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MJ ۰ Trop de DC, pas assez de décès.
Rhys Archos
Rhys Archos
MJ ۰ Trop de DC, pas assez de décès.
L'IVRESSE SOLAIRE DU CRÉPUSCULE

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« Wild men who caught and
sang the sun in flight,
And learn, too late, they
grieved it on its way,
Do not go gentle
into that good night. »

En un mot : Furie et Fiel
Qui es-tu ? : Sans visage, une force animale grouillant sous une peau humaine qui s'étire, trop étriquée, n'attendant que de jaillir à l'intérieur du monde pour le ravager.
Facultés :
Troubles à l'ordre public ;
Outrages à agents ;
Attentats à la pudeur ;
Violations de propriétés privées ;
Ivresse sur voie publique ;
Expert du pistolet à clous ;
Vols de voitures ;
Faux et usage de faux ;
Briseur de vitrines ;
Bagarres ;
Fusillade de masse ;
Vol de poules ;
Thème : https://www.youtube.com/watch?v=L7a8hmoOsx0
ÉPITAPHE DES DIVAGATIONS SAUVAGES

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Ordures jetées à la poubelle :
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Pseudo : Chaton - Rhysk
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Ven 5 Juin - 23:19 (#)

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Ashes, Ashes. We all fall down.


« Il hausse un sourcil, mû par cette exacte expression qui m'anime parfois quand il s'agit d'être subtil. Troublante familiarité qui fait la base de cette affinité qui nous lie - ça et la bière - autant qu'elle constitue ce petit quelque chose d'indéfinissable qui le rend insupportable. Je sais jamais trop si je dois lui payer un coup ou y foutre ma main sur la gueule. Il est sympa, ça ouais, mais est-ce que deux connards qui galèrent ont vraiment le choix, hein ? Mais là, c'est pas pareil, y a un quelque chose qui déconne, un truc qu'est pas à sa place, et je sais qu'il l'a senti. D'habitude on dit des conneries, là c'est juste un peu gênant et froid. Une espèce d'artificialité malaisante comme après que quelqu'un ait dit machin est mort en guise de salut. Y a un voile, entre nous deux, qui nous sépare aussi sûrement qu'une dizaine d'années. On n'est pas les meilleurs potes mais ça n'empêche, ça transpire comme l'odeur pestilentielle d'un truc avarié resté trop longtemps dans une trop petite boîte.

Un petit rire.

_ T'as fait quoi comme connerie encore, t'as butté un tas entier de wizard cops ou quoi ? »

Mon cœur rate un battement. On dirait que mon aura toute entière se crispe soudainement, hérissée, et sur ma peau se répand un frisson désagréable qui agite les sens et ébranle l'esprit. Un quelque chose de viscéral, un rejet qui tord jusqu'aux tripes dans une tentative de contrôle des réactions physiologiques.

Un silence. Plat. Mortel.

Je lève lentement les yeux vers lui. Je ne fais même pas semblant de rire, juste, je le regarde, et il comprend tout de suite qu'il vient de faire une connerie. Ça ne me fait pas rire. Pas du tout. Le bon sens me hurle d'au moins feindre un simulacre de rigolade mais, à l'intérieur, il y a juste ce putain de trou qui annihile toute volonté de faire semblant. Ferme ta gueule. Juste, ferme ta gueule.

_ Wow, c'est bon, ok ok j'ai compris gros. Pas de questions. Au temps pour moi. »

Je veux juste qu'il crache le morceau. Qu'il le crache et ensuite je me barre. Peu importe où, juste, pas à côté de quelqu'un qui se demande pourquoi t'as besoin de tant de changements dans ta vie.

_ Écoute, t'as beau être un con, j't'aime bien. Alors, ok, je veux bien t'aider, mais tu m'en devras une mec, on est clairs ? »

Mes yeux jaugent son expression, les lèvres closes et le visage fermé. Un instant de flottement passe, avant que je ne finisse par acquiescer.

_ Ouais, si tu veux le Rat. Si tu veux. Bon c'est qui alors ? »

Il m'inspecte un instant, presque suspicieux, avant de finalement lâcher le morceau, poussant un soupir de résignation.

_ Je sais pas exactement mais on s'en fiche un peu. C'est quelqu'un qui se fait appeler 4B53NC3... Absence quoi. Tu connais le Artspace ? »

Un silence éloquent, ses yeux roulent dans leurs orbites d'un air exaspéré quand il se rappelle qu'il parle à un type pour qui les macros sont juste des poissons. Il fouille dans ses affaires, en sort un papier et un crayon, griffonne quelques trucs. Mes yeux suivent ses gestes avec un intérêt distant, mais je reste attentif. À tous les coups il va fait comme dans les films avec des mots de passe bizarres. Ouais, c'est bien du style du Rat ça, comme sa manie contagieuse d'appeler le PASUA des wizard cops.

_ Tiens, tu vas à cette adresse, t'envoies un mail à cette personne, tu dis que tu viens de ma part, blablabla. Juste, évite que des gens regardent par-dessus ton épaule et... Et débarque pas au comptoir en demandant à voir Absence hein, sois pas con je compte sur toi... Ok ? »

Je prends le papier, je jette un oeil vite fait aux instructions. Son adresse est à Western Hill. Un instant je me demande si ça sert vraiment à quelque chose tout ça, puis je finis quand même par glisser le papier dans ma poche.

_ Ouais. Ok. »

C'est à peine si je donne l'impression de l'avoir écouté, mes pensées parties à toute vitesse sur un tas de possibilités dont aucune n'arrive à prendre réellement forme. Je finis par relever le regard sur lui. C'est vrai qu'on se ressemble un peu, avec cette attitude de punk à chien, à traîner une bière à la main, mais y a un monde qui nous sépare. Un putain de monde.

_ Merci mec c'est cool de ta part. »

_ Ouais 'fin c'est pas gratuit, oublie pas. Puis ça sert à rien d'y aller si t'as pas un rond non plus. Mais tu verras, la meuf qui sert des cafés est mignonne. Et cool en plus, elle devrait te plaire hé. »

Un petit haussement de sourcils coquinou, je finis quand même par lui lâcher un sourire un peu forcé.

_ Bon, une autre bière ? »

Il désigne son sac dans lequel il y a tout un tas de canettes de mauvaise pisse d'orge avec beaucoup trop d'enthousiasme. Il est beaucoup trop tôt pour picoler et c'est la dernière chose dont j'ai envie en et instant.

_ Ouais, vas-y envoie. »

-----------

L'endroit avait l'air... Tout à fait normal. Ouais, c'était ça le problème. L'observer de loin servait à rien et y avait rien à faire à part y aller ou partir. Est-ce que c'était une bonne idée ? J'en savais foutre rien. Depuis ce qu'il s'était passé l'autre soir, c'était devenu la folie partout, et ma seule chance tenait bien dans le fait qu'il y avait eu tellement de bordel ce soir là que tout ce qui s'était passé s'était noyé dans un flot de catastrophes diverses et variées. C'est sûr, la ville s'était toujours pas remise et tout était bien trop calme pour ce qui était arrivé. Y avait un malaise, là quelque part. Ça sentait gros comme un cochon sauvage, ça puait le délire et tout le monde avait l'air de faire comme si tout était normal. Mais j'avais aucun doute que les wizard cops travaillaient comme des petites fourmis pour ratisser tout ce qu'ils pouvaient et c'était vraiment pas le moment ni d'ouvrir sa gueule ni de se faire remarquer. Alors, peut-être que changer d'identité maintenant était la meilleure idée à avoir, peut-être pas. Dans tous les cas, y avait des trucs qu'on pouvait pas effacer.

Capuche sur la tête, je regarde à droite puis à gauche avant de traverser, mais c'est pas vraiment les voitures que j'observe. Je sais pas ce que je m'attends à voir, mais je préfère être vigilant. Y a un truc, là quelque part, et je préfère être prêt.

J'entre dans le cybercafé, vêtu d'un jean, de tennis, d'un T-shirt aux couleurs psychédéliques de rose et de bleu illustrant d'une façon fort peut subtile la consommation de LSD, et d'un sweat à capuche orné d'une tête de mort d'un groupe de métal que je ne connais même pas. Mes yeux parcourent un instant les lieux, comme d'un air de dire qu'est-ce que je fous ici. Il y a déjà quelques clients, pas beaucoup à cette heure-ci, et l'ambiance est feutrée et - il faut l'admettre - pas désagréable. Mes narines frémissent un instant, captent l'odeur du café, du chocolat chaud, les effluves fruitées d'autres boissons mais aussi un quelque chose qui se rapproche de... Du... Plastique chaud ? Quelque chose comme ça. Quelques notes de musique, quelques bribes de conversation, j'avance d'un air nonchalant, prenant le temps d'observer, de poser les yeux ici et là. Je dévisage les gens, à quoi ils ressemblent, ce qu'ils font, ce qu'ils ont l'air de dire même si en réalité je n'en ai aucune idée. Il y a des escaliers dans un coin, quelques ordinateurs alignés en rangées d'oignons plus loin et, partout, des affiches colorées et vibrantes pour des évènements de gaming. Je les contemple un instant avant de finalement m'en désintéresser, de jeter un coup d’œil rapide pour voir si des caméras traînent quelque part avant de me diriger vers le comptoir pour acheter des internets et finalement me diriger vers un des ordinateurs.

Je vais au fond, je réussis à trouver une place pas trop exposée ni directement à côté de quelqu'un. Ouais, y a bien ce type là, à deux places en face de moi qui me fait face, qui jette à peine un coup d’œil. Le son de son casque est beaucoup trop fort, j'en entends des échos jusqu'ici. Un bruit d'explosion, des bribes de voix, des rafales de tir.

Un frisson soudain le long des épaules.

Je me débarrasse de la sensation, je m'assieds et je regarde bêtement l'écran, puis le clavier. J'aime pas ces trucs. Dans les minutes qui suivent, je m'attèle à créer une nouvelle adresse mail, un truc bidon qui fait écho à l'adresse qu'on m'a donnée, avant de rédiger un nouveau message en recopiant les stupides phrases de passe du Rat. Quoi ? Tu connais pas Matrix ? Il s'était littéralement étouffé quand je lui avais demandé qui était la femme en rouge. C'est ultra important mec, mets le dans ton message.

