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Cuando bailas al ritmo de los tambores • Maria

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ADMIN ۰ Spirit l'étalon des plaines:crack boom hue!
Sanford R. De Castro
Sanford R. De Castro
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❂ONLY GOD FORGIVES❂

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"It was your doom."

En un mot : Patron du Syndicat du String.
Qui es-tu ? :
"No solo de pan vive el hombre."

❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
❂ Supérieur d'Erynn Driscoll, Sumire Matsuhime, Maria Parado et Zach Solfarelli. Ami d'enfance d'Honor Mercant.

❂ LOS MUERTOS VIVOS ESTAN ❂

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"Ay amor me duele tanto."

Facultés : ❂ Il fend l'air depuis tout gosse. Pour les courses les plus innocentes entre les cultures de Ciudad, comme pour attraper un train en marche, filant vers des cieux espérés moins cruels.
❂ Force légèrement accrue de par sa nature de garou, planquée derrière une silhouette haute et longiligne.
❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
❂ Toujours armé. Répugne à tuer, mais n'hésite pas à se servir d'un flingue. Réputé pour l'élégance étrange de ses meurtres, pendant la "guerre" de Phoenix.
Thème : Land of All ❂ Woodkid
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❂ SMOOTH CRIMINAL ❂

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"Could I ever call this place home?"

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Pseudo : Nero
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Crédits : Morgana (Ava') ; Amiante (Signa')
Mar 30 Juin - 6:23 (#)


Touch of the sun
28 juillet 2006.
Phoenix, Arizona.


Un simple fil clair. C’était bien tout ce que les rideaux opaques, obscurcissant la pièce, avaient accordé comme luminosité dans la chambre. Le faisceau laissait danser et planer les minuscules particules de poussière, que les habitants du coin ne pouvaient jamais éradiquer complètement. Pas lorsqu’on résidait aux portes du désert. C’était un pacte tacite, tissé entre les hommes et le sable sans cesse balayé en tourbillons presqu’inoffensifs. Un compromis, une façon de co-exister avec le sol meuble. Il acceptait les maisons diverses, les demeures blanches faites pour protéger leurs propriétaires des températures accablantes, et en échange, les grains s’infiltraient jusque dans les cuisines, parfois sur les plans de travail, dans les draps clairs et autres recoins. Une vieille habitude. Les premiers colonisateurs de l’Ouest avaient rapidement dû se faire à l’idée, sous l’œil ricanant des Mexicains qui s’étaient déjà largement adaptés à ce climat contrariant.
La chaleur, elle, était totalement restée au-dehors. La climatisation ronronnait à peine, quasi-silencieuse, émettant un bruit de fond presque apaisant, bien loin des modules criards et bourdonnant de façon insupportable. Il devait être largement plus de midi lorsqu’il s’étira de tout son long, encore plongé dans les brumes d’un demi-sommeil. Son corps nu s’enfonçait avec délice dans un matelas si confortable qu’il ne se souvenait pas avoir jamais connu un support aussi agréable. L’odeur de frais provenant de la taie d’oreiller sous lui le poussa à prendre une très longue inspiration, telle qu’une légère quinte de toux le secoua. C’était la deuxième fois que le jour se levait pour lui dans la demeure de Miguel de Castro, conférant à ce réveil une saveur de plus que le précédent. Tout cela était réel. Il avait encore du mal à y croire, mais petit à petit, ces images, ces sensations, s’imposeraient à lui, effaçant les monstres, les chimères inquiétantes, et le quotidien âcre vécu à San Diego. Conscient qu’il se rendormirait dans quelques minutes s’il laissait passer sa chance d’émerger, celui qui ne se sentait plus adolescent depuis longtemps roula sur lui-même dans un soupir grommeleur, et se remit debout au risque de trébucher sur ses grandes guiboles toujours endormies. Il tira les rideaux, ouvrant sur un bout de jardin désert, afin de laisser entrer à flots la lumière extérieure. Le ciel était dépourvu de son habituelle teinte céruléenne, peut-être annonciateur de pluie dans l’après-midi ou la soirée. Tout en baillant à s’en décrocher la mâchoire, il ne s’attarda pas sur le décor idyllique au-travers des baies vitrées, mais se laissa retomber lourdement sur le lit, s’emmêlant avec paresse dans les draps. Depuis des mois, le manque de sommeil n’avait réellement pu se faire sentir autrement que par ses traits tirés, sa faim permanente et son incapacité à prendre du recul sur quoi que ce soit. Maintenant qu’il commençait à peine à comprendre qu’il était tiré d’affaire, que plus jamais les Ritals de l’Ouest ne pourraient l’obliger à quoi que ce soit, son organisme le rappelait à l’ordre, bien déterminé à rattraper coûte que coûte le fruit de ses nuits perdues. Il s’éveillait tout juste que déjà, l’idée d’une sieste le démangeait. Il aurait voulu passer le reste de l’éternité dans cette chambre à la fois simple et élégante, dont le calme lui avait offerte l’une des nuits les plus réparatrices, d’aussi loin qu’il s’en rappelle, et qui le préservait des intempéries, de la crasse et de n’importe quel danger. Les paupières lourdes, il continuait de lutter en silence contre ses désirs primaires, conscient qu’il devait avaler quelque chose. Son oncle avait été clair : il devait se refaire une santé, ce qui ne passait pas uniquement par ce genre de comas, de fuite absolue. Il devait manger. Et il n’était certainement pas question de se montrer ingrat face à cette hospitalité miraculeuse. Il songea à sa mère, à ce qu’elle aurait dit en le voyant vautré là. Elle l’aurait morigéné gentiment, le traitant de perezoso. Il n’avait pas été éduqué ainsi. Penser à elle lui fit mal. Il ferma les yeux, se revoyant dans le bureau de Miguel, lui conter cette histoire qu’il n’avait encore jamais mis en mots dans son entièreté. Même plus jeune, au presbytère, il détestait parler de Christa. L’évoquer n’avait rien de plaisant. Autant poser sa main sur une plaque brûlante ou se donner un coup de marteau sur l’ongle. Parfois, il avait même peur d’oser faire revivre ses souvenirs, les moments trop courts passés avec elle. Comme s’il craignait de faire souffrir son fantôme, elle qui devait déjà errer comme une âme en peine, privée de repos, son corps jamais retrouvé. Il serra les dents, comme si on l’avait piqué, et s’efforça de vider son crâne de ces pensées morbides. Il s’était trop longtemps fait souffrir en s’imaginant la vie après la mort, et dans quel état l’ectoplasme maternel se trouvait, à présent. Une torture qui, du haut de ses dix-huit ans, n’avait pas pris une ride.
À regret, il se redressa finalement pour chercher à tâtons le téléphone remis par Gabriel. Un téléphone neuf, dernier cri, un LG plat et agréable au toucher, dont il s’empara avec circonspection. Cela aussi, c’était difficile à réaliser : qu’un tel objet puisse lui appartenir, désormais. Tout ce qu’il touchait lui inspirait les précautions les plus tenaces. Briser, ou ne serait-ce que rayer quoi que ce soit aurait été une catastrophe, la source d’une angoisse profonde, sur laquelle il ne savait poser des mots. Même l’air qu’il respirait lui semblait sacré, pur, loin des rues viciées et miteuses qu’il avait traversées à de multiples reprises, de Ciudad à la Californie. Il jeta un coup d’œil à l’heure. Il était 12h40.

Habillé des vêtements fournis là encore par son aïeul, il tira pour la cinquième fois sur les pans de la chemise immaculée, dans laquelle il se sentait flotter légèrement. Le tissu léger et presque soyeux contrastait fort avec sa peau brunie par le soleil du Mexique, et c’est avec une appréhension sévère qu’il boucla la ceinture de son jean un peu lâche. Il se chaussa puis se décida à sortir de son refuge, ouvrant timidement la porte sur un couloir dans l’ombre, au carrelage qu’il devinait frais, et qu’il aurait préféré fouler de ses pieds nus. En silence, il progressa lentement dans le corridor, qu’il traversait sans Gabriel de façon inédite. Il sentait qu’il aurait aisément pu se perdre dans cette bâtisse immense, sans compter les jardins, les cours et les entrepôts qui, de près ou de loin, jalonnaient l’ancienne hacienda. Il remonta le chemin qui lui paraissait le plus logique pour rejoindre la cuisine, mais déboucha plutôt sur l’extérieur.

Mamita yo sé que tú no te me va a quitar (duro)
Lo que me gusta es que tú te dejas llevar (duro)
Todos los weekends ella sale a vacilar (duro)
Mi gata no para de janguear porque (yeah)


Il faisait moins chaud qu’il ne le redoutait. Cependant, une bonne trentaine de degrés, lourds d’une rare humidité à venir, impacta brutalement son souffle rauque d’être resté muet pendant presque quinze heures. Il plissa les yeux, cherchant autour de lui une silhouette, familière de préférence. Mais ni Miguel, ni son fidèle bras droit ne se montraient à l’horizon. Il aperçut le volet d’un garage ouvert, et quatre ou cinq gaillards occupés à rire en bricolant une caisse au capot relevé, une radio antique grésillant à pleins tubes et dont les notes d’une chanson à la mode lui parvenaient sans peine.

A ella le gusta la gasolina (whatcha say)
Dame más gasolina (hey)
Como le encanta la gasolina (whatcha say)
Dame más gasolina (hey)
A ella le gusta la gasolina (yeah)
Dame más gasolina (yeah)
A ella encanta la gasolina (yeah)
Dame más gasolina (hey, hey hey)


Une timidité prononcée l’empêcha de se porter à leur rencontre. Il craignait trop ce qui avait pu se dire sur l’arrivée d’un gamin aux fringues dégueulasses, trop mince pour sa taille, au regard hanté et que le patron semblait avoir aussitôt pris sous son aile. Que savaient-ils, tous ? Étaient-ils au courant, pour le tapin ? Se marraient-ils justement parce qu’ils l’avaient aperçu et l’imaginaient en train de tailler des pipes à l’arrière d’un dinner ? Nerveux, il essuya du dos de son pouce l’infime voile de sueur soulignant le fil de sa lèvre supérieure. Dans le lointain, un coq se mit à chanter, au travers des notes qui se brouillèrent l’espace d’un instant.

Ella prende la turbina
No discrimina
No se pierde ni un party de marquesina
Se acicala va pa la esquina
Luce también que hasta la sombra le combina
Asesina, me domina
Janguea en carro, motora, y limusina
Llena su tanque de adrenalina
Cuando escucha Reggaetón en la cocina


L’un des mécanos se mit à jurer en espagnol, tirant un sourire fragile au jeune homme, qui le vit donner un coup féroce sur la chaîne hi-fi grisâtre de poussière, désormais sans couleur. Il aurait dû bouger, mais il ne parvenait pas à s’arracher au spectacle paisible, presque banal, au moment de calme d’une journée semblable à toutes les autres pour le cartelito. Il les enviait. Il enviait ces gars aux marcels et aux mains noires de cambouis, transpirant d’une saine fatigue, obéissant aux ordres sans trop se poser de questions, avec en tête les bières et la nuit qui viendraient récompenser leurs efforts, plus tard. Soudain, le groupe se tourna comme un seul homme. L’un d’eux poussa une exclamation, renforcée par des voix féminines, qui piaillèrent de concert :

A ella le gusta la gasolina (whatcha say) (daddy yankee)
Dame más gasolina (hey)(hey)
Como le encanta la gasolina (whatcha say)
Dame más gasolina (hey)(pitbull)
A ella le gusta la gasolina (yeah) (boricua, cubano)
Dame más gasolina (yeah) (boricua, cubano)
A ella le encanta la gasolina (yeah)


Elles étaient là. Les putes, les « filles » de Miguel, dans leurs tenues parfois provocantes, parfois d’une simplicité effarante, en tongs ou en talons, voire en compensées pour certaines. Leurs cheveux lâchés ou savamment coiffés, leurs teintes de peau diverses, leurs robes, jupes ou shorts aux teintes multiples, leur ventre parfois découvert, leurs bras libres et leur maquillage tantôt sobre, tantôt vulgaire, créaient un tableau impressionnant, vivant et joyeux, qui n’avait rien à voir avec l’armée de putains mâles comme femelles moroses, tenus d’une main de fer par les parrains siciliens. Le fil de ses lippes s’étira légèrement davantage, lorsque l’une d’elles se détacha des autres en particulier, chantant encore et encore le refrain scandé, le tout arrosé de savants coups de hanches. Il admira ses jambes interminables, sa façon de faire voler la poussière de ses escarpins insensés, et la regarda accorder une danse aussi brève que complice à l’un des types du hangar, fier comme un paon. Un prénom fusa. Ses compagnons scandaient le prénom de la dénommée "Maria", dont le derme aussi mate que le sien trahissait les origines mexicaines. Son visage, éclairé d’une joie aussi juvénile que spontanée, l’incita aussitôt à la prendre en sympathie. Elle paraissait plus âgée que lui, mais il ne lui donnait pas plus de vingt-cinq ans néanmoins.
Les autres poules l’aperçurent et l’une d’entre elles le pointa du doigt, ce qui eut pour effet de le faire reculer d’un ou deux pas.
C’était sans doute le bon moment pour battre en retraite, et repartir à la recherche de cette foutue cuisine. Maintenant qu’une dizaine de paires d’yeux obliquaient dans sa direction, ses craintes se ravivèrent et, par-dessus tout, celle de se voir décortiqué comme un animal de foire, nouveau sujet de conversation du gang.  

