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Want to Break Free ♥ Honor & Anaïs

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Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
Anaïs Wilhm
Anaïs Wilhm
Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
A SONG OF BLOOD

En un mot : Outre en perdition
Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-neuf ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. S'est lancée sur la voie du chamanisme, marchant dans les pas de sa mentore avec patience et détermination, persuadé d'avoir trouvé la voie qu'il lui fallait.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital
*Apprentie chamane, amie des loups et des gitans
*Etudiante en médecine, acharnée et consciencieuse, pleine de projets en tête.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
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Thème : "Your Name" by Chiai Fujikawa
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Jeu 6 Juin - 20:02 (#)

     

Anaïs Wilhm ♦ Honor Mercant

Want to Break Free
P
enchée entre les rayonnages de la petite librairie qu’elle fréquentait depuis quelques semaines, Anaïs cherchait le dernier livre de la liste qu’elle avait déniché pour essayer de se maintenir à niveau pour avoir une chance de retourner au lycée dès la rentrée prochaine. Rien de bien difficile en soi, mais après plusieurs mois sans voir une seule ligne d’un livre de cours, elle angoissait un peu à l’idée de ne rien comprendre au programme qu’elle maitrisait pourtant avant que sa vie ne devienne un chaos sans nom. Fronçant les sourcils en tournant la tête sur le côté, elle lut les titres des quelques livres qui semblaient correspondre à ce qu’elle cherchait et finit enfin par dénicher l’objet de ses recherches. Souriant victorieusement, elle le sortit du rayon et le posa sur la petite pile qui s’entassait sur la table non loin. Cinq livres en tout, une fortune pour ses maigres économies, mais elle considérait cela comme essentiel, encore plus que le reste, donc elle s’en fichait. Un air satisfait sur le visage, elle consulta son téléphone, constatant qu’il lui restait encore du temps et hésita à chercher un dernier livre complémentaire. Mais la vue du prix des livres déjà achetés la fit soupirer et elle abandonna l’idée, rassemblant ses trouvailles avant de les ranger dans son sac pour les transporter.
La clochette de la porte d’entrée tinta tandis qu’elle rangeait les livres et des éclats de voix lui parvinrent, la faisant dresser la tête en fronçant les sourcils. Client mécontent ou non, elle n’aimait pas vraiment ce genre de comportement vis-à-vis des commerçants, surtout quand on connaissait la jeune femme qui s’occupait généralement de l’accueil. Elle avait peu parlé avec Honor, leurs interactions se limitant au strict professionnel pour la libraire, mais Anaïs avait bien vu la timidité de la jeune femme et son malaise dès que quelqu’un haussait un peu le ton. Rabattant son sac sur son épaule, elle se dirigea vers le comptoir. Elle entendit une porte claquer et les voix se calmèrent, le son redescendant… il y avait même un silence presque pesant qui créa un sentiment de malaise chez l’adolescente qui jeta un œil vers le comptoir. Deux personnes attendaient là, une femme aux longs cheveux bruns et un homme, mesurant bien deux mètres, avec une carrure d’armoire à glace. Les deux paires d’yeux tournèrent aussitôt vers la jeune fille lorsque celle-ci s’approcha du comptoir avant de déposer les livres dessus. L’homme chuchota quelque chose à sa partenaire dont le visage s’éclaira soudainement d’un sourire qui donna un frisson à la jeune fille. « Bonjour jeune fille, aurais-tu un instant ? ». Elle dit cela avec un sourire qui parut forcé à Anaïs qui, coincée avec ses livres, n’avait pas d’échappatoire et se contenta de hausser les épaules. « J’attends pour mes livres. »
Elle fut aussitôt assaillie par la femme qui la noya sous un flot de parole au sujet d’une déesse, de la supériorité féminine, de devoir, de jugement, et d’autres aspects qu’elle ne comprenait pas, la femme débitant son flot de paroles à une vitesse effarante, comme si elle l’avait appris par cœur. « Euh… je ne suis pas intéressée. » Vraiment, elle n’en avait rien à faire de ce genre de chose. Elle avait bien assez à s’occuper d’elle-même pour penser à rejoindre ce qui ressemblait beaucoup trop à une secte à son goût. Mais elle aurait pu tout aussi parler à un mur, parce que rien ne semblait pouvoir endiguer le raz-de-marée de mots sous lequel elle se faisait engloutir. Honor, revient par pitié… La porte de la réserve s’ouvrit et la femme se tut enfin. Soulagée, Anaïs s’attendit à voir la jeune libraire et à pouvoir s’enfuir après avoir fait ses achats, mais ce fut une parfaite inconnue qui se présenta, un large sourire carnassier aux lèvres. « Elle est là. Dépêchez-vous. » Elle jeta un œil à l’adolescente et repartit à l’arrière-boutique sans un mot de plus, suivit par le colosse que la femme rappela bien vite. « Adam, je pense que notre jeune amie ici présente devrait venir avec nous, qu’en dis-tu ? ». Anaïs releva la tête de son téléphone avec un air angoissé sur le visage et jeta un regard vers la porte. Mais elle ne fit pas un pas que la femme lui prit le bras avec un sourire. « Je suis certaine que tu trouveras cela très intéressant. » Elle s’en fichait pourtant royalement. Tous ses détecteurs clignotaient rouge. « Danger ! » C’est ce que son instinct lui soufflait. Elle tourna son poignet et tira violemment son bras vers elle, échappant à l’emprise de la brune, remerciant intérieurement Zach pour ses leçons. Mais un claquement de langue exaspéré suffit à ce que le colosse prenne la relève, enfermant les frêles épaules dans ses poignes massives, empêchant toute fuite. « Lâchez-moi ! Bordel, mais foutez-moi la paix. ». Emmenée sans ménagement dans la réserve, elle se figea lorsqu’elle vit Honor, seule, au sol au centre de la pièce, visiblement en larme. L’autre femme attendait, bras croisés. On poussa l’adolescente qui se dirigea aussitôt vers Honor, sa voix inquiète n’échappant à personne. « Honor ? Ça va ? Qu’est-ce qu’il se passe ? ». La voix de la brune retentit. « Tu la connais ? ». La jeune fille ne répondit pas, se contentant de lancer un regard assassin au trio avant de revenir vers la jeune femme à la chevelure bouclée. Elle murmura, essayant de ne pas agresser la jeune libraire, ne voulant pas empirer son état. « Honor ? Dis-moi ce qu’il se passe... »

