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La nuit nous appartient | Maria & Elinor

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Tea For Two - Ils t'entraînent au bout de Lanuit, les démons du mépris
Elinor V. Lanuit
Elinor V. Lanuit
Tea For Two - Ils t'entraînent au bout de Lanuit, les démons du mépris
Let's spend an evil night together
En un mot : Don't be afraid ; It's only death. It's just as natural as your first breath.
Qui es-tu ? :
- Immortelle britannique du XIXème siècle, issue de la bourgeoise florissante du début de l’ère victorienne, l’élégance et le flegme de son époque affleurent encore dans ses manières.
- Femme fatale au charme venimeux, calculatrice sans scrupules, elle manipule les cœurs aussi bien que les lettres et les chiffres.
- Perfectionniste à l’extrême, séduite par le pouvoir et reine stratège, son plaisir de tout contrôler égale sa soif de connaissances en arts obscures.
- Vampire accomplie et fille des Lanuit, éternelle solitaire dont l’amour empoisonne les malheureux attirés par une élégance inaccessible aux simples mortels.
- Monstre évoluant dans l’anonymat des ombres, elle traverse les siècles sans fléchir ni se lasser, se proclamant véritable immortelle avide de vie et de savoir.

Facultés :
- Chacun de ses menus gestes contient une grâce et une sensualité étonnante, comme si son corps figé par les siècles ne connaissait aucune autre manière de se mouvoir.
- Un rare talent pour la stratégie économique dont son clan profite à souhait, elle détient une précieuse capacité à s’ancrer sans difficulté dans cette époque.
- Une Présence cultivée avec patience se lit dans son regard enjôleur, rendue redoutable par un siècle de manipulations opportunistes (niveau 2, palier 5).
- L’Occultation masque son être pour mieux agiter les fils de ses marionnettes, tandis que son esprit demeure son sanctuaire interdit, où elle ne tolère personne (niveau 2, palier 2).
- Un Animalisme incongru la colle, sans qu’elle ne daigne y accorder le moindre intérêt, quand ce talent bestial semble si éloigné de son tempérament et de ses valeurs (niveau 0, palier 0).

Thème : Jill Tracy : Evil Night Together
We'll drink a toast in the torture chamber
And you'll go down on a bed of nails
We'll rendevous in cold blood
I'll tie you up to the third rail
No need for cake or flowers
Let's spend an evil night together

Pseudo : Carm'
Célébrité : Janet Montgomery
Double compte : Alexandra Zimmer, Selma Weiss
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Crédits : The Great Malarkey, The Handsome Family, Fleetwood Mac, Taboo, Hell on Wheels, There will be blood, Fargo (inspiration).
Lun 6 Juil - 23:35 (#)




Décembre 2019 – Un soirée de gala hébergée dans un luxueux building de Western Hill – 20h48

La réception nocturne venait à peine de débuter. Dans une pièce attenante à l’immense hall où l’on avait assemblé nombre de tables resplendissantes de couverts, de fleurs et d’étincelantes coupes, la musique doucereuse filtrait au travers des doubles portes de bois lourd. A l’intérieur de celle-ci, les imitations de candélabres fixées aux murs diffusaient une lumière chiche sur les meubles au vernis brillant, et sur les épais tapis à la texture de velours qui jonchaient le sol marbré.
Parmi ce mobilier témoignant d’un goût douteux pour le kitch ancien, un volumineux miroir sur pied était enchâssé entre une commode, et les immenses vitres qui offraient une vue vertigineuse sur Western Hill. Devant celui-ci, une femme inspectait minutieusement son reflet. Malgré le faible éclairage y régnant, elle lissa les plis de sa longue robe de soirée noire d’une main experte, sans paraitre incommodée par la pénombre. L’ouverture du vêtement laissait apparaitre son dos nu d’une pâleur de porcelaine, l’échancrure sur sa jambe droite découvrait ses escarpins noirs élégamment lacés, et les bracelets délicats encerclant ses poignets fins.
Elinor Lanuit avait prévu de se rassasier une fois la soirée achevée. Les bretelles noires entrecroisées sur son buste créaient un contraste d’autant plus saisissant avec sa peau de marbre blanc, à peine soulevée par une parodie de respiration. Un téléphone tactile déposé sur la commode adjacente brisa la lointaine mélodie du hall où évoluait les riches convives.

La vampire abandonna l’examen de sa tenue pour s’en saisir. « Oui (...). Non, rien d’important n’est prévu. Oui, cela conviendra. Merci. »

Son doigt idéalement vernis de rouge coupa la brève communication. Elle leva de nouveau les yeux sur son propre reflet : le noir lui allait si bien. De ce rouge à lèvres onctueux à son maquillage subtil, l’immortelle jugea son apparence parfaite comme à l’accoutumée, et pourtant, quelque chose ne convenait pas. Elle demeura longtemps ainsi, plongée dans son propre questionnement intérieur.
La soirée n’était alors guère prometteuse. Convives de moindre importance, acteurs économiques de faible carrure, seule la vitrine d’une réception de charité mondaine lui apporterait un semblant de gain. On s'y rendait afin d’y être vu, et rien de plus. Elinor rangea pensivement le smartphone dans son petit sac à main assorti. Oh bien entendu, cela n’avait rien d’une nouveauté pour celle-ci qui voletait de galas en soirées toutes plus huppées les unes que les autres.
Cependant, une lassitude venait ravir son plaisir cette nuit-là. Elle se détourna alors du miroir vers la vue panoramique que le building offrait, ses lueurs citadines mouvantes et voraces, des lucioles humaines engloutissant les étoiles. Comme la sourde mélancolie habitant ses sens, sa longue chevelure d’ébène voilait son profil pâle, jusqu’à sa bouche peinte d’une moue boudeuse. La soif éprouvant sa patience n’était pas étrangère à cela. De même que le mois d’Octobre dernier.

J’aimerai pouvoir savourer les étoiles, songea-t-elle brièvement. Cette idée l’emmena vingt ans en arrière, quand il aurait pu lui-même prononcer ces mots. Elle chassa aussitôt cette sotte pensée. Une rationalité à toute épreuve vint déranger cette nostalgie haïe, le résultat de ces derniers mois et de ce nouveau changement de régime qu’elle s’était imposée. L’abandon du sang synthétique avait nécessité une ancienne logistique, à laquelle la vampire n’avait plus recouru depuis des années.
Un élan glacial enserra tout de même son cœur. L’immortelle effleura ses lèvres de velours du bout de l’index, avant que celui ne gagna sa chevelure pour s’y noyer, et emporter avec lui une mèche derrière son oreille décorée d’une boucle brillante. Ne changez jamais, lui avait-on confié voici un siècle de ça. Or cette nuit là plus que tout autre, elle ressentait l’absence d’un souffle chaud, le vide creusé par la privation de sensations tactiles, et cette soif qui n’en finissait plus.
Elinor Lanuit se haït pour cela. D’un mouvement d’humeur, elle couvrit en un clin d’œil la distance qui la séparait de l’interrupteur, et coupa sèchement les candélabres factices. L’obscurité retomba sur les meubles d’imitation, et seule la faible lumière lunaire découpa sa silhouette trop parfaite pour être humaine. Elle hésita quelques instants. Sa bouche remua mollement sans un murmure quand elle mordilla sa lèvre inférieure : la soirée n’était pas indispensable, pouvait-elle s’esquiver ?
Non, sans doute plus tard m’autoriserai-je une entracte. L’élégante vampire rectifia son port de tête, retrouvant cette perfection de circonstance, et poussa sans difficulté les lourdes portes. La clarté électrique du couloir l’aveugla un temps. Des plafonniers modernes décoraient ce dernier à intervalles réguliers, éclairant des tableaux hideux d’art conceptuel, tandis qu’un couple d’invités la croisait sur le long tapis molletonné. Elle les salua poliment, puis leur emboita le pas.
Avec cette étonnante facilité dont elle faisait preuve, la vampire avait délaissé ses pensées parasites au profit d’un sourire parfaitement adapté aux mondanités. Elle marchait alors avec assurance, sans guère se préoccuper de la pâleur que les lumières crues donnaient à son teint. Cela, malgré les trésors d'astuces qu'elle avait déployé pour se maquiller, et masquer ses traits d'immortelle derrière les couleurs factices de la mortalité. Ce soir, il lui faudrait simplement éviter les lueurs vives du bal pour maintenir l'illusion.

« Madame, bonsoir. » La salua le portier en smoking noir quelques instants plus tard, en tendant les mains pour recevoir son invitation.

