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For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan]

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That kid you called a weirdo
Hélix L. Moxley
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That kid you called a weirdo
WAKE UP SINNERS

En un mot : I'll drink the poison to find the cure.
Qui es-tu ? : For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] SUPS85Et_o
For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] JPFyyhQ9_o
For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] EAWHCNtL_o
Facultés : ☽ Voir les auras
☽ Aspiration des énergies, relâchement, stockage, balancer des énergies démoniaques à la gueule des connards
☽ Chasser des démons, esprits en tout genre et soigner les corps meurtris
☽ Faire frétiller des pantalons
Thème : Teenage Rock God - Rob Zombie
For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] Ruby-rose
THE DEVIL GET HIS DUE

Pseudo : Akira
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Mar 9 Mar - 23:06 (#)

Eoghan & Hélix / juillet 2020
You say you wanna see me, but you can't right now, You never took the time to get to know me, Was scared of losin' somethin' that we never found, We're running out of reasons, but we can't let go. ( @post malone )
   
Ta frimousse se plisse doucement quand il te tends un bout de papier. Une adresse et un numéro de téléphone. « T'es vraiment un putain de prince. » « Continue à m'dire des mots doux, tu m'ferais bander Minette. » Le rire de Serguey se perd un peu avec tiens, tu manques de t'étouffer avec ta bière et tout recracher sur le comptoir et le pauvre barman. Ça le fait encore plus rire avant qu'il ne siffle en direction d'une demoiselle qui passe par là. Quel gros lourd. Tu n'es pas mieux de ton côté, parce que tu mates le cul de la donzelle comme si c'était le ticket d'or dans une tablette Willy Wonka. Vos regards se rencontrent de nouveau avec ton ami, vous explosez d'un rire gras et sans équivoque avant de vous tenir la main comme si vous veniez de conclure le meilleur deal de votre vie et vous retrouvant sur la même longueur d'onde. Ouais, vous en mangeriez bien un morceau tous les deux. Mais avant de vous lancer dans un concours des plus misogynes et sans finesse, il continue à te baver quelques petites choses à savoir sur Eoghan : un caractère à la con, plus qu'au courant de ce qui se passe du côté des sorciers, qu'importe leurs bords et qu'il risquait de ne pas se montrer hyper-coopératif. Mais qu'avec un peu d'insistance et que tu venais de sa part, il finirait peut-être par ouvrir sa bouche et sa porte pour te parler. « Tu m'dois une pipe. » « J'te dois que j'vais pas te voler ta place du lover de la soirée. ». Il accepte l'offre sans rechigner avant de boire une dernière gorgée.

Cinq jours. Cinq jours que tu fais le putain de piquet de grève devant cet appartement. Pour sûr que tu l'as croisé le con qui habite dans son loft tout rénové, dans une ancienne bâtisse, so moderne, so regardez comment moi, j'ai des goûts d'architectes d'intérieur, j'ai même un tapis oriental dans l'entrée. Tu sais juste qu'il tient une foutu boutique d'ésotérisme et de grigris, pas qu'il tient une agence de décoration intérieure. Disons que votre première rencontre avait été assez brève, aussi rapide qu'un coup dans les toilettes d'un bar à trois heures du matin, doublé d'un précoce avec six grammes dans le sang. Donc, c'était plus que décevant pour une première approche et tu étais très frustrée. Tu avais allumé une cigarette au milieu du couloir, tout en descendant les étages, en manquant de te casser la figure une fois ou deux. Tu ne fais même pas attention à la pauvre vieille qui te voit marcher à toute vitesse dans le couloir et manquer de la bousculer. Elle te fait un commentaire sur la cigarette en intérieur, tu as assez de retenue pour pas lui envoyer un doigt. Tu t'excuses en inclinant la tête alors que tu tapes de façon énervée sur ton téléphone pour envoyer des insultes et lui dire de faire quelque chose pour toi. Il te rend l'appareil et un « Vous m'emmerdez tous les deux. ».

Quand tu arrives à l'extérieur, tu fais le tour du bâtiment, pour essayer de trouver les bonnes fenêtres du quatrième étage. Et c'est ton quotidien pendant les jours qui passent. Tu arrives, tu viens toquer à la porte, tu essayes de faire réagir le type derrière, tu lui fais bien comprendre de l'autre côté de la porte que tu allais rester là un moment s'il le fallait. Parfois tu ne le vois pas parce qu'il part à son boulot ou on ne sait où. C'est peut-être le troisième ou quatrième jour, où t'es nonchalamment appuyé contre le mur près de la porte qu'il rentre, tu ne décroches pas ton regard de ton téléphone portable, parce que tu dois récupérer des énergies sur ton jeu Harry Potter, avant de faire un match de Quidditch. « J'serai encore là demain. » Tu glisses quand tu le vois en périphérie ouvrir la porte et s'engouffrer dedans. Tu as bien l'impression que gueuler à te faire péter les cordes vocales ne mènerait à rien. Mais tu n'allais pas le supporter encore longtemps. Mais pour faire bonne mesure, quand tu quittes ton mur et que tu t'en vas, parce que la nuit est tombée, tu envoies un énorme coup de bras dans la porte. Rien à foutre de la propriété privée. La vieille te choppe quand tu sors, menaçant d'appeler la police la prochaine fois qu'elle te voit « Il me paye bien le fils de pute, cent dollars les trente minutes. » Tu bouges la langue en sa direction, elle claque la porte. Tu as l'impression d'être une foutue vendeuse itinérante pour des aspirateurs. Et c'est toi qu'on trouve grossière.

Tu t'emmerdes ferme toute la journée. Tu traînes dans le quartier, sans le faire exprès, tu commences à voir un schéma des allers-retours du bonhomme. Pas que sa vie a l'air transcendante, mais tu n'as quand même pas atteint le point de non-retour où tu vas le suivre partout où il va. Tu as encore (très peu) de dignité. Alors, quand tu te ramènes de nouveau devant sa porte, tu fais ça comme si tu rentrais sur un terrain de football et qu'on allait jouer le Superbowl. Tu craques ta nuque, chauffe un peu les épaules. Tu sens ton portable vibrer dans ta poche, tu quittes des yeux la porte pour pouvoir remarquer que ce n'est qu'une notification d'un des jeux sur mobile. Tu pestes alors que tu t'apprêtes à frapper enfin la porte et tu ne sens que le vide sous tes doigts. Ton poing fermé dans le vide, il vient de traverser le bois ou quoi ? Tu relèves les yeux pour voir le propriétaire de l'appartement. Et tu restes interdite un instant. « Je n'allais pas la casser, promis. » On aurait pu croire le contraire les derniers jours. La tête un peu baissée, tu fais un peu glisser tes lunettes de soleil sur ton nez pour mieux le regarder.

« Wow. It's fucking huge man. And red. Be gentle with me. » Tu coinces ta langue entre tes lèvres pour ne pas aller plus loin, avant que ça ne devienne trop obscène et que la vieille du premier vous jette un livre saint dessus. Si tu le regardes, tu es surtout captivé par l'aura qui se dégage de lui. Elle a des variantes de couleur sur les bordures, des teintes de rouges ici et là. Comme une marée, comme des vagues continuent. Tu plisses les yeux. Il y a des parasites. Mais tu te contiens de ne pas aller plus loin dans l'observation aussi poussée pour l'instant, retirant ta main gantée entre vous pour tout ramener contre ton corps. « Tu es prêt à m'parler maintenant ou tu m'ouvres juste pour l'plaisir de voir ma belle gueule ? » De toute façon, s'il appelait les flics, deux solutions : tu fuyais ou tu prétendais que ton client ne t'avait pas payé assez. La crise, ça touchait tout le monde après tout.
(c) mars.
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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
Eoghan Underwood
ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
⛤ SMALLTOWN BOY ⛤

For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] 1E5CfUE For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] AoZyjkn For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] BvRyGpi

"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] KOVXegv For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] WZKlL7H For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] J8B1rxa

"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] KL9jJO9
⛤ VENGEANCE ⛤

For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] ZfHtADc For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] Jq60QrG For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] MaP8TbX

"Before I die alone."

