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Schism - Alastair

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Mar 31 Aoû - 19:49 (#)



Schism
I know the pieces fit 'Cause I watched them tumble down No fault, none to blame It doesn't mean I don't desire To point the finger, blame the other Watch the temple topple over To bring the pieces back together

Un pas après l'autre, serrer un peu plus la mâchoire pour ne pas hurler la douleur qui recouvrait beaucoup trop de parties de son corps, pour rester debout, et recommencer, encore et encore. Les murs sur lesquels il avait du s'appuyer, laissant des traces sanglantes de son passage, avant d'enfin percevoir l'odeur caractéristique malgré celle omniprésente qui le couvrait. Les derniers pas étaient toujours les plus difficiles, les plus douloureux, mais il avait fini par atteindre la porte et l'ouvrir, espérant que l'autre serait déjà couché ou encore dans son atelier. Pas la force de tendre l'oreille, de grand chose en fait, et il avait retenu un cri de douleur dans son épaule avait heurté le coin du mur contre lequel il avait manqué de s'effondrer. Son sac qui était tombé au sol, le son qu'il n'avait pas vraiment entendu, tout était flou, lointain, assourdi. Mais pas important, il connaissait le chemin, et il avait enfin atteint la porte de la salle de bain. Juste l'ouvrir, traverser la petite pièce, et entrer dans la douche. Ses genoux avaient heurté le carrelage, envoyant une nouvelle décharge dans son corps déjà à l'agonie, avant que le reste ne suive. Il aurait du faire plus attention, prendre plus de précautions, mais il avait pensé qu'il pourrait gérer et il avait eu tord. Affreusement tord.

Quelques heures plus tôt, des garous l'avaient appelé pour qu'il s'occupe de l'un d'entre eux. "Salement amoché", l'unique indication de son état, et il n'avait pas pensé à demander plus d'informations. Une nouvelle excuse pour éviter le plus possible Alastair comme il le faisait si bien depuis presque deux mois, pour passer le plus de temps possible hors de l'appartement pour ne pas le croiser. Ne pas avoir mal. Sauf que ça n'avait pas été une simple histoire d'os à remettre en place ou de blessure à soigner. Parce que les dommages que son patient du soir avait subi étaient bien pires, et qu'il était sous sa forme la plus monstrueuse. Il y avait eu les griffes du garou sur ses bras et son visage creusant des sillons profonds, les crocs dans son abdomen, la poigne sur son crâne qui avait été envoyé contre le sol, encore et encore. Du sang, le sien, beaucoup trop. Et beaucoup trop de temps à subir les assauts de la bête avant que ses congénères ne réussissent à l'éloigner. Qu'ils ne l'emmènent lui, avant de le déposer à quelques rues de là où il habitait, le peu de conscience restante lui intimant qu'il était plus important qu'ils ignorent où il habitait, qu'il pouvait faire le reste seul. Protéger Alastair de ça aussi, c'était le plus important.

Le rouge partout autour de lui, alors qu'il se sentait de plus en plus faible. De moins en moins capable de garder les yeux ouverts, d'arriver à se concentrer, de même essayer de bouger. Les plaies béantes sur ses avant-bras, révélant le blanc de l'os à certains endroits, l'air qu'il sentait passer par celles sur sa joue gauche, le plat du côté droit de son crâne qui reposait maintenant contre le carrelage,  les chairs déchiquetées au niveau de son ventre qu'il entrevoyait dans le flou, mêlées à ce qu'il restait de son sweatshirt. Il avait perdu trop pour réussir à cicatriser, ça prenait beaucoup trop de temps, mais il aurait de toute façon été incapable de faire quoi que ce soit pour remédier à la situation. Pas vraiment l'envie non plus, ses pensées tournant autour de la contemplation d'une possible fin. Peut-être que ça serait mieux comme ça, juste continuer de se vider et attendre la vraie fin. Les années depuis sa transformation n'avaient pas été faciles, mais les dernières semaines avaient été bien pires, bien plus difficiles que tout ce qu'il avait pu endurer. C'était mieux si ça s'arrêtait maintenant, plus simple aussi. Sans heurts, sans bruit, juste laisser son sang couler. Et le demi-sourire malgré tout, sur le côté encore intact de sa bouche, en imaginant son meilleur ami pester à cause du ménage à faire.
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Anonymous
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Mar 31 Aoû - 20:53 (#)



Schism
You just won't let him go Search the river Wonder were he'll be Lost out in the darkness

HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Presque deux mois. Des semaines interminables à errer comme une âme en peine, incapable de trouver du plaisir à faire quoi que ce soit qu'il aimait pourtant faire d'ordinaire. Il ne faisait que travailler, sans même y prendre plaisir, juste nettoyer les tableaux, les restaurer autant qu'il le pouvait, faire ce que ses clients lui demandaient. Le minimum de mots possible, le minimum d'interactions sociales avec ses semblables humanoïdes de tout poil. Il venait, il prenait les tableaux, ou mieux on les lui apportait, et il travaillait. Un point, c'était tout. Juste faire le minimum. Manger le minimum aussi, il n'avait plus d'appétit. Il n'avait plus l'envie de sortir et restait cloîtré dans son atelier autant qu'il le pouvait. Et quand il ne pouvait pas, il s'assurait qu'Holden dormait ou qu'il n'était pas là. Tout pour éviter de le croiser. Tout pour éviter d'avoir à poser les yeux sur lui. Tout pour essayer d'empêcher son cerveau de penser. Mais ça ne marchait pas toujours très bien. Parfois, il l'entendait. Il attendait, derrière la porte dans l'escalier, qu'il s'en aille, pour ne pas le voir mais son cerveau turbinait quand même. Et il y avait pire...

Ça avait commencé au cours de la deuxième semaine. Il avait commencé à trembler, à se sentir un peu fiévreux, à ne pas comprendre ce qui lui arrivait. Il avait cru que c'était le café, il en buvait beaucoup plus que d'habitude, c'était peut-être pour cela qu'il avait ces tremblements et qu'il se sentait mal. Mais non, ce n'était pas cela. Il l'avait compris rapidement, il lui manquait quelque chose. Ce n'était pas la peau d'Holden, ce n'étaient ses regards ou son sourire, son rire, bien que tout cela lui manquait aussi terriblement sans qu'il veuille se l'avouer gentiment. Non ce qui lui manquait cruellement, c'était cette douleur autant que ce plaisir qu'il ressentait à chaque fois que Holden le mordait. La morsure, cette sensation, tout ce qui allait avec, ça lui manquait. Et au milieu de la nuit, quand il n'arrivait pas à trouver le sommeil, c'était cette pensée qui l'obsédait, qu'il chérissait en essayant pourtant d'oublier ce que ça faisait. Généralement, il se relevait pour aller sur le toit-terrasse et fumer. Il fumait bien plus qu'avant. Beaucoup trop. Sa santé n'allait pas aimer. Mais ça ne changeait pas grand chose vu l'état lamentable dans lequel il était déjà. Fatigué, amaigri parce qu'il mangeait peu, au bord de la crise de nerfs, en train de nettoyer l'appartement de fond en combles tous les quatre matin...Il en avait les mains rouges, presque en permanence, à cause des produits...Un quotidien usant, voilà dans quoi il s'était lui-même piégé avec toute cette histoire...

Ce soir-là n'avait rien de différent des autres. Il avait attendu que le vampire sorte pour descendre de l'atelier et aller sortir les poubelles. Constater que la consommation de sang avait encore augmenté et qu'il y avait beaucoup de bouteilles vides qui s'entassaient. Il avait fait un effort pour manger un truc qui traînait dans le frigo depuis un petite semaine, un reste de thaï qui n'avait pas encore tourné. Et puis il était parti s'enfermer dans sa chambre, comme souvent après avoir mangé un peu. Ranger ses livres d'art. D'abord tous les sortir, un par un, nettoyer les étagères avec soin, nettoyer les livres avec tout autant de soin, les regarder, vérifier qu'ils étaient toujours en bon état, en parcourir certains pour le plaisir et puis tous les remettre en place, classé non seulement selon les styles artistiques mais aussi par ordre alphabétique d'auteurs, avec un soin toujours aussi méticuleux. Ranger d'autres choses dans la chambre, pour s'occuper l'esprit, pour ne penser à rien d'autre que le rangement et la propreté de sa chambre. Demain, il laverait la salle de bain, encore.

Et puis il avait entendu le bruit. Le choc sourd, qui ressemblait à celui d'un corps qui heurtait un mur, suivit d'un autre, contre le plancher plus vraisemblablement. Alastair avait ouvert la porte de sa chambre, il avait entendu la porte de la salle de bain. Il ignorait ce qui n'allait pas mais...Le vampire ne rentrait pas si tôt, d'habitude, pas en ce moment, pas avec ce qui se passait entre eux. L'outre sortit de sa chambre, peu sûr de lui, ne sachant pas si il devait le faire ou non. Et ce fut là qu'il vit le sang, dans l'entrée, sur le mur, et le sac abandonné à terre. Il y avait beaucoup de sang, trop pour que ce soit quelque chose d'anodin. Quelques pas et il était devant la salle de bain, horrifié. Il y avait le sang, cette odeur prenant qui lui donnait envie de vomir, alors même qu'il n'avait pas l'odorat des plus développés. Et il y avait Holden. Là, dans la douche, effondré, du sang partout, des plaies si profondes qu'Alastair croyait voir l'os par endroit...Et il était terrifié, l'outre, complètement terrifié.

Ses pas le firent reculer, courir jusqu'à la cuisine, ouvrir tous les placards et en sortir les bouteilles de sang synthétiques. Courir de nouveau pour revenir jusqu'à la salle de bain, la panique faisait battre son coeur à tout rompre, il avait mal dans la poitrine, il avait peur et il refusait que cette situation dans laquelle il se trouvait. Hors de question que cela arrive. Hors. De. Question. En arrivant dans la douche, il glissa et se laissa tomber à genoux, laissant les bouteilles choir à ses côtés. Il s'approcha d'Holden posant une main sur sa joue encore en bon état, il avait les yeux plein de larmes et chercha à capter le regard de son ami. « Holden ! Holden, je t'en prie ! J'ai...Je t'ai ramené du sang, il faut...il faut que tu le boives ! Tu peux guérir pas vrai...? Je t'en supplie, dis moi que tu peux ! geignit-il d'une voix lancinante en ramenant les bouteilles jusqu'à Holden, en ouvrant une pour lui tendre. Je t'en prie, je...Je veux pas que tu me laisses...! » Il s'était mis à pleurer, sans savoir quoi faire de plus, sans savoir ce qui pourrait sauver son ami, hormis ce précieux liquide rouge...

underratedboogeyman
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Mer 1 Sep - 19:56 (#)



Schism
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Il y avait une certaine sérénité à savoir que bientôt ça serait terminé. Qu'il n'avais pas à faire d'effort, à lutter contre d'éventuels instincts de survie, que ça viendrait tout seul et qu'il avait juste à attendre, à rester là sans bouger. Quelque chose de rassurant, à savoir que ça allait s'arrêter. Qu'il n'aurait plus à lutter contre la bête en lui, plus à serrer les dents pour contrôler, pour museler ce qui grondait en lui. Pour taire ce qui faisait mal depuis des semaines, des années. Tout serait tellement plus simple une fois que ce serait terminé, pour lui mais surtout pour les autres, et ça aussi c'était rassurant, savoir qu'il ne risquerait plus de faire de mal à personne. Plus de mal à Alastair. Juste laisser faire les choses, les paupières à semi-fermées, bercé par le silence pour une fois agréable. Ne plus se forcer à inspirer ou expirer, bien trop fatiguant et de toute façon inutile, et laisser l'engourdissement prendre le pas sur la douleur, sur tout reste de sensation.