De : raging.rhinoz@mail.com
Date: jeu. 12 décembre 2019 à 11:02
Subject: O Captain! My Captain!
To: raging.unicornz@mail.com

salut ,

le rat à dit que tu pouvait m'aider
il parle de femme en rouge et de matrix
j'ai besoin d'une identité
j'ai de l'argent

C'était vraiment pas subtil. Pas besoin qu'il avait dit. Y avait vraiment rien de pire que de parler à des gens sur un écran. C'était chiant et ça prenait toujours huit ans à écrire.

Il me restait encore 47 minutes d'internet à utiliser. Poussant un soupir, un regard en coin à l'autre avec le son de son casque toujours trop fort, j'ouvre une page internet pour regarder les actualités en espérant une réponse pendant ce temps. Ça parle de Noël et des dégâts de la tempête, de l'enquête du PASUA et tout un tas de bordel. Je regarde plusieurs articles, la plupart me semblent... Je ne sais pas, est-ce qu'on a vécu la même chose ? C'est un peu flou, mais entre ce qu'il s'est passé et une tornade, j'ai l'impression de ne pas avoir du tout vécu la même chose. Je passe donc le temps avec des recherches à base de « Tempête Shreveport », « Tornade », « Météo halloween shreveport 2019 », « Vidéo Tornade shreveport », « Usine chimique hallucination »,  « Folie générale », « sorcière magie Halloween » et autres trucs du genre. Je n'arrive pas à trouver de vidéo claire de la tornade. L'orage oui, mais pas la tornade. Je clique sur quelques articles, qui parle de manifestations, des accusations sur les putains de sorcières, des mouvements pro-humains et... Et quoi ?

« Massacre au bal masqué de charité : l'organisatrice de la réception suspectée »

Mon sang se fige à mesure que je lis l'article, mon cœur bat à tout rompre. J'ai l'impression de découvrir la chose pour la première fois, comme un type qui débarque dans un parking et y découvre une boucherie. Absorbé par mes lectures, je ne vois pas le temps qui passe... »




Adopte ces beaux scénarios !
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4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
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En un mot : Mésadaptée
Qui es-tu ? : -
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Electro-aimant à CESS
Geek
Codeuse émérite
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Socialement inapte
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Vieille fille impulsive mais ultra riche sans que personne ne le sache.
Facultés : -
Craquer des codes.
Hacker des programmes.
Dénicher des choses.
Être étrange.
Ne pas se faire chier.
Être une bonne patronne.
Courageuse au mauvais moment.
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Mar 7 Juil - 21:05 (#)


Ordinateur portable sous le bras, téléphone intelligent sous le nez, lunette sur le dessus de la tête, l’employée qui prenait habituellement place au comptoir d’accueil du café internet vient reprendre sa place et attend patiemment que l’autre employé lui laisse son trône. Personne n’aime cette tâche. Personne d’autre n’acceptait de bonne foi de prendre cette place toute la journée et de s’assurer du bon roulement de la partie « cybercafé » du ArtSpace.

Ils ne savaient pas ce qu’ils manquaient.

OK. Elle avoue !
C’était ennuyant à mourir!

Sauf qu’être seule à l’accueil du ArtSpace lui donnait amplement le temps de s’attarder à d’autres activités professionnelles qui tenaient dans le répertoire « peu légale » de la loi. Du hacking de vrai pirate cruel, sans cœur et sans opinion (ou presque) qui lui fournissait beaucoup d’argent, de gratification et une bonne dose d’émotion forte. Tout ça à ce comptoir, caché derrière les préjugés de geekette asociale qui ne s’intéressait à personne d’autre que son ordinateur.  

Ce qui avait aussi un fondement de vérité.

Dana remercie d’un murmure qui tenait plus du grognement Jimmy qui lui redonnait sa place avec joie, en indiquant qu’un nouveau venait de s’installer dans le fond et que les habitués étaient à leur place habituelle. Elle ne lève même pas les yeux de son téléphone, pour vérifier l’état de son royaume. Elle avait confiance envers les employés du ArtSpace; tout allait bien.

Tête première dans sa routine rassurante, la jeune femme épluchait depuis quelques temps le web pour lire tout ce qu’elle pouvait dénicher sur les évènements mystérieux dont elle avait pris part malgré elle il y a quelque nuit. Vampire, sorcellerie, lycanthrope, fantômes, esprits… tout y était passé. Elle s’était enfermée quelques jours dans son appartement, rideaux tirés à s’abreuver d’informations plus ou moins disponibles. Buvant à la source, elle avait passé plusieurs nuits blanches à assimiler le tout, à s’inquiéter de ses compagnons d’infortune, à garder le silence sur ce qu’elle avait vu, entendu, ressenti. On lui avait demandé s’il lui était arrivé un truc pendant la soirée de l’Halloween ; elle avait secoué la tête doucement, en répondant qu’elle avait passé la soirée à lire un livre sur Mohamed Ali. Explication qui semblait vraisemblable pour tout le monde puisque Shreveport avait été forcé à vivre dans le noir pendant quelques heures.

Si seulement ils savaient ce qu’elle avait fait et vu.
Elle se contentait de tout garder pour elle, de contenir ses questionnements sans réponses et de ne pas très bien dormir. Elle espérait que la pression diminue sur un certain docteur très occupé pour aller déverser son lot d’interrogation sur son athlétique musculature de …

Dana, ce n’est pas le moment !

Revenant à ses moutons, la jeune femme fronça les sourcils derrière ses lunettes quand elle reçut une notification d’un courriel reçu à une de ses adresses complètement débiles, que très peu avaient entre les mains.

Rapidement, elle s’installe sur sa chaise, ouvre son laptop, démarre le processus de cryptage et lit ce message à l’honneur du Rat. Son sous-traitant qui lui avait laissé une note plus tôt, lui expliquant qu’il lui envoyait quelqu’un de sympa pour de l’aide ( du moins, c’est ce que le message voulait dire). Elle comprit donc, que son pote (le pauvre) n’avait pas perdu de temps et que ( le pauvre ) ne comprenait pas du tout de quoi le Rat voulait parler. Dans tous les cas, la demande était claire et il avait de l’argent. Un futur client parfait.

N’empêche qu’il avait bien choisi son adresse courriel et le sujet de celui-ci.

Un point de plus.

Quelques clics puis par réflexes d’habitué à la piraterie, Dana va vérifier les DNS et les adresses IP du courriel. Elle abaisse ses lunettes sur son nez, ce nez qui se retrousse ensuite un instant : pas besoin de vérifier d’où venait le courriel – cette adresse IP elle la connaissait par cœur.

Le message était envoyé de l’ArtSpace il y a à peine quelques minutes.

Avec précaution, la geekette lève le regard sur la salle remplie de cloisons avec des ordinateurs vrombissants et ses yeux bleus se dirigent automatiquement vers cet hôte encapuchonné dans le fond de la pièce. Doucement, elle se redresse légèrement sur sa chaise, la mâchoire serrée ; quelle idée de venir ici pour envoyer un courriel à un pirate informatique ! Puis elle se ressaisit en ce rappelant qu’il était envoyé par le Rat, qu’il avait de la tune et que s’il n’avait pas d’identité, probablement qu’un cybercafé c’était la méthode la plus logique pour envoyer un courriel.

Pense vite, elle retourne son attention sur son écran, roule les épaules puis se dépêche d’envoyer un message :

De : raging.unicornz@mail.com
Date: jeu. 12 décembre 2019 à 11:02
Re: O Captain! My Captain!
To: raging.rhinoz@mail.com

Il te reste maintenant 155 minutes d’internet.

Ne bouge pas.
La fille de l’accueil va venir te voir; fait ce qu’elle te dit.
Rappel-moi d’expliquer au Rat que nous ne sommes pas dans un film des sœurs Wachowski.
Le capitaine va t’aider.

Un clic, crypté, envoyé, ajouter à l’ordinateur du fond, le #21 , 155 minutes de plus. Observer un mouvement de ce futur client, attendre. Les notifications push étaient activés sur les ordinateurs, il allait immanquablement voir qu’il avait reçu une réponse rapidement.

De son côté, elle en profita pour observer ce qu’il regardait sur son ordi ( chose très facile à faire, mais qu’elle n’avait jamais dit à personne qu’on pouvait le faire. Techniquement parlant, c’était rien, déontologiquement parlant, c’était autre chose. Ça restait donc son petit secret. ). Elle se mordit les lèvres en voyant les sites de nouvelles et les incidents sur les évènements de la nuit du 31. Elle lui elle aussi, en diagonale les grands titres qu’il regardait sur internet puis prit une profonde inspiration quand son propre courriel s’afficha sur l’écran de ce client du ArtSpace.

Le dessus de son portable se ferme doucement, Dana se relève lentement et dépose sur le dessus du comptoir l’affichette «  De retour dans 5 minutes » - sachant très bien que personne ne passerait à cette heure et que les habitués qui étaient déjà là connaissaient les procédures par cœur. Son ordinateur entre ses bras, serrés contre son cœur, les cheveux blonds un peu pêlemêle et lâches autour de son visage, la geekette s’approche d’un pas qui se veut désinvolte ( ce qui est raté ) jusqu’à ce qu’elle arrive près du jeune homme caché sous un capuchon.

À un pas seulement de lui, elle l’observe sans un mot, ce qui était vraiment lourd, mais se ressaisit pour briser le silence :

Salut. Suis-moi. Puis elle se retourne brusquement, s’attendant presque qu’il obéisse comme un chien. Se rendant compte à quel point elle n’avait pas de tact, Dana se re-retourne et ajoute; S’il te plait., puis se retourne pour faire un pas vers la direction qu’elle voulait l’amener, mais s’arrête encore une fois, se re-re-retourne vers lui et ajoute cette fois-ci : Ce n’est pas le genre de conversation qui est possible en public. T’inquiète pas, il ne se passera rien de particulier et tu es en sécurité. C’est juste que … Elle relève la tête et observe autour d’elle les autres, très concentrés sur leur ordinateur, puis elle prend une petite inspiration, un peu crispée pour finir : … Suis-moi, c’est tout.

Elle voulait juste l’amener dans l’entrepôt, au sous-sol, où il y a la bière et où l’on garde des trucs inutiles. L’endroit le plus tranquille et intime du ArtSpace pour avoir ce genre de discussion. Ils ne se feront pas déranger, mais… on ne va pas se mentir, le service client de Dana n’était nettement pas sa force.
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Dim 30 Aoû - 21:21 (#)

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Ashes, Ashes. We all fall down.