For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] GIeraGW
Pseudo : Nero
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Ven 19 Mar - 22:26 (#)


The Fast & the Furious
Juillet 2020.

Un sketch.
Toute cette histoire devenait un putain de sketch. Rien d’extraordinaire, dans la mesure où Serguey Diatlov se voyait impliqué dans l’affaire.

« Ah bah quand même ! Mille ans pour décrocher ! »
« Doucement, tu commences pas à m’les briser d’bon matin. »
« Il est 15h passées. »
« Quand t’as bossé de nuit, c’est pareil. »
« Et ma tranquillité à moi, t’y penses ? Qu’est-ce qui t’a pris de me l’envoyer comme ça ? De lui filer mon numéro et mon adresse ?! T’as cru que j’étais le guide du routard des clans arcanistes de la ville ou quoi ? J’ai même pas compris c’qu’elle voulait exactement, ta zouze ! »
« Bah si tu lui avais pas claqué la porte à la gueule aussi… »
« Mais bordel j’tiens pas un cabinet d’renseignements là, tu vas pas m’dire que depuis qu’t’as posé ton cul à Shreveport tu connais personne d’autre capable de l’aider, ta gonzesse ! Bientôt si ça continue elle va faire quoi ? Planter une putain de tente dans le couloir ? S’rajouter une boîte aux lettres à son nom ? Me suivre chaque fois que j’fous le pied dehors ? »

Il n’entendit pas les réponses du géant estonien, gouailleuses, comme toujours. Et pour cause : voilà que ça gueulait, en bas. Gary. Encore et toujours Gary. Cette fois-ci, ça ne pouvait pas être pour l’incriminer : il n’avait pas traîné ses pompes boueuses et dégueulasses sur le palier de l’immeuble, récemment. Alors peut-être était-ce justement à cause des allées et venues de la fille dont il connaissait déjà le prénom : Hélix. Tout son voisinage avait bien entendu remarqué ces allées et venues insistantes, le visage de cette inconnue patibulaire dans les parages, sa façon de cogner régulièrement à la porte, les rares gueulantes, les coups foutus dans le battant, l’odeur de clope qu’elle traînait dans son sillage… Il ne partageait le quatrième étage qu’avec une autre habitante : une grand-mère âgée avec laquelle il entretenait des rapports guère chaleureux, mais toujours cordiaux et polis. Il ne tenait pas à ce que cette greluche vienne foutre la merde dans sa vie personnelle, ni donner de bonnes raisons à Eva du troisième de monter s’enquérir de la situation, et encore moins de se faire menacer pour la énième fois par Gary.

« … bref, retire-le balai que t’as dans le cul, prends une tisane sérénité et donne-lui une chance. T’as cru qu’ta piaule c’était un lieu saint ou quoi ? Détente. »

Ramené à la réalité d’un échange qui le braquait de plus en plus, il se contenta de lui raccrocher à la tronche. Pourquoi personne ne pouvait comprendre cette volonté de préserver son cocon des auras extérieures ? Cette foutue ville était bourrée de weirdos, de gens pas nets, d’étrangers tour à tour veules ou exigeants. Même avant la Révélation, il n’avait eu de cesse de protéger ses lieux de vie avec un acharnement que le contexte l’obligeait alors à déployer. Depuis qu’il ne dépendait plus de personne quant au toit qui l’abritait, ce principe s’était tout bonnement transformé en obsession. Le fait qu’il tienne puissamment à faire le distingo entre ses activités claniques et sa personne officiellement délestée de toute réputation sulfureuse – du moins dans son quartier – jouait également si fort qu’il se sentait à la fois méprisé, incompris et dénigré par ceux qui, comme Serguey, considéraient ces exigences comme des caprices puérils. Il décida de réfléchir, d’oublier le nécromant, embarqua ses clefs pour quitter l’appartement et remit à plus tard la question : Hélix Moxley.

Celle-ci ignorait qu’avant même d’effectuer une ultime tentative, celui qu’elle harcelait en bonne et due forme était rentré avec l’angoisse au ventre de la trouver sur le seuil. Après avoir esquivé Gary, Eva et la voisine du quatrième, il se glissa sans encombre à l’intérieur, priant pour que la chance vienne lui sourire encore. Il n’était pas d’humeur. Sa colère s’était muée en une humeur plus lasse, alimentée par la chaleur écrasante, suintante. Elle était capable de faire fondre tous les élans de rage, et de transformer les hommes éructant leur fureur en des silhouettes fuyantes, avides d’aller se trouver un coin d’ombre, un coin de frais. Chez lui, la climatisation ronronnait, lui offrait cette oasis désirable. La soirée pointait le bout de son nez, mais la lumière perdurait, rendant le temps plus clément, moins ennemi : il semblait au contraire s’étirer, lui montrer qu’il n’y avait guère à se presser. Que la nuit ne viendrait pas avant longtemps, et que plusieurs heures de liberté s’offraient à lui. Il s’empara d’une bière glacée, effectua quelques pas incertains, s’arrêtant à près d’un mètre du tapis oriental que lui avait offert Yago, il y avait de cela un millier d’années. Ce rappel cruel vint tuer l’illusion. Qu’importe l’été. Qu’importe la lumière qui s’attardait au cœur de Stoner Hill. Le temps passait. Il n’en subissait les effets qu’à l’intérieur de son crâne, qu’au contact de souvenirs s’émoussant ou, au contraire, demeurant acérés et vifs. Il aurait dû se débarrasser de ce putain de tapis il y a longtemps. À la place, il contemplait sa propre faiblesse, cette mélancolie nuisible à son intellect. Yago. Perpétuellement en cavale, perpétuellement absent. Il reviendrait un jour, peut-être sous une nouvelle averse, ou alors durant une nuit « calme », si du moins une telle chose pouvait réellement exister à Dalzell Street. Même quand les apparences en donnaient l’impression, les cœurs, les esprits et le sang s’échauffaient vite, à l’abri sous les porches ou dans les étages, dans les halls d’entrée, dans les caves et les greniers. Il n’eut pas réflexe d’allumer la télévision, de mettre de la musique. Il se contentait de boire le liquide gelé tout en écoutant par-delà les murs la vie qui s’écoulait, se sentant presque en suspens. Sans ce moment paisible dans lequel il s’était enfermé, il n’aurait pas entendu les pas d’Hélix dans l’escalier. Aussitôt en alerte, il se retourna vers l’entrée, s’approcha en silence et déposa la bouteille sur le comptoir de la cuisine.

Cela aurait pu être quelqu’un d’autre, mais son instinct lui murmurait qu’il ne pouvait s’agir que d’elle. Emmerdeuse, jusqu’au bout. Elle l’aurait à l’usure, ça devait bien être son plan, n’est-ce pas ? Qu’elle se réjouisse : elle était déjà sur le point d’y parvenir. Les pas s’arrêtèrent, et un sentiment d’oppression désagréable acheva de grignoter ses dernières résolutions. Déterminé à mettre un terme à cette entreprise ridicule, il n’attendit pas qu’elle frappe, cette fois-ci. Il ouvrit la porte avec humeur, lui opposant un visage fermé, se demandant ce qui le retenait de lui coller son poing dans la gueule, puisqu’elle aimait visiblement ça ; distribuer des beignes comme en recevoir. Comme il l’avait fait la première fois, mais en prenant désormais son temps, il la dévisagea de haut en bas. Outre. Il n’avait pas la moindre intention de baby-sitter à nouveau une sous-arcaniste, qui lui ferait perdre son temps. Pour de bon, cette fois. Le visage de Marlow le hantait encore, et il ne digérait toujours pas son départ, revoyant les moments nombreux passés ensemble, leurs incompréhensions mais également leurs quelques instants de grâce. Il détesta, à nouveau, tout ce qui se dégageait d’Hélix, et notamment son allure androgyne. Il ne savait jamais comment se comporter avec ce genre de nanas. Elles demeuraient des énigmes, et invariablement les brèves rencontres occasionnées avec des femmes de son espèce se terminaient en interrogations sans fin sur l’origine de cette évolution, sur ces postures, qu’elles soient authentiques ou fabriquées. Cependant, celle qui lui faisait face aurait pu s’estimer chanceuse, voire gagnante : son amitié avec Serguey la protégeait de jugements autrement plus cassants, plus durs et gratuits, ne s’appuyant sur rien d’autre que sur le déterminisme social et genré dans lequel il avait baigné toute sa vie. Il n’aimait pas cette sensation de devoir lutter au coude à coude avec des filles d’Eve comme elle. Il n’aimait pas se voir déboussolé par une vision de l’existence radicalement différente de celles qu’il avait toujours côtoyées auparavant. Elle représentait l’inconnu, ce vaste inconnu sournois que nombre d’hommes répugnaient à explorer. Souvent par peur. Il ne faisait pas exception, même s’il avait déjà su se montrer ouvert et respectueux à bien des égards : le mentorat effectué auprès de Morgane Wuntherson, gamine étrange aux cheveux bleus élevée dans un monde qui n’était pas le sien, n’était qu’un exemple parmi tant d’autres d’une ouverture d’esprit plus palpable que celles d’autres gars du coin. Pourtant, il savait, au fond de lui, que quelques pointes d’intolérance l’empêchaient de se montrer plus amène. Aucune séduction n’avait sa place ici. Aucun double-jeu, aucune ambigüité. Une carte utile qu’il conservait toujours précieusement en cas de difficulté, de confrontation.

