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Mei Long | How happy is the blameless Vestal's lot. | 100%

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Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
Mei Long
Mei Long
Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
ASHES YOU WERE

En un mot : Derrière elle, les traumatismes de l'Orient. Devant, ce spectaculaire et dangereux Occident. Entre les deux, cette douce torpeur, bourreau et gardienne de sa déraisonnable folie. De sa folle déraison.
Facultés : Tes capacités, tes dons.
Thème : Secret Garden - Adagio
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ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Drustan
Célébrité : Gong Li
Messages : 295
Date d'inscription : 29/04/2019
Crédits : bazzart
Mar 30 Avr - 23:05 (#)

Mei Long
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Date et lieu de naissance
Au Printemps 1886, dans l'ancienne région de la Mandchourie (Nord Est de la Chine).

Nationalité
Chinoise.

Profession
Sans emploi (pour le moment)

Lieu d’habitation
Au Lucky Star Motel, au nord de Shreveport.

Situation financière
Fraîchement débarquée à Shreveport, boulet accroché à la cheville d'Aliénor Bellovaque, elle vit à sa solde.

Sire
Jian Na (Mort)

Étreinte
23 Décembre 1944.

Disciplines
Chimérie - Obténébration - Quietus

Clan
À peine éveillée d'une torpeur qui a duré vingt ans, il lui faut s'acclimater à cette nouvelle société et aux changements opérés depuis une Révélation dont elle ignore tout. Comprendre le pourquoi, les conséquences directes pour son espèce et pour elle-même. Insoumise jusqu'aux tréfonds de son âme et possédant un passé trouble vis-à-vis de l'Essaim, les règles en vigueur ont ceci dit aussi peu de résonance pour elle que celles qu'elle a connues. Ne sachant pas encore se positionner sur cet échiquier géant dont elle ignore les enjeux politiques et sociaux, c'est sous le tutorat d'Aliénor Bellovaque qu'elle se place, observatrice discrète à l'affût de tout. La méfiance pour maître mot, elle refuse de commettre les mêmes erreurs que par le passé. Retomber dans la torpeur n'est plus une solution envisageable pour l'immortelle, pas plus que la Mort réelle une option. Il lui faut survivre, comme elle l'a toujours fait, composer avec ces nouveaux visages et ce microcosme culturel qui lui sont encore étrangers. Le voile du secret à présent tombé, sa folie est d'autant plus dangereusement exposée à la lumière des projecteurs et c'est sans doute ce qui l'inquiète le plus. Ce contrôle qu'elle n'a jamais possédé et qui lui fait encore défaut, même après deux décennies d'un sommeil volontaire et pour le moment salutaire. Pour le moment.

  • TEMPÉRAMENT
    CaractèreDualité à son paroxysme. Elle est un tout, et son opposé. Beauté glacée venue d'Orient, miroir d'un autre temps, les traits de son visage se sont figés dans l'apparente jeunesse de trente-six printemps. Des traits sur lesquels il est bien difficile de lire autre chose que ce qu'elle veut bien concéder, c'est à dire peu. Tenter de percer le mystère qui entoure la créature est aussi vain que retenir l'eau entre ses paumes. Ils sont peu, ceux qui peuvent se vanter de connaître ce qui ce cache derrière ce menton haut et ce regard fier, presque altier. Encore moins nombreux ceux qui peuvent se targuer de comprendre les rouages actionnant le strict contrôle qu'elle semble s'imposer. Impossible de déterminer si les rares sourires flottant sur ses lèvres sont le reflet d'une hypocrisie assumée, une faveur parfaitement mesurée, un jeu de séduction savamment étudié ou l'ultime protection pour masquer un passé trouble et jonché de traumatismes. Tout semble calculé et pourtant si naturel. Ses attitudes, ses mots, ses gestes. Insaisissable, jamais réellement domptée, difficile à cerner, elle suscite intérêt, convoitises et respect aussi bien que méfiance, crainte et mépris. Le jugement des autres ne l'atteint pourtant pas, leur avis encore moins. Se tenant en très haute estime, elle reste persuadée que dans ses veines cyanosées coule encore le sang bleu de ses ancêtres et qu'à ce titre, ses égaux sont peu nombreux. Tout semble glisser sur elle sans la blesser ni même la heurter. La solitude trop souvent répétée semble lui avoir forgée une armure indestructible, impénétrable. Un roc impossible à briser, une créature impossible à apprivoiser. Du moins en apparence. Le contrôle pour seul mot d'ordre, le contrôle comme mantra, le contrôle pour se protéger, le contrôle pour sa survie.

    Une simple couche de vernis écaillé et qui cache sous sa surface une folie des plus sournoises. Son antithèse la plus parfaite. Sa Némésis. Rejetant toute forme d'autorité et ne craignant personne, il est néanmoins un ennemi qu'elle redoute plus que tout autre. Elle-même. Résultante d'une éducation bâclée et trop sommaire, cette jumelle tapie dans l'ombre et vainement rejetée est ce qui l'effraie le plus en ce bas monde tout en étant, dans le même temps, la tentatrice à laquelle il lui est si délectable de succomber. Sa Bête. La seule partie d'elle-même jamais sous contrôle. Comme elle, cette dernière reste indomptable. Trouvant sa source dans cette colère sourde qui n'a jamais cessé de gronder chez Mei, dans les stigmates encore visibles sur sa peau, témoins et éternels garants des sévices subis et gardés secrets, dans les plaies encore purulentes des épreuves passées, elle libère tout son pouvoir par ce Besoin impérial de sang. Le contrôle cède la place à des frénésies meurtrières qui plongent la vampire dans une folie toujours plus destructrice. Liberté des sens, il n'existe, dans ces instants, ni limites ni frontières. D'un contact physique qui lui brûle habituellement la peau plus sûrement qu'une lame faite d'argent, elle s'adonne aux plaisirs de la chair sans retenue, se laissant submerger par ces vagues déferlantes, s'y noyant même avec plaisir. Toute morale s'envole. Le passé n'existe plus. Le futur et ses conséquences non plus. Ne règne que le chaos du présent dans lequel elle s'abreuve comme la plus misérable des toxicomanes. Et si sa fierté lui souffle des regrets difficilement supportables, elle ne peut nier savourer ces instants aussi sûrement qu'elle les redoute.

    Cruelles sirènes auxquelles elle ne peut résister, la centenaire refuse néanmoins de s'avouer vaincue. Ses genoux ont ployé et touchés terre plus souvent que le laissent penser les apparences, toujours par la force. Et à chaque fois elle s'est relevée. Toujours. Plus forte. Plus dure. Plus froide. Plus vulnérable...
    Bien qu'elle refuse de l'admettre, pensant à cette part d'elle-même comme à une faiblesse emplie de déshonneur, il existe une fragilité chez l'orientale que peu connaissent. Seuls ceux qui ont réussi à se frayer un passage aux travers des solides murailles de son cœur peuvent en témoigner. Elle peut les compter sur les doigts d'une seule main mais sa dette envers eux est éternelle. Jian. Gautièr. Aliénor. Jenaro. Tous, à leur manière l'ont, à un moment donné, empêché de sombrer pleinement dans la folie et l'ont sauvé. De la mort, de la dangereuse solitude d'un esprit malade et tourmenté, d'elle-même. C'est pourquoi, pour les préserver eux, la Mascarade, et pour se protéger de cette Bête incontrôlée et incontrôlable, elle a consenti à la Torpeur. Un aveu de faiblesse. Une bataille perdue. Orgueil écorché plus sûrement que la peau lacérée de son dos. Fierté mise à mal par un échec là où tant d'autres vampires ont réussi. Elle, l'Impératrice déchue, battue par tous les autres. Par cette part d'elle-même immortelle. Par cette force redoutée et adorée. Battue. Mais pas vaincue. De cet endormissement indéterminé elle en espère un repos salutaire, pour son corps épuisé de cet incessant combat intérieur, pour son esprit torturé qui n'en ressort jamais indemne. Une bataille perdue. Mais elle en a perdu tellement d'autres.... et c'est bien là sa force.

    À jamais droite. À jamais debout.
  • UNE NUIT DANS VOTRE PEAU
    Il est de ces nuits où elle n'est qu'une ombre mouvante dans les ténèbres. Spectatrice discrète parmi la masse grouillante des fourmis humaines. Mei a depuis longtemps oublié tout besoin d'extravagance, se contentant de peu. De promise à celui qui aurait dû être Empereur d'un royaume qu'elle considère encore aujourd'hui comme volé, elle a connu le travail ingrat de la terre, reléguée comme tous ces misérables paysans. Elle a connu la prison, physique et mentale. Elle a connu la torture. Du goût du luxe et des palais, de cette vie facile et assistée elle en a presque oublié la saveur. Presque. Le bois miteux d'un comptoir de bar aux relents d'urine et la grossièreté d'une clientèle ouvrière la dégoûtent encore aujourd'hui. Se fondre dans la masse certes, mais pas n'importe laquelle.
    Le rouge. Sa couleur, assurément. Celle du velours confortable d'une banquette dans un Club à la clientèle triée sur le volet et aux sonorités de Jazz, la seule musique du vingtième-et-unième siècle qui ne lui agace pas les tympans. Cette ambiance feutrée et intimiste qui laisse tout le loisir d'épier sans être vue. L'attaque sournoise ne lui sied guère dans ses humeurs de tranquillité, quand sa Bête n'écorche pas l'intérieur de son écorce charnelle pour planter ses griffes dans la peau d'un autre. Quand son appétit féroce et sa folie sont relégués au second plan. Dans cette maîtrise parfaite que tout le monde lui connaît, l'immortelle a besoin de séduire. Par la conversation, manipulation subtile ponctuée de sourires discrets, faussement timides, par un dialogue calqué sur sa victime. Si l'homme est de type mégalomane, sa propre intelligence est revue à la baisse. Flatter l'ego pour obtenir le précieux liquide coulant dans ses veines. Caméléon inoffensif qui cache une vipère aux crocs acérés. La séduction dans son jeu le plus malsain et le plus innocent à la fois. Car jamais elle ne leur cède, à ces hommes sans valeur qui lui apparaissent comme de simples réceptacles. Elle ne leur fait même pas grâce du simple contact de ses lèvres contre leur gorge, de ses dents goulûment enfoncées dans leur carotide. Le contact avec des étrangers lui est depuis longtemps insupportable, aussi vif que la brûlure de l'argent. Et ils ne sont jamais dignes de son corps dans ces instants là, encore moins de ses cuisses. Mei ne rejette pas entièrement leur compagnie pour autant. Ils sont une distraction éphémère des plus savoureuses, une nécessité de survie, un interlude dans cette immortalité parfois ennuyante.
    Le rouge. Celui du sang. Elle le prélève sur ses victimes et s'en délecte par la suite sans jamais leur offrir une seule caresse. Ironie qui l'amuse, celle de se rassasier en les laissant sur leur faim. Les laisser penser qu'ils pourront profiter d'elle, sans jamais s'offrir à eux. Mégalomane, elle aime contrôler le jeu, en connaître les tenants et aboutissants, assister à la bêtise humaine et toute masculine pour flatter son propre ego déjà bien gonflé. La discrétion, le silence, et l'oubli. Elle aime ces nuits de calme et de jeu qui ne laissent jamais d'amers regrets au réveil. Le contrôle, encore et toujours.