« La notification s'affiche. O Captain! My Captain! Un frisson qui remonte le long des flancs et jusque dans la nuque, avec la lenteur d'un quelque chose qui s'enfonce dans des eaux à la profondeur inconnue. La notification disparaît mais les lettres restent gravées sur ma rétine quelques secondes encore. Il est trop tard pour faire demi-tour maintenant. Trop tard pour prétendre envoyer un mail ou deux à l'arrache depuis un cybercafé et repartir comme si de rien n'était, anonyme et vite oublié.

J'ouvre le mail et lis en vitesse les quelques lignes qui s'affichent à l'écran. Mon rythme cardiaque s'accélère, mes pupilles se dilatent imperceptiblement. J'inspire, j'expire. Lentement. Je garde les yeux fixés sur l'écran, dans une posture qui laisse à croire que je lis l'article affiché en pleine page, alors que je ne suis occupé à rien d'autre qu'à contrôler les muscles de mon visage pour forcer une expression neutre, sans substance et artificielle. Qu'importe. Je viens de mettre le doigt dans un engrenage dangereux, qui pourrait tout faire foirer si jamais ça se passait mal. Il suffisait que les contacts du Rat ne soient pas fiables, qu'ils tentent de me faire chanter pour avoir mon fric ou que ça soit mal torché pour qu'une réaction en chaîne incontrôlable démarre. Pourtant, il faut que j'avance, que je bouge. Toujours rester en mouvement face au danger, ne jamais stagner. Do it or die, qu'il dirait l'autre. En moi, une détermination farouche - et peut-être aussi un peu désespérée, avouons-le - est prête à n'importe quoi pour s'extraire hors de ce merdier.

Je relève les yeux au-dessus de l'écran, le type à deux sièges de là ne fait pas attention à moi, les yeux toujours aussi absorbés dans sa tuerie virtuelle. Je me retiens de dévisager chaque personne présente dans la salle pour ne pas attirer l'attention, mais je ne suis pas serein. Il y a une personne, là dans cette pièce, qui peut-être m'observe sans que je ne puisse dire qui, et je n'aime pas ça.

Fermant rapidement les diverses fenêtres à l'écran, mes yeux se posent sur la femme qui approche et finit par s'adresser à moi sans introduction. La dévisageant d'un regard silencieux, j'essaie de m'imprégner des menus détails de sa personne et m'interroge de mille questions inquisitrices. Un instant, je reste interdit, tandis qu'à peine se met-elle en mouvement qu'elle fait déjà volte-face et me trouve toujours assis sur mon siège, indécis dans mes propres instincts. Je marque un instant d'arrêt, suspendu à ce qu'elle va dire et finis par me lever pour faire quelques pas. Je manque de lui rentrer dedans quand elle se retourne pour la seconde fois et ai un mouvement brusque de recul. Une légère bouffée de chaleur m'inonde le cou, relent d'une nervosité qu'elle semble détecter quand elle m'affirme être en sécurité. Je jette un œil rapide alentours, voir si quelqu'un a surpris ces quelques mots compromettants. Intérieurement, je reste méfiant, il n'y a rien de pire pour un premier contact illégal que d'affirmer à l'autre qu'il est en sécurité et cette jeune femme a beau avoir l'air d'être la chose la plus innocente et la plus fragile du monde, quoi de mieux qu'un joli minois pour vous coller plus facilement une bastos dans les reins ?

_ ... »

Rien ne sort de ma bouche entrouverte alors que je perds cette demie seconde où j'aurais pu ajouter quelque chose à cette scène maladroite et incertaine, tandis qu'elle finit par se diriger vers un autre endroit du magasin. Je finis par lui emboîter le pas un instant plus tard, les yeux posés sur la nuque de celle qui me précède en me demandant intérieurement si c'était d'elle dont parlait le Rat. Elle m'emmène vers un escalier qui descend vers un sous-sol et si mes yeux se plissent sur le coup, je la suis sans rien dire, notant mentalement un maximum de détails sur le chemin emprunté, la présence de verrous, caméras ou autres portes dans le cas peut-être pas si improbable où j'aurais besoin de m'esquiver sans demander la permission.

En bas, c'est un tout autre espace, un endroit qui a l'air presque plus cosy et intime, mais sans fenêtre - forcément - et qui n'a pas l'air d'être accessible au public. J'observe les choses qui m'entourent à la manière d'un type qui déambulerait dans un garage rempli de vieilles choses insolites. Est-ce que quelqu'un vivait ici ? Dans un sous-sol ? Il y avait tout un fatras entreposé là, des boîtes, des cartons, des vieilles piles de documents probablement posées là depuis des lustres. Ça sentait le renfermé, l'odeur du cuir trop usé des petits fauteuils installés là et d'un relent de café et de poussière propre aux espaces clos. Contre un mur, un petit frigo ronronnait, emplissant l'espace d'un bourdonnement insupportable à des oreilles trop sensibles, et quelques vieilles affiches de conventions ou posters de mauvais films avec des requins recouvraient des murs enduits d'une peinture à la couleur indéfinissable. Quelque part, on pouvait entendre le bruit discret de ventilateurs bien huilés, bruit blanc emplissant la pièce d'une étrange atmosphère.

Je ne vois personne d'autre.

Mes yeux finissent par se reposer de nouveau sur la serveuse envoyée par le contact du Rat. Les battements de mon cœur se font lentement moins violents, maintenant que je ne suis pas confronté à une quelconque catastrophe mais bien à la réalité banale d'un sous-sol comme les autres. Complètement innocemment, et avec le ton de quelqu'un qui ne comprend clairement pas qu'il est dans l'erreur, je finis par lui demander le plus naturellement du monde :

_ C'est toi la femme en rouge ? » »




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Dana Campbell
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Ven 11 Sep - 15:40 (#)



Erg.

Elle n’était toujours pas douée pour les rencontres clients. Surtout pas ceux qui lui font l’agréable surprise de débarquer au ArtSpace pour lui parler business en toute illégalité. Le cybercafé était tranquille à cette heure, mais impossible d’avoir ce genre de conversation au grand air. Plus personne ne venait au sous-sol ; L’endroit puait l’humidité et la poussière. Ça servait plus de débarras, de réfrigérateur à bière et stockage de marchandise que de « salon des employés ». Les petits fauteuils abimés par le temps faisaient bien tristes dans la lumière jaunâtre de l’unique ampoule du plafond trop bas. En même temps, pourquoi venir trainer ici quand le deuxième étage était remplit d’ordinateurs puissants, de chaises ultras confortables et dans une ambiance de jeu parfaite ?

Dana observe le mec qu’elle a trainé avec elle jusqu’ici, se rendant bien compte qu’elle lui devait des explications. Ou pas. À quel point le Rat avait présenté 4B53NC3 à son ami ? Ami plutôt grand, adepte de la capuche sur la tête, ce qu’elle respectait totalement, étant elle-même une fervente utilisatrice du chandail à capuchon. Il avait l’air un peu inquiet… en même temps, qui ne le serait pas en se faisant trainer par une inconnue dans un endroit non fréquenté et intime après avoir demandé une fausse identité par courriel ?

Quand il se retourne enfin, ses yeux se posant sur elle comme s’il jugeait à quel point elle était un danger ou pas, Dana pousse un long soupir après sa question. Il avait un léger accent indéfinissable, charmant, mais ça ne l’empêcha pas de pincer le haut de son nez, sous ses grosses lunettes à fine monture.

- Je déteste quand il fait référence à ça en parlant de … En fait, je ne sais même pas s’il parle du fait qu’il me fait des yeux doux quand il se pointe au ArtSpace et que je lui offre un café gratuit, par compassion parce que je sais très bien qu’il n’a pas un sou - l’argent lui brûle entre les doigts - ou s’il fait référence à 4B53NC3, le « capitaine ».

Parce que oui, pour le Rat, c’était deux personnes distinctes. Il ne savait pas encore que son employeur était aussi la meuf qui lui fournissait la caféine gratuitement. Meuf qu’il croyait décidément être une serveuse et simple employée lambda du cybercafé. Ce n’était pas plus mal. La subtilité de son matelot n’était pas tout à fait acquise. Elle se l’imaginait déjà entrer en panique en mode « I don’t care », pour copiner et parler contrat avec elle.

Cette idée lui donna mal à la tête.

-  … Puis bon, la femme en robe rouge, je ne lui arrive pas à la cheville et je suis loin d’être une distraction dans la matrice. Je ne sais pas pourquoi il … enfin, je préfère ne pas le savoir. Son regard bleu se relève vers lui puis elle remarque qu’il n’a pas l’air de comprendre la référence… La femme en robe rouge, dans le film, la Matrix ? ajoute-t-elle comme une évidence en pointant l’affiche du film, un peu fripé sur le mur de brique peinturé, derrière elle. Ce n’est pas important…Le Rat est… ce qu’il est et loin de moi prétendre comprendre tout ce qui lui passe par la tête. Tant qu’il est efficace et utile…

La geekette releva les épaules ; en dépit de tout, s’il était référé par un membre de son équipage c’est qu’elle pouvait lui faire techniquement confiance. Le Rat était peut-être distrait, mais il avait aussi des tendances-espionnes et psychotiques, qui n’allaient pas très bien ensemble en société, mais qui lui permettait de survivre allégrement et en sécurité dans cette liberté chaotique et anarchique qu’il avait choisie de plein gré. Puis il n’avait pas l’air trop méchant, avec ses grands yeux tristes, ce menton saillant et les lignes de son visage sec, dur, voire épuisé.

Il puait les emmerdes.
Mais elle n’était pas à un sauvetage près.

- Alors oui, peu importe ce que à quoi il fait référence, c’est moi. Rouge que je ne porte jamais, d’ailleurs… Décidément, je vais devoir lui dire d’arrêter de me définir comme ça.

Avec une pointe d’hésitation, un mouvement un peu brusque qu’elle arrête, ajuste puis décide de lancer, Dana contourne l’envoyé du rongeur et se dirige d’un pas vers le petit réfrigérateur, qu’elle ouvre en bataillant avec la poigné un instant. D’un coup sec, il s’ouvre avec de nombreux cliquetis de bouteilles de bière au froid qui s’entrechoquent sous la brusquerie. Sans demander, elle en sort deux, puis referme d’un coup de hanche puissante mue par l’habitude. De l’intérieur de son coude, elle coince le goulot et décapsule une bouteille d’une torsion agile, puis lui tend.

