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Keep Holding On ❀ Anaïs

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When witches don't fight, we burn
Daphné G. Calabrezzi
Daphné G. Calabrezzi
When witches don't fight, we burn
"❀ I'VE GOT THICK SKIN ❀"

"Be nice with plants, in the end, they eat you"

Keep Holding On ❀ Anaïs Z58WISI Keep Holding On ❀ Anaïs DJvbXfY Keep Holding On ❀ Anaïs LKwrOxC

En un mot : Blossom.
Qui es-tu ? : ❀ Italienne naturalisée Américaine. Elle débarque sur le sol américain à 8 ans, accompagné de son jumeau et de sa mère.
❀ Gitane. Elle n'a toujours connu que ça. Élevée par sa tante autant que par sa mère et les autres habitants du camp, elle leurs doit tout et elle le sait bien.
❀ Maternelle. Elle a cette tendance à prendre tout le monde sous son aile. C'est comme ça qu'elle se retrouve avec l'apprentissage d'Anaïs à sa charge.
❀ Spirituelle. Elle respecte profondément la terre, à la fois mère de son don et outil, elle se sent mal si elle reste trop longtemps éloignée d'une zone de verdure.

"❀ AND AN ELASTIC HEART ❀"


Keep Holding On ❀ Anaïs OtKezjM Keep Holding On ❀ Anaïs UC3L3ii Keep Holding On ❀ Anaïs Y4uiaVX

"When twins are separated, their spirits steal away to find the other."

Facultés : ❀ Chamane, magie rouge.
❀ Acrescence phytokinésique ❀ : Daphné à la capacité d'influer sur la croissance des végétaux, en insuflant une quantité de magie dans la plante, elle peut la faire pousser bien plus rapidement, stopper sa croissance (ou sa maturation dans le cadre d'un fruit ou d'une fleur), ou la ralentir. Elle peut ainsi faire pousser et maintenir en vie des essences qui n'aurait jamais pu s'épanouir sous le climat Louisianais.

❀ Communication avec la Terre ❀ : Daphné est capable, en se mettant en transe, d'obtenir des informations sur le lieu où elle se trouve, grâce à une forme de communication avec le sol.

❀ Vargamor ❀ : Elle est capable d'effectuer tous les rituels nécessaire au bon fonctionnement de la meute, de l'invocations des Munins, à la transmission du Loup durant la grossesse.

❀ Très douée pour les potions et les baumes de soins, elle possède aussi une vaste connaissance des rituels propre aux Comanches ayant effectué son apprentissage avec eux.

Thème : Elastic Heart - Sia
"❀ I'M LIKE A RUBBER BAND ❀"


Keep Holding On ❀ Anaïs 1m6nZmN Keep Holding On ❀ Anaïs QAzD2PO Keep Holding On ❀ Anaïs U2AoZ4H

"Until you pull too hard."

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Double compte : Lilas Hirsch & Archimède O'Connell & Maria Parado
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Crédits : Corvidae (Ava) Pando (Icon)
Jeu 27 Mai - 1:59 (#)


( Keep Holding on)


Halloween 2019 :


Les cris d’agonie de ma mère, m’avaient entraîné dans les profondeurs du lieu. Plongeant dans les entrailles du Donjon, j’avais rapidement perdu la piste, sa voix semblant s’éloigner et se rapprocher sans qu’aucune direction précise ne semble me rapprocher de mon but. J’avais erré longtemps dans les couloirs, sans me rendre compte que je tournais en rond, puis soudain, les cris avaient cessé. Ceux de ma mère, mais également ceux que j’entendais à l’extérieur. J’avais fini par reprendre mes esprits et m’étais effondrée à nouveau sur le sol humide du donjon. Les sanglots avaient secoué ma carcasse, déversant avec eux des années d’une peine trop lourde à porter. À cet instant, les barrières de mon esprit s’étaient ouvertes, déversant après elle, des torrents de deuils. J’avais pleuré l’enfant que j’avais été. J’avais pleuré la perte d’un père aimant que la vie avait remplacé par un monstre violent. J’avais perdu une mère attentionnée, que la vie avait transformée en lâche préférant abandonner ses enfants. J’avais pleuré la moitié de mon âme qui s’était envolée avec Damian. Et enfin, j’avais pleuré pour ceux qui avaient sauté. J’avais déversé tout mon chagrin dans ce couloir crasseux. Rhil avait fini par me rattraper et n’avait rien dit. Il était resté à mes côtés, force tranquille, malgré l’angoisse qui l’étreignait encore. Enfin, un homme du PASUA était arrivé, nous invitant à prendre la suite de ceux qui sortait du bâtiment maudit.


L’air de l’extérieur, gorgé de l’odeur ferreuse du sang avait été une bénédiction contre mes joues baignées de larmes. Pourtant, il avait fallu affronter la triste réalité de cette soirée. En contrebas, les cadavres s’entassaient, déversant une rivière écarlate que le bitume ne pouvait boire. J’avais détourné pudiquement les yeux. Non, j’avais détourné lâchement les yeux. Je n’avais pas la force de regarder ceux qui étaient mort quand j’avais survécu. Pourquoi eux ? Pourquoi ça ? On m’avait entraînée, m’éloignant de Rhil, pour vérifier que je n’étais pas blessée, puis pour m’interroger. Oui, j’allais bien. Non, en dehors d’une écorchure sur le genou, je n’avais rien. Non, je ne savais pas ce qui s’était passé. Je n’y étais pour rien, et j’avais moi-même été touchée par ce sort, ou peu importe ce que c’était. Ils avaient fini par me relâcher, m’offrant une couverture pour couvrir mes épaules. J’étais sortie. Le chaos des rues qui s’étendaient sous mes yeux m’avait terrorisé plus que de raison et j’avais couru aussi vite que me le permettait mes jambes jusqu’à atteindre la périphérie de la zone de guerre qui tenait lieu de quartier. Partout, où j’avais regardé, les gens s’agressaient, il y avait du feu, du sang, et des larmes à chaque coin de rue. J’avais couru sans m’arrêter jusqu’à ce que la voix d’Enoch retentisse dans mon dos. Je m’étais retournée et m’étais jetée dans ses bras. Le reste est flou, il m’avait ramené, je ne sais trop comment, jusqu’au camp, et j’avais passé les deux semaines suivantes dans un brouillard flou. Entrecoupé d’appel à Anaïs, dont la belle-mère avait été gravement blessée. Mon cœur s’était serré pour elle, pour Zach, pour Sumire, j’avais eu la jeune fille au téléphone tous les jours, et je n’avais qu’une hâte la revoir. Mais plus que tout, l’absence de nouvelle de Jeremiah dessinait une plaie béante dans ma poitrine. Il était rentré de son voyage en Sibérie, et je n’avais eu le temps de le voir qu’une seule fois depuis son retour. Mais depuis la nuit d’Halloween, j’étais sans nouvelle. Lynn était venue me voir et la terreur qui s’étalait dans son regard n’avait fait qu’abreuver la mienne. Elle m'avait expliqué qu'il avait été gravement blessé et qu'il se remettait lentement de ses blessures, mais qu'il survivrait. Le savoir en vie m'avait apaisé un temps, mais ne pas le voir me brisait le cœur.