    Il est de ces nuits tumultueuses qui ne laissent pas indemnes, qui colorent d'un rouge sang les trottoirs d'une ville endormie et s'écoulent le long de ceux-ci comme la pluie après un orage d'été. Pétrichor. Il n'y a alors que l'odeur métallique du sang dans la bouche et les regrets de cet abandon redouté et pourtant si ardemment désiré. Frénésies meurtrières, brutales, sauvages. Le contrôle n'existe plus, pas plus que la retenue, et encore moins la prudence. L'adoratrice des ombres et des ambiances feutrées s'efface pour céder la place à sa concubine, jumelle diabolique qui exulte de s'être échappée de cette prison glacée qu'est Mei en temps normal. Sa Bête par en quête de la lumière qu'elle ne lui concède jamais. Il lui faut l'attention de tous, projecteurs sur un corps libéré des entraves de l'immortelle qui se meut de manière différente, qui appelle aux caresses et à la proximité. Appel de la chair auquel elle s'abandonne volontiers. Intimité toute relative que celle des rudes mains masculines qui la possèdent lors de ses pertes de contrôle. Sens décuplés, sens en éveil, il lui faut toucher, peau contre peau. Sa bouche, si prudente en temps ordinaire, cherche leurs comparses endiablées. De ce contact humain qu'elle rejette d'ordinaire, elle s'en délecte en ces instants, comme pour combler de façon malsaine ce vide qu'elle ne parvient jamais à remplir complètement, elle, l'esseulée.
    Rouge, comme le sang qui coule le long d'une gorge dans laquelle elle plante farouchement ses crocs, rugissant intérieurement de ce pouvoir retrouvé, de cette nature qu'est la sienne. Une gorge, puis deux. Trou béant et nuques brisées, une musique qui résonne comme le son sourd des tambours à l'intérieur d'un corps trop souvent restreint. Il n'existe plus rien de noble chez la jeune femme dans ses excès, plus rien d'altier, plus rien d'humain. Regard affamé teinté du voile de la folie, pupilles dilatées à l'extrême, elle est comme dans une transe que seuls les drogués partis trop loin connaissent. Une transe de laquelle il est bien difficile de l'en faire sortir. Une transe côtoyée à de trop nombreuses reprises et de laquelle il est de plus en plus compliqué de s'éloigner.

    Il est de ces nuits de regrets, où, se sentant souillée, la vampire n'aspire qu'à la quiétude d'un chez elle et la présence réconfortante et apaisante d'un ami. Ils sont peu, mais pourtant toujours là, prêts d'elle, témoins de cette fragilité mise à nue. Vulnérable comme jamais. Touchante dans ce qui n'est cependant que l'ombre d'elle-même. Une version que Mei exècre pour sa faiblesse, pour ces échecs répétitifs à contrôler cette partie d'elle qui la met en danger. Qui met en danger quiconque cherche à la protéger.
    Dans ces instants, c'est d'un contact physique apaisant dont elle a besoin. De solides bras autour d'elle et le silence pour seul confesseur de ses crimes. Dans cette normalité barbante elle aime se noyer, y puisant la force suffisante pour se remettre sur pieds et empêcher son esprit de sombrer encore davantage dans cette folie qui la consume toujours un peu plus. Il y a les bras regrettés. Ceux de Jian et de Gautièr. Et ceux qui continuent de la supporter, dans tous les sens du terme. Aliénor et Jenaro.
  • Caractéristiques de race

    Quietus
    2
    Obténétration
    1
    Chimérie
    0

    Le choix de l'immortalité n'a jamais été sien. Atteinte du Typhus durant l'hiver 1944, elle ne doit sa survie qu'à Jian Na, qui la libère du camp militaire dont elle est prisonnière. Agonisante, portée par des épisodes fiévreux délirants, il la transforme et fait d'elle son Infante. De simple marquée, elle accède au rang de Vampire.
    Une transition qui se fera dans la douleur et le chaos. Encore traumatisée par une année entière de sévices en tout genre, elle rejette ce nouveau statut et tout ce qu'il implique. Se sentant dans un premier temps souillée, ne contrôlant pas cette Soif irrépressible qui ne semble laisser la place pour rien d'autres dans ses pensées, elle voue une rancœur sans limites à ce créateur qui ne lui cède pourtant rien. Colère tenace due à l'absence de consentement de sa part, elle se sent longtemps comme une simple marionnette dont les ficelles sont tirées par un Sire qui tente de la façonner à son image, en vain.
    Fuyant la Chine à la fin de la seconde guerre mondiale, c'est vers le nouveau continent qu'elle suit Jian sans un regard en arrière pour cet Orient autrefois chéri et qui l'a si douloureusement trahi.
    Il lui faut de nombreuses années pour accepter, de nombreuses années de tension, de coups bas, d'apprentissage sommaire et qui lui laisse toujours un goût d'inachevé. Étrangère dans ce nouveau pays dont les mœurs ne trouvent aucune résonance en elle, Mei met du temps à se reconstruire, taisant à son créateur tout ce qu'elle subi depuis leur dernière séparation, quand celle-ci n'était alors que Marquée.

    De longues années, avant l'acceptation. Puisant sa force dans cette colère sourde qui ne la quitte jamais, ce désir de vengeance tenace, le phénix renaît, plus implacable, plus fort, plus intransigeant. Embrasant sa nouvelle condition, elle finit par céder, pendant un temps, aux attentes de son Sire. Guide et amant, leur relation est pourtant loin d'être un long fleuve tranquille. Rattachés ensemble par ce lien fusionnel qu'elle ne comprend pas, il lui refuse l'apprentissage qu'elle lui réclame tant de peur de la voir s'affranchir. Celui du contrôle sur sa Bête, sur sa Soif. Un ressentiment qui ne la quittera jamais vraiment, même après la mort de ce dernier bien des années plus tard.

    Un contrôle qu'elle ne possède toujours pas. Ses frénésies sont souvent le reflet de sa colère qui se meut en instrument du chaos bien que ses épisodes les plus meurtriers aient toujours eu lieu dans ses longues périodes d'errance et de solitude. Craignant l'abandon et une éternité sans attaches, elle laisse plus volontiers la place à sa Bête et ses besoins dans ces moments là. Contradiction supplémentaire pour celle qui repousse quiconque cherche à lier une quelconque intimité avec sa personne.
    Une absence de contrôle qui l'a poussé, il y a vingt ans, sur les conseils de celle qu'elle considère comme sa seule véritable amie et égale, à plonger dans une longue torpeur.

    Concernant ses dons, elle a toujours refusé de travailler le seul qu'elle possédait en commun avec son Sire, celui de Chimérie. Les cauchemars l'ayant hanté pendant de longues années après sa libération du camp militaire, l'immortelle s'est toujours méfiée du monde des rêves et de leur manipulation.

    Dans une étrangeté qui lui est pourtant toute familière, c'est bien la discipline de mort silencieuse qu'elle maîtrise le mieux. Quietus. Elle ne qui ne contrôle pas sa Soif et ses envies de sang, elle qui a commis tant de boucheries sanglantes à travers deux continents... On peut néanmoins y voir un écho lointain de sa condition de prisonnière, elle dont le sang a été empoisonné à des fins militaires et scientifiques, elle a qui l'on a inoculé volontairement la bacille du Typhus pour la regarder lentement agoniser par ce trou circulaire au milieu de la porte de sa cellule. Le poison, l'arme des femmes à ce que l'on dit. Son arme à elle. Celle avec qui l'immortelle se sent le plus à l'aise, celle qu'elle a le plus travaillée. Venin de scorpion pour une vipère des plus sournoises, elle en imprègne régulièrement les aiguilles qui retiennent ses cheveux.

  • AFFILIATION ET OPINIONS
    À peine sortie d'une torpeur qui a duré deux décennies, elle est comme une page vierge qui doit composer avec une Révélation dont elle ignorait tout jusqu'ici. Elle qui a choisi le sommeil pour se protéger, pour protéger les rares qu'elle affectionne, pour protéger la Mascarade, rouvre les yeux sur un monde surnaturel sur le devant de la scène, sous la lumière des projecteurs. Adoratrice des ombres, elle ne parvient pas à se positionner sur l'échiquier de cette partie entamée sans elle. Comprenant que le danger est omniprésent pour une créature aussi instable qu'elle, Mei craint cette nouvelle ouverture sur un monde qui lui parfaitement étranger, où les informations circulent plus rapidement que les secrets murmurés au creux de l'oreille, où même les ombres les plus obscures semblent baignées du soleil le plus éclatant. Perdue dans cet univers parallèle où tous, à présent, savent, elle tente de se raccrocher aux seuls alliés qui lui reste.

    Perdue dans un monde surnaturel qu'elle a mis longtemps à comprendre et à apprivoiser, éduquée par un Sire obtus qui plaçait les vampires au-dessus du lot. L'immortelle a d'ailleurs longtemps pensé que les autres races étaient inférieures à la sienne. La mort de Jian et les rencontres qui ont suivi lui ont permis de remettre en question ses propres opinions. L'intimité toute particulière avec « son » loup l'a convaincu que ces derniers n'étaient pas forcément son ennemi le plus mortel. Sa curiosité et sa fascination pour la magie ont fait le reste. Peu importe qu'elle soit blanche ou noire, elles trouvent chacune une résonance particulière pour chaque facette de sa personnalité. D'une pureté enviée ou de la plus sombre branche existante, Mei ne peut nier une certaine attirance pour ceux capable d'en maîtriser les bases.