Ici, rien.
Rien derrière quoi se planquer devant cette liseuse d’auras.
Même pas une foutue porte en bois.

« Wow. It's fucking huge man. And red. Be gentle with me. »

Poil hérissé, feulement dans la gorge prêt à sortir. Il se sentait aussi enclin à ce genre de remarques qu’un chat balancé dans une bassine d’eau froide. Il franchit la barrière de runes capables d’empêcher l’intruse d’entrer. Il s’exposa délibérément, la toisant avec une colère qu’il espérait ne pas voir exploser dans le couloir. Le choc des températures entre l’intérieur frais et le reste de l’immeuble pareil à une étuve aurait pu voir les flammes resurgir.

« Je t’ouvre parce que j’en ai ras-le-cul de t’entendre tambouriner ou filer des coups dans ma porte. C’est quoi ton problème ? T’es débile, c’est ça ? T’as un gros pet au casque ? Un dérèglement neurologique ? T’as un souci avec le mot « Non » ? J’sais pas, t’as l’air pourtant du style de filles à fond dans les conneries à la #Metoo, du coup la notion de consentement ça t’parle ou pas ? »

Et un saut périlleux arrière. Vous atterrissez sur le terrain Macho Man. Allez directement vous faire foutre en taule par les fragiles de Twitter, ne passez pas par la case départ et ne touchez pas vingt mille balles.

« Serguey est un connard. J’lui ai pas filé mon adresse pour qu’il la distribue à tous les gens avec qui il lui arrive de picoler ou de se foutre sur la gueule quand il s’ennuie. Le téléphone, tu connais pas ? Faut qu’tu viennes faire chier jusqu’à chez moi alors qu’ici j’ai envie de rester discret ? » Tout s’éventait. Absolument tout. Bientôt, il lui serait impossible de dissimuler sa vraie nature, lui semblait-il. Il ne pourrait plus se planquer derrière les rumeurs colportées par les vieilles familles de Shreveport. Il se sentait comme un descendant de Juif, dont on reprocherait cette lointaine appartenance en 1935 à Berlin. Nerveux, il frotta rapidement l’espace entre ses narines et sa lèvre supérieure. « C’est grave au point qu’tu puisses pas envoyer une connerie de mail ou quoi ? Tain, à la limite passer à la boutique ç’aurait pas été mieux ? J’pensais pas qu’on pouvait faire pire que mon ex niveau agression constante. »  

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Louisiana Burning

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Ven 7 Mai - 18:17 (#)

Eoghan & Hélix / juillet 2020
You say you wanna see me, but you can't right now, You never took the time to get to know me, Was scared of losin' somethin' that we never found, We're running out of reasons, but we can't let go. ( @post malone )
   
Qu'il ouvre la porte, ça relève en soit du miracle. Mais tu ne vas pas te plaindre. S'il a ouvert, c'est qu'il est potentiellement d'accord pour une conversation. Enfin, cela fait quand même plusieurs jours qu'il t'évite comme si tu avais la gale. Tu ne lui en voulais pas, mais ce n'est pas toi qui craquerais en première. Tu étais ce genre de sangsue qui avait les dents bien plantées dans la chair. Et maintenant qu'il avait craqué en ouvrant sa porte, tu allais enfoncer un peu plus tes crocs. Tu n'étais pas vraiment froussarde, mais voir l'aura qui était d'une taille plutôt conséquente était impressionnant. Tu ne pouvais simplement pas le nier. Tu sens ta langue faire un tour sur elle-même, essayant de garder le fil de la conversation en même temps que tu te concentres sur les parasites, comme des cendres quasiment microscopiques qui se laissent aller dans cette énergie arcaniste. Tu en as déjà vu. Celles-ci sont plutôt faibles en réalité, tu as l'impression que tu peux l'attraper du bout des doigts pour les écraser. « Commence pas à m'chauffer là-dessus beau brun. T'es typiquement le genre de gars qui va m'sortir du « Not All Men » et j'suis pas là pour savoir ce que ça fait quand un inconnu vient te caresser le trou du cul dans l'bus sans que t'es rien demandé, donc. ».

Tu le défies un instant du regard de te donner un exemple de harcèlement concret. « Après, j'comprends pour le côté magie. » Que tu dis tranquillement. Tu te mords la langue pour ne pas lui envoyer quand même un coup en plein dans la glotte. Ce genre de type te gonfle. Alors, tu as peut-être la douceur et la délicatesse d'un camion six tonnes lancées à 180 sur l'autoroute, mais tu en avais marre de jouer dans la politesse. Tu n'avais pas envie de passer les étapes de la demande de stage jamais traitée, pour recevoir une lettre qui t'explique par x ou y, du pourquoi tu n'es pas prise. Tu n'as pas le temps. Y'a des vies en jeu, la tienne et celles des autres. Et tu as peu de temps pour lui faire entendre raison avant qu'il te claque définitivement la porte à la gueule et que tu brûles cette carte-là. Tu n'as même pas la force de le rependre sur le fait qu'il te genre comme il le pense, tu frottes ton nez un bref instant. Tu te serais bien excusée, mais vu son comportement, tu as bien envie de le faire un peu chier.

« Déjà, si on ne parlait pas dans ton couloir, on serait plus tranquille. Alors respire un grand coup, par le nez, par la bouche, tu fais la position du chat si ça détend. Tout l'monde pense juste que j'suis une pute que tu payes donc relaxes. En tout cas la vieille peau l'pense. » Pas que ça te touchait particulièrement qu'on imagine de toi que t'étais une travailleuse du sexe. Tu avais sympathisé avec une fille ou deux en ville, c'était de braves meufs. Tu n'aidais en rien à sa situation sociale pour le coup. Mais tu avais le petit instinct de te dire qu'il préférait sûrement qu'on pense qu'il a plutôt envie d'se vider les couilles que de penser qu'il avait un rapport avec les surnaturels. « C'est grave au point qu'y a déjà deux personnes qui y sont passées. Je me voyais mal te parler de ça entre ton rayon pierres du Brésil et sauge blanche volée aux amérindiens. » Tu ne savais foutrement rien de ce qu'on pouvait trouver dans son bazar. Mais pour la beauté de la chose, autant lui balancer ça. Au moins pour la beauté de la chose.