Le carton chic changea de main. L’homme au parfum trop prononcé lui ouvrit la porte avec une subtile distance respectueuse, qu’elle nota aussitôt sans qu’aucun sourire ne daigna calmer ces craintes. Elinor Lanuit pénétra dans ce grand hall où régnait une ambiance fiévreuse, quand chacun cherchait encore à reconnaitre des visages, tout en rivalisant de mouvements pour montrer leurs parures. Elle jaugea d’un regard circulaire la salle, sans mot dire, digne et souveraine.
L’amusement s’insinua peu à peu dans ses veines. Elle ne pouvait pas totalement se départir de cet attrait pour ce jeu d’échec, pour la fragilité de ces êtres dont le pouls dansait au rythme de ces doigts. L’immortelle se fraya un chemin au milieu des premiers groupes, un sourire enjôleur jouant sur son visage, alors que quelques vagues connaissances la saluaient de loin.
Quelque chose de plus pour ce soir, pensa-t-elle avec amusement. L’orchestre au loin entonna un air plus doux, presque lascif, comme le début d’un requiem pour les âmes engoncées dans leurs smoking. La nostalgie éprouvée se mélangea alors à sa propre impatience, et à sa soif éternelle. Elinor revint aux interminables nuits de jadis, faites de séduction, de plaisir de l’esprit autant que de la chair, sans le carcan de la raison. Un véritable festin des sens dont le souvenir lui manquait.

Oui, définitivement quelque chose de plus. L’immortelle se mêla alors à la foule bruissant des mortels, un sourire étrange dansant sur ses traits, fait de langueur charmante et d’une fougue prédatrice.


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Chili con Caliente
Maria Parado
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☼UNA PALABRA☼
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"Sex is one of the most beautiful, natural, wholesome things that money can buy."

En un mot : But First Coffee.
Qui es-tu ? :
"You're my heart, in human form."

☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


☼NO DICE NADA☼
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Facultés : ☼ Prépare un excellent chili, elle aime cuisiner et ne s'en prive pas, remplissant régulièrement les estomacs creux de ses colocataires, collègues et amis.
☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

Thème : Señorita - Shawn Mendes & Camila Cabello
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"Lo esconde todo."

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Dim 8 Nov - 2:57 (#)



« LA NUIT NOUS APPARTIENT »
ELINOR V. LANUIT  & MARIA PARADO



ϟ Jour de congé. Une main jaillit tardivement de sous la couette pour s’abattre violemment sur le téléphone qui vibre et sonne désespérément sur la table de chevet en bois clair. Un ronchonnement émerge de sous la couette jaune d’or et une forme s’y agite lentement. Maria tente d’émerger. Tâche souvent complexe et toujours, toujours, douloureuse. Avec un soupir à fendre l’âme, elle sort la tête de sous l’édredon en fronçant le nez, déplorant pour la millième fois l’inexistence des machines à café connectée. Elle reste allongée quelques minutes sur le dos, les yeux clos et les cheveux ébouriffés. Elle est restée debout trop tard la veille et regrette déjà le marathon d’épisode de télénovela qu’elle a fait avec Sanford. Un sourire étire quand même ses lèvres au souvenir de la soirée de la veille. Entassés sur le lit du Mac, ils avaient enchaîné les épisodes, rattrapant le retard qu’ils avaient pris depuis… Elle se redresse rapidement, sa bonne humeur douchée, comme presque toujours ces derniers temps, par les souvenirs qui la bombarde. Elle jure dans sa barbe et laisse ses jambes tomber hors du lit, ses pieds nus effleurant le tapis épais qui couvre le sol. Avec un bâillement, elle s’étire, tendant les bras vers le ciel avant de laisser son corps se détendre d’un coup. Elle frotte la masse de boucles emmêlées qui trône sur sa tête et attrape d’une main maladroite son téléphone avant d’avancer les yeux mi-clos jusqu’à la cuisine, elle croise Erynn dans le couloir et décide qu’il est trop tôt pour lui adresser la parole. Elle ignore donc la blonde peroxydée qui erre dans le couloir en se dirigeant d’un pas lourd vers la cafetière. Ses yeux s’ouvrent juste assez pour effectuer une série de gestes qu’elle pourrait pourtant faire les yeux fermés. Elle déclipse le réceptacle, verse les grains dans le grinder et écoute le son réconfortant du café qu’on réduit en poudre. Elle verse la quantité nécessaire avant d’enclencher le mécanisme, le clic la remplissant de joie. Une des filles entre dans la cuisine, mais elle sait très bien qu’il ne faut pas adresser la parole à la mexicaine tant qu’elle n’a pas eu sa dose. Le seul qui s’y risque, c’est le maître de maison et il n’est pas là pour saluer la mauvaise humeur de sa meilleure amie. Elle soupire quand l’odeur du café envahit ses narines et s’empare de la tasse brûlante à l’instant où la machine s’arrête de couler. Elle pousse un petit gémissement de contentement en avalant la première gorgée. Enfin.

Une demi-heure plus tard, elle est complètement réveillée et s’agite dans tous les sens. Ce soir, elle a accepté un job d’escorte. Elle voulait acheter un beau cadeau à Sanford pour Noël et mettre quelques sous de côtés, et puis le client était agréable et la soirée promettait d’être luxueuse. Le jour tombe dehors et elle soupire en se dirigeant vers sa chambre. Sa préparation va nécessiter un certain temps et elle prévient les filles de ne pas la déranger avant de s’enfermer dans son domaine. Une douche brûlante plus tard, elle avance à petit pas enroulée dans une serviette moelleuse, ses cheveux humides collant à ses épaules nues. Elle observe son armoire, une main sur la hanche en réfléchissant. Pas de vêtements de travail ce soir, il lui fallait quelque chose de sexy, mais chic. Elle prend en photo les trois robes qui retiennent son attention avant d’envoyer un message à Sanford. La réponse est rapide et elle prend une photo d’elle en train de lui envoyer un baiser en guise de réponse à son choix. Avec un petit glapissement triomphant elle s’empare de la robe en soie rouge vif, drapée, le tissu tombe à la perfection contre ses courbes et elle sait qu’elle attirera la lumière parfaitement. Parfait eye candy. Elle ricane en sélectionnant sa lingerie, dentelle noire, et ses chaussures, une paire d’escarpins vertigineux signé Louboutin. Elle les effleure du bout des doigts avant de les glisser à ses pieds en souriant. Vêtue de ses sous-vêtements et des escarpins, elle s’installe devant le miroir de sa coiffeuse, parant son visage d’un maquillage soigné qui met en valeur ses traits tout en cachant les marques que le temps à déposer au coin de ses yeux. Ses cheveux sont laissés détacher, cascadant en vagues chocolat sur ses épaules dorées. Avec un sourire, elle hoche la tête, contente de résultat. Une nouvelle tasse d’expresso trouve le chemin de son estomac et elle s’empresse de quitter la maison, quand son téléphone sonne. « Oui, Richard, je sors là, j’arrive. » Elle avance à pas rapide jusqu’à l’angle de leur rue et adresse un signe de la main à son client. La cinquantaine bien tassée, le cheveu poivre et sel et vêtu d’un costume trois pièce très classique, Richard représente le stéréotype du chef d’entreprise américain qui s’entretient. Client depuis l’arrivée de Maria en ville, ils se connaissent bien et est l’un des rares pour lesquels elle accepte ce genre de job. Elle l’embrasse sur la joue, laissant pour la soirée son rôle de Domina au placard. Richard aime les menottes, le fouet et qu’on l’insulte. C’est pour ça qu’il vient la voir, mais ce soir, c’est elle qui lui fait une fleur en acceptant d’être sa cavalière à un gala quelconque auquel il doit absolument se rendre. Ce n’est pas la première fois, et ce ne sera probablement pas la dernière. La mexicaine conserve une expression neutre, mais elle trépigne d’excitation intérieurement. Elle adore ce genre de soirée.



La soirée avait déjà débuté quand ils arrivent et Maria dévore du regard les décorations luxueuses, les lumières, les robes. La gamine des rues mexicaine se laissait entrapercevoir sous les paupières lourdes de la femme et elle ne peut retenir le sourire qui étire ses lèvres. Richard glisse son bras sous le sien et l’entraîne à sa suite, la présentant succinctement à différents acteurs économique de la ville. Elle ne retient aucun de leur nom, se contentant de hocher sagement la tête et d’être jolie. Ce pour quoi elle était payée ce soir. Elle écoute néanmoins attentivement les conversations, notant discrètement ceux avec qui elle était en accord ou en désaccord. Elle parle un peu chiffon avec les compagnes, discutant avec allégresse des dernières créations hors de prix des grands couturiers sous le regard appréciateur de Richard. Elle finit néanmoins pour s’éloigner quelques instants pour s’emparer d’une coupe de champagne et en profite pour observer la scène qui se déroule sous ses yeux. Son regard est happé par une silhouette vêtue de noir qui se déplace avec une grâce surhumaine dans la pièce. « Putain… » Sa peau luit étrangement sous les lumières blanches des plafonnier et elle plisse les yeux en l’observant saluer et sourire aux convives qui l’entourent. Un sifflement discret s’échappe d’entre ses lèvres et elle avale une longue gorgée de son champagne avant de profiter d’une accalmie autour d’elle pour s’avancer. Elle se glisse près de la beauté brune et tend une main dans sa direction. « Maria Parado, enchantée. » Elle jette un regard à Richard qui lui adresse un signe de la main encourageant avant de lui adresser un clin d’œil. « Je suis vraiment confuse de vous importuner comme ça, mais votre robe est tout simplement magnifique, est-ce que je pourrais avoir le nom du créateur ? » Elle laisse ses yeux courir sur le tissus qui couvre la peau d’albâtre de la femme avant de reporter son regard vers le sien, croisant des yeux sombres et profond. Un frisson secoue son échine quand elle croise le regard sombre de son vis à vis, les poils de ses bras se hérissant, sans qu'elle n'en comprenne vraiment la raison.