Il avait fallu reprendre un rythme, et comme toujours, la vie avait repris son cours. J’avais eu des nouvelles de Jeremiah, mes rêves n’étaient plus peuplés de Puma et de Tigre, tourbillonnant, échappant sans cesse à des dangers plus lourd les uns que les autres. Les cernes qui s’étalaient sous mes prunelles bleues, creusant mes traits d’une fatigue que je n’arrivais pas à combattre, avait fini par s’atténuer, le sommeil me revenant. Le camp ayant été totalement épargné par les événements nous avions décidé d’un commun accord d’aller aider en ville. J’avais été en charge de faire les courses et de ravitailler les gens qui avaient le plus besoin de nourriture, j’avais pris part à de nombreux groupes de soutiens, écoutant les traumatisés qui ne comprenait pas ce qu’il s’était passé. Cette tempête qui s’était abattue sur la ville sans prévenir, ceux qui avait perdu leurs proches, leurs maisons. J’avais soutenu de mon mieux ces inconnus qui n’avaient rien demandé.


20 décembre 2019 :


Et il avait été temps de revoir ma petite apprentie. Après des mois sans l’avoir vu, sans avoir eu la chance de la serrer dans mes bras, j’avais besoin de la voir. Sans trop lui laisser de choix, j’avais sorti mon portable et lui avait dit que je passerai la prendre, et Frederica si elle le souhaitait, aujourd’hui à 9h. C’est pourquoi à 8h55, j’attendais sagement sur le siège conducteur du 4x4 d'Enoch, n’ayant pas suffisamment confiance en mon vieux pick-up pour faire la route jusqu’à Bâton Rouge. Je comptais emmener les filles pour une virée shopping tout ce qu’il y a de plus normal. Une tournée des grands centres commerciaux, magasin de musique, de fringues, librairie, un restau le midi et peut-être quelques visites culturelles pour l’après-midi. Zach était au courant et il m’avait dit que ça ferait du bien à la gamine. Quand sa tête bouclée apparaît en bas de l’immeuble un sourire immense étire mes lèvres et je saute hors du véhicule pour la serrer dans mes bras. « Carina ! » J’attrape ses joues et la regarde dans les yeux, je note les cernes, la fatigue qui marquent son visage, la profonde tristesse qui suinte d’elle sans qu’elle ne puisse la retenir et j’embrasse ses joues. « Tu m’as manqué, ma puce. Allez, monte, on discutera sur la route, on a le temps. » Je grimpe en même temps qu’elle dans l’imposant 4x4 bleu marine et boucle ma ceinture avant de lui tendre le câble de connexion. « Branche ton portable, met nous un fond musical pendant que je démarre et que je fais mon demi-tour. » Je lutte un peu, malgré la direction assisté, avec la voiture que je ne connais pas bien et réussi finalement à nous amener sur la route en direction de Bâton-Rouge. Je m’installe plus confortablement derrière le volant, les fesses juchées sur le coussin qui me permet de voir jusqu’au bout du capot, avant d’entamer la conversation. « Bon… Comment tu vas ? Comment vont Zach et Sumire ? Elle se remet ? Et Rica, ça va ? » Les questions fusent et je m’arrête en tournant légèrement la tête vers elle, sans quitter la route des yeux. « Parle-moi, sois honnête, je suis là. » Je détache une de mes mains du volant pour attraper la sienne, bénissant l’Amérique pour ses voitures automatiques qui me permettent de lui tenir la main sans jamais avoir à la lâcher. Oubliés, mes propres tracas, effacés, la nuit horrible de mon Halloween, dans cette voiture, avec sa petite main au creux de la mienne, rien n’a plus d’importance qu’Anaïs et ce qui la met dans un tel état. J’ai vaguement l’impression d’avoir retrouvé la gamine qui était venue me trouver presque un an plus tôt, pétrie de traumatisme, d’angoisse et de terreur nocturne. Je ne sais pas ce qu’il s’est passé pour elle, elle n’a pas voulu m’en parler, mais j’espère qu’elle sera capable de le faire aujourd’hui.



( Pando )
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Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
Anaïs Wilhm
Anaïs Wilhm
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A SONG OF BLOOD

En un mot : Outre en perdition
Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-huit ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. Se donne beaucoup de mal pour contrôler ce don qu'elle se tarde de maîtriser sous les encouragements de l'Outre qui l'aide à se dépasser et à lui apprendre les rouages du monde surnaturel.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital. Pouvoir accepté par peu, rejeté par beaucoup, craint pour d'autres, convoité par ceux qui en voit les possibilités. Une faculté qu'elle entraîne et dont elle a pu, une fois, en effleurer le potentiel immense.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
*Cordon bleu en herbe
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Lun 31 Mai - 18:02 (#)

Keep Holding On


Daphné & Anaïs


4h00 J’ouvres les yeux brusquement, inspire violemment, le corps couvert de sueur, le cœur battant la chamade, les joues humides et une bile acide remontant dans ma gorge. Je m’extirpe en catastrophe des draps humide, cours à la salle de bain pour me pencher au-dessus du lavabo. Je crache la bile, ne retiens pas un haut-le cœur et dévie aussitôt vers la cuvette juste à côté. J’ai l’impression qu’on me compresse le ventre pendant de longues minutes avant que ça ne passe. Le souffle court, le front toujours en sueur, je m’écarte, m’adosse au mur opposé pour reprendre mon souffle en fermant les yeux. Un sanglot m’échappe, et je me mords la lèvre pour retenir les autres qui pointent. J’inspire aussi lentement que possible, déglutis pour finalement ramener mes jambes contre ma poitrine, mes bras les entourant, le front posé sur les genoux. Les yeux clos, je calme lentement les battements de mon cœur, reprend peu à peu contenance, juste assez pour me relever, me rincer la bouche et le visage et sortir de la salle de bain pour retourner dans ma chambre.

Une fois à l’intérieur, je fixe le vide et l’obscurité silencieuse. Je me passe une main dans les cheveux, empirant leur état déjà catastrophique, fixe à nouveau le vide, soupire, me secoue. Une fois installée à nouveau dans mon lit, le silence qui me semble souvent si agréable ces derniers temps m’oppresse. À tâtons, je récupère mon casque, le plaque sur mes oreilles, lance une musique au hasard et ferme les yeux pour espérer grapiller quelques heures de sommeil, sans vraiment trop y croire. Cela fait combien de temps que je n’ai pas eu une nuit correcte ? Paisible et reposante. Même une présence n’est parfois pas suffisante pour chasser les horreurs qui me hantent. J’ai remonté la pente, pour chuter encore davantage. Je suis épuisée, lassée de tout ça Hope is a distance unreached. Je pourrais presque rire à l’ironie que je suis sans doute la seule à percevoir des paroles qui se chantent à mes oreilles. J’ouvre les yeux, jette un œil au téléphone dont l’écran s’illumine, me faisant papillonner pour m’ajuter à la soudaine luminosité 4h32. Merveilleux.

