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Can’t you hear me knocking [Connor - Rachel]

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Cannot a Beast be tamed
Connor Guidry
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Cannot a Beast be tamed
PEOPLE LEAVE ME ALONE, I LEAVE THEM ALONE.

En un mot : Woof
Qui es-tu ? : A wolf, a cop, a killer.
Facultés : Garou expérimenté, alpha sans meute, enquêteur hors pair.
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Lun 4 Avr - 21:58 (#)

Son véhicule approchait enfin des rues familières de son quartier. Ses bras reposaient sur le volant pour laisser ballantes ses mains fatiguées. Il avait ôté le masque du parfait flic aussitôt que la portière avait claqué. Ne restait sur son visage que l’expression d’une profonde lassitude. Sa journée avait été longue, et sa nuit promettait de l’être tout autant. Perdu dans ses pensées il ne vit pas la forme brune sortir d’un buisson. Il pila, faisant crisser la gomme sur le bitume afin d’épargner la bête innocente. Le canidé l’observa longuement, nimbé par la lumière des phares, sans pour autant trahir la moindre émotion, ni peur ni gratitude. L’animal finit par quitter la lumière, poursuivant son chemin.

"Mais de rien …"

Connor embraya mollement et roula les quelques mètres qui le séparaient encore de son allée. L’air frais de décembre vint l’accueillir alors qu’il quittait sa voiture. Il laissa le froid s’engouffrer dans ses poumons, comme pour les purger de l’air souillé de Shreveport. Son odorat, malmené toute la journée durant, reprenait peu à peu toute sa complexité. Sa vieille maison, plongée dans l’obscurité, l’attendait telle une tanière pour le laisser se perdre dans ses échos. Il poussa la porte qui, comme à son habitude, ne manqua pas de grincer. Un bruit agaçant pour certains mais qui s’était inscrit dans une routine réconfortante avec le temps. Il ne prit pas la peine d’allumer la lumière grésillante de son living, ses yeux s’habituant immédiatement à l’obscurité. Il ne prit pas non plus la peine de monter le chauffage ou de se cuisiner un plat bien chaud. Il ne resterait pas longtemps. Non, il s’effondra simplement dans son sofa, tête tournée vers le plafond lézardé, laissant le silence le parcourir, s’imprégner en lui. Il manqua de s’assoupir avant qu’un autre bruit familier ne se fasse entendre. Jack était venu, comme de coutume, présenter ses respects au sheriff du quartier. Il l’entendît gratter à la porte, la peinture écaillée de celle-ci chutant par copeaux sur le perron.

"J’arrive j’arrive … À moins que tu te décides à me donner un coup de main pour rénover ce taudis."

Alors qu’il ouvrait la porte à son ami, ses yeux se portèrent sur son ventre ostensiblement offert en guise de soumission. Cette vue lui arracha un sourire, comme chaque soir.

"Tu sais que tu n’es pas obligé de venir tous les soirs … Allez rentre."

Le chien s’exécuta, agitant subtilement sa queue, trahissant par là son excitation qu’il voulait pourtant dissimuler par dignité. Connor sortit de son sac le sandwich qu’il avait à peine touché ce midi et le laissa tomber au sol avant de retourner s’asseoir. Le quadrupède le dévisagea, visiblement touché par cette attention. Il fit mine de ne pas oser s’en approcher, mais son nez était cependant inexorablement attiré par l’offrande. Celle-ci fut finalement happée dans le néant, entière, en l’espace d’une fraction de seconde.

"Je vais finir par avoir des problèmes à cause de toi …"

Jack lui jeta un regard navré, se léchant abondamment les babines. Le garou était amusé par la perspicacité de l’animal. Le seul être des environs à avoir conscience de sa nature véritable. Sans comprendre, il entendit à nouveau des pattes frotter la porte à l’extérieur.

"Tu attendais quelqu’un ? lança-t-il à son invité."
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Cannot a Beast be tamed
Rachel Callum
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Mar 5 Avr - 23:33 (#)

Elle avait beau vouloir banaliser son quotidien canin, la nuit tombée apportait toujours un apaisement particulier.

Comme si la lune venait relever cette effort sourd qu'elle s'infligeait le restant de la journée, pour lui offrir un répit.

C'est un état quelle ne devrait avoir à vivre que comme un tel soulagement, mais elle avait finit par croire que suivre sa nature était un bonheur qu'elle ne méritait pas, que si elle se soumettait trop quotidiennement à intervertir ses formes, elle serait démasquée plus facilement par les brigades anti-CESS.