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Lun 1 Juil - 19:20 (#)

anaïs wilhm  ϟ  honor mercant

Paisible accalmie dans l'enfer tortueux qui secoue sa vie depuis des semaines. Impression étrange d'une strangulation à la pression éternelle. Honor qui suffoque dans les nuits de charbon, les cris ravalés dans des draps emmêlés de ses mouvements sporadiques, la douleur saignant les os, courant comme de la vermine le long des muscles pour tordre son corps d'une douleur ignoble. Chimère du spectre de Tereza aux yeux vides d'essence vitale, son corps refroidi, des milliers de cadavres d'enfants laissés derrière elle après sa fuite pour hanter ses pensées, le sang, encore le sang, d'affreux filaments vermeilles qui coagulent dans l'atmosphère, les hurlements des passants trébuchant sur l'asphalte souillée. Le cœur écrabouillé sous la pression, de la bouillie de chair comprimée sous le poids de l'angoisse. Ignoble maladie de la peur incurable. Pourtant, voilà quelques jours qu'il n'y a plus rien lorsqu'elle ferme les yeux, une paix intérieur retrouvée créée par le temps qui l'éloigne lentement du traumatisme d'un Noël mouvementé. Elle ose enfin posé un pied dehors Honor, depuis le matin derrière son comptoir, ses doigts frôlant grimoires et ouvrages en tout genre, offrant de timides sourires aux plus avenants, remerciant du bout des lèvres, tissant à son rythme toute une routine qui lui est tellement cher. Rien que ça qui tient son monde en équilibre précaire, ce boulot où l'odeur du papiers jaunis et de l'encre l'épousent à la perfection, apaisant son âme aux tourments infinis, hurlant et hurlant encore ses maux. Honor qui derrière ses boucles jamais disciplinées, observe son monde dans un silence qu'elle brise peu souvent. La plus discrète possible, fondue dans les ombres, prête à ne rien dire, à ne rien faire, à ne plus rien savoir.