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Only God Forgives

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Chili con Caliente
Maria Parado
Maria Parado
Chili con Caliente
☼UNA PALABRA☼
Cuando bailas al ritmo de los tambores • Maria TutPBaZ Cuando bailas al ritmo de los tambores • Maria GtNwIoA Cuando bailas al ritmo de los tambores • Maria PNQdX3w

"Sex is one of the most beautiful, natural, wholesome things that money can buy."

En un mot : But First Coffee.
Qui es-tu ? :
"You're my heart, in human form."

☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


☼NO DICE NADA☼
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Facultés : ☼ Prépare un excellent chili, elle aime cuisiner et ne s'en prive pas, remplissant régulièrement les estomacs creux de ses colocataires, collègues et amis.
☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

Thème : Señorita - Shawn Mendes & Camila Cabello
Cuando bailas al ritmo de los tambores • Maria Giphy
☼Y AL MISMO TIEMPO☼

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"Lo esconde todo."

Cuando bailas al ritmo de los tambores • Maria Penelope-cruz-sexy-67513
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Mer 16 Sep - 22:30 (#)



« CUANDO BAILAS AL RITMO DE LOS TAMBORES »
SANFORD DE CASTRO  & MARIA PARADO



ϟ Le prénom était sur les lèvres de toutes ses sœurs, c’est pour ça qu’elle ne réagit pas immédiatement en l’entendant. Sanford. Le nouveau venu. Le nouvel arrivant, protégé du Patron, le grand dadais n’avait été aperçu que de loin, mais sa peau mate et ses bras et jambes trop long, mâle à peine sortie des affres de l’adolescence, avait déjà fait jaser dans les boudoirs et les couloirs de l’Hacienda. On avait trouvé son nom, que Maria avait pourtant su garder sagement scellé derrière l’éclat lumineux de ses lèvres couverte de gloss. Elle l’avait vu, elle. Avant toutes les autres et s’était sentie fière d’avoir été choisie par le Boss pour le guide dans les couloirs jusqu’à la pièce qui serait désormais sa chambre. Elle ne l’avait pas revu depuis cette première rencontre dans la semi-pénombre du bureau de Miguel. Elle l’avait abandonné devant la porte clair, après l’avoir entrainé dans les couloirs, sa petite main fermement agrippée à celle du Mexicain. Il n’avait pas parlé, pour une fois, elle avait su se taire, réalisant inconsciemment que les ombres qui tournait dans ses yeux sombres étaient trop lourdes pour accepter ses babillages. Pour l’instant. Elle l’avait laissé là, avant d’aller prendre son poste sous la chaleur écrasante du soleil d’Arizona. On lui avait demandé ce que le Boss lui voulait, elle avait repoussé les questions d’un mouvement évasif de la main, respectant la demande expresse du Mac qu’elle garde le silence et ne dise rien du nouvel arrivant.

Elle continua à tourbillonner, chantant haut et fort, lançant des clins d’œil et agitant les doigts en direction des gars. Elle dansa quelques secondes avec l’un d’eux, entourant son cou de ses bras, ondulant des hanches contre les siennes, les longues mèches brunes de sa chevelure s’accrochant désespérément à la peau moite de son partenaire de danse. Elle s’éloigna en riant quand son nom résonna dans la cour, le sable volant autour d’elle, les bras en l’air, le visage levé vers le ciel. Elle se sentait libre, Maria, tellement libre. Il lui arrivait encore parfois de rêver de Juárez, de sa mère, de son abuela, des rues crasseuses de la ville qui marquait la frontière entre le rêve et l’enfer. Elle se réveillait parfois, les draps clairs enroulés autour de ses jambes, l’entravant au matelas comme des cordes, le souffle court et le cœur cherchant à s’échapper de sa cage osseuse. Dans ces moments, elle se levait silencieusement et s’empressait de rejoindre le lit d’une de ses sœurs. Elle glissait ses jambes nues sous les draps de Louisa, qui se décalait en grognant avant de la serrer dans une étreinte rassurante. Aucun mot échangé dans la pénombre des chambres, elles savaient. Toutes. Les mêmes cauchemars venaient les tirer de force hors de la douceur de leurs draps.

Elle riait encore quand le prénom résonna à nouveau et elle tourna la tête vers le groupe de filles qui jacassait en gloussant, quelques doigts pointant dans une direction qu’elle suivit de regard. Ses yeux tombèrent sur la silhouette dégingandée et son sourire s’agrandit en le voyant reculer, comme effrayé par l’attention qu’on lui portait. Dans un rire, elle lâcha, à l’intention de ses sœurs et des garçons qui commençaient eux aussi à s’intéresser au nouveau venu. « Laissez-le tranquille ! » Elle s’arrêta de danser, et retira ses escarpins d’un petit mouvement de cheville avant de s’élancer dans la direction du jeune homme qui semblait vouloir disparaître dans l’ombre de la demeure. Elle sautilla sur le sable brûlant en poussant un petit cri de surprise avant de sauter dans l’ombre pour protéger sa voûte plantaire de la chaleur insoutenable. Elle entendit quelques rires derrière elle, un sifflement ou deux et elle leva les yeux au ciel avant de se tourner vers l’attroupement que formait ceux qu’elle considérait désormais comme une famille. « ¡Callaos! » Elle secoua la tête en riant un peu avant de se tourner vers lui. « Hola, Sanford. » Sa voix se fit douce quand son regard tomba sur le visage encore chiffonné de sommeil du garçon. Il était toujours aussi maigre qu’à son arrivée, rien d’étonnant là-dedans, mais au moins les larges cernes qui ombrageaient ses yeux sombres avait réduit un peu. Débarrassée de ses échasses, il la dominait d’au moins deux têtes et elle se tordit le cou pour lui sourire largement. « Fais pas attention au comité d’accueil, ils sont juste curieux. » Elle tourna la tête pour adresser un geste obscène au groupe qui les fixait toujours et quelques rires fusèrent avant qu’ils ne retournent à leurs occupations. Elle regarda quelques secondes les filles chanter et danser avec ceux qui ne s’étaient pas déjà tourné vers la voiture. Un sourire tendre étira ses lèvres en observant son petit monde vivre paisiblement. « Tu verras, une fois que l’attrait de la nouveauté se sera estompé, tu feras partis des meubles. » Elle s’approcha d’un pas, s’appuyant d’une épaule contre le mur frais, avant de lui sourire, encore. Elle observa son visage quelques secondes, l’arc marqué de ses lèvres pleines et ses sourcils froncés par l’inquiétude avant de soupirer légèrement en baissant la tête. Du bout de l’orteil, elle dessina des arabesques dans le sable, déplaçant les grains de sable en réfléchissant quelques secondes. « Je suis Maria. C’est moi qui t’ai montré ta chambre quand t’es arrivé. J’étais en tenue de travail alors, c’est possible que tu me reconnaisses pas. » Elle haussa un peu les épaules avant de lui jeter un regard par en dessous. Un courant d’air, chargé des odeurs du désert jamais bien lointain, fit onduler les cheveux du Mexicain et onduler le tissu léger de la jupe que portait Maria.

Un bruit retentit, gargouillement sourd provenant de l’estomac de Sanford et elle rit doucement. « T’as faim, hein ? » Elle attrapa sa main et l’entraîna à sa suite, ses pieds nus silencieux sur le carrelage frais de l’hacienda. « C’est pas étonnant après avoir dormi aussi longtemps. » Elle bifurqua à droite, puis à gauche l’odeur des cuisines envahissant ses narines. Elle pénétra dans la pièce, le jeune homme à sa suite avant qu’elle lui indique une chaise. La pièce, vaste et lumineuse comme toutes celles de la maison, était sa préférée. Les larges fenêtres donnaient sur la cour qu’ils venaient de quitter et elle entendait encore vaguement les rires qui s’échappait du groupe. Le sol et le comptoirs, couvert d’un carrelage en mosaïque clair, les placards, toujours pleins et surtout, la cafetière qui produisait un café d’une qualité exceptionnelle. « J’espère que t’es pas contre du salé, j’ai cuisiné toute la matinée. » Se déplaçant comme une reine dans son royaume, elle appuya du bout des doigts sur l’allumage du poste radio qui traînait là, acheté par ses soins quelques mois plus tôt et fit tourner le bouton du volume pour qu’un filet de musique se répande dans la pièce. D’un geste leste, la poignée de la cafetière trouva sa paume et elle remplit de tasse de café encore chaud. « Tiens. » Elle en fit glisser une dans sa direction avant d’avaler une gorgée du précieux breuvage en poussant un soupir de satisfaction. Ses hanches ondulant en rythme avec la musique, elle posa sa tasse sur le comptoir près du jeune homme et prit la direction du piano de cuisine sur lequel reposait une grande marmite qui bouillonnait doucement. Elle sifflota doucement en remplissant une assiette de riz blanc, avant d’y ajouter deux louches du mélange. Tomates, poivrons, oignons, ail, bœuf, le chili con carne embauma l’air et elle inspira profondément avant de déposer l’assiette devant le nouvel arrivant. Elle se servit une portion également et en sautant un peu se percha sur un tabouret près de lui. «¡ Venga, coma ! » Elle l’encouragea d’un geste de la main avant d’avaler elle-même une bouchée de son plat. « Tu parleras une fois que t’aura le ventre plein, et si t’en veux encore, y en a plein la marmite. » Elle observa Sanford en souriant tandis qu’il plantait sa fourchette dans le plat.


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Sanford R. De Castro
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❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
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Facultés : ❂ Il fend l'air depuis tout gosse. Pour les courses les plus innocentes entre les cultures de Ciudad, comme pour attraper un train en marche, filant vers des cieux espérés moins cruels.
❂ Force légèrement accrue de par sa nature de garou, planquée derrière une silhouette haute et longiligne.
❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
❂ Toujours armé. Répugne à tuer, mais n'hésite pas à se servir d'un flingue. Réputé pour l'élégance étrange de ses meurtres, pendant la "guerre" de Phoenix.
Thème : Land of All ❂ Woodkid
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❂ SMOOTH CRIMINAL ❂

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"Could I ever call this place home?"

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Lun 21 Sep - 5:57 (#)


Touch of the sun
Ce jour devait marquer le jeune mexicain à jamais, effaré de cette tempête de jupons et de cheveux bruns, gueularde mais pas méchante pour un sou, qui devait l’emporter dans une danse sans début ni fin.

Éteins le silence.

Maria riait encore. Il la vit moucher aussitôt les autres filles, tandis qu’elle se déchaussait à sa grande surprise. Plus le temps de se défiler ni de faire demi-tour, elle l’avait bel et bien vu et ne comptait de toute évidence pas le laisser filer sans l’apostropher en bonne et due forme. Gêné comme rarement, il laissa ses omoplates rencontrer la paroi aussi blanche que la chemise qui entreprit aussitôt de lui coller au corps ; les nuages écorchés par l’astre solaire décidé à revenir les noyer de chaleur. L’accalmie n’avait finalement pas duré, leur promettant une journée impossible, de bout en bout. Plaquant un sourire poli mais timide sur ses lèvres, il eut du mal à soutenir le regard du feu follet en la personne de la putain. Elle rayonnait de santé, contrairement à lui, et il se demanda comment une prostituée pouvait dégager une telle force, dénuée des cicatrices habituellement visibles sous le maquillage surfait. Son parfum, porté par la brise, lui parvint jusqu’aux narines, puissant mais floral. Assez pour laisser sa trace, mais suffisamment léger pour ne pas écoeurer les hommes auprès desquels elle s’allongeait. Surpris de la voir aussi à l’aise, il se mordit l’intérieur de la joue en la voyant si spontanée, haussant les épaules prudemment à ses mots : il ne s’imaginait pas le moins du monde s’intégrer dans un milieu aussi clos, bien qu’accueillant. Du peu qu’il avait vu depuis son arrivée, toute chose semblait si rigoureusement à sa place que la simple idée de penser s’y faufiler était absurde. Les paroles de De Castro ne pesaient aucunement, alors. Il se sentait en-dehors. Étranger. Toujours muet, n’osant pas décrocher un mot par peur de la vexer, il esquiva le coup d'oeil qu’il sentait peser sur lui. Elle le décryptait probablement dans le moindre détail, et il n’eut pas le cœur à faire de même, baissant les yeux vers les jambes et les pieds nus de la jeune femme. Hypnotisé par les dessins qu’elle traçait dans la poussière, il sentait ses ongles se ficher nerveusement contre la pierre dans son dos, en griffant le crépi doux pour pallier cet immobilisme aussi contraint que peu naturel. Il aurait voulu qu’elle s’en aille, mais ne plus être seul dans cette grande baraque avait de quoi le rassurer un peu. Il s’aperçut alors qu’il ne savait tout bonnement plus comment se comporter normalement en société. Il avait été un enfant réservé et introverti, devenu un adolescent plus rieur, volontiers généreux, éloquent et sociable. Deux ans d’épreuves insensées avaient tué dans l’œuf ces efforts, à présent dérisoires. Parler à Miguel avait presque été facile. Après tout, il s’agissait de son oncle. Des liens du sang. La main tendue, l’évasion, les promesses et le cadre parfait du bureau luxueux… pourquoi n’aurait-il pas confié son histoire ? Il était alors toujours sous le coup de l’adrénaline, soufflé d’avoir atterri là, dans un autre État du pays de ses rêves, loin de l’océan, et plus près du désert. Maria était différente. Elle respirait une joie de vivre qu’il avait perdue, balayée sans vergogne par les Ritals.
Alors, seulement, et tandis qu’elle insistait pour lui faire une conversation qu’il était incapable de lui rendre, il se rappela de la fille qu’il avait suivi pour le mener à cette chambre. La toute première fois. Maria. Encore sonné, abruti de fatigue par le voyage et les dernières semaines, il ne l’avait qu’à peine effleurée de ses prunelles embuées, et ce n’était que maintenant qu’il faisait le lien avec un prénom trop commun pour en être réellement interpellé. Il redressa légèrement la tête et acquiesça comme s’il se souvenait, croisant des siennes les pupilles curieuses de la fille de joie. Il ne put tromper cette dernière sur ses intentions initiales, et n’eut pas l'occasion de refuser la main tendue qui l’entraînait dans une cuisine si vaste, propre et nette, qu’il en resta de nouveau coi. Il se laissa choir sur une chaise par automatisme, habitué à obéir, sans cesser de promener son attention partout : sur les ustensiles visibles, les plaques, les fenêtres…

Tout à sa contemplation, il sursauta lorsqu’elle alluma la radio, observa la tasse de café avec circonspection, toujours prisonnier d’un mutisme l’inquiétant lui-même. Chaque mot qu’il aurait tenté en vain d’articuler se serait échoué sur la rive de sa langue lamentablement, et il sentait sa gorge se faire sèche d’une appréhension toujours plus croissante. Elle allait le croire stupide, pathologiquement muet ou traumatisé de façon irrémédiable. Cependant, elle agissait comme si de rien n’était, virevoltait d’un endroit à l’autre.