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Facultés :
- Chacun de ses menus gestes contient une grâce et une sensualité étonnante, comme si son corps figé par les siècles ne connaissait aucune autre manière de se mouvoir.
- Un rare talent pour la stratégie économique dont son clan profite à souhait, elle détient une précieuse capacité à s’ancrer sans difficulté dans cette époque.
- Une Présence cultivée avec patience se lit dans son regard enjôleur, rendue redoutable par un siècle de manipulations opportunistes (niveau 2, palier 5).
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Lun 16 Nov - 18:22 (#)



Les mailles d’une toile tricotée de notes musicales et de conversations cascadaient tout autour d’elle. Dès son entrée dans la salle, cette étoffe évanescente avait enveloppé la vampire d’une ivresse volatile, lorsque d’envieux regards s’accrochèrent à sa silhouette élégante. Oh bien sûr, une certaine habitude avait cimenté le maintien désinvolte d’Elinor Lanuit au fil des réceptions somptueuses. Elle louvoya entre ces hommes et ces femmes aux flamboyantes parures, murmurant à l’adresse de quelques connaissances, des formules de politesses emmaillotées dans le miel et la séduction.
Les relations distantes, sans aucun doute parasitaires pour certaines, vinrent toute s’enquérir de la riche entrepreneuse répondant au faux nom d’Elinor Strange, comme une nuée de phalènes autour d’une lampe. Des traits creusés par l’âge la déshabillèrent du regard, des regards féminins jugèrent sa robe noire et, avec une facilité déconcertante, elle se prêta au jeu en distribuant avec parcimonie autant de compliments que de commentaires. La mémoire de la vampire était après tout, rompue à l’exercice des réceptions où l’on devait se souvenir des gens sans importance.

« Merci Henry, chuchota-t-elle à un industriel de renom aux tempes grisonnantes, je suis toujours à l’affut de vos conseils, ils sont à chaque fois si pertinents. »

Un sourire étincelant couronna ses lèvres, et le dénommé en fut quasiment réduit à ronronner au bout de son index. Vieille stratégie désuète, s’autorisa-t-elle à penser, la prochaine récession t’enterrera définitivement. De ces meutes fiévreuses assemblées autour d’elle, les premiers individus représentaient toujours un lot de flagorneurs inutiles, auxquels Elinor offrait avec une aisance subtile des trésors d’hypocrisie. Comme tous cependant lui semblaient désespérément archaïques, tous figés dans une inertie permanente, un entre-soi dont il lui fallait se débarrasser au plus vite.

« Bien entendu, comme vous m’en aviez parlé, j’ai glissé sa candidature prometteuse, confia-t-elle à une femme envahissante affublée d’un mari décrépit, vous en aurez vite des nouvelles. »

Gloussements et minauderies ponctuèrent cette déclaration banale, jetée tel un os à ronger aux médiocres, comme l’immortelle distribuait sourires et hochements de tête assurés. Des nouvelles de ta cruche de fille vidant les poubelles de ma cafétéria, songea-t-elle en souriant. La musique sirupeuse de l’orchestre et les timbres de voix enivrés de richesse dégoulinaient autour d’elle. La vampire entama une discrète manœuvre de fuite vers d’autres horizons plus cultivés, en se débarrassant adroitement des créatures mielleuses ayant fait cercle autour d’elle.
Jamais les succulents fruits ne chutaient directement entre ses doigts, il lui fallait aller les cueillir, comme séparer le bon grain de l'ivraie. Comme Elinor s’esquivait progressivement, elle perçut avec déplaisir, parmi les bruissements des robes et des smoking, une présence féminine se glisser dans son dos. En parlant de cruche, commenta-t-elle par un réflexe agacé, en se retournant gracieusement. Une main tendue avec une inhabituelle spontanéitée dans ces lieux de paraitre et de mensonges l’attendit, aux accents chauds enrobés dans une robe de soie rouge. L’immortelle coula aussitôt sa main glacée dans celle offerte.

« Elinor Strange, enchantée de vous rencontrer également. » lui répondit-elle poliment en l'observant de la tête aux pieds.

Comme les manières de l’arrivante contrastaient avec l’ambiance policée dont la vampire avait l’habitude, malgré les efforts adroits de la jeune femme pour se conformer à l’étiquette. Elinor laissa sa paume froide s’imprégner de cette chaleur humaine durant quelques secondes superflues. C’est avec une moue songeuse que celle-ci camoufla son geste, tandis qu’elle retira ses doigts.

« Oh, merci sincèrement. Vous me voyez ravie qu’elle plaise ainsi à une femme qui a manifestement des goûts exquis. La vôtre est toute aussi ravissante, et que dire de vos escarpins, des Louboutins sans doute ? » commenta-t-elle en adressant un regard admiratif à la silhouette de Maria.

Je vois, se dit-elle en remarquant l’ombre masculine couvant la dame du regard, la nouvelle coqueluche de ce vieux Richard. Un éclat vorace traversa un bref instant les prunelles d’Elinor, avant que celle-ci n’adopta un ton de fausse excuse, et un amusement de façade.

« J’en oublie votre question. Eh bien pour tout vous dire, c’est une robe Givenchy sur mesure achetée lors d’un voyage en France, voici quelques années de cela. »

L’immortelle s’autorisa quelques instants d’examen approfondi. Les lumières du hall caressaient la peau hâlée de cette femme exhalant un chaleureux parfum solaire, merveilleusement associé avec l’éclat écarlate de sa robe. Une aiguille assoiffée se planta dans la chair de la vampire. Celle-ci percevait quasiment la fragrance chaude de cette femme effleurer ses lèvres, et attiser ainsi sa soif inassouvie. Les notes de l’orchestre semblaient se perdre dans l’opulence de cette chevelure aux reflets dorés qui cascadait follement le long de cette nuque délicieusement exposée.

« Je ne vous ai encore jamais croisé, n’est-ce pas ? Je doute avoir pu manquer une présence aussi ensoleillée et un accent si dansant. D’où cette aura provient-elle, si vous me permettez cette question indiscrète ? »

Les intonations d’Elinor elle-même recelaient encore de cette élégance britannique, dont celle-ci n’avait jamais estimé nécessaire de se débarrasser. Les lueurs de la réception créaient encore des reflets de marbre sur sa peau immaculée, mais ses yeux à la noirceur magnétique demeuraient encore trop focalisés sur Maria pour s’en soucier. Parmi les obséquieux engoncés dans des costumes hors de prix, les mannequins remodelées et figées dans leurs parures moulantes, la vampire décela un exotisme bienvenu chez celle-ci. Comme les lambeaux d’un autre monde échoués sous ses yeux.
Oh Richard, veillez plus étroitement sur tes acquisitions, elles risqueraient de se perdre dans l’obscurité, s’amusa-t-elle à penser en accordant pleinement son attention à Maria.


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☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
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☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
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Facultés : ☼ Prépare un excellent chili, elle aime cuisiner et ne s'en prive pas, remplissant régulièrement les estomacs creux de ses colocataires, collègues et amis.
☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

Thème : Señorita - Shawn Mendes & Camila Cabello
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☼Y AL MISMO TIEMPO☼

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"Lo esconde todo."

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Dim 29 Nov - 22:50 (#)



« LA NUIT NOUS APPARTIENT »
ELINOR V. LANUIT  & MARIA PARADO



ϟ La paume glaciale de reine de la soirée embrasse celle bien plus chaude de la Mexicaine qui retient de justesse un sursaut malvenu. Elle baisse les yeux rapidement sur la main d’un blanc de nacre, aux longs doigts se terminant d’ongle parfaitement manucurés, qui enserre la sienne. Miss Strange, lâche finalement la paume de Maria et celle-ci agite rapidement les doigts en cherchant à évacuer la sensation de picotement créé par la fraîcheur inhabituelle de la main qui vient de quitter la sienne. Elle relève finalement les yeux vers le visage de celle qui lui fait face pour le voir se parer d’un sourire et d’un regard admiratif. Elle pourrait presque en rougir, elle qui n’a l’habitude que des regards libidineux ou plein de déférence de ses clients. Être regardé de la sorte, comme une lady et pas comme un morceau de viande ou une maîtresse, ça lui change de son quotidien et c’est avec un sourire coquet qu’elle penche la tête sur le côté en levant le pied pour offrir un meilleur angle de vue à sa compagne. « Oui, c’est une vieille paire maintenant, mais c’est un cadeau de quelqu’un qui m’est cher et j’y tiens beaucoup. » Elle pose un regard tendre sur la paire de chaussures, cadeau d’un ancien client régulier à Phoenix, qu’elle avait fini par considérer comme un ami. La semelle a perdu de son éclat et le cuir commence à avoir un peu vécu, mais elle ne les échangerait contre aucune paire. Indémodable, les chaussures ont été tant portée, qu’elles seraient presque aussi confortable qu’une paire de chaussons s’il n’y avait pas ce talon de quinze centimètres à vous rendre la démarche mal assuré. Elle tend le pied, l’incline à gauche puis à droite en souriant avec de relever le nez vers Elinor qui lui répond enfin. Givenchy, la grande maison française lui colle l’eau à la bouche depuis des décennies maintenant, mais elle n’a jamais réussi à trouver de pièce à un prix accessible pour son portefeuille. Sans qu’elle ne s’en rende compte, ses yeux s’écarquillent un peu et elle suit du regard les courbes du corps d’Elinor, mise en valeur par le tissu coupé avec un savoir-faire inégalable. Elle retient un sifflement appréciateur et se contente d’une moue appréciative, ignorant l’examen dont elle était la victime consentante.