Et puis il y avait eu la brulure sur sa joue indemne, et les échos lointains d'une voix qu'il avait l'impression de n'avoir pas entendu depuis très longtemps. Ses intonations inquiètes, sans qu'il arrive à donner un sens à ce qu'il disait. Le flou où il reconnaissait vaguement ses traits, et son demi-sourire qui s'était légèrement agrandi, à peine, juste ça était un effort que son corps à l'agonie n'avait plus envie de faire. Alas'... Le goût de son propre sang dans sa gorge, sur sa langue, sur ses lèvres, alors qu'il prenait une inspiration laborieuse, sifflante. Il aurait préféré qu'il ne le voit pas comme ça, son meilleur ami n'avait pas besoin de ça. Pas besoin de lui non plus, encore moins du mal et de la douleur qu'il lui causait. Ça va... C'est mieux comme ça... La lutte pour chaque mot, la fatigue pesant toujours plus sur chaque syllabe qu'il réussissait à laisser échapper. Je te ferais plus de mal... Et c'était ça le plus important. Une fois que ça serait fini, Alastair ne souffrirait plus à cause de lui.

Sans qu'il le réalise, des larmes s'étaient mises à couler sur ses joues, reliquat du peu de sang restant dans son corps, d'un bonheur simple: savoir que son meilleur ami irait mieux une fois qu'il serait parti. Qu'il pourrait enfin vivre, enfin être libre. Merci d'avoir... D'avoir été mon ami... La toux sifflante qui avait à peine secoué son torse, envoyant des décharges de douleur dans son ventre, trop épuisé pour réussir à changer quoi que ce soit, et ça n'avait pas vraiment d'importance de toute façon. Et il avait juste fermé les yeux, trouvant un peu de réconfort dans ces ténèbres. Tu... Tu devrais partir... Fermer à clé... Juste quelques heures et... Le râle qui s'était échappé de ses lèvres, l'obligeant à faire une pause plus longue, alors qu'il essayait de se rappeler de la pensée fugace qui avait traversé son esprit. Au cas où... La bête... Le seul risque, et s'il lui enlevait toute proie elle n'aurait pas non plus la force de subsister. Et enfin, enfin, ça serait terminé.
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Mer 1 Sep - 20:21 (#)



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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Voir son ami ainsi, le voir souffrir, le voir dans cet état...Il aurait mille fois préféré être à sa place, que ce soit lui qui soit en train de se vider de son sang par terre en souffrant mille morts. Il aurait de très loin préféré. Mais même si ce n'était lui qui se trouvait étendu là, il avait mal autant que son ami. Il se sentait tiraillé, mis en pièces par les sentiments qui agitaient ses entrailles, son coeur et son cerveau. Plus rien ne comptait d'autre qu'Holden en cet instant, parce que sans lui, plus rien n'aurait le moindre sens. Il voulait le secouer, il voulait le réveiller et lui faire ingurgiter de force le sang, si il le fallait. Mais il restait à côté de lui, à pleurer, à sangloter en tremblant, en tressautant. Parce qu'il le voyait là, ne faire aucun effort, ne pas bouger, ne même plus respirer...Il aurait pu déjà être trop tard qu'il ne s'en serait même pas rendu compte...Et si c'était le cas...Si il était déjà parti...? Si son ami l'avait déjà quitté...? Il pleura de plus belle, jusqu'à entendre le faible son de sa voix qui s'élevait dans l'air...

Mais non. Il ne pouvait pas dire ça. Il n'avait pas le droit de dire ça ! En quoi cela serait-il mieux si il n'était plus là !? Alastair voyait à quel point il luttait pour parler, à quel point c'était difficile. La toux, le corps du vampire secoué à cause d'elle, les larmes sur ses joues déjà maculées de sang...Et il avait envie de hurler Alastair. Ecoutant malgré tout jusqu'au bout, chaque petit mot qu'Holden prononçait et qui lui semblait être une lame de plus qu'on enfonçait en lui sans compassion aucune. Il avait mal que son ami puisse dire ça, qu'il puisse penser qu'il serait mieux sans lui, qu'il fallait qu'il meurt pour que les choses s'arrangent. Jamais les choses ne s'arrangeraient si il n'était plus là. Plutôt mourir que de vivre sans Holden, voilà tout ce qui traversa l'esprit d'Alastair, alors que la peur et la douleur l'enserraient de leurs doigts crochues et froids. Et là, la révélation, le rappel de ce qui se tapissait au fond du vampire. La bête. Elle le sauverait forcément si elle en avait les moyens, elle ne voudrait pas mourir, elle ! Elle ne l'abandonnerait pas, jamais, il le savait.

Il se leva et, glissant dans le sang, il trébucha avant de pouvoir sortir de la douche et aller jusqu'à la cuisine. Laisser des marques rouges sur le sol du salon, de la cuisine, sur le meuble sur lequel il s'appuya en ouvrant le tiroir pour en sortir le premier couteau qu'il trouva. Et retourner s'écrouler à genoux à côté d'Holden. Mais il avait quelque chose à faire avant. « Rien ne sera mieux sans toi, Holden ! Rien ! commença-t-il en criant à moitié sur son ami. Je refuse de te perdre, quoi qu'il en coûte ! Sans toi, je veux plus rien, je vaux plus rien, je...Je suis juste pas moi. » Il posa une main sur la joue du vampire et vint coller son front sur le sien doucement. « Je t'interdis de me laisser, Holden... » Embrasser le vampire sur le front et s'écarter un peu de lui. Et sans vraiment prendre garde à la profondeur de la plaie qu'il se fit, il se coupa l'intérieur du poignet d'un geste rapide et sec, grimaçant au passage de la lame. Il lâcha le couteau et tendit son bras blessé, qui saignait, au vampire, lui mettant sous le nez cette plaie à laquelle il espérait qu'il ne résisterait pas. Que la bête ne résisterait pas...

underratedboogeyman
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Mer 1 Sep - 22:22 (#)



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Il se demandait à quoi sa mort, la vraie, allait ressembler, si ça serait comme dans les films ou non. Un tas de cendres ou une explosion de ce qu'il restait de son corps, mais en tout cas il était certain qu'il préférait être seul pour ça. Le soulagement quand la forme floue de son meilleur ami avait disparu de son champ de vision. C'était mieux qu'il parte, mieux qu'il ne soit pas là. Qu'il ne voit pas ce qui allait arriver, qu'il puisse au moins lui épargner ça. Le dernier effort, difficile, alors qu'il se laissait tomber un peu plus, son dos contre le froid du carrelage, rassurant aussi. Quelque chose d'agréable dans cette langueur, lui rappelant la nuit où tout avait basculé, où il avait juste frôlé cette mort qu'il accueillait à bras ouverts maintenant. Plus de souffrance, plus de lutte, plus rien, et même cette simplicité lui plaisait. Simplement fermer les yeux, et abandonner, se laisser porter par les quelques instants sereins restants.

Le retour de la voix d'Alastair, plus forte sans en saisir les mots, le sens. Juste qu'il avait l'air en colère, ou triste, ou malheureux, quelque chose dans ces eaux sans qu'il soit capable de définir quoi, la fatigue bien trop pesante, l'esprit engourdi. La brulure de sa chaleur à nouveau contre sa joue, sur son front, et l'envie de lui dire de partir, de ne pas rester. De le laisser, parce qu'il ne lui apporterait rien de bon, comme depuis tant d'années. C'était mieux comme ça, pourquoi il ne le comprenait pas? Et il n'avait même pas la force de le repousser, à peine celle de prendre une inspiration pour lui dire. Mais quand il l'avait fait, c'était l'odeur de son sang qui avait pris le dessus sur tout le reste, y compris les lambeaux de volonté qui le poussaient à vouloir que son ami soit loin, qu'il le laisse mourir seul. Non... Faible, plaintif, torturé dans cette gorge asséchée, à la limite de se déchirer. L'envie de s'éloigner, de ne plus sentir ça, parce qu'il savait ce qui allait arriver, mais il n'en avait pas la force. Pas la force de contrôler, de lutter, d'empêcher cette partie de lui qu'il haïssait de prendre le dessus. Même pas la force de dire à Alastair de fuir, de le supplier de partir tant qu'il le pouvait encore.

Et puis il n'y avait eu plus rien d'autre que la faim. Immense, irrésistible, implacable. L'odeur de ce sang, si attirante, si alléchante. Ses dents dans sa chair, son goût divin sur sa langue. Les grondements au fond de sa gorge alors que son bras le moins blessé se portait à celui de l'autre pour l'approcher plus, pour l'empêcher de se retirer. Et boire, toujours plus, les nouvelles morsures pour faire un peu plus couler l'ambroisie qu'était son sang. Pas assez, il en fallait plus, toujours plus. Stupide proie qui s'était jetée dans la gueule du loup, aussi blessé soit-il, et ça réjouissait l'animal. L'attirer un peu plus, agripper ses cheveux, et planter ses crocs dans sa gorge avec un nouveau grondement satisfait. Rouler au sol avec lui, passant au dessus, l'écrasant de tout son poids alors qu'il se repaissait de son essence vitale au goût sublime. Boire, encore et encore, et le plaisir du bruit de ses battements de cœur affolés, de sa respiration laborieuse alors qu'il se repaissait de son sang. Qu'il en sentait les premiers effets, la douleur des premières cicatrisations qui l'avaient poussé à mordre encore, plus.

Son bras avait été le premier à retrouver un semblant d'utilité, et il s'en était servi pour bloquer ceux de l'autre alors qu'il plongeait un peu plus dans son cou. Les tiraillements dans son crâne, dans son ventre, dans sa joue, et ses dents qui agaçaient un peu plus les plaies pour en tirer le sang. Qu'il tirait violemment la tête de l'humain de l'autre côté pour s'attaquer à l'autre source. Le pouls plus lourd, plus laborieux, mais ça n'avait pas d'importance, juste sa faim l'était, le besoin de la rassasier. Jusqu'à ce petit mot, qu'il aurait préféré ne pas entendre. Oh il savait ce qu'il voulait dire, mais il en voulait plus, encore plus. Tout ce que cette partie si faible de lui refusait. Tout. Pourtant il l'avait lâché, parce qu'il savait que cet autre ne pardonnerait jamais ça, et que cette fois ça serait la vraie fin. A quatre pattes sur le carrelage, jusqu'à trouver les bouteilles infâmes et boire. Les vider d'une traite, avant de fixer à nouveau l'humain au sol, pondérant la possibilité de continuer à s'abreuver sur lui encore un peu.
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Jeu 2 Sep - 0:26 (#)



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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

C'était une idiotie, au fond de lui-même, il le savait. Son esprit, sa conscience, son instinct de survie, tout lui hurlait qu'il ne devait pas faire cela, qu'il ne devait pas offrir à un vampire en train de mourir une bonne raison de s'abreuver à lui sans plus de cérémonie. La bête allait lui sauter dessus, il le savait parfaitement et elle allait faire mal, très mal, pour avoir ce qu'elle voulait, pour le boire, peut-être jusqu'à la lie. Mais qu'importait. Qu'importait même de mourir si cela permettait à Holden d'aller mieux, de vivre, de ne pas l'abandonner. Au pire...Au pire si il mourait, il pourrait lui donner son sang...C'était ce qu'il se disait naïvement, parce que tout serait mieux que de perdre son ami. Dans son esprit apeuré et paniqué, il n'y avait rien qui puisse être pire que le perdre, c'était tout simple et ça ne laissait donc plus aucune chance à ses instincts ou à une quelconque volonté de vivre. De toute façon, si il le perdait, il ne voulait même plus songer à la vie, songer à ces journées vides et mornes parce qu'il n'y aurait aucune nuit réconfortante pour atténuer la peine et la solitude.