« Et Sergueï, c'est comme la famille, même si je lui pique ses meufs quand j'en ai l'occasion. Après ça n'empêche pas que j'suis aussi une connasse. Mais si tu es pote avec lui, ça en dit beaucoup. Tu te serais évité tout ça, si tu m'avais accordé cinq minutes au lieu de trente secondes. » Et c'était toi la débile dans l'histoire ? Tu laisses un soupire t'échapper, avant de remonter un peu les manches de ta chemise, découvrant tes bras tatoués, avant de les croiser en dessous de ta poitrine. « J'te demande ton expertise. J'ai d'la tune pour le dérangement. Tu m'écoutes, tu me dis si ça te chauffe ou pas et j'dégage de ton sillage. » Tu n'étais pas malhonnête. Ce n'était pas dans ta nature, y'avait rarement un filtre avec toi. Tu étais certaine qu'il pouvait le voir, seulement en t'écoutant et en t'observant. Tu plisses un peu les lèvres, alors que tu vois une poussière démoniaque voltiger juste au-dessus de son front. « En plus, j'vois que t'as déjà eu affaire à ceux d'en bas. » Coup d'pression. Peut-être un peu. Mais maintenant que tu avais vu ça, tu avais encore moins envie de lui lâcher la grappe. Puis soyons un peu honnête : c'était typiquement le genre de type que t'adorais emmerder un minimum.
(c) mars.
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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
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⛤ SMALLTOWN BOY ⛤

For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] 1E5CfUE For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] AoZyjkn For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] BvRyGpi

"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

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"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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⛤ VENGEANCE ⛤

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"Before I die alone."

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Sam 22 Mai - 1:30 (#)


The Fast & the Furious

Okay.
Il avait peut-être tendu le bâton pour se faire battre sur le Metooshit, mais le répondant en face eut de quoi le laisser pantois quelques secondes. Le monde était vraiment devenu ça ? Depuis quand des nanas qu’il ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam débarquaient chez lui avec leur gueule enfarinée exigeant qu’il leur ouvre la porte avec le sourire ? Lui, ouais. Certainement pas un « Not All Men » (il n’en avait rien à foutre de ceux qu’on nommait Not All Men, Incel et autres appellations nées sur des réseaux sociaux abrutis et décadents), mais carrément pas non plus un type ancré dans son époque. Et encore moins le gendre idéal. Entre elle et lui, ça ne pouvait que clasher sévère, et il n’avait ni le temps, ni l’envie ni l’énergie de converser avec elle pendant mille ans. Il reconnaissait simplement son acharnement qui, il l’espérait pour elle, en valait le coup. Sûrement que ce genre d’hystéro militait dans des organismes à la GreenPeace en rêvant de mettre à mal la sécurité autour des sites nucléaires juste pour prouver leur dangerosité. Les mêmes que ceux qui chialaient en se faisant torpiller le cul après avoir suivi un double-cargo pendant trois semaines en se plaignant des conséquences. Ce genre de nanas, qui lui donnait envie d’aimer la corrida, de s’enfiler cinquante kilos de barback et de feindre de s’en balancer comme de l’an quarante de la forêt amazonienne qui brûlait. Elle réveillait l’aspirant cow-boy, le mec pas trop fâché avec le Texas, le fan de John Wayne, le…

Il ne ferait peut-être pas la position du chat, non (connasse), mais le discours over-cliché du « héros américain rappelé pour sauver le monde » à la Brad Pitt, Rambo, Schwarzenegger et autre mâle surcoté d’Hollywood avait au moins l’avantage d’accrocher son attention plus efficacement que tout le reste. Il lui offrit une moue superbement méprisante, ce qui lui évita de devoir cracher à ses pieds, littéralement, son impatience manifeste. Qu’est-ce que c’était que ça encore ? Elle en disait trop ou pas assez. Il aurait dû résister. S’enfermer à double tour et continuer son occupation passive de ses propres locaux pendant qu’elle finirait par se lasser, par s’épuiser. Sangsue ou non. Mais sa foutue curiosité était bien souvent plus forte que tout le reste. Et puis la composante Serguey… Néanmoins, ce qui trancha et fit pencher la balance finalement du côté de l’intruse fut cette façon qu’elle avait de distiller des infos sur lui trop inquiétantes pour passer outre. Elle pourrait se réjouir et applaudir, la garce : elle venait de gagner.

Il renifla de dépit et, sans crier gare, claqua la porte au nez de la médium. Depuis le couloir, on n’entendit probablement que quelques bruits de pas provenant de l’intérieur de l’appartement, de clefs qu’on fourre au fond d’une poche, et autre micro-sons dont l’origine resterait probablement floue. Au bout d’une bonne trentaine de secondes, la porte se rouvrit, laissant le sorcier débouler et donner, au passage, un coup d’épaule involontaire à sa vis-à-vis. « Pourquoi les gens pensent toujours qu’c’est en utilisant l’argument du fric que j’vais céder ? J’fais pouilleux à c’point-là ou quoi ? On sort. Cinq minutes. » Il n’était pas dupe. Cela durerait bien plus longtemps que juste cinq minutes, mais tant pis. Tout plutôt que de la laisser entrer. Il la précéda dans l’escalier, se laissant dégringoler en un élan contrôlé au bas des quatre étages, passant devant le hall minuscule et la porte de Gary pour débarquer dans la rue. Un soleil encore chaud mais déjà plus clément éclairait les trottoirs grisâtres et quasi-inexistants. Il s’éloigna de l’immeuble avec elle. Dalzell Street était calme, et il lui préféra Galloway boulevard, tout en fulminant. Toutefois, il n’aurait au moins plus à craindre que leurs palabres ne s’ébruitent dans son couloir. « T’es toujours aussi casse-couilles avec les gens à qui tu demandes service ? Ça marche souvent ta méthode ? » Il évitait de la regarder. La regarder, c’était se tenter stupidement de lui en retourner une fissa. Alors il préférait laisser ses prunelles se balader, sans fixer rien ni personne trop longtemps. « J’ai du mal à croire que si j’te réponds un simple : « Ça m’intéresse pas » tu vas me lâcher la grappe aussi facilement. Et pour une outre, j’trouve que t’ouvres un peu trop facilement ta gueule. » Il manqua de lui balancer une saloperie. Un truc du genre : « À force de fréquenter Serguey et ses dons paumés on sait pas où… », mais l’idée d’en mettre plein la gueule dans le dos à ce qu’il considérait être un copain ne lui parut pas correct. Oui, Serguey était un enfoiré de l’avoir envoyée dans ses bras, mais ça s’arrêtait là. « Et au passage, espèce d'abrutie, tes pierres du Brésil tu sais où tu peux t’les foutre ? Ça vient réclamer une expertise – da fuck ? – et t’es même pas au courant que j’tiens une animalerie de reptiles ? Sérieux ? T’aurais pu bosser tes dossiers pendant qu'tu foutais le zbeul dans l’immeuble, sinon. »

Il pinça les lèvres, consentant enfin à poser les yeux sur elle de nouveau. Brièvement. Juste le temps de siffler : « De quoi tu parles quand tu dis qu’des gens sont morts ? » Il avait une gueule de sauveur, maintenant ? Lui, l’égorgeur, le tueur de Wiccans (non, ça ne passait pas), était sollicité parce que quoi ? Deux gus inconnus y étaient passés ? Pas mon problème. Connais pas. Ça, c’est ce qu’il aurait répondu avant. Bien avant. Mais depuis quelque temps, il s’était fait une promesse. Et à défaut de respecter celles accordées à ses amitiés trahies, il pouvait au moins aller au bout de celles, tacites, passées avec son lui intime. « C’est qui qu’t’appelles ceux d’en bas ? » Cette fois, la voix à l’intention d’Hélix se faisait plus basse, moins braillarde et arrogante. Qu’est-ce que tu crois avoir vu, hein ?

« Raconte. Vite et bien s’teplaît. »   

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Louisiana Burning

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That kid you called a weirdo
Hélix L. Moxley
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Facultés : ☽ Voir les auras
☽ Aspiration des énergies, relâchement, stockage, balancer des énergies démoniaques à la gueule des connards
☽ Chasser des démons, esprits en tout genre et soigner les corps meurtris
☽ Faire frétiller des pantalons
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Sam 21 Aoû - 19:10 (#)

Eoghan & Hélix / juillet 2020
You say you wanna see me, but you can't right now, You never took the time to get to know me, Was scared of losin' somethin' that we never found, We're running out of reasons, but we can't let go. ( @post malone )
   
« Les êtres humains, c'est de la merde en général. Et l'argument du fric fonctionne 90% du temps. Fallait bien que je commence par le plus facile. Et j'viens du Canada, donc par défaut, tout le monde est un plouc pour moi. J'dis pas que j'suis mieux. » Tu avais au moins la franchise avec toi, comme toujours. Et c'était difficile d'imaginer, même pour lui, que tu ne pensais pas ce que tu venais de dire. Tu craques un peu ta nuque, reculant un peu pour le laisser t'abandonner dans le couloir. Une tension disparaît. Bon, ma vieille, tu as une chance, ne fout pas tout en l'air comme les trois derniers plans cul que tu as eu. Tu le suis sans te prendre la tête plus que ça. Il a accepté, maintenant, tu souffles un grand coup, tu fais la posture du chat -mentalement- et tu donnes tout, comme lors de tes premières relations pour faire croire que tu savais quoi foutre de tes mains. Tu enfonces tes mains dans tes poches à ton tour pour le suivre comme son ombre ou presque. On respecte les distances de sécurité ici. Le souffle chaud de la ville et la pollution te fait grimacer une fois dehors. Quoi, ça ne suffit pas devant la porte ? La moitié de l'immeuble t'avait repéré, c'était débile d'aller plus loin que la rue sombre du coin.