« J’aurais pu le parier, il y a un art de la couture chez eux qui se voit à des kilomètres. Elle vous va à ravir, vraiment. » Elle laisse échapper un petit rire avant d’avaler une gorgée de son champagne. « En même temps, avec une silhouette comme la vôtre, un rien doit vous habiller. » Elle observe avec un brin d’envie la silhouette impeccable de l’Anglaise, de ses jambes qui semblent bien plus longues que les siennes, à sa taille parfaitement ceinte par le tissu d’un noir d’encre, jusqu’à son décolleté mis en valeur par la coupe. Un hochement de tête appréciateur termine son examen tandis qu’elle laisse le loisir à Elinor de détailler sa propre silhouette. La question suivante lui tire un sourire un peu triste. Elle a posé le pied sur le sol américain voilà presque vingt ans et pourtant l’accent refuse de quitter sa langue. Ses consonnes roulent trop contre son palais pour qu’elle sonne comme une fille du pays. Elle s’est fait une raison, mais elle aimerait bien parfois ne pas avoir à se trainer ce panneau qui semble crier ses origines à la face du monde. Immigrée, pas d’ici. Elle lève pourtant son verre légèrement comme pour trinquer avant de répondre. « C’est très peu probable, en effet. Disons que ce n’est pas le genre de soirée dans lequel j’ai l’habitude de me rendre. » Un petit rire, légèrement gêné, lui échappe avant qu’elle enchaîne. « Mexique. Je suis née de l’autre côté de la frontière, du mauvais côté dirait certains. » Elle hausse légèrement les épaules et repousse une mèche sur son épaule avant d’ajouter. « Je suis arrivée, il y a un peu moins de vingt ans, mais l’accent s’accroche. » Un sourire étire ses lèvres alors qu’elle en profite pour rebondir. « Le vôtre semble venir d’Angleterre, je me trompe ? » Elle s’applique, arrondie ses phrases pour essayer de rejoindre le parler si soyeux de la femme qui lui fait face, ne se sentant une fois de plus pas vraiment à sa place. Elle jette un regard autour d’elle, observe la pièce, les gens. Elle remarque les regards qui s’arrêtent sur elles, les chuchotements qui s’échangent en les regardant. Elle fronce un peu les sourcils avant de reporter l’intégralité de son attention sur Elinor. « Je peux me permettre de vous demander ce que vous faites ? » Elle penche à nouveau la tête sur le côté en souriant. « Vous ne semblez pas servir de faire-valoir à quiconque, j’en déduis donc que vous êtes vous-même l’invitée de la soirée et par le fait une femme d’influence ? » Elle sourit d’un air malicieux avant de se pencher vers son vis-à-vis avec des airs de conspiratrices.



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Tea For Two - Ils t'entraînent au bout de Lanuit, les démons du mépris
Elinor V. Lanuit
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Tea For Two - Ils t'entraînent au bout de Lanuit, les démons du mépris
Let's spend an evil night together
En un mot : Don't be afraid ; It's only death. It's just as natural as your first breath.
Qui es-tu ? :
- Immortelle britannique du XIXème siècle, issue de la bourgeoise florissante du début de l’ère victorienne, l’élégance et le flegme de son époque affleurent encore dans ses manières.
- Femme fatale au charme venimeux, calculatrice sans scrupules, elle manipule les cœurs aussi bien que les lettres et les chiffres.
- Perfectionniste à l’extrême, séduite par le pouvoir et reine stratège, son plaisir de tout contrôler égale sa soif de connaissances en arts obscures.
- Vampire accomplie et fille des Lanuit, éternelle solitaire dont l’amour empoisonne les malheureux attirés par une élégance inaccessible aux simples mortels.
- Monstre évoluant dans l’anonymat des ombres, elle traverse les siècles sans fléchir ni se lasser, se proclamant véritable immortelle avide de vie et de savoir.

Facultés :
- Chacun de ses menus gestes contient une grâce et une sensualité étonnante, comme si son corps figé par les siècles ne connaissait aucune autre manière de se mouvoir.
- Un rare talent pour la stratégie économique dont son clan profite à souhait, elle détient une précieuse capacité à s’ancrer sans difficulté dans cette époque.
- Une Présence cultivée avec patience se lit dans son regard enjôleur, rendue redoutable par un siècle de manipulations opportunistes (niveau 2, palier 5).
- L’Occultation masque son être pour mieux agiter les fils de ses marionnettes, tandis que son esprit demeure son sanctuaire interdit, où elle ne tolère personne (niveau 2, palier 2).
- Un Animalisme incongru la colle, sans qu’elle ne daigne y accorder le moindre intérêt, quand ce talent bestial semble si éloigné de son tempérament et de ses valeurs (niveau 0, palier 0).

Thème : Jill Tracy : Evil Night Together
We'll drink a toast in the torture chamber
And you'll go down on a bed of nails
We'll rendevous in cold blood
I'll tie you up to the third rail
No need for cake or flowers
Let's spend an evil night together

Pseudo : Carm'
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Jeu 3 Déc - 23:18 (#)



Au-delà des suaves arômes de chair vivante tourbillonnant autour de Maria, l’immortelle ressentait les affres de la Soif exciter une myriade de sensations. Ainsi, la clameur des conversations se mêlait aux exhalations des souffles imbibés d’alcool, le choc des talons et des élégantes coupes de champagne, en un bouquet pulsant d’humanité. Comme le tout Shreveport remuait dans cette salle étincelante de richesse et de nuques exposées, Elinor fut traversée d’un imperceptible frisson. Ses sens exacerbés conféraient à ces brebis enfermées aux côtés du loup, des nuances sanguines, et des saveurs imaginaires excitant son appétit encore inassouvie.
Pourquoi pas celle-ci, s’interrogea-t-elle en examinant en retour la silhouette affolante de Maria. La couture de la robe en question l’intéressait moins que les veines cachées sous cette peau à la texture chaude et délicate. L’instinct du prédateur conférait aux courbes ensoleillées de cette femme, une allure des plus exquise, aussi harmonieuse qu’appétissante. Elle promena un regard à la fois envieux sur le contour de ses épaules douces jusqu’à l’ourlet de ses lèvres élégamment soulignées de rouge. Elinor se vit attirer contre elle cette créature débordante de vie, saisir l’ovale de son menton entre ses doigts, savourer sa chevelure parfumée caresser son propre visage, pour enfin soumettre cette gorge tendre à ses crocs.
Un frémissement embarrassé tordit ensuite la bouche sensuelle de Maria, tirant la vampire de sa rêverie prédatrice. L’humaine masqua en vain sa gêne derrière son verre translucide, alors que son observatrice attentive pouvait aisément lire ces réactions comme un livre ouvert. Un fin sourire décora les traits d’Elinor Lanuit. Celle-ci se composa une attitude sincère et complice, tintée d’une pointe d’admiration dont semblait raffoler la Mexicaine.

« Je vous ai embarrassée, pardonnez-moi, ce n’était pas mon intention. Bien au contraire, votre accent ajoute à votre charme, si vous me permettez cet avis indiscret. »

L’immortelle embrassa du regard l’immense salle aux innombrables convives, comme pour y puiser l’inspiration. Elle fit mine de ne rien remarquer des chuchotements et des coups d’œil à la dérobée que leur duo inattendu attirait immanquablement.

« Perspicace, dites-moi. En effet, je suis née de l’autre côté de l’Atlantique, à Londres pour être exacte, » lui confia-t-elle.

L’atmosphère enfiévrée des lieux lui souffla délicatement au visage, drapant des réminiscences autour d’elle comme on enfile une robe familière. Dans les veines de la vampire s’infiltrait une ivresse de toute puissance, indissociable de l’instinct de chasse, qui déclencha un frisson le long de son échine. D’être capable de prendre ce que l’on désirait. De pouvoir éteindre ces airs envieux accrochés sur elle. De pouvoir se jouer cruellement de cette victime si l’envie lui en prenait. Elinor laissa cette sensation courir dans sa conscience, avant d’éteindre momentanément ce danger.
Comme l’immortelle s’enivrait de cette proie venue s’offrir à elle, les lumières mouvantes du bal donnaient parfois un aspect irréel à son profil, une texture trop pâle et trop lisse pour constituer un déguisement adéquat. Cependant, elle n’avait cure des mortels aux yeux jaloux couvant leur conversation parmi la foule endimanchée, et consacrait toute son attention sur l’agneau précipitée dans ses bras. La vampire notait machinalement la présence de toutes ces victimes potentielles comme l’on ferait d’un simple garde-manger, au cas où le délice lui filerait entre les doigts.

