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Fear is the mind killer
Ethan Roman
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Fear is the mind killer
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En un mot : Humain
Facultés : Aspirateur à emmerdes
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ASHES YOU WILL BE

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Lun 8 Fév - 14:29 (#)

Le nez dans le capot, je peste contre cette fichue vis qui ne veut pas céder. J’ai utilisé tous les moyens que je connais pour la faire bouger, mais rien n’y fait, ce qui n’arrange rien mon humeur. En plus, je dois commander une culasse, pièce qui est hors de prix et fric que je n’ai évidemment pas. Pas pour le moment en tout cas. Je me redresse, me débarrasse du chiffon qui dort sur mon épaule et referme le capot. Je n’arriverai à rien ce soir, tout est contre moi, ou alors c’est moi qui suis de bien trop mauvaise humeur pour accepter quoi que ce soit. La vieille Shelby est recouverte, le garage fermé et me voilà roulant sur la bretelle d’autoroute pour rejoindre les bas fond de ce pauvre monde. Remarque, ça tombe bien, c’est juste à côté de chez moi. Studio dans un immeuble aux murs aussi fins que du papier à cigarette, un truc meublé auquel je n’ai apporté qu’une mince pellicule de ma personnalité en accrochant trois dessins de mon propre cru.

Un passage rapide dans la douche se trouvant sur le palier et me voilà dans la rue, ma capuche relevée sur ma chevelure retenue en queue de cheval. Je laisse « Lady » dans son box, ce n’est qu’à quelques pâtés de maison et je tiens trop à ma moto pour la bousiller. C’est la seule chose qui me vient de chez moi, c’est une relique, un gouffre à fric mais je ne peux me résoudre à me séparer d’elle. Elle est le lien entre mon passé, tellement lointain, et le présent inéluctable. Je n’ai rien de plus que là-bas, l’amour des miens en moins. Un mec paumé parmi tant d’autres qui survit dans cette ville emplie de CESS que je hais mais que je nourris afin de la rendre un peu plus douce.

Inspirant profondément l’air frais de la Louisiane, chassant mes pensées mélancoliques, je m’arrête au stand qui vend d’excellents Po Boy. Une canette de bière et mon sandwich dans les mains, je poursuis mon avancée tout en mangeant. Y’a du monde ce soir, des paumés qui font la manche, des mecs complètement stones, des putes juchées sur leurs talons qui racolent tout ce qui passe, les macs évidemment surveillant le poulailler et là, dans les ruelles plus sombres, à l’abri des regards indiscrets, les prédateurs attendant patiemment leur pitance.

Candice est un gars bizarre mais il a compris ce que je voulais et surtout ce que je ne voulais pas. Je prends des risques contrôlés, jamais plus de deux fois par mois, faisant tout pour ne pas devenir accro à cette merde. C’est un gain substantiel de nécessité. Cette pensée me rassure et me permet de mieux dormir.

Mon repas engloutit, je m’octrois une pause sur un banc afin de boire tranquillement ma bière, me préparant mentalement à la prise de drogue. Les risques sont calculés mais je n’aime pas particulièrement l’état dans lequel me projette l’absorbions de ces substances, je déteste perdre le contrôle de mon existence. C’est pour cela que j’apprécie les méthodes de Candice me permettant de rester dans le local, certes miteux, mais duquel je ne peux m’échapper pour commettre on ne sait quelle connerie. En fin de compte, je ne suis pas si différent de mes parents qui vouent une adoration sans borne aux vampires et cette pensée me révulse. Dans ma poche, j’ai préparé quelques seringues vides qui n’attendent que mon élixir frelaté qui sera vendu à prix d’or.

Dans un grand soupire, je quitte mon assise et me dirige vers la ruelle où se tiennent les revendeurs sans même prendre la peine de se cacher. C’est connu et normal, les forces de police ne s’aventurent pas dans ce quartier.

