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Flaw of Claws, Mud of Blood ♥ Anaïs & Jeremiah

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Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
Anaïs Wilhm
Anaïs Wilhm
Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
A SONG OF BLOOD

En un mot : Outre en perdition
Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-neuf ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. S'est lancée sur la voie du chamanisme, marchant dans les pas de sa mentore avec patience et détermination, persuadé d'avoir trouvé la voie qu'il lui fallait.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital
*Apprentie chamane, amie des loups et des gitans
*Etudiante en médecine, acharnée et consciencieuse, pleine de projets en tête.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
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Thème : "Your Name" by Chiai Fujikawa
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Sam 8 Juin - 23:04 (#)

     

Anaïs Wilhm ♦ Jeremiah O'Connell

Flaw of claws, Mud of Blood
I
nspirer, expirer. Sentir le flot, le laisser couler lentement. Garder le contrôle. Inspirer, expirer. Picotement dans le bout des doigts qui effleurent la terre. Douce brise venant caresser la peau nue. Inspirer, expirer. Légère, diffuse, la sensation vacille croît, remonte le long des bras, s’étend dans chaque fibre du corps, finit par s’approcher du cœur. Puis tout disparait d’un simple souffle, il ne reste que l’écho d’un vide abyssal.

"Et merde !"Assise en tailleur au beau milieu du jardin de Daphné, j’essaie tant bien que mal de réussir l’exercice qu’elle m’a demandé avant de partir régler un problème avec un enfant du camp. Sentir la magie, l’utiliser, mais sans m’ouvrir les veines, simplement la ressentir comme on sentirait un glaçon qui coule le long de son bras. Simple selon elle, un exercice qu’elle apprend aux plus jeunes. Seulement voilà, je n’ai jamais utilisé la magie autrement qu’avec du sang déjà à l’air libre. Là seulement je pouvais le contrôler… enfin la plupart du temps. Mais pour Daphné, pas question que je me coupe dès que j’ai besoin de m’entraîner, donc je dois faire sans. Elle a probablement raison, mais c’est tellement frustrant de ne pas y arriver après plus de quarante minutes d’essai. Je devrais faire une pause.
Me relevant en époussetant mon pantalon, je remets ma veste sur mes épaules pour cesser de geler sous le vent de mars et du temps humide qui règne en ce moment. Cela fait trois semaines que Daphné a accepté de m’enseigner, trois weekends que je passe chez elle à apprendre théorie et pratique, à méditer, à essayer de cerner ce qui, selon elle, me bloque. Elle a sa petite idée, tout comme moi, la première nuit chez elle ayant été particulièrement éprouvante pour nous deux. Une nouvelle personne dans la confidence à ajouter à la courte liste. Pas que ce soit une mauvaise chose. J’aurai simplement aimé en parler de moi-même, pas d’être forcée de le faire à cause d’une crise d’angoisse au beau milieu de la nuit. Le genre qui réveille des immeubles entier pour peu que les murs soient trop fins. Heureusement que je n’ai pas de crise aussi violente à chaque fois, sinon je me serais faite virer de l’appartement par des voisins en colère.

La douce chaleur de l’intérieur de la roulotte m’accueille et je prépare de quoi faire du thé, Daphné en consommant une quantité que je juge hallucinante, et un chocolat pour moi, puisque j’ai ramené ce qu’il faut pour. Surveillant le lait, je regarde par la petite fenêtre, contemplant la vue sur les roulottes voisines, tâches colorées se détachant d’entre le vert de l’herbe, le noir du goudron et le gris terne du ciel. Les gens d’ici sont réellement adorables. Plusieurs fois je suis allée manger avec eux, suivant Daphné qui assurait que c’était important et que j’apprécierais. J’avais fait de mon mieux et tout c’était bien passé. Quelques question embarrassantes m’avait mise mal à l’aise mais elles avaient très vite été mise aux oubliettes par tout le monde et personne n’essaya de me forcer la main. La musique a aidé à me faire me sentir bien et j’ai pu faire quelques accords avec certains des gitans possédant une guitare, récoltant quelques encouragements à continuer. Il serait peut-être temps que je m’en achète une, depuis le temps…