    Perdue dans ce nouveau monde, elle n'en reste pas moins la rebelle des temps anciens quant aux règles établies et imposées. Reniant plus fermement encore l'autorité passée, elle reste et restera à jamais une Renégate.

  • Singularités
    BONUSMei ne supporte pas le contact physique avec des étrangers. Bien que le mal qui la ronge soit purement psychique, elle en ressent une réelle douleur s'assimilant à une brûlure. Résultante des traumatismes passés et de sa condition de prisonnière, des trop nombreuses paires de mains qui ont souillé son corps et l'ont rabaissé au rang de vulgaire cobaye, elle garde volontairement ses distances.

    Bien qu'ayant perdu la « foi » bien avant sa transformation, et ne croyant plus réellement aux enseignements qui lui ont été donnés, les rituels à proprement parler la rassurent et l'apaisent quand son esprit torturé en ressent le besoin. Tantôt bercée par le Taoïsme, le Bouddhisme et le Confucianisme, elle aime se plonger dans le mysticisme de ces trois piliers de la philosophie chinoise qui parviennent, parfois, à trouver un écho en elle.

    Bien que très sûre d'elle et appréciatrice de son propre reflet dans le miroir, il y a une partie de son corps qu'elle ne découvre jamais, par honte et non par pudeur comme on pourrait le penser, son dos. Portant les stigmates de sa déportation dans l'unité 731, de longues cicatrices se croisent le long de sa colonne vertébrale, entrelacs de chair découpée pour une portée pseudo scientifique. Ils sont le souvenir de sa condition de soumise, d'une identité perdue au profit d'un numéro de détenue, ou de patient, selon le terme choisi par ses bourreaux. Ils sont la source de sa colère et de cet esprit de vengeance qui la consument. Honte éternelle qu'elle porte comme un fardeau. De toutes les paires d'yeux qui les ont un jour contemplées, une seule est encore en vie.
Who am I ?
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Je suisun scénario Blase Drustan VisageGong Li. SagessePfff. Découvertecomment vous avez connu le forum ? J'ai suivi la vipère sous la rose et sa folie légendaire, ça m'avait l'air, ma foi, plus que tentant. Présence4/7 AvisAnnexes de dingue ! Dans le sens le plus positif que le mot « dingue » peut avoir. J'ai pris moult plaisir à les décortiquer !. Créditsfunnygirls & Amiante. Mot de la finDoryphore (trop peu souvent employé selon moi) !
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Pseudo : Drustan
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Mar 30 Avr - 23:06 (#)

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It is sometimes an appropriate response to reality to go insane.

BIO

Printemps 1933, non loin de Nankin, Province de Kiangsu.

Mon corps entier n'est que douleur quand je m'allonge enfin sur la paillasse qui me sert de couche, bien après que le soleil ait baigné la Terre de ses derniers rayons. Je n'ai même pas la dignité d'effectuer une toilette sommaire que mes paupières sont déjà closes. Je refuse d'affronter le reflet poussiéreux du miroir, le visage caché derrière mes longues mèches brunes, recroquevillée sur mon flanc droit. Mes doigts, malgré plusieurs lavages successifs, sont encore poisseux du latex récolté sur les plantes de pavot. Mes ongles sont noircis et mes mains entaillées de ma trop grande maladresse à l'ouvrage. Mieux vaut abîmer ses paumes que les plantes ici de toute façon. Mes yeux se rouvrent, lourds de fatigue, mais n'ont rien d'autre à fixer que les planches de bois d'un des quatre murs qui composent cette misérable chambre. Locataire éphémère. Ce n'est pas chez moi ici, pas plus que ce village. C'est pourtant ici que j'ai échoué. Après de longues semaines d'errance en direction du sud, après ma violente dispute avec Jian. Et où est-elle maintenant, cette créature nocturne pour laquelle, sans une once de regrets, j'ai quitté domicile et famille ? Combien de temps passés ensemble ? Vingt ans ? Deux décennies suspendues dans le temps. J'ai déjà quarante-sept ans mais toujours l'apparence de mes vingt-six. Pour combien de temps ? S'il ne revient pas pour moi, combien de temps avant que les affres de la vieillesse ne viennent prendre leur dû ?

Répugnance. Pour moi même. Moi, la noblesse incarnée, la promise à l'Empereur, Marquée privilégiée de l'un d'Eux, réduite au travail de la terre. Une simple paysanne, voilà ce que je suis. Pire. Je travaille pour un propriétaire en échange du gîte et du couvert. Toute la journée, sous les rayons ardents d'un soleil auquel je ne suis plus habituée, m'étant accoutumée à une vie nocturne en compagnie de mon amant, j'incise, plante après plante, fait couler ce précieux liquide blanchâtre qui rapporte tant. Opium. Autrefois réservé à la noblesse dont j'ai fait partie, lutte vaine du pouvoir en place pour en interdire une consommation toujours plus massive, il a finit par gagner les foules, mêmes les plus pitoyables. Et c'est peut-être ça le fil conducteur. Du Palais Impérial à la plus misérable cabane de pêcheur. Opium. Et je ne rêve que ça. D'une longue inspiration pour oublier tous les muscles de mon corps assaillis de courbatures. Mais nous n'avons pas le droit. Seulement inciser, encore et encore et toujours, mais jamais de consommer. Les lois ont faibli, ce pays aussi. Les Britanniques ont la main mise sur le port de Hong Kong et prennent leur part sur ce commerce lucratif. Et quand ce ne sont pas les colons d'Occident, ce sont les Japonais qui continuent d'étendre leur territoire et de s'approprier ce qui aurait dû être mes terres. Mandchoukouo. Ce nom m'écorche les lèvres et brûle l'arrière de ma gorge. Il laisse un goût acide de bile. Je les déteste. Ici au moins leur présence n'est encore qu'un murmure assez éloigné pour être ignoré.

Survivre. Je ne peux pas faire marche arrière, et le futur reste incertain. Je suis certain qu'Il viendra pour moi. Il m'a choisi après tout, il y a vingt ans. Parmi toutes les femmes rencontrées, ses yeux se sont portées sur moi et aucune autre. Il reviendra. Pour moi. Pour nous.


Été.

Je suis seule. Dans cette fourmilière humaine, parmi ces hommes et ces femmes qui travaillent à mes côtés chaque jour, je suis seule. Mes manières m'ont trahie, j'en suis certaine, et ils me méprisent autant qu'ils m'écoeurent. Ils m'évitent autant que je les évite, ne me parlent que lorsqu'ils y sont obligés. Si la pensée me soulage, le manque d'interaction commence à me peser. Et toujours, dans mes pensées, ces deux syllabes qui se répètent. Jian. Jian. Six mois déjà, et aucun signe de lui. Chaque nuit, je m'attends à le voir se glisser telle une ombre dans les ténèbres, et chaque matin est plus douloureux de par la déception croissante qu'il apporte. Je lui en veux. Je leur en veux à tous. Je crache sur leur regard accusateur et emplit de dédain, leur hurle intérieurement que je suis leur Impératrice, qu'ils me doivent le respect. Dangereuse colère qui ne me mènera à rien. Je rêve pourtant d'eux à genoux, chaque nuit. Ils se moquent bien de qui j'ai été, de qui j'aurais pu être. Alors je deviens fourmi moi aussi, regardant ces champs de pavot tant haïs et qui, cependant, me ressemblent tant. Je suis comme eux. J'ai été cette fleur magnifique autrefois. Et j'ai fané. De ses pétales colorés ne restent qu'un bulbe incisé dont s'écoule le nectar d'une vie. Opium. Et si soudain je m'évanouissais moi aussi en des volutes de fumées insaisissables, existerait-il quelqu'un pour rendre compte de mon absence. Existerait-il quelqu'un pour me regretter ?  


Automne.

Nous sommes tous alignés tels des pantins sur la piste d'un cirque. La nuit nous enveloppe de son manteau noir et la pluie automnale n'épargne aucun d'entre nous. Nous sommes une vingtaine, et parmi cette foule d'insectes, l'un de nous a commis une erreur en nous entraînant dans sa chute. Quelqu'un a cru bon de faire du trafic d'opium pour son propre compte et si l'accusée – que nous savons tous être Bao – n'a pas été découverte, sa petite économie souterraine a bel et bien été mise à jour. Les yeux fixés au sol et les épaules voûtés, ils écoutent les cris et les menaces de la femme du propriétaire des champs que nous cultivons. Et je suis là, debout, le dos droit, le regard fixé sur un point invisible devant moi. Personne ne parlera, je le sais. Dans cette communauté reculée, Bao est respectée, et surtout crainte. Je n'ai pas d'affinités avec elle, ni craintes, ni respect. Je pourrais aisément la pointer du doigt, mais seules deux options en résulteraient. La première, que toute cette affaire me retombe sur le dos, avec l'appui des autres limaces qui m'entourent. La seconde, que Bao soit exécutée, et que je la rejoigne dans l'autre monde, tuée par l'un de ces rats des champs. Alors je conserve le silence, écoute les menaces pleuvoir sur moi sans m'atteindre. Je me concentre sur tout ce qui n'est pas eux. Les gouttes de pluie ruisselant sur mon visage, le coton râpeux et de mauvaise facture qui colle à présent à ma peau. Les soieries s'en sont allées il y a longtemps maintenant. Ne reste que ce tissu rêche et grossier qui irrite les sens. Je ferme les yeux quelques instants, oubliant que je suis là. Puis le silence. Absolu. Inquiétant. Les cris ont cessé. Je rouvre les paupières peu avant que l'un de nous, un homme, se fasse happé par le « patron ». Couteau dans une main, il n'écoute pas les supplications de ce dernier, et alors que sa femme pose la même question répétée déjà à plusieurs reprises, la lame s'enfonce dans la chair. Un gémissement plaintif et à peine audible, son visage qui se tord d'un mélange de surprise et de douleur, le sang qui ruisselle depuis la plaie béante jusqu'au sol. Le sang. Jian. Ce n'est pas la première fois que je vois un homme mourir et le spectacle n'est pas traumatisant ce soir comme il l'a été par le passé. Je regarde le paysan s'écrouler, ramenant ses mains sur son ventre comme dans une vaine tentative de stopper l'hémorragie. Sa mort est finalement comme l'a été sa vie. Pitoyable et pathétique.
À nouveau les cris, à nouveau les menaces. Elle veut savoir. Sa femme. Elle veut la vérité. Elle veut le sang du coupable, nous piétiner de son pouvoir. Car si les terres appartiennent à son mari, tous ici nous savons qui commande. Si ma position n'était pas si précaire je pourrais presque la respecter pour ça.