Je tourne la tête, fixe avec hésitation la boîte de cachets que je n’ai toujours pas osé ouvrir. Ma main s’en empare. J’hésite, l’ouvre, la referme pour finalement la lancer à l’autre bout de la chambre. Le bruit un peu mou du carton qui heurte le mur me parvient à peine alors que j’enfouis mon visage dans les draps. J’aimerais hurler de frustration, de colère, de tristesse. Pour un peu tout, en fait. Sur un peu tout le monde aussi. Je ne me reconnais même plus par moment. Tout semble être gris, sombre, humide. Dépressif. Pourtant je ne le suis pas. Je m’accroche chaque jour un peu plus. Je fais bonne figure, sans vraiment tromper ceux qui comptent. Je les vois, leurs regards inquiets, emplis d’une pitié qui me donnent envie de leur hurler dessus. Ce n’est pas de leur faute pourtant, mais j’ai rarement contenu autant de colère et de tristesse en moi pendant si longtemps. Je n’arrive pas à l’évacue. M’abandonner aux pleurs ne sert à rien. Me perdre dans les bras de Rica ne fais que repousser ce qui finit par revenir. Essayer de me focaliser sur le bien-être de ma famille ne fait que me renvoyer au visage tout ce qui s’est passé. Rien ne semble fonctionner pour le moment. 4h35 « Oh et flûte… »

Me voilà, à cinq heures du matin, emmitouflée dans un pull de Zach, un plaid sur mes jambes repliées sur le canapé, une couverture autour de mes épaules, une tasse à la main et deux boules de poils à mes côtés, à fixer je ne sais quel programme sur je ne sais quel animal marin qui vit loin d’ici. J’aurais voulu dormir, au moins aujourd’hui, histoire de pouvoir passer une journée agréable loin de tout ça. J’ai été une ombre pour certaines personnes, volontairement ou non, mais ne plus voir Daphné m’a fait bien plus de mal que je ne l’aurai imaginé. Au départ j’avais juste peur qu’elle me voie ainsi, qu’elle perçoive ce qu’il s’était passé, pose des questions et obtienne des réponses qui l’aurait horrifiée. Rica m’a dit que c’était idiot que, connaissant Daphné, jamais elle ne réagirait comme ça. Je sais qu’elle avait raison. J’ai juste perdu toute logique après Halloween. J’ai peur qu’on apprenne la vérité, qu’on vienne me demander des comptes, qu’IL se manifeste finalement. Tout ça me ronge trop pour que je puisse réfléchir correctement. J’ai toujours répondu à ses messages par le strict minimum, ai écourté au plus vite ses appels, prétextant toujours quelque chose, anxieuse à l’idée qu’elle pose trop de questions. Même maintenant, alors qu’elle m’a clairement fait comprendre que la sortie n’était pas négociable, je pense toujours à m’y soustraire. Tout le monde m’a dit que ça me ferait du bien. Ils en sont tous convaincus. J’aimerais l’être aussi.

L’idée m‘a semblé tellement étrange, venant d’elle… Elle m’a prise de court et me voilà à me demander si tout ça est une bonne idée. Essayer de faire bonne figure pendant un week-end entier face à ses questions et son air inquiet va sans doute être au-delà de mes forces. Et ce n’est pas la perspective de fouiller les magasins et les lieux culturels de Bâton-Rouge qui me retire la crispation qui me tient le ventre à l’idée de laisser sortir ce que j’essaie de refouler. La culpabilité qui me ronge et m’empêche de dormir, de manger, de vivre, je ne sais pas comment m’en débarrasser. On m’a parlé de syndrome du survivant et qu’il fallait que j’en parle, que j’explique. À qui je peux expliquer ça ? Qui serait capable de supporter la vérité en plus des horreurs que chacun a vécu ? J’ai bien compris pourquoi Daphné veut faire cette sortie. Elle espère qu’on parle, que je m’ouvre à elle comme je l’ai fait au début… Je n’en ai tout simplement pas le courage. 7h40 Je dois bouger, me laver, avoir au moins l’air présentable et manger un truc. « On se bouge... »

Quand je sors de l’appartement juste avant l’heure du rendez-vous, je jette un œil en arrière, fixant le lieu vide et silencieux. Je peux toujours dire que je ne me sens pas bien… Je soupire, ferme la porte. Fuir ne va pas vraiment m’aider, tout au plus cela va retarder le face à face et elle va juste grimper les quelques étages pour venir frapper à la porte. Je suis tiraillée entre l’envie d’oublier tout ça en passant du temps avec elle et le besoin de ne voir personne pour ne pas voir l’inquiétude et la douleur qui transparaissent dans les iris de chaque personne que je croise. C’est machinalement que je descends les escaliers, un petit sac en bandoulière, pour finalement sortir. À peine le pied dehors, je l’aperçois qui se dirige vers moi, un grand sourire aux lèvres et je sens ma gorge se serrer alors qu’elle me prend dans ses bras en m’appelant par ce surnom à l’accent qui roule sur sa langue. Je ferme les yeux un instant en enfouissant mon visage contre son épaule, ravale le sanglot qui pointe sans sortir, inspire lentement, renouant avec cette odeur florale qui ne la quitte jamais, qui a su apaiser les pensées et émotions les plus sombres jusque-là. Pas cette fois. « Tu m’as manqué aussi. » Pas moyen de mentir ici, parce que la bulle de calme qu’était le camp et nos moments complices me manquent.

La voir me fixer alors qu’elle prend mon visage entre ses mains me fait déglutir un instant, mais elle ne dit rien, se contente de m’embrasser affectueusement les joues et de m’entraîner vers l’énorme tout-terrain qui ne me semble vraiment pas lui convenir. Une fois installée, je prends le câble qu’elle me tend, le branche et laisse jouer une playlist plus entrainante que celles que je me suis mise à écouter ces derniers temps, sans vraiment y faire attention. Mon coude vient se poser contre le rebord de la vitre, ma main calant ma tête alors que j’observe l’extérieur se mouvoir doucement tandis qu’elle manœuvre pour prendre la route. Sa question me fait de redresser sur le siège passager et un soupir m’échappe alors que je hausse les épaules. « Mieux, ils vont mieux. Les médecins sont optimistes. » Elle, beaucoup moins. On ne sait toujours pas s’ils pourront faire quelque chose pour son visage. Zach et moi lui avons dit que ce n’était pas le plus important, mais j’imagine que ce n’est pas aussi simple à accepter pour elle.  « Rica est… fidèle à elle-même. Elle s’excuse, truc avec ses potes de fac, prévu depuis un moment, mais elle te salue. Elle m’a donné une liste de trucs que je dois lui ramener si je tombe dessus. » Probablement pour qu’elle soit sûre que je fasse cette petite sortie avec Daphné, puisqu’elle ne pouvait pas venir.