« Bien sûr, commença-t-elle en adoptant ce même ton de conspiratrice. J’ai moi-même été invitée en tant que représentante d’un fond d’investissement. Je chasse d’éventuels contrats juteux. »

Le terme de chasse lui sembla nimbé d’une ironie délicieuse, qui la fit aussitôt sourire. Par ailleurs, Elinor ne perdait guère de cet air enjoué dont elle s’affublait durant les soirées, à la fois malicieuse et polie. Comme détentrice d’un secret inavoué, d’une force dissimulée derrière une façade superbe et magnétique, elle évoluait parmi ses gens à la manière d’un serpent évaluant son environnement.

« À vrai dire, et tout à fait entre nous, c’est une mauvaise excuse. Je suis venue avant tout pour mon plaisir personnel : la lassitude de terminer mes soirées seule derrière un écran de statistiques. J’avais besoin de distraction, bien que l’on vienne constamment m’évoquer le travail depuis mon arrivée. »

D’un mouvement fluide, Elinor chassa une de ses interminables mèches d’ébène errant sur ses épaules couleur de marbre. Elle adressa un regard entendu à son interlocutrice, de cet air d’excuse impertinent pour avoir osé confier un aveu coupable. Du reste, aucun mensonge ne peuplait son discours. La réception demeurait un nid riche en victimes potentielles, tout comme celles-ci constituaient autant de bonnes affaires, dont il aurait été bien sot de se priver. La vampire revint scruter l’attitude de Maria, en se cachant derrière un ton à la légèreté complice.

« Mais nous parlons beaucoup de ma personne, et trop peu de vous. Vous accompagnez ce coquin de Richard, n’est-ce pas ? Entre nous, appréciez-vous vraiment ce genre de soirée, ou bien cela fait-il parti du jeu ? »

Elle leva son index d’un air faussement réprobateur. « Quand bien même votre rôle est de faire la conversation, répondez sincèrement. Je sais déceler les cachoteries. »

Et pour cause, dans cet univers étincelant de luxe, d’élégance et de fausseté, Elinor s’élevait au rang de reine, pour laquelle le masque était un accessoire indispensable. Durant la nuit, celle-ci se drapait alors de mille illusions, tantôt comédie, tantôt drame ou romantisme, dans lesquelles elle se fondait avec une aisance redoutable. Lorsque l’immortelle planta son regard magnétique dans celui de Maria, elle y versa un charme délicieux, faussement vulnérable et quelque peu naïve, comme une énième cruche évoluant dans ce milieu. Elle cousait alors méticuleusement un piège silencieux autour de cette mortelle soudainement apparue devant elle, en une offrande si tentante.
Et néanmoins, dans les méandres de cette silhouette trop parfaite, dans la cascade de sa chevelure aussi sombre que ses pupilles, couvait une obscurité menaçante, comme une péril indiscernable à l’œil humain. Un frisson malsain électrisant une peau chaude, une fraction d’ombre discernée à la lisière de la vision, et qui pourtant, étendait lentement son emprise sur Maria.


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Chili con Caliente
Maria Parado
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"Sex is one of the most beautiful, natural, wholesome things that money can buy."

En un mot : But First Coffee.
Qui es-tu ? :
"You're my heart, in human form."

☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


☼NO DICE NADA☼
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☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

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Dim 9 Mai - 2:47 (#)



« LA NUIT NOUS APPARTIENT »
ELINOR V. LANUIT  & MARIA PARADO



ϟ D’un geste de la main gracieux, elle repousse les excuses, marmonnant vaguement que ça ne fait rien. Son accent, elle le garde au creux d’elle, dernier vestige d’une vie qui n’est plus. Dernier souvenir de sa mère et des ridules que le temps avait déjà creusé sur son visage pourtant jeune. Dernier souvenir d’un père dont elle ne conserve qu’une odeur rassurante de cambouis et de tabac froid. Dernier souvenir d’une grand-mère, morte de s’en être trop fait pour son feu-follet de petite-fille. Elle effleure d’un geste le collier qui effleure la peau de sa gorge, seul bijou qu’elle a emporté d’elle sa fuite effrénée du Mexique. Seul objet d’apparat possédé par sa mère, cadeau de son père pour leurs quinze ans de mariage. La chaîne en or ne se pare que d’une perle logée au creux d’une spirale délicate. Pourtant, cet accent qu’elle chérit et qui lui colle à la peau, est parfois la source de souffrance qu’elle préfère généralement oublier. Les clients qui la choisissent pour son charme latin, elle l’accepte, elle en a même fait son cœur de cible dans sa jeunesse. Mais ils ne sont pas seuls à remarquer ses yeux noirs et la teinte doré de sa peau, ils ne sont pas seuls à noter l’accent qui fait rouler ses r et réchauffe chacun des mots qui s’échappe d’entre ses lèvres. Les autres sont plus enclin à laisser fuser des insultes qui laisse encore un goût amer dans le fond de sa gorge. Elle se secoue intérieurement pour évacuer ses pensées importunes et rester concentrer sur sa conversation et sa magnifique partenaire.

L’évocation de la capitale anglaise allume des étoiles dans les prunelles brunes de la Mexicaine. Elle en rêve depuis toujours de ses grandes villes étrangères, Londres, Madrid, Paris, Berlin. Le vieux continent l’attire comme un papillon vers la flamme. Elle économise petit à petit dans l’espoir de pouvoir s’offrir des voyages quand elle devra ranger ses escarpins. L’idée de devoir arrêter de battre le pavé avec ses sœurs d’infortune la terrorise et la seule chose qui lui permet de ne pas sombrer dans des angoisses dévorantes est l’idée de pouvoir profiter de ce nouveau temps libre pour découvrir l’Europe. Des yeux, Maria dévorait le visage parfait d’Elinor, fasciné par cette femme qui semblait tout avoir. Gloire, beauté, richesse, que pouvait bien vouloir une femme de son envergure ? Pourquoi s’évertuait-elle à faire la conversation à celle qui n’était après tout qu’une prostituée de petite envergure ayant été invitée par un homme n’assumant pas ses goûts en matière de sexualité ? Le faciès délicat de l’Anglaise prenait presque des airs de sculpture, dessinée dans le marbre le plus fin par un artiste au talent dépassant l’entendement, sous les lumières dansantes de la soirée. Maria cligna des paupières à plusieurs reprises, ayant eu l’impression de deviner quelque chose de presque animal dans le regard de la, pourtant très délicate, Elinor et elle laissa rapidement cette idée s’échapper au rythme de la musique.

Le sourire malicieux qu’elle lui adressa força les lèvres de Maria à s’étirer encore davantage alors qu’elle haussait un sourcil en direction de la femme d’affaires. « Aaah, je me disais bien que vous n’étiez pas ici que pour le plaisir. Vous avez l’air bien trop attentive à tout ce qui se dit pour ne pas avoir une idée derrière la tête. » La question suivante la prend de court. Personne ne s’est jamais intéressé à la raison de sa présence à ce genre de gala. Femmes et hommes, tous la considèrent comme une conquête au bras d’un riche homme. Comme une jolie montre, on ne lui demande jamais rien de plus que l’heure ou si elle apprécie le champagne. Parfois, une épouse demande la provenance de sa robe, ou encore de ses boucles d’oreilles. On se plaint à mi-voix d’avoir les pieds gonflés dans ses escarpins hors de prix et la conversation s’arrête là. Elle n’est pas de leur monde, elle ne peut pas parler de la bonne qui ne fait pas correctement son travail, ou des enfants dont la scolarité coûte bien trop cher. Elle n’a pas de voyages aux Maldives à raconter et encore moins d’avis à donner sur le dernier restaurant hors de prix qui s’est ouvert récemment à New-York. Elle réfléchit quelques secondes à la question que lui pose Elinor, prenant le temps de déguster une gorgée de son champagne. « Vous savez que c’est la première fois qu’on me pose cette question ? »
Elle réfléchit sérieusement. Une part d’elle adore ces soirées où Richard nécessite ses services, elle y mange bien, y boit un alcool de qualité et peut danser avec un partenaire qui sait le faire, les billets qui s’entassent dans son sac à la fin de la nuit sont toujours un plus, surtout si Richard est d’humeur badine et qu’il lui demande une prestation supplémentaire. Mais apprécie-t ’elle, réellement, ces soirées ? Elle n’y parle à presque personne et, quand il ne s’agit pas de danser, elle s’y ennuie la plupart du temps. Alors, elle inspire et redresse le menton, cambrant le cou avant de croiser le regard d’Elinor. « Pas vraiment non. » Elle jette un œil à Richard. « Ne vous trompez pas, Richard est une compagnie très agréable, mais… Je ne suis pas sa femme. » Elle hausse les épaules comme si cette simple constatation suffisait à expliquer ce qui la mettait mal à l’aise. « Je n’ai pas les mêmes préoccupations que la plupart des femmes qui se trouvent dans la pièce, et si certaines sont agréables avec moi, la plupart des autres se contente de me juger du regard. » Elle lâche un petit rire aigre et sans joie. « Elles pensent probablement que je suis le nouveau numéro sur une longue liste, que je ne suis là que pour l’argent de Richard, quoiqu’il en soit, je n’ai pas ma place ici. » Un haussement d’épaule accompagne la fin de sa phrase. « Je ne leur en veux pas, elles n’ont pas tort sur toute la ligne. » Un rire, plus franc celui-ci, lui échappe alors qu’elle jette un nouveau regard vers son client avant de reporter son attention sur Elinor, un frisson parcourant son échine devant l’intensité de son regard. « J’en ai peut-être trop dit. » Elle rit doucement et glisse une main dans ses cheveux. « Vous savez pousser à l’honnêteté, Elinor, je ne suis pas sûre que ce soit une bonne chose, ou alors je risque de vous raconter le moindre de mes secrets et je risquerais de ne pas embarrasser que moi… » Elle penche la tête sur le côté avec un petit sourire malicieux avant d’enchaîner. « Vous avez dit que vous étiez là pour un fonds d’investissement, c’est bien ça ? Et dans quoi exactement investissez-vous ? »