Le silence pour seule réponse. Quelle bande d'idiots ! Ils vont mourir pour l'honneur des pauvres, pour ne pas dénoncer Bao, indirectement responsable de la mort de l'un d'eux. Lâches ! Des illettrés au regard vide et à l'odeur pestilentielle ! Je sais maintenant pourquoi ce pays prend l'eau ! Ils vont choisir un deuxième insecte à éviscérer et je prends conscience que ça pourrait être moi. Pas ici. Pas comme ça. Jamais.
J'avance d'un pas, continuant de fixer un point droit devant moi. La femme me fait à présent face, vocifère à nouveau ses menaces et m'ordonne de pointer du doigt le ou la coupable. Quelques secondes de battements où je sais que tous retiennent leur souffle et mon bras se lève. Mon index se tend, et sans prendre la peine de regarder la femme, continuant de fixer un horizon que je ne perçois pas, il pointe le cadavre qui gît à présent devant nous, toute étincelle de vie ayant déserté son corps.
C'est par un gifle cinglante qui m'étourdit quelques secondes que je suis ramenée de plein fouet à la réalité. Elle sait que je mens, évidemment. C'est trop facile, et elle veut encore du sang. Elle n'a pas satisfait son sadisme légendaire. Mais elle ne peut pas prouver que je ne dis pas la vérité. Je serre les dents, accuse le coup. Comment ose-t-elle, cette misérable moins que rien, poser les mains avec aussi peu de respect sur ma personne ? Comment ose-t-elle m'insulter de la sorte ? Meurs catin ! Promesse silencieuse tandis que mes yeux lancent des éclairs. Meurs ! Promesse qui prend déjà forme dangereusement dans mon esprit. Je redresse la tête et relève le menton, luttant contre la bêtise ultime de planter directement mes prunelles dans les siennes. Pas comme ça. Pas maintenant.

Je suis seule à présent. Toute notion de temps m'a déserté. Il n'y aura pas de collation pour moi ce soir, ce sont les ordres. Ça, et la ferme interdiction de bouger d'un millimètre cette nuit. Alors je me tiens droite, seule au milieu des piteuses maisons de bois, sous une pluie battante, les poings serrés, à attendre. Le corps déjà meurtri d'une journée de dur labeur, l'estomac vide depuis le midi, je lutte contre les éléments, contre le froid qui pénètre mon corps et cette eau qui n'en finit pas de tomber. Déluge. Je sais qu'ils me regardent par leur fenêtre. Ils espèrent me voir chuter. Mais je ne bouge pas d'un pouce. Je lutte. Contre la fatigue, contre la douleur, la faim, le froid qui me fait trembler les lèvres et claquer les dents. Je ne leur offrirai pas cette satisfaction. Plus les heures – ou les minutes – passent et plus mes pieds s'enfoncent dans le sol boueux. Je ne suis rien. Je leur suis supérieure. Je suis Mei Long. À plusieurs reprises mes genoux flanchent, s'enfonçant dans cette boue marécageuse, mais à chaque fois je me relève, serrant plus fort les poings. Mes ongles s'enfoncent dans la chair de mes paumes et je peux sentir le sang couler le long de ma peau. Je saignerai pour leurs yeux avides s'il le faut, mais je ne resterai pas à terre. Jamais.
Alors je vais chercher ma force plus loin. Dans l'humiliation de cette gifle, dans leur mépris depuis mon arrivée, dans la délicieuse perspective de saigner cette femme qui a osé me toucher. Oh oui, tu mourras, et de ma main. Pas ce soir. Pas demain. Mais un jour, je la viderai comme toutes ces truites dont l'odeur s'accroche à mes vêtements et mes doigts. Je te regarderai rendre ton dernier souffle en sachant que c'est moi la coupable.

Je ne sais comment j'ai tenu jusqu'à l'aube, ni comment j'ai même pu recommencer une nouvelle journée de travail. Mais je l'ai fait. La fatigue m'a néanmoins emporté avant midi et maintenant la fièvre s'est installée. Je me souviens de bras me soutenant jusqu'à ma chambre et la promesse de couvrir mon absence. Je me souviens du soulagement ressenti quand le sommeil m'a finalement trouvé. Extase. À mon réveil la nuit était tombée et Bao me veillait. Elle m'a aidé à me redresser et fait boire une tisane pour calmer ma fièvre et soulager mes maux. Je n'ai pas voulu savoir ce qu'il y avait dedans. Je n'ai pas discuté. Le poison est certes l'arme des femmes, mais pas pour cette fois. Il n'y a pas eu de longue discussion. Il n'y a pas eu de merci. Un simple signe de tête mutuel et c'était fini. Elle est repartie, et j'ai replongé dans un profond sommeil sans rêves.

À défaut d'avoir gagné leur amitié, je crois que j'ai gagné leur respect.

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Combien de temps ? Et depuis quand ? J'ai perdu tout repère ici. Dans cet enfer de tous les instants, le jour et la nuit sont devenus étrangers. Ce n'est pas une chambre avec vue. Ce n'est pas une chambre tout court. Trou à rats sordide aux relents d'humidité et de mort. Pas les senteurs d'une mort douce et rapide, non. Ceux de l'infection putride de la chair en décomposition. Je le sais parce que j'ai vu. Quand ils daignent me tirer de ma cellule, à moitié groggy, me traînant comme un vulgaire animal pour... non, je ne peux même pas le penser, y repenser. J'ai vu, dans certaines autres cellules, quand les portes, le temps d'une seconde, s'ouvrent pour sortir un cadavre. J'ai vu les membres coupés et la peau nécrosée, purulente, suintante, pourrissante. D'autres ont des cloques comme s'ils avaient été ébouillantés. Les plus chanceux – oui, les plus chanceux - de longues plaies suppurées qui les emportent dans la fièvre et la mort lente et douloureuse. L'agonie dans son spectacle le plus horrible.  
Et je suis là, enchaînée par un bras sur un matelas qui sent l'urine. La mienne. L'acier me ronge peu à peu le poignet, mais c'est sans doute la plus douce de mes blessures.
Ma mémoire me fait défaut. Je ne sais plus, avec exactitude, quand les soldats japonais se sont emparés de moi. Quelques jours ? Des semaines ? Se pourrait-il que j'ai survécu déjà plusieurs mois ? Désorientée au possible. Personne n'est destiné à faire de vieux os ici, je le sais. Je vais mourir. Il n'y aura ni gloire ni salut de l'âme, pas pour nous. Pas pour moi. Je suis fatiguée, si fatiguée...

Le visage de Bao apparaît, et la vision de ce regard terrifié et pourtant teinté de haine. Je n'avais pas le choix, elle était blessée et me ralentissait. J'aimerais pouvoir dire que j'ai regretté, que ma conscience a pesé le pour et le contre longuement avant de passer à l'acte. C'est faux. Je revois mon corps sur le sien qui l'emprisonne, bloquant ses défenses. Je revois mes mains sur sa bouche et son nez, la privant de cet oxygène vitale. C'est fou ce que l'instinct de survie peut conférer comme force à une femme, si menue soit elle. Et malgré la situation, le mien s'est avéré supérieur au sien. Je l'ai regardé dans les yeux tout du long, sans une once de regrets, sans être désolée pour cette immonde traîtrise. C'était elle ou moi. Et elle n'était qu'une vulgaire paysanne.

Mes yeux se ferment, quelques secondes seulement, mais la lumière se rallume brutalement en m'arrachant un gémissement plaintif. Des coups pleuvent sur la porte d'acier. Je dirais une matraque. Je rouvre mes paupières. C'est leur nouveau jeu. Ils osent appeler ça expérience et je suis rendue à l'état de cobaye. La privation de sommeil. Je ne saurais dire depuis combien de temps je n'ai pas dormi. Assez pour avoir des rêves éveillés bien trop vivants. À moins que ce ne soit des hallucinations. Après tout, mes yeux étaient ouverts quand j'ai revu le meurtre de Bao avec une glaçante précision. Je deviens folle.
Nouveau gémissement. Je bouge précautionneusement, les lacérations de mon dos n'étant pas cicatrisées. Voilà le résultat de mes révoltes des premiers jours. Ils m'ont défiguré, m'ont souillé de toutes les façons qu'une femme peut l'être, examiné dans tous les sens. Il n'existe aucune insulte qui ne m'ait pas été proférée. Aucune. Je ne suis rien ici. Je ne sais depuis quand Mei Long est ici. Mais je ne suis qu'un numéro. Un vulgaire numéro. Je ne pensais pas, un jour, regretter les champs de pavot. Je vais mourir. Je suis une maruta.

Je revois le visage de cette catin et me souviens encore de sa gifle cinglante sous une pluie diluvienne, une nuit d'automne. J'avais promis de la tuer de mes mains. Et j'ai tenu promesse. Juste avant de quitter Nankin et de fuir l'arrivée des Japonais. Je l'ai saigné, plaquant ma main sur sa bouche pour étouffer son cri alors que j'incisais d'un coup profond sur toute la longueur. Pour toutes les truites vidées et mes doigts empestant le poisson. Pour l'humiliation. Elle ne souriait jamais. J'ai remédié à ce problème. Une belle incision franche sur toute la largeur de sa gorge. E sang qui gicle, tiède. Et mon sourire satisfait quand elle a compris que j'étais celle qui lui ôtait la vie.

Un rire m'échappe et à nouveau, le judas s'ouvre. J'imagine le regard de ce japonais assigné à ma surveillance, qui prend son pied en regardant mon calvaire. J'imagine ce porc sourire et son vit gonfler dans son bel uniforme. Mes dents se serrent à m'en faire mal alors que les idées de vengeance apparaissent. Je sais raisonnablement que je n'ai aucun pouvoir ici. Je vais mourir. Mais mon cerveau me joue des tours et je n'ai plus toute ma raison. Ne me reste que cette indicible colère et la satisfaction fantasmagorique de pouvoir réaliser mes projets. Je vois leur mort, à chacun d'eux. Ceux qui ont posé leurs mains sur moi, ceux qui m'ont déshabillé, examiné intimement, ceux qui ont lacéré mon dos, qui m'observent par ce maudit judas. Et les autres. Tous. Ébouillantés, hachés, disséqués vivants, privés de sommeil, torturés, saignés lentement. Je les tuerai, encore et encore. Je les tuerai tous. Jusqu'au dernier. Et je brûlerai cet endroit et tous les témoins qui s'y trouvent. Pour ne pas qu'ils répètent ce qu'on m'a fait ici. Je les tuerai tous, et j'emporterai ce secret dans la tombe.  