Sitôt mon chocolat terminé, je retourne dehors, recommençant l’exercice, l’esprit un peu moins encombré par la frustration des échecs précédents. Hélas, cela ne suffit visiblement pas et, au bout du troisième échec, j’abandonne à nouveau, soupirant de frustration. Pour moi la magie c’était instinctif, j’imaginais que cela viendrai tout seul. Et non, il fallait que cela me résiste. A force  de m’ouvrir les veines, j’ai dû prendre une mauvaise habitude et il me faut tout apprendre de zéro. Etant une pure autodidacte en la matière, avoir une professeure devrait vraiment m’aider à ne pas faire n’importe quoi, et surtout  ne plus, jamais, perdre le contrôle.
J’entends soudainement des coups frappés à la porte de la roulotte et redresse la tête, m’étant allongée à même le sol en espérant parvenir à me calmer. Qui cela peut-il bien être ? Certainement pas la tante de Daphné qui a plus l’habitude de crier son nom ou d’entrer sans frapper. Probablement un des gitans venus demander une plante ou un des « garnements » venu demander quelque chose. Me levant, je fais disparaître comme je peux les traces de terre sur mes manches et mes mains, massacrant un peu plus mon jean délavé qui commence à sérieusement dater, avant d’aller dire au cogneur de porte que Daphné n’est pas là. Surprise cependant, car ce n’est clairement pas un des gitans du camp qui se tient là, le dos droit, le visage parfaitement rasé et les cheveux impeccablement coiffés malgré le vent qui sévit en ce moment, il dénote du reste des habitants. Même ses habits semblent être tirés à quatre épingles. Qui porterait une chemise et un pantalon de ce genre au milieu d’un camp gitan ? On dirait un de ces démarcheurs que j’ai toujours trouvé louche, mais il semble plutôt déçu que personne ne lui réponde… voire même triste ? Autant en avoir le cœur net. "Bonjour, je peux vous aider monsieur?"
Le visage qui se tourne vers moi et qui prend un air surpris ne m’est pas totalement inconnu. Je jurerais avoir déjà croisé cet homme quelque part, mais pas moyen de mettre la main sur le moment où cela a pu se produire. Il semble vraiment étonné de me voir là, reculant même légèrement de la roulotte, comme s’il craignait que je ne lui tombe dessus pour le faire fuir. Je sais que je ne suis probablement pas présentable, en t-shirt, les cheveux lâchés et de la terre un peu partout sur mes vêtements, mais quand même. "Si vous cherchez Daphné, elle est partie régler une affaire urgente il y a de ça… près d’une heure. Vous voulez l’attendre ?"
Je dis ça en désignant la porte de la roulotte d’un geste du menton, mes mains étant occupées à retirer la terre qui les parsème. J’imagine qu’il la connait. Connaissant les habitants du camp, personne avec des intentions mauvaises ne serait arrivé jusque-là. Lui et Daphné doivent probablement se connaître. "On se serait pas déjà croisé ? Votre visage me dit quelque chose monsieur… ?"

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Mar 30 Juil - 18:39 (#)



FLAW OF CLAWS, MUD OF BLOOD
Ce sont toujours dans des petites choses inattendues, des détails, des gestes ou des faits divers que nous apprenons tout.
Deux yeux bleus qui fixent sans voir les innombrables lignes, les feuilles étalées devant lui. La garde est baissée, l’esprit ailleurs, oublié le dossier qu’il étudiait avant de se laisser aller à sa rêverie. Les notes timides d’une guitare le guident ailleurs, vers une certaine personne, marquée. Bien au fond de son siège, dans sa tour de verre, il oublie le directeur, l’homme inébranlable qu’il veut être, laisse toutes ses préoccupations venir le tourmenter, le faire tourner en rond, délaisser ce qui devrait l’occuper. Il a vu, les cicatrices, la chair déchirée par ses griffes, il les sent encore, les sentiments qu’il n’explique pas, après la passion qu’il pensait passagère. Entre ses doigts, un stylo tourne, geste mécanique qu’il ne remarque même plus jusqu’à ce qu’une voix traverse le voile de sa bulle, ne parvienne jusque lui. Il sursaute, le rêveur, laisse tomber ce qu’il tenait et s’amuse de sa bêtise. Ce n’est que son assistante, parée d’un sourire qui vient récupérer en badinant ce qu’il a délaissé, lui fait la morale sur la procrastination au travail alors qu’il se baisse, récupère l’objet perdu sous son bureau avec un juron quand il se cogne. Inattentif, encore, toujours. Elle se moque avec la tendresse d’une grande soeur quand sa tête rencontre le bois de son bureau, Kate, bien plus qu’une simple collègue à ses yeux. Il l’aide comme il peut à rassembler feuillets et factures éparpillées, remet le tout dans l’ordre pour ne pas se faire taper sur les doigts et la constatation tombe. -Tu devrais rentrer, ou aller régler ce qui te préoccupes, mais en tout cas, tu ne m’es plus d’aucune utilité ici, alors file, Jeremiah. Hésitation perceptible, tentative vaine de la convaincre qu’il peut boucler seul cette affaire de fournisseur mettant la clé sous la porte. -J’ai dit, tu files. Gentil coup assené sur le haut de son crâne avec quelques feuilles, impolitesse que elle seule peut se permettre en ces lieux, quand personne ne regarde.