Etrange, je ne reconnais aucune tête, c’est ennuyeux. Le porche où les hommes de Candice se tenaient sont remplacés par d’autres gars, tout aussi « avenants ». J’ai envie de faire demi-tour mais la culasse cassée dormant au fond du moteur m’appelle dans mon esprit. Ok, ok, pleure pas ma belle, j’y vais. Je m’approche d’un individu au faciès étrange me faisant vaguement penser à une hyène.

- Il est pas là Candice ?
- T’es qui, toi ?
- Et toi ? Qu’est-ce que tu fous à sa place ?

Faut pas parlementer avec ses gars, faut juste adopter le même ton qu’eux.

- Candice est parti, il reviendra pas. Bon t’achète ou tu dégages.

De plus en plus ennuyeux cette affaire-là.

- J’achète mais… je sors une liasse de billets conséquente. Je veux voir ton boss, j’ai un deal à lui proposer.

Je souris devant sa mine qui se décompose. Il est devant un dilemme et ne sait pas le gérer. Trop jeune, pas suffisamment expérimenté.

- Je sais pas… je… Il se dandine d’une jambe à l’autre, triture nerveusement le sachet entre ses mains et finit par se passer ses doigts dans ses cheveux gras. Suis moi.

Son ton est accusateur, m’en voulant d’avance d’un méfait que je n’ai pas encore commis. Rien n’a changé à l’intérieur, les murs sont toujours aussi décrépis, l’odeur toujours aussi nauséabonde subtil mélange entre la pisse, le vomi et un spray à la lavande qui n’arrive à masquer les relents. L’escalier menant aux étages, menace de s’effondrer, ça arrivera un de ces quatre, c’est sûr. Nous ne l’empruntons pas, nous, nous allons tout au fond. Trois coups bref contre le bois, une voix rauque autorise l’entrée.

- Patron, y’ un mec qui veut te voir, il…
- C’est bon, je lui pose la main sur l’épaule, je crois que je vais savoir me débrouiller sans toi.

Il me tend un regard furibond, attend le consentement de son supérieur et dégage en claquant la porte. Un canapé, bien plus vieux que moi, faisant face à l’homme, m’invite piteusement à m’asseoir.

- Salut, je m’appelle Ethan. Je te rassure, je viens pas te faire concurrence. Je veux juste un shoot, puis vendre quelques doses de vitae aux dents-longues

Tout en énonçant ma proposition, je sors un sachet contenant les seringues.

- J’ai mon propre matos, mais si tu veux du frais, faut m’héberger le temps de… Qu’en dis-tu ?
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Anonymous
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Lun 15 Fév - 12:08 (#)


Début de nuit calme s’il en est. On se fait royalement chier dans le quartier. Izy est passée en coup de vent avec sa fille, aussi vite repartie. Elle voulait juste gratter de la thune et s’est dit que brandir son môme serait une bonne idée. Dur de lui donner vraiment tort, ça a plus ou moins marché. Depuis le silence est revenu, et c’est presque affligeant quand y a pas un bruit par ici.
Dix minutes à tourner en rond, il en pouvait plus, le pitbull est parti emmerder ses chimistes histoire de s’occuper. Y a toujours une raison de gueuler et s’il en trouve pas, y a toujours matière à inventer.

Ils vont avoir besoin de nouveau matériel, celui qu’ils ont tombe en ruines. Putain, il s’en serait passé. Regret instantané d’être allé y foutre son nez. Il a gueulé pour la forme que c’était pas son problème et qu’ils avaient qu’à se démerder, mais il sait qu’il va pas y couper. Manquerait plus qu’on tombe à cours de meth à cause des plaques cassées. Empire de clochards ouais. Il se barre dans l’immeuble plus en bas histoire de se poser. Il a deux coups de téléphone à passer chez ses fournisseurs et le canapé semble une bonne idée.