Elle éteignait le silence.

Par la musique provenant du poste, de ses sifflements plutôt harmonieux et via les tintements de vaisselle le ramenant aussitôt au presbytère, au moment des repas. L’assiette fumante devant son nez laissait dégager des senteurs profondément évocatrices de son foyer d’origine. Il crut qu’une nausée allait lui faire rendre la bile qu’il produisait à peine, tant la faim le tenaillait et avait écorché de ses sillons ses entrailles en profondeur. Il n’était plus question de pudeur désormais, et il ne se le fit pas dire deux fois, au moment de se jeter sur le plat laissé à mijoter pendant probablement plusieurs heures. L’explosion contre ses papilles manqua de le faire gémir de douleur. Il lui semblait qu’il n’avait rien mangé d’aussi savoureux depuis une éternité. Il sentait tout. Les épices parfaitement dosées, les haricots rouges cuits à la perfection, et la qualité de la viande fondant contre son palais. Il ne prit qu’à peine le temps de respirer, descendant à une vitesse inquiétante le contenu de son assiette, ne s’interrompant que pour avaler une gorgée de café à peine refroidi afin de faire descendre le tout. La politesse n’était plus d’actualité. Il n’y avait que cette platée, la nourriture dont on l’avait privé juste ce qu’il fallait pour le rendre docile et affaiblir ses velléités rebelles ; pas assez pour l’empêcher de bosser chaque nuit, vaille que vaille.

Lorsqu’il lâcha ses couverts, il se sentait en paix avec le monde, et il ferma les yeux quelques secondes pour savourer le goût tenace dans sa bouche. Il avait perdu toute notion du temps depuis un bon moment, lorsqu’il articula enfin d’une voix rendue rauque :

« Tu… Tu l’fais vachement bien… Le chili. »

Un sourire d’excuse, tandis qu’il consentait enfin à la regarder pleinement, ainsi qu’il aurait dû le faire depuis son arrivée. Se frottant le nez du bout de l’index, il désigna de celui-ci la radio :

« C’est toujours comme ça, ici ? Vous mettez toujours de la musique, partout… ? C’est jamais… ? » Calme ? Paisible ? Mort ? Il se rappela des rires entendus depuis l’office de Miguel, tandis qu’il déroulait les fils de son récit. Il pouvait dès lors se répondre tout seul : non. Ce n’était jamais calme. Jamais paisible. Jamais mort. La mort n’avait peut-être pas sa place entre ces murs. « Merci. Pour tout. » Ses doigts glissèrent dans la tignasse brune jamais coiffée qui lui servait de chevelure. L’une de ses jambes était secouée d’un tic nerveux. « J’cherchais Miguel tout à l’heure. Ou Gabriel. J’me suis trompé, c’est pour ça que je suis tombé dans la cour. » Justifier sa présence. Tout le temps. Heures strictes pour manger. Pour dormir. Pour parler, même, parfois. Mieux valait se taire. Se taire, c’était la garantie de limiter les coups, les tentations, les brimades gratuites et les réflexions superflues. Se taire, c’était gagner un jour sans invectives, peut-être. C’était gagner la pitié du parrain et obtenir une ou deux heures de trêve supplémentaires. Se taire. Un autre moyen de survivre. Un peu perdu, il se tourna vers Maria, surmontant sa crainte du ridicule :

« J’comprends pas… Ils font quoi les mecs dehors… ? C’est eux qui doivent… surveiller ? Genre toi, c’est Miguel qui t’a demandé de faire ça pour moi… ? »

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Only God Forgives

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Chili con Caliente
Maria Parado
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Chili con Caliente
☼UNA PALABRA☼
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"Sex is one of the most beautiful, natural, wholesome things that money can buy."

En un mot : But First Coffee.
Qui es-tu ? :
"You're my heart, in human form."

☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


☼NO DICE NADA☼
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Facultés : ☼ Prépare un excellent chili, elle aime cuisiner et ne s'en prive pas, remplissant régulièrement les estomacs creux de ses colocataires, collègues et amis.
☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

Thème : Señorita - Shawn Mendes & Camila Cabello
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☼Y AL MISMO TIEMPO☼

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"Lo esconde todo."

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Dim 8 Nov - 3:00 (#)



« CUANDO BAILAS AL RITMO DE LOS TAMBORES »
SANFORD DE CASTRO  & MARIA PARADO



ϟ Les jambes croisées, un coude posé sur la table, le menton reposant dans sa paume, elle le regarde avec attention. Ses épaules malingres, crispées par une anxiété qui transpire de chacun de ses pores, de chacun de ses gestes, de chaque respiration qui s’échappe d’entre ses lèvres. Il lui fait penser à un oisillon, un oisillon tombé du nid, tremblant de froid et de terreur. La vision lui pince le cœur et elle s’empresse d’enfoncer une fourchette pleine de chili entre ses lèvres. Il se jette sur la nourriture avec la violence de ceux qui ont manqué trop souvent. Elle retient son souffle en le voyant avaler fourchette après fourchette, ne reprenant sa respiration que quand ça s’avère complètement nécessaire. Elle l’a connue cette faim qui vrille le ventre, qui efface tout, les normes sociales durement apprises dans l’enfance comme la pudeur. Elle disparaît face à l’instinct de survie qui efface tout sur son passage pour ne laisser que la sensation de l’estomac qui se rempli, enfin, après une attente si longue qu’elle en est devenue une torture. Elle s’inquiète un instant qu’il s’étouffe, mais la nourriture disparaît peu à peu de son assiette et elle s’empresse de détourner le regard pour ne pas le gêner davantage. Non sans avoir aperçu l’expression de paix qui marqua ses traits l’espace d’un instant et lui tira un sourire attendri. Dans un rire léger, elle penche la tête sur le côté laissant la masse brune de ses boucles glisser le long de son épaule. « Merci, c’est la recette de mon abuelita. »

Le bout de son index frotte le bout de son nez, et elle se demande l’espace d’un instant ce à quoi il ressemblait à six ans. Elle imagine en une fraction de seconde un gamin des rues, les genoux crasseux et les cheveux ébouriffés, une dent de devant en moins et l’air constamment en colère. Elle s’empresse de répondre à sa question, repoussant loin les images qui commençaient à se former dans son esprit fertile. « Hein ? Oh, ouais… Fin, pas tout le temps, tout le temps, mais y a quasiment toujours quelqu’un pour vouloir écouter de la musique, alors on subit plus ou moins les goûts musicaux les uns des autres. » Elle hausse les épaules, désormais habituée à l’ambiance presque festive qui règne constamment dans la grande maisonnée. « Si tu veux du calme, y a la fontaine, qui reste un endroit généralement tranquille, ou alors ta chambre. Mais, si tu traînes dans les parties communes y aura presque toujours du bruit, oui. » Elle racle le fond de son assiette de sa fourchette avant de récupérer les derniers grains de riz du bout de l’index, qu’elle glisse entre ses lèvres. « De rien, t’sais, c’est pour tout le monde, on essaie de faire la bouffe un peu chacun son tour, mais j’m’y colle souvent parce que j’aime ça. » Elle rit un peu avant d’ajouter. « Et parce que tout le monde veut bouffer du chili au moins une fois par semaine. » Elle secoue la tête ayant déjà oublié qui lui a demandé d’en préparer hier, mais sûrement une des filles. Elle suit du regard la main qui se perd dans les cheveux de Sanford et un sourire étire ses lèvres face au spectacle de sa tignasse ébouriffée. Elle hoche la tête en l’écoutant avec un regard attentif. « Pas de soucis, tu risques de te perdre un peu au début, c’est normal. J’étais tellement paumée quand j’suis arrivée ! »

Elle perçoit le ton d’excuse derrière ses mots, le besoin de se justifier, sans en comprendre complètement les raisons. Miguel n’a pas dit grand-chose du garçon, à part qu’il s’agit de son neveu, qu’il vient de Juárez lui aussi et qu’il a vécu, quelques années, particulièrement compliqué. Pas de détails, et Maria n’a pas posé de question, parce qu’on ne questionne pas ce que dit le patron. Parce qu’elle n’a jamais eu besoin de le faire depuis son arrivée au cartel. Miguel veille sur ses filles comme un père. Dur, certes, mais juste. L’expression perdue qui se dessine sur le visage de Sanford fend le cœur de la Mexicaine et elle le laisse parler, ses yeux s’écarquillant comme des soucoupes. « Les mecs ? Bah, là, ils bricolent une vieille caisse qu’ils ont récupérée y a quelques semaines, c’est ceux qui sont en congé aujourd’hui. Y en a une dizaine d’autres qui tournent avec les filles de la journée, ils s’assurent qu’on n'a pas de problèmes, tu les rencontreras sûrement ce soir, j’pense. » Elle secoue la tête en signe de négation. « Nope. Enfin, il m’a demandé de te guider jusqu’à ta chambre quand t’es arrivé, mais c’est tout. Personne me force à être là, maintenant. J’le fais parce que j’suis en congé et que les filles se comportaient comme des dindes. » Elle hausse les épaules et attrape du bout des doigts une mèche de ses cheveux, qu’elle commence à tresser distraitement, tic pour s’occuper les mains qu’elle a depuis l’enfance. « T’avais l’air paumé, alors j’me suis dit que j’pourrais te faire visiter. C’est chez toi, ici, maintenant. Ils sont gentils, tu verras, les garçons. J’suppose que tu vas bosser avec eux quand tu seras remis. » Elle fronce les sourcils en réfléchissant. « Les filles aussi, même si bon, tout le monde à son caractère. » Elle lui fait un petit clin d’œil avant de rire, relâchant la tresse qui pend désormais dans la masse de ses mèches sombres.

D’un mouvement de hanche, elle se propulse au bas de son tabouret, ses pieds nus claquant sur le carrelage. Sa main attrape par réflexe sa tasse de café et elle la vide d’une longue gorgée avant d’aller la poser dans l’évier. « Tu veux du rab’ ? Y en a largement assez pour que tu prennes une deuxième assiette, si t’en veux. » Elle se juche sur la pointe des pieds pour jeter un œil à la marmite encore quasiment pleine du mélange odorant. « Sinon, si t’es prêt, j’peux t’emmener faire un tour, pis si t’as des questions, j’peux répondre. » Ses hanches trouvent le bord du plan de travail et elle y appuie les coudes pour le regarder en attendant sa réponse.




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Sanford R. De Castro
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"It was your doom."

En un mot : Patron du Syndicat du String.
Qui es-tu ? :
"No solo de pan vive el hombre."

❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
❂ Supérieur d'Erynn Driscoll, Sumire Matsuhime, Maria Parado et Zach Solfarelli. Ami d'enfance d'Honor Mercant.