Un regard de remerciement et il ne perd pas plus de temps à ne rien faire, se dirige vers l’ascenseur qui le ramènera à son Allemande qui sommeille dans le parking. Quelques hochements de tête quand il croise certains cadres, un mot glissé sur un fils qui ne tardera normalement plus à se métamorphoser pour la première fois. Il soupire quand il se glisse enfin derrière le volant, démarre le moteur qui gronde, finalement résolu à faire quelque chose de sa journée, à ne pas laisser les choses tel quel.

La limitation de vitesse est largement dépassée en route et le camp ne tarde pas à se dessiner sous ses yeux. La voiture est garée entre deux tous-terrains et il ne la verrouille pas, sait parfaitement que personne ne se risquerait à fouiner dans cette voiture, pas quand son visage recommence à être familier au sein du camp. Il détonne toujours autant, comme son père le faisait, à l’époque, quand il venait le chercher dans son costume impeccable, ses cheveux parfaitement plaqués sur son crâne et son visage sévère en opposition aux sourires faciles des gitans. Ses pas, sans qu’il doive ne serait-ce qu’y penser, le mènent à la roulotte de Daphné, silencieuse, il écoute les bruits du camp, les enfants qui crient quelque part, s’amusent comme ils l’ont fait toute son enfance, à courir sous les roulottes, grimper aux arbres sous le regard inquiet des adultes. Il hésite un peu, s’arrête une seconde avant de repartir, ne pas remettre à plus tard, exprimer ce qu’il a à lui dire.
Les coups frappés sont secs, nerveux parce qu’il l’est, mais aucune voix ne vient lui répondre et il n’insiste pas, s’apprête à faire marche arrière quand on le surprend.

C’est une jeune fille qui lui fait face et son visage ne lui est que trop familier, le souvenir perce, se fraie un chemin jusqu’aux instincts qui se sont déchaînés. Elle ici, celle qu’il a attaqué, celle que le puma voulait voir morte. Il recule, surpris de la tournure des évènements, incapable d’articuler une réponse mais la voilà qui continue, lui explique l’absence de l’Italienne. -Je… Attendre, ici, avec cette demoiselle qu’il n’aurait jamais pensé trouver là. Il s’apprête à décliner, à prendre la fuite, quand elle remarque, ils se connaissent, elle sans même en avoir conscience l’a vu sous ses deux formes. -Monsieur O’Connell, mais je préfère qu’on utilise mon prénom, Jeremiah, ne te gêne pas. Il cherche ses mots, les sélectionne avec soin, quand bien même elle ne peut pas savoir qu’il est à la fois celui qui s’est interposé et l’attaquant. -Et en effet, nous nous sommes déjà croisés, le marché de Noël, un peu avant que tout… ne dérape. Et surtout, avant qu’il ne dérape, change de peau. Le rugissement, la haine et la colère d’un prédateur qu’on accule, tout brûle encore, à l’intérieur, s’est mué en une culpabilité acide qui le maintient éveillé, le plonge dans des cauchemars trop réalistes à son goût quand il cherche seulement le repos. Il se demande souvent, s’il avait réussi cette attaque, ce qu’il aurait fait.