Tu sors immédiatement un paquet de cigarettes pour venir claquer une cigarette contre tes lèvres et la coincer. Tu renfonces un peu tes lunettes sur ton nez pour protéger tes yeux clairs du soleil. Tu attends un peu avant d'allumer finalement le bâton de poison. Avant de tirer dessus pour répondre tout en marchant. « Ouais bah Serguey, il ne m'a pas donné ton CV. Juste que tu avais un business quoi. J'sais pas, j'aime bien imaginer ta tête entre ta collection des cartes de tarot et encens lotus d'Asie. » Tu fais une légère moue, presque enfantine. « Mais sérieux ? Tu as des serpents et tout ? Trop bien. Faudrait que je vienne voir, j'ai toujours trouvé que c'était mignon en vrai. T'en a toi ? » Tu avais juste Oswald que tu avais laissé dans le camping-car pour la journée avec les petits. Tu pouvais en plus avoir d'autres animaux qui demandaient encore plus d'entretien. « J'te la refais. T'aurais pris 5 minutes y'a cinq jours au lieu de dire d'aller me faire foutre comme si j'avais la putain de peste, on n'en serait pas là en fait. Prends-moi pour une conne, j'vais faire la même. » Et tu étais très forte à ce jeu-là. En réalité, ça ne t'amuse pas plus que lui. C'est cinq jours perdus. Mais tu pouvais gagner beaucoup.

Tu t'arrêtes quand il le fait. Tu reprends une bouffée de ta cigarette en restant a environ un mètre et demi de ton compagnon. Tu viens gratter un peu derrière ton oreille en écoutant ses questions de tes ongles, fixant un peu le sol. Il t'emmerde. Mais tu n'as pas le choix. C'est toi qui es venue le faire chier pour avoir le privilège de lui parler. « Asmodée, ça t'parle j'pense non ? Tu as croisé un pote à lui à ce que je vois. Ton aura là... Elle est... parasitée. » Tu fais un mouvement de la main comme pour montrer ce qui l'entoure. « Même merde. J'ai été possédé, y'a presque 10 ans. J'ai tué... quelqu'un pendant l'exorcisme. Depuis, mon pouvoir a été corrompu et j'peux les sentir. Mais bref. » Nouveau mouvement de la main. « Et cette merde là, d'Halloween ? Pareil. Y'a deux esprits qui ont fait un petit gang bang à savoir qui aurait le contrôle tu vois le genre ? Y'en a un qui était plus fort que l'autre. Et... J'ai tué quelqu'un. Enfin, le type qui m'a possédé. Je ne me souviens pas trop. Mais tout ce que je sais, c'est que j'ai brûlé vif un mec. Ce n'était pas moi, mais c'était mes mains. Et... j'pouvais rien faire. ». Et ça te tue à petit feu. Tu n'aimais pas forcément les culs bénis, mais tu ne souhaitais pas leur mort pour autant. Ton poing libre et ganté de cuir s'ouvre et se ferme, comme pour sentir que tu as encore de la poigne et de la vie dedans.

« Faut que je sache ce qui a foutu le bordel cette nuit-là. Je cherche des infos, à comprendre, pour plus que ça se reproduise. Les arcanistes, blanc, noirs, rouges, ou même rose pour ce que j'en ai à foutre. Je commence à m'y connaître en démons, esprits et autres merdes qui possèdent les gens, mais ça là... ça c'était trop. » Tu hausses un peu les épaules, tournant un peu sur toi, sans le regarder. Tu perds tes yeux dans le ciel au-dessus de vous. « Mon pouvoir est baisé. Incontrôlable aussi. J'aurai toujours un problème avec, mais ça, tu t'en branles. » Tu ne pouvais pas pousser le bouchon trop loin avec ce type. Tu ne pouvais pas lui offrir ton second don sur un plateau d'argent. Les possessions de cette nuit-là avaient explosé et même en général, c'est la première fois qu'on recensait autant d'affaires liées avec le monde des esprits et autre joyeuseté. Terrible et en même temps, ça te permettait de vivre. Tu pinçais tes lèvres avant de soupirer un peu. « Serguey m'a dit que tu pouvais m'aider. Ou au moins, me diriger vers quelqu'un qui pourrait me renseigner, m'envoyer sur la bonne piste. Tu avais des contacts dans le milieu. » Tu éteins finalement ta cigarette contre un mur, mais tu gardes le mégot en main. Ouais, tu adorais Captain Planet. « C'est énorme ce que je te demande. J'en ai bien conscience. Alors... c'est toi qui vois. ».
(c) mars.
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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
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Qui es-tu ? :
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⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

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Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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Mar 31 Aoû - 1:37 (#)


The Fast & the Furious
Le Canada ? Il comprenait mieux.
Comme beaucoup d’Américains, son regard sur cette nation étrange était souvent moqueuse, interloquée, voire carrément hostile, sur certains points. Il ne connaissait toutefois pas grand-chose de ce pays, sur un plan plus concret. Hormis le prénom de leur Premier ministre, les paysages apparemment fantastiques des zones laissées à la nature et certains avantages à se procurer de l’insuline et autres médocs hors de prix aux États-Unis de leur côté de la frontière… Cela lui suffisait, mais dans sa mauvaise foi, il lui plaisait d’ajouter cet argument dans la liste des autres incriminant le tempérament casse-pied de son interlocutrice. Pour une fois, il ne céda pas à la tentation de fumer, comme elle. Il réservait ces moments à ceux avec lesquels il cherchait à vivre un moment sympathique, plus convivial que l’échange forcé qu’il s’imposait. Il respirait mieux dehors, paradoxalement. Il était habitué à la gangue étouffante qui emprisonnait les bas-quartiers. Il s’y sentait à son aise, et il aurait mal vu Stoner Hill évoluer pour devenir l’une de ces oasis pour bourges pétés de thunes telles que celles que l’on trouvait du côté de Pinecrest. Les questions de la jeune femme dérivèrent, partirent à droite et à gauche en fonction des informations qu’il lui avait concédé jusque-là. Bordélique, c’était exactement l’impression qu’elle renvoyait. Hélix était sûrement une jeune femme bourrée de bonne volonté et de détermination (surtout sur ce point, il n’en doutait pas des masses), mais elle ressemblait surtout à une boule malmenée dans un flipper, rebondissant partout où elle pouvait le faire. Comme si sa technique se résumait à pousser toutes les portes, cogner tous les murs, jusqu’à ce que l’un d’entre eux sonnent creux, s’ouvrent, débouchent sur les réponses qu’elle était venue quérir. Une technique de bourrin. Il n’était pas difficile, de ce fait, de l’associer à Serguey Diatlov et à sa délicatesse légendaire.

Au fur et à mesure qu’il l’écoutait, il pouvait sentir sa tempe gonfler légèrement sous la contrariété qu’elle faisait naître. Son visage ne se fermait pas davantage, mais il arborait un sérieux, la face d’un homme qui sait d’office qu’il ne parlera pas. Parce qu’il ne le pouvait pas, même s’il le voulait. Il comprenait mieux pourquoi son ami lui avait conseillé de venir lui poser ces questions, mais la situation était déjà inutilement complexe, et il n’en rajouterait pas une couche en mettant une inconnue dans la confidence à son tour. Il conçut, sinon de la rancœur, une pointe d’agacement pour l’Estonien. Ce qu’elle lui racontait avec un détachement surprenant, à ses yeux, était d’une intimité qu’il trouvait particulièrement rare, et il se demanda comment elle faisait pour s’ouvrir à lui après s’être fait cordialement envoyer chier tout récemment. S’il avait eu besoin d’un indice de plus pour la catégoriser comme une weirdo – les outres –, celui-ci aurait parfaitement fait l’affaire.