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Tea For Two - Ils t'entraînent au bout de Lanuit, les démons du mépris
Elinor V. Lanuit
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- Perfectionniste à l’extrême, séduite par le pouvoir et reine stratège, son plaisir de tout contrôler égale sa soif de connaissances en arts obscures.
- Vampire accomplie et fille des Lanuit, éternelle solitaire dont l’amour empoisonne les malheureux attirés par une élégance inaccessible aux simples mortels.
- Monstre évoluant dans l’anonymat des ombres, elle traverse les siècles sans fléchir ni se lasser, se proclamant véritable immortelle avide de vie et de savoir.

Facultés :
- Chacun de ses menus gestes contient une grâce et une sensualité étonnante, comme si son corps figé par les siècles ne connaissait aucune autre manière de se mouvoir.
- Un rare talent pour la stratégie économique dont son clan profite à souhait, elle détient une précieuse capacité à s’ancrer sans difficulté dans cette époque.
- Une Présence cultivée avec patience se lit dans son regard enjôleur, rendue redoutable par un siècle de manipulations opportunistes (niveau 2, palier 5).
- L’Occultation masque son être pour mieux agiter les fils de ses marionnettes, tandis que son esprit demeure son sanctuaire interdit, où elle ne tolère personne (niveau 2, palier 2).
- Un Animalisme incongru la colle, sans qu’elle ne daigne y accorder le moindre intérêt, quand ce talent bestial semble si éloigné de son tempérament et de ses valeurs (niveau 0, palier 0).

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Jeu 27 Mai - 22:43 (#)



Dans l’absolu, cette haute société, et ses lieux de rencontres ressemblaient fort à des enclos à bétail, comme s’était plu à lui dire son Sire. Les individus d’une même race, voire d’une même famille, issus d’un environnement commun, venaient s’y accumuler afin de parader entre eux, loin des basses souches, et y brailler tous en chœur. Un authentique plaisantin, son Sire. Au début, Elinor avait été en total désaccord avec cette vision, elle-même fille de la bourgeoisie privilégiée, mais avec les décennies s’écoulant, elle avait été forcée de constater une certaine justesse à cette métaphore. Les humains obéissaient encore bien souvent à cet instinct grégaire. Dans ces opulents couloirs de marbre et d’onyx, on venait s’amonceler entre personnes de même condition, s’y restaurer parmi des êtres familiers et des habitudes reconnaissables, chercher la chaleur du groupe au coin du feu, bien à l’abri des prédateurs errants au-dehors, dans les recoins sombres de la forêt.

Du moins, à condition que lesdits prédateurs ne se soient pas déjà infiltrés ici, pensa-t-elle, en écoutant les confidences de la ravissante Maria.

Parmi le lustre merveilleux de l’or, de la nourriture humaine, des couverts d’argent qui miroitaient de mille feux sous les lumières tamisées de la grande salle, la musique enchanteresse camouflait maladroitement les réflexes instinctifs d’une espèce soi-disant civilisée. Tel des mammifères craintifs, les industriels se confortaient dans la proximité de leurs semblables, les magnats de la bourse se rassuraient dans des conversations économiques, bien loin de tout défaut dans cette belle toile de maitre. Tout un ensemble de mécanismes chimiques se mettaient à fonctionner dans ces boites crâniennes, et leurs cerveaux émettaient d’eux-mêmes les substances de plaisir qu’induisait la proximité d’éléments familiers. Dans ces lieux, on cultivait avant tout l’entre-soi, et non l’exploration des singularités, ce qui aux yeux d’Elinor, était d’un ennui totalement mortel.

D’un commentaire enjoué, elle fit écho à l’hésitation de son interlocutrice. « Oh, ça ne m'étonne pas. »

L’attention de l’immortelle dévala les lourds cheveux de la jeune femme, ces boucles aux couleurs riches et chaudes qui s’étalaient dans ce cou parfumé comme une corolle brillante, et son regard s’attarda un instant sur le délicat collier que ses mains avaient effleuré. Elle nota silencieusement la gestuelle dans un coin de sa tête. La voix suave de sa complice confessa lentement ses pensées, à la manière d’une fleur s’ouvrant fébrilement au soleil, et Elinor ne put retenir un sourire malicieux face au rire franc, et à cette honnêteté timide. Bien entendu, le ressenti de la mexicaine était fondé. Celle-ci n’avait rien à voir avec ces hommes et ces femmes, elle était fatalement exclue de leur groupe, de leur univers, à un niveau atavique, que la vampire comprenait parfaitement.

« Je vois, » dit-elle simplement en hochant la tête durant la confidence.

Ces mécanismes, Elinor en connaissait assez le fonctionnement pour les éviter. Le marasme induit par la conformité de la richesse, et la fermeture des cercles d’initiés conduisait souvent à un manque total de vision, en somme, à une régression de l’inventivité humaine. Un appauvrissement du sang, aurait pu dire son Sire, avec son mot pour rire, car l’adversité forgeait les grands esprits, aurait-il alors ajouté. Si la maxime était certes exagérée dans la plupart des cas, Elinor avait toutefois constaté à maintes occasions que ces aides les plus précieuses, et les plus ingénieuses, provenaient d’un milieu difficile, au passé souvent trouble. Elle se plut ainsi à écouter les confessions de Maria avec un intérêt calculateur, une véritable déformation professionnelle chez elle.

« C’est sans doute car je vous écoute vraiment, au lieu d’attendre mon tour pour parler. » Elle chassa une mèche noire de son front, et lui confia sur un ton complice. « Mais ne vous inquiétez pas, nous entendons tellement de choses dans ces soirées, que vous aurez du mal à m’embarrasser. »

Dans ces enclos, bien des instincts demeuraient à l’ordre du jour, aurait voulu ajouter Elinor, mais le fil de ses pensées avait quelque peu dépassé la conversation. Elle lui sourit encore une fois, et d’un geste ample de la main, désigna le vide prudent qui s’était instinctivement dégagé autour d’elles.

« Toutes vos confidences resteront entre nous, bien sûr. Moi-même, je reste rarement longtemps à ces soirées, et puisque vous amenez ce sujet, j’en viens aux investissements. »

Quelque part, au milieu de ses réflexions tortueuses, et des souvenirs de son Sire, l’immortelle n’avait cependant pas perdu de vue son objectif nocturne. Elle avait encore soif, et la peau douce de Maria scintillante sous la lumière des lustres, ne faisait que renforcer cet autre instinct. Il était temps de tisser une toile pour obtenir le prix désiré, et qui sait, bien plus encore.

« Je travaille pour la EEA Fondation, mais peut-être la connaissez-vous de nom ? Nous sommes situés à côté de l’université. »  Elle marqua une pause songeuse, comme pour chercher ses mots. « Nous finançons de nombreuses associations caritatives, des programmes d’aides aux communautés isolées, et beaucoup d’autres activités culturelles. Nous aidons des associations étudiantes par exemple, mais surtout nous sommes assez fiers de notre programme d’aide envers les sinistrés, notamment lors des ouragans, et ce genre de désastre. »

La fondation était un véritable chef d’œuvre en matière de couverture, et pour Elinor, la fierté filtrant au travers de sa voix n’avait pas besoin d’être feinte. « C’est un travail constant, et beaucoup plus politique qu’on ne l’imagine. D’ailleurs, toute occasion est bonne pour faire la chasse aux donateurs, et aux autres investisseurs, y compris dans ces soirées-là. »

Le regard d’Elinor balaya la vaste assemblée bruissant de conversations, de rires éparses, et des tintements des flutes à champagne. Quelques groupes réduits s’acheminaient vers les portes aux dorures clinquantes qui donnaient vers des salles privées, au rythme de discussions en demi-teintes, comme des conspirateurs avertis. Dans un mouvement félin, elle pivota dans cette direction, en s’approchant imperceptiblement de Maria, et ses mèches d’ébène voletèrent quand elle désigna les sorties adjacentes d’un geste gracile et discret du poignet.

