment de lui reprocher quoi que ce soit. J’ai ravalé ma réplique et prié en silence que les fluides de ladite moufette en question n’allaient pas tâcher les coussins du canapé. Dana, à défaut de démarrer une explication cohérente, a essayé d’attraper mon téléphone, que j’ai mis de justesse hors de sa portée, avant qu’elle ne débite un ramassis de remords aussi larmoyants qu’incompréhensibles. J’ai commencé à me persuader qu’elle était soit droguée, soit qu’elle avait couché avec quelqu’un d’autre. J’ai soupiré, autant pour évacuer les émanations tenaces de mes narines qu’à cause d’un début d’énervement.

« Mais bordel, de quoi tu parles ? Qu’est-ce qui t’es arrivé ? Quelqu’un t’a frappé ? » Je me suis rappelée mes bons sentiments et j’ai tenté d’être réconfortante. « Tu veux que j’aille lui arracher la tête ? »

Bon, réconfortante était un bien grand mot. Mais à la voir ainsi, inhabituellement en larmes, éclopée comme à la suite d’une baston de rue, et exhalant une puanteur à peine soutenable, j’ai ressenti un élan de pitié.

Bizarre, mais vrai. « J’appellerai personne, OK. Mais t’as vu ton état ? Va falloir m’expliquer un minimum, » ai-je insisté en verrouillant mon téléphone, avant que Dana ne se lance dans un résumé des plus décousus.

Je l’ai écouté, muette. Immobile. La bouche fermée, tordue dans une expression d’incrédulité, les paupières plissées de méfiance, je suis restée silencieuse un moment en oscillant du chef à chacun de ses propos. Oui, ben voyons, sérieusement, tout à fait, ai-je récité, les yeux ronds, façon meme de Ross dans Friends.

« Ooookay. » J’ai de nouveau hoché la tête. « J’sais pas ce que t’as fumé, mais j’veux la même chose. »

Ma tasse de café était encore dans ma main. Je m’en suis rappelée en me redressant, et l’ai posé à côté, sur la table basse déjà encombrée de bloc-notes et d’autres piles de cochonneries. Dana, elle, a fait mine de se relever aussi, et j’ai tendu une main pour lui intimer de rester tranquille, ne serait-ce qu’un instant.

« Alors d’une. Tu sens une combinaison de moufette crevée, d’eau croupie, et de charcuterie brûlée, et tu as une espèce de cire dorée qui te sort de partout. J’vais pas te laisser sortir dans cet état. Et si tu prenais une douche au lieu de me débiter n’importe quoi ? J’peux te prêter des fringues, ou aller en chercher chez toi si tu veux. »

Sérieusement. Elle avait certainement sniffé quelque chose d’extrêmement fort ou de toxique, voire les deux, et je n’allais pas la laisser partir à moitié nue et camée dans Mansfield en pleine nuit. Comme aurais-je pu me prétendre être son – amie, amante, relation, sex-friend – bref, ce lien indéfini qui reliait deux adultes consentantes couchant ensemble.

Peu importe comment ça s’appelait.

J’ai repris mon téléphone en main, en lui donnant une leçon de réalité. « De deux. J’sais pas ce que c’est ton histoire de résurrection et de Saint Pierre qui descend du ciel en balançant des bombes, mais personne n’a piraté le PASUA. J’sais que t’es douée avec les PC, mais merde, c’est une agence gouvernementale. »

Par acquis de conscience, j’ai déverrouillé mon téléphone et lancé le fil d’actualités. « Et puis si c’était le cas, tout le pays serait à feu et à sang... »

Mes derniers mots ont perdu en intonation. J’ai fait défiler les articles de presse, lesquels proclamaient tous en lettres capitales catastrophiques : le PASUA piraté, des émeutes aux USA, la loi martiale à Shreveport, des attentats au marché de Noël, les CESS attaquent, le pays au bord de la guerre civile. Muette de stupéfaction, j’ai pincé les lèvres, les yeux vides, à la manière d’un emoji neutral face, en épluchant les titres de presse.

OK, j’aurais dû lever le nez de mon jeu, ai-je bêtement pensé, en sachant pertinemment que ça n’aurait rien changé. J’ai essayé de tout connecter à l’état de Dana, en vain, tandis qu’une vague de panique a commencé à faire vriller mon imagination beaucoup trop catastrophiste pour ma santé mentale.

« OK. OK. » J’ai tenté d’adopter un ton calme et raisonné. « J’ai besoin d’explications. Claires et concises. Des phrases courtes. Sujet, verbe, complément. Et surtout, j’veux savoir si un commando armé va défoncer mon pallier dans les minutes suivantes. MAINTENANT. »

Bon, d’accord. J’ai peut-être un peu hurlé sur la fin.

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