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God is a Woman - Rayna & Aurora

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Anonymous
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Mar 4 Mai - 23:27 (#)

God is a Woman

ft. Aurora






Vendredi soir, le début du weekend. Rayna flânait dans le quartier culturel où l’agitation commençait à battre son plein.
Depuis plusieurs jours, la jeune femme s’était contentée de partir travailler le matin et de rentrer chez elle une fois sa journée terminée. Elle avait annulé tous les cours de piano qu’elle donnait, avait également évité de faire des permanences de nuit à l’association et avait mis un point d’honneur à éviter tout contact avec la civilisation.

Rayna avait eu besoin de trouver des réponses. Sa dernière rencontre avec Ozios Wolk lui avait laissé quelques traces qui l’empêchaient de dormir correctement et de se sentir pleinement en sécurité dans son environnement habituel. Malgré tout, après avoir consulter plusieurs documents et interroger son oncle, elle en était toujours au même point. Rien ne lui avait permis de comprendre ce qui lui était arrivé lorsqu’elle avait tenté de pénétrer dans la tête du jeune artiste.
Finalement, peut-être que son don avait ses limites, certainement même. Elle n’avait eu qu’un entrainement basique lui permettant de contrôler ses dons de manière correcte, mais elle n’avait jamais cherché à repousser les limites.

Après une dizaine de jours passés à éviter le genre humain -ou même, non-humain- elle avait finalement décidé qu’il était temps de reprendre le cours de sa vie. Manifestement, ses recherches n’avaient pas été concluantes et il n’était pas nécessaire de s’acharner, car, au plus elle se renfermait, au plus il était difficile d’inverser la tendance ensuite. Et puis, qui sait, peut-être qu’elle tomberait sur une personne capable de lui donner des réponses ; ou non, peu importait.

C’est dans l’unique but de se sociabiliser de nouveau que Rayna avait décidé de s’offrir un petit moment de détente en sortant du travail ce soir-là. Ayant encore fini assez tard, elle avait fermé les locaux de l’association et avait rapidement interpellé un taxi qui l’avait conduit dans le quartier culturel. Les rues étaient déjà bien remplies et certains orchestres amateurs sillonnaient les trottoirs tout en jouant des airs joyeux.
Dans un premier temps, elle s’était laissée portée par l’ambiance du quartier et n’avait fait qu’errer sans but, s’achetant un bretzel au passage qu’elle s’était empressée de dévorer.
Puis, finalement, elle se retrouva malgré elle devant un bar à jazz qu’elle avait l’habitude de côtoyer. Dans un sourire, elle poussa la porte de l’établissement et s’installa à sa table habituelle, dans un coin discret où personne ne la remarquait jamais, mais d’où elle pouvait avoir une belle vue d’ensemble.

Quelques minutes plus tard, Rayna pouvait enfin apprécier l’air de saxophone qui gravitait jusqu’à ses oreilles, un verre de grenadine à la main, se rappelant enfin à quel point elle aimait cet endroit dans lequel seule la musique comptait. Durant trente minutes, elle oublia, pour la première fois depuis des jours, ses problèmes ainsi qu’Ozios Wolk, comme si la musique était un remède à tous ses maux -ce qui était sans doute le cas.

A la fin de la prestation du saxophoniste, il y eu un petit entracte durant lequel les gens s’agitèrent et discutèrent d’un ton enjoué entre eux. Rayna, elle, se contentait d’observer les divers groupes d’amis du vendredi soir, reconnaissant même quelques habitués du bar, qu’elle salua d’un simple signe de la main cordial.
Mais, alors qu’elle adressait un sourire à un trompettiste qui la regardait avec insistance, son attention fut attirée soudainement par une voix féminine qui pestait sur quelque chose -ou quelqu’un. Tournant la tête vivement, elle fixa l’origine de ce raffut avec de plus en plus d’insistance. Elle ne pouvait pas en croire ses yeux ! Aurora Lane, l’une des célèbres mécènes de Shreveport se trouvait ici, dans ce bar, en cet instant !
Sous le choc, Rayna l’observa encore pendant plusieurs minutes, se demandant si au fil des secondes si elle devait aller la saluer, ou plus précisément, si elle aurait le cran de le faire. Elle n’avait jamais eu la chance de rencontrer la fameuse Aurora Lane, cette femme qu’elle admirait secrètement pour toutes les actions culturelles qu’elle avait mené. De plus, elle était aussi connue pour lancer tous un tas d’artistes locaux qu’elle dénichait aux quatre coins de la ville.