« Écoute… Hélix. » Ce prénom était à la fois d’un ridicule ahurissant tout en parvenant à accomplir l’exploit de rester incroyablement stylé, ne put-il s’empêcher de penser en passant. Il enfouit brièvement son visage entre ses paumes, frottant ses traits comme pour se donner le courage d’affronter une conversation dont l’issue se nécroserait très vite.  
« Serguey t’a fait perdre ton temps. C’était une mauvaise idée de t’envoyer vers moi. Il me met dans une position très compliquée. » Il était à la fois étrange de parler de ce genre de choses ici, à la vue de tous dans un lieu public, qui toutefois ne les distinguait de rien d’autre, parmi les éléments de décor. Calant ses mains sur ses hanches, il baissa les yeux, profondément dépité. « J’suis pas un spécialiste en démonologie. » Et je n’ai certainement pas l’intention de te faire un exposé sur ce que j’en connais. « De quoi tu parles ? Pourquoi tu dis que mon aura est parasitée ? » Ses prunelles remontèrent dans les siennes. L’alerte, imperceptible, mais bien réelle, dans la voix. Ses lèvres serrées, il refusait de voir une autre lui confirmer ce qu’il redoutait depuis des mois déjà. Quelque chose avait changé, évidemment. Quelque chose qui l’affectait corps et âme, encore que pour l’heure, les effets demeuraient à son avantage. Mais pour combien de temps ? Avoir l’opinion d’une liseuse d’auras qui lui était extérieure et d’autant plus foutrement objective ne serait pas un examen inutile… cependant, il n’était pas certain d’avoir le cran d’en lire les conclusions.

« J’suis désolé qu’t’aies eu à subir la Samain. » Bien que sobre, il était sincère, aussi sûrement que la boule légère et traditionnelle sur ce genre de sujet se trimballait là, quelque part dans sa gorge, à flirter avec sa pomme d’Adam. Affronter les conséquences réelles devant lui… ça aussi, c’était douloureux. Comme la reconstruction de la ville, la mise en œuvre des travaux, la paranoïa ambiante, depuis… « Si j’pouvais t’aider, j’le f’rais. Mais j’peux pas. J’peux pas. » Serguey, bordel… « J’vais te donner un conseil… J’serais toi, j’laisserais tomber. Tu vas sûrement péter un câble, mais tant pis. J’peux rien t’dire, j’en ai déjà trop raconté à ton pote. Notre pote. »

Mes épaules sont solides.
On s’fait confiance.


« Mais tu t’attaques à trop gros pour toi. Et il faut qu’tu me croies, sur c’coup-là. Même si on s’connaît pas. » Il ficha ses orbes céruléens dans le puits noir et désagréable de ses lunettes de soleil à la con, dérangé d’y apercevoir son reflet déformé. « Tu pourras pas comprendre. Ça t’concerne plus okay ? Faut laisser couler cette histoire. C’est pas parce que t’enquêtes pas d’ssus qu’ça va se reproduire. C’est une histoire entre arcanistes, et tu n’as rien à voir là-dedans. Tu n’es qu’une outre, tu n’appartiens pas à une faction de la ville et tu es une étrangère, en prime. Donc j’suis navré que ça t’soit retombé dessus comme à beaucoup d’autres, mais va falloir que tu lâches l’affaire, ou tu risques d’payer un tarif bien plus hardcore. »

Il soupira, secouant la tête. « Serguey s’est trompé. J’peux te renvoyer vers personne. C’est encore trop frais, de toute façon. Alors… fais d’ton mieux, mais oublie au max c’qui t’est arrivé et essaye de t’en sortir comme tu l’peux, parce que j’t’enverrai certainement pas te promener à poser des questions à des gens encore bien sur les nerfs à c’sujet. D’accord ? » Il humecta ses lèvres, tendit la main et effleura brièvement son épaule. « J’suis désolé. » Il la contourna, lentement, pas forcément pour se débarrasser d’elle, mais effectuant quelques pas pour revenir en arrière, vers son immeuble sans pour autant éprouver le besoin absolu de revenir s’y planquer. « Oh, et au fait… Mon commerce est dans le Downtown. Crawling life. T’peux pas l’rater et c’est trouvable sur Internet si t’as envie d’y passer. Comme ça, ma collection de cartes de tarot et mon encens lotus d’Asie j’pourrai t’les faire bouffer après qu’tu m’aies aidé à remplir mon tiroir-caisse. » Il se retourna brièvement, lui offrant un sourire un peu plus doux que tous les autres, acides de sarcasme, qu’il lui avait affiché jusqu’alors. « Passe-lui le bonjour pour moi, la prochaine fois qu’tu l’vois. »

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Louisiana Burning

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That kid you called a weirdo
Hélix L. Moxley
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En un mot : I'll drink the poison to find the cure.
Qui es-tu ? : For all these demons, wish I could just go on. [Eoghan] SUPS85Et_o
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Facultés : ☽ Voir les auras
☽ Aspiration des énergies, relâchement, stockage, balancer des énergies démoniaques à la gueule des connards
☽ Chasser des démons, esprits en tout genre et soigner les corps meurtris
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Mar 31 Aoû - 20:37 (#)

Eoghan & Hélix / juillet 2020
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Tu ne le regardes pas pendant que tu déblatères tes propos. Mais cette première réponse, ce « Écoute » qui commence le début d'une longue, très longue conversation qui ne va pas te plaire. Qui te fait comprendre que tu vas être déçu par les réponses qu'il va t'offrir. Tu es préparée à l'éventualité. Tu sais pour un tas de raisons différentes, les gens ne sont pas prêts à t'ouvrir leur porte et encore moins à répondre à tes questions. Peur, méfiance, hostilité ou tout simplement parce qu'ils ne savaient pas. Dire que tu étais déçu était un euphémisme. Essayant de contrôler la frustration qui monte de ton ventre jusqu'à ta poitrine, remontant le long de ta gorge. Putain Serguey, vraiment ? Rien a foutre de ses excuses. « Je ne t'ai rien demandé pour les démons. Ça, c'est mon rayon. » Histoire quand même d'être clair. Visiblement, tu avais plus de connaissances que lui sur le sujet au moins. Pour une fois, que tu savais un truc en plus par rapport aux autres. Ta langue claque contre ton palais bruyamment quand il te demande de quoi tu parles. Tu n'étais pas certaine que lui aussi, ça allait vraiment lui plaire ce que tu pouvais lui dire. Mais tu tournes sept fois ta langue dans ta bouche. Il valait peut-être mieux la fermer pour l'instant. Il paraît que les gens bien font ça parfois.

« Ouais, bah, heureusement qu'on a notre pote en commun. Parce que me demander d'oublier, ça en revanche, c'est indécent. ». Le ton de ta voix est tombé dans les basses. Tout comme tu ne connaissais rien de lui et il ne savait rien de toi. Par inadvertance, il te demandait d'oublier le prêtre, mais surtout d'oublier Renée. Et ça, c'était inacceptable. Tu ne remarques même pas que ta main gantée qui continue son mouvement de fermeture et d'ouverture. Fous pas tout en l'air maintenant, même si l'envie ne te manque pas. Tu ne sais toujours pas si la Renesmée que tu as rencontrée cette nuit-là, c'était vraiment elle, sa version corrompue ou simplement quelque chose de déguisé en elle pour te faire un peu plus de mal. Elle n'aurait jamais fait ça. Jamais. Tu ne te souvenais pas de tout. Archimède t'avait raconté dans les grandes lignes, mais lui-même n'était pas là pendant l'assassinat. Et tu étais trop hystérique ou apathique pour réagir proprement à ce qui était arrivé. À répondre à la police, à faire un témoignage, prouvé que ce n'était pas toi qui avais fait ça.