❂ LOS MUERTOS VIVOS ESTAN ❂

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Mer 25 Nov - 0:08 (#)


Touch of the sun
Hypersensible, à fleur de peau, son estomac plein ne l’empêchait pas de se montrer attentif à ce qui l’entourait à l’instant T. Il remarquait encore une palanquée de détails, profusion de traces infimes témoignant de la réalité en même temps dépeinte par la putain. C’était cependant bien l’impression de luxe permanente qui le stupéfiait le plus. Les Italiens avaient beau rouler des mécaniques, il n’avait jamais vu les locaux soi-disant flamboyants de leur parrain, et le gang ressemblait surtout à un amas d’opportunistes véreux comme crasseux, incapables de sortir des rouages familiers de leur business pour s’élever et en faire autre chose qu’un conglomérat d’incapables : la lie de l’humanité, obsédée par le fric, et rien d’autre. Ici, tout semblait si propre. Si clean. Et même le sable inquisiteur n’y pourrait rien. Il ne pouvait s’empêcher de penser à quel point il devait faire tâche, au milieu de tout cela. De ces gens, de ces pièces si grandes, aérées et impeccables. Il n’avait rien à faire là, lui. Intrus, jusque dans ses fringues de trop bonne facture pour lui. Il avait l’air paumé, car il l’était. Et savoir que cet état de fait était aussi transparent lui fit mal, le blessait et le rendait honteux tout à la fois. Il la suivit du regard, fasciné par sa façon de se déplacer, de bouger avec une fluidité sans pareille. Tout semblait si harmonieux, ici. Oh, il ne se faisait pas d’illusions outre mesure : rien n’était parfait, nulle part. Ballotté du foyer familial au presbytère, en passant par les bouges de San Diego, il avait déjà compris que chaque partie du monde comportait son lot de stupre, de misère et de doute. De conflits, partout où les interactions humaines se voyaient plus étroites, plus tendues, obligées de composer les unes avec les autres, de laisser parler le bien-être du groupe avant celui de l’individu. Il n’y avait aucune raison pour que la hacienda échappe à cette règle. Pourtant, son instinct lui disait que la mécanique s’enrayait moins aisément qu’ailleurs, dans les parages. Et il voulait encore s’y accrocher, tout en restant persuadé qu’il n’y aurait pas sa place. Alors, tout en contemplant les déambulations gracieuses de cette ballerine à l’accent familier, il baissa les yeux vers son assiette vide, jouant de la pointe du couteau avec quelques reliefs de sauce rougeâtre, qui lui avaient échappé.

« Comment ça pourrait être chez moi ? » On aurait cherché en vain pathos ou complainte. Juste une réelle interrogation, sur ce qui l’attendait à l’avenir. « C’est pas chez moi. Je suis juste chez… Chez m’sieur De Castro et il a été gentil mais j’vois pas pourquoi il s’embêterait avec moi. Les liens du sang, ça fait pas tout. » Ce faisant, il releva ses orbes vertes dans celles de Maria, encore un peu intimidé par elle, en dépit de sa gentillesse, de sa douceur qu’il croyait innées. Il redoutait également de fréquenter les hommes aperçus un peu plus tôt. Comme un chien déboulant dans un jeu de quilles, il doutait réellement de voir ces gens encore inconnus l’apprécier, l’accepter, le faire entrer dans leur cercle. Il fronça les sourcils, sans comprendre. « Et comment j’pourrais bosser avec eux… ? J’y connais rien en mécanique… J’y connais rien à rien, de toute façon. » Son éducation réduite au strict minimum, il avait développé des connaissances en matière de culture, traditions agricoles qui ne valaient pas grand-chose ici, où rien ne poussait. Garçon de ferme, et puis surtout… une crispation nerveuse vint perturber ses phalanges, se recourbant comme des serres au point d’en lâcher le couteau. Le métal tinta douloureusement contre l’assiette, puis retomba sur la table. La musique continuait de planer dans la cuisine, et il en ressentit un profond soulagement. Il aurait eu l’art de plomber l’ambiance, et sûrement de la mettre mal à l’aise. Il n’aimait pas raconter ses histoires. Cela n’aidait personne, de le savoir triste. C’était toujours la même chose. Les regards pleins de pitié, les non-dits (pour ne pas triturer les bords de la plaie davantage), et puis les visages qui se dérobaient. Les discours plein de motivation, ou bien les phrases sobres, parfois trop, pour l’inciter à fixer l’avenir, à se construire une vie future, qui aujourd’hui équivalaient à scruter l’horizon d’une route de nuit, et en plein brouillard.  

« Je… Je comprends pas comment ça marche, ici. Vous avez des jours de congé… ? » Cela n’existait pas, en Californie. Les « jours de congé », c’étaient les jours où on vous laissait tranquille car on comprenait qu’une nuit de plus passée sur le trottoir, et c’était l’évanouissement assuré au bout d’une heure. Or, ce n’était ni commerçant ni « marketing » d’exposer des gosses mineurs sous-alimentés pour tailler des pipes à l’arrière d’une bagnole ou dans une cour intérieure. Il s’agissait donc de jours pour se retaper, mais rien de plus. Des jours pour ne pas ressembler à un zombie, à un monstre à la peau blême et aux cernes noirs. L’idée de rencontrer tous ces gens, en nombre et dans seulement quelques heures, lui permit d’oublier plus encore son aphasie temporaire, au profit d’une inquiétude grandissante. « Je suis obligé d’y aller ? Enfin de venir. D’être là ? Je peux pas… ? » Rester dans sa chambre ? Puéril. Une tentative de fuite qui ne rendait pas honneur au courage qu’il se savait capable de manifester. Il s’en voulut aussitôt, de montrer sans réserve ses appréhensions. Il aurait dû prendre sur lui. Debout depuis si peu de temps, la fatigue l’accablait, rendait sa langue malhabile, ses mots précipités et ses réflexions brumeuses. Ses paupières, déjà lourdes, n’aspiraient qu’à retourner dans sa bulle, à fermer les volets, se déshabiller et se vautrer dans de nouvelles et nombreuses heures de sommeil. Et elle, Maria, il lui faisait perdre son temps. Il profitait de cette bienveillance qui ne paraissait rien demander en retour, ce qui le perturbait au plus haut point. « T’es toujours comme ça ? » Il se sentit obligé de rajouter : « Gentille ? »

Maria qui faisait à manger.
Maria qui riait et dansait.
Maria qui venait parler au garçon tout seul.
Maria qui lui prenait la main pour l’amener dans sa chambre.

Il ne l’avait même pas remarquée.
Il s’en voulut encore, abasourdi de prendre conscience de son détachement plus grave encore que ce qu’il avait redouté ou perçu. Il se sentait démoli, en permanence sur le point de tomber. L’invitation d’une seconde fournée de chili était plus que tentante, et une hésitation trahit sa gourmandise, ou plutôt la nécessité de se rassurer. Son cerveau ne fonctionnait plus comme avant. Loin du temps passé à se repaître des repas modestes mais réguliers servis par les Pères, son corps en était arrivé à redouter la prochaine période de jeûne, à se questionner sur « combien de temps avant le prochain repas ? ». Néanmoins, il n’osa pas répondre par l’affirmative à ses démons, et décida qu’il serait impoli de se resservir. Il se laissa glisser sur le sol, saisit assiette, mug et couverts, et vint les déposer doucement dans l’évier, près de la tasse de Maria. « T’es pas obligée de faire tout ça. J’comprendrais que t’aies autre chose à faire. J’vais sans doute me perdre un peu mais de toute j’resterai pas longtemps ici. J’apprendrai tout seul, l’temps d’rester là… » Et après ? Où irait-il ? Faire quoi ? Il ignorait tout de Phoenix. Il pensait et espérait voir en cette ville un refuge moins cruel que le précédent. Pour le reste : le saut dans le vide, absolu. « J’retiendrai pour la fontaine en tout cas. » Gêné, il lui opposa un sourire encore réservé, mais qui ne l’empêchait pas de se questionner sur elle, qui semblait avoir toujours fait partie des murs, elle, de son côté. « Tu es arrivée il y a longtemps, ici ? »  

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"Sex is one of the most beautiful, natural, wholesome things that money can buy."

En un mot : But First Coffee.
Qui es-tu ? :
"You're my heart, in human form."

☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


☼NO DICE NADA☼
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Facultés : ☼ Prépare un excellent chili, elle aime cuisiner et ne s'en prive pas, remplissant régulièrement les estomacs creux de ses colocataires, collègues et amis.
☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

Thème : Señorita - Shawn Mendes & Camila Cabello
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Lun 1 Mar - 0:58 (#)



« CUANDO BAILAS AL RITMO DE LOS TAMBORES »
SANFORD DE CASTRO  & MARIA PARADO



ϟ La question l’arrête dans ses pensées et elle redresse le nez vers lui avec un sourire attendri en secouant légèrement la tête. « C’est chez toi, parce que c’est chez moi, c’est chez nous ici. Si tu restes pour bosser pour le Patron, t’habiteras ici avec nous tous. » Elle englobe le bâtiment d’un petit mouvement de la main, comprenant bien les questionnements de Sanford. Bien qu’elle ne sache pas ce par quoi, il est passé, elle la comprend parfaitement la surprise qui l’anime en cet instant. Les questionnements qui le taraudent, elle les a vécus aussi, quand Miguel l’a engagé. Trop beau pour être vrai, trop gentil pour être honnête. Elle avait attendu pendant longtemps le retour de bâton, le jour où on viendrait prendre ses économies durement gagnées, le jour où on la forcerait dans les bras d’un client qui demandait une prestation qu’elle n’offrait pas. Rien n’était venu, la petite boite en bois, planquée sous son lit, avait continué à se remplir, pendant des mois, jusqu’à ce que la somme à l’intérieur ne devienne trop pour elle. Elle avait fini par la dépenser, achetant une paire de chaussures hors de prix qu’elle n’avait pas osé porter pendant des semaines. Puis, elle avait fini par comprendre qu’ici, ce qui lui appartenait, lui appartenait. Que Miguel ne viendrait jamais voler ses économies, une fois qu’elle avait partagé sa part, que tant qu’elle se comportait correctement, il ne ferait rien de plus que veiller sur elle comme il le faisait pour les autres filles. Elle avait pris l’habitude de cuisiner des plats du pays, enchiladas, chili, tacos, pour se rappeler d’où elle venait. Elle avait pris l’habitude de toujours en apporter une assiette au patron qui l’avait toujours remercié d’un sourire et parfois, d’une gentille caresse sur sa joue. Elle avait appris à considérer Miguel comme un protecteur, une figure presque paternelle avec qui elle ne craignait rien.

« T’apprendras. On a toujours besoin de main pour réparer les bagnoles. » Elle hoche la tête vers la cour d’où leur parviennent, bien qu’étouffés, le bruit de la musique et des outils qui s’activent. Elle assume que vu la stature du jeune Mexicain, une fois qu’il aura repris du poil de la bête et après quelques séances de musculation, il sera assez impressionnant. Oui, elle n’a aucun mal à le visualiser prendre sa place au sein de la famille. Elle le voit déjà agiter une clef à molette ou danser avec une des filles comme elle l’a fait plus tôt. Elle hausse les sourcils à sa prochaine question. « Bah bien sûr qu’on a des jours de congés, je sais que c’est pas toujours comme ça… » Sa voix s’effrite quand elle se rappelle les semaines sans aucune pause au Mexique, celle où elle n’avait le droit de s’arrêter que parce qu’elle manquait de s’effondrer, où son corps était perclus de douleur, ses cuisses à vif d’avoir accueilli tant d’homme. Un frisson secoue son échine et ses yeux se voilent avant qu’elle ne se reprenne et que le sourire qu’elle affiche toujours n’étire à nouveau ses lèvres. « Miguel veut qu’on soit en forme, alors on a droit à des jours de congés. » Elle hausse les épaules et reprend le tressage de ses cheveux en réfléchissant, sa curiosité soudain piqué à vif par les questions de Sanford. Qu’a-t-il pu vivre pour sembler aussi surpris par les règles du cartel ? D’où vient-il ?

L’inquiétude qu'elle sent poindre dans sa voix, la pousse à redresser à nouveau le regard et à examiner ses traits, cherchant à comprendre ce qui le met si mal à l’aise. « Non, t’es pas obligé, bien sûr que non. » Sa voix se fait douce et elle tend une main, la posant sur la table près de lui. Offrande silencieuse d’un soutien dont il semble avoir besoin. « T’es obligé de rien ici. Si tu préfères rester tout seul, tu peux. Mais les autres vont avoir envie de te rencontrer et plus vite, tu rencontres tout le monde, plus vite, ils arrêteront de te fixer comme le petit nouveau. » Elle se souvient de son arrivée au cartel et des regards peu amènes des filles sur son passage, des quelques semaines qu’elle avait mises avant de se sentir capable de s’intégrer à ce groupe déjà bien soudé. « Je sais ce que ça fait de débarquer dans un groupe qui se connaît, si tu fais vite les présentations, les gens te foutent la paix. » Elle ne lui dit pas que les regards des filles suivront sûrement ses moindres mouvements pendant un certain temps, attirées par la nouveauté, par son regard hanté et l’étrange douceur qui semblait émaner de sa silhouette malingre. Elle rit doucement à sa dernière question. « Je sais pas, faudra que tu restes pour voir. » Elle lui fait un petit clin d’œil avant de reprendre. « Non, j’suis pas toujours gentille, mais j’essaie de l’être la plupart du temps. » Elle hausse les épaules. C’est plus simple d’être gentille, c’est plus sain aussi. Elle en a vite eu assez d’être en colère, sur la défensive tous les jours. Alors, elle a décidé d’être accueillante, d’arrêter de rejeter les gens, de les laisser s’approcher et de les laisser entrer et elle s’est vite rendue compte que la vie était soudainement bien plus simple et bien plus agréable quand elle se déroulait entourée de gens pour qui elle comptait et qui comptait pour elle.