Finalement, après plusieurs minutes d’hésitation, Rayna se jeta dans la gueule du loup en se décidant à aller saluer la bonne fée culturelle de la ville. Discrètement, elle s’approcha, puis en arrivant à sa hauteur, alors que Madame Lane pestait encore sur son accompagnateur, elle prit la parole, gênée.

- Heu… excusez-moi, vous êtes bien Madame Lane ?

Timidement, Rayna détailla son interlocutrice de la tête aux pieds. Elle était d’une beauté peu commune et agrémentait cette dernière avec un sens du style qui lui donnait une aura imposante. Elle avait beau être plutôt petite, elle inspirait le respect rien que par sa posture.
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Anonymous
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Mer 12 Mai - 0:13 (#)

God is a woman
En poussant la porte du bar, une vague de chaleur mêlée à de la transpiration et à une odeur d’alcool bon marché me prit au visage. C’était le signe d’un endroit vivant, où les gens entremêlaient leurs corps au rythme d’une musique endiablée. Des balades vivantes, entraînantes, chargées d’histoire et de sentiments. Une musique qui me plairait forcément. À ma gauche, un vieux miroir trouble, usé par le temps me permettait de d’ajuster mon chapeau en feutre rouge et de replacer quelques-unes de mes mèches folles, échappées d’un chignon flou caché sous ce dit chapeau. Une autre porte immense et lourde étouffait la mélodie enjouée du saxophoniste, accompagnée d’un clavier. Je retirais la veste de mon costume pour la tendre à la jeune femme chargée du vestiaire. Un costume blanc très masculin qui était agrémenté de petits accessoires qui permettaient de féminiser l’ensemble : des talons hauts, une pochette élégante mais simple, une bague tape à l’œil, sans oublier l’une de mes nombreuses broches accrochée à ma chemise rouge.

C’était un endroit que j’affectionnais particulièrement et duquel j’étais une grande habituée depuis de nombreuses années déjà. Je m’y étais fait un nom et j’aimais entraîner mes petits poussins musiciens ici, pour leur permettre de mieux prendre leur envol. C’était aussi un excellent moyen de décompresser de cet énorme travail que j’avais à abattre, de ne pas penser aux problèmes que je pouvais rencontrer ou au contraire, après m’être divertie, avoir la tête un peu plus claire pour trouver les solutions adéquates. L’ambiance était tamisée, les gens étaient souvent des réguliers, c’était toujours bon enfant et beaucoup improvisaient quelques morceaux dans le simple but de vivre la musique comme on aurait pu le faire des décennies auparavant.

Je passais un coup d’œil par-dessus mon épaule pour vérifier si Jones était toujours avec moi. Visiblement, oui, bien qu’il ne soit, contrairement à moi, pas du tout dans son élément. Il desserrait sa cravate, mal à l’aise, checkant ses mails sur son téléphone. Il avait toujours l’air d’être gauche, ici malgré lui, subissant constamment son travail et son patron, mais au garde-à-vous en attente de la moindre directive. Je l’avais analysé des mois durant et je me demandais bien quelles étaient ses buts dans la vie, autre que ceux d’être le calice d’un vampire vieux de 700 ans.

J’ouvrais enfin la porte pour découvrir une salle pleine de vie. Un petit signe au barman pour le saluer, quelques discussions échangées avec des personnes qui me connaissaient bien, voir le concert de ce saxophoniste talentueux la nuit durant. C’est au milieu de la nuit que Jones décida de m’avouer une chose qui aurait pu me mettre hors de moi. Mais il me connaissait bien, il savait que l’ambiance légère me permettrait de prendre un peu mieux la nouvelle : l’un de nos gros poissons avait filé pour un autre agent, l’un de nos plus grands concurrents. Et ce, depuis bien une semaine. Furieuse, je criais sur lui toute ma frustration, ce qui aurait pu être bien pire si nous n’avions pas été ici, quand je fus coupée par une jeune femme.