Peur panique de faire mal, d'attaquer et d'imploser sans y prendre garde. Le tic-tac d'une vie qui tremble à chaque battement de cœur. Le prochain appellera peut-être à sa mort à celle d'autrui. Je ne suis qu'une bombe dont le décompte sonne l'arrivée imminente du Chaos. Sous la pulpe des phalanges crépite toujours la magie, pétille comme des bulles en pleines effervescences à chaque objets attrapés qui en recèlent juste un peu. Grimace élégamment cachée derrière un sourire crispé mais qui finit par s'adoucir lorsque la sonne cloche l'arrivée d'une autre cliente, habituée des lieux désormais. Le flamboiement des mèches pour première annonce, la silhouette longiligne d'une adolescente aux traits candides. Anaïs est une ombre apaisante dans le décor, loin du regard des adultes qui, parfois, ont perdus leur candeur et leur innocence, qui l'observe comme on observe un mur aux fêlures apparentes. Avec pitié, avec dégoût ou avec une indifférence qui se mêle à un mépris qu'elle pense réel. Elle la laisse voguer, assez confiante pour s'éloigner du comptoir, les yeux posés sur la quatrième de couverture d'un livre dont elle peine à déchiffrer les mots sous la presque obscurité de la réserve. Là où la poussière tourne en flocons nuageux dans l'air assombri, l'odeur de l'humidité imprégnant l'atmosphère, les planches craquant un peu plus sous ses pieds. Habituée, elle se dirige vers l'une des deuxièmes étagères gardant des livres à garder plus précieusement. Le tintement d'une clochette l'alerte à peine, toute son attention tournée vers sa recherche d'un second livre à sortir de son cocon. Un craquement. Un autre. Sa main se fige alors que sa tête se relève lentement pour observer l'entrée. Une silhouette longiligne qui s'y anime, en contre-jour avec la lumière céleste du soleil derrière elle. Honor qui fronce les sourcils, le myocarde assaillie par un malaise acide qui ronge les veines. N'approche pas. N'approche surtout pas. Pourtant, elle le fait, d'un pas puis d'un autre, balbutiant un "J'peux vous aider ?" "Oh je suis sûre que oui, ma charmante Honor." La voix doucereuse qui s'échappe est reconnaissable entre toute. Belle, roulant sur la langue comme une eau cristalline, elle appelle à l'apaisement. C'est toujours comme ça qu'elle charme son beau monde, flairant les bons poissons à mordre pour en faire des appâts à leur tour.

Honor qui se fige, les yeux écarquillés face à la silhouette qui enfin se révèle, les traits tirés de Caliane dévoilant toute sa pâleur, ses yeux clairsemés d'un noir profond la lorgnant avec une rage sourde, son sourire n'atténuant rien de la lueur haineuse qu'elle pose sur elle. Honor qui sert les dents pour les empêcher de claquer, ses ongles mordant les paumes quand elle referme ses mains en poings. "Q-Qu'est-ce que tu fais là ?" Le souffle est saccadé, la voix suraiguë sous la panique létale, un cancer attaquant les cordes vocales pour les réduire à néant. Que le silence pour témoigner de sa peur sourde. "Je n'ai rien fait. Je n'ai rien fait du tout." qu'elle se force à balbutier, secouant la tête, les prunelles embrumés par la hantise des souvenirs. Par tous ces corps qu'elle l'a forcée à sacrifier, par ces murmures pleins de gentillesses et l'écho des gifles qui suivaient, par la punition qu'elle lui a ensuite offerte. "Toujours pareil, toujours trop faible. Tu n'es qu'un oiseau à qui j'ai envie d'arracher les ailes." Les pas s'avancent, les planches gémissants encore sous le poids des bottes alors que le carillon de l'entrée sonne à nouveau. Honor qui recule, qui se sait pourtant prisonnière, piquée, toujours, par les paroles qui fusent. "J'ai mis du temps à te trouver, j'ai pensé que tu avais enfin appris à bien te cacher." Caliane qui s'avance, ombrageuse, à quelques centimètres d'elle quand Honor bute contre une étagère. Sourire démoniaque pour maquiller ses lèvres carmines. "J'avais tort." Ca sonne comme une condamnation à mort. Ses paupières s'alourdissent des larmes qui s'écoulent sans qu'elle ne cherche à les retenir, perles salées et muettes dévalent son visage pâlot sous le métissage. Caliane qui observe son visage se briser sous la panique, levant une main vers sa joue dont le pouce en caresse l'arrondie. "Chuuut. Il ne t'arrivera rien si tu coopères, tu le sais bien." Je sais toutes les horreurs que tu me feras subir si je reviens vers toi. Je sais à quel point tu me détruiras, encore, pour qu'il ne reste qu'un corps vidé de son esprit. Je sais que tu n'es que synonyme de mort et de désastre. Comme moi. Honor qui s'écarte dans un sursaut, sa main qui s'accroche à l'arête d'une étagère, la paume mordue par l'acier. "Laisse moi tranquille, tu m'as assez punie comme ça." La main de Caliane toujours en suspend, orpheline de sa joue, se replie pour laisser retomber son bras, impassible sous l'aigreur des mots. "Pas assez vu que tu es toujours en vie." Le choc se mêle à la terreur alors qu'elle s'avance d'un pas mais Honor s'effondre, ses genoux tremblants cédant à la pression si facilement, s'étalent sur le sol dans un bruit sourd. Caliane qui s'arrête, se détourne, l'entente d'un "Dépêchez-vous" outrepassant le brouillard qui enferme le moindre de ses sens dans un cocon protecteur.