- Un rafraichissement ? Tu me donnes l’impression que tu en as bien besoin.

Le filtre de Dana n’était pas adapté encore à ce genre de rencontre. Aussitôt dit, elle ferma les yeux durement, comme fautive et s’excusa :

- Désolée, je… ce n’est pas ce que je voulais dire. Je… enfin… j’imagine bien que ce n’est pas de gaité de cœur que tu as besoin d’une nouvelle identité. Ce n’est pas le genre de chose que l’on fait à la légère puis bon… on ne se connaît pas et … voilà je te traine ici sans explication et … Elle se tait, enfin, sa bouche qui se colle contre le goulot de sa bouteille de bière qu’elle avait oublié d’ouvrir. Ses lèvres et le bout de sa langue rencontrent le bouchon toujours en place, ce qui lui fait faire un léger saut. Gênée, elle fait mine de rigoler, même si c’est peu convaincant, puis ouvre enfin sa boisson de la même tactique de l’intérieur du coude. Le bouchon vole ensuite d’un panier parfait jusque dans la poubelle. Tu as donc les sous ? Combien ? demande-t-elle tout de suite avant de prendre une gorgée d’alcool froid et de bon goût. Elle essuie ses lèvres du revers de la main puis continue : - Ça peut prendre quelques jours avant d’avoir les papiers ; certificat de naissance, cartes d’identité, je peux te fournir aussi un permis de conduire, si tu le souhaites. Je peux t’aider avec un tas de trucs, autant en vrai que sur le web.

Si seulement elle savait à quel point ce client était particulier.
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Rhys Archos
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« Wild men who caught and
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And learn, too late, they
grieved it on its way,
Do not go gentle
into that good night. »

En un mot : Furie et Fiel
Qui es-tu ? : Sans visage, une force animale grouillant sous une peau humaine qui s'étire, trop étriquée, n'attendant que de jaillir à l'intérieur du monde pour le ravager.
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Troubles à l'ordre public ;
Outrages à agents ;
Attentats à la pudeur ;
Violations de propriétés privées ;
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Expert du pistolet à clous ;
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ÉPITAPHE DES DIVAGATIONS SAUVAGES

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Sam 19 Sep - 0:17 (#)

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Ashes, Ashes. We all fall down.


« Mes sourcils se froncent l'espace d'un instant, cerné par la multitude de paroles de la serveuse en face de moi. Elle semblait beaucoup trop amicale pour ce genre d'affaires, presque un peu gênée, dans ces moments malaisants où deux personnes inconnues tentent de socialiser d'une manière un peu forcée, tournant autour du pot avant d'engager le vrai sujet. Sauf qu'on n'était pas là pour boire un coup et se montrer la nouille vite fait entre deux cafés et quelque chose en moi grinçait à l'intérieur comme un vieux tracteur rouillé, plein d'articulations de métal mal huilées.

Je ne dis pas grand-chose, j'écoute, vacillant entre cet instinct qui voit un ennemi potentiel en chaque inconnu et le fantasme refoulé qui pousse à agir comme si ça n'avait jamais existé, juste cinq putain de minutes, et oublier cette ombre qui toujours rôde en périphérie. Une tension traverse les muscles de ma mâchoire l'espace d'un instant. Je dois sortir de cet attentisme, je ne dois pas rester passif. Je ne veux pas qu'elle voit ces choses qui se dissimulent dans les silences, qui sinuent dans l'ombre des mouvements et portent, à chaque instant, l'hésitation comme un fardeau. Un goût amer racle le fond de la gorge, chaque respiration soulève le spectre d'un quelque chose qui n'existe plus. « Si tu veux pas t'faire bouffer, comporte toi pas comme une souris ». Cent fois entendus, les mots résonnent dans mon crâne comme une sentence à chaque battement de cœur. Pourtant, j'ai dans le dos le frisson de celui qui s'avance en plein champ, traversant le découvert sans jamais savoir si l'aigle est là.

_ Nan, c'est rien. »

Ça grince un peu plus encore à l'intérieur. Pas contre elle, mais contre moi-même, contre ce truc que j'aurais préféré qu'elle ne remarque pas, ce truc détestable et fragile qui laisse dans les veines l'ivresse d'une frustration qui jamais ne semble s'en aller. Fais un effort. C'est pas le moment de merder.

Je prends la bouteille qu'elle me tend, la tiens machinalement, observant vaguement le poster de film accroché au mur. Des gens habillés en kitsch avec du cuir noir partout, des néons verts et des lunettes de soleil. Le monde est une prison qu'il y a d'écrit dessus. Une prison pour ton esprit. Je me racle la gorge un instant, reprenant un peu plus de vie. Pas que je lui fasse confiance, mais, bon, elle a pas la gueule d'un tchétchène qui va te découper les organes dans une ruelle quoi.

_ Merci pour la bière. »

Un léger sourire du coin de la lèvre, un peu artificiel, mais au moins c'est un effort. Esquissant un léger geste de la bouteille pour désigner l'affiche sur le mur, j'aligne une banalité.

_ Je connais pas, mais ça a l'air cool. »

Le ton employé laisse un doute, de cette touche experte que j'ai pour semer la confusion. Ç'aurait pu être sincère, tout comme ç'aurait pu être la remarque d'un type qui n'y connaît rien à l'art moderne et se retrouve par mégarde à arpenter ces jardins bizarres avec des statues aux allures de colombins.

Mais trêve de bavardages. Elle a posé la question principale. De ma main libre, je repousse la capuche de mon sweat, libérant ma tête du tissu, et plante le vert de mes yeux dans les siens sans détours. C'est comme si j'essayais d'écorcher les façades qu'on peut afficher pour tenter de voir vraiment, de déceler dans les ombres les mouvements de ce qu'elle est vraiment. Mes narines hument discrètement l'atmosphère, pour y déceler l'arnaque ou la sincérité. Je ne cache pas cet éclat acéré qui vit dans mon propre regard, un quelque chose qui n'est pas hostile à proprement parler mais dont la dureté présage d'une farouche détermination. J'avais quand même quelques questions à lui poser.

_ Le Rat m'a parlé d'Absence. Il a dit que je pouvais lui faire confiance, que c'est quelqu'un de bien. C'est toi ? »

Je fais un ou deux pas dans la salle, sans trop savoir si j'ai le droit de m'asseoir. En même temps, j'ai jamais vraiment demandé ce genre de chose. Mais, pour le moment, l'agitation me tient debout.

_ Je veux un passeport. »

Mon rythme cardiaque s'accélère légèrement. Ça fait trois putain d'années que je ne pense qu'à ça. Retourner là-bas avec l'espoir fou de les retrouver.

_ Une carte d'identité aussi. Et un permis de conduire, de port d'arme, une carte bancaire, un compte bancaire et une adresse des internets. Est-ce que tu peux aussi faire une adresse électronique... Différente ? Genre, plus sécurisée, pour si je veux communiquer avec des gens ? Est-ce que c'est possible ça ? Je veux bien un truc de naissance aussi... »

Une part de moi s'emballe que j'essaie de contenir. J'ai peur d'avoir l'air en détresse, d'avoir la gueule du type vraiment dans la merde dont on pourrait profiter. Putain de merde le Rat j'espère que c'est pas un de tes plans foireux.

_ En fait... Tout ce qui permet d'exister. »

Mes yeux vont et viennent un peu plus vite. Sur elle, à droite, à gauche. L'identité a toujours été un problème quand tu vis presque deux siècles mais, d'après mes vieux, les humains sont toujours autant corruptibles, faut juste tomber sur les bons.

_ Des papiers américains. Et pour... »

Soudain, mes yeux se froncent, comme si un soucis venait de surgir, une réflexion évidente mais qui ne s'exprimait que maintenant. Pas question de laisser la famille derrière.

_ ...Pour deux personnes. »

Un blanc. Une pause subite pour observer la réaction de la femme en rouge. Est-ce qu'elle allait me prendre au sérieux ? C'était maintenant le plus critique. Parce que, tu vois, c'est pas comme si l'argent se trouvait sous le sabot d'un cheval. Cet argent que je gardais pour réussir, un jour, à repartir là-bas pour les chercher tous.

_ J'ai 2500 dollars. »

C'est peu. C'est si peu. C'est fini le temps où on faisait nous-même des faux. Mais c'est avec le plus grand sérieux du monde que j'en rajoute une couche, parce que si j'ai l'air d'hésiter, c'est terminé pour moi.

_ Je peux avoir plus, mais il me faut plus de temps. Et aussi, je veux voir la qualité avant, pas question d'acheter des faux finis à la pisse comme ceux des italiens. Vous utilisez quel type d'encre et quel type de plastique ? » »




Adopte ces beaux scénarios !
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4B53NC3 - Have you ever considered piracy ? PS : J'ai les mollets concaves. CONCAVES !
Dana Campbell
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Dim 4 Oct - 16:18 (#)


Haussement d’épaules. Un mouvement universel pour répondre que «  ce n’est rien ». Ce n’est pas comme s’il était dans un bureau de consultation où elle offrait de l’alcool à ses invités pour les décoincer. Ça sentait trop l’humidité qui n’arrivait plus à quitter les vieux fauteuils, les affiches défraichies, les cartons pas humides, mais pas secs non plus. Pourtant, il n’y avait aucun problème de plomberie, probablement le petit réfrigérateur vrombissant était suffisant à lui-même pour créer cette atmosphère de cave à vin de 1743. Puis une bière, c’est toujours un bon objet à tenir dans les mains pour une première conversation aussi…

… aussi quoi ?