Elle avançait donc un peu groggy par un tel relâchement, embrassant le baume de la lune qu'elle contemplait pleinement... si bien qu'elle ne se méfia pas de la rue sur laquelle elle avait débouchée, ni de la voiture qui venait de piler devant elle.
Le chien brun s'écarta machinalement, presque plus mécaniquement que le véhicule lui même
et son organisme ne réagit qu'après que celle-ci soit repartie.

Encore une raison prompte à la convaincre que le moindre relâchement pouvait mener à la mort.

Elle regarda ce bourreau magnanime reprendre sa course, mais au lieu de voir les phares rouges disparaitre dans l'obscurité, elle pu les contempler s'enroulant au sein d'un pâté de maisons, jusqu'à une allée.


C'était difficile de ne pas reconnaitre, ni sentir, cette baraque-ci en particulier, Rachel s'y était bien sûr intéressée souvent, mais sans jamais oser l'approcher.
Cependant, pour cette fois, tout récemment booster d'adrénaline qu'elle était, elle osa et poussa sur ses coussinets pour rejoindre le temple, prenant ce quasi accident non pas comme un signe, mais comme un défi à sa vie.

Sa foulée ralentie un instant : la voilà qui était déjà devancée par un habitué qui avait surement déjà les horaires bien en tête. En temps normal elle aurait été intimidé de savoir déjà quelqu'un d'autre sur place, mais pour l'heure elle décida de voir ça comme une aubaine, une diversion bienvenue à son arrivée.

C'est donc l'air de rien qu'elle approcha la porte, grattant comme elle avait vu d'autres le faire. Le battement régulier des pas offrit une réponse sourde et nonchalante à sa demande, et déjà elle se sentait apaisée par l'odeur et par la certitude que ce premier pas vers l'inconnu serait peut-être bien plus familier que les journées précédentes.

Elle baissa simplement la tête vers le sol et y expulsa l'air de son museau en guise de salutation, sans même chercher à le dévisager tellement cela était sans importance pour elle à présent. L'odeur, la démarche ; c'était bien assez pour le singulariser à sa mémoire.

Animal domestiqué, elle rentra comme si de rien n'était, ne pouvant d'abord s'empêcher de renifler, mais les essences étaient bien trop multiples. Rien de particulièrement inquiétant... en tout cas à sa connaissance. Il faudrait faire confiance au processus.

Elle fila à travers la pièce, slalomant les meubles pour finalement s'asseoir dans le coin opposé à l'entrée, dans une pose qu'elle pensait désinvolte, mais qui ressemblait peut être tout autant à un défi, surtout quand elle s'intéressa plus sérieusement à la silhouette et à l'effluve de l'autre quadrupède présent.

"bwouuuf !"
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Connor Guidry
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Jeu 7 Avr - 22:26 (#)

Connor observa l'animal se frayer un chemin entre ses jambes, puis parcourir l'intégralité de son salon, non sans un certain amusement. Il feignit un instant l'indignation, comme si la chienne pouvait s'en émouvoir, tandis qu'il scrutait son comportement. D'ordinaire les canidés éprouvaient une certaine forme de révérence à son égard. Pas la même posture évasive qu'ils avaient au contact des autres humanoïdes, mais plutôt une façon instinctive de prendre en compte son ascendant. Même après des années de cohabitation et de traitement de faveur, Jack parvenait à peine à s'en défaire. Il ne ressentait rien de tel chez la petite intruse. Non, il notait une certaine nonchalance, voire de l'insolence. Loin d'en souffrir, il était cependant étonné par cette attitude si différente de celle des individus de son espèce.

"Eh bien fais comme chez toi, finit-il par dire, railleur, tout en refermant la porte."

Jack s'était quant à lui approché du bout des pattes avec la même circonspection. Centimètre par centimètre, il se pencha en direction de la croupe de la femelle avant d'aussitôt se redresser. Secouant énergiquement la tête, il éternua bruyamment, comme pour se débarrasser consciemment de l'odeur qu'il venait de capter. L'alpha laissa échapper un léger rire éraillé tandis qu'il ouvrait ses placards de cuisine, en quête de friandises à offrir à la nouvelle venue. Entre les paquets de biscuits, sa main trouva l'intérieur d'un sac de croquettes dont il lança une poignée en direction de la chienne. Le bâtard observait la scène depuis le canapé, visiblement contrarié.

"Eh bien quoi, sa tête ne te revient pas ?"

L'animal se redressa, adressant un coup d'oeil au garou qui, bien que silencieux, se voulait lourd de sens. Submergé par la frustration, il piétina furieusement les coussins, laissant échapper un glapissement tandis que sa tête se reposait à nouveau sur ses pattes avant.

"Oh je vois, de la jalousie. C'est très classe de ta part."