Lorsqu’elle attrape ma main dans la sienne, je ne peux m’empêcher de culpabiliser d’être comme je suis en ce moment. Même si elle m’invite à parler, je ne sais pas quoi faire. Je n’ai pas envie de lui expliquer, de décrire tout ce qui est arrivé cette nuit-là et de ce qui me ronge depuis. Elle a le regard fixé à la fois sur moi et sur la route quand je tourne la tête vers elle et ma main serre un peu plus la sienne. Le contact me fait du bien, finalement. A essayer de repousser les gens au loin, j’en suis venue à m’ostraciser de tout et tout le monde alors que c’est l’exact opposé que j’aurai dû faire. Je suis là. J’ai beau le savoir, ça ne rend pas les choses plus simples. Je n’arrive tout simplement pas à ouvrir la bouche, à avoir la force d’expliquer. Je suis juste lâche, préférant m’apitoyer sur mon sort plutôt que de voir, ne serait-ce qu’une demi-seconde, l’étincelle d’horreur qui ne manquera pas de surgir dans ses prunelles. Je préfère hausser les épaules. « Le reste ça va. Le lycée est assez sympa, y’a des gens cools. Rien de très neuf en dehors de ça. » J’étouffe un bâillement, cligne un peu fort pour chasser l’humidité qui s’y accumule avant de reporter mon attention sur la main qui tient toujours la mienne. Mon pouce s’y déplace doucement, caresse par automatisme. « Et toi, comment tu vas ? Tout le monde se porte bien au camp ? Et il sort d'où ce monstre que tu conduis ?» Qu’on m’offre un oscar pour mon jeu d’actrice.


codage par aqua



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Daphné G. Calabrezzi
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Jeu 19 Aoû - 1:25 (#)


( Keep Holding on)


Le ronronnement régulier du moteur et la puissance rassurante du véhicule entre mes mains me sont complètement étrangers et j’agrippe fermement ma main libre sur le volant qui me partait gigantesque. J’écoute ses réponses en tapotant des doigts en rythme avec la playlist qu’elle a mis en aléatoire et qui enchaîne les titres légers. Je ne dis rien, la connaissant suffisamment pour savoir qu’il ne s’agit absolument pas de ce qu’elle écoute en ce moment. Sa musique est toujours en accord avec ses émotions, toujours. Et elle n’a clairement pas la tête à écouter de la pop. Je suis contente d’apprendre que Zach et Sumire se portent mieux. Le géant a clairement pris son rôle à cœur et la petite le considère comme son père, quant à sa magnifique compagne, mon cœur se serre quand je pense à elle. Sumire m’a toujours intimidée, par son apparente froideur et sa beauté éthérée, la savoir clouée dans un lit d’hôpital, défigurée… Un frisson me secoue l’échine, mais j’espère qu’elle se remettra. Elle est, après tout, bien entourée. L’absence de sa petite amie me chiffonne légèrement, sachant qu’elle apporte un vrai soutien à Anaïs. « C’est dommage, j’aurais aimé la revoir. Tu l’embrasseras pour moi, et rappelle lui qu’elle est toujours bienvenu au camp. »

Pas dupe, je vois bien qu’elle esquive le vrai sujet, mais je n’ai pas la force de la pousser à parler. Je n’ai eu que des brides de ce qu’il s’était passé au Mall, quelques racontars en ville, les quelques mots que Lilas avait bien voulu m’offrir avant son départ pour l’Europe, rien de plus. Le peu que j’avais appris avait été suffisant pour me donner des cauchemars et hérisser les poils de mes bras, et savoir que mon apprentie avait été présente lors de ses évènements n’avait fait qu’augmenter l’inquiétude qui m’habitait constamment quand je pensais à elle. Elle était déjà si fragile, avait déjà tant vécu et souffert, j’aurais aimé que l’avenir ne soit qu’un vaste chemin en ligne droite pour elle. Une rivière paisible sur laquelle elle pourrait voguer calmement, sans avoir à se soucier des horreurs qui habitaient le monde. Le destin semblait en vouloir autrement et la simple idée de la savoir soumise à des forces aussi sombres que celles qui avaient transparu durant cette nuit me collait la nausée. Le mouvement rythmique de son pouce contre le dos de ma main me ramène vers une réalité plus douce et je ris doucement. « Enoch, c’est son nouveau jouet, je faisais pas confiance à mon vieux pick-up pour nous traîner jusqu’à Baton-Rouge. » Je prends le temps de réfléchir quelques secondes avant de lui répondre. « Tout va bien oui, le camp se porte bien, ma tante t’embrasse bien sûr, et Enoch m’a fait promettre que tu reviendrais bientôt. Joseph à décider de lancer la construction d’une aire de jeux pour les petits et l’une des Anciennes à attraper la grippe, mais on veille sur elle. Les gitans ne sont pas faciles à abattre. » Un sourire plein de fierté étire mes lèvres en pensant à ma maison. Non, décidément, les Gitans ne sont pas faciles à abattre et la vie continue toujours sur ses Terres. » La deuxième partie de la question est plus complexe et je prends quelques secondes avant de me décider à répondre. « Je vais… » Je me mordille la lèvre inférieure en soupirant. « Je vais bien. » Un haussement d’épaule accompagne la réponse et je m’en veux de ne pas être honnête. « J’ai été un peu secoué, mais dans l’ensemble, je vais bien. Jeremiah a été gravement blessé, mais il s’en est remis. » Dieu bénisse la capacité des siens à se soigner aussi rapidement. J’hésite avant de lui annoncer la dernière nouvelle, le plus étrange, la plus complexe à appréhender. « Je… J’ai… » Un soupir et je me lance. « Mon frère… J’ai retrouvé mon frère. » La bombe est lâchée et avant qu’elle ne réagisse, j’enchaîne. « Il s’avère qu’il n’était pas mort. » Je serre les dents et attrape le volant à deux mains pour lutter contre la colère que je n’ai pas réussi à évacuer depuis que la nouvelle m’ait tombé dessus.


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Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-huit ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. Se donne beaucoup de mal pour contrôler ce don qu'elle se tarde de maîtriser sous les encouragements de l'Outre qui l'aide à se dépasser et à lui apprendre les rouages du monde surnaturel.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital. Pouvoir accepté par peu, rejeté par beaucoup, craint pour d'autres, convoité par ceux qui en voit les possibilités. Une faculté qu'elle entraîne et dont elle a pu, une fois, en effleurer le potentiel immense.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
*Cordon bleu en herbe
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Mar 24 Aoû - 3:17 (#)

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Daphné & Anaïs


Le défilement du paysage qui change garde mon regard pendant tut le temps que nous mettons à sortir de la ville. J’en sors si peu souvent que chaque départ est comme une nouvelle découverte à ce stade. Coincée en Louisiane depuis que j’y suis née, c’est si rare que je prenne la route qu’on pourrait presque fêter l’événement. Peut-être est-ce une des raisons qui m’ont poussé à ne pas rebrousse chemin et accepter d’affronter les questions de Daphné. Je sui mauvais langue… je sais qu’elle ne forcera rien, mais je sais aussi que je dois lui parler, et ça me met une pression pas possible. Un week-end loin de Shreveport et de tout ce que ça implique. Et je vais le gâcher si j’ouvre la bouche, alors je vais attendre, retarder l’échéance autant que possible. Je me concentre davantage sur le tapotement régulier du doigt de Daphné en concordance avec la musique qui passe. La pop est en train de peu à peu me donner mal à la tête, j’aurai dû mettre ce que je suis en train d’écouter en ce moment, mais Daphné aurait aussitôt essayé un peu plus d’en savoir davantage. Elle sait l’importance que j’accorde à ce que j’écoute. Alors quand elle parle de Rica, je décide d’être honnête.