Dangereuse ? Non, oui… enfin, peut-être.
Risquée ? Assurément, mais ce n’est pas ce qui l’a fait habituellement tiquer (ou du moins, ce n’est plus ce qui l’empêche de faire quoi que ce soit.)
Inimaginable ? Dana vendait ses services de piraterie pour différentes personnes et personnalités. Elle ne s’arrêtait pas à juger, du moins, pas trop souvent les faits et gestes de ça clientèle. Certains faisaient de piètres choix avec les possibilités qu’elles leur mettaient entre les mains, d’autres, ceux qu’elle préférait, disparaissaient de sa vie aussi vite les échanges de bons procédés effectués. Elle était loin d’avoir les qualités de mère Thérésa, sainte-nitouche parmi les saintes. À moins d’être un ami, un vrai, celui qui avait passé outre le plan « Paie, service rendu, barre-toi. », la jeune geekette plutôt pragmatique n’était pas du type à laisser les gens s’épancher sur sa carcasse caféinée. Dans tous les cas, non, ce n’était pas le genre de discussion surréaliste. C’était technique. Du moins, pour elle. Tout était une question de doabilité , de sécurité, des conséquences et d’actes à poser dans le bon ordre pour arriver à ses fins. Professionnellement que très peu de hasard, mais avec l’ouverture aux éléments incontrôlables.

Qui aurait dit que derrière ces grosses lunettes et cette simple femme aux habilités sociales plutôt rouillées se trouvait un génie de l’informatique, froid et millionnairement efficaces.

Pas étonnant qu’elle soit la plupart du temps seul IRL, bichonnant son équipage virtuel la nuit venue. Qui pourrait bien supporter un humain à aussi intransigeant tranchant ?

Elle ne releva pas qu’il n’avait pas vu le film « La Matrice » —Une pensée vive sur la tristesse de ne pas comprendre la métaphore de la dame en rouge que leRat semble lui avoir donné comme référence — mais rien qui lui ferait ouvrir, surpris, la bouche comme un poisson frit. Elle n’avait toujours pas regardé « Le dictateur » de Charlie Chaplin et personne ne l’avait encore considérée comme persona non grata .

Enfin, c’est la question sur son identité secrète qui l’embarrassa par la suite. Joues rougies qu’elle tenta de faire disparaître derrière une longue rasade de bière. Comment expliquer ça sans s’incriminer face à un total inconnu ?

C’est parfois trop compliqué. 
Si seulement ça restait seulement virtuel. 
Vous savez ? Sur un ordi, un portable, internet… la base de son confort.

Dana fronça les sourcils, réfléchissant durement à la réponse adéquate.


- J’ai confiance en LeRat. C’est un allié hors pair, bien qu’il ait son monde à lui. Je suis définitivement la personne qui va pouvoir t’aider. Et… l’on ne se connaît pas. Laisse-moi être discrète sur certains détails de cet échange de service, d’accord ?

Non, elle n’allait pas tout lui déballer comme un sac ouvert. Oui oui ! C’est moi 4B53NC3, l’hackeuse assez talentueuse et que l’on n’arrive pas facilement à appréhender. Tu veux mon CV ? Voici mon portfolio et mon numéro de portable, enchanté !

Machinalement, la jeune femme prend des notes mentales sur les besoins du jeune homme. Elle l’écoute. L’observe en silence. Pendant qu’il expose sa liste, elle va s’assoir lentement dans un des fauteuils pas frais, et croise les jambes sous elle. Son regard ne le quitte pas, son étonnement se manifeste d’une levée de sourcils sur le service doublé. C’est le montant que le pauvre type a avec lui qui la fait grimacer dans une drôle de moue : son nez se retrousse, ses yeux se ferment, à la fois plissés de désolation et d’appréhension.

Elle pousse un long soupir et répond d’abord :

- Rien au jet d’encre et du PVC CR80, le standard nord-américain. Directement de la source, la plupart du temps. J’ai un artiste qui fait les documents physiques d’une précision… Elle s’arrête et elle lève sa bouteille vers sa bouche après avoir ajoutée, curieuse : Tu t’y connais ?  

La geekette range la bouteille vide entre ses cuisses puis remonte ses grosses lunettes sur son nez.

- Alors, tu dois te douter que ce n’est pas assez. Surtout pour deux personnes.

Doucement, elle relève les bras, ferme les yeux et défait le chignon mélangé au-dessus de sa tête pour tenter de le refaire, mieux. Comme un mouvement mué par l’habitude, elle s’effectue en continuant les explications.

- Et tout est maintenant automatisé et en ligne. Enfin, presque tout. Une fois qu’on à la carte d’identité, ça sera le compte en banque. Faudra juste attendre le temps de recevoir par la poste la carte bancaire. J’pourrais te magouiller une note de crédit qui fait du sens et un peu d’actif, question de ne pas partir à zéro. Les permis, je fais ça en ligne aussi, ça se fera assez vite. Je te fais une adresse courriel ultra sécurisée si tu veux, les doigts dans le nez. Le passeport est plus long à recevoir, faudra aller sur place, pour prendre ta photo et confirmer ton identité, avec le certificat de naissance qui prendra un temps à recevoir aussi.

Son chignon n’a pas plus fière allure. Elle le laisse en plan et ouvre enfin les yeux pour planter son regard dans celui de son invité soudain.

- 2500, ce n’est pas assez. Rajoute minimalement un zéro pour deux.

Ce qui couvrait à peine les risques du métier.

- … mais quelque chose me dit que tu le sais, ça.  

Dana reprend sa bière d’entre ses cuisses avant qu’elle ne se réchauffe trop, en avale une longue gorgée et penche la tête sur le côté, observant son interlocuteur. Après tout, il était envoyé directement à elle par leRat. Pas de détour, pas de chichi. Son sous-traitant à l’instinct aiguisé et incompréhensible devait être certain que celui-là n’allait pas être une menace pour lui ou sa patronne.

Peut-être que…

- L’on peut peut-être s’arranger d’une autre manière ?

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Mar 13 Oct - 2:14 (#)


L'espace d'un très court instant il me semble déceler quelque chose dans la réaction de mon interlocutrice. Un froncement de sourcil ou, peut-être, la façon dont son regard glisse d'un endroit à l'autre de la pièce, cherche ses mots une fraction de seconde avant de conclure par une réponse des plus logiques. Oui, ça ne me regarde pas, c'est vrai, et dans le fond savoir la vérité ne m'intéresse pas. Toutefois, j'ai un doute, un terrible doute. Est-ce qu'elle vient de rougir en faisant mention du Rat ? Je perds le fil le temps d'une pensée éphémère, revois le Rat me raconter ses histoires avec beaucoup trop d'enthousiasme, une canette de 8.6 à la main. « La meuf qui sert des cafés est mignnone ». Je reviens à l’instant présent, raccroche les wagons de ce qu'elle est en train de me dire et plisse, très subtilement, les paupières. Se pourrait-il que... ? Une révélation ayant le potentiel d'expliquer certaines choses, mais qui ne sonne dans mon crâne que comme un détail et que je mets vaguement de côté. Tout ce qui m'intéressait pour le moment était de jauger mes chances de m'en sortir avec ce que je voulais.

La suite... Et bien, la suite, je m'y attendais quelque peu. J'écoute avec attention les détails techniques qu'elle me donne. Difficile de jauger à la volée comme ça mais je note précieusement les rapides éléments qu'elle me lance, fouillant dans ma mémoire pour tenter de retrouver les vieux standards et autres expertises que j'avais pu grappiller ici et là dans cette période où tout allait comme sur des roulettes ou presque. Ou tout était une mécanique bien huilée capable de jouer sur des détails insignifiants à l’œil inaverti pour tromper même les plus exercés. Mais je ne suis pas dupe, beaucoup de choses ou techniques ont dû changer en cinq ans et les quatre dernières années... Bref. J'espère au moins pouvoir la mettre sur ses gardes là-dessus. Avoir au moins suffisamment l'air de m'y connaître pour qu'elle soit pas tentée de me vendre du vieux jus d'encre qui baverait à la première pluie venue.

Un instant, les muscles de mon ventre se contractent comme si je m'apprêtais à prendre un coup, crispé, à l'entente du montant qu'elle annonce. Mes yeux restent dans les siens quand elle fait sa dernière remarque. Ouais. Ouais bien sûr que c'est pas assez, c'est même ridicule, en fait, et je m'attendais à me faire rire au nez avant d'être raccompagné à la sortie. Mais je ne baisse pas le regard face à elle, presque comme si détourner les yeux était un aveu.

La bière toujours en main, un silence commence à envahir la pièce, à mesure que ses dernières paroles s'évanouissent. J'essaie de jauger ce qu'elle entend par autrement, à quel point je peux essayer de négocier, de présenter les choses sous leur meilleur jour. Je réfléchis à toute vitesse, avec dans le geste une lenteur presque nonchalante mais sur ses gardes. La bière passe de ma main droite à la gauche,glissant dans le silence sans aucun autre but.

_ Oui.

Lâché là sans ambage, il est incertain de savoir à laquelle de ses remarques je réponds exactement. Toutefois, je consens à céder l'aveu du passif qui n'est maintenant plus qu'une ruine.

_ Et on peut dire ça comme ça. Une affaire de... Famille.

Une expiration profonde. Une part de moi est agacée de ne pas pouvoir assurer mes arrières et ceux d'Inna rapidement, une autre comprend bien qu'il va falloir y aller par étapes, malgré les wizard cops qui rôdent un peu partout.

_ D'accord. Commençons pour une personne en premier alors. D'abord la carte d'identité et le permis de conduire. Ensuite, le compte bancaire puis le reste. Le passeport en dernier.

C'était bien ce foutu truc qui coûtaient le plus cher et était le plus difficile à réaliser. Mais, au moins, j'aurais le temps de voir la gueule des premiers documents pour voir si ça valait la peine de faire la suite. Toutefois, foutre mes empreintes dans un ordinateur quelque part était peut être ce qui me posait le plus de soucis. Plonger dans la légalité, c'était aussi s'exposer et...

Un instant, je semble presque distrait par quelque chose, perdu ailleurs. Je papillonne des yeux, comme gêné par une lumière un peu trop forte. Flashs. Gouttes gelées du système anti incendie. La rage inhumaine qui consume et tue, effondre l'âme dans la poitrine. L'odeur, le goût, la texture du sang. Partout.

Un fil qui presse la chair, se tend, fait un bruit de plastique en frottant la peau.

Mon rythme cardiaque décroche subitement avant de repartir. Je me fais violence, brise les réminiscences sur mes rétines et ouvre la bouche comme pour dire quelque chose, hésitant, puis me ravise.

_ Je...

Le regard glisse, les doigts serrent un peu plus la bière froide, se laissent imprégner des gouttes glacées de condensation. Je déglutis, laisse la pression s'écouler soudainement.