Je revois cette sœur cadette, fade et mal proportionnée. Du dédain et du mépris la concernant. Elle n'était pas destinée à l'Empereur. Moi si. Mes yeux ne se sont jamais portés sur elle avec affection. Sa jalousie m'amusait, gonflait mon orgueil déjà solidement forgé. En apparence, mes manières étaient impeccables, jamais un faux pas. Soumission feinte pour des desseins plus grands. Jamais ils n'ont soupçonné la froideur de mon cœur, le tsunami tapie dans les profondeurs des eaux calmes de surface.
Je revois mes parents. Les ai-je aimés comme une fille se doit de le faire, ou n'est-ce là que le souvenir d'un jeu constant ? Peut-être au début, avant que mon âge ne me permette de comprendre l'instabilité d'un pays saigné à blanc. Avant de comprendre leur impuissance face aux révoltes internes et aux invasions étrangères. Avant de voir le Palais Impérial s'éloigner d'un futur qui devenait de plus en plus incertain. Peut être. Que je les ai aimés, au début.
Avant de comprendre que je leur étais supérieure.
Et pourtant...
Ils n'ont jamais travaillé la terre, n'ont jamais tué, n'ont jamais subi ce que je subis. Peut-être ont-ils fumé l'opium que j'ai récolté ? Ils auraient, de toute façon, été trop faibles pour supporter tout ça. Si faibles...


Je sens l'aiguille s'enfoncer dans mon bras sans délicatesse mais je sers les mâchoires pour ne pas leur offrir la satisfaction d'un gémissement. Le liquide qu'ils m'inoculent me brûle les veines et mon dos s'arque sur mon matelas crasseux, tirant sur la peau et rouvrant les incisions. Je hurle intérieurement. Je m'imagine bourreau et eux victimes. Amateurs ! Si vous saviez toutes les idées qui me traversent l'esprit, même embrumé de drogues.
Une simple piqûre et la porte se referme d'un claquement sec. Je ne sais pas ce qu'ils m'ont injecté, je ne veux pas le savoir. Je vais mourir.

Je revois Jian. Notre première rencontre nocturne. Son charisme, ce charme si atypique, cette émulsion des sens à son contact, curiosité et envie mélangées. J'entends ses promesses lors de ses nombreuses visites, du silence imposé aux jeunes filles servant mon père et en charge de me surveiller. Je repense à nos échanges, à cette nouvelle option sur un avenir de toute façon ruiné. Ce peut-être...
Il ne me restait rien de toute façon. Délestée de qui aurait dû être mes territoires, humiliée par une Révolution. Je n'ai abandonné que des ruines, qu'elles soient matérielles ou humaines.


La fièvre m'emporte. Je sens les gouttes de sueur perler sur ma peau et pourtant je frissonne. J'ai froid, j'ai faim, j'ai mal. Partout. Il n'existe pas un centimètre carré de peau qui ne crie pas douleur. Je ne sais pas ce qu'ils m'ont injecté, mais ça me tuera. C'est donc comme ça que je vais finir. Emportée par la maladie, dans une cellule, au milieu de ma propre urine, seule.

Je revois ma fuite, et toutes les années qui ont suivi. La révélation de sa nature véritable, ma fascination et ma peur. Sa morsure, plaisir masochiste qui deviendra habitude. Je peux encore sentir les odeurs d'opium quand il se droguait par mon intermédiaire. Cela aussi, deviendra habitude.
Je revis le cadeau de ma virginité offerte, et le moment où il a pris possession de moi. Pas seulement physiquement. Entièrement.
Je revois toutes ces femmes attirant son attention et la jalousie féroce jusque là insoupçonnée. Diablesse aux ongles crochus, source de mon aversion pour mes comparses, de mes plus féroces disputes avec Jian. Je revois mes poings frappant son torse puissant et entends son rire amusé de me voir harpie déchaînée. Je ressens à nouveau l'étreinte passionnelle de nos réconciliations, les seuls instants où il cédait son pouvoir et se plaisait à me contempler jouer les dominatrices. Je me refais le film de toutes les villes visitées, de mes colères les plus noires à mes joies les plus vives. De toute cette part de moi que je ne soupçonnais pas. De nos aventures, des expériences. De mon amour pour lui, absolu. Même dans la haine, la rancoeur et la jalousie je l'ai aimé inconditionnellement.


Delirium. Mes instants d'éveil sont rares et se font dans une agonie que je ne peux décrire. Mes hallucinations en sont-elles vraiment ? Croire à ses visions n'est-il pas le début de la folie ? Même la colère n'est plus. Mei Long se meurt. Mais elle n'existe plus. Je ne suis qu'un numéro. Une maruta.

Je revois l'homme qu'il vient de tuer et bien que la vision soit encore déplaisante, je commence à m'habituer. Je revois cet enfant, descendant l'escalier. Je sens à nouveau cette peur quand je lis dans les yeux de Jian ce qu'il a l'intention de faire. Pas de témoins. C'est sa règle. Je m'entends à nouveau l'implorer, en vain. Je ferme les yeux, consciente de ce crime odieux. Je revisite notre dernière dispute, notre dernier échange, avant notre séparation.

J'entends le cliquetis du verrou mais sens à peine l'étreinte de la chaîne disparaître de mon poignet. Quatre mains, deux paires de bras, me soulèvent avec plus de ménagement que je suis habituée. Ça y est, c'est la fin. Ils savent que je vais bientôt mourir et ne prennent même pas la peine d'attendre mon dernier soupir. Chiens ! Je n'ai même plus la force de désirer les tuer. Je n'ai plus la force de rien. Ils me retiennent mais mes jambes traînent contre le sol alors qu'ils longent le couloir. Je n'ai pas peur. Que pourraient-ils me faire que je n'ai déjà subi ? Le chemin vers mon dernier enfer me semble interminable et je sombre plusieurs fois dans le sommeil agité qui m'est coutumier.
Il me faut quelques secondes pour me rendre compte que de l'air frais caresse ma peau et gonfle mes cheveux devenus paille. Dans un effort qui puise toutes mes dernières forces, je redresse mon visage et mes yeux rencontre la lune.

Quand je rouvre les yeux, quelques minutes, quelques heures, quelques jours plus tard, je ne saurais dire, les murs de la cellule ont disparu et c'est sur un lit confortable que je suis installée. Je pense à la fièvre, à mes nombreuses hallucinations. Un visage, familier, dur mais amical, se penche au-dessus de moi et je comprends. Deux syllabes. Les plus belles jamais prononcées de ma vie.

« Jian »

Un sourire étire ses lèvres, et c'est comme si, l'espace d'un instant, ces vingt dernières années n'avaient jamais existé. Je suis épuisée. Vidée. Alors, économisant mes mots, je les choisis avec soin, sachant que ce sera les derniers avant mon prochain coma.

« Est-ce que tu les as tous tués ? »

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Journal de Mei Long

Décembre 1967 : Il est parti. À jamais. Jian est mort. J'écris ce que mes lèvres ne peuvent prononcer, ce que mon cœur à demi mort ne peut se résoudre à accepter. C'était un mouvement impulsif et stupide. Il [passage raturé] … et je suis seule. Encore. Il ne me reste qu'une agonisante douleur et ce vide sidéral. Un vide qui emplit chaque parcelle de mon être. N'est-ce pas là la plus terrible et effroyable ironie qui puisse exister ? N'être remplie que d'un vide abyssal ? Triste constatation que celle de n'avoir eu que lui. Mon créateur, mon unique amant. Depuis notre première rencontre il a pris possession de moi. Entièrement. Ai-je un jour eu réellement un libre arbitre depuis que mes yeux se sont posés sur cet être surnaturel ? Mon Sire, mon professeur. Je l'ai tout à la fois mystifié, idolâtré, détesté, aimé. Le seul. L'unique. Et je lui ai tout donné. Absolument tout. Enchaînée à ce lien si fusionnel, si passionnel, si destructeur et salvateur en même temps. De cet abandon volontaire et entier, que reste-t-il ? Rien. Le néant. Et ce trou béant, qu'en sortira-t-il ? Et je meurs à petit feu de cette certitude que jamais je ne connaîtrais encore ceci, avec personne.

Janvier 1968 : Je sombre dans une folie coutumière qui ne m'effraie même plus. Jian n'est plus là pour stopper mes excès, pour couvrir les immondes traces de mes crimes. Chaque nuit apporte son flot de sang et chaque réveil est plus douloureux que le précédent. Je ne contrôle rien. Ni ce feu volcanique sous la glace, ni mes appétits, qu'ils soient de sang ou de chair. Je m'offre à des mains lubriques qui me révulsent autant qu'elles m'enivrent. Et je me délecte de cet état de transe, de ce « demimonde » dans lequel je goûte à une liberté dangereuse. Cette part de moi qui m'a toujours effrayée, douce tentatrice à laquelle il est si aisé de succomber. J'ai besoin d'elle. Anesthésie salutaire pour ne pas me laisser aller à d'autres idées autodestructrices plus définitives. Survivre. Toujours. Même sans lui.

Février 1968 : Je dois partir. Mes exploits nocturnes attisent trop la curiosité. Il serait dangereux et suicidaire de rester ici. Je ne veux pas. Notre dernier chez nous. C'est pourtant sans un regard en arrière que j'ai franchi la frontière de l’État. Fuir. Survivre. Un pas après l'autre.

Novembre 1968: Un loup. Méfiance rendue tenace par les enseignements de Jian, je n'ose franchir cette barrière invisible qui nous sépare. Pourtant, elle devient persistante, cette curiosité qui excite mes sens.
[...]
Je ne devrais pas, et pourtant mes pas me conduisent irrémédiablement vers Lui. Attirance teintée de vices, je remets soudain en question ce que j'ai appris aux côté de mon amant. Après tout, quel enseignement reste valable quand dicté par un seul professeur ? Des loups je me suis toujours méfiée, parce qu'il m'a dit de le faire, et non pour une quelconque raison un tant soit peu plus valable que ses paroles.
[…]
Pourquoi, de toutes les créatures existantes en ce bas monde, il faut que ce soit Lui qui semble le mieux me comprendre ? De cet exil dont le goût amer emplit encore ma gorge, de cette solitude infernale, de cette folie qui me gagne peu à peu, de cette Bête tapie sous la surface et qui hurle pour être libérée, de cette absence de contrôle absolu. Et pourquoi ne fuit-il pas ?