Tu passes une main dans tes cheveux, soupirant lourdement. « Je ne sais même pas si j'suis reconnaissante pour ton conseil, si j'ai envie de te foutre une raclée ou de juste me barrer. » Cette ville était puante. Une menace sans conviction et en demi-teinte, il n'y avait aucune raison de te croire cette fois-ci. Tu ne pouvais même pas lui rétorquer de garder ses condoléances derrière ses dents parce que tu sentais la sincérité dans sa voix quand il disait qu'il était désolé. « Mais comme tu te doutes, je suis plutôt du genre... tenace pour rester poli hein, j'crois que tu en as fait la désagréable expérience. Pour des tas de raisons, je ne peux ni arrêter et certainement pas oublier. » Et tu avais bien conscience ou seulement en partie, de ce que ça signifiait pour toi. Ce n'était pas intelligent clairement. Tu te mettais foutrement en danger pour quelque chose qui était au-dessus de toi. Et il devait te prendre pour un croisement entre une inconsciente et une débile profonde. Mais ça ne te changeait pas de d'habitude. Tu étais prête à risquer gros. Qu'est-ce qui pouvait t'arriver de pire ? Mourir ? Voir ton âme être rendue à Asmodée ? Il t'avait déjà assez condamné, tu finirais là-bas dans tous les cas. Ride or Die, c'était ton motto depuis toujours. Quitte a mourir, autant que ça soit dans un feu d'artifice. Ça serait ton épitaphe.

Tu trouverais quelqu'un d'autre. Tu trouvais toujours des gens qui seraient prêts à te dire des choses. Plus facile à acheter, plus facile à convaincre. Par respect pour Serguey, tu n'allais quand même pas attaquer ce mec. Et puis, il te semblait tout simplement que cette technique-là ne marcherait tout simplement pas. Tu n'étais pas non plus assez bête pour t'attaquer à un arcaniste qui avait une telle aura quand ton propre pouvoir déconnait plein pot. C'était tout sauf malin. Bon, Serguey n'avait pas eu le bon deal. Mais ce n'était pas grave. Y'avait des tas de gens qui pourraient t'aider... pas vrai ? Tu humidifies tes lèvres. Avant de relever la tête pour le suivre du regard, un peu interloqué. On venait de faire un 360 degrés niveau changement d'ambiance et de conversation. Tu as des yeux ronds comme des soucoupes, la bouche t'en tombe presque avant de le pointer du doigt. « T'es... t'es aussi bizarre que moi en fait. » Tu venais littéralement d'harceler ce type pendant cinq jours devant sa maison, a lui faire une réputation impossible auprès de ses voisins, tu venais de te prendre un gros stop, tu allais galérer comme jamais pour trouver d'autres pistes. Et il t'invitait à passer à sa boutique ? C'était quoi cette situation bizarre.

« Tu veux m'extorquer en plus le Serpentard ? » Un sourire vient répondre au sien, un sourcil arqué pour le provoquer. Étrange ce type. Peut-être qu'il n'était pas si connard que ça. Même s'il en avait carrément la tête par moment. Quasiment côte à côte lorsque tu reprends ta marche avec lui -parce que oui, ta moto était de ce côté aussi-, tu lèves la main, sans le toucher. Tu sembles attraper entre tes doigts quelque chose. Tu frottes doucement, pour voir la cendre s'étaler sur ton épiderme et disparaître. Comme si ça n'avait jamais existé. Tu gonfles une joue, puis l'autre. Réfléchissant un peu. « J'vais pas te faire la lecture. Déjà parce que, j'ai trop de trucs à faire. Et parce que y'a trop de choses à dire. Tu vois ton aura... C'est comme des vagues sur l'océan. C'est bizarrement apaisant. Mais les bords, comme la mousse que forme l'eau... C'est sombre. Comme des cendres d'un volcan. » Tu passes ta langue sur tes dents. « Faudrait que j'étudie... mieux ça mais... y'a un truc qui cloche. Clairement. Pollué. Noir. » Tu fais un mouvement de ta main sur le côté, comme pour chasser la vision. C'était vite fait. C'était comme ça, rien de convainquant. Mais ta curiosité était piquée. Elle te chatouillait derrière les oreilles, mais tu ne pouvais pas tout lui dire maintenant, un peu de préliminaire avant quand même.
(c) mars.
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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
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"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

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"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
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⛤ VENGEANCE ⛤

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"Before I die alone."

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Mar 12 Oct - 3:53 (#)


The Fast & the Furious
Il croyait vraiment que tout s’arrêterait là. Qu’il pourrait, jusqu’à la prochaine fois, passer entre les gouttes et se réfugier là où personne n’irait fouiller de trop près ses actions passées. Il avait fait le plus dur, après tout. Il s’était confronté à la fouineuse aux traits butés, à la silhouette toute entière tendue vers ce qu’il lui semblait probablement s’apparenter à une vérité nécessaire. Égoïstement, il réussissait à se convaincre que cela ne le concernait plus. Qu’il pouvait se défaire sans mauvaise conscience d’une culpabilité superflue. Mais elle n’était pas de ce genre là. Il aurait pu le prévoir. On ne planquait pas tous les jours près du domicile d’un arcaniste pour repartir au bout de quelques minutes de mise au point. Il voulait entendre un « au revoir » en bonne et due forme, même camouflé derrière d’autres mots. À la place, elle insistait. Elle serrait les dents, mâchait visiblement sa frustration pour éviter de gueuler, peut-être. Ou pire. La rancœur, il connaissait. Il la voyait venir, à des kilomètres. Il lui semblait qu’il y avait un peu de ça, dans l’attitude de l’outre acharnée.

« T'es... t'es aussi bizarre que moi en fait. »

Plus que tout autre argument, ce fut sûrement celui-ci qui le retint, l’empêcha de faire totalement demi-tour et de la planter là en plein milieu de Stoner Hill. Il se figea, tiqua profondément sur une phrase qu’il devinait authentique. Pas calculée. Sa nonchalance fondit comme neige au soleil, et il regretta encore plus de ne pouvoir accéder aux yeux d’Hélix. Il la laissa le rattraper, faire disparaître la courte distance entre eux deux. Lorsqu’il se remit en marche, avec une certaine hésitation d’abord, ils étaient de nouveau deux à longer ce même trottoir, comme s’ils se connaissaient depuis toujours. Comme si leurs silhouettes, étonnamment raccord, n’avaient jamais cessé de cheminer côte à côte. Il se fit l’étrange réflexion qu’elle lui ressemblait. Ses cheveux étaient aussi sombres que les siens et, de ce qu’il en avait déjà aperçu, ses yeux aussi translucides. Sur leur gueule butée, la même détermination conférant à la stupidité crasse tant qu’ils n’avaient pas obtenu ce qu’ils désiraient. Dans un autre monde, ils auraient pu être liés par le sang, se dit-il, sans comprendre totalement le fondement de cette réflexion sortie de nulle part. S’il était né femme, aurait-il ressemblé à Hélix ? Aurait-il pu être une outre, baigné dans le même type d’emmerdes que lui aujourd’hui, arcaniste mâle ? Aurait-il pu porter un prénom aussi déb…
Un rire avorté, qui mit fin au tourbillon de questions venues gratuitement lui polluer le cerveau. Il lui jeta un regard en coin, aperçut ses manigances pour évaluer son aura d’une manière qu’il n’avait encore jamais vue. Son sérieux soudain trahissait la peur d’un diagnostic comme celui de n’importe quel patient en sursis dans un cabinet médical. On ne plaisantait pas avec l’aura. La sienne avait déjà tant souffert. Atteint jusque dans sa chair par les flammes surnaturelles de leurs assaillants deux ans plus tôt, voilà qu’un autre parasite s’était ancré pour en noircir son essence. Il n’eut pas envie de remettre en cause l’analyse de la jeune femme. Et encore moins de s’en moquer. Troublé, il baissa les yeux vers le béton, les paroles de l’Éveillée ne cessant de tourner à lui en donner la nausée.

« Je vois. »

Était-il étonné ? Bien sûr que non.
Voulait-il en savoir davantage ? Non. Mais il le faudrait. Faire l’autruche ne lui avait jamais réussi. Et ce n’était pas son genre. Il avait toujours affronté les potentiels maléfices ou revers au travers de son existence. Il n’était pas temps de se dérober maintenant.