Ses ongles raclent le sol, manquent de se briser sous la pression, la colère, la haine immonde de paraître aussi faible sous le regard d'un ancien bourreau. Caliane revient emportant avec elle trois autres silhouettes "Lâchez-moi ! Bordel, mais foutez-moi la paix." La voix d'Anaïs se crée un passage dans l'anesthésie de son esprit, cinglant son esprit assez fort pour lui faire relever la tête vers le visage de l'enfant entraîné dans le sillage de l'ennemie. Elle secoue vivement la tête, tournant ses yeux vers Caliane et son sourire rempli d'une malice venimeuse. "Ne lui fais pas de mal, s'il te plait." La supplication lui écorche les lèvres mais la dignité est depuis longtemps oubliée face à celle qu'il a jeté à la gueule de vampires affamés. "Honor ? Ça va ? Qu’est-ce qu’il se passe ?" L'attention se détourne vers la fille aux cheveux mordus par les flammes, cillant pour chasser les larmes qui lui brouillent la vue. Les lèvres s'entrouvrent, incapable d'articuler quoi que ce soit. Que le néant pour réponse. "Tu la connais ?" "Non !" La voix de celle dont elle ne connait pas le visage la pousse à réagir trop vivement, avec empressement. Difficilement, elle se relève, le corps en nage, assailli par les tremblements et l'aura d'une puissance piquant toujours sous la peau comme pour éclater à la surface. "Non, elle n'est qu'une cliente, laissez-la partir." Caliane qui lâche un rire plein de mépris, gardant ses yeux sur elle. "Comme c'est courageux Honor, de vouloir protéger ton amie. Mais hélas, tu n'as jamais su mentir." Les dents se serrent sous l'écho d'une rage qui, encore une fois, cogne contre la poitrine, rendant la carcasse sous la chair bien plus douloureuse encore. "Je ne mens pas." Caliane qui ne fait qu'hausser un sourcil, se dirigeant lentement vers Anaïs dont la voix s'écoule encore une fois "Honor ? Dis-moi ce qu’il se passe..." Ces questions distillent un peu plus l'angoisse en elle, la forçant pourtant à poser de nouveaux les yeux sur elle, suppliant du regard un pardon silencieux. "Ce n'est rien, tu n'es pas concernée." L'avertissement est clair pour l'Ennemie, ses doigts anguleux laissant paresseusement leurs traces sur la joue de l'enfant "Tu n'es pas comme les autres, toi." Caliane et sa trop grande clairvoyance, sondant les âmes d'un touché, glissant comme une fumée noire et malsaine le long des esprits pour y trouver ses perles à collectionner. Elle hésite, prête à s'enraciner au sol pour ne pas risquer quoi que ce soit ou à foncer pour s'embourber dans un chaos qui explosera quoi qu'il en soit. "Viens avec nous Honor et on la laisse tranquille et un bon état si tu es gentille." Voilà tout le dilemme qui s'offre à elle, l'amusement flagrant sur le visage des deux femmes, celui fermé de l'homme cachant presque l'entrée de la réserve. Elle ne le regarde pas, anticipant ses hurlements si elle s'y risque. Déjà, ils courent le long de sa gorge, comme des fourmis cherchant à s'échapper de leur terrier. Honor, nauséeuse des cris qu'elle ne peut pas lâcher, pas maintenant. Les sanglots veulent s'y mêler, danser avec l'hystérie mais ses yeux se déposent à nouveau sur Anaïs, croisant son regard effrayé et alarmé. Juste une enfant. Rien qu'une enfant qui baignera prochainement dans son sang si elle ne fait rien. "D'accord. Je viens." Mensonge. Mensonge. Mensonge. Il faut qu'elle trouve une solution, une porte de sortie pour les pousser à fuir. L'idée de les tuer la rend plus malade encore, entraînant son esprit dans un brutal vertige. Caliane qui se réjouit, qui sourit, ravie. Qui ne se doute pas que la magie crépite plus fort, qu'elle s'attise sous les flammes de la colère brute, qu'elle hurle, guerrière aux crocs sortis, d'imploser pour ravager le danger.
Elle murmure, la magie, à mes oreilles, son envie de fuite.
Elle grogne, elle griffe, elle déchire.
Elle est toute proche,
chuchotant des promesses à la saveur sanglante.
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Anaïs Wilhm
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Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
A SONG OF BLOOD