Elle le suit des yeux tandis qu’il dépose sa vaisselle dans l’évier, ses épaules penchées vers l’avant, la tension qui dessine une ligne raide sous le col de sa chemise trop grande, ses mains trop minces aux veines et aux tendons saillants. Sa voix se fait murmure quand elle répond. « T’es pas obligé de nous quitter t’sais. Personne t’en voudra de rester avec nous. J’suis sûre que Miguel à des plans pour toi. Et si j’te propose une visite, c’est aussi parce que ça me permet d’avoir un moment au calme, t’es vachement plus sympa pour mes oreilles que mon gang de pintades. » Elle penche la tête sur le côté, la tresse se balançant au milieu de ses mèches brunes. Son sourire s’agrandit en réponse au sien, révélant une rangée de dents blanches, illuminant son visage. Maria, petit soleil.

Elle pousse sur ses bras pour se jucher sur le comptoir, ses pieds nus se balançant doucement dans le vide au rythme de la musique. Elle penche la tête en avant, cachant son visage derrière la masse brune qui coule le long de son épaule. « Ouh la, laisse-moi compter. » Elle fait rapidement le calcul mental, surprise de découvrir qu’elle tapine pour Miguel depuis déjà si longtemps. Elle redresse la tête et sourit de toutes ses dents. « Ça fait six ans et demi, maintenant. J’étais une gamine quand j’suis arrivée. » Un rire s’échappe d’entre ses lèvres et vient ricocher sur le carrelage de la cuisine. « Même pas majeure, a peine arrivée sur le sol américain, j’baragouinais un mélange dégueulasse d’anglais et d’espagnol et je devais ressembler à un rat crevé, mais il m’a repéré un soir dans la rue et quand il m’a proposé de bosser pour lui contre le gîte, le couvert et une partie de mes gains, j’ai pas mis longtemps à dire oui. C’était toujours mieux que le motel merdique où je restais, et bien plus intéressant que ce qu’on m’avait proposé jusque-là. » Elle rit encore et penche la tête en arrière. « C’était même carrément le grand luxe comparé à Juárez. » Elle pose sur lui son regard lumineux, et elle prend quelques secondes pour observer ses traits, ses yeux sombres ourlés de cils épais et sa bouche si pleine sur son visage trop anguleux. Il sera beau, elle s’en rend compte seulement maintenant qu’il sourit, enfin. Il sera vraiment beau. « Tu sais, si tu restes, j’pourrais te faire du chili quand tu veux. » Elle penche la tête sur le côté, avant de tendre un bras vers lui pour enfoncer un doigt dans son biceps. « Si tu me laisses faire, j’te remplume en un mois et après, tu seras obligé d’aller à la salle pour pas devenir gras comme un cochon de lait. » Elle hoche la tête, une expression faussement sérieuse sur le visage. « Tu pourras demander aux filles, ma cuisine, c’est une tentation du démon. » Elle tend la main pour attraper sa tasse qui repose dans l’évier et pour la remplir à nouveau de café. « Bon, tu veux faire quoi maintenant ? Tu veux retourner te reposer dans ta chambre ou t’acceptes enfin ma proposition et tu viens faire un tour avec moi ? »




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Sanford R. De Castro
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"It was your doom."

En un mot : Patron du Syndicat du String.
Qui es-tu ? :
"No solo de pan vive el hombre."

❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
❂ Supérieur d'Erynn Driscoll, Sumire Matsuhime, Maria Parado et Zach Solfarelli. Ami d'enfance d'Honor Mercant.

❂ LOS MUERTOS VIVOS ESTAN ❂

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"Ay amor me duele tanto."

Facultés : ❂ Il fend l'air depuis tout gosse. Pour les courses les plus innocentes entre les cultures de Ciudad, comme pour attraper un train en marche, filant vers des cieux espérés moins cruels.
❂ Force légèrement accrue de par sa nature de garou, planquée derrière une silhouette haute et longiligne.
❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
❂ Toujours armé. Répugne à tuer, mais n'hésite pas à se servir d'un flingue. Réputé pour l'élégance étrange de ses meurtres, pendant la "guerre" de Phoenix.
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Ven 5 Mar - 7:41 (#)


Touch of the sun
Il paraissait marcher au travers des brumes d’un rêve. Tout semblait si simple. Si parfait. Ou, du moins, c’était l’idée qu’il se faisait de la perfection. Il traquait les points noirs, guettait le plus infime indice lui indiquant que le danger s’avérait imminent. Et pourtant rien. Rien d’autre que le babillage de Maria, de cette femme à la beauté particulière, qui ne répondait pas aux canons de beauté figurant dans les magazines américains. Maria ressemblait à ces femmes qu’il avait trop peu aperçues, au pays. Décomplexée, sa mise à la fois étudiée et naturelle s’harmonisaient sans mal avec des traits étonnants, mais pourvus d’une chaleur qu’elle n’aurait jamais pu feindre. Son regard, surtout, le frappait de par son intensité, de par l’honnêteté touchante qu’il exhibait. Il s’aperçut rapidement qu’elle était le genre de femme qu’on aimait regarder vivre, et qui semblait traverser toutes les épreuves avec la même grâce, la même aisance, cette même dignité teintée de résolution et de légèreté que les pas qu’elle avait esquissé dans cette cuisine, au-dehors, jusqu’à sa manière de danser. Maria était réconfortante. Et, soudain, il ne regrettait plus que Maria soit venue le rejoindre contre le mur blanc de la hacienda. Le ventre plein, soutenu par une présence étrange et agréable, il ne souhaitait plus subitement se jeter dans les bras de sa solitude retrouvée. Il l’écoutait, l’écoutait et s’instruisait sans vouloir l’interrompre. Il se doutait que derrière les affres d’une douceur persistante, un tempérament de feu couvait. C’était souvent le cas de nombreuses prostituées ; celles qui avaient toujours décidé de toiser leur destin le sourire aux lèvres, le défi dans les yeux. Les autres, elles, ne se vouaient qu’à une mélancolie les rendant faibles, les désossant peu à peu, et transformant leur visage en peinture éloquente de la misère dans laquelle elles se noyaient peu à peu. Progressivement, une certaine indolence se joignait à son désir de paresse : la sensation de son estomac repu ne l’aidait guère, soutenu par la musique en fond, la température agréable dans la pièce, et toutes les ondes positives qu’elle lui renvoyait sans mal. Il préféra se taire lorsqu’elle mentionna avec une conviction surprenante qu’il pourrait apprendre, et que lui aussi trouverait sa place dans l’un de ces garages, taillant le bout de gras avec quelques bougres en attendant le soir. Il n’avait jamais été dépourvu d’imagination, mais le tableau était bien trop beau pour s’avérer vrai. Pour ne pas la contrarier ni la contredire, il garda ses lèvres closes. En revanche, il tiqua sur le martèlement, sur ce qui ne pouvait être nié : ici, les fleurs des pavés n’étaient pas maltraitées. Ou, du moins, pas plus que nécessaire, il s’en doutait. Et à les voir ainsi, souriantes, épanouies (certaines peut-être un peu lasses, mais il n’y avait rien des marques de l’abattement qu’il avait fréquenté tout ce temps-là), il devait bien reconnaître ne pas pouvoir affirmer le contraire. La première chose qui le poussa à rouvrir la bouche, n’y tenant plus, fut la mention de cette ville de malheur, dont il ne se serait jamais attendu à ce qu’on en parle jusqu’à Phoenix.

« Dis, tu… t’as parlé de Juárez, j’ai pas rêvé… ? » Nerveux et excité à la fois, il retrouva un brin de vivacité, la fixant comme si elle s’apprêtait à disparaître. Elle était toujours là cependant, immobile, bien perchée sur ce comptoir de cuisine à la propreté trop surprenante, les jambes se balançant toujours dans le vide. Une femme-enfant. « Je… J’en viens. J’viens de Juárez… » Mais sûrement le savait-elle déjà ? Peut-être s’était-il mépris ? Elle n’évoquait ce berceau aux allures de tombeau que pour comparer deux situations radicalement différentes ? Après tout, n’importe quel Mexicain ayant cherché à passer la frontière connaissait la situation, là-bas. N’importe quel Mexicain tout court savait. Six ans et demi… Six ans et demi qu’elle était là. Il effectua un rapide calcul dans sa tête, mais ses méninges embrouillées ne parvinrent pas à le faire aboutir à la moindre conclusion. Depuis combien de temps était-il ici, lui ? Deux ans, oui. Deux ans. Et elle… six. Mais depuis quand avait-elle débarqué sur le continent ? Avaient-ils pu se croiser là-bas ? Il ne connaissait pas de putains à l’époque, tenu soigneusement à l’écart de ces milieux de la pègre par les tuteurs du presbytère. Les gamins, surveillés autant qu’il l’était possible, n’avaient que peu de chance de se retrouver confronté à ces « femmes de mauvaise vie », et même les plus désobéissants avaient vu leurs tentatives sévèrement rossées, pris sur le fait. « Tu avais quel âge… ? Tu es plus âg… je suis plus jeune que toi mais peut-être que… tu crois pas ? Ce serait marrant. » Non. Il se mordit la langue aussitôt. Non, il n’y aurait rien eu de marrant alors, à ce que la coïncidence pousse aussi loin. « J’veux dire… j’ai l’impression qu’ça fait une éternité que j’en suis parti. Alors que pas tant que ça… Des fois elle manque cette ville. Et pourtant, j’la déteste. » Si elle avait officié là-bas comme elle semblait le sous-entendre, alors il ne voulait même pas imaginer les conditions détestables qui l’avaient vu y tapiner. Il ne put s’empêcher pour clore cet intermède probablement gênant, peut-être dans l’erreur, de préciser : « J’suis sûr que tu ressemblais pas à un rat crevé. » Il sourit, un peu. Elle était drôle, cette fille. Entre deux saillies, son accent, sa façon d’articuler les mots, de les balancer avec nonchalance, avaient un effet presque comique dont il ne se serait jamais lassé même s’il l’avait écouté se confier pendant des heures. « Il est comment, Miguel d'ailleurs ? » Soucieux, il voulait croire qu’elle lui dirait ce qu’il en était, et pas seulement ce qu’il avait envie de croire et d’entendre. « J’réalise pas encore, je crois. J’le connais pas… J’dois être… enfin, il avait probablement pas besoin de ça, clairement. » Qui voudrait retrouver, recueillir un neveu comme lui ? La honte lui tournait encore autour. « Il a l’air sévère… non ? » Mais juste. Sévère, mais juste. Et puis à la voir là, éclatante de vie depuis autant d’années, difficile de se le figurer en bourreau cruel. Déboussolé, ignorant à quelle certitude se raccrocher, il se savait dans un état préoccupant, se sentait influençable jusqu’à l’absurde, et espérait ne pas avoir à prendre de décisions trop importantes avant qu’il n’ait retrouvé une certaine sérénité. Viendrait-elle un jour ? Encore si jeune, il s’éprouvait trop vieux, comme déjà écrasé par ses jeunes années. Il avait trop vécu. Sans doute Maria également. « Si j’rencontre les autres ce soir… tu resteras avec moi ? » Tant pis pour la faiblesse ouvertement avouée. Il haussa les épaules, redoutant qu’elle refuse, voire qu’elle doive rejoindre le centre-ville de Phoenix afin de récupérer quelques dollars durement gagnés. « J’veux bien faire un effort, mais tout seul j’le sens pas trop. » Et puis s’il commettait un impair ? Il ne voulait ni ne pouvait se permettre de faire un faux-pas. « Qu’est-ce qu’ils savent les gens, sur moi… ? Je… J’dois dire quoi ? Miguel m’a pas vraiment parlé de la suite, c’est pour ça que j’préfère pas me projeter, tu vois ? Au moins, j’serai pas déçu. Mais j’ai pas envie de… d’le trahir ou de dire qui j’suis s’il veut pas que ça se sache. » Quant aux plans qu’elle évoquait, non. Il ne voulait rien en savoir. Il ne voulait pas les faire siens. Il avait eu trop mal de voir ses espoirs fusillés, crucifiés. Revivre un tel déchirement lui paraissait, en cet instant, proprement insupportable.