Connor eut un regard pour la rue qui brillait de ses éclats jaunes derrière les fenêtres. Par delà les rues, par delà les toits, la forêt de Mooringsport, masse sombre informe et chaotique, s'étendait à perte de vue, l'appelait. Il sentait son Passager trépigner d'impatience, tel un lion prêt à bondir hors de sa cage. Tous deux cohabitaient en bonne intelligence depuis une dizaine d'années, mais cette paix n'était pas gratuite. Pour se changer les idées plus que par réel appétit, il saisit au passage un biscuit avant de retourner dans le living.

"Fais moi de la place tu veux."

Sans attendre la coopération de Jack, il chuta dans le sofa plus qu'il ne s'y assit. Ses yeux passèrent d'un chien à l'autre alors qu'il plaçait la barre de céréales entre ses dents. Elle avait de l'allure sa vie normale, avec son chenil clandestin. Il recracha aussitôt ce qu'il venait de commencer à mâcher. Ce truc devait trainer depuis des mois au fond de ses placards. Il perdait la notion du temps. La notion d'un vrai repas aussi tant qu'on y était. L'air contrarié, il se tourna vers son ami dont la truffe n'était qu'à quelques centimètres de son visage. Ses narines furent envahies par l'haleine chargée de l'animal, le forçant à regarder dans la direction opposée.
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Mer 27 Avr - 23:33 (#)

D'abord un peu crispée, elle n'osait pas trop réagir et se laissa envahir un instant par ce sentiment de doute : à juste se demander ce qu'elle faisait là.
Pourtant en dépit de la gêne qu'elle aurait pensé voir croître en elle, vint finalement une impression plus tenace de familiarité et de confort qui finit par dégeler sa paralysie.

Ce n'est pourtant pas comme si l'aménagement de la pièce débordait de beauté, mais elle commença enfin a réaliser de que c'était peut-être justement ça qui l'attirait.

Il ne s'agissait ni d'une façade ni d'une tentative désespérée de coller à des critères sociétaires. Et pour autant ça n'était pas non plus un abandon complet de condition, à se complaire dans la crasse.

C'était un terrier qui possédait une odeur d'entre-deux, celle d'une juste acceptation.

Elle regarda Connor évoluer dans la pièce et fût étonnée de ne pas se voir scrutée d'avantage, pas même avec le genre de méfiance qui transpirait de l'autre animal présent.

Mais pour être franc.. elle non plus ne l'aurait surement jamais soupçonné de quoi que ce soit si elle n'avait pas eu déjà l'occasion de l'observer à plusieurs reprises.

Alors qu'il s'avachit sur le fauteuil, elle ne pu que deviner cette vaste ombre qui transpirait de lui, étalée sous le plancher des apparences et même si elle avait tenté de se concentrer au plus fort de ses capacités, elle n'aurait jamais pu démêler la vérité du fantasme.

Juste un homme heureux de se prélasser après une longue journée de labeur, ce qui malgré l'incongru lui donna envie de faire de même. Qu'importe si il s'agissait d'un instinct, d'une aura... ou juste de l'odeur de quiétude imprégnée entre les lattes et les coussins par les nombreux chiens qui avait pu se réfugier ici avant elle.


Quittant le coin de la pièce, elle sautilla de quelques pas jusqu'à eux, freina juste en arrivant, mais continuant quand même à exprimer sa joie en frottant follement son museau contre la main de l'hôte. Elle renifla ensuite l'objet qu'il avait recraché, mais elle n'avait en effet elle-même pas suffisamment faim pour vouloir faire tester ça à son estomac.

En passant devant le dit Jack elle resta les pattes au sol, mais prit quand même la peine de renifler l'une des siennes, qui pendait du canapé, sans non plus trop insister.
Il n'avait pas l'air de s'agir d'une des odeurs qu'elle avait appris à redouter et éviter, dans la forêt.


Continuant d'inspecter en faisant rapidement un tour dans la cuisine, elle revint finalement dans le salon et se hissa de ses pattes arrières vers le bord de l'une des fenêtres, afin de scruter l'obscurité extérieur.

Au confort vint tout de même se rappeler un vague instinct d'inquiétude, de se méfier de qui d'autre pouvait arriver en direction de la porte soudainement, pendant qu'elle faisait sa visite.

Elle se tourna son regard vers Connor pour lire son expression. Elle se demandait à quel point sa nonchalance avait à voir avec un relâchement ou simplement de l'assurance.
Abandonnant le poste, Laura le chien revint vers lui et commença à le renifler plus méticuleusement des chevilles aux poignets, pour tenter de déceler au delà son odeur à lui avec quel genre d'individus il avait pu frayer ces deux derniers jours, hors du domicile même. Ou plutôt.. ces deux dernières nuits.

