I wanna know | Ozios

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Le petit randonneur pédestre, aka Sugar Ratatouille Baby
Tyler Frisk
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Le petit randonneur pédestre, aka Sugar Ratatouille Baby
Broken smile, tired eyes

En un mot : Rat-Garou
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Let the darkness lead us into the light

Pseudo : Ulfhe
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Ven 14 Mai - 8:29 (#)

Un autre appel.
Un autre boulot.

La voix d’un homme d’un âge mûr, sec et autoritaire, qui réclame qu’on retrouve son petit con de fils. D’après ses dires le gamin a fugué depuis des mois et la famille ne veut pas faire appel à la police de peur de ternir leur image. Une famille riche, donc, bien embêtée par les frasques de jeune homme de leur fils. Ils m’ont envoyé une photo de William Junior – Billy pour faire plus court, bien que l’homme au téléphone n’aurait sans doute pas été satisfait d’un tel sobriquet. Le jeune homme est débraillé rien ne laisse entrevoir à quel genre de famille il appartient. J’imagine que quand on nait dans une famille qui a tout, le summum de la rébellion c’est de laisser penser qu’on n’a rien. Les riches sont vraiment des êtres bizarres. J’apprends que le gamin a déjà fugué plusieurs fois, au grand damne de ses parents, mais que là ça commence à faire long. Plusieurs mois sans aucune nouvelle. Ils n’ont aucune piste, aucun point de départ, mais ils payent bien et ils payent d’avance. Ça me suffit.

Comment est-ce qu’on retrouve un jeune tout juste sorti de l’adolescence ? Facile, on demande à ses potes. Les parents de Billy – pardon, de William Junior – m’ont donné leurs noms. Ils n’approuvent pas vraiment ces fréquentations et les deux gamins ont refusés de leur parler. C’est facile de parler avec des gens de vingt ans, il suffit de trouver le bar qu’ils fréquentent le samedi soir, attendre une heure où ils ont suffisamment bu pour oublier jusqu’à leur prénom et poser des questions sur un air enjoué en leur promettant de payer une tournée. Vraiment rien de bien difficile. J’apprends qu’eux non plus n’ont pas vu le gamin depuis des mois, mais ils ont une piste. Au début de sa fugue il a squatté le canapé de ses potes pendant plusieurs semaines. Il cherchait quoi faire pour mettre en colère ses parents, pour les provoquer, par jeu ou par vengeance, ce point là n’était pas bien clair mais que voulez-vous c’est ce qui arrive quand on essaye de communiquer avec des types bourrés. D’après ses amis, Billy voulait voler un truc, une œuvre d’art dans une galerie ou quelque chose du genre. J’ai dû attendre que l’un d’eux aille vomir pour obtenir le nom de la galerie en question. Après ça ils ont recommandé à boire et je suis parti. De toutes façons il n’y avait plus rien à en tirer.

Les deux soulards m’avaient dit que Billy était parti un soir avec son projet fou et stupide. J’ai réussi à déduire la date exacte sur la base de leurs élucubrations alcoolisées ’Il est resté trois semaines chez un autre pote, puis deux chez moi et un mardi il est allé faire son truc’. Mais même la date précise ne m’a pas beaucoup avancée, c’était il y a plusieurs mois et depuis personne ne l’a revu. Peut-être bien qu’il s’est juste fait gauler et qu’il a fini en taule. Non, vu le personnage il aurait été beaucoup trop satisfait de l’annoncer à ses parents.

Après quelques recherches sur internet je trouve la galerie, la liste des gens qui y travaillent, la personne qui expose en ce moment – l’exposition n’a pas changé depuis la disparition du gosse d’ailleurs. Je n’y connais rien à l’art, il va falloir baratiner. Rien de très inhabituel en soit.
Je me gare dans le quartier un après-midi et me dirige vers la galerie. Elle est ouverte mais c’est calme. Il y a très peu de monde présent, tout juste quelques curieux qui déambulent entre les différentes sculptures et peintures. J’avance dans la pièce jetant aussi un œil à toutes les œuvres. Alors, qu’est-ce qu’un petit con aurait voulu piquer pour casser les couilles de ses parents ? Le truc le plus cher ? La pièce principale de l’expo ? Mais ce n’est pas forcément l’information la plus intéressante pour le moment.

Poser des questions directes ce n’est pas terrible, les moyens détournés sont plus efficaces. J’ai préparé tout un fil de mensonges qui devraient me permettre de savoir s’il y a bien eu une tentative de vol ici et – le cas échéant – ce qu’il est advenu du gamin. Mais pour ça il faut que je trouve un interlocuteur. Je jette un coup d’œil aux alentours et repère une employée, la posture amène d’une hôtesse et le sourire poli de quelqu’un qui est là pour vous aider. C’est parfait.
Je me colle sur le visage un sourire naïf et peu perdu d’un gars qui n’est pas dans son univers. Ce serait trop casse-gueule d’essayer de me faire passer pour quelqu’un qui s’y connait en art de toutes façons, et puis les gens ne se méfient pas trop des personnes qui ont l’air de poissons hors de l’eau.
Le ton est poli, un peu timide même.