Le faible "non" plaintif avait vite été effacé et Alastair avait senti la poigne, les dents, les lèvres qui se pressaient sur sa chair. Il avait gémit de douleur, mais aussi de soulagement, de bonheur. Retrouver la morsure, même aussi violente et douloureuse que cela, lui fit du bien, calma une envie qu'il avait depuis des semaines et que rien ne venait combler. Sentir le vampire qui buvait, qui mordait, qui enserrait son bras de sa main...Il ne résista à rien. Il ne résista pas quand la morsure se fit plus profonde ou que le vampire l'attrapa pour lui agripper les cheveux et le mordre à la gorge. Gémissant, l'esprit ailleurs à cause du plaisir et du réconfort qu'il ressentait à voir enfin son ami réagir, il glissa même une main dans les cheveux d'Holden. Laisser la bête faire, elle savait mieux que lui, mordre plus d'une fois, forcer les plaies à cracher tout le sang possible. Et puis sentir l'autre bras qui l'emprisonnait, qui l'empêchait de bouger les siens...Le sentiment de panique qui revenait alors que la bête ne s'arrêtait pas, qu'il sentait son poids si lourd sur le sien. Il savait ce qu'il risquait en s'offrant ainsi, il savait que la bête pouvait ne pas s'arrêter. Les yeux fermés, la douleur qui irradiait dans tout son corps, il fallait qu'il dise le mot, avant de ne plus avoir la force de prononcer aucun son, dans l'espoir qu'il reprendrait ses esprits. « Marshamallow... murmura-t-il faiblement, utilisant le signal d'alarme qu'il lui arrivait parfois d'exploiter. »

Un instant, il crut que la bête n'allait pas s'arrêter. Mais non. Il sentit les dents s'en aller, les bras le lâcher et le corps s'écarter. Alastair reposait sur le dos, sur le carrelage maculé de la douche, la joue contre le sol froid. Il sentait son sang continuer à couler, le vampire n'avait pas pris le temps de lécher ses plaies, de les faire cicatriser proprement. Non il devait s'être jeté sur les bouteilles qu'il avait amenées. Il se sentait faible, il se sentait mal, mais il savait qu'Holden irait bien et c'était ce qui comptait à cet instant. Alastair ferma les yeux, trop faible pour faire quoi que ce soit. Epuisé, il l'était déjà avant même cette soirée. Là, il n'était plus qu'une poupée en train de se vider. Mais Holden irait bien. Et ça le fit sourire doucement, parce qu'il se sentait soulagé...

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Jeu 2 Sep - 21:34 (#)



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Il y avait toujours l'odeur de son sang, si entêtante, si attirante, et il n'avait pas pu résister plus longtemps. Même si c'était juste un peu, pas assez, il en voulait plus. Revenir au dessus de lui, les genoux de chaque côté de ses cuisses, et prendre son poignet ouvert pour le porter à ses lèvres. En lécher la moindre trace de carmin, sa langue passant sur les plaies autant pour en extraire encore un peu de sang que pour les refermer, et faire disparaitre les dernières traces sur sa peau. Remonter un peu, son bras presque entièrement guéri appuyé tout près de son visage pour se maintenir au dessus de lui, et se baisser juste assez pour faire pareil dans son cou, en prenant son temps, la mélodie de son pouls, de sa respiration, posant le rythme. Un côté, puis l'autre, jouant de sa langue et de ses lèvres contre sa peau, frôlant du bout du nez la veine affleurante qui pulsait, égratignant la chair tendre du bout des dents pour quelques gouttes de plus avant de faire disparaitre la trace de son passage.

Et quand il n'y avait plus rien eu pour se nourrir, et que l'homme n'était juste pas en état de satisfaire les restes de sa faim sans y passer, il avait appuyé son front contre son torse, là où il pouvait sentir son cœur, trop faible et trop affolé en même temps. Se recroqueviller comme ça au dessus de lui, ses mains trouvant les siennes pour entremêler leurs doigts, et juste rester là, en silence. Attendre que les battements se calment, se stabilisent, alors que la bête se calmait enfin, le laissant appréhender la terrible réalité de ce qui s'était passé. Les larmes qu'il avait senti monter, parce qu'il avait encore fait du mal à Alastair, mais ça aurait été rendre son acte, son sacrifice, inutile et il les avait retenues, se blottissant un peu plus contre lui en prenant soin de ne pas trop peser, de ne pas lui faire mal. Juste pour lui redonner un peu de cette chaleur qui était la sienne, qui ne circulait dans son propre corps que parce qu'il lui avait pris autant de sang.

De longues minutes, se comptant peut-être en dizaines, avant qu'il soit sûr que son état était stable et il s'était lentement redressé. Ses propres plaies s'étaient refermées, il pouvait le sentir, ses blessures n'étaient plus qu'un souvenir, mais il restait tout le sang autour et sur eux. Tendre la main pour allumer l'eau, peut-être un peu plus chaude qu'il n'aurait du mais Alastair aurait besoin de ce surplus, et il s'était rapidement débarrassé de ses vêtements pour les jeter dans un coin de la douche avant de revenir à son ami. De le soulever dans ses bras avec une infinie douceur et le déshabiller aussi, avant de nettoyer les restes de rouge sur leurs peaux. De s'assurer que la sienne restait chaude, que son cœur tenait toujours le coup, et rester un moment sous l'eau, assis contre le mur, à juste le serrer dans ses bras doucement, le visage enfoui dans son cou. De murmurer il ne savait trop quoi, beaucoup d'excuses et de demandes de pardon, ignorant s'il l'entendait, sa main passant doucement dans ses cheveux.

Il l'avait laissé au chaud dans la cabine le temps de se sécher, avant de faire pareil pour lui avec toute la précaution du monde, et l'enrouler dans une serviette propre avant de le soulever à nouveau dans ses bras. Sortir de la salle de bain en le portant, et hésiter un instant devant la porte de la chambre de l'homme avant d'aller dans la sienne pour le déposer sur son lit, au chaud sous les couvertures. Sa propre fatigue qu'il sentait tonner dans son crâne, mais il luttait encore un peu, juste assez pour rejoindre la cuisine et sortir des placards un paquet de cookies et une bouteille de jus de fruits, et les ramener pour les poser sur la table de chevet. Et il l'avait rejoint, se blottissant contre lui autant qu'il le gardait dans ses bras, autant pour surveiller son état que pour se rassurer lui-même. Somnoler à moitié, bercé par les battements réguliers du cœur d'Alastair, jusqu'à sombrer peu avant l'aube.
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Jeu 2 Sep - 23:36 (#)



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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

La conscience d'Alastair était flottante, tout ce qu'il était encore capable de sentir, c'était son coeur qui pulsait dans les plaies alors que le sang continuait de s'écouler. Son coeur, qui était affolé en même temps qu'il souffrait, qu'il ralentissait...Il n'y avait plus grand chose qui perçait le voile de cette conscience, pas même les coups de langue sur son poignet ou ce corps qui était venu sur le sien. Rien de tout ça n'était réel, pas les mains sur son corps, pas le vampire contre lui, pas plus les coups de dents dans sa peau. Il sentait encore son coeur qui battait, qui pulsait là où s'étaient trouvées les plaies qui avaient été refermées, sans même qu'il l'ait remarqué. Il n'y eut que lorsque l'eau coula sur sa peau, trempa ses vêtements, qu'il sentit quelque chose. Ça ne le fit pas bouger pour autant, pas réagir plus que ça, mais cette chaleur était bienvenue, il la sentait s'infiltrer en lui après le froid glaçant qu'il ressentait, autant celui du sol que celui qui le gagnait à mesure que son sang se répandait dans la douche. Tout passait comme au ralenti et le temps passait lentement, sans qu'il lui soit possible de dire combien de temps était passé. Se faire emmener, ça, il le sentait, se faire déposer sur le lit également. Et puis sa conscience s'était éteinte, bien trop fatiguée pour continuer...

Il n'y avait aucune lumière quand il ouvrit les yeux, juste le noir, rassurant, en un sens, parce que cela voulait dire qu'il n'était plus dans la salle de bain. Il sentait le matelas sous lui, les couvertures sur lui et, tout contre lui, blotti et endormi, il y avait Holden. Il inspira profondément, il ne ressentait aucune douleur, preuve que le vampire avait su se maîtriser, au moins assez pour refermer ses plaies et le sauver. Alors, il ferma de nouveau ses paupières et se blottit un peu plus contre Holden, savourant sa présence à ses côtés, le fait qu'il ne soit plus en train de mourir...Qu'aurait-il fait sans lui hein...? Il n'aurait jamais continué, il n'aurait pas pu se reprendre et se dire que les choses devaient avancer, que sa vie allait continuer sans lui, sans l'ami qui avait partagé une vingtaine d'année à ses côtés. Il soupira à nouveau. Il se sentait encore épuisé, il n'avait pas la moindre idée de l'heure qu'il était et il sentit son ventre grogner un peu. Relever la tête et essayer de discerner des choses dans la pénombre, une bouteille, un paquet de quelque chose...Il tendit la main pour allumer la lampe de chevet, de toute façon, Holden ne se réveillerait pas juste avec ça. Et il sourit doucement, Alastair, en voyant le jus de fruits et les cookies. Même dans l'état où ils étaient hier, il avait pensé à lui mettre de quoi manger en se levant. Ce qu'il fit d'ailleurs, en restant au lit, biberonnant le jus de fruits et avalant les cookies un à un avec une certaine voracité, à moitié absent.

Sa collation terminée, l'outre se leva doucement, quittant à regret l'étreinte du vampire. Il n'avait pas envie de quitter ses bras, de quitter sa proximité, mais il se sentait encore faible, il fallait qu'il mange plus que cela, il le savait. Lentement, il se défit un peu plus de la serviette qui l'enroulait et se leva. Il se retourna vers Holden, soupirant doucement à la vue du vampire endormi, complètement nu lui aussi mais sans plus aucune plaie apparente. Alastair soupira une énième fois et partit dans sa chambre, passer au moins un caleçon et un t-shirt avant d'aller fouiller les placards. Manger ce qui lui tombait sous la main, sans faire attention à ce que c'était. Se goinfrer jusqu'à remarquer les traces de sang...C'était lui qui les avait laissées, bien entendu. Et la pensée de la salle de bain l'effleura alors. Son sens de la propreté mis à rude épreuve ne résista pas : il fallait qu'il nettoie tout ça. Il fila chercher les produits et commença par la cuisine, puis les murs et le sol, tout ce qu'il voyait. Jusqu'à la salle de bain. Il entra dans la salle de bain, un seau rempli d'eau et javel à la main, qu'il lâcha en voyant la scène. Il ne voulait pas qu'Holden voit ça. Il ne se rappelait peut-être pas à quel point ça avait été grave, dans quel était ils avaient été tous les deux. Il fallait qu'il nettoie tout ça, peu importait la fatigue qui le prenait à nouveau, peu importait combien de temps il avait déjà passé à nettoyer. Il n'avait même pas la moindre de l'heure qu'il était, tout ce qu'il savait, c'était qu'il était à genoux dans la douche à récurer tout ce qu'il pouvait pour effacer les événements de la nuit dernière...