- Elle voulait annuler son truc, mais je lui ai dit que je voulais… être seule avec toi pour cette fois. Il y aura d’autres occasions.

Mettre autant de distance avec elle est stupide, je m’en suis rendue compte au moment où elle m’a serré dans ses bras. Tout ce qu’elle est m’avait manqué sans que je ne parvienne à mettre le doigt dessus. Alors je l’écoute me raconter sa vie à elle. Je souris un peu à l’évocation d’Enoch. Ce grand dadais n’avait de cesse de me taquiner quand je venais au camp. Un gars vraiment sympa que j’apprécier croisé malgré sa propension à se balader avec le moins de tissu possible sans être outrageux. Entendre des nouvelles de tous les gens du camp me donne du baume au cœur. J’appréciais chaque moment passé là-bas, même quand je m’épuisais sous la direction de Daphné, parce que c’était une soupape se décompression pour tout le reste qui se passait. Là-bas je pouvais souffler, j’arrivais à méditer et à être au calme, que j’ai beaucoup de mal à faire ici. Toujours du bruit, de l’agitation, quelque chose à faire, à lire, à préparer. Jamais aucun moment pour faire le vide avant de dormir et donc ne jamais parvenir à fermer l’œil sans pense à des tas de choses qui me donnent envie de rester en boule pour le restant de mes jours

- Tu les embrasseras tous de ma part je viendrais leur rendre visite, le camp me manque.

Je ne m’attendais pas à la bombe qu’elle lâche après ça. Le ton de sa voix m’a d’abord fait redresser la tête et son hésitation m’a fait tourner le regard vers elle. Tout dans son expression me dit qu’elle ne va pas bien, mais que les blessures de Jeremiah n’ont rien à voir avec cela. J’ai retrouvé mon frère. Damian, ce frère disparu dont elle m’a parlé en de rares occasions et toujours avec cette tristesse qu’elle n’affichait jamais en dehors de cela. Mon premier réflexe aurait dû être de lui dire à quel point j’étais heureuse pour elle, que c’était une super nouvelle et la border de questions pour en savoir plus. Mais tout ça s’est arrêté net dans ma gorge en voyant son expression pleine de colère et ses mains qui serraient si forts le volant que je voyais ses phalanges blanchir. Je me tais, essaie de trouver les mots justes. Je sais qu’elle a beaucoup souffert de la perte de son frère, elle n’a pas eu besoin de me le dire pour que je le comprenne. Alors pourquoi est-elle en colère s’il n’est pas mort et qu’elle a pu le revoir.

- Daph…

Je ne sais pas trop comment réagir en la voyant. Alors par réflexe, j’attrape une de ses mains, la serre dans la mienne, lui offre un soutien silencieux le temps de réussir à organiser quelques mots en un tout cohérent.

- Que s’est-il passé, Daphné ?

Je ne sais pas si c’est le mieux d’en parler, peut-être n’a-t-elle pas envie… mais elle n’aurait pas démarré. Peut-être que pour une fois, c’est moi qui pourrais l’aider avec ses problèmes, moi qui pourrais l’écouter, la réconforter si besoin, plutôt que ce soit toujours le contraire.

- J’ai envie d’être contente pour toi, mais j’ai l’impression que ce n’est pas la chose à faire. Dis-moi ce qui ne va pas Daphné, laisse-moi t’aider pour une fois. Tu as toujours été là pour moi dès l’instant où j’ai mis un orteil dans ta roulotte, alors laisse-moi faire la même chose cette fois.

J’ai envie de savoir, j’ai envie de comprendre pourquoi une telle nouvelle qui aurait dû la rendre folle de joie, la met dans une colère pareille, visiblement dirigée vers ce fameux frère revenu d’entre les morts. Peut-être que ce voyage sera cathartique pour nous deux, d’une certaine manière.

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When witches don't fight, we burn
Daphné G. Calabrezzi
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En un mot : Blossom.
Qui es-tu ? : ❀ Italienne naturalisée Américaine. Elle débarque sur le sol américain à 8 ans, accompagné de son jumeau et de sa mère.
❀ Gitane. Elle n'a toujours connu que ça. Élevée par sa tante autant que par sa mère et les autres habitants du camp, elle leurs doit tout et elle le sait bien.
❀ Maternelle. Elle a cette tendance à prendre tout le monde sous son aile. C'est comme ça qu'elle se retrouve avec l'apprentissage d'Anaïs à sa charge.
❀ Spirituelle. Elle respecte profondément la terre, à la fois mère de son don et outil, elle se sent mal si elle reste trop longtemps éloignée d'une zone de verdure.

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"When twins are separated, their spirits steal away to find the other."

Facultés : ❀ Chamane, magie rouge.
❀ Acrescence phytokinésique ❀ : Daphné à la capacité d'influer sur la croissance des végétaux, en insuflant une quantité de magie dans la plante, elle peut la faire pousser bien plus rapidement, stopper sa croissance (ou sa maturation dans le cadre d'un fruit ou d'une fleur), ou la ralentir. Elle peut ainsi faire pousser et maintenir en vie des essences qui n'aurait jamais pu s'épanouir sous le climat Louisianais.

❀ Communication avec la Terre ❀ : Daphné est capable, en se mettant en transe, d'obtenir des informations sur le lieu où elle se trouve, grâce à une forme de communication avec le sol.

❀ Vargamor ❀ : Elle est capable d'effectuer tous les rituels nécessaire au bon fonctionnement de la meute, de l'invocations des Munins, à la transmission du Loup durant la grossesse.

❀ Très douée pour les potions et les baumes de soins, elle possède aussi une vaste connaissance des rituels propre aux Comanches ayant effectué son apprentissage avec eux.

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Mar 31 Aoû - 22:27 (#)


( Keep Holding on)


Du coin de l’œil, je perçois les émotions qui se battent sur ses traits. Ses traits qui perdent chaque jour qui passe, un peu plus de la douceur de l’enfance. Ses joues se creusent, perdant la rondeur encore un peu enfantine qu’elles possédaient à notre première rencontre. Son regard, lui, a toujours été trop vieux, trop fatigué pour ce corps d’adolescente qu’elle trimbalait maladroitement à l’époque et avec lequel elle évolue désormais avec une grâce légère qui me serre le cœur. La colère à l’encontre de Damian se fracasse contre la tendresse que j’ai pour la jeune femme. Pour cette outre que j’ai aidé à avancer sur le chemin de la connaissance. Sur l’enfant que j’ai vu éclore et qui, malgré les intempéries et les tempêtes que lui a jeté la vie, continue de pousser. Sa main s’empare de la mienne et je sursaute légèrement, avant de lui jeter un regard contrit. Je tourne ma paume afin de pouvoir lui rendre la pression qu’elle m’offre, lui communiquant silencieusement ma reconnaissance. Anaïs a pris en quelques années une place prépondérante dans ma vie. J’ai été une oreille attentive quand elle en a eu besoin, une figure protectrice pour apaiser ses nuits, une mentor, je l’espère, attentive afin de la guider de mon mieux dans son apprentissage. Elle ne devrait pas avoir à prendre ce rôle de pilier qu’elle semble pourtant accepter de bonne grâce. La douceur que je lis dans ses yeux, durant le bref instant où nos regards se croisent, est comme un baume sur la plaie laissée par mon jumeau.