Décembre 1968 : Un an déjà... et ton absence est toujours aussi vivace, comme une plaie purulente qui ne veut guérir.
[…]
Tu as menti Jian. Les loups ne sont pas notre ennemi le plus mortel. Je suis mon ennemie la plus mortelle. Et Lui. Si tu l'avais connu. Toi, le Vampire se plaçant au-dessus de tout, tu l'aurais jalousé. Oui, jalousé. Car il attise ma curiosité de la même façon que tu l'as un jour suscitée.
[…]
La comparaison n'a pas sa place. Il est si différent de toi. En tout point. Et je ne sais encore si c'est là bon ou mauvais.

1969 : Je revis. Abandonnant cette fragilité qui ne me sied guère, retrouvant peu à peu celle que j'ai été. Il ne fuit pas face à ma folie et je me retrouve dans la sienne. Duo improbable dans cette bulle salutaire où l'estime gagne du terrain. Lui aussi comprend le concept destructeur de la dualité d'un être. Et j'ai besoin de ça. J'ai besoin de Lui.
[…]
Je perçois ses regards parfois, et je sais.
[…]
Pourquoi, avec une aisance insoupçonnée, tu sembles prendre une place si prépondérante dans mon quotidien, dans ma vie ?
[…]
Il m'apprend le Français. Je redeviens élève et me surprend à être plus studieuse et appliquée que l'enfant que j'ai un jour été. J'aime sa compagnie, les traits fins de ce visage juvénile que je détaille plus que je veux me l'avouer autrement que sur papier, ses yeux pers dans lesquels j'aime me plonger. Je n'ai pas eu souvent l'occasion de me noyer dans la clarté des regards occidentaux. Et j'aime les siens. Et sa façon de me regarder.

1970: Frénésie. Voilà longtemps que je n'avais pas goûté ce mot. Une simple dispute et la Bête a ressurgi. Mais je ne peux lui faire de mal. Pas physiquement. Il est Garou. C'est sur d'autres que je me suis vengée, et dans ses bras que je suis tombée. Et je me sens perdue. Je ne peux Le comparer à tous les autres amants auxquels je me suis si impudiquement offerte dans mes accès de folie. Et je ne peux Le comparer à mon seul et unique amour. C'était exaltant, bestial et pourtant d'une douceur infinie. Est-ce que ce que j'écris a au moins un sens pour d'autres yeux que les miens ? Quelle importance...
Et pourtant les regrets, eux aussi différents. Je ne me sens pas salie comme avec tous ces insectes qui m'ont pénétré de la plus odieuse façon qui soit. Je ne regrette pas de m'être donnée à Lui. Ce que je regrette, c'est de lui avoir cédé cette partie de moi alors qu'il désirait l'autre, j'en suis certaine. Et comment pourrais-je lui offrir ce cœur qui appartient à un autre ?
[…]
Jian. Jian. Jian.
[…]
Je sais que je le fais souffrir. Mais l'idée est moins horrible que celle de le voir partir. Ou de partir. Égoïste et sournoise. Toujours. J'ai besoin de Lui.

1971 – 1972: Déchirures. Les mots deviennent superflus, même ici, pour décrire la relation qui me lie à Lui. Sa présence est une bénédiction et ses bras le seul contact que je supporte, que j'affectionne, que je quémande, parfois, quand ma jumelle pointe le bout de son nez. J'aimerais être capable de lui offrir plus, mais je ne le peux pas. Jian... pourquoi possèdes-tu encore ce pouvoir sur moi ?
[…]
Les non dits sont plus incisifs qu'une lame. Mais il existera toujours des pages blanches entre nous. Pourrait-il admettre la concurrence déloyale d'un Mort ? Pourrait-il entendre et supporter la source des trop nombreuses cicatrices qui courent et défigurent mon dos ? Jamais je n'évoque cette partie de ma vie avec Lui. Ni les tortures, ni Jian. Une femme n'est-elle pas un océan de secrets ? Je refuse qu'il me voit comme une victime. Je refuse sa pitié et sa douceur concernant ce point. Je ne suis plus cette femme là.
[…]
Mon ego se targue de posséder l'ascendant sur Lui. J'aime à penser que je contrôle en tout point cette relation. Mensonges. Il a pris une place que je n'étais pas prête à lui concéder. Il a pris une place que je n'étais pas prête à assumer. J'ai parfois l'impression que nous nous détruisons autant que nous nous supportons.
[…]
Frénésies. Frénésies. Frénésies.
[…]
Suis-je donc à ce point maudite ? Tous les Longue-Vies que je rencontre semble posséder ce contrôle qui me fait tant défaut. Tous. Et moi, Mei Long, l'Impératrice déchue, échoue encore et encore là où le succès les couronne de laurier !!
[…] Mon exilé. Mon Français. Mon Loup.

1973 : Il est parti là où je ne peux le suivre. Ses yeux pers et son visage juvénile s'en sont allés. Seule, je suis seule. Mon exilé. Mon Français. Mon Loup. Je suis vidée, dévastée, et je m'abandonne une nouvelle fois à la folie. Volontiers.
[…]
Frénésies.
[…]
Ses bras me manquent, ses yeux clairs aussi. Mon exilé. Mon Français. Mon Loup. Gautièr. Il s'appelait Gautièr.

1974: Mes pas vont et viennent le long de la côté est, laissant derrière eux des sillons ensanglantés. « Marche, marche, qu'un sang impur abreuve mes sillons. » Hymne étrangère à l'accent familier. Ils me traiteraient de monstre s'ils savaient. La Une des journaux m'associe parfois des qualificatifs similaires, sans savoir. Je ne suis pourtant pas si différente d'eux au fond. Qu'importe le sol foulé, les Hommes sont les mêmes partout où mon regard se porte. J'ai quitté un pays en guerre pour en trouver un autre. Après le Vietnam, et cette lutte incessante du communisme, où souhaiteront-ils imposer leur idéologie ? Ils prétendent lutter pour la paix mais envoient leurs enfants se faire massacrer à l'autre bout du monde. En quoi leurs actions diffèrent-elles des miennes ? Ce ne sont là que boucheries. La seule différence est que j'assume le sang sur mes mains.
[…]
Plus les années passent et plus la décadence s'installe. Si je reste fascinée par cette ère de progrès, sans expliquer ce sentiment d'inquiétude qui me poursuit, la séduction n'opère pas sur les comportements observés. Les jupes raccourcissent mais les idées ne grandissent pas. Évoluer n'en est, en tout cas, pas un synonyme ici.
[…]
Je les méprise. Plus encore que le passé. Les humains. Ils ne sont rien. Les gentlemen s'en sont allés aussi sûrement que les valeurs morales. Il devient de plus en plus aisé de les séduire, presque trop. Et toutes ces femmes...hypocrites, qui jouent les effarouchées pour mieux écarter leurs cuisses vergetées. Même les plus belles fleurs fanent, et elles en ont conscience. Mon visage a depuis longtemps cessé d'imprimer les marques du temps, et je me complais à les observer avec une supériorité assumée, qu'elles soient pucelles décharnées ou catin déplumée.
[…]
Suis-je aussi vile que mes anciens bourreaux ? S'il me plaît de séduire les hommes et de m'abreuver de leur sang, c'est bien sur les femmes que mes crises hystériques trouvent leur exutoire. Sur elles que j'exerce mon don, le seul auquel je porte un intérêt croissant, le seul que je maîtrise avec talent. J'exulte d'entendre leurs supplications autant que je les exècre. Elles ne sont que victimes. Pleurnichardes, geignardes, pathétiques ! C'est mon venin que je leur crache à la figure, au sens propre comme au figuré. Elles prient des Dieux différents qui, tous, les ont créées si fragiles. Les os sont si faciles à briser, les peaux à lacérer, les cœur à broyer. Liberté !
[…]
Du sang, il y avait tellement de sang...
[…]
Je suis finalement pire que mes bourreaux. Immondes mises à mort ! Des regrets ? J'aimerais prétendre en avoir, mais leur vie est si insignifiante. Le seul regret est ce manque de contrôle, encore et toujours.
[…]
Pourquoi chercher un contrôle que je ne désire peut-être pas vraiment ? Je déraisonne. Mais quelle autre compagnie, sinon ma folie ?

1975: Je devrais la haïr. Elle est tout ce que je ne suis pas. Je suis la glace et elle un volcan en éruption. Un regard océan, et une beauté léguée par Aphrodite en personne. Elle est cette liberté que je ne maîtrise pas, que j'envie. Elle s'abreuve du chaos quand je m'efforce d'appliquer l'ordre pour mieux résister aux sirènes de la folie.
Elle est tout ce que je ne suis pas, mais elle est tellement... moi. Reine déchue, plante aux épines acérées, poison létal sous le masque de la perfection. Aliénor Bellovaque, ma surprenante évidence.
[…] Jamais, de ma vie de mortelle et d'immortelle conjuguées une femme n'avait suscité autre chose que ma haine et mon mépris insolent. Aucune sauf elle.
[…] C'est une étrange attraction qui me lie à elle, que je saurais expliquer. Je me surprends à l'observer et à l'envier, sans pourtant que la jalousie ne voile mes sentiments. Je n'ai jamais rencontré quelqu'un d'aussi libre, dans tous les sens que ce mot peut posséder.

1976: Ma dette est éternelle. Mes excès ont trop attiré l'attention. L'Essaim a envoyé l'un de ses nettoyeurs pour faire leur sale boulot. Eux aussi ne veulent pas de sang sur leurs mains et délèguent leurs sales besognes. Et j'ai cru, à cette mort définitive, à cette Fin ultime. Tremblante, je n'ai pourtant pas supplié, et c'est en regardant mon bourreau droit dans les yeux que j'ai cru rendre mon dernier râle, haine farouche dans mes prunelles sombres.
Je ne dois ma survie qu'à Aliénor. Ma seule amie. Je crois qu'après aujourd'hui, le terme n'est ni présomptueux, ni exagéré.
[…]
Je ne sais pas réellement ce qui lie ou unit Jenaro et Aliénor. Ou plutôt ce qui les désunit. Leur passé commun est une évidence, même dans ce triangle relationnel des plus nouveaux. J'ai parfois l'impression qu'ils vont s'étriper sous mes yeux. Et pourtant, je semble un dénominateur commun à leur paix toute apparente. L'ironie tient décidément un rôle prépondérant dans mon existence. Moi, l'instabilité même, devenue tampon de deux puissances immortelles.