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Sam 4 Sep - 21:32 (#)



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A peine réveillé, il avait instinctivement cherché Alastair dans le lit, bien conscient que sa chaleur n'était plus près de lui. Ses yeux qui s'étaient ouvert d'un coup en réalisant qu'il n'était plus sous les couvertures, ou dans la chambre d'ailleurs, et la panique qui lui était tombée dessus, finissant de l'éveiller complètement alors qu'il sortait d'un coup du lit, se foutant éperdument de sa nudité. Alastair plus dans le lit malgré ce qui s'était passé la veille était déjà inquiétant, mais il aurait pu aller se recoucher dans son propre lit, mais ça n'était pas ça qui faisait trembler ses mains alors qu'il remontait le couloir. Non, c'était l'odeur de javel qu'il sentait, venant de la salle de bain, et qui lui rappelait bien trop un matin bien précis. Le cœur au bord des lèvres alors que le parfum caractéristique du produit lui agressait l'odorat, que des bribes de ce qui s'était passé ce jour-là s'imposaient à lui. Sa peau rouge, brûlée. Son regard sombre, vide, alors qu'il essayait de minimiser les dégâts en attendant que l'ambulance arrive.^

Il avait ouvert la porte dans un état second, ne sachant pas exactement où et quand il se trouvait. Dans leur appartement de Bâton Rouge ou à Shreveport? En octobre 2003 ou en novembre 2020? L'envie de vomir, plus puissante alors que l'odeur se faisait plus forte, plus pugnace, dans la petite pièce carrelée, et son regard qui l'avait cherché lui, partout, avant de finalement le trouver. Et ne pas savoir s'il devait être soulagé qu'il n'ait pas fait ce qu'il avait fait des années auparavant, ou terrifié qu'il ait même pensé que c'était une bonne idée de se mettre à faire le ménage dans son état. Les tremblements étaient remontés dans ses bras alors qu'il essayait de garder tout son calme. De repousser les souvenirs de cette époque. La lumière qui s'était faite plus sombre, alors qu'il ne pouvait s'empêcher de revoir Alastair sur son lit d'hôpital, puis dans la salle commune de la clinique. Tu devrais être au lit... Sa voix grave, grondante, alors qu'il serrait ses poings tremblants dans l'espoir, de plus en plus vain, de rester calme, de contrôler.

Les quelques pas les séparant qu'il avait comblé bien plus vite qu'il ne l'aurait cru possible, et l'éponge qu'il lui avait arraché des mains pour la balancer loin. La peau rouge, à vif, d'Alastair et cette façon qu'il avait eu d'éviter son regard malgré ses suppliques. Faire pareil avec le seau, qui s'était écrasé contre le mur à l'intérieur de la douche, alors que les lumières baissaient encore. Alastair qui refusait même de lui parler, de lui répondre. A quel putain de moment tu t'es dit que c'était une bonne idée de faire le ménage dans ton état?? L'attraper par le bras et le relever, le visage d'alors et d'aujourd'hui se confondant alors qu'il le tirait loin de la douche pour le plaquer contre le mur à l'opposé. Est-ce que tu te rends même compte de ce qui aurait pu arriver?? De ce qui était en train d'arriver sans que lui-même le réalise, alors que la salle de bain était plongée dans la pénombre.POURQUOI?? Colère, peur, panique, tristesse, qui se mélangeaient sans qu'il soit capable de faire quoi que ce soit contre, et les tremblements qui redoublaient.
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Lun 6 Sep - 14:27 (#)



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ALASTAIR AINSLEIGH

Faire disparaître toutes traces de ce qui s'était passé cette nuit était capital, du moins aux yeux d'Alastair qui se fichait bien de son état, ou de celui de ses mains rougies par les produits corrosifs. Epuisé et faible, il était pratiquement dans un état second, presque incapable de vraiment se contrôler ou de réaliser qu'il se passait des choses autour de lui. Pas même les changements dans la lumière, pas même la voix d'Holden qui grondait dans la pièce. Non pour Alastair là, il n'y avait que les traces rouges qui partaient peu à peu, l'eau qui sentait la javel, teintée de cette même couleur carmin, comme ses mains, comme l'éponge, comme des marques sur son front quand il chassait ses cheveux de ses yeux du dos de la main...Il n'y avait pas vraiment de pensée dans son esprit, c'était là aussi l'intérêt de nettoyer, de laisser son toc prendre le dessus sur lui totalement. Ne plus penser à rien et vider son cerveau de tout ce qui le perturbait, comme la peur glaçante qui l'avait pris à l'idée de perdre Holden. Plus jamais il ne voulait avoir peur comme ça, sans savoir ce qu'il pourrait bien faire pour éviter de se retrouver encore dans cette situation...

Et puis soudain, l'éponge qui vola de ses mains et lui qui releva la tête vers le vampire. Il avait l'air apeuré des enfants que l'on avait pris en train de faire une grosse connerie. Il sursauta quand le seau vola pour s'écraser contre le mur et il se tendit, ses poings se serrant, en se rapprochant de son buste, ses bras contractés, ses yeux qui s'étaient fermés un instant, au moment du choc, alors qu'il avait baissé la tête et qu'une expression de honte et de peur s'inscrivait sur son visage. Il s'était mis à trembler, instinctivement, bien trop épuisé pour que son pouvoir l'ait averti de cette soudaine montée de violence et de haine à son égard. Il voyait les lumières baisser, il voyait toute cette colère. Et comme un enfant il se fit relever par le bras, sans rien dire, sans réagir, trop faible pour même lutter contre Holden quand il le plaqua contre un mur hors de la douche. Il essayait d'éviter son regard, la tête basse, tremblant de peur quant à ce que le vampire pourrait faire, face à ces cris qui résonnaient dans la pièce carrelée. Il couina même comme un animal, à cause de cette peur, de la douleur qu'il avait ressenti quand son dos avait heurté le mur sans aucune douceur.

« Je...je voulais pas...Je... commença-t-il à bégayer, incapable d'aligner les mots pour expliquer ce qui lui était passé par la tête. C'était pour...que tu...tu vois pas ça...Que tu penses pas à ce qui s'était passé... » Sa voix couinait, lamentablement, et il faisait tout pour ne pas avoir à croiser le regard d'Holden, tout pour ne pas le regarder en face. Il pensait à ce qui arriverait, si l'explication ne suffisait pas à Holden, ou si il était déjà trop tard pour qu'il se contrôle. Et si la plupart du temps, ça ne l'aurait pas dérangé, pas vraiment en tout cas, là c'était différent. Parce que ce n'était pas pour aider Holden, ce n'était pas pour nourrir le vampire, cela ne donnerait du plaisir à aucun des deux, quoi qu'il se passe par la suite. Et quand il était comme ça, c'était là qu'il faisait le moins attention à lui, là qu'il faisait le plus mal et Alastair n'était pas certain de savoir comment l'arrêter. « Pitié...Je suis désolé...Me fais pas de mal... geignit-il en osant finalement relever des yeux terrifiés vers son ami. »

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Lun 6 Sep - 22:57 (#)



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L'effet de ses mots, bien plus que son comportement ou le son de sa voix, lui avait fait l'effet d'une gifle. Surtout sa supplique pour qu'il ne lui fasse pas mal, lui broyant le cœur et plongeant la pièce dans le noir total, même si ça ne changeait pas grand chose pour lui, qu'il ne remarquait même pas la différence. Et il avait lâché son bras, reculant de quelques pas. Il lui faisait toujours du mal, quoi qu'il arrive, peu importe le nombre de fois où il essayait de changer, de faire différemment, mieux, ça finissait toujours par arriver. Les promesses qu'il brisait, les unes après les autres, avant d'en refaire d'autres, qu'il finissait par rompre aussi. Encore et encore, toujours la même chose. Sa dernière promesse, celle de ne plus le toucher, tenue pendant des semaines, jusqu'à hier soir. T'aurais du me laisser mourir... Parce que ça aurait mis fin à ce cycle infernal, parce que c'était la meilleure solution. Juste se retirer de l'équation, parce que c'était de sa faute si tout allait mal, si Alastair souffrait. Tout serait plus simple s'il n'était plus là.

Sans attendre une réponse qu'il n'avait pas envie d'entendre, il était parti de la salle de bain pour retourner dans sa chambre. Il y avait une solution, celle qu'il aurait du mettre à exécution des semaines auparavant, celle qui n'avait cessé de tourner dans son esprit depuis cette soirée il y avait presque deux mois. Le sac qu'il avait ressorti du placard, même pas défait de la dernière fois, pour le jeter sur le lit avant d'aller piocher d'autres affaires à y mettre et les lancer à leur tour. La colère qui grondait en lui, uniquement tournée vers lui-même, parce qu'il aurait dû faire ça bien avant. Ca aurait épargné à son ami le spectacle de la veille, tout ce qui s'était passé ensuite, y compris ce soir. Plus simple comme ça. Revenir près du lit pour tout mettre dans le sac, et s'arrêter brusquement quand les odeurs lui étaient parvenues. Celle de la javel, omniprésente, et celle d'Alastair sur les draps. Exactement comme ce matin-là, et c'était la même chose. Incapable de changer quoi que ce soit, incapable de savoir quoi faire, inutile, juste sa faute.

Sans même réfléchir, se baisser pour attraper le bord du lit et l'envoyer contre le mur, et faire subir le même sort à la table de chevet où était encore posée la bouteille de jus qu'il avait ramenée la veille. A la seconde aussi, le chemin maintenant dégagé, et continuer de s'acharner sur les meubles jusqu'à ce qu'il n'en reste qu'un tas de morceaux de bois, ignorant le sang qui couvrait ses mains. Et quand il n'y avait plus rien eu à détruire, que les odeurs étaient toujours là, il s'était juste laissé tomber à genoux, le poing crispé autour d'un morceau pointu. Peut-être que ça serait comme dans les films, juste enfoncer la pointe dans sa poitrine, là où se trouvait ce qu'il restait de son cœur, et en finir. Plus de souffrance, plus de lutte, plus rien, ça serait bien plus simple comme ça. Il ne ferait plus de mal à Alastair, enfin. Plus simple. Les larmes qui s'étaient mises à couler sur ses joues alors qu'il plaçait la pointe là où il savait qu'elle pénétrerait sans trop de difficulté, entre deux côtes. Et il avait commencé à appuyer, fort, sentant le bois déchirer sa chair. Juste un peu plus et ça serait terminé, en espérant que c'était comme dans les films.
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Lun 6 Sep - 23:31 (#)



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ALASTAIR AINSLEIGH

La pièce était plongée dans le noir à présent et le coeur d'Alastair était toujours aussi affolé alors que ses yeux cherchaient Holden sans vraiment le trouver, pas encore habitués à la pleine obscurité. Et puis entendre la réponse d'Holden à tout cela. La réponse qui lui broya le coeur, parce qu'il n'aurait jamais eu le courage de le laisser mourir. Jamais. Il ne voulait tout simplement pas. Mais avant même d'avoir pu commencer à dire quoi que ce soit, Holden était parti. Il ne voulait pas écouter de réponse, il ne voulait même pas qu'il y ait de réponse, visiblement. Il voulait juste...quoi ? S'en aller ? Le laisser seul ? L'outre resta un moment immobile, dans la salle de bain dans laquelle la lumière était revenue. Il s'était mis à pleurer sans même s'en rendre compte, laissant juste les larmes roules sur ses joues, dans sa barbe, avant de glisser contre le mur et de s'asseoir. Il s'était pris le visage dans les mains et avait sangloté en silence. Jusqu'à ce qu'il entende le bruit sourd.

Là il s'était levé et avait jailli de la salle de bain, filant jusqu'à la chambre d'Holden d'où provenait encore plus de bruit. Il avait hésité à entrer, parce qu'il avait encore peur, parce qu'il ne voulait pas dérangé, parce qu'il ne savait pas comment Holden prendrait son intrusion, là tout de suite...Peut-être que cela n'allait faire que rendre les choses pires encore, peut-être qu'il allait s'en prendre à lui alors qu'il ne le voulait pas, juste parce qu'il s'était mis sur le chemin. Ça aurait pu arriver. Et il savait que si c'était le cas, Holden allait être encore plus mal. Et c'était tout ce qu'il voulait éviter. Qu'il le batte, qu'il le morde, qu'il l'envoie au bord de la mort, peu importait vraiment ce que le vampire pouvait lui faire, tout ce qu'il voulait c'était qu'il ne s'en veuille pas ensuite. Et Alastair savait que ce serait toujours le cas...Il s'en voudrait toujours de lui faire du mal...Même quand il le méritait. Et il le méritait sans doute un peu là, pour l'avoir mis dans cet état...