Son regard humide ne remonta que subrepticement vers lui, par courts à-coups, pour s'assurer qu'il n'allait pas s'agacer par cette investigation de son souffle entrecoupé.
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Mar 17 Mai - 23:03 (#)

Son visage s’illumina lorsqu’il sentit la truffe froide se frotter contre le dos de sa main. D’instinct, celle-ci se courba pour adopter le galbe du front canin, mais aussitôt l’invitée se déroba à sa caresse. Ne se départissant pas de son sourire, Connor observa le manège de la jeune chienne d’un air amusé. Le bâtard s’était quant à lui résigné. Tout au plus poussa-t-il un soupir lorsqu’il accorda un regard las à l’intruse, sa tête reposant toujours sur ses pattes usées.

Épuisé, l’homme se laissa bercer par le cliquetis des griffes sur le plancher. Il ressentait une sérénité singulière en la présence des chiens. Ils étaient le parfait compromis entre une vie de solitude et une vie de mensonge. Nul besoin de se dissimuler avec eux, nul besoin de s’excuser pour ce qu’il était. Ses paupières se faisaient lourdes lorsque l’ombre faite de griffes et de crocs se rappela à sa mémoire. Il la sentit glisser sous sa peau, gagner en taille, prête à déchirer l’écrin qui la retenait prisonnière. Elle avait assez attendu. Comme possédé, Connor se redressa brusquement, braquant son regard dans celui de son voisin de canapé.

"Je vais devoir vous laisser. Jacky, je te laisse le soin de raccompagner mademoiselle, dit-il en accordant un clin d’œil complice à la concernée."

À peine s’était-il levé qu’il avait déjà entrepris de déboutonner sa chemise. Sans se retourner il s’engouffra dans le couloir, ouvrit la porte arrière, avant de bifurquer dans sa chambre. Ses gestes avaient l’assurance des rituels bien rodés. Il avait jeté ses vêtements sur le matelas reposant à même le sol. Il se tenait à présent entièrement nu dans l’obscurité de la pièce, dont la seule fenêtre restait occultée par d’épais volets. Les spasmes se faisaient de plus en plus rapprochés, de plus en plus violents, mais il les accueillait dans le calme. D’expérience il avait appris à les accompagner plutôt que lutter. La douleur des premières transformations ne résultait que de deux actions contradictoires, deux volontés qui s’affrontaient pour un seul privilège. Aujourd’hui ces deux entités cohabitaient l’une avec l’autre en parfaite osmose.

Un râle s’échappa d’entre ses lèvres entrouvertes, râle qui se mua imperceptiblement en grognement caverneux. Ses os craquèrent tandis que ses membres s’allongeaient, se repositionnaient. Bientôt un être quadrupède émergea de l’encadrement de la chambre. Il se tenait face à la porte précédemment ouverte, baignant dans les rayons de la lune. Il laissa l’air nocturne s’engouffrer dans ses narines, l’inonder de ses odeurs innombrables, comme autant de promesses que la nature lui faisait. La brise glaciale s’engouffra dans son pelage, saisit sa peau comme si elle la touchait pour la première fois. Un frisson d’exultation le parcourut, manquant de lui arracher un hurlement. Ses yeux d’ambre se tournèrent par delà son épaule en direction du salon.
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Jeu 30 Juin - 0:07 (#)

Elle resta prostrée un court instant, abasourdie pas tant par la possibilité de sa véritable nature que par la simplicité avec laquelle elle lui fût révélée, lors de leur première rencontre officielle.

Dans l'instant elle aurait juré s'être figée à l'endroit même où elle était -en train de flairer la fenêtre- mais lorsque la conscience lui revint elle se trouva accroupie sur ses pattes arrières dans un coin de la pièce, à presque deux mètres de là, maudissant pas tant sa frousse que son manque d'entrainement. Dans ce genre de cas on cherche une sortie de secours, par le coin d'un mur.
Que ferait-elle si il se révélait dangereux, si tout ça n'avait été qu'un stratagème pour attirer des proies dans sa tanières.
Elle sautilla sur ses pattes en jetant trois jappements vers l'avant, qui ne furent pourtant que très succins tant elle se trouva grotesque.

Non seulement il aurait été trop tard, mais en plus l'ami Jack ne semblait pas ému outre mesure. Pour l'instant toujours assis sur le canapé, il se redressa et échappa un long grincement de gorge, il avait beau être habitué à cet exercice de métamorphose il était apparemment toujours un peu impressionné.
Connor s’élança de son côté, de plusieurs foulées puissantes dans l'herbe, avant que son invité ne se laisse tomber de son fauteuil et ne quitte la maison à son tour, Rachel sur les talons. Néanmoins, plutôt que d'emprunter sa propre voie, elle pivota plutôt son museau en direction du loup.