En un mot : Outre en perdition
Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-neuf ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. S'est lancée sur la voie du chamanisme, marchant dans les pas de sa mentore avec patience et détermination, persuadé d'avoir trouvé la voie qu'il lui fallait.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital
*Apprentie chamane, amie des loups et des gitans
*Etudiante en médecine, acharnée et consciencieuse, pleine de projets en tête.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
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Mar 9 Juil - 22:56 (#)

     

Anaïs Wilhm ♦ Honor Mercant

Want to Break Free
L
’incompréhension, le doute et surtout, la peur, insidieuse et familière, se lisaient dans les yeux d’Honor. Anaïs avait déjà vu ses yeux, avait déjà vu ce regard, cette peur sourde qui pétrifie, qui empêche d’être soi-même, qui empêche de se défendre ou de lutter, qui empêche de vivre. Elle ne le connaissait que trop bien, ce regard qui hurlait silencieusement, qui se débattait alors que le corps, lui, ne réagissait pas, tétanisé par un passé violent qui hantait encore les pensées, les rêves et les espoirs. Elle ne savait rien d’elle, elles n’avaient jamais vraiment échangé plus que quelques mots, mais elle avait l’impression de la connaître maintenant. Elle interrogea, sincèrement inquiète, mais jamais les mots ne franchirent le seuil des lèvres de la jeune femme en face d’elle. Pourtant, elle répondit avec ferveur à la question de la femme qui avait amené Anaïs ici. Empressée, presque désespérée, sa voix sembla trop forte et cela n’échappa à personne. Le regard de l’adolescente passa du trio à Honor. Elle ne mentait pas pourtant, elle n’était qu’une cliente, elles n’avaient jamais partagées plus que des commentaires sur des livres ou quelques sourires, timides pour l’une, reconnaissant pour l’autre. Elle s’en fichait, Anaïs. Non, elles n’étaient pas amies, et alors ? Etait-ce si surprenant de s’inquiéter pour quelqu’un alors qu’on le connait à peine ?

Pas concernée ? L’adolescente eut envie de la secouer, de lui remettre les idées en place. Evidemment qu’elle était concernée ! Ils l’avaient amené là, elle était forcément concernée ! Et même si elle ne l’était pas, elle n’allait pas faire comme si rien ne se passait. Elle n’aimait pas voir le reflet de l’angoisse dans les pupilles de la libraire aux cheveux bouclés. Elle n’aima pas davantage les fins doigts anguleux qui passèrent sur sa joue ou le commentaire de celle qui était visiblement la cheffe du trio. Elle sait. Ou du moins elle le laisse croire, mais l’idée prit forme dans l’esprit d’Anaïs et elle s’interrogea sur l’identité de ces personnes. Elle tourna son regard angoissé vers Honor après l’ultimatum lancé par le trio. Ne fais pas ça Honor, ne va pas te jeter dans la gueule du loup. « D'accord. Je viens. » La réponse glaça Anaïs qui jeta un regard noir au trio qui semblait jubiler face à la résignation de la jeune libraire. Elle allait les rejoindre mais la main d’Anaïs se posa sur son bras. « Ne fais pas ça… ne t’occupes pas de moi » Elle était terrorisée elle aussi, mais elle avait déjà réussi à gérer des choses qu’elle pensait être bien pires que la situation actuelle. Ses yeux fixèrent les deux femmes. « Elle n’ira pas avec vous. » Léger haussement de sourcil avant un ricanement. Quelques pas et elle dut lever les yeux vers celle qui menaçait Honor tandis qu’elle la scrutait, un fin sourire malsain sur les lèvres. « Vraiment ? Tu veux prendre sa place ? Nous serions ravies de t’accueillir. »