Sauf qu'il n'y avait plus de bruit dans la chambre. Et ça décida Alastair à pousser la porte et à entrer. Les meubles en miettes, la chambre dans un chaos sans nom et Holden, à genoux au milieu du désordre...Il se précipita vers lui, prêt à le prendre dans ses bras avant de voir ce qu'il faisait. Alastair blêmit, immédiatement, il avait le souffle court et son coeur battait la chamade parce que ce qu'était en train de faire Holden était probablement l'une des choses les plus stupides qu'il eut jamais vues de sa vie. Il vint lui attraper les mains, essayant de tirer en sens inverse aussi fort qu'il le pouvait. Mais déjà humain, son ami avait toujours été bien plus fort que lui. Maintenant, ce n'était même plus la peine de lutter. Alors essayant toujours de tirer d'une main, il enleva l'autre et s'en servit pour abattre sur la joue d'Holden une grande et retentissante gifle qui lui fit même mal à la main. « Je t'interdis de faire ça ! hurla-t-il, presque aussi furieux que terrifié. Tu n'as pas le droit de me laisser ! Je...Si tu fais ça, je te jure que je fais pareil ! » Si lui dire qu'il voulait le garder avec lui ne marchait pas, il allait essayer les menaces. Des menaces sérieuses, pas juste lancées en l'air comme ça parce qu'il était triste. Sans Holden, il n'avait aucune raison de continuer à vivre dans ce monde.

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Mar 7 Sep - 21:01 (#)



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Comme la veille, il y avait quelque chose de presque rassurant à savoir que tout serait bientôt fini, malgré la douleur qui perçait littéralement sa poitrine. Appuyer un peu plus et sentir le bois s'enfoncer dans sa chair, sentir le sang qui coulait de la plaie sur sa peau, mais il continuait, centimètre après centimètre. Continuer malgré les mains d'Alastair sur les siennes, essayant vainement de tirer dans l'autre sens, et ses yeux qu'il avait fermés. Il aurait préféré qu'il ne soit pas là, qu'il ne voit pas ça, mais ça non plus ne l'avait pas empêché de continuer, de faire pénétrer un peu plus profond le morceau de bois. Il n'avait pas vraiment bougé à l'impact de la gifle malgré sa force, ses larmes juste un peu plus présentes. Juste quelques centimètres de plus et ça serait terminé, quoi qu'en pense son ami. L'homme qu'il aimait et à qui il faisait tant de mal.

Le sourire amer, malheureux, sur ses lèvres en entendant ce qu'il disait, et la première respiration qu'il avait prise depuis un moment, juste pour lui répondre. Tu dis ça maintenant, mais c'est l'adrénaline... C'est mieux comme ça Alas'... Une fois qu'il aurait enfoncé le pieu dans son cœur, ça devrait s'arrêter si ce que les films montraient était vrai. Une fois qu'il serait mort, son meilleur ami n'aurait plus cette menace constante qu'il était. C'est la meilleure solution. Quoi que je fasse et même quand j'essaie de toutes mes forces, je finis toujours par te faire du mal. Même quand il essayait de le protéger de lui-même, c'était ce qui arrivait, les deux derniers mois en étaient la preuve. Parce qu'il les avaient vu, les changements. Le poids qu'il avait perdu, les cernes plus profondes sous ses yeux, la rougeur de ses mains à force d'utiliser des produits ménagers, autant de preuves qu'encore une fois, et malgré toute son envie de le protéger de lui-même, il ne faisait qu'empirer les choses.

Une main qui avait quitté le bois juste pour enlever doucement celle de l'homme qui essayait toujours de tirer dans le sens inverse, et la serrer à peine, brièvement, avant de la relâcher. Ça ira mieux, tu iras mieux, quand je serais mort, vraiment cette fois. C'est tout ce qui compte. Plus personne pour le malmener, pour lui prendre son sang, pour lui faire subir ses humeurs et cette violence qu'il était incapable de contrôler après plus de dix ans. Tu n'as pas besoin de voir ça. Pars, s'il te plait, comme tu aurais du le faire hier. Sors, vis... Remettre sa main sur le bois et pousser un peu plus, sentant la pointe enfin passer la barrière des côtes et s'enfoncer un peu plus facilement. Plus beaucoup avant qu'elle n'atteigne le cœur, et ça serait terminé. Appuyer un peu plus, ignorant le déchirement dans sa poitrine, et rouvrir les yeux pour fixer son meilleur ami, un sourire triste sur les lèvres alors que sa gorge se serrait. Pars, Alastair... Tu seras heureux sans moi, tu verras... Cette certitude qu'il avait, et qu'il aurait tant voulu qu'il comprenne.
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Mer 8 Sep - 0:08 (#)



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ALASTAIR AINSLEIGH

Pourquoi faisait-il cela ? Pourquoi fallait-il qu'il le fasse souffrir ainsi ? Il disait qu'il serait mieux, qu'il souffrirait moins sans lui. Mais comment pouvait-il dire cela ? Comment pouvait-il même seulement le penser ? Sans Holden, Alastair serait mort, voilà la vérité, il n'aurait sans doute pas survécu à son adolescent, à ses études, perdu qu'il était entre une famille atroce et ses propres envies et sentiments qu'il n'aurait jamais pu contrôler. Mais ça, bien entendu, Holden n'en savait rien, il n'en avait même rien à faire, il l'aurait parié. Il n'en avait jamais rien à faire, c'était ce qui faisait le plus mal à Alastair, en fait, savoir que rien de tout ça ne comptait vraiment. Il ne voyait pas à quel point il comptait, à quel point il avait besoin de lui. Peut-être aurait-il dû lui dire. Peut-être que ça aurait été plus simple. Mais il ne pouvait pas, il ne savait pas comment et puis...Il doutait que ça change quoi que ce soit. Holden refuserait de l'écouter, de la croire, même si c'était là la pure vérité. Si Holden ne s'en sortait pas...Non, il n'avait aucune raison de vivre et Holden n'avait aucune raison de croire qu'il ne vivrait pas sans lui. Alors ils se trouvaient tous les deux dans une impasse.

Il ne voulait pas être sauvé, de toute façon. Il ne l'avait pas voulu hier, il ne le voulait pas plus aujourd'hui. Souffrir et faire souffrir au passage, voilà tout ce qu'il voulait. Très bien. Alastair s'écarta, s'essuyant les yeux d'un revers de la main. Holden ne voulait pas de lui, il ne voulait pas qu'il le sauve. La veille, il avait failli mourir pour le ramener, il avait été prêt à mourir pour que l'autre vive, parce que c'était réellement la seule chose capable de le sauver. Mais là...Alastair ne risquait rien et l'autre allait quand même se sacrifier, pour littéralement rien du tout. Il avait baissé la tête et s'était relevé. Tout en lui montrait à quel point il était défait, à quel point il n'y croyait plus. « Jamais je ne serai heureux sans toi...Ma seule consolation, c'est que ça ne durera pas longtemps... murmura-t-il d'une voix atone, sans relever ni la tête ni le regard. » Et il sortit de la chambre, laissant là le vampire, puisque c'était tout ce qu'il voulait. Il le voulait parti, il allait partir.

Il n'y avait plus aucune volonté dans ses gestes, juste des automatismes. Celui d'aller dans la salle de bain, ramasser le saut, l'éponge, finir de mettre un coup d'eau avec le pommeau de douche, juste pour faire partir les dernières traces...Et puis ranger tout ce qu'il avait utilisé pour nettoyer l'appartement. Au moins, il serait impeccable quand quelqu'un viendrait ici et les trouverait tous les deux. Une autre petite consolation ridicule. Ignorer soigneusement tout ce qui pouvait se passer dans la chambre d'Holden pour monter dans l'atelier, regarder ses peintures d'un œil las, sans y voir une quelconque beauté. Il avait envie de les ruiner, de les détruire, de foutre en l'air ce qui se trouvait là et représentait des heures, parfois des jours ou plus de travail acharné. Mais non, il resta là, au milieu de l'atelier, debout comme un piquet. Il resta là, à essayer de comprendre pourquoi il faisait tout ça, pourquoi sa vie consistait à se donner tant de mal pour effacer les outrages du temps, des mauvais soin ou de la pollution sur des œuvres. A quoi bon ? C'était une futilité sans nom. Comme essayer de sauver quelqu'un qui ne voulait pas l'être, visiblement. Ou en prendre soin pendant des années alors qu'il se serait épargné bien des tourments à juste l'abandonner...

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Mer 8 Sep - 20:52 (#)



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Il l'avait regardé sortir de son champ de vision, sans bouger. Sans faire ce qu'il aurait tenté avant, essayer de le retenir, de lui demander pardon, de faire de nouvelles promesses qu'il finirait par briser malgré toute son application à essayer de les suivre. Le cycle destructeur sans fin s'arrêterait ce soir, enfin, et ça aussi était réconfortant. Bien sûr que ça ne durerait pas longtemps, dans quelques jours ou quelques mois Alastair passerait à autre chose, il finirait même par l'oublier, et c'était mieux comme ça. Bien mieux que sa propre immortalité à ressasser ses trop nombreuses fautes et tout ce qu'il avait fait à son meilleur ami, la douleur causée, le mal fait, tout ce qui aurait fini par le mener à sa perte, par sa faute. Et il avait guetté ses pas, jusqu'à la salle de bain d'abord puis à travers l'appartement, l'écoutant monter l'escalier jusqu'à son atelier. Juste pour être sûr qu'il était loin, qu'il ne ferait pas demi-tour, qu'il ne revenait pas. Ecouter les battements de son cœur, ce son qui l'avait toujours rassuré, guidé même, depuis sa transformation, et ses mains qui avaient resserré leur prise sur le morceau de bois dépassant de son torse, prêt à donner la poussée finale, quand ses sourcils s'étaient froncés.

Pas juste le cœur d'Alastair, il en entendait deux autres. Assez proches, donc à l'intérieur, assez loin pour qu'il puisse les situer. L'atelier. Là où se trouvait son ami il le savait, tout comme son instinct lui soufflait que ces deux autres pouls n'avaient rien à faire là. Sa tête qu'il avait tournée en direction de l'étage, de là où il le situait lui, tendant un peu plus l'oreille. Il n'avait pas rêvé ou halluciné, et il s'était lentement relevé, ignorant la douleur qui déchirait son torse, titubant jusqu'à la porte de sa chambre pour s'appuyer contre l'encadrement, et mieux écouter. Un cœur lent, et deux cœurs aux battements qui s'accéléraient. Les voix qu'il n'arrivait pas à identifier, pas vraiment à comprendre non plus tout obnubilé par les pouls, mais quelque chose n'allait pas et instinctivement il était sorti de la chambre, s'appuyant contre le mur pour rejoindre le salon. Alastair était en danger, ça il l'avait compris, et il ne pouvait pas le laisser maintenant, même si c'était la dernière chose qu'il faisait. Et puis il y avait eu un bruit mat, quelque chose s'écrasant au sol, quelqu'un plutôt, et le vide dans son propre esprit.