Presque machinalement, j'enchaîne alors, à demi comme un réflexe de normalité.

_ Je peux récupérer quatre mille de plus, peut être cinq, mais il me faut du temps pour revendre des trucs.

J'essaie de calculer, mes doigts bougeant l'un après l'autre dans une logique comptable que seul moi semble saisir, mais ils s'agitent en réalité dans le vide.

Et ensuite quoi ? Même en refourguant les deux voitures planquées chez Pete, c'était pas ça qui allait faire exploser le jackpot. Les rouages tournaient dans ma tête pour imaginer tout un tas de solutions. Voler des trucs ? Long, aléatoire, risqué. Comme toujours.

L'espace d'un instant, l'idée d'aller voler les O'Connell me traverse la tête. Une seule de leurs voitures pourrait largement suffire à couvrir tous les frais. Intérieurement, quelque chose se tortille. C'est stupide, mais une part de moi rechigne à l'idée de ne pas pouvoir le faire seul, de manquer de ressources. De devoir lui demander de l'argent.

Mon attention se focalise de nouveau sur mon interlocutrice, le regard ravivé, visiblement hésitant à prononcer les mots qui allaient sortir de ma bouche.

_ Et pour s'arranger, ça dépend de ce que tu entends, je t'écoute. Mais si... Si tu acceptes les paiements alternatifs...

Un orage gronde, loin à l'intérieur, mais reste en périphérie. Rien ne semble pouvoir me satisfaire.

_ Je possède des objets magiques. Rares et qu'on trouve pas sur le marché pour les pigeons habituels. Le genre de truc qu'on fabrique normalement pas, parce que c'est pas à mettre dans les mains des premiers crétins venus et qu'il suffit pas de demander pour avoir, tu comprends ? Des trucs que... Des gens qui utilisent internet devraient pouvoir vendre sans problème.

D'une logorrhée plus rapide et plus assurée je lui déblatère tout ça, essayant d'enrober au mieux la chose pour pas qu'elle n'ouvre de trop grands yeux quand j'aurais lâché le morceau.

_ C'est des bombes. Petites, puissantes, qui ressemblent pas à des bombes. Elles lâchent assez d'énergie pour griller tous les systèmes électroniques sur dix mètres en plus de canarder des bouts de métal. Aucune technologie moderne survit à ça.

Merci Faith et ses putains de sorcières.

_ Je les ai payées quatre mille chacune, je te les fais à trois mille l'unité. J'en ai deux. Ça t'intéresse ?

Si j'ai gonflé un peu le prix ?

Pas du tout.




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Dana Campbell
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Lun 26 Oct - 13:34 (#)


Ses jambes se croisent sous elle dans le petit fauteuil au fumet d’humidité. Assise en tailleur, tout en finissant sa bière, elle l’écoute. Un hochement de tête intéressée ou d’approbation, elle n’ose pas le couper, voyant comment il bataille avec ses mots, réfléchissant à ce qu’il va dire, tout en restant assez vague pour être en sécurité.

Bien qu’avec un ordinateur, être le danger à éliminer devenait un jeu et un défi de taille auquel elle aimait répondre, c’était dans la réalité qu’elle peinait à concilier les conséquences de la réputation de son identité virtuelle. Il avait l’air d’un pauvre type qui avait beaucoup d’emmerdes et qui trimait à s’en sortir. Ou du moins, la fausse identité demandée à un pirate informatique via un ami un peu étrange qu’ils avaient en commun semblait la prochaine meilleure idée.

Pour le moment.

Grand, élimé, nerveux avec un léger accent.
D’où pouvait-il venir ?
Elle n’avait aucun souvenir de l’avoir vu au ArtSpace. Peut-être un nouveau copain squatteur en ville de LeRat ? Internet n’avait pas de limite. L’hospitalité du ciel étoilé et le partager avec son collègue hackeur des rues non plus.
C’était devenu légendaire dans son groupe de matelots.
Enfin, plus comme un running gag.

Assurément qu’elle acceptait les paiements alternatifs. Dana avait besoin d’un minium d’investissement financier pour couvrir certains frais et l’assurance tout-risque. Dépassé les modalités de bases, la rémunération pouvait très bien se diversifier. L’important c’était que la valeur finale était couverte. Ensuite, libre cours à l’imagination pour satisfaire les nécessités du Capitaine.

Patiente, n’ayant pas envie de brusquer un inconnu qui semble aussi heureux qu’une truite hors de l’eau, la geekette le laisse exposer ses propositions.

«  Objets magiques » ?

Doucement, elle s’installe plus confortablement et observe d’un œil attentif le jeune homme qui lui fait une proposition alléchante. Le cerveau de Dana s’éparpille vers toutes les avenues possibles.

- hum… laisse-t-elle simplement échapper, pendant que les doigts de sa main droite viennent entourer une mèche de cheveux qui pendait sur une de ses épaules.

Elle n’avait pas encore donné dans le trafic d’objet d’intérêts surnaturels, bien qu’elle avait aidé à dénicher quelques machins pour des clients très sélects. La plupart du temps, c’était des choses dont elle ne comprenait pas grand-chose, n’étant pas initiée, mais dont la source infinie d’information qu’elle pouvait fournir contribuait aux bonheurs des autres. Jadis, un client, qu’elle soupçonne d’être d’une organisation de sorcier ou anti sorcier de … enfin, ce n’est pas comme si elle allait le demander directement, question de vie privée , avait fournit une liste de sujet de recherche. Nécromancie,  Malleus Maleficarum. Sabbat. Inquisition. Des grands classiques du xve siècle européen. Ça avait duré un temps puis soudainement, sans nouvelles.

Ses derniers clients, de tout acabit, aimaient sa discrétion et surtout ses idées non orthodoxes. Ce qui était nettement à son avantage. Tant qu’on ne touchait pas aux enfants et l’exploitation d’humain non consentant (vous avez bien lu ), la limite de Dana était assez mince.

Dana émet un claquement de langue sonore et revient à la surface :

- Ça m’intéresse. avoue-t-elle simplement. Soit elle les revend encore plus cher, soit elle les garde pour les grandes occasions. Maintenant qu’elle avait savouré à la désagréable réalité de la piraterie sur le terrain, plus rien n’était impossible. Au grand plaisir du membre de l’équipage «  la brute », d’ailleurs. Personne ne pourrait l’arrêter, surtout si un coup s’organisait contre le …

… enfin, on en reparlera dans un autre sujet.

- C’est stable ?

Parce que oui, ça ferait sale si ça explosait dans l’ArtSpace, encore plus dans son appartement passablement ok, domotique partout, matos informatiques de luxe qui lui servaient d’amis, voisins de l’autre côté de murs trop mince. De toute, ça serait préférable de ne pas les garder en proximité de …

- Il y a un truc qui l’arrête ou l’empêche d’être effectif ?  

Toute chose à sa kryptonite. Autant le savoir tout de suite.

Un long soupir, elle ferme les yeux et remonte ses lunettes sur le bout de son nez. Elle avait autre chose à suggérer.

- J’allais te proposer un truc vraiment moins frivole, mais cela concorderait avec ta prise d’identité officielle. Je ne sais pas si tu cherches, mais je peux t’offrir un boulot, ici. Avec un grand sourire, parce que travailler au ArtSpace c’était nettement la chose la plus merveilleuse du monde, elle bouge un peu dans le fauteuil, son visage s’illuminant de fierté, puis elle ajoute : Ce n’est rien de très palpitant, je dirais même que c’est assez simple, mais ça t’assura un salaire fixe. J’ose croire que, à défaut de retourner dans les affaires familiales sous mon service, ça serait un bon arrangement pour toi.

Sainte 4B53NC3, le retour.

- Ça te donnera aussi le temps de revendre des trucs sans devenir SDF… à moins que … Elle relève son regard vers lui, curieuse : Tu as un endroit où crécher ? Je sais que leRat est très invitant, mais si la belle étoile et les dessous de viaduc ne te plaisent pas, je peux t’aider à trouver un endroit plus confo.

Immaculée 4B53NC3.
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Qui es-tu ? : Sans visage, une force animale grouillant sous une peau humaine qui s'étire, trop étriquée, n'attendant que de jaillir à l'intérieur du monde pour le ravager.
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Troubles à l'ordre public ;
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ÉPITAPHE DES DIVAGATIONS SAUVAGES

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Lun 23 Nov - 1:02 (#)


Je laisse la pression retomber légèrement quand elle affirme finalement que ça l'intéresse, la laisse enchaîner sur la suite et les quelques questions techniques auxquelles je serais bien incapable de répondre autrement que par une vague affirmation. J'hésite, j'ai beau être un peu fêlé du bocal parfois, il faudrait être stupide pour prendre le risque de faire croire à la personne qui va tenir tes couilles entre ses mains le temps de produire tes faux papiers que oui oui tout marche sans danger. Fouillant ma mémoire, j'ai de vagues souvenirs de Faith et des consignes données pour l'utilisation de l'objet. Faith... C'est la seule sorcière que je connaisse ici, elle et son apprentie. Une raison suffisante pour l'éviter, et Halloween est le genre d'évènement qui pousse à couper court tous les ponts avec quoi que ce soit qui soit doué de raison et qui ait à voir de près ou de loin avec la sorcellerie. Une colère froide m'envahit à chaque fois que je pense au fait qu'elle sait. C'est une erreur. Une terrible erreur.

Putains de mystiques.

L'espace d'une seconde, le silence s'insinue. Une profonde lassitude infuse dans mes membres, la mâchoire, l'esprit. Il y a cette femme, là, qui sous le couvert d'une serveuse de café sert des intérêts obscurs et trafique je ne sais quoi dans les ombres. Il y a l'écho lourd de cette pièce en sous-sol, comme si on était plongés dans l'une des innombrables entrailles de cette ville grouillante. La lassitude d'être déjà revenu frayer avec l'urbanité, sortir de cette isolation douloureuse pour parler avec des gens, pas se laisser entuber et arracher les moyens de la survie à cette putain de société. Un quelque chose de dense et d'immobile se fait muet à l'intérieur, torpeur réticente à seulement donner une réponse, et l'esprit tend, instinctivement, dans la direction de ces espaces sauvages et presque vierges, ces relents de terre meuble et de glaise, de mousses, d'algues, d'eaux stagnantes et des particules de pollen dans les airs. Il tend vers elle, inlassablement, sens aux aguets qui ont l'espoir utopique de pouvoir déceler sa présence même d'aussi loin s'ils se concentrent assez. N'y va pas qu'elle lui avait dit. On n'a pas besoin de ça ici.