Anaïs avait bien compris de quoi il en retournait. Une secte, une fichue secte. Elle imagina qu’Honor avait réussi à s’enfuir et que, par malchance, ils l’avaient retrouvé et voulait lui faire payer. Elle n’avait nullement l’intention de prendre sa place, pas plus qu’elle n’allait les laisser l’emmener. « Il n’en est pas question ! Vous êtes des cinglées, c’est tout ce que vous… ». Explosion de douleur tandis que la tête heurtait violement le sol sous les exclamations des femmes présentes. La dextre de l’homme s’était abattue si vite que la jeune fille n’avait absolument pas vu le coup venir. Elle sentit néanmoins le flot carmin dévaler son visage et s’écraser sur le sol tandis que dans sa tête résonnait encore des voix visiblement contrariées des deux femmes. « As-tu perdu l’esprit ? » Anaïs espérait qu’ils s’écharpent en les oubliant, Honor et elle, mais rien n’avait changé lorsqu’elle se redressa, son sang coulita en un flot ininterrompu depuis son nez. Elle n’essaya même pas de le restreindre. Pour être honnête, elle s’en fichait. Là, tout de suite, elle faisait de son mieux pour calmer sa magie qui se débattait et ruait pour sortir. Elle respirait lentement, attirant les regards intrigués des personnes présentes. Puis le flot se tarit soudainement et le sang restant sur son visage coula jusqu’au sol, rejoignant celui déjà versé, ne laissant pas la moindre trace sur son visage. Seule le douleur du coup était encore présente. « Intéressant… tu vas venir avec nous finalement. Honor, réjouis-toi, tu auras une amie sur le trajet pour discuter, n’est-ce pas merveilleux ? »

« Si vous croyez que je vais vous suivre sans discuter vous vous fourrez le doigt dans l’œil ! » Les deux femmes ricanèrent face à l’adolescente chétive qui se relevait péniblement. Elle était parvenue à contenir sa magie, avait suivi les conseils de son mentor, mais elle la sentait toujours, cette rage au fond d’elle qui bouillonnait parfois, qui l’effrayait toujours. Jamais elle ne la laissait s’exprimer malgré l’envie parfois dérangeante d’envoyer chier le monde entier et de rendre au centuple ce qu’elle avait subi. Elle posa sa main sur le bras d’Honor. « Et elle ne vous suivra pas non plus ! » Elle avait beau dire cela, elle n’avait guère de moyen de les empêcher de faire ce qu’ils voulaient. Du moins cela aurait été vrai quelques semaines plus tôt, mais Daphné lui avait appris à focaliser son énergie, à la diriger un minimum. Elle la sentait toujours se ruer pour venger la perte du précieux liquide carmin, il suffisait qu’elle la laisse sortir, qu’elle le concentre et la dirige vers le trio qui lui faisait face, et peut-être que cela suffirait. Elle s’y refusait toujours, elle ne voulait pas devenir le monstre que certains décrivaient en parlant d’elle après que sa magie fut dévoilée. Mais une part, une sombre et minuscule part d’elle-même avait envie de lâcher prise, et elle enflait, doucement mais sûrement, lui murmurant à l’oreille. Ce ne sont pas des gens bien, personne ne t’en voudra. Elle refusait d’écouter, elle ne voulait pas devenir une autre, une à qui la magie servirait pour détruire et non pas pour aider comme elle le souhaitait. Elle l’avait rêvé pourtant, ses songes lui montraient parfois ce dont elle pourrait être capable si elle se laissait aller à la colère pour une fois.  Mais même à ce moment précis, elle ne céda pas, parce qu’elle savait très bien qu’elle n’aurait jamais le contrôle suffisant pour éviter à Honor d’être prise dans sa magie. Et ça, elle ne se le pardonnerait jamais. « Tout va bien aller... » Elle chuchotait autant à Honor qu’à elle-même, mais en son for intérieur, elle avait vraiment envie que quelqu’un les sorte de là. « SI jamais je te le dis, tu cours et tu ne t’occupes pas de moi, d’accord ? ». Elle ne voulait pas la mettre en danger, elle ne voulait pas utiliser sa magie sur qui que ce soit, mais elle n’allait pas se laisser emmener sans rien faire. Quitte à ce qu’il y ait des conséquences, elle préférait encore avoir des cauchemars plutôt que d’être emmenée Dieu seul savait où. Mais la solution pouvait venir sous une autre forme et de là où on l'attendait le moins.

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