Il l’aime bien son avant-poste un peu niqué. C’est pas le luxe, le frigo est même pas branché, mais ça fait son taf quand il est question de glander. Y a encore les cadavres de bouteilles sur la table que personne a eu la foi de débarrasser. Faut dire que le ménage a jamais été une priorité.
Deux appels raccrochés, ils auront leurs plaques dans la semaine, faudra quelqu’un pour aller les chercher. Là dessuite il a juste pas envie d’y penser. Joint en bord de lèvres il préfère se servir dans le whisky. Lui aussi faudra que quelqu’un se motive à aller en chercher. Il se fait chier et en même temps a pas d’énergie.

Retour dans le canapé et ses coussins trop vieillis. A un moment il a pensé en changer, mais ça irait pas tellement dans le paysage. Manquerait la douce patine de crasse qui fait toute la valeur de l’endroit. En prime dès qu’il occupe pas les lieux c’est visiblement la folie au rez-de-chaussée. Chaque fois il tombe sur des capotes usagées. Il va pas leur filer un canapé pour baiser, faut pas rêver.

Hésitation en regardant le répertoire, il pourrait toujours demander à Diez de passer. Il branle pas grand-chose de ses nuits ce con-là, ça devrait pas le déranger plus que ça. Mais ça toque et il répond sans lever le nez. « Ouais. » Y a des règles très basiques dans ce merdier mal éclairé, porte fermée ça veut dire que le pitbull y est.
La voix l’appelle et il a deux secondes de consternation. C’est qui encore ce nouveau bouffon ? Tous les trois jours ils se sentent de ramener un nouveau con. Des fois dealers, des fois acheteurs, celui-là clairement respire pas la peur.

« Vas-y retourne à ton poste. » S’il doit l’éclater c’est pas la distance qui va le gêner. T’façon l’autre est là, c’est un peu tard pour lui laisser le choix.
Vague signe vers le fauteuil, Levi s’empêche pas de boire. L’autre a intérêt à voir une explication béton pour se pointer. Le pitbull le mate, aime pas trop sa gueule de petit premier mais il va faire l’effort d’écouter.

Arrêt de quelques secondes aux mots employés. Vitae. Pochette de seringues sous le nez, c’est dur de se méprendre sur le sujet. Les sourcils sont toujours braqués sur ce guignol qu’a visiblement un drôle de marché. « Détaille ton plan un peu. » Shoot de quoi, quelle quantité, comment ça peut l’intéresser. Du dossier au moins le pitbull s’est redressé, mate de haut en bas la dégaine du Ethan qui lui fait face.

On lui avait pas encore fait le coup, revendre de la came aux vampires. C’est plutôt l’inverse son rayon. « Tu la vends combien ta seringue ? » Tout est histoire de chiffres après tout. Si y a de la thune à se faire, Levi est tout de suite plus intéressé.
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Ethan Roman
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Sam 20 Fév - 19:40 (#)

Pas de grand discours, pas dans ce genre de conversation. Les choses sont claires dès le départ. Autant lui que moi, nous savons exactement dans quoi nous nous embarquons, c’est un marché comme un autre, acheteur, vendeur, juste la marchandise qui diverge d’un supermarché. Tellement banal dans ce quartier qu’il passe presque inaperçu, noyé entre les putes de bas étages et le vendeur de marques contrefaites. Ici à Stoner Hill, tu peux te faire tirer ta pipe, une fausse Rolex à ton poignet, tout en sniffant une bonne ligne de coke, à condition d’avoir le cash. Le monde n’est-il pas merveilleux ?

Laissant le sachet, hermétiquement fermé, sur la table, je prends mes aises en m’installant plus confortablement. Il me semble que j’avais déjà vu ce type auparavant, de loin, au fond d’une rue sombre, mais sinon, nos chemins ne se sont jamais croisés. J’ai une vague pensée pour Candice, qui doit servir de repas aux alligators dans le bayou où d’apéritif aux rats des égouts. Dommage, il était sympa mais je vais vite m’en remettre.