Elle était bien loin de se douter de ce qu'il était vraiment. Elle était même encore un peu hébétée par la surprise à l'instant présent, mais plus elle se remémorait les circonstances de sa venue, plus les indices vinrent tinter contre sa conscience.
Sinon par l'odeur -pourtant incriminante- au moins aurait elle pu être honnête avec les fragments qu'elle avait collectés les jours passés : l'aura rassurante du domaine, la posture attrayante de l'être, plus encore le rayon de son regard, ainsi que les rassemblements atypiques ...
Autant de choses qui l'avaient lancée sans prévenir à pénétrer dans la maison, et qui maintenant lui donnaient l'élan de suivre son propriétaires dans les bois.

Preuve qu'elle se laissait guider par un instinct devenu presque aussi dense que sa fourrure ; plutôt que la logique cognitive d'une jeune orpheline toujours plus chétive.


Profitant de la nuit plus que de l'obscurité, elle savourait à nouveau ce monde lui aussi métamorphosé par la lune, et filait avec l'assurance d'être à la suite d'un chasseur connaissant le territoire, oubliant les frayeurs qui avaient pu la maintenir éloigné de ce milieu.

Néanmoins l'espace d'un instant, elle le perdit de vue. On l'entendait encore filer à une centaine de mètres de là, mais elle s'arrêta pourtant un instant pour flairer le sol, craignant que dans sa précipitation de le rejoindre, elle ne contourne le mauvais bosquet et piétine quelques bruissons assassins.

L'aventurière devint soudain farouche, cette preste halte suffisant à la paralyser. Elle fut en effet envahie par toutes ces raisons qui avaient pu lui faire éviter ce genre d'excursion décomplexée par le passé. Dès son arrivée voilà plusieurs semaines la végétation sauvage lui avait semblé une cachette parfaite pour échapper à la milice, mais cette idée l'avait quittée aussi rapidement qu'elle était venue, sitôt qu'elle s'était mise à en humer les sentiers. Si l'odeur de son meneur ne représentait aucun mauvais souvenir, elle en était néanmoins à se remémorer celles de tous les autres réfugiés qui semblaient eux aussi affectionner l'intimité de la canopée.

Ils n'avaient peut-être rien de belliqueux, mais son vécu jusqu'alors lui donnait au minimum l'envie -si pas carrément de s'en méfier- d'éviter ce genre de meute pour changer de fréquentations.

L'extase de l'excursion disparue aussitôt et elle tourna les talons.
La course effrénée par dessus les ronces n'avait semblé durer que quelques secondes, mais le chemin retour en trottinant jusqu'aux tracés des gibiers coûta plusieurs minutes.

Avant de complétement rejoindre le béton, elle fit halte à l'une de ses caches. Rampant sous des épineux, quitte à s'en griffer quelque peu, elle poussa un tapis de feuille et quelques planches sous lesquels étaient disposés ses bibelots.
Rien de valeur ici, tout au plus quelques chaussures et statuettes qu'elle avait dérobées à son arrivée pour satisfaire sa compulsion de collecte. Toutes choses qui sauraient survivre à une pluie diluvienne.
Du reste elle avait appris depuis à repérer ou confectionner des abris plus sécuritaire pour ses biens de recels.

Ici seulement quelques souvenirs qui avaient désormais d'avantage le rôle d'appâts. Une façon de repérer la fréquence des passages, qu'ils soient issus du hasard ou carrément sur sa piste.

Rien de probant récemment cependant, ni par les branchages brisés, ni par des idoles retournés.
Elle s'extirpe et marche quelque minutes encore seulement pour revenir aux habitations.
Sans réfléchir beaucoup plus maintenant qu'elle ne l'avait fait auparavant : elle retourne carrément dans l'antre de Connor. Jack ne savait bien sûr pas verrouiller des portes mais qui voudrait cambrioler un policier...
ou plus encore un loup-garou...

Forte cette fois de la solitude du lieu, elle ne se senti pourtant pas l'audace de fouiller ses affaires en son absence et elle se contenta de rester dans la pièce même où on l'avait invitée, le laissant tomber sur le tapis dans un mouvement qu'on aurait pu lire comme du dépit, mais qui revêtait une forme de relâchement plus satisfait.

Elle avait beau avoir été courte en dépense physique autant qu'en émotion, son excursion lui avait été très bénéfique, même avortée. Un ode la décomplexion.
Elle se posa pour digérer cette bouffée de liberté que sa vie sédentaire ne lui avait pas fait ressentir récemment, jusqu'au point de décider d'une courte sieste sous la table basse.