1977 – 1998: Mon assassin s'est mû en professeur. Si je comprends la nécessité de cette nouvelle autorité, elle n'en reste pas moins difficile à assimiler. Mais quelle autre option ? Si j'échoue ? Sa main n'était destinée qu'à me tuer après tout. Quelque part, je reste convaincue qu'il n'hésiterait pas à me sacrifier.
[…]
Il ne m'épargne rien. Ma colère ne l'impressionne pas, mon mépris l'indiffère, et quand, épuisée, je me laisse aller à des sentiments de faiblesse, il ne s'en émeut aucunement. Incorruptible.
[…]
Plus le temps passe et plus Jenaro semble prendre son rôle à cœur, débordant peu à peu sur cette place de Sire inoccupée. Une position qui ne fait que réveiller le trou béant qu'a laissé Jian, et me remémorant trop vivement un deuil jamais accepté.
[…]
Déstabilisant. Voilà son résumé. Et je ne sais où me placer dans cette relation. Il semble me considérer comme une Infante qu'il n'aurait ni choisie, ni engendrée. Nous ne partageons pourtant pas d'intimité, et de cette fusion connue jadis avec mon créateur il n'en existe aucun faible écho avec lui. Il m'offre pourtant tous les enseignements bâclés de mon ancien amant, s'investit là où les lacunes restent tenaces. Je prends conscience que je suis un projet avorté et ça ne fait que renforcer ma folie, exacerbée par une incisive rancoeur pour Jian.
[…]
Tu voulais me garder pour toi. Tu avais peur que je t'échappe. N'ai-je donc été qu'un trophée à tes yeux. Pourquoi me choisir, si c'était pour m'enfermer dans une cage ?

page presque entièrement arraché et tâchée de sang

Ses bras féminins pour réconfort. Jamais encore je n'avais partagé une intimité aussi chaste. C'est pourtant le dernier mot qui me viendrait à l'esprit pour décrire Aliénor. Chaste. Simplement l'écrire fait naître un rire amusé. J'ai vu les cicatrices sur son dos et en connais les secrets. Si je n'ai pas dévoilé les miennes, elle est néanmoins la première et la seule a en connaître l'histoire. Secret inviolable dévoilé dans cette intimité qui n'appartient qu'à nous. Secret emporté dans la tombe. Je la respecte, et une certaine affection a su naître à son contact. À jamais débitrice de mon aînée. À jamais débitrice de mon amie.
[…]
J'ai cru que je pouvais résister. J'ai cru qu'un enseignement, même tardif, me serait profitable. J'ai cru, un instant, posséder ce contrôle tant convoité. J'ai échoué.
[…]
Plus je tente de m'imposer ce nouveau schéma en tête et plus les images reviennent me hanter. La porte de la cellule avec cette vitre en son centre pour mes observateurs. Jian. Sa mort. Le cri de certaines de mes victimes. Mon visage se fond parfois avec celui de mes bourreaux. J'imagine Jenaro en finir avec moi et la parano s'installe. Ma première victime alors même que j'étais encore humaine. Ma trahison. Bao. La déception de mes sauveurs. La séparation brutale et déchirante avec Gautièr. Les sévices. Cet enfant tué...
[…]
J'ai recommencé. Encore. La Bête est revenue, plus avide de sang que jamais.
[…]
J'ai échoué. Même après autant d'années d'apprentissage aux côtés de Jenaro. Même avec le soutien indéfectible d'Aliénor. Moi, Mei Long, je continue d'échouer là où tous connaissent le succès.
[…] Ma seule véritable ennemie. Mei. Survivre.

1999: Je refuse d'être ce boulet accroché à leur cheville plus longtemps. Je suis fatiguée d'essayer, épuisée de ce démon intérieur qui ne me laissera jamais en paix. J'ai consenti à la Torpeur. Pour me préserver. Pour les préserver eux. Pour le Secret. Quand je rouvrirai ce journal, je ne sais combien de temps se sera écoulé.
CHRONOLOGIE
Printemps 1886Naissance dans l'ancienne région de la Mandchourie (Nord Est de la Chine)

1912Rencontre avec Jian Na, un immortel. Destituée avant même d'être couronnée, ballottée dans un pays à la politique fragile, éreintée par la Révolution Chinoise de 1911 et frustrée de la menace japonaise, elle s'enfuit avec lui sans un regard en arrière.

1932Après deux décennies en tant que Marquée, une relation fusionnelle et passionnelle entrecoupée de violentes disputes et de profondes déchirures, la mise à mort d'un enfant de cinq ans par Jian les entraîne dans une dispute plus violente que les autres et sonne le glas de cette relation.

1933Seule, et dans l'impossibilité de retourner à son passé, elle passe d'impératrice déchue à vulgaire paysanne, travaillant dans les champs de pavots afin d'y récolter l'opium.

1937Elle quitte Nankin avant l'arrivée des Japonais, évitant de peu le massacre. Elle y laisse un souvenir des plus personnelles avec son premier meurtre.
Accompagnée de Bao, compagne d'infortune, elle sillonne les routes et apprends à se débrouiller seule par les enseignements de sa comparse.

1943Elle tue Bao, blessée, qui la ralenti alors que les troupes japonaises ne sont plus très loin.

1944Déportée à l'unité 731, elle y subit toutes sortes de sévices pendant plusieurs mois, avant que la fièvre ne manque de peu de l'emporter. Elle est sauvée de justesse par son ancien amant qui a appris où elle se trouvait.

23 décembre 1944Jian fait d'elle son Infante. Ils quittent la Chine quelques mois plus tard pour les Etats Unis.

1945Elle peine à s'acclimater à ce nouveau continent aux moeurs si différentes, tentant vainement de guérir de ses traumatismes, ses humeurs rendues instables de par sa nouvelle condition C'est le début de ses excès.

Décembre 1967Mort de son Sire, Jian Na. Du secret des circonstances réelles de son décès, elle seule en est la détentrice.

Novembre 1968Rencontre avec Gautièr Montignac, un loup. D'abord méfiante, elle se laisse apprivoiser par le Français et entame une relation complexe, teintée d'affection réelle, de folie mutuelle et de déchirures violentes. Une relation aussi salvatrice que destructrice, dont la séparation ne la laissera pas indemne.

1974Début de la descente aux enfers, ses pérégrinations le long de la côte Est laissent des sillons ensanglantés derrière elle. Elle commence à attirer l'attention mais ne parvient pas à contrôler sa Bête et ses Frénésies.

1975Rencontre avec Aliénor Bellovaque, la seule femme en qui elle voit une égale. Elle l'admire, l'envie sans la jalouser et il naît une complicité évidente qui la surprend elle-même.

1976Sur le point d'être mise à mort par Jenaro Silva, nettoyeur pour l'Essaim, elle ne doit son salut qu'à Aliénor, qui plaide en sa faveur. Épargnée, c'est le début pour elle d'un long périple pour tenter de contrôle ses Frénésies aux côtés de son bourreau qui prend finalement la place d'un Sire de substitution.

1999Après vingt ans d'un combat intérieur éreintant pour tenter de calmer ses folies, elle consent à la Torpeur pour se protéger elle, ses proches, et le Secret.

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ADMIN ۰ Dalida - Elle devra choisir entre son amour et sa mort.
Aliénor Bellovaque
Aliénor Bellovaque
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♚ TAKE AWAY THE COLOUR ♚

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"Eh bien ; la guerre."

En un mot : La Vipère sous la rose.
Qui es-tu ? :
"Don't die with a clean sword."

♚ Caïnite âgée de trois siècles ; Accomplie du bel âge à portée d'ongles carmins.
♚ L'Ambition la ronge, mais laquelle ? ; le vide de nuits interminables la détruit plus sûrement que n'importe quelle balle en argent. L'Ennui pour seul véritable danger.
♚ Gorgone gauloise, sa réputation parle pour elle, surnommée Mère sanglante ou Reine rouge. Nombre d'enfants sont tombés sous ses crocs.
♚ Fille de corsaire, héritière de ses lettres de Marque ; navigua au service de Louis XV dans les eaux des Caraïbes à la tête de l'Espérance, frégate à l'équipage composé de deux centaines d'hommes.
♚ Trahie par un Britannique ; capturée et ramenée de force sur l'île de Mona, torturée , abusée, échappée - mourante (malaria). Transformée par un autre, à l'aube de sa trentaine.
♚ Éprise de coups d'État et féroce opposante à l'Essaim. Antique imperméable à l'ordre. Partisane du clan du Chaos. Danseuse sur le fil acéré de leur rigueur.
♚ Maudite ; aucun enfant n'a pu sortir de son ventre. Aucun Infant n'a pu résister à son vice, transmis tel un fléau. Sire matricide par deux fois. Échec toujours en gestation.
♚ Sang turc dans les veines, manie les us et coutumes perses. Son réseau d'Orient et d'Occident est dessiné comme une arachnide file sa soie.
♚ Incapable d'aimer son époque ; craintive pour l'avenir, répudiant son passé.
♚ Se joue d'une beauté en laquelle seuls les autres croient. Compagne de Serguey Diatlov, mère de substitution de Yago Mustafaï, protectrice de Mei Long.
♚ Pie voleuse, elle a dérobé le Clan du Chaos aux mains trop glissantes de Salâh ad-Dîn Amjad, qu'elle compte bien refonder en un ordre sérieux pour s'opposer à la Mascarade ainsi qu'au dictat de l'Essaim en place.

♚ SLAVE TO DEATH ♚

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"I know where you sleep."

Facultés : ♚ Vicissitude (niveau III)
♚ Mains de la destruction (niveau I)
♚ Chimérie (niveau I)
♚ Stratège. Rapide. Teigneuse.
Thème : Sleep Alone ♚ Bat for Lashes
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♚ CANNIBAL ♚

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"Mind if I cut in?"