« Et comment tu pourrais étudier ça ? Tu… ce serait quoi, un genre de séance ? Tu fais s’allonger les gens sur une table en mode scanner, IRM, ce genre de conneries et tu regardes tout ce qui traîne et qui devrait pas être là ? » Une maigre tentative d’humour, l’aidant tant bien que mal à camoufler l’angoisse. Ses paumes glissèrent dans les poches arrière de son jean. « Si t’es aussi douée en analyse que t’es tenace… tu penses qu’tu pourrais quand même trouver un moment pour y jeter un œil de plus près ? J’te paierais bien sûr. Quitte à s’extorquer mutuellement, autant l’faire bien. » Il était prêt à y mettre les dollars nécessaires. Elle connaissait Serguey. Il voulait faire confiance à son analyse. Diatlov n’aurait jamais prêté le flanc à une escroc. « C’est pas courant, les Outres qui s’y connaissent en matière de démons. J’en avais jamais rencontré, avant toi. » Et ça aussi, ça l’intriguait. C’était peut-être ça qui l’emmerdait aussi un peu, dans le fond. Il ne supportait pas ce genre de personnalités inquisitrices, mais il devait bien reconnaître qu’elle était légitime, au vu de ses compétences et d’un savoir qu’il ne voulait pas bouder juste par principe. « J’ai pas voulu être indécent avec toi. Mais j’ai les mains liées, moi aussi. J’te dis juste ce qu’il serait préférable de faire. Le reste, c’est toi que ça concerne, j’sais bien. »

Il marqua l’arrêt de nouveau. La décision était prise, avec un naturel presque terrifiant. Il savait qu’il ne pourrait repousser ad vitam ce qui avait déjà pris forme : un besoin irrépressible de comprendre l’étendue des dégâts.

« J’déconne pas. J’voudrais… qu’tu me donnes un moment entre tes trop de trucs à faire là. Si y’a trop de choses à dire, c’est qu’c’est suffisamment mastoc pour pas y tourner le dos et attendre que ça passe. Alors le jour où tu t’sentiras d’humeur et disposée et vu qu’maintenant tu connais mes deux adresses… J’veux une lecture. T’as juste à m’dire un prix et j’verrais si c’est raccord avec mes moyens. » Il espérait qu’elle ne le fasse pas marcher au chantage. Il savait déjà qu’il ne se plierait à aucun terme de contrat l’obligeant à révéler ce qu’il n’était pas en mesure de confier à une oreille inconnue. D’elle, il n’exigeait qu’un service comme tant d’autres arcanistes et autres praticiens fournissaient contre monnaie sonnante et trébuchante.  

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Dim 30 Jan - 15:41 (#)

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Tu te retrouves à te sentir stupide pendant qu'il te cause le grand brun. Comment que tu fais ça ? Quel est ton secret ? Quelle est la technique, la méthode ? Y a-t-il des examens préliminaires ? Bien sûr que non. Les auras, tu voyais ça depuis que tu étais toute môme, c'était comme un sixième sens pour toi, au même titre que le goût, la vue, l'ouïe, le toucher et l'odorat. Tu plissais un peu les lèvres de frustration. Tu sais que ce mec-là, il est bien plus professionnel que toi dans la magie. Et tu n'as pas envie de te foutre la honte comme une grande. Montrer que tu étais capable d'être sérieuse plus de deux minutes avant de trouver une énormité à sortir pour cacher ta légère anxiété parfois naissante. Le bonhomme en lui-même, ce n'est pas vraiment ce qui t'angoisse. C'est plutôt tout le contexte qui l'entoure. Tu ébouriffes un peu tes cheveux, pour formuler du mieux que tu peux ta phrase. Tu as l'impression de passer au tableau et d'être revenu au collège pour présenter un sujet. Mais à cette période, c'était plus facile de faire le clown ou bien de fuir ce terrible moment et faire l'école buissonnière avec ton aîné.

« J'vais pas cracher à t'sucer ton fric. » Cela avait au moins le mérite d'être clair. On repassait pour le ton professionnel de la discussion, mais l'effort était presque là. Et puis, tu avais un loyer à payer. Ton regard fait un aller-retour entre lui et le sol avant de laisser un soupire t'échapper. « Franchement, ce n'est pas aussi cérémoniel hein. Pas besoin de me faire un sacrifice de sang non plus. Mais ouais, en gros, c'est ça. En général, j'vois des gens et leur auras. Mais pas que les gens comme nous, les humains lambdas aussi. Les émotions, les sentiments, leur niveau de foi aussi. Ça peut varier d'une personne à l'autre, mais tout le monde a à peu près la même palette de couleurs. » Mais c'est vrai que depuis ta rencontre avec Asmodée, ta sensibilité va vers les créatures magiques, mais surtout celles qui avaient eu un rencard avec le diable et ses apôtres. Tu n'avais aucune idée si ça faisait partie du plan de Serguey, de vous faire aussi vous rencontrer à cause de ce problème-là. Il faudrait que tu lui en touches deux mots autour d'un verre de whisky.

Tu renifles un peu, avant de laisser un peu ta langue sortir, entre la grimace et la nervosité. Avant de continuer. « Si j'avais pu éviter de croiser la route de ces connards et rester une gentille petite Outre qui suce les énergies, ça m'aurait aussi bien allé, t'sais. » Tu sens ton portable vibrer dans la poche arrière de ton pantalon. Tu le sors d'un geste mécanique et habituel, pour voir un message de ton frère qui te demande où t'es encore planqué. Il te rappelle aussi gentiment que tu n'es toujours pas là, alors que tu as cours dans moins de 20 minutes et qu'il te faut environ 30 minutes pour te rendre à la salle de sport. Bon, il suffisait juste de griller quelques feux rouges, faire peur à deux mamies qui traversent comme si elles avaient dix kilos de poids à chaque pied quand elles traversent et ton compte devrait être à peu près bon. Tu tapes rapidement que tu es déjà en route (il sait que tu mens.) avant de ranger ton téléphone portable là où il était précédemment. Il n'y avait rien de plus à dire de votre conversation. Tu ne pouvais pas lui demander plus de toute façon. Il se refermerait si tu insistais plus que nécessaire. Peut-être qu'il fallait que tu gagnes des points d'amitiés, pour voir une nouvelle ligne de dialogue être débloquée.

« Bon allez, ce n'est pas que ce n'était pas fun de t'embêter, mais j'ai du travail moi, il paraît. J'passerai dans pas longtemps. Tu me présenteras ton python favori. J'ai ton numéro, je t'envoie le devis d'ici quelques jours. » Tu fais encore quelques pas en sa compagnie, mais cette fois-ci, tu ne lui colles pas aux baskets. Tu continues ton chemin pour récupérer ta moto garée convenablement là où il faut. Cette blague à faire pendant cinq jours la squatteuse t'avait coûté cher en place de parking en plus. Bon, une fois ou deux, tu étais allé te garer dans des endroits un peu plus à l'abri des regards pour qu'on ne vienne pas te faire chier. Tu enfiles ton casque, tandis que tu peux voir l'ombre d'Eoghan dans l'ombre de son immeuble. Tu lui jettes un regard, qui paraît très long, alors qu'il ne dure que quelques secondes. Une fois encore, tu peux apercevoir, plus dissipée par la distance, l'aura rouge autour de lui. Tu renifles avant de détourner le regard et de faire ronronner la bête entre tes cuisses. Tu fais reculer l'engin, avant de fixer enfin le casque sur ta tête. Tu joues un peu avec le guidon avant de laisser la moto faire un démarrage en trombe et disparaître plus loin dans la rue.
Tu repenses à toute cette histoire. Tu as un peu la boule au ventre. Tu es contente de te dire que tu vas pouvoir te défouler sur un sac de frappe pour faire sortir toute la frustration accumulée des derniers jours. Et déjà réfléchir, dans ton emploi du temps, où caler ce bonhomme, comment l’emmerder un peu, comment augmenter tes stats avec lui et enfin, comme lui faire une véritable lecture. Même si cette opération-là s’annonçait des plus déplaisantes, surtout pour lui.
(c) mars.
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