A mesure que le temps passait, les effluves de la cuisines se répandaient de plus en plus dans ses narines, et bien qu'il ne s'agisse pas d'un festin absolu, son subconscient la titilla de plus en plus pour lui suggérer de prendre la direction d'une autre sorte de digestion.
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Ven 23 Sep - 10:38 (#)

Après celle de la chair, il était une dernière prison dont il devait se défaire. Il devait s’extirper de la civilisation, fuir ses lumières, oublier ses murs de béton. Une unique impulsion suffit à le mettre en mouvement. Bientôt le grain du bitume laissa place à la végétation du bayou. Il se laissa griser par la sensation de l’herbe sur son poitrail, son odeur humide et terreuse, alors que les mètres puis les kilomètres défilaient sous lui sans effort apparent. Lancé à pareille allure, il volait presque plus qu’il ne courait. Il n’était bientôt plus qu’une ombre parmi les ombres. De celles que l’on aperçoit se mouvoir du coin de l’œil, mais qui est déjà bien loin lorsqu’enfin l’on tourne la tête. Il laissait échapper un léger grognement à chaque foulée, ivre de cette liberté retrouvée. Les branches des cyprès semblaient s’écarter sur son passage, accompagnant sa course par le bruissement imperceptible des rameaux. Les racines apparentes ne constituaient nul obstacle pour lui. Au contraire, elles étaient autant d’accroches à ses pattes pour gagner en vitesse, si cela était encore possible. La lune teintait de bleu les environs et propageait des vibrations qui résonnaient dans son corps tout entier. Il vibrait à l’unisson de la forêt, communiait avec elle. Il n’avait nul besoin de voir cette frêle créature se faufiler craintivement parmi les feuillages, il la ressentait. Rien ne lui échappait. Il avait retrouvé son royaume, la forêt avait retrouvé son suzerain. Il stoppa net sa course en haut d’une butte. Il se retourna, la jeune chienne se rappelant soudainement à sa mémoire. Il fut autant déçu qu’amusé de constater son absence. À vrai dire, il ne lui avait guère laissé de chance. Les criquets avaient arrêté leur chant, plus un être aux alentours n’osait bouger. Tous attendaient son appel.
***

Le corps jeté à l’eau vint troubler l’onde, provoquant la fuite chaotique de quelques batraciens. Un alligator, loin d’être étranger à ce genre de cérémonie, laissa apparaître le sommet de son crâne écailleux parmi l’étendue trouble du marais. Lentement, il s’avança vers l’offrande qui déjà dérivait dans sa direction. Le loup quant à lui avait fini de s’approcher de la rive et lavait lascivement ses babines maculées de sang. Il n’était pas rare pour lui de procéder ainsi. Certainement une précaution qu’il tenait du savoir partagé avec son alter ego humain. Les siens étaient à nouveau en sécurité, pour le moment du moins. Le reptile referma sa terrible gueule sur le cadavre avant de disparaître sans demander son reste. Ainsi disparut toute preuve du méfait, dans un clapotis de bulles remontant à la surface. L’air s’était imperceptiblement réchauffé, annonçant l’aube toute proche. Avec bien moins d’empressement, il se résolut à rebrousser chemin et à honorer sa part du marché.
***

Connor grimaça avant même d’ouvrir les yeux. Des yeux qu’il savait déjà fatigués. Il porta machinalement les doigts à ses lèvres mais ne prit pas la peine de terminer son geste. Le goût de fer qu’il avait au fond de la gorge ne laissait planer aucun doute quant à la nature de la substance visqueuse dont était encore souillé son menton. Il lâcha un long gémissement, acceptant le fait qu’il avait probablement tué quelque chose … ou quelqu’un … comme une contrariété de plus. Sa main retomba lourdement sur le parquet. L’épuisement lui donnait la sensation que, d’un instant à l’autre, il s’enfoncerait entre les lattes comme dans des sables mouvants. Il resta inerte durant de longues minutes, envisageant le fait de rester couché là, nu comme un ver, toute la journée. C’est un bruit de porte de placard qui finalement le décida. Il enfila un pantalon à la hâte avant de se diriger à tâtons vers la cuisine.
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Can’t you hear me knocking [Connor - Rachel] Ft6y
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Ven 30 Sep - 2:42 (#)

Elle n'avait jamais souffert du manque de liberté et avait régulièrement pu goûter au confort d'un foyer. L'essence qui habitait ce lieu était différente de tout ça.
Rôdant dans la cuisine elle reniflait sous les meubles et contrairement à ce qu'elle aurait pu croire l'endroit n'était pas si délaissé que ça, si l'odeur des visiteurs y était forte c'était toujours l'aura du propriétaire qui en ressortait, dominant les autres littéralement en reprenant contrôle. Quitte même parfois à devoir nettoyer un peu.