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Pseudo : Nero.
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Crédits : Lune Noire (ava') ; Amiante (signa')
Mar 30 Avr - 23:19 (#)

Je ne vois absolument pas de quoi tu veux dire, je n'y suis pour rien, je ne comprends pas, plaît-il ? :yuhou:


Spoiler:

Si j'avais su que ce scénario finirait un jour entre tes mains… :facepalm: :thuglife:
Nous allons faire de grandes choses ensemble :gni:

Un immense bienvenue dans cette communauté d'attardés/autistes/débileslégers et autres imbéciles heureux que nous sommes :heart:


Before I'm dead

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Anonymous
Invité
Invité
Mar 30 Avr - 23:37 (#)

Mei Mei :wii: :cute: (par contre j'suis désolée, ce nom me fait hyper bizarre, je m'y habituerais pas, j'ai joué une Mei Long juste avant de débarquer sur AA :arrow:)
Contente que l'autre timbrée du dessus t'ai menée jusqu'à nous, tu vas voir on est jontils :gni: (pis on a du bon whisky :lala: tout droit sorti des caves d'Eo :yuhou:)
Un grand bienvenue à toi  :aww:  bonne rédaction de fiche et rejoins nous vite pour mordre tout plein d'humains (enfin les outres ça a meilleure goût, mais bon, je dis ça je dis rien moi :yuhou: :gni:)
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MJ ۰ Trop de DC, pas assez de décès.
Rhys Archos
Rhys Archos
MJ ۰ Trop de DC, pas assez de décès.
L'IVRESSE SOLAIRE DU CRÉPUSCULE

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« Wild men who caught and
sang the sun in flight,
And learn, too late, they
grieved it on its way,
Do not go gentle
into that good night. »

En un mot : Furie et Fiel
Qui es-tu ? : Sans visage, une force animale grouillant sous une peau humaine qui s'étire, trop étriquée, n'attendant que de jaillir à l'intérieur du monde pour le ravager.
Facultés :
Troubles à l'ordre public ;
Outrages à agents ;
Attentats à la pudeur ;
Violations de propriétés privées ;
Ivresse sur voie publique ;
Expert du pistolet à clous ;
Vols de voitures ;
Faux et usage de faux ;
Briseur de vitrines ;
Bagarres ;
Fusillade de masse ;
Vol de poules ;
Thème : https://www.youtube.com/watch?v=L7a8hmoOsx0
ÉPITAPHE DES DIVAGATIONS SAUVAGES

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Ordures jetées à la poubelle :
     Yago x1


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Pseudo : Chaton - Rhysk
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Mer 1 Mai - 16:50 (#)

Bienvenue sexy sushi :dildo:




Adopte ces beaux scénarios !
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Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
Mei Long
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En un mot : Derrière elle, les traumatismes de l'Orient. Devant, ce spectaculaire et dangereux Occident. Entre les deux, cette douce torpeur, bourreau et gardienne de sa déraisonnable folie. De sa folle déraison.
Facultés : Tes capacités, tes dons.
Thème : Secret Garden - Adagio
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Jeu 2 Mai - 18:36 (#)

Moi je vois parfaitement de quoi je veux dire, et l'innocence te sied guère, ma Reine...
Ouais, t'as bien vendu le concept, et je suis si faible ..... :hide:

Mais les autistes ça me connaît, j'en ai fait mon métier :happy:

Hâte hâte hâte :yeah:

Mara^^ Hum... Tu mens! Il n'y a qu'une seule Mei Long dans cet univers et c'est moi. *Prend son air de princesse*
Mais bon, puisque tu m'invites à mordre plein d'humains... je peux consentir à un merci du bout des lèvres. (Comment ça je suis déjà trop dans le perso?)

Rhys^^ Trois mots et tu viens de la comparer à un truc japonais qui plus est, sent le poisson. Probablement les deux choses que Mei déteste le plus dans ce monde (plus une multitude d'autres en fait) MERCI BIEN! :fouet:

Mais le côté gentil et plus sain (ahem) en moi vous remercie tous les deux beaucoup plus chaleureusement que ma timbrée en construction.
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Anonymous
Invité
Invité
Ven 3 Mai - 0:11 (#)

J'ai complètement les yeux en trous de pine trop fatigués pour débuter la lecture de ce qui promet un délice infini, que dis-je, une orgie de miam, MAIS QUAND TU LIS MEI LONG DANS LA LISTE DES MEMBRES :yeah: :adore: :bravo:

Quel choix. Merci de la tenter, me relevant de la pâmoison subie lors de la lecture du scénario j'ai trop hâte de voir ce qui va suivre. :please:

Et bienvenue, quoi !
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Invité
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Ven 3 Mai - 19:09 (#)

(je viens d'apprendre ce qu'était le Confucianisme :dildo: )

Welcome here ! Bon courage pour la redac :lala:
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Anonymous
Invité
Invité
Ven 3 Mai - 21:51 (#)

Ca commence par envoyer du lourd, c'est bien  :haha:  Et une vampire de plus c'est bien aussi  :thuglife: Bienvenue parmi nous  :heart:
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Sam 4 Mai - 0:13 (#)

Vinzent^^ Waow c'te pression l'auuuuutre :dildo:
En espérant que la lecture te plaise vraiment une fois que tes yeux ne seront plus des trous de pine :happy:

Hena^^ On le comprend mieux sous opium Confucius. T'façon on est toujours plus philosophe sous psychotrope. Je m'égare, je m'égare, à la base je voulais juste dire un merci :happy:

Est-ce que ça veut dire que j'ai déjà deux bons points Madame Kuckrow? :moh:

Merci à vous trois pour vos petits mots (et j'avais écrit morts au lieu de mots, je crois qu'il était inutilement important de préciser ce lapsus écrit) :oups:
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Anonymous
Invité
Invité
Sam 4 Mai - 9:45 (#)

Trois bons points parce que t'es une mignonne petite morte va *grattouille la tête*  :yuhou: :russe:
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Anonymous
Invité
Invité
Sam 4 Mai - 10:01 (#)

Et moi je te rajoute un bon point si tu me mords :yuhou: (et du coup, ça fera QUATRE bons points :lala:)
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Anonymous
Invité
Invité
Sam 4 Mai - 11:04 (#)

À noter que ce sont des points spéciaux, convertibles en avantages en nature une fois la fiche validée. :dildo:
*pose un point aussi* :siffle:
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Anonymous
Invité
Invité
Sam 4 Mai - 22:00 (#)

:mouton: bienvenue tout plein ! J'adore ce que j'ai lu et même si Vesper est horrifiée et se cache les yeux, j'ai envie d'en lire plus :cute: Bon courage pour la suite de la rédaction :heart:
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Anonymous
Invité
Invité
Dim 5 Mai - 22:50 (#)

Mais quelle belle plume, vraiment :heart:
J'ai voulu me poser pour tout lire en entier (mais entre temps t'as posté l'histoire, que je lirais plus tard, tout en étant sûre qu'elle est tout aussi cool à dévorer :brille:) et j'suis pas déçue :cute:
C'est très très cool de voir ce scénario pris, c'est une vraie perle et j'ai hâte de vous stalk avec Aliénor maintenant :doudouw:
Bienvenue ici en tout cas, en espérant que tu t'y plaira ! :cute:
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Lun 6 Mai - 21:53 (#)

*Prend les points mais reste dubitative sur les avantages en nature décrits plus haut*

C'est pas une fille facile EUKAY? (Enfin.... les frénésies ça ne compte pas)

Merci pour l'accueil en tout cas. C'est bien ce qu'on m'avait dit, vous êtes tous tarés, ça fait plaisir, je vois qu'on ne m'a pas survendu le concept. Mon esprit déséquilibré approuve :twisted:
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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
Eoghan Underwood
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⛤ SMALLTOWN BOY ⛤

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"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

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"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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⛤ VENGEANCE ⛤

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"Before I die alone."

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Pseudo : Nero
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Dim 12 Mai - 0:39 (#)

TU ES VALIDÉ(E)
Let the RP games begin

Eh ben… Cette fiche, ça pourrait être un extrait de roman qui se savoure, au calme, avec zéro motif de distraction autour. Je me suis vraiment régalé à te lire, tant par la qualité et la finesse de ta plume que par le récit magistral que tu fais de cette longue existence. Merci pour ta fidélité quant au scénario interprété : tu le maîtrises sur le bout des doigts tout en te l'appropriant avec brio. À très vite en RP :heart:

Voilà, tu es officiellement dans la famille et ça implique de grandes responsabilités mais aussi beaucoup de fun. (Mais pas trop, Eoghan risque de le tuer.) Bref, tu as maintenant accès à tout le forum, ce qui veut dire que tu peux créer ta fiche de liens pour te faire plein d'amis ! Tu peux aussi nous tenir au courant des avancées de ton personnage dans un carnet d'évolution, mais c'est facultatif. Si tu es pressé d'écrire et que tu n'as pas encore de partenaires, n'hésite pas à poster dans les demandes de RP ou à te lancer dans l'aventure du fil rp ! Et si tu te sens seul, tu peux lancer ton propre scénario ou créer des pré-liens. Tu as sûrement constaté que nous avons un système de points sur AA, nous t'invitons à découvrir comment en gagner et surtout, comment les dépenser.
D'ailleurs, si tu as pris un prédéfini ou un scénario comme personnage, tu peux d'ores et déjà réclamer tes premiers points dans Collecter vos points.

Si tu as des questions, le staff est toujours à ta disposition pour y répondre. Et si tu veux un aperçu de la bonne humeur (pour ne pas dire folie) de nos membres, n'hésite pas à venir voir sur la CB ou à participer au flood ! Mais si on te fait un peu peur, n'hésite pas à demander l'aide d'un parrain ou d'une marraine pour t'intégrer. Ce sont des membres dévoués aux nouveaux !

Tout le staff d'Ashes Arise te souhaite donc la bienvenue dans ses rangs et à très vite pour les prochaines aventures !


Louisiana Burning

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Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
Mei Long
Mei Long
Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
ASHES YOU WERE

En un mot : Derrière elle, les traumatismes de l'Orient. Devant, ce spectaculaire et dangereux Occident. Entre les deux, cette douce torpeur, bourreau et gardienne de sa déraisonnable folie. De sa folle déraison.
Facultés : Tes capacités, tes dons.
Thème : Secret Garden - Adagio
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ASHES YOU WILL BE

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Dim 12 Mai - 21:11 (#)

Spoiler:

Mei remercie le petit sorcier pédéraste.

Et moi je lance un Gniiiiiiiiiiiiii puérile et hystérique typiquement féminin et entièrement assumé! :blbl:
I DID IT!
Merci d'avoir créé un scénario qui collait autant avec mes attentes quant à mon envie de personnage et hâte (genre vraiment hâte) de commencer l'aventure ici!

:yeah:
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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
Eoghan Underwood
ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
⛤ SMALLTOWN BOY ⛤

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"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

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"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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⛤ VENGEANCE ⛤

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Dim 12 Mai - 21:26 (#)



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