Celui-là m’a l’air plus vieux, avec plus d’expérience et plus de contacts peut-être, ça serait pas un mal. Candice a eu du mal à écouler le dernier stock, prétextant que les caïnites se faisaient rares. Réflexion faite, je me demande s’il ne m’a pas roulé dans la farine en fin de compte. Je ne le saurai jamais et c’est pas plus mal.

- Mon plan ? J’ingère, je fume, je prends ce dont « ils » ont besoin ou envie. Je prélève maximum 500 ml, en plusieurs doses. Il n’y a pas de morsure, jamais, je refuse avoir un quelconque contact physique avec ces « choses » là. J’ai avec ou sans héparine, certains aime le goût chimique de l’anticoagulant, faut pas chercher. Le prix dépend de la substance, c’est toi qui détermine le prix, vu que c’est toi qui négocie. C’est ainsi que l’on procédait avec Candice, c’est l….

Une explosion interrompt mes explications faisant trembler la vitre crasseuse. Certainement une voiture qui vient de péter. Un peu de ciment s’échappe d’une fissure, tombant derrière un vieux frigo. Quelques rafales d’une arme automatique suivies de cris féminins font écho à la déflagration. Je soupire profondément, une nuit ordinaire à Stoner Hill et les flics ne vont même pas se déplacer. J’attends patiemment que le raffut cesse et reprends mon laïus d’une voix indifférente.

- Ces connards de vampires aiment bien le crack, c’est ce qui marche le mieux en ce moment. Enfin ça, c’était y’a un mois. Tout est question de mode. Si ça se trouve, dans quelques temps, ils voudront autre chose… Va savoir. Leurs soirées mondaines ne ressemblent tellement pas au nôtres, c’est un autre monde. Et si tu veux mon avis, il doit s’en foutre comme de sa première couche-culotte de mon avis ces macchabées ambulants auraient mieux fait de rester dans l’ombre ou dans leurs cryptes. Bref, faut voir le côté positif de la chose, ça rapporte du blé et c’est tout ce qu’il m’importe.

Je hausse les épaules en sortant une bouteille d’eau de ma poche et en prends un bonne lampée. Après avoir essuyé ma bouche du revers de la main, je secoue la tête.

- Encore une fois, le prix dépend de la substance. Ca tourne autour de 50 allant jusqu’à 100 dollars. C’est Candice qui s’occupait des détails administratifs. T’aurais dû lui demander son cahier des charges et son carnet d'adresse avant de le butter…

Les vampires s’en foutent des risques que je prends pour leur fournir leur dope. Ils ne prennent pas en considération les effets que la drogue peut avoir sur mon organisme. Tout façon, ils ne me connaissent même pas, ils ne savent pas qui est l’imbécile qui fournit la précieuse hémoglobine. Ils se croient moderne peut-être avec ça, égayant leurs petites sauteries du samedi soir. Ils ne peuvent vivre sans nous autres, simples mortels insignifiants. Je me demande ce qui se passerait si un jour, plus aucun d’entre nous, souhaitait leur fournir cette si fabuleuse vitae. Ils crèveraient tous, non ? Ca serait la solution, elle n’est quand même pas si compliquée. Mais bon, tant qu’il y aura des gens comme mon père, voulant rejoindre leurs rangs, on va devoir se coltiner encore pendant un sacré moment ces cadavres ambulants. Inspirant profondément, j’élève les sourcils et fixe le nouveau dealer assis en face de moi.

- Je prends 70% des ventes. JE fais mes prélèvements. Seul. Personne vient triturer mes seringues et encore moins mes aiguilles. Afin de garantir une qualité optimale et d’une fraicheur absolue, je le fais de suite. Du coup, je te suggère d’activer très vite tes contacts, les prévenants qu’un arrivage est en cours.

Un sourire qui n’a rien de sincère lui est offert.

- A moins que ce marché, quasi unique, ne t’intéresse pas…
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