Je me redresse dans le siège de la voiture, crispant de plus belle les mains sur le volant, essayant désespérément de m’arracher à la colère et à la mélancolie qui m’étreint. Elle voudrait savoir, elle mérite de savoir, je lui dois bien ça, après tout ce qu’elle a partagé avec moi. De ses souvenirs les plus intimes et les plus durs à ses joies les plus fragiles et pures. J’inspire profondément, et roule des épaules. Je ne sais pas si j’en suis capable. Je n’ai jamais été capable de faire mon deuil de Damian, parce qu’une part de moi refusait de croire qu’il était réellement mort, comment aurais-je pu continuer à vivre sans la moitié de mon âme ? Comment était-il possible que je ne sois pas morte en même temps que lui ? Cette part de moi s’accrochait avec l’énergie du désespoir à l’idée que, quelque part dans le monde, mon frère respirait encore et continuait de vivre. Le voir vivant, devant moi, après toutes ses années, aurait dû être un soulagement. La preuve qu’enfin, j’avais eu raison toutes ses années de croire qu’il avait survécu. Pourtant, je n’avais ressenti qu’une rage glaciale. Rien de comparable n’avait jamais étreint mon cœur. Il m’avait menti pendant plus de vingt ans. Il m’avait laissé souffrir, le pleurer, fleurir sa tombe, il m’avait abandonné. Je cligne des yeux pour en chasser l’humidité et me racle la gorge avant de parler.

« Cazzo… » Je toussote pour déloger la boule qui s’est formée dans ma gorge et secoue légèrement la tête. « Tessora, tu sais que je l’ai enterré il y a plus de vingt ans. » Une inspiration et un profond soupir. « J’ai essayé de me suicider après sa mort. Je ne comprenais pas pourquoi, comment, j’étais encore en vie alors que j’avais si mal. J’avais l’impression qu’on m’avait arrachée la moitié de moi et les gens semblait s’attendre à ce que je continue comme ça. » Je garde le regard fixé sur la route qui s’étire devant moi, en penchant légèrement la tête sur le côté, la douleur de l’annonce de sa mort toujours aussi cuisante. Je déglutis, le son semblant se répercuter dans l’habitacle. « Une part de moi à toujours cru qu’il était pas réellement mort. J’avais l’impression que si ça avait été le cas, je l’aurai su, je l’aurai senti quelque part, et j’en serai morte moi aussi. » Je fronce les sourcils. « Je ne m'attendais simplement pas à avoir raison. Je… Je sais pas trop comment réagir à ça, en fait. » Je me mords la lèvre avec un nouveau soupir. « J’aimerai, je devrais, être contente, extatique même, de l’avoir retrouvé. Mais tout ce que j’arrive à ressentir, c’est de la colère, parce que… Il m’a abandonné. » Une larme réussie à s’échapper et je cligne rapidement des paupières, chassant sa jumelle le long de ma joue et éclaircissant ma vision. Je renifle et essuie rapidement mes joues d’une main. « Il m’a laissé toute seule, il m’a laissé pleurer sa mort, fleurir sa tombe, il m’a laissé porter un deuil insurmontable, toute seule. » Je hausse les épaules. « Il ne m’a jamais contacté, il m’a laissé toute seule. » Ma voix s’évanouit jusqu’à n’être qu’un filet. « Et je sais pas comment lui pardonner ça. »



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*Jeune fille de dix-huit ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. Se donne beaucoup de mal pour contrôler ce don qu'elle se tarde de maîtriser sous les encouragements de l'Outre qui l'aide à se dépasser et à lui apprendre les rouages du monde surnaturel.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital. Pouvoir accepté par peu, rejeté par beaucoup, craint pour d'autres, convoité par ceux qui en voit les possibilités. Une faculté qu'elle entraîne et dont elle a pu, une fois, en effleurer le potentiel immense.
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Mar 7 Sep - 1:38 (#)

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Daphné & Anaïs


Je tiens à Daphné. Même si j’ai évité son contact ces deux derniers mois, j’ai toujours tenu à elle depuis qu’elle m’a ouvert la porte de sa roulotte, qu’elle m’a pris sous son aile sans même y réfléchir à deux fois. Elle m’a aidé bien plus que je ne pouvais l’imaginer en frappant à la porte de sa roulotte la première fois et j’ai finalement la possibilité de lui retourner un peu la faveur. La possibilité d’être une oreille à ses problèmes, d’essayer de l’aider à faire un pas dans le sens qui lui conviendra le mieux. Je n’aime pas le voir ainsi, rongée par la colère, la tristesse et l’angoisse. Elle m’a toujours semblé si forte et si douce à la fois, c’est comme si je ne me rendais compte que maintenant qu’elle aussi, n’est qu’humaine. Même quand elle parlait avec difficulté de sa famille, de ce frère disparu, elle avait toujours cette force, mais aujourd’hui, tandis qu’elle me dévoile ce qu’il s’est passé, elle semble sur le point de flancher, de s’effondrer et je n’ai envie que d’une chose. L’aider. L’aider comme elle m’a aidé. L’aider à ma façon, autant que je le peux.

Ses mots sont durs tandis que ses yeux s’embuent et je sens ma gorge se serrer encore un peu plus. J’écoute, silencieuse, la laissant dire ce qu’elle a sur le cœur, m’avouer ce qu’elle a tenté de faire, me laissant encore plus inquiète pour elle si encore possible. Sa souffrance, sa colère, je ne suis pas en mesure de la comprendre. Je n’ai jamais perdu un frère, ni même un être dont j’étais assez proche pour vivre la même chose qu’elle. Même en laissant ma vie entière derrière moi, je n’ai pas violemment perdu un membre de ma famille comme elle a perdu son frère. Je peux juste imaginer à quel point ça dû être un choc, pour elle, après toutes ces années. Et en la voyant comme ça, à se retenir de pleurer et à haïr ce frère qu’elle devrait retrouver pour de bon avec joie. Je relâche la tension qui s’est peu à peu installée dans mes épaules et inspire, essuyant mon œil qui s’est embué en écoutant son histoire et ce qu’elle ressent.

J’ai envie de lui dire que je comprends, que ça va aller, que ce n’est pas sa faute, que les choses vont s’arranger, qu’il faut lui laisser un peu de temps. Toutes ces choses qu’elle a pu me dire, j’aimerais tellement les ressortir en sachant de quoi je parle et avoir des paroles rassurantes et qui lui permettrait de se redresser, de faire face. Je déteste ne pas pouvoir le faire, parce que tout ce qui lui arrive, c’est tellement inattendu que je reste un instant sans voix, laissant mon esprit se triturer les méninges pour essayer de dire quelque chose qui puisse l’aider. Tout. N’importe quoi tant que je peux effacer cet air de son visage et retrouver ma mentor avec son sourire habituel, son odeur de fleur et sa gaieté naturelle. Je décide juste d’être honnête. Ne pas prétendre, juste dire la vérité, dire ce que je pense de tout ça. Si je peux la faire se sentir mieux, ça en vaudra mille fois la peine.