L'assiette du midi avait été abandonnée sur le bord de l'évier mais si elle avait contenu des restes quelqu'un s'était déjà délecté de l'en délivrer.
Même si la pénurie provoquait la frustration, elle goûtait l'endroit d'une autre façon, ce doux équilibre de ce terrier si tolérant.
Un endroit où on pouvait espérer être soi même, sans forcément devoir être seul.

Tapotant longuement avec sa patte elle finit par pouvoir fourrer son museau dans l’entrebâillement d'un placard où elle dénicha un paquet de biscuits qu'il suffit de secouer pour rouvrir, de quoi faire taire l'insatisfaction stomacale.

La nuit était encore jeune mais elle se contenta de faire le tour de la bâtisse, de sentir l'air frais avant de retourner végéter dans la maison.

Il rentra très tard, la réveillant immédiatement par son odeur avant toute autre manifestation visuelle ou auditive.
Elle resta allongée, inerte mais clairement alerte devant la réflexion de ce qu'il pourrait dire de la savoir toujours ici. Mais qu'il ne l'ait pas remarqué ou qu'il n'en ait rien à faire : il l'ignora de toute façon, allongée dans un recoin éloignée de la maison.

Elle ressenti de la frayeur un fragment de seconde, que ce soit par l'odeur, les transformations, l'impunité qu'il dégageait en cet instant. Elle commençait à mieux cerner ce sentiment qui irradiait depuis le début de la soirée, ne c'était pas tant la satisfaction de ce lieu "communautaire" mais bien la condition de son propriétaire.

Le fait de sentir quelqu'un capable d'impressionner sans effrayer. Se demande de quoi une telle personne pouvait être capable, sans avoir nécessairement à craindre de sa nature, ses pouvoirs ou ses intentions.
Ce n'était pourtant pas le premier loup garou qu'elle croisait, mais il y avait une sorte de relâchement et d'acceptation rassurante, privé d'arrogance crasse.

Un sentiment complexe qu'elle ne saurait définir plus avant, mais qui avait en quelque sorte capté son inconscient il semblerait.

Elle attendu tout ce temps qu'il s'assoupisse. A pas feutrés elle remonta son odeur à l'extérieur, marchant sur l'herbe désagréablement humide jusqu'à arriver au fourrée, juste le temps de chercher à déceler si il avait été accompagné de toute sa soirée ou pas.
Malheureusement l'odeur cuivrée de son gibier empêchait toute détection précise.

En revenant à la maison, elle pouvait sentir que sa rage étanchée laissait place à une sorte de sérénité, mais malgré son état de relâchement à elle aussi, elle se garda bien de s'allonger à ses côtés. Un éclat de prudence plus que de politesse, elle s'en retourna se vautrer dans la buanderie, grognant un instant le sol un peu trop froid à son goût.

A nouveau le vide, le silence reposant de savoir que quelqu'un de compétent serait là pour monter la garde inconsciemment malgré son repos.

Mais les gâteaux n'avaient pas suffit, son organisme délassé s'osait de lui réclamer une réelle ration. Elle retourna dans la cuisine, déterminée à percer le respect et à excaver ce qu'elle voulait.
J'étais invitée, oui ou non? Alors bon. J'irai jusqu'à ouvrir le frigo si il le faut.

Mais tout d'abord elle chercha à sa hauteur. Rien de probant, un placard avec quelques amuseries dans lesquelles elle avait croqué plus tôt, et beaucoup d'autre avec des ustensiles.

Si fait, elle poussa une chaise du sommet du crâne et s'en aida pour se hisser sur un plan de travaille. Elle ignorait si sa souplesse était du laissé allé ou de la culpabilité. Si le chapardage était rapide il serait peut être pardonné.

Une boite de haricots en sauce épicée lui tomba enfin sous la main, c'était ce qu'on pouvait faire de plus juteux sans avoir à taper dans le reliquaire réfrigéré plus délicat de la cuisine. Ultimement, ça, ça aurait été volé.
Mais qu'est ce qu'une conserve? C'est impersonnel, générique. C'est autorisé.

Elle réussi à relever la goupille et à dégager l'opercule métallique avec une habileté qui ne l'alerta nullement. Certes un croc aurait éventuellement plus relever cette sécurité.. mais probablement pas aussi prestement que cela venait de se passer.

Pelletant la nourriture dans sa bouche du bout de deux doigts, elle redressa l'oreille en entendant approcher, mais ne s'en ému nullement. C'est trop tard, une fois repéré il n'y a plus d'échappatoire, autant en profiter au maximum et terminer sa pitance.

C'est donc avec des coups de poignets soutenus qu'elle continua de goinfrer. Ne se retournant qu'à l'avant dernier bouchée pour regarder de quel degré d'indignation serait son bourreau.