Je réprime un frisson. Mon esprit raccroche enfin ce que mes yeux voient et qu'ils avaient délaissé l'espace d'un instant. Une seconde, je ne comprends pas ce que j'entends. Ou plutôt, si, mais c'est le pourquoi qui m'intrigue. Mes sourcils se froncent peu à peu à mesure de sa proposition, l'instinct percevant par réflexe cette tentative sous l'angle d'un piège. Il y a quelque chose qui m'échappe. Quelque chose qui, de fait, en devient presque suspect. Et puis, malgré tout, il y a cette pointe qui pique l'ego, l'orgueil qui s'ébouriffe. Un quelque chose de mécontent passe dans le fond, tente de se détourner mais ne semble pas pouvoir s'empêcher de se tortiller dans les parages.

Est-ce que j'ai tant l'air d'un clochard que ça ?

L'espace d'un battement de cœur, il y a dans le regard cette expression si particulière du prédateur embusqué qui vient de se faire repérer. Cette masse nerveuse et tendue comme l'acier qui, ramassée sur elle-même, se drape dans sa fierté.

_ Pourquoi tu ferais ça ?

Un peu brusque, la question est jetée presque comme une défiance. Des sentiments contradictoires se percutent, l'impression désagréable qu'on tente de m'enchaîner au béton par des chaînes bien trop humaines. Une certaine agitation se laisse apercevoir, dans le mouvement subtil des mains, la posture, le reste. Pas besoin d'être devin pour le voir : quelque chose de puissant irradie en silence mon non-désir d'être ici, sans trop savoir pourtant si ailleurs aurait convenu. Et l'idée même de se noyer de nouveau dans la ville laissait déjà l'impression d'étouffer. Pas si vite, pas après avoir eu tant de mal à reprendre une forme humaine sans séquelles animales. Car toujours y a cette règle, immuable, qui plane toujours comme un spectre qu'il faut se garder d'oublier : rien n'est jamais gratuit.

Je la dévisage. Même devant une aide en apparence innocente une part de moi reste enfoncée dans cette réticente irrationnelle. C'est le même genre de sensation que chez les O'Connell, un malaise à laisser les autres approcher de trop prêt, une survie qui tient par l'indépendance et le secret alors qu'ils sont à priori du même côté.

_ J'ai pas besoin de ça. J'ai pas besoin de la charité des autres et je veux pas me retrouver à tremper dans des conneries qui vont partir en couilles à la moindre occasion. Je sais pas ce que le Rat t'a dit mais je suis pas assez désespéré pour faire n'importe quoi pour du fric et j'irais pas servir de mule, de pigeon ou n'importe quelle autre arnaque à la con où c'est ma tête qui y passe si ça foire.

Y a pas besoin d'être tombé dans la marmite étant petit pour être un génie. On les connaît tous, hein, ces histoire sordides d'esclavage moderne ou les femmes de ménage mexicaines ont leurs papiers pris en otage, où tu te retrouves à faire le tapin sur un bout de trottoir ou qu'un matin tu te réveilles dans une baignoire d'hôtel avec une fermeture éclair cousue dans le flanc et un rein en moins. Et ça, pas question. Au moins était-elle intéressée par les bombes, c'était le moment de mettre ça en avant. Qu'est-ce qu'une serveuse de café internet allait bien pouvoir faire avec ça ? En même temps, on pouvait bien se demander ce que moi j'avais prévu d'en faire. Faith avait pas accepté de me les filer pour rien.

_ Les bombes sont ultra stables, j'en ai déjà fait tomber une. C'est de la magie de la terre y a zéro risque que ça pète à cause d'un choc. Et pour le reste...

Qu'est-ce que j'en savais pour le reste, bordel ? Tout ce que je retiens, c'est que sans ces bombes je perds mon plus gros avantage de négociation. Et les dieux savent que, surprise, je suis pas capable de cracher autant de fric.

_ Ce que la magie a fait, la magie peut le défaire. Je suppose, je sais pas, et si tu veux mon avis faudrait être bien con pour essayer d'ouvrir ça de force, avec une fourchette ou avec des gris-gris mystiques.

Parole de sage.




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Sam 6 Fév - 20:47 (#)


Indéniablement, elle remarqua l’expression du référé par leRat, changer. Sa posture, la respiration qui s’arrête l’espace d’une seconde de trop, la pupille qui accuse se dilate, sans parler de ses membres tendus, prêts à se défendre ou attaquer ? Elle ne saurait le dire. Dubitative, Dana fronce à son tour un unique sourcil, faisant valser son regard à droite et à gauche du jeune homme, se demandant si quelque chose avait manqué à son attention. Après tout, elle avait fait confiance à ses propos sans même en douter : LeRat était l’unique joueur de sa propre loterie aux subtilités que bien peu de personnes arrivaient à capter, mais il n’était pas mesquin. Il n’aurait pas proposé les services de La Verteuse 4B53NC3 ( j’vais manquer de synonymes bientôt ) sans avoir lui-même confiance en son ami.

En espérant que celui-ci était son ami.
LeRat avait tendance à avoir beaucoup d’amis.
Ou aucun.
Elle se demanda soudainement où elle se trouvait dans les standards amicaux de son sous-traitant. Il était juste assez étrange et extrêmement intelligent pour en apprécier ses excentricités. Par contre, comment prédire ses pensées et ses gestes quand l’on possédait une vérité modulable au gré des connexions d’un cerveau créatif libéré des standards moraux et comportementaux d’une société que l’on considérait comme son terrain de jeu ?
Enfin, il y avait beaucoup de choses à éclaircir à propos du Rat. Peut-être lui révéler sa réelle identité aiderait à y comprendre certaines subtilités qui lui échappaient ? Après tout, s’il y avait quelqu’un dans son entourage qui rimait avec plaisir, légèreté et débilité, c’était bien lui.

Enfin, les rêveries imprévues sur son matelot s’éclipsèrent sous la question légitime de mec qui se dressait comme un mât d’un bateau sur une mer sans vent.

Pourquoi l’aiderait-elle ?

Détournant son regard un instant, la blondinette remonte les lunettes sur son nez. Elle se sentait à la fois ridicule de tout donner à un total inconnu et de se faire rabrouer comme une gamine qui essayait de sauver la vie d’un oiseau qui venait de se fracasser contre une vitre au grand soleil. D’où venait cette pulsion de réparer les choses brisées ? Ces instincts de chaotique neutre la balançaient d’un côté et de l’autre de la médaille en se souciant seulement de ses propres valeurs. Au travers de cette valse éreintante, mais confortable, n’est-il pas plus pure marque d’égoïsme ?

Personne ne l’a jamais aidé.
Elle s’est débrouillée seule.
C’est assurée de ne dépendre de personnes.
Jusqu’à se couper du monde entier pour devenir que des chiffres dans un univers binaire qui n’en avait rien à chier de ses sentiments.
Aider pour exister ?
C’était pathétique.

Et vlan, son élan de fierté.

Un long soupir, Dana soulevée les épaules :

- Soit assuré que je ne suis pas du type à faire dans la connerie et les emmerdes de tout genre. Faire de la maintenance et laver les planchers ce n’est décidément pas une activité palpitante, mais c’est un boulot honnête qui donne une fiche de paie et te fait payer des foutues taxes. Ce n’est pas sexy, mais… enfin… non laisse.

Penser plus loin qu’une simple fausse identité. Il fallait la nourrir, lui donner un peu de contenus, entrer dans le système, oui, mais entretenir l’illusion d’y être et de travailler pour lui.

L’art de la frime.
Pour un type qui faisait de la contrefaçon en famille, il avait décidément perdu certains réflexes.

Je vais t’en prendre qu’une. Je vais voir ce que je peux en faire et s’il y a intérêt, je prendrais l’autre si tu l’as toujours.

Et puis, pas question de garder deux bombes magiques qui ne sont peut-être pas ça au finale, trop longtemps entre ses pattes. Elle a déjà des noms d’acheteurs en tête, mais peut-être aussi, qu’elle investirait dans quelque chose pour la contenir convenablement et se la garder, quelque part, en sécurité pour…

Pour quoi ?
Tu n’es pas Batman, Campbell.

- Je te propose de faire la faire livrer à cette adresse… La jeune femme s’étire et déchire un bout d’une brochure du menu de la pizzeria d’à côté qui trainait sur le coin de la table près du réfrigérateur. Elle plonge la main dans la fente du fauteuil derrière elle et en sort victorieuse un stylo lambda. Elle griffonna rageusement un instant avant que l’encre bleue en sorte. C’est un casier postal. Une fois écrit, elle lui tend le bout de papier puis se ravise soudainement pour ajouter : J’ajoute un numéro pour me texter. C’est crypté et sécuritaire. N’essaie pas d’appeler, ça ne fonctionnera pas. Sinon, il y a toujours le courriel que LeRat t’a donné pour me contacter.  et le bout de papier retourna entre ses doigts pour ce tendre devant lui. Considérons cet échange comme un premier paiement. Je pourrais commencer les premières démarches quand ça sera livré.

Doucement, elle se relève, passe sa main dans ses cheveux, dégageant son visage de toute obstruction capillaire puis lève son petit nez pointu pour l’observer et tendre la main.