- J’aimerais dire que je comprends ce que tu ressens…

Ce serait tellement plus simple, de trouver une solution parce que j’ai vécu la même chose. L’idée de perdre mon frère me soulève le cœur et je n’ose imaginer ce qu’elle a pu traverser. Du peu qu’elle m’a dit, ils étaient vraiment proches. Je déglutis à mon tour, expire doucement.

- Je ne peux pas imaginer ce que tu as ressenti, mais….

J’hésite un instant, pas certaine des mots que j’essaie de formuler. Les pensées se bousculent dans ma tête, les mots prennent vie puis s’effacent, remplacer par d’autres en une cacophonie de phrases qui ne me semblent jamais correctes. Le silence semble s’épaissir et je le brise, essayant de trouver les mots. Les bons mots.

- As-tu pu parler avec lui ? Je ne sais pas ce qui a bien pu se passer, mais peut-être que quelque chose l’a empêché de te contacter ? Tu m’as dit à quel point vous étiez proches, à quel point vous vous aimiez, tous les deux et je suis sûre qu’il ne t’a pas abandonné de son plein gré.

J’inspire à nouveau, m’humidifiant les lèvres rendues sèche par la conversation qui s’est installée.

- Je pense que tu as le droit d’être en colère, de lui en vouloir pour tout ce que tu as traversé, mais tu dois entendre ce qu’il a à te dire. Découvre ce qu’il s’est passé et peut-être que tu pourras trouver la force de lui pardonner ?

Je finis par poser ma main sur sa jambe, essayant de lui donner un peu de réconfort malgré le fait que nous sommes dans une énorme bagnole lancée à vive allure et que lui donner l’occasion de quitter la route des yeux est tout sauf une bonne idée.

- Tu as toujours été là pour moi Daphné, et je serai là si tu as besoin de moi. Je sais que j’ai été un peu distante ces derniers temps et… je suis désolée. Si j’avais su je serais venue te voir… Je sais que je me suis beaucoup appuyée sur toi et… je voudrais que tu fasses la même chose si tu en as besoin. Je ne fais peut-être pas d’aussi bonnes lasagnes que toi, mais je peux toujours nous faire des cookies pour compenser.

J’essaie de sourire, j’essaie de lui remonter un peu le moral, mais je ne sais juste pas comment l’aider. Et je me sens juste tellement nulle à cause e ça.


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❀ Communication avec la Terre ❀ : Daphné est capable, en se mettant en transe, d'obtenir des informations sur le lieu où elle se trouve, grâce à une forme de communication avec le sol.

❀ Vargamor ❀ : Elle est capable d'effectuer tous les rituels nécessaire au bon fonctionnement de la meute, de l'invocations des Munins, à la transmission du Loup durant la grossesse.

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Dim 19 Sep - 20:47 (#)


( Keep Holding on)


Les mains violemment agrippées au volant, je garde les yeux sur la route, luttant contre la vague de tristesse qui s’abat sur moi avec la force d’une trente-trois tonnes sur l’autoroute. J’ouvre la bouche pour aspirer lentement une goulée l’air dans l’espoir de réussir à dénouer les muscles de ma gorge qui m’empêchent de déglutir et je cligne frénétiquement des paupières afin de chasser les larmes qui menacent de me faire perdre le contrôle du véhicule. Silencieusement, je me morigène quand je sens le trouble qui agite la jeune fille à côté de moi. Pas le bon, pas la bonne personne. J’aurais dû lâcher tout ça sur les épaules du thérapeute, sur celle de n’importe qui d’autre. Je secoue la tête et respire lentement, cherche à me recentrer tendant une oreille, que j’essaie de garder attentive, vers Anaïs. Sa petite main atterrit sur ma cuisse et je sursaute presque, me rendant compte qu’elle me parle et que je n’écoutais qu’a moitié. Je détache avec difficulté ma paume gauche du cuir du volant pour venir la poser sur la main chaude qui repose contre le tissu usé de mon jean et je secoue la tête, tournant rapidement les yeux vers elle avant de les reporter sur la route. « Non. Pas vraiment. » Je soupire. Non, je n’ai effectivement pas réellement discuté avec Damian, le choc avait été si grand que j’avais commencé à hurler sans même m’en rendre compte. Et j’avais fini par quitter le garage sans vraiment lui laisser le temps de s’expliquer. « Mais je sais pas si j’ai envie. Peu importe les raisons qui l’ont poussé à ne pas revenir, il aurait pu me contacter. Une lettre, un coup de fil, un mail, n’importe quoi. J’aurais compris. »


Et c’est vrai. J’aurais probablement demandé des explications, mais s’il n’avait pas été en mesure de me les offrir, j’aurais accepté ça. Parce que je savais, intrinsèquement que peu importe ce qui le maintenait loin de moi, il finirait par revenir. Les souvenirs continuent d’affluer, les sourires, les rires. Sa main dans la mienne, l’odeur familière de ses cheveux et la texture de la peau de sa joue sous mes lèvres. La sensation de se savoir jamais réellement seule, et la certitude ultime de toujours avoir un allié où que j’aille. La force d’un lien forgé dans le sang, renforcé par la création commune de nos cellules et celles de notre croissance commune. Entremêlés avant même la naissance comme les racines d’un chêne pluri-centenaire. Ancrés dans quelque chose qui dépassait l’entendement et la compréhension des mortels. Nés d’une magie plus ancienne que toutes les autres. J’étais née duale, et Damian m’avait volé notre dualité. L’avait transformé en une solitude âcre et acide qui brûlait jusqu’aux racines de ce lien que nous avions. Les larmes débordent de nouveau, inondent mes joues et je renifle en essuyant mes joues de manière répétitive. « Pour une fois dans ma vie, j’ai envie d’être égoïste. J’en ai marre d’être toujours celle qui pardonne et celle qui attend. Pour une fois, j’ai besoin de me faire passer d’abord et pour le moment ça passe par ne pas lui parler. Pas ne pas le voir et par continuer à faire comme s’il était mort. J’ai pas la force de l’entendre me sortir des excuses que je ne croirais, de toute façon, pas. »