« Bien sûr, cette salle de réception n’est pas la meilleur endroit pour cela. Voyez, beaucoup des transactions, et entre nous, bien d’autres choses moins scrupuleuses, se déroulent dans les salles closes du bâtiment, à l’abri des regards. »

Elle murmura d’un air entendu. « Les réflexes instinctifs ont la vie dure, même ici. Bien sûr, ils ratent une agréable compagnie, en partant d’ici. »

Le compliment à demi camouflé derrière une attitude en apparence innocente, Elinor fit mine de reporter brièvement son attention vers l’orchestre, entonnant alors un énième morceau, avant de revenir à Maria, comme simulant une curiosité naissante, difficilement retenue.

« Je suis décidément curieuse, j’espère que vous me pardonnerez cela. Mais n’avez-vous jamais imaginé changer de carrière, un jour ? Arrêtez-moi si c’est un sujet délicat bien sûr, je ne voudrais pas être irrespectueuse. »

Une idée lui vint spontanément. Une idée visant à accomplir deux de ses objectifs en une seule toile, en s’y prenant avec délicatesse. L’expression d’Elinor redevint alors sérieuse, bien que ce sourire sibyllin qui caractérisait tout son être, ne désertait jamais entièrement ses lèvres.

« Vous devez sûrement avoir des rêves, surtout pour avoir surmonté ces épreuves, » reprit-elle sur un ton doux. « Travailler dans l’associatif ne vous a jamais intéressé ? De quoi rêvez-vous, Maria ? Si je peux me montrer familière avec vous. »

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Chili con Caliente
Maria Parado
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"Sex is one of the most beautiful, natural, wholesome things that money can buy."

En un mot : But First Coffee.
Qui es-tu ? :
"You're my heart, in human form."

☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


☼NO DICE NADA☼
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Facultés : ☼ Prépare un excellent chili, elle aime cuisiner et ne s'en prive pas, remplissant régulièrement les estomacs creux de ses colocataires, collègues et amis.
☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

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Jeu 19 Aoû - 1:29 (#)



« LA NUIT NOUS APPARTIENT »
ELINOR V. LANUIT  & MARIA PARADO



ϟ L’acceptation d’Elinor, la simplicité avec laquelle elle accueille la confession de Maria, l’apaise étrangement. Personne ne pose jamais la question, personne n’ose jamais demander aux prostitués si elles aiment leur travail. Personne ne demande avec une curiosité saine si le métier leur pèse, si elles sont fatiguées. Les rares fois où la question a été posée, c’était avec le genre de curiosité malsaine qui pousse les gens à ralentir en passant devant le lieu d’un accident. On veut les détails sordides, les histoires cradingues et le glauque des rues sales sur lesquelles elles traînent leurs guêtres pour attraper le client. Alors, certes, pour Elinor, elle pourrait très bien n’être qu’une passade de Richard, mais quelque chose lui dit que la grande brune à bien compris qu’il s’agissait d’une relation tarifée. Probablement que la dame n’envisage pas qu’elle discute avec une prostituée, simplement une Escort, une de ses filles qui vendent leur présence plus que leurs charmes. Qu’on loue pour la soirée, à qui on prête une jolie robe pour faire bonne impression et qui rentre sagement une fois la réception terminée.

Un sourire sincère étire les lèvres de l’hispanique quand la Britannique parle ensuite et elle hoche la tête en signe d’assentiment. Oui, c’est rare d’être réellement entendu dans ses soirées, pas seulement comme un bruit de fond qu’on attend de voir passer pour pouvoir s’exprimer à son tour, mais comme quelque chose de réellement intéressant. Son regard parcourt la foule bigarrée qui s’étale dans la pièce, où se jouent probablement de nombreux futurs contrats qui n’intéressent en rien Maria, qui préfère de loin observer les robes et les jeux de regards qui s’échangent. Elle a déjà eu le temps de comprendre que trois des couples présents pratiquent l’échangisme, c’est soit ça, soit ils se trompent mutuellement les uns avec les autres. Elle fronce un peu le nez en penchant la tête légèrement sur le côté dans l’espoir d’observer plus précisément une conversation pourtant bien trop lointaine pour qu’elle puisse en capter quoique ce soit. Son attention se reporte sur Elinor dès que sa voix retentit de nouveau. Un haussement de sourcil appréciateur se dessine sur le visage de Maria quand elle lui annonce l’entreprise pour laquelle elle travaille. « Bien sûr que je connais, il faut être aveugle et sourd pour n’avoir jamais entendu parler de cette fondation. » Un grand sourire se dessine à nouveau sur les lèvres fardées de rouge de la Mexicaine. « Je trouve que vous faites un travail formidable, vraiment. » Elle avait entendu parler de la fondation par une ou deux des petites nouvelles du Cartel, elles étaient étudiantes et avaient réussi à poursuivre leurs études en partie grâce aux aides proposées par l’EEA. La fierté qui suinte des mots d’Elinor est palpable et complètement justifiée. L’intérêt qu’elle porte à Elinor se change en quelque chose de plus proche de l’admiration et ses yeux se mettent à briller.

« Je comprends complètement, trouver des dons doit être un des objectifs principal de la fondation, c’est vraiment fantastique que vous arriviez à faire tourner une association de cette envergure, vraiment. » Une bouffée du parfum de la brunette déconcentre Maria. Elle sentait délicieusement bon, quelques choses de racé et de puissant comme elle. Une odeur enveloppante et presque étourdissante qui pousse la Mexicaine à inspirer plus profondément afin de tapisser ses narines de la délicieuse fragrance. Son regard se perd sur les mèches d’un noir profond qui captent la lumière des chandeliers et elle sourit en l’écoutant parler. « Je n’en doute pas un instant. » Son sourire se fait un peu mutin quand elle ajoute. « Après tout, quand il s’agit de parler d’argent… Ou d’autre chose, rien ne vaut un peu d’intimité. » Elle baisse la tête avec un demi-sourire avant d’avaler une dernière gorgée de son verre de champagne désormais vide, pour masquer la légère gêne occasionnée par le compliment. C’est qu’ils ne sont pas habituels quand ils sont de ce genre. Elle a l’habitude de s’entendre dire à quel point son corps plaît, à quel point elle sait s’en servir, dans toute sorte de langages, mais ils sont rares ceux qui la complimentent aussi délicatement.


La question suivante d’Elinor, répond à l’une de celle de Maria et elle retient un petit rire qu’elle transforme en un sourire narquois. Ainsi, la Britannique avait bien compris qu’elle était le rôle de Maria au sein de cette soirée. Bétail sagement amené pour faire bonne impression. Elle s’en veut instantanément d’avoir pensé de la sorte. Non, clairement, Elinor ne pense pas comme ça et elle semble sincèrement intéressée. Alors, Maria, se redresse un peu, redresse le menton et avec un sourire qui se fait plus doux, réponds à la question. « Aucun problème, c’est agréable d’avoir quelqu’un avec qui parler sincèrement. » Elle fait tourner doucement le verre vide entre ses doigts le regard perdu dans les gouttelettes qui s’attardent contre ses bords. « Non, je n’ai jamais envisagé de changement de carrière. J’aurais aimé travailler dans les chiffres plus jeunes, parce que je suis douée avec ça et au final, j’ai trouvé le moyen de le faire au sein de mon emploi actuel. Mais… » Elle inspire profondément, les yeux toujours perdus dans le vide, elle pense à Sanford, aux filles, aux garçons du Cartel, à Gabriel, à Miguel. Elle pense à tous ses clients, à ses années qui se sont écoulées sans qu’elle ne les voie réellement s’enfuir. « J’aime mon travail, aussi étrange que ce soit. » Elle ne s’étale pas, consciente qu’on ne parle pas de ces choses-là au sein d’un gala de cette envergure. « J’y ai trouvé une seconde famille et quelque part, je fais un peu dans le social. » Elle rit doucement avant de redresser la tête. « De quoi je rêve ? » Je rêve de ne pas vieillir. Je rêve de ne jamais devoir m’arrêter, de ne jamais avoir à abandonner la rue pour ne pas avoir à laisser tomber Sanford. Je rêve d’un monde où mes genoux ne grincent pas quand je monte l’escalier. « J’aurais voulu être professeur de mathématique, petite. » L’aveu s’échappe dans un quasi-murmure et elle n’est pas sûre qu’Elinor ne l’a entendu. « Mais travailler dans l’associatif, dans le caritatif, ça a, bien entendu, un certain attrait. » Elle relève le nez, transformant son expression en un sourire mutin. « Devrais-je parler avec mon patron, Elinor ? Êtes-vous en train d’essayer de me débaucher ? » Elle mordille délicatement sa lèvre inférieure en retenant un petit rire. « Est-ce une conversation qui nécessiterait d’aller dans l’une de ses salles dont vous parliez précédemment ? »


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Tea For Two - Ils t'entraînent au bout de Lanuit, les démons du mépris
Elinor V. Lanuit
Elinor V. Lanuit
Tea For Two - Ils t'entraînent au bout de Lanuit, les démons du mépris
Let's spend an evil night together
En un mot : Don't be afraid ; It's only death. It's just as natural as your first breath.
Qui es-tu ? :
- Immortelle britannique du XIXème siècle, issue de la bourgeoise florissante du début de l’ère victorienne, l’élégance et le flegme de son époque affleurent encore dans ses manières.
- Femme fatale au charme venimeux, calculatrice sans scrupules, elle manipule les cœurs aussi bien que les lettres et les chiffres.
- Perfectionniste à l’extrême, séduite par le pouvoir et reine stratège, son plaisir de tout contrôler égale sa soif de connaissances en arts obscures.
- Vampire accomplie et fille des Lanuit, éternelle solitaire dont l’amour empoisonne les malheureux attirés par une élégance inaccessible aux simples mortels.
- Monstre évoluant dans l’anonymat des ombres, elle traverse les siècles sans fléchir ni se lasser, se proclamant véritable immortelle avide de vie et de savoir.