Je me tournais et la détaillai minutieusement, la déshabillant presque du regard. C’était ma colère qui m’avait fait agir ainsi, certainement que je ne l’aurais pas dévisagé ainsi si je n’avais pas été entourée d’incapables. Elle est jolie, plutôt gênée et me connaissait visiblement. Je laisse un long silence entre nous, silence comblé par un nouveau morceau entamé par un pianiste sur scène, silence qui me permet d’analyser la jeune femme face à moi. Et enfin, le coin de mes lèvres s’étirent lentement, une main accrochée à l’une de mes bretelles, l’autre lui tendant la main pour la saluer.

- Je suis si célèbre que cela à Shreveport ? Et bien ! Enchantée, je suis bien Aurora Lane, vous êtes ?
(c) AMIANTE

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Anonymous
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Dim 16 Mai - 12:51 (#)

God is a Woman

ft. Aurora






En l’espace de quelques secondes, Rayna se retrouva scrutée de la tête aux pieds par la célèbre Aurora Lane. Elle l’observa aussi, impressionnée par la prestance dont faisait preuve la mécène. Son costume lui donnait un côté masculin assumé qu’elle avait subtilement habillé d’accessoires pour le féminiser. Une broche ornait fièrement son chemisier rouge, broche qui s’avérait magnifique et que Rayna ne lâcha pas du regard durant plusieurs secondes. Elle n’avait aucune idée du prix de cette dernière mais elle était d’une qualité telle qu’on n’en voyait plus beaucoup ces derniers temps.
Elle fut tirée de son admiration silencieuse lorsqu’Aurora reprit la parole. Sa sympathie ne se limitait pas à ses vêtements et Rayna fut surprise d’être aussi bien accueillie par une célébrité locale. Elle lui rendit sa poignée de main et se mit à sourire à son tour.

- Oh, oui, surtout ici, dit-elle d'un air enjoué. Vous faites presque partie des murs. Je viens souvent mais je n’avais jamais eu la chance d’être là en même temps que vous, reprit-elle dans un petit rire gêné. Rayna Rhodes, termina-t-elle dans un léger sourire.

Comme certainement beaucoup de personnes, Rayna s’était imaginée la mécène comme quelqu’un d’inaccessible et de snob, qui n’appréciait pas vraiment se mélanger aux petites gens. Mais l’enthousiasme dont Aurora Lane faisait preuve avait pour conséquence de mettre n’importe qu’elle personne à l’aise, et Rayna n’échappait pas à la règle. Elle en oublia d’ailleurs presque que son interlocutrice était accompagnée. Ainsi, elle se tourna vers le jeune homme qui se trouvait un peu en retrait derrière la mécène. Il était tout ce qu’il y avait de plus banal, à l’exception du fait qu’il fusillait Rayna du regard, un air mauvais accroché au visage. Elle sentait clairement qu’elle le dérangeait et n’avait même pas besoin d’activer son Empathie pour en être sûre ; c’était simplement marqué sur son visage.  
Ainsi, elle baissa les yeux, se disant qu’elle n’avait peut-être pas assez pris le temps de réfléchir au fait qu’elle allait certainement interrompre la célèbre mécène et son accompagnateur, qui souhaitaient certainement passer un moment tranquille sans que l’on ne vienne les solliciter.
Finalement, Rayna se tourna légèrement vers le jeune homme avant de lui adresser un sourire désolé, puis concentra de nouveau son attention sur Aurora.

- Je suis désolé, je ne voulais pas vous déranger, reprit-elle. Je tenais juste à vous signaler que j’admire le travail que vous faites pour la culture de Shreveport. Les artistes locaux ont beaucoup de chance de vous avoir.

De nouveau, elle lui adressa un léger sourire admiratif, puis, sans vraiment savoir pourquoi elle songea à Ozios. Lui aussi était un artiste au début de sa carrière. Peut-être pourrait-elle en toucher un mot à Aurora : la mécène avait tellement de moyens et un tel réseau de connaissances que si elle prenait le peintre sous son aile, Rayna était persuadée qu’il ne lui faudrait pas plus de six mois pour qu’elle fasse de lui un véritable artiste reconnu dans le milieu.
Elle chassa ses pensées en secouant la tête. Il était hors de question qu’elle se montre impolie à ce point et qu’elle mitraille Aurora Lane avec Ozios. Rayna se mitraillait déjà suffisamment elle-même comme ça, et puis, après tout, Ozios avait qu’à se débrouiller s’il souhaitait faire décoller sa carrière !  