Les mots qui s’échappent ensuite des lèvres d’Anaïs font naître un sourire sur les miennes, et éclore un sentiment de culpabilité aux creux de mes entrailles. Je ne devrais pas être en train de lui parler à elle. Je ne devrais pas mettre ça sur les épaules d’une gamine qui traverse elle-même une phase particulièrement compliquée de sa vie. Je serre sa main dans la mienne et me décide enfin à ralentir le véhicule, me laissant lentement rouler sur le bas-côté avant d’enclencher le frein à main. Je me tortille sur le siège pour lui faire face et pose une main sur sa joue. « Tessora… » Je me contorsionne par-dessus le levier de vitesse pour embrasser son front rapidement. « Tu ne t’es pas appuyée sur moi, mon cœur, tu as enfin laissé quelqu’un prendre soin de toi. Tu ne devrais pas avoir à gérer la moitié des merdes que tu gères au quotidien, sans même parler d’Halloween. J’apprécie ton offre, vraiment. Ça me touche que tu veuilles m’aider, et je suis sûre que tu en es capable, mais je ne sais pas si j’arriverai à lâcher les rênes comme ça. J’aurais un peu l’impression d’abuser en te rajoutant ça sur la conscience. » J’effleure à nouveau sa joue et glisse une mèche rousse derrière son oreille avec un sourire plein de larmes. « Merci déjà d’être là. Et merci pour les futurs cookies. » Un petit rire s’échappe d’entre mes lèvres et je me réinstalle sur mon siège pour redémarrer et nous remettre en route vers Bâton Rouge. « Tu sais ce qui me ferait plaisir ? Plutôt que de parler de Damian, de Jeremiah et de toutes les emmerdes qui nous attendent à notre retour ? J’aimerais que pour une fois, on oublie un peu tout ça, et qu’on profite de notre week-end pour explorer Baton-Rouge, les musées, un peu de shopping, de longues balades et on verra ce qui nous attend au retour, ça te va ? »




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Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
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A SONG OF BLOOD

En un mot : Outre en perdition
Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-huit ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. Se donne beaucoup de mal pour contrôler ce don qu'elle se tarde de maîtriser sous les encouragements de l'Outre qui l'aide à se dépasser et à lui apprendre les rouages du monde surnaturel.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital. Pouvoir accepté par peu, rejeté par beaucoup, craint pour d'autres, convoité par ceux qui en voit les possibilités. Une faculté qu'elle entraîne et dont elle a pu, une fois, en effleurer le potentiel immense.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
*Cordon bleu en herbe
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Thème : "Your Name" by Chiai Fujikawa
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Mar 2 Nov - 10:29 (#)

Keep Holding On


Daphné & Anaïs


Plus le temps passe et plus les personnes qui me sont chères semblent craquer une à une, à un moment donné. Lilas, Zach et maintenant Daphné. Ils ont tous eu ce moment où je ne ressentais que la tristesse et l‘impuissance de ne pouvoir les aider comme j’aimerais pouvoir le faire. Je me sens alors parfaitement inutile, à ne pas pouvoir les aider comme eux ont pu le faire. Et ce n’est pas en serrant simplement la main de Daphné dans la mienne qu’elle va aller mieux, je le sais bien, mais je suis simplement incapable de trouver les mots juste pour qu’elle réussisse à aller ne serait-ce qu’un peu mieux. Je comprends sa tristesse, sa colère et sa peur de voir ressurgir ce frère supposé être mort, mais je ne sais simplement pas ce qu’elle peut faire. C’est tellement important et inattendue comme nouvelle, je ne sais même pas comment je pourrais réagir à sa place. Je comprends simplement son désir de garder le contrôle, de ne pas laisser tout de suite sa chance à ce frère qui l’a tenu à l’écart et lui a fait croire à sa mort pendant des années avant de ressurgir d’un seul coup dans sa vie. La voir pleurer ainsi me serre la poitrine et j’ai une envie furieuse faire payer son frère pour tout ce qu’il fait subir à Daphné.

- Tu as raison. Tu n’as pas à lui pardonner ou à le croire…

Pas tant qu’il ne ce sera pas excusé mille fis, pas tant qu’elle pleurera à cause de lui, pas tant que je pourrai voir ne serait-ce que l’ombre de la tristesse se peindre sur ses traits lorsqu’elle pense à lui. Même s’il est son frère, il y a des choses qu’on ne peut pas pardonner, je le sais bien et je ne vais certainement pas l’encourager à aller vers lui, pas alors que simplement penser à lui la fait pleurer de cette façon. J’oublie toute mes idées de réconciliation et me range simplement de son côté. Elle n’a rien fait de mal, c’est à lui de tout faire pour se faire pardonner, elle n’a pas à lever le petit doigt, pas après ce qu’elle a subi.
lorsqu’elle s’arrête finalement sur le bas-côté pour se tourner vers moi, je l’enlace un peu maladroitement, pas aidé par les ceintures de sécurité et la position des sièges, mais c’est la seule chose à laquelle je pense à ce moment précis. Simplement lui montrer que je suis. Je relève la tête lorsqu’elle embrasse mon front, détestant maintenant ce type que je n’ai jamais vu de ma vie lorsque je vois ce qui terni l’éclat des yeux de ma mentore. Je secoue la tête.

- Je m’en fiche, Daphné, je… Je ne veux pas que tu sois triste, je ne veux pas te voir comme ça. Tu ne devrais pas être triste de retrouver ta famille. Tu mérites tellement plus que ça…

Elle est si gentille et attentionnée envers les autres. L’idée qu’on lui fasse du mal comme ça, ça me révulse, ça m’énerve sincèrement tant c’est injuste. Je ne suis peut-être pas la mieux placée pour l’aider, du haut de mes dix-huit ans, mais ça ne va pas m’empêcher d’essayer, parce que je dois tellement plus à Daphné.

- Je serai toujours là si tu as besoin de moi, promis. Et jamais tu n’abuseras… jamais.

Je veux qu’elle sache que je serai là pour elle, quoiqu’il arrive. Même si cela semble dérisoire comme aide, je refuse de rester sur le banc de touche et de voir ceux qui comptent pour moi sombrer ne serait-ce qu’un tout petit peu. Je suis déjà tombée si bas que je refuse de voir d’autres faire e même, même temporairement. Daphné mérité d’être heureuse et c’est tout.
Je finis par la lâcher et hocher la tête à sa proposition. Tout oublier, out laisser derrière le temps d’un week-end… Cela ressemble à une petite fuite, mais je ne peux qu’accepter. J’en ai besoin, elle aussi, et il n’est pas dit qu’on ne peut pas s’amuser un peu malgré le temps pourri et les mauvais souvenirs que cette période de l’année rappelle.

- Faisons ça, tu as raison.

Je me réinstalle sur mon siège, serrant une dernière fois sa main dans la mienne avant de la laisser reprendre le volant pour repartir. Bâton-Rouge. Une ville pas si lointaine que je n’ai vu que deux fois. C’est triste me ire que je n’ai jamais vraiment quitté ma ville natale. Manque de temps, manque de motivation familiale. Tout était à portée, pourquoi s’embêter à prendre la route ? Au final, j’aurai l’impression de découvrir la ville pour la première fois tant les souvenirs que j’ai des rares fois passées là-bas sont flous et lointains.

- Je ne connais rien de Bâton-Rouge, tu seras la guide de ce week-end. J’espère que tu sais dans quoi tu t’embarques.

Je lui souris finalement, même s’il st un peu pincé et pas aussi éclatant que j’aimerais. Mais je suis juste contente que Daphné m’ait poussé à sortir, à la voir, à partir un moment loin de tout, juste déconnecté de la réalité de Shreveport pour quelques dizaines d’heures.

- Merci Daphné… Pour tout.


codage par aqua



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