Accroupie sur l'ilot, la bouche luisante de sauce chili, elle regarda son hôte rencontré il y a quelque heure seulement avec une simplicité sans faille. Emballé dans son pantalon, il était bien moins nu qu'elle.

Elle lui tendu le pot du bout du bras comme pour l'inviter à en partager la fin.
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Cannot a Beast be tamed
Connor Guidry
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Qui es-tu ? : A wolf, a cop, a killer.
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Jeu 27 Oct - 23:44 (#)

Il marqua un temps, suspendu entre l’incrédulité et la fascination. Dehors le quartier dormait encore, tandis que la timide lueur de l’aube transparaissait des toits. Dans la maison, comme dans le voisinage, le silence était total, seulement perturbé par des bruits de mastication prononcés. Il se saisit machinalement de la conserve, étudiant la créature qui continuait de s’empiffrer sur son îlot central. La présence du propriétaire des lieux ne semblait pas la déranger outre mesure. Plongé avec elle dans la pénombre, il n’était pas certain de ce qu’il avait sous les yeux. À plusieurs reprises il prit une brève inspiration, visiblement décidé à parler, mais les quelques mots qui lui venaient à l’esprit se perdaient inéluctablement au fond de sa gorge. D’un haussement d’épaule résigné, il prit le parti de faire comme si de rien n’était et se dirigea d’un pas nonchalant vers la machine à café. Il avait pleinement conscience du regard posé sur sa nuque tandis qu’il s’affairait. La fatigue et l’habitude lui rendaient cependant la situation on ne peut plus supportable. Il en était presque venu à fredonner lorsqu’il se retourna, la tasse fumante sous son nez. Son regard aux paupières tombantes se posa sur les miettes et taches de sauces répandues de part et d’autre sur le carrelage.

"Bon appetit j’imagine, souffla-t-il dans sa tasse avant d’en engloutir une longue gorgée."

Patiemment il attendit qu’elle termine son festin sans toutefois la fixer ostensiblement. Il préféra se poster non loin de la fenêtre, comme à son habitude. Machinalement il salua de sa tasse un voisin venant en peignoir chercher sa poubelle.  Une apparente décontraction due à la certitude que, de l’extérieur, il était impossible de voir le centre de la pièce. Donner le change. Un art dont il était devenu maître. Il avait eu bien pire à gérer par le passé qu’une adolescente nue dans sa cuisine. Il manqua d’avaler de travers en s’écoutant. Des coups à la porte finirent de lui faire renverser son café sur son jean. Le dernier qu’il avait de propre. Il se débarrassa de sa tasse d’un air dépité avant d’aller ouvrir.

"Ah Connor ! Comment allez-vous voisin ?
- Heyyy … Bien … bien et vous ? Qu’est-ce qui me vaut le plaisir ?
- Je me disais justement en vous voyant … Je pensais simplement me faire vieux, vous savez, "Où est-ce que j’ai mis mes satanées clés ?", ce genre de choses …"

Un bruit de conserve venant de l’intérieur coupa le retraité dans son élan. Connor s’excusa d’un sourire avant de refermer légèrement la porte de manière à encadrer presque parfaitement son visage. Le vieil homme, intrigué, poursuivit néanmoins.

"Mais il semblerait que dans le quartier plusieurs de nos voisins aient été victimes de ce même type de disparitions. Du coup je me demandais si ce ne serait pas l’œuvre d’un rôdeur ou je ne sais quel tordu du même acabit … Je sais que vous n’avez pas de lien direct avec la police de Mooringsport, mais vous savez ce que c’est. Jamais ils ne bougeront le petit doigt pour de simples suspicions. Je me demandais si vous pourriez …"

Les bruits s’étaient peu à peu changés en vacarme jusqu’à rendre la discussion impossible.

"Tout va bien là-dedans ?
- Hm ? Oh oui. J’ai recueilli un chien errant cette nuit. D’ailleurs je devrais retourner m’en occuper avant de retrouver ma cuisine sens dessus dessous !
- Vous devriez vous méfier de ces bêtes, on ne sait jamais à quoi s’attendre avec elles. Vous pensez bien faire j’en suis certain, mais on ne sait pas ce que ces pauvres choses ont vécu avant d’atterrir chez vous.
- Je ferai attention, merci de vous en inquiéter. Et je parlerai de votre histoire d’objets volés ! Je vous tiens au courant Richard !
- C’est bien aimable mon garç …"

La porte se ferma avant qu’il n’ait le temps de finir sa phrase. La chevelure blanche tangua de gauche à droite, avant qu’un sourire attendri ne vienne froisser un peu plus un visage marqué par les années.
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