- J’attendrais de tes nouvelles pour les prochaines étapes et paiements. S’il lui serrait la main, cela scellerait le pacte entre eux deux. Elle bougera des montagnes pour lui donner ce pour quoi il la payera. On ne fait pas appel à 4B53NC3 en vain et elle allait le lui prouver. Aussi désillusionné qu’ils se trouvaient tous les deux. Oh ! J’oubliais. Quel nom souhaites-tu sur tes papiers ?
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Lun 3 Mai - 3:32 (#)


Elle me dévoile le genre de boulot qu'elle avait en tête et, l'espace d'un instant, je sens une gaucherie lourde couler dans mes membres comme un silence un peu idiot. La façade que j'affiche est grossière dès qu'on gratte un peu sous la surface, je le sais, je le sens, et ce manque d'assurance est compensé par le côté rêche de réactions trop épidermiques, qui risquent bien de me desservir définitivement. Quand elle suspend sa phrase je retiens mon souffle une seconde, attendant la suite dans une tension induite. Je comprends que j'ai peut-être merdé lorsqu'elle balaie tout ça d'un mot ou deux, à la manière de ces choses qui n'ont pas d'importance mais qui auraient pu en avoir. L'hésitation s'agite en mon sein à la façon d'un regard qui irait de droite à gauche, de gauche à droite, ne sachant vraiment sur quel œil se fixer en face et sous quel angle jauger. C'est un poil qui se hérisse à l'approche d'un contact, qui tourne et rôde, attiré par des promesses qui jettent pourtant sur l'esprit l'ombre d'inquiétudes sournoises, un doute qui s'engrange et se dévore lui-même, sapant jusqu'aux racines de ce qui pourrait repousser si on y laissait une chance.

Une demie seconde de latence où la tentation tiraille mes entrailles, déchirées entre cet écrin de nature serein et régénérant que j'ai quitté depuis deux jours et la réalité crue d'un monde qui existe et avance sans attendre personne. Impossible. Mes pensées se tortillent, je regrette ma question précédente et le caractère injuste qui a pu s'en dégager, mais je me focalise sur cet objectif, celui de repartir d'ici avec un objectif atteint. Mon esprit n'est pas en mesure de gérer deux problèmes à la fois, d'envisager et de planifier avec logique tout ce que ça implique. Je ne peux pas. L'image d'Inna me vient en silence, figure absolue opposée à tout ce que la ville et le béton représentent. Une vague sensation d'étouffement persiste en filigrane, le corps déjà crispé à l'idée de retourner se salir entre les rues, dans ces boîtes de briques et d'air mal ventilé. Et puis il y a cette ombre, gigantesque comme celle d'un oiseau de proie qui emplirait tout le ciel au-dessus de moi, l'idée terrible qu'à tout coin de rue je puisse me faire piéger par un PASUA en furie ou toute autre fatalité du genre.

Presque un vertige. Je me reconcentre quand la serveuse du Artspace avance ses conditions, l'attention soudainement focalisée sur ce qu'elle dit. C'est presque trop beau pour être vrai, bien que ce soit loin d'être le bout du tunnel. Je reste coi devant ses explications et me contente d'hocher vaguement la tête, avec dans l’œil toujours ce reflet qui fait penser à la méfiance de ceux qui cherchent à percevoir un piège. J'attrape le précieux bout de papier et observe les petites lettres rondes tracées à l'encre. Un sésame ? Peut-être. Les rouages s'engrangent dans ma conscience tandis que j'inspecte les routes des possibles qui s'étendent ça et là, à la recherche d'un chemin qui s'estomperait dans un oubli discret. La main est là, tendue et offerte. Est-ce satisfaisant ? Dans le fond, y a-t-il seulement un chemin que j'aurais envisagé sans défiance ? Cette  vérité me frappe alors que je prends conscience que je navigue à l'aveugle depuis bien longtemps, sans oser avancer de peur de se prendre un mur.

Finalement, je lui sers la main, scellant l'accord de ce geste sans équivoque en la regardant droit dans les yeux. Le contact physique est perturbant mais étonnamment assuré, alors qu'un frisson gourd parcourt l'avant bras. C'est la première personne que je touche à part Inna depuis cet autre soir. Un instant, je suis tenté de lui demander si elle a des informations sur les perturbations d'Halloween, sur la folie mystique qui a dégueulé sur la ville comme un goudron brûlant et poisseux. Mais je me ravise, j'ai déjà trop attiré l'attention comme ça et je me contenterai pour le moment de ces recherches internet infructueuses réalisées tout à l'heure.

_ Ça me va. Je t'envoie un message quand c'est bon, demain soir 18h au plus tard ça sera dans ta boîte avec un papier qui donne les instructions pour s'en servir.

Même si tout n'était pas réglé, c'était le premier pas sur un chemin qui augurait peut être d'un début de solution et une partie de la tension sembla soudain disparaître de mes muscles alors que je relâchais sa main. Aller livrer la bombe à l'adresse indiquée n'avait rien de sorcier, mais l'ambiance paranoïaque de mon état d'esprit actuel allait transformer ce geste en une véritable épreuve de foi. Quant à sa dernière interrogation, elle me perce un peu la poitrine, réaction irrationnelle à un comportement entièrement instinctif. J'avais déjà envisagé cette question, et si la réponse était venue comme évidente à un moment, la perspective de devoir effacer mon propre nom sous les atours d'un autre me laissait l'amer goût d'une sorte de trahison. C'était stupide, ouais, et ça faisait encore plus mal quand on se disait que je m'accrochais à quelque chose qui n'était peut être plus si significatif, mais c'était mon nom et l'impossibilité de pouvoir le hurler à la face du monde sans devoir se cacher me révoltait au plus profond, infiltrant une pulsion de violence qui avait pris l'habitude de se contenir mais qui n'en était pas moins bel et bien là.

_ Tu peux mettre Christopher O'Connell. Je t'enverrais le nom par ton numéro. Si t'as besoin d'autre chose, je peux te le donner maintenant, ou sinon par ton numéro, comme tu veux.

Je glisse le papier qu'elle m'a donné dans ma poche de jean, bien au fond à l'abri. Pas question de le perdre. Et maintenant ? La question reste suspendue en silence. Je tiens toujours la bière qu'elle m'a donnée dans  la main gauche, l'ayant à peine touchée. Je ne sais pas trop si ça veut dire la fin de notre conversation, si je dois partir maintenant, si je peux lui poser des questions sur le Rat. Une hésitation visible transparaît une seconde sur mon visage. Bien sûr qu'elle doit avoir l'habitude de voir défiler les paumés, tu demandes pas une fausse identité si t'es pas hors du système. Mon regard glisse un instant sur l'accoudoir du fauteuil, sur l'arrête du frigo, sur les stickers qui s'y trouvent et enfin sur la bière que je tiens, cherchant mes mots un instant.

_ Et euh... Ouais, désolé, j'ai cru que t'allais me demander d'autres trucs à faire, du genre... Enfin non, c'est pas grave. Je peux pas, c'est tout, je peux pas rester longtemps.

Tout sonnait presque comme un mensonge. Le genre de phrase où pointe malgré tout le regret d'une hésitation dont on ignore la véritable origine. Tiraillé entre la possibilité de rester et l'idiotie de le faire, entre la tentation terrible de se laisser aller à cette main tendue, ici où chez les O'Connell, et le devoir impérieux de ne pas quitter Inna plus de quelques heures. La nécessité d'avancer et celle d'être prudent, d'étouffer la vérité ou de la dégueuler soudainement.

_ Et... Merci pour ton aide... Peut-être que je devrais y aller maintenant.

Néanmoins, je n'esquissais encore aucun mouvement, dans l'hypothèse où elle aurait d'autres choses à me dire ou à demander.




Adopte ces beaux scénarios !
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Dana Campbell
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En un mot : Mésadaptée
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Sam 29 Mai - 20:24 (#)


Au vu de sa réaction, il s’attendait nettement à autre chose qu’un boulot ennuyant, mais honnête. Dana jouait peut-être le jeu dangereux de l’illégalité la plupart du temps, mais ça ne l’avait pas transformée en proxénète ou en parrain mafieux de Mansfield. La clé du succès de ses activités nocturnes douteuses était de se fondre dans la masse, faire comme les autres (ou presque) et de ne pas attirer l’attention sur soi. Ça avait fonctionné jusqu’ici. C’était aussi comme ça qu’elle lançait ses abordages avec son équipage. Sur des eaux méconnues, professionnelles de la navigation en temps de tempête, le capitaine et son équipe attaquaient rapidement, subtilement, mais surtout douloureusement. Ses raids solos, pour ses propres envies de justice et de remplir les coffres, étaient encore plus pernicieux et cachés aux yeux de tous. Pas comme un requin sanguinaire qui se faufile, attiré par le mouvement et l’odeur, mais plus comme une méduse. Le truc dont on admire la beauté, mais qui te nique une baignade si elle te coince.

Cette idée la fit sourire un instant, mais elle reprit rapidement son sérieux.

- Ce numéro est le plus rapide pour me contacter en cas de pépin. J’avoue que la version « en personne » pour ce genre de transaction me plait un peu moins. Tu devineras pourquoi.

Ou pas.

Il avait l’air encore coincé, perdu. Au moins, il avait Le Rat pour l’aider, pour ce que ça vaut, mais elle ne pouvait s’empêcher de se l’imaginer vraiment dans les emmerdes pour en arriver à faire appel à ses nombreux non-conseillés-services. Quel type acceptait de vendre des bombes magiques pour se payer une nouvelle identité ? Le genre de type qui n’avait pas le choix, évidemment.

Un silence un peu malaisant s’installa. Pas douée avec les rencontres sociales, il n’avait pas l’air d’en mener large sur le sujet. Pourtant, il n’était pas laid, grand, avec énergie de lièvre coincé dans un collet qui se débat pour se sauver. Une formule que Dana aurait toujours de la difficulté à résister.

Sainte-Absence-L’immaculée-deQuiEnVeut.

Pour une meuf qui n’avait presque pas d’amis IRL pour leur sécurité, la solution était nettement de sauver les êtres désemparés et sexy qui croisent son chemin.

Pa.
Thé.
Tique.

La geekette pousse un soupir et détourne enfin son regard de l’énergumène aussi peu à ses aises qu’elle.

- Il te reste encore quelques minutes d’internet que tu as payé, mais sinon, ouais… ouais. Tu peux y aller. Dès que j’ai ce qu’il faut en main, je démarre le projet et je te tiens au courant des avancées et des paiements.

Elle lui indique qu’il peut remonter à l’étage et sortir de l’humide sous-sol pas très bien éclairé. Elle devait définitivement en faire un truc qui faisait plus de sens. Aménager convenablement cet espace ne serait pas de trop. Une douche, ça serait super.

- Hey ! L’arrêta-t-elle avant qu’il ne disparaisse L’offre d’emploi tiens toujours. Ça ne serait pas de trop d’avoir quelqu’un pour s’occuper de la maintenance. Un sourire en coin, un haussement d’épaules, elle repousse ses lunettes sur son nez puis le laisse s’en aller sans un mot de plus.

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