Quelques pas et il est plus proche, pas trop, de celle qu’il considère intruse, au même titre que lui. La question de sa présence ici le brûle mais il ne se permet pas, il a trop fouiné, dans la vie de Daphné pour pouvoir se le permettre, pour continuer à le faire sans que sa mauvaise conscience ne le ronge. -Tu sais si elle en a encore pour longtemps, je ne voudrais pas te déranger, si elle ne revient pas bientôt… Sa tenue est sale et un instant, il croit voir l’Outre qu’il connaît, maculée de terre, qui se fond parfaitement dans le paysage du camp, en opposition avec lui. Vit-elle ici ? Une jeune de plus qui vient se réfugier dans cette famille recomposée et étrange que forme la communauté du camp ne serait pas si étonnant. Il s’interroge mais n’ose pas questionner, n’a pas à le faire, lui qui est peut-être le seul intrus, finalement.
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Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
Anaïs Wilhm
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En un mot : Outre en perdition
Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-neuf ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. S'est lancée sur la voie du chamanisme, marchant dans les pas de sa mentore avec patience et détermination, persuadé d'avoir trouvé la voie qu'il lui fallait.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital
*Apprentie chamane, amie des loups et des gitans
*Etudiante en médecine, acharnée et consciencieuse, pleine de projets en tête.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
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Sam 14 Sep - 19:11 (#)

     

Anaïs Wilhm ♦ Jeremiah O'Connell

Flaw of claws, Mud of Blood
R
encontre improbable alors que j’étais en pleine méditation, cherchant à trouver ce dont Daphné me parle depuis des jours, le calme intérieur. Avec toutes les choses que j’ai en tête en permanence, difficile de trouve un moment de silence dans mon esprit et l’apparition soudaine de cet homme ne va probablement pas m’aider. Poliment, je me renseigne, essaie de savoir s’il est connu de Daphné ou non. Visiblement oui. O’Connel… ce nom me dit quelque chose encore une fois, je suis sûr de l’avoir entendu ou lu quelque part. Je lui souris gentiment lorsqu’il affirme que je peux utiliser son prénom. « Bonjour Jérémiah, je m’appelle Anaïs. » Je grimace lorsque j’entends parler du marché de Noël et prend un air désolé. Est-ce que lui aussi a subi mon pouvoir ? Il se souvient de moi, alors j’imagine que oui, il a dû être affecté lui aussi. « Je vois… je suis désolée. » Encore une victime potentielle de ma magie, ça fait combien à présent ? Trop, beaucoup trop. Mince, je sais jamais quoi dire dans ce genre de situation. Il a pas l’air de m’en vouloir particulièrement, donc j’imagine que ça devrait aller…  « Je… je voudrais m’excuser si… si je vous ai fait du mal sans le savoir. Je sais pas trop ce qu’il s’est passé… enfin c’est pas une excuse mais, je l’ai pas fait exprès, ça m’a dépassé. »

Pourtant, il a bien dit que c’était avant que tout ne dérape qu’on s’était croisé. Je mets un moment avant de me remémorer le début de soirée de ce jour-là. Il y a eu le téléphone, le type étrange qui lisait Twilight, la harpie blonde … c’est ça ! « Ah oui, vous m’avez aidé avec l’autre blonde à moitié cinglée ! Enfin je veux dire, la femme qui m’étranglait. Je vous ai pas remercié donc… merci. » Un sourire reconnaissant apparaît sur mon visage. C’est peu après que les souvenirs deviennent bien plus flous, probablement à ce moment-là que la vague magique a commencé à jouer avec les pouvoirs des gens présents. Je le vois s’approcher un peu et réfléchis quelques instants à sa question. « Je suis pas sûre, ça avait l’air urgent mais pas très grave, donc j’imagine qu’elle ne va pas tarder. » Je lui désigne la chaise qui attend devant l’entrée. « Vous voulez l’attendre ? Je peux vous préparer un thé en attendant si vous voulez. » Je sais que je n’ai rien à craindre s’il est arrivé jusqu’ici sans problème, il doit connaître Daphné et els gens du camp aussi doivent savori de qui il s’agit. Je suis que depuis très récemment, je ne peux donc que faire des spéculations hasardeuses sur qui il est. Mais son nom ne cesse de tourner dans ma tête, parce que, au-delà du marché de Noël, je suis persuadée de l’avoir vu quelque part. « Vous êtes connu ? Votre nom me dit quelque chose… » Curiosité, toujours la curiosité. « Désolée, c’est un peu indiscret. »