Tirer sur le morceau de bois en serrant les dents, ignorant le sang qui s'échappait de la plaie sur sa peau nue autant qu'il se foutait éperdument de sa nudité. Ses poings crispés à s'en faire blanchir les articulations et le grondement dans sa gorge alors qu'il se rapprochait des escaliers. Qu'il ouvrait la porte sans un bruit, gravissant une à une les marches en évitant tous les endroits où il savait qu'elles avaient tendance à grincer, guettant les voix un peu plus haut. Deux hommes, deux cœurs, qui n'avaient rien à faire là, qui menaçaient Alastair et qui allaient très vite le regretter, peu importe qui ils étaient. En silence entrouvrir la porte qui menait à l'escalier, à peine, juste pour voir où ils se trouvaient exactement, et voir la réalité. Alastair contre le mur, le sang sur son front, et sa propre violence qui avait juré que les inconnus payeraient chaque goutte versée au centuple. De leurs vies, parce qu'ils avaient osé toucher à ce qui comptait plus que tout. Capter le regard de son ami à travers l'entrebâillement, sentant sa mâchoire se crisper un peu plus à la vue de sa blessure. Leur faire payer dans la douleur, parce qu'ils lui avaient fait mal, parce qu'ils étaient sur son territoire et que le prédateur avait faim.
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Mer 8 Sep - 21:51 (#)



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ALASTAIR AINSLEIGH

Il allait tout bazarder, il était décidé. Il avait même attrapé le tableau sur lequel il travaillait depuis des jours, quand il avait entendu l'ascenseur. Pourquoi montait-il alors qu'on était en pleine soirée...? Il n'attendait aucune livraison, rien qui puisse justifier cela et Darius ne passait jamais par-là quand il venait les voir. Il se posait encore la question quand il vit les deux hommes entrer dans l'atelier, incapable de réagir assez vite. Il avait lâché le tableau et commencé à partir vers la porte de l'escalier, mais l'un des hommes l'intercepta facilement, le faisant chuter au sol. « Tiens toi tranquille... lui avait-on craché au visage alors que l'un des hommes étaient déjà en train de fouiller parmi les rack de tableaux dans un coin de l'atelier. » Il aurait pu se tenir tranquille. En fait, il aurait même pu savoir que ça allait arriver, si il avait laissé son pouvoir agir au lieu de le museler pour éviter de sentir Holden...Holden qui était en bas, probablement déjà mort...Pas la peine d'appeler à l'aide, tout ce qu'il pouvait faire, c'était de courir au salon et attraper le téléphone...

Se relever et essayer une nouvelle fois d'aller vers l'escalier, en rassemblant son courage bien maigre. Et se faire rattraper une nouvelle fois par l'homme, qui l'empoigna par le col pour le ramener et le lancer contre un mur. Les premiers coups qui pleuvaient, rien qui ne soit plus douloureux que ce que le vampire lui faisait de toute façon. « Trouve ce qu'on est venu chercher et magne toi... avait dit l'homme qui le plaquait contre le mur. Quand à toi...Je t'avais dit d'être tranquille, ça aurait été vite fait... » Quelques coups de plus n'enlevèrent pas la lueur de défi dans les yeux de l'artiste, pas qu'il en ait quoi que ce soit à faire qu'on le vole, au fond, mais il n'allait pas supplier ou demander pitié pour si peu. Il pouvait endurer bien plus que ça, il l'avait déjà fait. Il avait presque envie de rire, de faire le bravache, juste pour voir jusqu'à où ils iraient. Ça pourrait être un moyen d'arrêter tout ça, sachant que plus rien ne l'attendait en bas des escaliers. Une dernière bravade stupide pour en finir, pas si mal comme idée.

« Et tu vas faire quoi pour me tenir tranquille ? Tu me fais pas peur, rit-il à moitié, dans une tentative stupide d'énerver celui qui n'avait déjà pas envie d'être gentil. » Reprendre un coup, le faisant saigner, il sentait son sang qui commençait à lui couler sur le front. Il avait senti les main sur son t-shirt l'attirer et le repousser violemment contre le mur. Et entre fatigue à cause de la veille, des émotions du soir et ça, Alastair tomba au sol. Il s'apprêtait à provoquer encore quand il vit la porte, entrouverte alors qu'il était certain qu'elle était fermée. Le regard d'Holden de l'autre côté...Comment...? Pourquoi...? Il allait lui dire de s'arrêter, de ne rien faire. Mais à quoi bon ? Le vampire ne l'écoutait jamais de toute façon. Il ne l'écouterait pas, une fois de plus. Même si Alastair voulait lui dire de s'en aller, de le laisser, comme Holden lui avait demandé de le laisser et de s'en aller. « Fiche le camp, souffla-t-il, sans même s'en rendre vraiment compte, autant en colère après eux qu'après lui qui pointait son nez maintenant. »

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Ven 10 Sep - 19:06 (#)



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I know the pieces fit 'Cause I watched them tumble down No fault, none to blame It doesn't mean I don't desire To point the finger, blame the other Watch the temple topple over To bring the pieces back together

Il ne savait pas si les mots d'Alastair lui étaient destinés ou s'ils étaient pour les deux autres, une autre bravade comme il l'en savait capable, et il s'en foutait. La seule chose qui comptait qu'ils étaient chez lui, chez eux. Qu'ils avaient osé lever la main sur son meilleur ami et fait couler son précieux sang dont il sentait l'odeur d'où il se trouvait. Et avant même que celui qui s'en était pris à lui puisse à nouveau abattre sa main sur l'homme, il avait repoussé la porte pour s'interposer, attrapant sa main au vol de la sienne pendant que l'autre se posait en travers de la bouche de l'intrus. Qu'elle serrait, affermissant sa prise, alors qu'un sourire mauvais se dessinait sur son visage. Les canines que l'autre avait du voir, brièvement, vu le cri complètement étouffé qu'il avait tenté de pousser pour alerter son comparse, avant qu'elles ne se plongent dans son cou. Le regard fixé sur l'autre, bien trop occupé à chercher dans les tableaux entreposés, alors qu'il vidait celui qu'il tenait, écoutant son coeur battre à tout rompre avant de se faire silencieux.

Retenir le corps maintenant sans vie par le poignet pour l'empêcher de tomber au sol, et le bref regard en direction de son propre torse, parfaitement vierge de toute blessure. L'énergie qu'il sentait couler dans ses veines, et il avait soulevé un peu plus le cadavre pour le poser en silence plus loin, avant de se tourner vers Alastair. Lui intimer le silence d'un index en travers des lèvres avant de lui indiquer la porte du regard, en espérant qu'il saisirait l'occasion de partir de là. De ne pas être témoin d'une nouvelle mort. Et il s'était lentement approché de l'autre intrus, ses pieds nus sur le sol de l'atelier ne faisant aucun bruit. Se tenir debout derrière lui, l'écoutant pester contre son camarade pendant qu'il inspectait les toiles soigneusement rangées, et sourire. Je crois pas qu'il puisse répondre. Savourer le son de ce cœur qui s'était mis à brusquement accélérer, la peur sur le visage de l'homme alors qu'il se tournait, dans son regard quand il s'était posé sur le corps de l'autre, et le saisir au cou pour le soulever du sol, l'approchant de lui sans aucun effort.

Les suppliques pour être épargné, les mains qui se posaient sur la sienne pour essayer de se dégager, les quelques coups de pieds pour le repousser, autant de tentatives vaines qui l'avaient fait sourire un peu plus. Serrer un peu plus sa main alors que l'autre tirait les cheveux en arrière, et d'un rapide mouvement il avait lâché son cou pour y plonger les dents, déchiquetant la chair pendant que sa main emprisonnait le bras. Il les sentait, ces mouvements erratiques pour essayer de se libérer, mais il était bien trop tard, il ne faisait qu'aggraver un peu plus la large plaie dans son cou, qu'y amener un peu plus de sang. Et une nouvelle fois, boire jusqu'à ce que le cœur abandonne, que le corps se fasse mou entre ses mains, avant qu'il ne le laisse simplement tomber au sol dans un bruit mat. Essuyer le sang qui gouttait de ses lèvres d'un revers de main et prendre une grande inspiration, essayant de calmer cette colère sourde qui grondait toujours, parce que ces deux types avaient osé venir chez eux pour s'en prendre à Alastair. Son cœur à lui qu'il entendait derrière lui, si proche, signe qu'il n'était pas parti comme il le lui avait suggéré. Je t'entends tu sais...
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Ven 10 Sep - 19:35 (#)



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HOLDEN HUGHES


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Il lui avait dit de partir, de ne pas se mêler de ça. Mais non, c'était trop compliqué pour Holden...Alastair ne devait pas intervenir quand le vampire souhaitait mourir, bien entendu, et il devait juste partir pour ne rien voir. Mais par contre, Holden pouvait se permettre tout ce qu'il voulait et ignorer totalement la volonté de l'outre d'en finir également, ça n'était pas important. Comme si ses propres volontés n'avaient aucun intérêt, aucune valeur, comme si Holden savait mieux ce qui était bon pour lui ou non. Comme son père l'avait fait toute sa vie. Comme tout le monde l'avait toujours fait toute sa vie en fait. Holden n'était qu'une personne de plus à croire qu'il pouvait décider, qu'il savait mieux que lui ce qui était bien, ce qui était bon, ce qu'il devait faire. Et il ne pouvait rien faire contre ça. Il n'y avait aucun moyen pour lui de dire "non" et, même si il le disait, il ne serait pas écouté...

Alors il avait juste été spectateur. Vu la main du voleur se lever et le corps d'Holden s'interposer, sans effort, sans difficulté et, surtout, sans bruit. Il avait juste regardé, son propre coeur s'accélérant, sa respiration se faisant plus haletante encore, devant le spectacle qu'Holden lui offrait. Pas forcément un spectacle réjouissant, c'était même plutôt macabre et terrifiant de voir avec quelle facilité il s'était emparé de l'homme, de son sang, de sa vie...Et le corps était devenu si mou, sans plus rien pour l'animer, plus de ce fluide vital qui avait refermé toute trace de blessure chez le vampire, il le savait bien l'outre. Il l'avait vu laisser le corps, doucement, pour ne pas qu'il fasse de bruit en retombant, pour ne pas alerter le deuxième homme, plus loin dans la pièce, bien trop occupé pour remarquer quoi que ce soit. Alastair ne bougea pas d'un cil, même quand Holden se tourna vers lui pour lui intimer le silence, lui faire signe de filer loin d'ici. Mais non, il ne partirait pas, quitte à assister à la mort d'un deuxième être vivant ce soir. Et ça ne tarda pas à arriver d'ailleurs. Les cris, les suppliques, voir le corps qui s'agitait dans tous les sens, les coups donnés sans que cela n'ait l'effet escompté. Alastair avait presque l'impression de se voir, cette première nuit où Holden avait goûté son sang. Sauf que cette fois, il le savait, aucun magique ne l'arrêterait, aucune conscience ne stopperait ses mouvements, sa soif, sa rage...Et quelque part, Alastair aimait cela...

Il n'avait toujours pas bougé quand il entendit la voix du vampire résonner dans la pièce. Essayer de calmer sa respiration et se relever, lentement et douloureusement, à cause des coups qu'il avait pris. Au bout de quelques pas mal assurés, il arriva jusqu'au vampire, son regard caressa ce corps nu, maculé de quelques tâches rouges, jusqu'à se relever jusqu'au visage qu'il connaissait par coeur. Et venir le prendre dans ses bras, soudainement, se blottir contre lui, contre ce corps qui était si chaud après un repas pareil. Il ne voulait plus qu'il s'en aille, plus qu'il menace du plus extrême des actes, plus qu'il dise qu'il serait mieux sans lui. Pas question. Jamais. Alors il l'embrassa, se moquant bien du goût ferreux qu'il trouva sur sa langue et sur ses lèvres. Laisser le baiser durer, encore, aussi longtemps que possible, jusqu'à devoir reprendre son souffle, en gardant ses lèvres proches de celles du vampire. Et murmurer doucement : « Je veux que tu restes, j'ai besoin de toi...Je tiens trop à toi pour te laisser partir... »

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Sam 11 Sep - 12:18 (#)



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Il s'était attendu à sa colère, à des reproches, à des remontrances, à presque tout sauf ça. Sentir ses bras autour de lui, son corps se blottir contre le sien malgré son état déplorable et le sang sur sa peau, alors qu'il restait immobile, bras ballants, trop surpris pour faire le moindre geste. Tout comme il ne s'était pas attendu à ce baiser, mais ça l'avait sorti de sa stupeur et il y avait répondu, la gorge serrée par les trop nombreuses émotions. Ce qu'il ressentait pour Alastair, le plaisir de le sentir comme ça contre lui, de retrouver la sensation de sa bouche. Et réaliser vraiment à quel point il lui avait manqué ces dernières semaines. Refermer ses bras autour de lui pour le garder là, et sourire doucement en entendant ses mots. Il va bien falloir, au moins pour nettoyer tout ça... Mais pas tout de suite, promis. Revenir poser un baiser sur ses lèvres, d'une tendresse infinie après le carnage qu'il venait de faire, et descendre ses mains le long de son dos, sur le creux de ses reins, ses cuisses, avant de le soulever dans ses bras le plus délicatement possible.