- Bon, et bien je vous souhaite une bonne soirée, dit-elle en se baissant légèrement pour saluer Aurora et son accompagnateur.

Le rouge lui monta aux joues en voyant l’expression du jeune homme qui ne changeait pas d’un pouce. Visiblement, elle l’avait vraiment mis dans un état de colère en se permettant d’interrompre leur conversation. Elle trouvait toutefois cela bien étrange sachant qu’Aurora, de son côté, ne semblait pas du tout dérangée de cette rencontre inopinée. Mais après tout, la jeune mécène avait sûrement le devoir de se montrer sympathique avec tout le monde, cela faisait partie de son travail, après tout.
Constatant qu’elle n’avait toujours pas bougé, Rayna secoua la tête et fit lentement volte-face avant de se mettre en marche pour regagner sa table, toute souriante. Elle venait de rencontrer Aurora Lane, tout de même !
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Anonymous
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Invité
Dim 23 Mai - 23:20 (#)

God is a woman
Quelle jolie jeune femme. Elle respire l’innocence et la gentillesse. Se rend-elle seulement compte que ces qualités la desserviront ? Avais-je été comme elle à son âge ? J’ai certes un ma part de gentillesse et de naïveté, mais elle s’est très vite évaporée par les hommes de ma vie. Et c’est certainement ce qu’elle connaîtra : l’égoïsme d’un homme. Il la détruira très certainement et selon sa force de caractère, elle se relèvera ou s’écrasera. Je ne sais pas pourquoi son visage m’attire de la sympathie. Et c’est une fan, après tout, alors je me permets de rester agréable avec elle. Rayna Rhodes. C’est un nom qui m’est inconnu.

« - Etes-vous une artiste ? Si vous voulez que je vous aide, je dois d’abord tester vos talents, ma jolie. »

C’est une remarque légitime, après tout, c’est une jeune femme qui connaît mon travail de mécène et qui a l’air de fréquenter ce lieu. Est-elle seulement talentueuse ? Elle pense réellement que je vais accepter de lui donner ma carte sans avoir vu ce qu’elle avait dans le coffre ? Mais la jeune femme a l’air soudainement gêné. Rayna ne cesse de regarder par-dessus mon épaule. Qu’est-ce qui peut bien attirer autant son attention ? En me tournant légèrement, je comprends immédiatement : Jones a l’air de faire son chien de garde, avec son regard meurtrier pas convaincant pour un sous. Mon regard dans le vague, je m’imagine déjà comment je vais lui faire payer de traiter mes fans avec si peu d’égard. Et mon petit sourire en coin s’affiche légèrement. D’un point de vue extérieur, on pourrait croire que je suis un psychopathe qui vient de trouver sa nouvelle proie.

Et je vois déjà le petit oisillon effrayé qui préfère partir plutôt que d’affronter Jones. Quoi, déjà ? Ne va-t-elle pas prendre du poil de la bête ? Ce n’est même pas moi qui suis en colère ! A-t-elle toujours été si peureuse ? Elle s’excuse platement, me remercie et part déjà. Je n’ai même pas eu le temps d’embêter Jones… Elle n’a même pas besoin de mes services de mécène ? Je suis déçue. J’affiche une moue déçue en la regardant.

« Hey, ma jolie, la discussion entre nous n’est pas terminée. »

J’avance vers elle et passe un bras sur ses épaules et nous tourne vers Jones avec un immense sourire. C’était une manière de dire à Jones qu’elle passerait notre soirée avec nous. Et je vois déjà le bout de ses oreilles rougies : il bouillonne de colère, de peur que la jeune femme le remplace pour étancher ma soif. Il n’aura pas sa drogue ce soir, du moins c’est ce qu’il pense. Et ça m’amuse. Il m’en faut peu en ce moment pour l’embêter. Je lâche Rayna et m’enfonce un peu plus dans le bar avec les deux à mes côtés.

« Profitons de la soirée, vous, Jones et moi. Nous allons profiter des artistes et apprendre à nous connaître. Après tout, ce n’est pas tous les jours que je rencontre une de mes fans. »
(c) AMIANTE

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