Le jeune homme avait largement de quoi méditer, mais la bienveillance de Maria le décida à ne pas tourner les talons trop vite. Il avait fait le plus dur, après tout. Il était sorti de cette chambre. « J’veux bien faire un tour avec toi… » Son sourire se fit plus solide, plus chaleureux. « Tu pourras me montrer la fontaine comme ça. »

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« CUANDO BAILAS AL RITMO DE LOS TAMBORES »
SANFORD DE CASTRO  & MARIA PARADO



ϟ Son regard s’anime et se braque sur elle avec une acuité nouvelle après qu’elle ait évoqué les rues sales de Juárez. Ville de malheur qu’elle avait considéré comme son foyer pendant longtemps, aussi dysfonctionnel soit-il. Elle y avait grandi, vécu, connu ses premiers amours et ses premières déceptions, le deuil et la perte, la peur qui vous laisse le dos moite d’une sueur froide, la joie qui vous coupe le souffle quand elle vous prend aux tripes. Elle y avait perdu son innocence et gagné une rage de vivre qu’elle gardait chevillée au corps depuis ce jour-là. Juarez l’hideuse, Juarez et sa chaleur brûlante qui vous dévore la peau, à vous en coller des migraines lancinantes. Juarez l’horrible, qu’elle avait fui dès qu’elle en avait eu la possibilité, au péril de sa vie. Alors elle soutient son regard quand il parle de la ville maudite, son sourire ne vacillant pas. Il s’élargit même quand il avoue avoir, lui aussi, arpenté les rues et ruelles de la ville frontière. Elle hoche la tête en signe d’assentiment. « Je sais, Miguel m’a dit. J’en viens aussi, je pense que c’est pour ça qu’il m’a choisi pour te montrer ta chambre le premier soir. » Elle le regarde froncer les sourcils, réfléchissant sans doute à la potentialité d’une rencontre entre eux à l’époque. Les images se bousculent dans son esprit et elle se dit qu’elle aurait bien aimé. Oui, elle aurait aimé rencontrer Sanford, avant. Ils auraient pu devenir amis, peut-être même qu’ils auraient traversé ensemble. Sa question précipite les souvenirs, à l’odeur d’eau sale et de sueurs rances, qui accompagnent son passage au-devant de son esprit. La sensation de l’eau du fleuve, presque épaisse contre sa peau brûlante, l’odeur tenace de la boue. Elle frotte distraitement son bras avant de parler. « J’avais dix-sept ans, quand j’ai traversé. C’était mon troisième essai, et Miguel m’a trouvé environ une semaine après que je sois arrivée à Phoenix. » Elle hoche la tête en souriant, comprenant parfaitement ce qu’il ressent pour la ville. Un rire tente de s’échapper d’entre ses lèvres, qu’elle maintient close pour ne pas le blesser. Le voir s’emmêler les pinceaux, de peur de la vexer en évoquant la différence d’âge entre eux, à quelque chose d’adorable qui lui réchauffe le cœur. « Oui, ça me faisait ça aussi, au début. C’est passé au bout d’un moment. » La ville avait beau être un enfer de béton et de poussière, elle avait été tout ce qu’elle avait connu. La familiarité de ses rues, la constance de l’ambiance qui y régnait, avait fini par avoir quelque chose de rassurant. C’était dangereux, c’était sale, mais au moins, c’était toujours pareil.

Un sourire mutin étire ses lèvres quand il tente de lui donner tort et il s’étend encore davantage quand lui sien y répond. « J’t’assure que j’faisais peine à voir. » Elle rit doucement, en se remémorant sa maigreur, qu’elle entretenait avec ardeur à l’époque, souhaitant par-dessus tout effacer les traces de la puberté qui avalait jour après jour sa silhouette nubile pour la transformer en femme, la privant de son atout principal. Ses cheveux avaient été cassants, fourchus, ses ongles ne poussaient qu’à peine à l’époque, son teint blafard et éteint, son corps utilisant les maigres réserves qu’elle lui offrait pour lui permettre de tenir debout. Miguel s’était assuré qu’elle se remplume avant qu’elle n’ait le droit de battre le pavé avec ses sœurs d’infortune. Il avait veillé à ce qu’elle soit en bonne santé. Son sourire se fait tendre et elle penche légèrement la tête sur le côté. « Il l’est oui, mais jamais trop. Il veille sur nous, il s’assure que tout le monde soit en bonne santé, en sécurité et les règles sont là pour s’assurer de ça. Pour assurer notre survie à tous. » Elle hoche la tête pour appuyer ses propos, s’assurant qu’il comprenne que le Patron loin d’être un monstre était un homme bon. Ses yeux s’illuminent quand il enchaîne et un sourire à mille watts déforme son visage.

Elle se retient d’attraper sa main et de la serrer, se retient de le prendre dans ses bras, d’essayer de nicher sa silhouette, bien trop grande, dans son giron. « Allez, en avant alors ! » Elle lui fait signe, n’attrapant pas sa main cette fois-ci, lui laissant sa liberté de mouvement. Elle l’entraîne hors de la cuisine en éteignant au passage le poste radio, ses pieds nus tapotant le sol à un rythme dansant comme toujours. Elle se tourne vers lui, marchant à reculons dans le couloir qu’elle connaît par cœur, pour lui répondre. « Bien sûr, j’te lâche plus si c’est ce que tu veux. Promis, ils sont gentils. Et ils ne savent rien, rien de plus que ce qu’ils ont vu. Un jeune homme a débarqué et Miguel semble l’avoir pris sous son aile. Rien de très anormal, ça arrive régulièrement, une nouvelle fille, un nouveau gars débarque et s’insère dans le moule avec nous. Certains finissent par partir, d’autres restent. » Durant leur déambulation, elle indique au fur et à mesure les différentes directions, indiquant celles des chambres des filles, des garçons, les quartiers de Miguel. Elle tapote une porte en passant devant. « Ma chambre. » Et continue sa route en babillant, parlant des goûts de chacun, des gens, du rythme de vie du cartel. À nouveau, elle marche en lui faisant face, dos au chemin qu’elle emprunte et se retourne juste à temps pour ne pas se prendre le mur de plein fouet avant de se glisser dans l’arche qui mène au jardin central en gloussant. « Et quant à ce que tu veux dire aux autres, c’est toi qui décides, mais je pense que tu devrais en discuter avec Miguel d’abord, dans le doute. »

L’humidité de la fontaine centrale et l’ombre offerte par les murs qui entoure l’endroit, offre à l’oasis qui siège au cœur de l’Hacienda, une fraîcheur toujours bienvenue. Elle inspire profondément et s’approche du bord de la pièce d’eau, plus proche d’un bassin que d’une fontaine, regrettant une fois de plus son absence de poisson. D’un mouvement souple, elle se perche sur le rebord et laisse ses pieds plonger dans l’eau fraîche avec un soupir de contentement. « Tu devrais faire pareil, franchement, c’est parfait. » Elle penche la tête en arrière, offre son visage et son cou au soleil avec un sourire. « C’est mon endroit préféré, les plantes, le silence, la fraîcheur, si je pouvais m’installer un hamac dans le coin là-bas, je le ferais. » Elle indique un coin du jardin du doigt avant de reporter son attention sur lui, son expression se faisant plus sérieuse. « Peu importe ce qu’il t’est arrivé avant que t’arrives ici, tu verras, on est bien. » Elle agite doucement les pieds, créant une série de vaguelettes. « T’as pas à raconter quoi que ce soit, et personne te forcera à le faire, mais si tu veux en parler, tu trouveras toujours une oreille. Et je sais que si tu restes avec nous, tu seras heureux ici. » Elle redresse à nouveau la tête, sa voix se faisant douce et tendre. « J’t’ai pas demandé tout à l’heure, mais toi, c’était quand ta traversée ? »

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Sanford R. De Castro
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"It was your doom."

En un mot : Patron du Syndicat du String.
Qui es-tu ? :
"No solo de pan vive el hombre."

❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
❂ Supérieur d'Erynn Driscoll, Sumire Matsuhime, Maria Parado et Zach Solfarelli. Ami d'enfance d'Honor Mercant.

❂ LOS MUERTOS VIVOS ESTAN ❂

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"Ay amor me duele tanto."

Facultés : ❂ Il fend l'air depuis tout gosse. Pour les courses les plus innocentes entre les cultures de Ciudad, comme pour attraper un train en marche, filant vers des cieux espérés moins cruels.
❂ Force légèrement accrue de par sa nature de garou, planquée derrière une silhouette haute et longiligne.
❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
❂ Toujours armé. Répugne à tuer, mais n'hésite pas à se servir d'un flingue. Réputé pour l'élégance étrange de ses meurtres, pendant la "guerre" de Phoenix.
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"Could I ever call this place home?"

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Mar 24 Aoû - 6:19 (#)


Touch of the sun
Ainsi, c’était vrai. Maria était, comme lui, une infortunée ayant eu le malheur de naître à Juarez. Ce pur hasard l’aidait à s’expliquer pourquoi elle parvenait si rapidement à le mettre à l’aise, pourquoi il avait compris qu’il ne risquerait rien, à se confier à la jeune femme. Savoir qu’ils avaient peut-être foulé les mêmes ruelles, qu’ils s’étaient croisés sans s’accorder de regard ou sans que leur mémoire ne leur permette de s’en souvenir, savoir que sa mère et la sienne travaillaient peut-être dans la même maquiladora, ou bien prenaient le même bus afin d’y aller et d’en revenir, qui sait… Avec cette confidence, elle venait de se changer en un totem rassurant, une commande de sécurité loin d’être négligeable. C’était peut-être stupide, cela ne reposait sur rien, mais il s’en contenterait, jusqu’à nouvel ordre. Elle venait de Ciudad. Cela lui suffisait. Ils avaient eu quasiment le même âge au moment de tenter leur chance. Un autre signe qu’il consigna avec les autres, fasciné. Il la crut, lorsqu’elle le rassura au sujet de Miguel. Le peu qu’il avait vu de l’homme, le timbre grave de sa voix et sa façon d’articuler, lente et mesurée, le consacrait déjà en un pilier vénérable et redoutable à la fois. Le genre de chef face auquel on ne pouvait faire autrement que d’obéir. Il avait encore de nombreuses questions à lui poser, et Miguel lui-même lui avait bien dit qu’une conversation des plus sérieuses les attendait ultérieurement, mais il se sentait déjà bien plus enclin à patienter, à ne pas solliciter son parent avant que ce dernier ne se montre prêt à répondre à toutes les interrogations qui avaient largement eu l’occasion de proliférer depuis sa naissance.

L’entrain de Maria maintint son sourire toujours vivace, et il lui emboîta le pas avec moins d’enthousiasme, mais une curiosité réelle. Il avait besoin de se changer les idées. Il vivait seul, réellement seul au fond de lui-même depuis tellement longtemps qu’il lui était nécessaire de recréer un semblant de relation humaine équilibrée, même si elle devait rester superficielle. La fille des pavés était sans doute la personnalité la plus accessible avec laquelle entamer ce travail de reconstruction. Alors il l’écouta. Il tenta de dessiner mentalement un chemin au fur et à mesure de leurs déambulations avec cette demeure dont l’immensité lui filait le tournis, restant silencieux mais ponctuant les commentaires de son guide avec des hochements de tête réguliers. Il était incapable d’assimiler toutes les données qu’elle brassait, mais elle parvenait au moins à lui donner une vue d’ensemble, à dépeindre un portrait, peut-être pas tout à fait réaliste, mais suffisamment crédible et attirant pour lui donner envie d’essayer de s’y habituer.

Ils débouchèrent dans la bulle de fraîcheur concurrençant le soleil agressif, et il comprit aussitôt ce qui plaisait tant à sa comparse, dans ce décor ravissant. Il ne l’imita pas, mais se posa tout de même près d’elle sur le bord de la fontaine. C’est vrai qu’on avait de quoi se sentir bien, ici. Le confort était digne d’un palace. Il n’osait imaginer les sommes d’argent amassées puis redistribuées par le maître des lieux pour permettre le fonctionnement d’un tel bastion. Quant à Maria, elle ne faisait plus peine à voir, à l’image des autres plantes gentiment venimeuses cherchant à attirer les hommes-insectes entre leurs crocs inoffensifs.

« J’ai traversé y’a deux ans. » Le vertige habituel. Il remua un peu, tant il digérait encore mal le souvenir de son passage. Les odeurs. C’étaient les odeurs qui l’avaient le plus marqué. Il laissa échapper, presque par mégarde : « J’aurais aimé que Miguel me trouve aussi vite que toi… » Mais non. Deux ans. Deux ans d’errance, deux ans d’un contrat vicieux dont personne n’avait évidemment signé les clauses. Il secoua la tête. Souvent, il s’en voulait à lui-même, pour s’être montré trop naïf, trop crédule, pour ne pas avoir mobilisé toute l’énergie nécessaire à son échappée, tant qu’il lui restait encore des forces. « C’est mieux, que les gens sachent pas, ouais. Miguel il pourra dire ce qu’il voudra. Moi je m’adapterai. » Il asticota les bords de ses ongles, menaçant d’y créer de minuscules rigoles à force de tirailler la peau trop fine, rigoles qui ne manqueraient pas de saigner avant de cicatriser rapidement. Trop rapidement. « De toute façon, je suppose que ça servira à rien de me faire des nœuds au cerveau tant que j’aurais pas parlé avec lui. J’espère que ce sera un peu plus glorieux que le premier soir, c’est tout. » Maintenant que le plus gros de l’adrénaline était passée, restait le point le plus sensible. Il devait savoir ce qu’était devenu son père. Il devait savoir s’il devait définitivement enterrer celui qui les avait abandonné, sa mère et lui, une fois qu’il avait compris quel cadeau maudit il avait transmis à sa descendance. Il se mordillait la lèvre inférieure, passant mentalement d’un pied sur l’autre avant de relâcher un secret de plus.

« J’ai l’impression d’pas être encore vraiment arrivé aux États-Unis. Ces deux dernières années, j’étais en enfer. Dans un endroit… sans lois, sans rien. Un pays sans frontière, une sorte de no man’s land entre l’Mexique et les US. Ça m’fait bizarre… J’ai pas de papiers, pas de boulot, rien… Comme si les deux ans que j’venais de passer, c’était… du vent, ou… ou que j’me réveillais d’un coma, tu vois ? Ce genre de trucs. »

La nuit.
Le guet.
Les silhouettes tendues, prêtes à s’élancer.
La course de sa vie.