Nouer ses jambes autour de sa taille et le serrer un peu plus contre lui, enfouissant son visage dans le cou de l'homme avec un soupir, posant des baisers sur sa peau alors qu'il se plongeait dans son odeur. Les quelques pas qu'il avait fait pour les éloigner au moins un peu des corps des intrus et installer Alastair sur l'une des tables, avant de se reculer légèrement sans quitter ses bras. Poser une main sur sa joue et la caresser du pouce alors qu'il se plongeait dans son regard, et que l'envie de pleurer revenait. Je... Je suis désolé Alas'... Pour tout... Ce qui s'était passé ces deux derniers jours, ce qu'il avait dit et fait, mais aussi les semaines précédentes. Les années aussi, toutes ces fois où il avait juste merdé et lui avait fait du mal d'une manière ou d'une autre. Il avait dégagé les cheveux de son front, de la petite plaie qui s'y trouvait, et l'avait doucement embrassé jusqu'à ce qu'elle se referme. Continué un peu plus longtemps, avant de laisser ses lèvres posées contre sa peau un moment, resserrant juste un peu ses bras autour de lui.

Je suis désolé que tu m'aies vu comme ça... Avec les deux hommes, mais plus tôt aussi, quand il avait été si proche de mettre un terme à sa non-vie. La veille, quand il avait essayé de se laisser mourir. Je suis si fatigué... De devoir lutter... De pas savoir quoi faire... Je... Je voudrais juste que... Sa voix étranglée dans sa gorge, alors qu'il revenait dans son cou, autant pour s'y cacher que pour retrouver son odeur qui l'apaisait toujours, depuis tant d'années. Qu'on soit heureux, toi et moi... Ensemble oui, plus que tout, mais pas nécessairement. Du moment qu'Alastair l'était, il le serait aussi, même si ça n'était pas forcément avec lui. C'était ce qui avait motivé son geste plus tôt, la conviction qu'une fois qu'il serait parti son meilleur ami, l'homme qu'il aimait, irait mieux parce qu'il n'y aurait plus celui qui lui faisait tant de mal depuis des années. Que tu sois heureux...
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Sam 11 Sep - 14:27 (#)



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C'était sorti tout seul, il ne savait même pas comment, même pas pourquoi. Peut-être par peur de le voir encore s'enfuir, de le voir encore souhaiter la mort comme remède à tous leurs maux. Mais toujours était-il qu'il l'avait dit, qu'il avait prononcé des mots qu'il ne s'était pas vraiment senti capable de prononcer, quelques semaines plus tôt quand Holden l'avait mis au pied du mur. Quand il lui avait dit qu'il l'aimait. Il n'en était pas là. Il en était loin. Mais il pouvait lui dire qu'il tenait à lui, parce que c'était le cas. Il était son ami. Son plus vieil ami, la personne avec laquelle il était resté le plus longtemps depuis sa naissance. Comment aurait-il pu ne pas tenir à lui ou le laisser partir...? C'était tout bonnement impensable. Il eut un petit sourire en sentant les bras contre sa peau, en entendant les mots qui se voulaient un peu blagueurs, quoi qu'ils aient entièrement raison. Mais ça ne comptait pas. Pas maintenant. Et même lui était capable de résister à cela. Encore plus en sentant le vampire le soulever. Bien plus doux, bien plus tendre, que ce qu'il avait montré à l'instant, à l'encontre des intrus. Mais ils étaient des intrus, justement, ils étaient des dangers, ils ne méritaient rien d'autre que la Bête, quand lui, il méritait Holden...Du moins, c'était ce qu'il voulait penser...

Il laissa les mots glisser sur lui, comme les mains de son ami le caresser doucement, ou ses lèvres effacer la plaie sur son front. Il laissa ses bras se refermer autour de lui et sa tête s'appuyer sur la peau du vampire, parce que c'était une des sensations les plus agréables qu'il connaissait et qu'il aimait. Il était désolé. Alastair aussi. Il était fatigué. Oh à quel point Alastair l'était-il également pour ne même plus se poser la question et juste continuer...? Mais être heureux...Ça il ne savait même pas ce que cela voulait dire. L'avait-il jamais été ? Même une fois, brièvement. Peut-être à un anniversaire ? Peut-être quand il avait eu son diplôme ? Peut-être en peignant et en ne pensant à rien d'autre que ça ? Il ne savait pas. Il ignorait ce que cela voulait dire réellement, ce que cela pouvait faire ressentir aux gens. Alors comment pourrait-il vraiment savoir si Holden et lui étaient heureux ou non ? Tout ce qu'il savait, c'était qu'il ne serait définitivement jamais heureux si il n'y avait pas son ami à ses côtés pour partager cela, pour être la source de cette hypothétique bonheur.

« Je sais pas ce que c'est...Être heureux...Mais je sais que si t'es pas là, ce sera jamais le cas... murmura-t-il, doucement, alors qu'il essayait de ne pas se remettre à pleurer. Il y a qu'avec toi que je pourrais l'être... » Il se blottit un peu plus contre lui, contre sa peau, sa présence, drapé dans sa protection, fut-elle bestiale, il n'en avait cure. Il était sa bête et, même si il se faisait mordre, ce n'était pas de mauvaise grâce, pourvu qu'il reste, pourvu qu'il soit toujours là quand il se levait le matin, qu'il soit là quand il se couchait le soir. Il resserra ses bras autour de lui, ses doigts se pressant, avides de ce contact. « On va trouver un moyen...Quelque chose pour que tu te sentes mieux, que t'ais plus besoin de lutter... promit-il en remontant une main jusqu'à ses cheveux pour s'en saisir. Je veux plus te voir aussi épuisé, je veux plus te voir prêt à mourir comme ça... » Sa voix avait fini par craquer et les larmes par revenir, mais ce n'était pas important, il voulait surtout qu'Holden comprenne qu'il serait toujours là et qu'il ferait tout ce qu'il fallait pour qu'il aille bien...

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Dim 12 Sep - 14:01 (#)



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Il avait senti sa gorge se serrer un peu plus quand l'homme dans ses bras lui avait répondu, quand il s'était un peu plus blotti dans ses bras et qu'il les avait serré un peu plus autour de lui. Il aurait aimé que tout soit plus simple, plus facile, mais ça faisait longtemps que ça n'était plus le cas, si jamais ça l'avait été entre eux. Revenir à l'époque où ils étaient seulement amis, bien avant cette première fois qui avait changé tellement de choses. Quand il était encore humain, quand tout allait parfaitement bien entre eux, quand leurs vies étaient normales et sans trop de problèmes. Il ne savait pas comment, mais il aurait voulu trouver un moyen de revenir à ça, pour lui, alors qu'il sentait la pression de ses doigts dans son dos. Relever la tête quand sa main s'était saisie de ses cheveux, pour le regarder, plonger dans son regard, et les larmes qu'il pouvait voir s'amonceler au bord de ses paupières. Les mots qu'il avait envie de lui dire, mais qu'il retenait parce qu'il se souvenait de la dernière fois, de tout ce que ça avait déclenché.

Et quand Alastair s'était mis à pleurer, il l'avait simplement serré un peu plus contre lui, une main en travers de son dos alors que l'autre venait doucement caresser son crâne, se perdre dans ses cheveux. Se rapprocher le plus possible de lui, de son corps, pour l'avoir au plus prêt, sentir le contact de sa peau contre la sienne, et attendre qu'il se calme un peu avant de relever doucement son visage vers lui. Je voulais pas que tu vois ça, mais maintenant au moins tu sais. Quelque part c'est mieux, j'imagine... Poser un baiser sur son front, puis sur sa pommette. Je recommencerais pas, même si je le promets pas, parce que clairement quand je promets de pas faire quelque chose je finis par le faire. Rien que la façon dont il était contre lui, à l'embrasser et le serrer dans ses bras en était la preuve, quelques semaines auparavant il lui avait dit qu'il ne le toucherait plus. Tu sais... Je me sens bien quand je suis comme ça avec toi... Quand tu es dans mes bras...

Lui sourire doucement et venir poser un baiser délicat sur ses lèvres, bien loin de celui qu'Alastair lui avait donné un peu plus tôt. Un frôlement, léger, presque timide, alors que sa main se plaçait dans le cou de l'homme pour le caresser doucement pendant que son autre main se posant sagement sur sa taille. Juste un baiser qui faisait battre son cœur un peu plus vite, avec tout ce qu'il ressentait pour l'homme, toutes ces émotions qu'il gardait pour lui depuis des années. Quelques secondes à peine avant de reculer, à peine, et lui sourire. Je suis heureux quand je t'embrasse... Quand tu me souris... Poser son front contre le sien, et juste caresser son cou du bout des doigts, les yeux fermés pour en apprécier un peu plus la douceur, le grain. Quand tu es près de moi de manière générale... Et ça faisait longtemps que c'était le cas, bien avant qu'il soit transformé, bien avant cette première fois. Peut-être que ça avait réellement commencé quand ils étaient encore au lycée, sans qu'il le réalise vraiment, ou qu'il identifie ce qu'il ressentait déjà un peu pour Alastair à l'époque.
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Dim 12 Sep - 20:31 (#)



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ALASTAIR AINSLEIGH

Il savait à peine quoi dire, laissant juste ses larmes parler pour lui, un peu, jusqu'à se calmer, jusqu'à ce que les pleurs se tarissent lentement. Juste parce qu'il était là, parce qu'il pouvait le serrer dans ses bras et se blottir contre lui. Il avait fini par se calmer, bien entendu, comme toujours quand il était dans ses bras, comme toujours quand il collait son oreille contre lui pour entendre ce coeur qui battait, souvent très lentement, mais ça restait un son apaisant et doux. Il avait senti la main dans ses cheveux, apprécié son contact et s'était redressé doucement pour regarder vers son ami. Apprécier chaque baiser qui se posait doucement sur son visage et écouter chaque mot. Et surtout les comprendre et ressentir au fond de lui combien ils y résonnaient, combien il pensait la même chose sans jamais oser s'autoriser à ressentir tout cela...Peut-être qu'il était temps, avant de le perdre pour de bon...Il ferma les yeux, en sentant Holden poser son front sur le sien, en sentant ses doigts qui caressaient sa peau, et retint quelques larmes de plus, pas vraiment tristes, pas vraiment joyeuses non plus. Juste là parce que toutes ces choses se bousculaient beaucoup trop à l'intérieur de son crâne...