« Non, vous ne me dérangez pas. J’étais… je méditais, enfin j’essayais, je suis pas très douée pour le moment. » Enfin j’y arrive, quand elle est là, depuis hier en plus, mais là, seule avec mes pensées, c’est plus difficile. Je m’interroge, cependant. Pourquoi est-il venu, cet homme ? Je ne sais pas si lui demander serait très bien venue, je ne le connais pas… Justement, je ne le connais pas et la méfiance est toujours présente, même dans les moments les plus calmes et les endroits les plus sûrs. Difficile d’y échapper, à cette impression que, si je ne fais pas attention, quelqu’un va me tomber dessus sans crier gare. Que je vais de nouveau créer tout un tas de problèmes ou devoir fuir à nouveau. Je chasse ces pensées d’un mouvement de tête rageur, posant finalement la question qui me brûle les lèvres. « Pourquoi vous voulez voir Daphné ? Vous la connaissez bien ? » Pas la moindre trace de soupçon dans la voix, du moins à mes oreilles, juste la curiosité faussement candide d’une adolescente qui voit un inconnu débarquer chez son mentor et se renseigne pour être sûre qu’il n’est pas dangereux pour elle, pour Daphné. Le camp m’avait donné un sentiment de sécurité, mais je préfère être sûre, vraiment. Le lycée aussi semblait sûr, le motel aussi semblait sûr. Jamais trop prudente, finalement.

« Enfin ça me regarde pas, vous me direz, mais comme je ne sais pas quand elle reviendra… » Trouver une excuse pour poser des questions, c’est pas vraiment mon genre en plus, pourquoi je me sens le besoin de l’interroger comme ça ? Je n’ai pas vraiment de réponse à ma propre question, je me demande juste si je dois me méfier de cet homme ou pas. J’aurais envie de dire non, mais une infime part, tout au fond, me dit que ce type, il est dangereux.

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Jeu 10 Oct - 17:28 (#)



FLAW OF CLAWS, MUD OF BLOOD
Ce sont toujours dans des petites choses inattendues, des détails, des gestes ou des faits divers que nous apprenons tout.
Elle parle beaucoup, la jeune inconnue, lui reste muet, se contente de l’écouter, note dans un coin de sa tête le prénom de celle qui a un jour été sa proie, qu’il retrouve là où il l’aurait le moins attendu. Les yeux ne cessent de fouiller l’endroit du regard, cherchent des indices sur le pourquoi de sa présence. Le métamorphe inspire profondément, s’imprègne des effluves qui vont et viennent, certaines connues, celle de Zia et Daphné ressortent, évidemment, il y reconnaît également certains gamins, habitués à courir derrière le gris quand leur préceptrice ne regarde pas. La voix captive, l’instant d’après, quand elle mentionne cette magie dont elle a usé lors du marché, l’un des nombreux facteurs ayant contribué à sa perte de contrôle, elle n’a ni l’air méchante, ni mauvaise, mais le doute reste là, bien en évidence, après qu’il ait vu ce dont elle était capable, à quel point elle pouvait l’atteindre, lui, qui est trop sensible à la magie, à l’instar de ses congénères. Il ne fait pas de commentaire, hausse les épaules comme si cela n’avait pas la moindre importance, qu’il n’avait pas été atteint par la vague magique. L’homme se veut rassurant, face à cette jeune fille qui ne comprend pas encore tout les tenants et aboutissants de ce monde si particulier dans lequel elle baigne bien malgré elle. Ce qu’il ne dit pas, c’est que chaque personne ayant assisté au fiasco du marché, sait parfaitement que chaque participant à cette mascarade s’est vu dépassé par les évènements, hors de contrôle. Des Immortels se battant entre eux ou avec les change-peaux, des fauves lâchés en ville où des différents dons dont ils ont tous été témoins, il n’en voit pas un qui soit resté vraiment lui-même, dans ses souvenirs.

Mais la voilà qui remet les évènements dans l’ordre, se souvient de Dillon et de l’altercation entre elles, le garou revient également à sa mémoire et il se rappelle ses paroles. La jeune fille serait donc le rejeton non maudit, si la magie dont elle use n’est pas une malédiction, de Zach. Il soupire doucement, suffisamment pour qu’elle ne perçoive pas la lassitude qui s’est emparée de lui. Il n’a pas vraiment envie de les voir tourner autour de Daphné, les thérianthropes en manque de contrôle sur leur bête, sait à quel point cela peut être dangereux. Aucune remarque n’est faite, il esquive le sujet, se contente de répondre à ses remerciements. -C’est ça, je t’ai aidé avec la blonde, il n’y a pas de quoi, ç’aurait été grave de te laisser te débrouiller seule avec… quelqu’un de son type. Une vampire avec trop peu de contrôle également, comme si les créatures surnaturelles qui n’avaient pas la main mise sur leur nature gravitaient autour de l’adolescente. Même lui avait fini par se mettre en tête de foncer vers elle une fois que sa nature humaine avait disparue sous ses instincts primitifs.