« J’suis descendu du train y’a trois jours, dans ma tête. J’ai pas avancé d’un pouce, j’ai… perdu ces deux ans, ouais. » Et ce courage dont il estimait avoir manqué, il était temps de le retrouver, ce soir. « J’viendrai avec toi. J’parlerai aux autres alors, et… j’répondrai à ce que je peux répondre. T’as raison. » Il tourna la tête vers elle, et son sourire se fit plus conciliant, mais aussi plus déterminé. « Tu es passée toute seule, toi ? T’avais… pas de famille, à Ciudad ? »

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Chili con Caliente
Maria Parado
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☼UNA PALABRA☼
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En un mot : But First Coffee.
Qui es-tu ? :
"You're my heart, in human form."

☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


☼NO DICE NADA☼
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Facultés : ☼ Prépare un excellent chili, elle aime cuisiner et ne s'en prive pas, remplissant régulièrement les estomacs creux de ses colocataires, collègues et amis.
☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

Thème : Señorita - Shawn Mendes & Camila Cabello
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☼Y AL MISMO TIEMPO☼

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"Lo esconde todo."

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Lun 30 Aoû - 23:44 (#)



« CUANDO BAILAS AL RITMO DE LOS TAMBORES »
SANFORD DE CASTRO  & MARIA PARADO



ϟ La fraîcheur de l’oasis, qui se créer entre les quatre murs du jardin intérieur, dépose au gré des doigts délicat de Maria, des diamants d’eau sur ses épaules et ses avant-bras. Rituel qu’elle suit religieusement depuis qu’elle a découvert le paradis vert au creux de la chaleur brûlante de Phoenix. Elle vient se nicher quotidienne entre les plantes et la fontaine, laisse ses doigts humides dessiner des rigoles sur ses bras nus, laisse la sensation de l’eau fraîche effacer celle de sa jumelle nauséabonde et poisseuse, qu’elle peine encore à oublier malgré les cinq années qui la séparent de la traversée. Un petit frisson parcourt son échine et elle croise son regard avec un sourire quand il évoque Miguel. Elle sait la chance qu’elle a eue d’être recruté aussi rapidement. Elle aurait pu errer dans les rues longtemps, mais une pute solitaire était, plus souvent qu’autre chose, une pute morte à Phoenix. « Il te ferra pas attendre longtemps, enfin, j’espère. J’suppose que t’as un sacré paquet de question, et il doit s’en douter aussi. » La rondeur de son épaule effleure le lobe de son oreille quand elle tourne la tête vers lui pour lui sourire franchement.

L’ombre qui se pose sur le regard du jeune homme et cette lèvre pleine qu’il martyrise de ses dents, la font se recroqueviller un peu, sa nuque se courbe, son regard suivant les ondulations que ses orteils dessinent à la surface du bassin, et un bras s’enroule autour de sa propre taille en guise de rempart contre les souvenirs. D’entre les mèches épaisses de sa chevelure, elle offre un regard plein de compréhension à Sanford. Moi aussi, je suis passée par là. Je te comprends. Je suis là. Semble-t-elle dire de ses yeux de chats. Dans un silence, rare venant d’elle, elle le laisse raconter. Elle hoche doucement la tête pour notifier son attention, le regard toujours posé sur ses pieds. Deux ans, c’est si court. Elle se rappelle et sa gorge se noue.

Deux ans après son arrivée, elle n’était encore qu’un oisillon perdu au milieu du nid bourdonnant de vie de Miguel De Castro. Elle planquait encore une boite sous son lit, ses économies précieusement sauvegardées. Elle commençait à s’ouvrir aux autres filles, à finalement accepter que la vie n’était pas qu’une course à perdre haleine contre un destin qui ne vous souhaitait rien de bon. Elle avait finalement commencé à comprendre qu’elle pouvait trouver sa place au sein de l’essaim qui l’entourait. Qu’elle pourrait s’y épanouir, si seulement elle acceptait de lâcher sa terreur et sa colère. Elle avait fini par lâcher prise, Dieu soit loué, et la vie avait pris des teintes plus douces, plus légères.

Elle hoche la tête à nouveau marquant son assentiment. « J’pense comprendre ouais. T’inquiètes pour les papiers, Miguel s’en chargera, j’ai reçu les miens rapidement après avoir rejoint le cartel. » Les yeux toujours plongés dans l’eau, elle sourit en entendant la suite, un petit rire lui échappe et elle hoche la tête avec véhémence. « Exactement, de toute façon, s’il t’emmerde, j’m’occupe d’eux, ils me font pas peur. »

Elle tourne doucement la tête vers lui, et se racle doucement la gorge avant de prendre la parole à nouveau, pour répondre à sa question et partager un bout de son histoire. « Non, j’avais plus personne… Mon père est mort quand j’avais dix ans. Un cancer. » Un sourire triste au souvenir du paternel, quelques courtes secondes de silence où s’étirent les images d’une période trop courte. Des mains trop grandes qui enserrent ses petites joues, une voix de stentor et un rire tout aussi brute qui résonne dans la cuisine trop petite d’un appartement minable, l’odeur du café quand ses lèvres effleurent son front. « Quant à ma mère… Elle fait partie de c’qu’ils aiment appeler ici ‘’Les disparues de Juarez’’… Elle est partie travailler un matin, puis elle est pas rentrée… » Elle hausse les épaules, la disparition maternelle restant une plaie mal cicatrisée en elle. A nouveau les images qui défile, un visage fatiguée, vieilli prématurément par une vie trop rude. Des pâtes d’oies qui étirent le coin des yeux, l’odeur florale d’un parfum féminin mêlée à celle de la ville. Une voix fluette qui fredonne une berceuse dont les paroles se mélangent. « Après ça, il restait plus qu’Abuelita et moi… Mais elle était fatiguée, et avait déjà perdu son fils, alors elle a fini par s’endormir paisiblement. J’avais plus personne pour me retenir. »L’odeur de la cuisine qui s’accroche à ses vêtements, et la douceur d’un tablier utilisé jusqu’à la corde. La laque qu’elle mettait dans ses cheveux et la douceur de sa joue sous ses lèvres et sa petite main toujours qui lui tapotait la joue en affirmant sa fierté.  

Un silence tombe et elle finit par reprendre la parole, doucement, à mi-voix. « Il m’a fallu deux bonnes années pour arrêter de croire qu’on allait me piquer ma thune, que ce soit les autres filles ou Miguel. Je la gardais planquée sous mon matelas, dans une boite à chaussure. » Elle roule des yeux pour exprimer physiquement à quel point elle se trouve idiote d’avoir cru ça à l’époque, qu’il s’agisse de la possibilité d’un vol, ou de la sureté de sa cachette. « Quand j’suis arrivée, ça fait déjà trois ans que je tapinais et mon ancien mac avait aucun problème à taper dans nos économies, c’est pour ça d’ailleurs que j’ai pas pu traversée à ma première tentative. » L’amertume marque encore sa voix, au souvenir de la boite vide dans laquelle Angel avait récupérer le butin durement amassé. « Il disait que c’était pour nous acheter du matériel et de la bouffe, qu’on avait pas besoin de faire des économies, mais je sais très bien que c’est parce qu’il m’avait entendu dire que j’voulais partir. La deuxième fois, mon passeur s’est fait descendre, mais j’l’ai appris qu’une semaine après. Et la troisième, j’ai réussi à passer… » Un frisson parcourt son échine et elle redresse le nez, fixe le ciel d’un bleu parfait. « J’me souviens encore de la sensation de la flotte parfois, l’impression que j’arriverai jamais à sortir de là. Et puis après j’ai dû passer une semaine dans un hangar avec les autres avant qu’on nous embarque pour Phoenix. » Elle tourne la tête vers lui, un sourire aux lèvres, un peu triste et bancal celui-là, mais toujours présent. « Et après tu connais déjà un bout de la suite, mais j’vais pas tout te raconter tout de suite, sinon tu vas en avoir marre de moi. » Un rire léger lui échappe et elle bat légèrement des pieds, envoyant quelques gouttelettes voler dans les cieux, brillantes comme des diamants. « Et toi, t’as laissé du monde à Juarez ? » Elle le regarde du coin de l’œil et avec un sourire mutin ajoute. « Beau comme t’es, j’suis sûre que t’as du laissé quelques cœurs brisées dans la poussière là-bas ! » Son rire léger comme un rempart contre le souvenir persistant de l’eau poisseuse qui s’accrochait à ses vêtements et ses cheveux, comme un vent frais qui chasse les odeurs pestilentielles, comme le tintement d’un carillon dans le vent pour oublier les geignements, les pleurs et les cris.


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"Ay amor me duele tanto."

Facultés : ❂ Il fend l'air depuis tout gosse. Pour les courses les plus innocentes entre les cultures de Ciudad, comme pour attraper un train en marche, filant vers des cieux espérés moins cruels.
❂ Force légèrement accrue de par sa nature de garou, planquée derrière une silhouette haute et longiligne.
❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
❂ Toujours armé. Répugne à tuer, mais n'hésite pas à se servir d'un flingue. Réputé pour l'élégance étrange de ses meurtres, pendant la "guerre" de Phoenix.
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Ven 24 Sep - 17:43 (#)


Touch of the sun
Il ne savait pas encore qu’ils constitueraient les premières pierres de sa nouvelle existence.
Miguel, Gabriel, Maria.
Un trio parfait, composé de matériaux très différents mais tous essentiels à la construction d’une autre bâtisse, aux fondations plus solides que toutes celles qu’il avait connu jusqu’alors. Il traversait cette discussion comme dans un rêve, avec cette étrange sirène à ses côtés, petite fée bienveillante aux ailes abîmées, mais qui battaient encore. Il ne savait rien. Pourtant, il analysait et s’imprégnait déjà de ses gestes, de ses attitudes. Cette façon d’entourer son buste de son bras, comme pour se protéger des souvenirs qu’il faisait refluer dans sa direction. Il n’aurait pas dû, tout en comprenant sans mal qu’elle ne se refermait pas à lui. Aussi pénible soit-il de verbaliser les épreuves du passé, elle ne paraissait pas s’en déchirer pour autant. Il se sentit triste à l’écoute de son histoire. Il ne lui vint pas une seule fois à l’idée de comparer l’incomparable. Il ne l’enviait pas d’avoir connu un père, là où le sien ne portait même pas de visage, rien qu’une mauvaise photo écornée et au grain sali à force d’être touchée, maniée et tordue dans tous les sens par sa mère abandonnée. Mais ce fut à la mention des « disparues » que son échine se redressa à lui en faire mal. Il l’observa les yeux ronds, peinant à croire en cette multitude de coïncidences qui s’alignaient, s’assemblaient, s’additionnaient. Il cessa de respirer, d’entendre l’eau s’écouler, ne se focalisant plus que sur son récit, et rien d’autre. Une bouffée d’empathie l’émut à lui en faire mal à la gorge. Il peinait à déglutir, tout à coup. Elle parvenait à narrer cette suite de tragédies l’espoir au bord des lèvres, résignée, mais pas vaincue. Il trouvait cela très beau, et espérait un jour pouvoir en faire de même. Pour le moment, il se trouvait trop pleurnichard, incapable de mettre de la distance avec ses propres casseroles. Impossible. Certaines cicatrices étaient encore bien visibles, éparses sur son corps, et les sensations prégnantes ayant composé son quotidien dégueulasse dans les rues de San Diego ne s’effaceraient pas avant un long, très long moment.

« Je te trouve très courageuse. C’est difficile de tenter plusieurs fois la traversée. Trois fois, c’est beaucoup. »

L’imaginer orpheline, dépourvue du moindre parent et déambulant dans les rues de Ciudad lui était intolérable. Il ne comprenait pas pourquoi il ressentait quelque chose d’aussi vif à l’égard d’une inconnue, mais il ne pouvait visiblement pas se dépêtrer de cette vague de compassion. « J’en aurai pas marre de toi. Tu es gentille. Tu as le droit de parler, j’aime bien écouter. » Cela lui rappelait le passé. Les histoires contées par les Pères, par sa mère, celles que les gosses devenus ses copains d’enfance se chuchotaient le soir dans le dortoir commun au lieu de dormir, tardant à se laisser emporter par Morphée et luttant au profit de légendes fabuleuses, d’horreurs cauchemardesques, de folklore propre à sa région natale. « Y’avait pas beaucoup de filles, au presbytère où j’ai été recueilli. Celles qui me collaient aux basques, au final, elles étaient plutôt petites. » Il se souvenait d’Honor. Il avait du mal à remettre parfaitement, sans défaut, les traits de son visage poupon. Il n’avait rien emporté. Il ne pouvait se fier qu’à sa mémoire et à ses imperfections, ses failles malheureuses. Beau comme il était ? Un sourire fabriqué, maladroit, lui écorcha la bouche. C’était ce que les Ritals disaient toujours. Il préféra ne pas s’attarder là-dessus et soupira.

« J’ai laissé personne. »

C’était plus facile, quand on était tout seul. C’était ce qu’il s’était toujours dit. Là où certains hésitaient à abandonner leur famille, leurs amis chers, lui avait au moins pu se délester de tout lien rendant plus compliqué le choix de sauter dans le vide, l’inconnu.