Facultés :
- Chacun de ses menus gestes contient une grâce et une sensualité étonnante, comme si son corps figé par les siècles ne connaissait aucune autre manière de se mouvoir.
- Un rare talent pour la stratégie économique dont son clan profite à souhait, elle détient une précieuse capacité à s’ancrer sans difficulté dans cette époque.
- Une Présence cultivée avec patience se lit dans son regard enjôleur, rendue redoutable par un siècle de manipulations opportunistes (niveau 2, palier 5).
- L’Occultation masque son être pour mieux agiter les fils de ses marionnettes, tandis que son esprit demeure son sanctuaire interdit, où elle ne tolère personne (niveau 2, palier 2).
- Un Animalisme incongru la colle, sans qu’elle ne daigne y accorder le moindre intérêt, quand ce talent bestial semble si éloigné de son tempérament et de ses valeurs (niveau 0, palier 0).

Thème : Jill Tracy : Evil Night Together
We'll drink a toast in the torture chamber
And you'll go down on a bed of nails
We'll rendevous in cold blood
I'll tie you up to the third rail
No need for cake or flowers
Let's spend an evil night together

Pseudo : Carm'
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Double compte : Alexandra Zimmer, Selma Weiss
Messages : 637
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Crédits : The Great Malarkey, The Handsome Family, Fleetwood Mac, Taboo, Hell on Wheels, There will be blood, Fargo (inspiration).
Mar 24 Aoû - 22:43 (#)



Oh, cette chaleur. L’usure des siècles n’écornait en rien son intensité. Ce velours évanescent montant de la chair des mortels, comme un fil iridescent s’infiltrant dans les fibres des vampires, ces senteurs alors sublimées à l’aune d’une sombre soif. Celle-ci s’insinuait dans les veines d’Elinor, démesurée, et grisante, une ivresse douloureuse étirant ses sens, les affutant à l’extrême, à la manière d’une lame à la finesse cassante. Alors que Maria racontait avec circonspection les expériences d’une vie humaine, laborieuses et lointaines, comme jamais la vampire n’en avait connu, ses lourdes boucles scintillantes exhalaient leurs parfums au moindre mouvement, au même titre que sa peau exposée, qui semblait briller d’une lumière propre, sans aucun doute idéalisée par l’état d’esprit de son observatrice.
Comme les confessions de Maria s’écrivaient lentement dans l’air enfiévré de luxe, dans l’éclat des lustres et les bulles brillantes de son verre, Elinor se plut à effacer le monde autour d’elles. Un court instant, seulement. Elle fut momentanément attirée par un besoin de silence, d’excaver hors de leur intimité cette peuplade bruyante tout autour, de converser dans une chape d’obscurité, et d’assouvir cette soif courant derrière son masque de politesse. De violemment rejeter ces mortels. De laisser libre court à ce spectre prédateur qui hantait en silence, chacun des cœurs morts de ses semblables, aussi civilisés et intégrés soient-ils. Elle laissa fiévreusement ce sentiment de côté, et sourit de plus belle à Maria, pour l’encourager à cette discussion étrangement intimiste.

« Oui, je comprends. Au-delà du travail, c’est extrêmement précieux de vivre dans un environnement où l’on se sent à l’aise, au milieu de personnes que l’on apprécie. »

Je comprends bien, pensa-t-elle alors, balayant vivement ce voile momentané qui avait traversé son regard, l’espace d’un battement de cil. Rien n’était simple avec Elinor, qui n’obéissait ni à une éternité de fausseté, encore moins à une totale sincérité. Elle était au-delà. Elle était autre.

« Mais c’est un beau rêve, » commenta-t-elle aussitôt, face à ce murmure presque inaudible pour une simple humaine. « C’est quelque chose de très noble de vouloir transmettre un savoir, encore une fois, je le comprends parfaitement. »

Et si la discussion renfermait certes, un but caché, elle n’était pas moins sertie d’authenticité, pour celle qui avait oscillé tout au long de cette soirée entre un réel intérêt, saupoudré d’un soupçon d’empathie, et une véritable opportunité prédatrice. Les expériences humaines de cette époque la fascinaient d’une certaine manière. Cette nouvelle misère que la britannique n’avait jamais connu, et ces aspirations modernes, dans un monde plus injuste que jamais, éveillait en elle une curiosité des plus ambiguë. Un intérêt quasiment scientifique. Ajouté à celui-ci, le besoin de plus en plus pressant de trouver une personnalité digne de siéger à ses côtés, une manière encore ténue, encore quelque peu refoulée, d’ajouter une nouvelle pierre à cette immortalité exemplaire qu’elle recherchait.
Elinor hocha machinalement la tête, comme méditant à la perspective d’enseigner, et son regard brillant se fit brièvement mélancolique. L’impression s’envola prestement, comme le même fugace voile traversant ses prunelles noires quelques instants, et très vite, la voilà de nouveau au cœur de la discussion, quand le chaleureux sourire de Maria excitait un appétit, qu’elle s’évertuait à refouler.

« Eh bien, la décision finale vous revient, je ne me risquerai pas à présumer de vous, » répondit-elle, un léger éclat de rire dans la voix.

Au milieu de cette conversation légère, aux enjeux dissimulés, une étincelle de curiosité s’anima dans les pensées d’Elinor. Ai-je été trop loin dans ce petit jeu ? L’attention de l’immortelle s’attarda sur les brèves mimiques de Maria, ces lèvres hésitantes, et son expression rieuse, comme elle cherchait à déceler là, les indices d’un flirt. L’incident n’était pas nouveau, pour Elinor. Comme tous les siens, ce magnétisme mystique avait déjà ravi des cœurs, et elle ne se montrait jamais dupe, quant à la réalité des désirs, quand bien même ceux-ci pouvaient devenir un réel embarras à l’occasion.

« Mais, pourquoi pas. Loin de moi l’idée de faire de l’humour mal placée, mais vous avez acquis une expérience précieuse. Vous avez connu la difficulté, vous en connaissez les besoins, vous ressentez de l’empathie pour les personnes autour de vous, et tout cela ne s’acquiert dans aucune école. »

Bien sûr, le sujet devenait glissant. Comme tout homme ou femme de mauvais goût, il était facile de sombrer dans une humour idiote, ou pire encore, dans une pitié extrêmement mal placée envers un métier aisément victime des clichés. Elinor ne ressentait nullement cela. Dans la tonalité de sa voix, filtrait la solidité d’un avis sincère, sans une once de jugement, seulement un professionnalisme dans lequel brillait tout de même une sympathie réelle. Elle reprit son argumentation sur un ton similaire.

« Vous devez parler au moins une autre langue, n’est-ce pas ? » poursuivit-elle, en réfléchissant au fur et à mesure de la discussion. « Bien sûr, ne vous méprenez pas, je ne peux pas vous garantir un emploi en un claquement de doigt, mais… »

L’attention d’Elinor s’attarda brièvement sur le cou chaud de Maria, où flottait encore des mèches sombres, délicieuses et parfumées. La soif revint labourer de ses griffes ses pensées. Pourtant, elle évacua de sa bouche toute impatience, toute précipitation qui aurait gâché sa toile finement tendue, et bien au contraire, exposa minutieusement ses intentions professionnelles.

« La fondation aide nombre d’autres associations, avec des buts très divers, qui sont souvent en recherche de personnes intelligentes et débrouillardes. Ce sont des qualités plus précieuses qu’un diplôme. Si à l’avenir, vous aimeriez changer de métier, je ne serai pas étonnée que vous trouviez une place qui vous plairait. »

Grâce à une fondation aussi vaste, et brassant des dizaines d’associations ou d’espoirs différents, l’idée était loin d’être une invention de sa part. Bien au contraire, l’immortelle conservait cette vieille habitude de rechercher davantage une personnalité, qu’un véritable profil, l’héritage d’une éternité d’entreprenariat qui n’avait jamais connu les recommandations, et les certifications modernes.

« Toutefois… » reprit-elle sur le ton de la confidence. « Je pourrais vous exposer les possibilités plus en détail, en privé, mais je ne voudrais vous obliger à rien. Mais qui sait ? Peut-être pourrais-je vous avancer une offre que vous ne sauriez refuser. »

D’un mouvement discret, Elinor désigna les battants dorés refermant les couloirs qui donnaient vers ces salles secondaires, où se déroulaient les tractations secrètes, et un sourire malicieux décorait ses traits, tout en couvant Maria d’un regard complice. Derrière celui-ci, flottait cependant les affres d’un désir au-delà des instincts humains qui, cette nuit-là, s’était vêtu de luxe et de charme, comme un serpent venimeux lové dans la douceur de la soie.

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