« Je...Je me sens mieux quand je suis avec toi... murmura-t-il, toujours les yeux clos, le front contre celui du vampire. Ça a toujours été le cas, même si...Je le dis pas...C'est juste... » Il soupira, s'écartant légèrement pour regarder le visage d'Holden et, peut-être en un sens, se donner un peu de courage. Il savait qu'il avait eu tort, qu'il aurait dû se rendre compte plus tôt des choses, qu'il aurait dû s'en rendre compte des semaines auparavant pendant cette nuit horrible. Voire des années plus tôt, quand il avait été hospitalisé et qu'il lui avait manqué, qu'il avait été la seule lueur dans son univers sombre et froid. Mais il ne l'avait pas fait, parce qu'il était un lâche, parce qu'il avait peur. Arrêter d'avoir peur était bien plus difficile que prévu et il avait besoin de plus que de voir ce visage qu'il aimait tant regarder pour se donner le courage de prononcer les mots. Il l'embrassa, doucement, du bout des lèvres, juste pour les sentir contre les siennes. « J'ai juste peur, toujours eu peur, tu sais comment je suis... susurra-t-il, ses lèvres touchant presque les siennes. Toujours eu peur d'être juste moi...Mais je...Je tiens à toi, je suis bien avec toi, vraiment... »

Et il s'était de nouveau blotti contre lui, enfouissant sa tête dans son cou pour se cacher, pour sentir son odeur, mêlée à celle du sang qui restait sur lui. Juste cette odeur suffisait à le rassurer, à le faire se sentir mieux, juste un rien qu'il inspirait doucement. Il avait envie de pleurer à nouveau, parce qu'il se sentait misérable et minable de ne pas être capable dire vraiment les choses, d'avouer clairement ce qui trottait dans son crâne, ce qui le hantait depuis années et des années. Peut-être que cela le hantait même depuis bien plus longtemps que cette première fois. Peut-être que ça le hantait depuis l'époque du lycée. Mais si Holden pouvait comprendre, sans qu'il ait besoin de le dire, sans qu'il ait besoin d'en parler...Ce serait si simple si il pouvait voir, si il pouvait se rendre compte qu'Alastair n'avait vraiment que lui, qu'il n'avait vraiment eu personne d'autre...

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Lun 13 Sep - 0:54 (#)



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Entendre ces mots l'avait fait sourire, doucement, alors qu'il avait l'impression qu'un poids se levait. Pas grand chose, mais aussi beaucoup en même temps, et ça lui faisait un bien fou. Garder ce sourire quand il l'avait senti se reculer, et ouvrir les yeux pour le regarder. Son baiser si doux, et le sentir revenir tout contre lui, blottir son visage dans son cou alors que lui remettait sa main dans ses cheveux pour les caresser doucement. C'est tout ce qui compte alors... Il l'avait serré un peu plus dans ses bras, le serrant juste un peu plus, pendant un moment encore. A profiter de ce répit, de cette pause, avant de devoir revenir à la réalité. Juste l'avoir comme ça contre lui, et poser de temps en temps des baisers sur ses cheveux ou sa tempe, sans un mot. Pourtant il fallait bien y revenir à cette réalité, et aux choses qui devaient être faites.

Un nouveau baiser posé sur sa tempe, et il était resté tout près pour murmurer, n'ayant pas vraiment envie de briser ce moment qu'ils avaient. Alas'... Je vais devoir m'occuper de nos "visiteurs"... Relever doucement son visage pour qu'il le regarde, être sûr qu'il l'écoutait. Je devrais pas en avoir pour très longtemps, une heure, peut-être un peu plus. Et quand je reviens, on passe le reste de la soirée tous les deux d'accord? Peu importe comment, je veux juste passer du temps avec toi. Sa main qui caressait doucement sa joue, et ce sourire tendre sur ses lèvres, juste parce que c'était Alastair. Cette vérité qui tournait dans son esprit, et qu'il était peut-être temps de lui dire. Tu m'as manqué, tu sais... Ces dernières semaines... Venir prendre son visage entre ses mains et l'embrasser doucement, avant de reposer ses mains sur ses cuisses, puis en dessous pour le soulever à nouveau, et murmurer à son oreille. Je sais, tu peux marcher, mais j'ai pas envie de te lâcher pour le moment... Pas tout de suite...

Il l'avait porté comme ça jusqu'à la porte de l'atelier, puis jusqu'au salon où il l'avait posé délicatement dans le canapé avant de s'agenouiller devant lui, revenant l'embrasser rapidement avant de juste poser son visage contre son torse en le serrant doucement dans ses bras. Je m'occuperai de nettoyer là-haut quand tu dormiras tout à l'heure. Et ne va pas dans ma chambre, je m'en occuperai aussi plus tard... Il n'avait pas envie qu'Alastair retombe dans ses manies, encore moins qu'il revienne en arrière et se remette à douter, avoir peur. Relever la tête pour le regarder et lui sourire, parce qu'il l'aimait et qu'il voulait vraiment que ça se passe bien entre eux. Faudrait que tu manges un truc aussi... Si tu veux tu commandes et je passe chercher ça en revenant? Et on se pose devant un film, ou on me cherche un nouveau lit sur internet? Un qui pourrait résister au moins un peu à sa force, même s'il ne comptait pas vraiment réiterer l'exploit d'exploser un lit en bois massif en le balançant contre le mur. Un qui plairait aussi à Alastair, où il se sentirait assez bien pour éventuellement passer un peu plus de temps dedans avec lui. Je vais devoir prendre une douche avant de sortir... Tu veux venir avec moi?
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Lun 13 Sep - 14:34 (#)



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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Revenir à la réalité n'était pas facile, pas après ces moments, ces étreintes si douces et ces baisers qui l'avaient rassuré en faisant battre un peu plus son coeur. Il n'avait plus vraiment peur de perdre Holden, pas comme ça en tout cas, mais il n'en restait pas moins que le monde se rappelait à eux en la présence de ces deux intrus, étendus sur le sol de l'atelier. Ce n'était pas vraiment quelque chose de "normal" pour eux, pour lui, mais il fallait s'occuper de ça, effectivement. Il laissa Holden s'écarter et relever son visage d'une main, il ne voulait plus fuir son regard de toute façon. « Toi aussi, tu m'as manqué... commença-t-il en se rappelant qu'il n'y avait pas réellement que le vampire qui lui avait manqué, mais autre chose également. La soirée tous les deux, ça me ferait plaisir. » Il avait souri gentiment, il lui parlerait de ça plus tard, ça n'était pas important, pas maintenant, pas alors qu'ils essayaient de se retrouver. Il n'avait pas envie de noircir le tableau avec ça, avec cette envie qu'il ne pouvait pas contrôler et qui aurait pu le pousser à chercher la Bête, juste pour avoir cette satisfaction...

Un nouveau baiser et puis il avait senti qu'on le soulevait. Il avait lâché un petit rire, léger, presque surpris et avait embrassé la joue, l'angle de la mâchoire, le cou, tout ce qui se trouvait sous ses lèvres jusqu'à ce qu'il soit posé dans le canapé. Il était si aisé d'oublier à quel point Holden pouvait être fort, bien plus que lui, mais si plaisant de le redécouvrir dans des moments comme celui-là...Les recommandations, alors qu'il sentait son ami contre lui, qu'il passait ses bras autour de lui. Il se sentait fatigué, après tout ça, même si il l'avait voulu, il n'aurait pas été certain de pouvoir faire quoi que ce soit. Et s'évanouir dans l'atelier ou dans la chambre, avec le sang et le bordel, ce n'était pas l'idée du siècle. En plus du fait que ça allait énerver Holden. Alors non, pour une fois, il serait sage et obéissant. « Je peux commander quelque chose, ça serait bien de manger, avait-il acquiescé à la proposition d'Holden, avant d'entendre la suivante. Quant à la douche...Tu me portes jusque là...? »

Alastair se laissa encore soulever sans que cela ait l'air de demander le moindre effort au vampire et l'embrassa sur le chemin de la salle de bain. « Je suis désolé pour tout, tu sais...Désolé de mettre des années à comprendre les choses... souffla-t-il contre ses lèvres avant de l'embrasser à nouveau. » Là tout de suite, il comprenait bien et il voulait ce qui allait arriver, réellement. Et une fois dans la salle de bain, il ne fallut pas longtemps pour qu'il enlève le peu de vêtements qu'il avait sur lui et rejoigne Holden dans la douche. Retrouver sa peau nue sur la sienne et l'embrasser à nouveau, parce qu'il aimait cela et qu'il n'avait plus envie de faire comme si ce n'était pas le cas, comme si il n'était pas totalement accro, à ses baisers comme à ses morsures, à sa peau comme à son odeur, à absolument tout chez lui...

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Lun 13 Sep - 21:49 (#)



Schism
I know the pieces fit 'Cause I watched them tumble down No fault, none to blame It doesn't mean I don't desire To point the finger, blame the other Watch the temple topple over To bring the pieces back together

Il était si bien là, juste contre lui, à sentir ses bras autour de lui. Si paisible pour une fois, comme s'il ne s'était rien passé de grave ces derniers jours, ces dernières heures. Et il aurait pu rester comme ça indéfiniment, à juste profiter de cette sensation, de son odeur, et de la berceuse de son cœur qui battait lentement. Mais il ne pouvait pas, encore bien des choses à faire avant de pouvoir réellement souffler, et il lui avait sourit quand il lui avait demandé s'il allait le porter jusqu'à la salle de bain. Bien sûr. Se redresser et le serrer un peu plus pour le soulever à nouveau dans ses bras, et garder une main dans son dos une fois qu'il s'était relevé, tandis que l'autre caressait sa cuisse nue autant qu'elle la supportait. Et faire une pause sur le chemin de la salle de bain quand il l'avait embrassé, sourire tendrement à ses mots, et répondre au baiser qui avait suivi en se retenant d'en prendre plus. Maintenant tu comprends, c'est tout ce qui compte.

Une fois près de la salle de bain il s'était arrêté de respirer, l'odeur de javel bien trop présente pour qu'il puisse le supporter même si tout allait bien, et il avait poussé la porte de l'épaule avant de poser Alastair délicatement au sol. Et il était allé rapidement dans la douche pour faire couler l'eau et essayer de faire partir au moins un peu l'odeur, avant que l'homme ne le rejoigne, et retrouver ses lèvres avec un plaisir toujours aussi présent. Le repousser légèrement pour qu'ils soient tous les deux sous l'eau et l'embrasser, encore et encore, son visage, ses épaules, son cou, ses mains caressant doucement sa peau mouillée. Juste profiter de ces sensations, de sa présence, sagement d'abord. Parce que ça aussi c'était important, qu'il avait envie de prendre un peu son temps pour une fois, et que ça n'avait pas l'air de lui déplaire non plus. Tendant la main pour tourner légèrement le jet d'eau, il avait attrapé le gel douche et avait entrepris de le laver, en prenant tout son temps, avec de nouvelles caresses parfois un peu joueuses mais toujours douces et légères.

Puis le faire se tourner, pour lui laver le dos, en profitant pour le masser un peu, avant de le ramener contre lui, son dos tout contre son torse. Se pencher, à peine, pour venir murmurer à son oreille. Si tu savais à quel point ton corps m'a manqué... Et le lui montrer, l'une de ses mains descendant lentement sur son ventre pour s'accrocher à sa taille un instant pendant que l'autre remontait pour caresser son cou. Sourire doucement en entendant les battements de son cœur s'accélérer, bien plus qu'ils ne l'avaient fait plus tôt quand il l'avait nettoyé, et venir enrouler ses doigts autour de sa gorge alors qu'il le rapprochait un peu plus de lui. Sans pression d'abord, son autre main descendant plus bas encore, puis l'amplifiant doucement au même rythme que celle plus bas, posant des baisers sur son épaule alors qu'il le menait doucement vers l'extase. Ecouter son cœur, chacun de ses tremblements, et serrer plus son amour contre lui alors qu'il sentait les vagues du plaisir l'emporter.
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