« Ma mère… Elle est jamais rentrée, elle non plus. Elle aussi bossait dans une maquiladora. J’étais encore gamin quand j’l’ai attendu plusieurs jours, mais… ça servait à rien. » Il se rappela de l’expression de son oncle qui, à défaut d’avoir pu tendre la main à celle qui n’était jamais devenue sa belle-sœur, avait eu l’air de se préoccuper réellement de leur sort à eux deux. Avait-il entrepris des recherches les concernant ? Ou bien n’était-ce qu’une mise en scène pour ne pas le blesser et le mettre en confiance ? Il ignorait s’il aurait le cran de l’interroger franchement à ce sujet. « J’ai jamais connu mon père. Il est parti dès qu’il a su que maman était enceinte, apparemment. » Et comme n’importe quel enfant normalement constitué, il s’était senti coupable de cette trahison. Il n’avait jamais pu apporter autre chose qu’effroi et tourments dans la vie de Christa Reyes. Et jamais il n’aurait plus l’occasion de s’en excuser en tant qu’homme. Il se sentit brutalement mal, et prit peur en se croyant prêt à rendre le chili si rapidement ingéré. Il ferma les yeux, plongea la main dans l’eau fraîche et la ressortit pour en caresser son visage, rafraîchir ses pores et faire redescendre la montée de chaleur résultant du chamboulement qui ne le quittait plus. Une fois rasséréné, le malaise passé, il prit une grande inspiration et la rassura d’un regard. « C’est… on a pas mal de points communs, finalement. Je pensais pas… Enfin, je sais que mon histoire elle est pas extraordinaire. Mais c’est… ça me fait moins peur. De savoir que c’est possible… »

Possible d’évoluer. De voir autre chose. De vivre autre chose.

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Chili con Caliente
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"Sex is one of the most beautiful, natural, wholesome things that money can buy."

En un mot : But First Coffee.
Qui es-tu ? :
"You're my heart, in human form."

☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


☼NO DICE NADA☼
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Facultés : ☼ Prépare un excellent chili, elle aime cuisiner et ne s'en prive pas, remplissant régulièrement les estomacs creux de ses colocataires, collègues et amis.
☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

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« CUANDO BAILAS AL RITMO DE LOS TAMBORES »
SANFORD DE CASTRO  & MARIA PARADO



ϟ Elle le regarde de ses grands yeux bruns, notant sa jeunesse, son âme déjà trop vielle qui semble peser si lourd sur ses épaules trop frêles. Deux enfants brisés par la vie, par un Mexique trop rude, qui ne pardonne rien, qui n’offre rien. Ils ont tant vécu avant même d’avoir atteint l’âge de raison, trop souffert pour pouvoir croquer la vie sans se méfier des pépins âcre qui viendraient en teinter la saveur. Elle sourit quand il parle de courage. Elle n’y voyait, n’y avait vu que de la survie. Le fleuve ou la mort. Dans les rues de Juarez, elle n’aurait pas fait long feu une fois l’adolescence fanée. Elle avait conscience à l’époque de la clientèle très spécifique qu’attirait le petit troupeau d’Angel, elle les avait vu partir, les filles aux seins lourds et aux hanches arrondies. Les femmes qui s’éclipsaient du cartel d’enfant pour atterrir entre les griffes des plus grands groupes, celles qu’on apercevait comme des fantômes, tard le soir, dans les ruelles crades. Les dents déchaussées et l’air d’avoir vieilli de vingt ans en seulement deux courtes années. Elle les connaissait, celle à qui on vendait des poudres qui faisaient voyager, qui faisait oublier les nuits tristes de Juárez, pour lesquelles on vendait son corps à bas prix, dans l’espoir d’un shoot supplémentaire. Tout sauf ça. Ça et les usines, qui signaient ta mort aussi sûrement que les vendeurs de rêves. Alors, elle avait fui, elle était partie chercher la liberté aux pays de tous les possibles, sans se retourner. Elle ne le contredit pas, elle préfère cette Maria courageuse, à l’enfant terrifié qui avait craint la noyade dans la fange du Grande. Elle aime l’image d’elle qu’il dessine de ses prunelles sombres, de sa voix trop grave.



Un rire la secoue quand il loue sa gentillesse et précise qu’elle a le droit de parler. « Si tu pouvais répéter ça devant les autres, j’te jure que t’auras mon amitié jusqu’au bout du monde. » Si elle avait su à l’époque, à quel point ces mots seraient vrais. À quel point il serait toujours là, des années plus tard, fidèle au poste, écoutant ses jérémiades et ses rires, accompagnant ses soirées, sa paume toujours à portée de main, malgré la mort, malgré l’horreur. Si elle avait su, elle s’y serait accrochée encore plus férocement. Sanford et Maria, jusqu’au bout du monde. Elle l’écoute raconter, heureuse de l’entendre parler, d’apprendre ces fragments de lui qu’elle range dans une petite boite, sur laquelle elle dépose une jolie étiquette, traçant de son écritures toutes en rondeurs les lettres de son prénom, y accolant une étoile. La petite boite, qui se verra transformée en une malle au trésor, pleine de ses souvenirs. Elle note le faux sourire qui étire ses lèvres, la tension dans ses épaules, et catalogue l’information avec les autres. Pas de compliment pour lui, du moins, pas pour le moment. Un sourire attendri étire ses lèvres en l’imaginant trottinant dans les couloirs d’un presbytère une ribambelle de gamines haute comme trois pommes aux basques. Il avait dû dégager quelque chose de rassurant, de solide, pour s’attirer les faveurs des plus jeunes à l’époque. Un grand frère auquel se rattraper quand on trébuchait sur les pavés de la cour.

Ses sourcils se froncent légèrement quand il avoue n’avoir laissé personne et son cœur se serre, douloureusement, à l’idée de le savoir seul, si jeune à Juárez. Il avait perdu sa mère comme elle, comme tant d’autres dans cet enfer qui les avait vu naître. Elles étaient si nombreuses celles qui ne rentraient pas de l’usine. Elle hoche la tête avec un petit bruit d’assentiment. Ils savaient. Ils savaient tous les deux à quel point l’espoir de les voir rentrer était vain. Sans y réfléchir sa main abandonne la prise qu’elle avait autour de sa hanche pour venir reposer sur la sienne. Partager, l’espace de quelques secondes, le fardeau d’une vie parfaitement imparfaite, où les merdes s’étaient entassées jusqu’à manquer de les noyer tous les deux. Elle serre légèrement ses doigts entre les siens avec un petit soupir. Elle le lâche quand il plonge les doigts dans l’eau et elle note la pâleur de son visage avec un petit froncement de sourcils. Sans réfléchir, elle effectue un geste mille fois effectué pour les autres. Elle tend la main pour effleurer son front, repousse les mèches sombres et s’assure que sa température n’est pas trop élevée. Il vient du même endroit qu’elle, mais personne n’est à l’abri d’une insolation. Elle laisse sa main retomber sur le rebord de la fontaine en silence, détournant rapidement le regard en prenant conscience de l’intimité d’un tel geste. Elle s’appuie sur ses paumes et se penche légèrement en arrière, pinçant entre ses dents sa lèvre inférieure.

Elle réfléchit un peu, Maria. À sa situation, au temps qu’il a fallu. Elle la relâche avec un petit soupir. « J’vais pas te dire que c’est facile. Ça l’est pour personne. » Elle englobe d’une main l’intégralité du Domaine de Castro. « Mais, on est tous un peu cassé ici, on a tous vécu des trucs plus ou moins sympa, certains plus que d’autre. » Une grimace étire ses lèvres avant qu’elle ne reprenne. « Mais oui, c’est possible. » Un sourire sincère étire ses lèvres. « Oui, c’est possible d’aller mieux. D’arrêter d’avoir peur. D’arrêter de sursauter au moindre bruit et de se demander si c’est la dernière fois qu’on aura l’estomac plein. » Elle hoche la tête avec fermeté. « C’est possible d’apprendre à être heureux même si on a jamais vraiment su comment faire. Tu verras, ça viendra, et si t’as besoin d’aide j’serai là. » Elle penche la tête sur le côté, s’approche de lui, laissant son bras nu effleurer le sien. « Un jour t’auras plus peur des gens, t’auras plus peur de rien, j’en suis sûre. » Son regard se perd à nouveau dans l’eau et distraitement, elle compte les carrés bleus dans la mosaïque au fond de la fontaine, laissant le silence s’installer, étrangement confortable, entre eux. « Tu sais, j’suis contente que tu sois là. Bizarrement, ça me fait plaisir de voir un autre habitant de Juárez dans le cartel, un peu comme un frangin d’une autre mère. » Elle ne croise pas son regard et pose des mots sur cette affection absurde qu’elle ressent déjà pour lui. Elle lève doucement une main, recroquevillant tous ses doigts contre sa paume avant de redresser son auriculaire qu’elle tend vers lui. « J’te propose un pacte, entre ancien de Juárez. » Elle agite son petit doigt vers lui. « On se serre les coudes. Si t’as besoin de quoi que ce soit, j’suis là et vice-versa. » Elle le regarde du coin de l’œil avec un sourire de gamine.




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❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
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Mar 19 Avr - 2:21 (#)


Touch of the sun
Maria.

C’était ainsi que tout avait commencé.
Un jour de cache-cache entre le soleil et les nuages.
Un jour comme les autres.
Dans le lointain, on pouvait encore entendre les grésillements aléatoires de la radio diffusant les derniers tubes de cet été américain, les piaillements diffus des filles de Miguel de Castro, et les moteurs des bagnoles retapés entre deux rires braillards.
Le chant de l’eau continuait de bercer ses oreilles, et le doigté délicat de la putain contre son front finit d’apaiser sa longue carcasse déglinguée. Même sa nature solide de maudit avait ses limites. Affaibli par une faim rendue plus grande par la soif de son espèce, il n’y avait que l’absence de cicatrices, quelle que soit la partie de son enveloppe, qui aurait pu attirer le doute sur le caractère inhumain du garçon mexicain. Mais la Révélation n’existait pas encore. Personne n’irait scruter plus que nécessaire les preuves attestant de son étrangeté au genre CESS. Personne ne savait. Il ignorait que Miguel détenait les clefs d’un secret qui devenait lourd à porter. Quant à Christa, elle avait emporté le sien dans sa tombe de sable, de roche et de regrets, et même son fantôme traînant sa peine et sa douleur ne l’aurait trahi par une complainte à qui voudrait bien l’entendre.

« Un jour t’auras plus peur des gens, t’auras plus peur de rien, j’en suis sûre. »

Il lui offrit un sourire maladroit, mais hocha la tête, volontaire. Oui. Un jour, il n’aurait plus peur. Un jour, il marcherait, rassuré par la présence de ce clan si particulier ; cette armée d’ombres la nuit, redevenus guignols faussement inoffensifs à l’aube. Un jour, il ne marcherait plus la nuque basse. Un jour, il oublierait jusqu’à la honte dont le ceignait la lune chaque mois, s’enroulerait dans les draps du déni comme il l’avait fait une heure plus tôt. Il crut Maria. Maria lui donnait de la force. Elle lui donnait l’espoir de s’ancrer aux rails qui déroulaient leur voie de nouveau à ses pieds. Comme le train qui avait quitté Ciudad et après lequel il avait fallu courir. Galoper, pour attraper au vol la courroie d’une vie meilleure. Il courrait encore. Il ne raterait pas le coche. Il ne se retournerait pas, même en entendant ses amis ou compagnons de passage rebondir contre la paroi métallique, tomber, crever comme des rats dans une rame de métro. Il fermerait les yeux, il serrerait les dents, et il porterait ses prunelles vers l’avenir, et uniquement vers l’avenir. Avec ces hommes et ces femmes amputés d’une partie d’eux-mêmes, couturés et massacrés pour certains, il ne ferait plus qu’un, pour devenir à son tour l’un des nombreux visages placés sous le commandement du padre De Castro. Un pantin mal foutu, une breloque de plus, et qui serait ravie de pouvoir servir à qui le lui demanderait. Il se sentait dépourvu de tout orgueil. Cette fille, belle, jeune et sensible lui avait tendu la main et lui promettait la paix, l’abondance, et la sécurité. Il n’en fallut pas plus. Il sut que la méfiance n’aurait plus lieu d’être et, pour la première fois depuis son arrivée, il s’autorisa à rêver de nouveau. Il ferait tout pour convaincre Miguel de le garder à ses côtés. Il se montrerait utile. Il apprendrait. À réparer un moteur. À s’habiller selon les codes du cartel. À rire de nouveau. À être heureux. Cette montée d’adrénaline ressemblait typiquement à l’énergie folle de son adolescence gâchée. Elle déborda, étouffant presque ses poumons en l’obligeant à inspirer une dernière fois l’air plus humide qu’à l’ordinaire de l’Arizona.

Il savait que tout ne se construirait pas en un jour. Le chemin serait difficile. La montée, lente et pénible, même pour ses jambes robustes. Mais il y arriverait. Il fixa un instant les phalanges offertes de la fleur des pavés, comme on observe une offrande sans être certain de pouvoir rendre l’équivalent en retour. Rien n’était gratuit, là d’où ils venaient. Certains réflexes seraient durs à tuer. Il y parviendrait, cependant. Il n’avait pas le choix. Ses épaules se délièrent un tant soit peu. Vaincues, pour le meilleur.

« Vale. »

Un rire avorté lui échappa, tandis qu’il se sentit ridicule à joindre l’auriculaire de la jeune femme avec le sien.

« Prometo, Maria. »

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