Mais si l’utilisation qu’elle fait de la magie, liée au sang dans les images qui lui reviennent de cette soirée, l’inquiète, la personne qui lui fait face n’a rien de menaçant, lui paraît même être quelqu’un d’agréable, une fois les appréhensions dépassées.

Quand elle lui désigne la chaise au bas des marches de la roulotte, il s’y dirige avec lenteur, s’assoit et décline poliment le thé proposé. Le consommateur de café qu’il est ne saurait se contenter d’un thé de plus, quand Kate lui mène la vie dure au sein de son entreprise, assistante envahissante qui refuse de servir trop de caféine à son patron. Elle est curieuse, Anaïs et il s’amuse de voir qu’une personne de plus ne saurait dire d’où elle connaît son nom quand la plupart le lisent tous les jours, en chemin pour leur travail, en rentrant chez eux ou en allant faire leurs courses. -Ne t’inquiètes pas, ce n’est pas indiscret puisque tu as raison, mon nom est affiché en grand sur une des tours de la ville, je suis le PDG d’O’Connell Enterprise, le siège est ici, pas étonnant que tu aies l’impression de  me connaître, ça le fait à pas mal de monde, en fait. Ses yeux bleus scrutent le camp, essaient de capter entre deux roulottes la silhouette de celle qu’il est venu voir, se désintéressent bien vite de leur tâche, suivent deux gamins qui se poursuivent en criant avant de revenir à son interlocutrice.

Finalement, toute cette curiosité qu’elle ne laissait pas envahir la discussion revient à la charge et elle y cède, lui pose enfin une question un peu plus personnelle. Jeremiah est détendu, dans le camp, il ne craint rien, ici, jamais, alors il s’appuie contre le dossier de la chaise sur laquelle il trône, croise ses jambes avec nonchalance, prêt à patienter avec la demoiselle s’il le faut. -Je connais Daphné depuis que j’ai trois ans, pour tout te dire, alors oui… je la connais un peu, depuis le temps. Un peu, bel euphémisme, lui viennent en tête toutes les lettres, les états d’âmes, les secrets partagés et gardés. Il n’y a rien qu’il ne lui dirait pas, Jeremiah, s’est promis d’être honnête avec l’Italienne. -Et pourquoi je suis là… pour parler un peu, tout simplement, ne t’inquiète pas tout devrait bien se passer, je ne vais ni la kidnapper, ni faire quoi que ce soit de répréhensible, tu peux me faire confiance. Il lui offre un sourire teinté d’une pointe d’amusement face aux précautions qu’elle prend, la petite, défenseure du petit havre de paix que s’est créée l’Outre.

Mais si elle s’est permise de s’immiscer dans sa vie privé, avec ses interrogations, il semble à l’entrepreneur que son tour est venu, puisque sa présence intrigue le fauve sous couverture, celui qui s’est fait gardien de ces lieux il y a déjà longtemps maintenant. -Et toi ? Tu connais Daphné d’où ? J’ai pas l’habitude de rencontrer des gens totalement inconnus au bataillon, ou presque, chez elle. La main désigne vaguement la roulotte, peut-être le camp entier, il le sait, le change-forme, ce qu’il se passe sur le camp, normalement, il vadrouille sous un pelage gris, se frotte aux jambes qui passent, reconnaît les adultes comme les plus jeunes. Et elle, il ne l’avait jamais vue, ici. Mais si son identité et la manière dont elle a connu son amie intrigue, quelque chose d’autre retient son attention. Et cette histoire de méditation, c’est au moins une de ses idées ça… C’est sensé t’aider pour quoi ? Et si tu n’y arrives pas, essaie avec de la musique, des bruits naturels peuvent aussi marcher… Mais je ne suis pas un spécialiste, loin de là, alors écoute plutôt Daph’... Pour la seconde fois, il hausse négligemment des épaules, se doute bien qu’elle veut apprendre à contrôler ses facultés, mais l’entendre de sa bouche serait une confirmation de son honnêteté, puis il faut bien qu’il meuble, s’ils ne veulent pas se confronter à un silence bien trop long et gênant pour eux deux.
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