« Bonjour, vous travaillez ici ?
- Bonjour, oui bien sûr, je peux vous aider ?
- Vous savez s’il est possible de enfin, comment dire… » En fait jouer le débile maladroit c’est plutôt drôle. « Ma femme est galériste et elle veut faire une exposition temporaire ou quelque chose du genre. Vous pensez que c’est possible ? Vous savez c’est elle qui aurait dû venir mais elle a eu un contre-temps. Moi j’y connais rien.
- Vous devriez demander directement à l’artiste, c’est lui qui prend ce genre de décision, justement il est là ce soir. »

Elle m’indique d’un geste de la main une direction et j’y vois un gars qui m’a l’air familier. Je crois que j’ai vu sa photo sur le net en me renseignant sur cette affaire. L’artiste, donc. Encore mieux. J’imagine que lui aura les informations qui m'intéressent. On doit bien en informer l’artiste quand quelqu’un essayer de le voler, n’est-ce pas ?

« C’est formidable, je vous remercie. »

Gratifiant l’employée d’un dernier sourire je me dirige vers l'homme au fond de la pièce. Mon baratin va peut-être lui donner de faux espoirs pour de futures expo mais tant pis. Faut bien ce qu’il faut. Avec le même sourire du gars perdu, je m’approche de lui et commence mon baratin.

« Bonjour, donc c’est vous l’artiste ? Ma femme aime beaucoup votre travail, elle aimerait bien l’exposer dans sa galerie. Elle aime pas trop les premiers contacts au téléphone, ou pire par mail, elle aurait dû venir elle-même mais elle a pas pu, donc c’est pour ça que je suis là. » Les explications inutiles et confuses, tout un art. « Enfin bref, peu importe. Ça vous intéresserait ?»

Avez-vous déjà remarqué que la méfiance des gens est souvent inversement proportionnelle à la quantité de paroles de leur interlocuteur ?
Moi oui.
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Ven 14 Mai - 18:35 (#)

I wanna know
tyler ft. ozios


Ozios était d’une humeur étrangement joyeuse. A vrai dire, il n’était que dans un état qui aurait pu être considéré comme normal pour toute autre personne normalement constituée; le danois avait simplement la fâcheuse tendance à être d’humeur exécrable. Un rien le faisait sortir de ses gonds, que cela soit l’insupportable voix de son agent au bout du fil, ou un véhicule mettant trop de temps à démarrer à un feu vert. Depuis quelques jours, cependant, il se réveillait avec hâte, et se surprenait même à sourire aux clients potentiels. D’où cela venait, il n’en avait pas la moindre idée, et n’avait pas envie de se pencher sur la question, effrayé d’en découvrir la véritable raison.

Il se complaisait à se dire que l’unique raison de ce regain de bonheur était liée à cette exposition, qui s’était étirée jusqu’à devenir quasi permanente. Son art avait attiré tellement de personnes que l’évènement avait été reconduit, et les clients affluaient toujours autant. Ses oeuvres se vendaient, les critiques faisaient son éloge. Son agent avait cessé de l’appeler à toute heure de la nuit.

Etait-ce cela que procurait le fait d’être humain?

Car, si Ozios se cachait derrière pareilles futilités pour justifier cette sensation d’euphorie qui l’avait gagné, il savait pertinemment au fond de lui que la vie qu’il menait en ce moment n’était qu’un parfait exemple ce à quoi il aurait pu goûter s’il s’accrochait un peu plus à ce côté affreusement humain de sa personnalité. Celui qui l’avait rendu dépendant de la nicotine, qui lui avait donné envie de peindre. Celui qui faisait monter en lui un sentiment de culpabilité tel qu’il pensait s’étouffer à chaque fois qu’il repensait aux atrocités qu’il avait commises. Ozios aimait ce sentiment autant qu’il le détestait, et à chacune de ses réapparitions, il n’était en mesure de savoir s’il souhaitait voir son pan démoniaque s’éteindre, ou l’emporter et l’engloutir tout entier. Car il savait que ces moments n’étaient dus qu’à l’absence prolongée de contact avec St Clair. Cela faisait plusieurs mois, depuis la dernière âme qu’il avait ôtée. Cette gamine n’avait pas même dix ans, quand Ozios avait levé la main et aspiré la vitalité qui l’habitait. Cela avait été d’une facilité affligeante; son âge et sa fragilité l’avaient pratiquement empêché de ressentir quoi que ce soit au moment des faits.

Mais voilà, de longues semaines s’étaient écoulées. Peu à peu, les sensations de cet acte s’étaient évaporées, et les pensées humaines d’Ozios étaient peu à peu réapparues. La journée, il parvenait à les contrôler, et se cachait derrière l’âme démoniaque qui l’habitait. Mais, à la nuit tombée, lorsqu’il se retrouvait seul avec ses pensées, face à une toile et son insomnie, elles l’aspiraient, l’empêchaient de réfléchir correctement, lui serraient le coeur. Il se remettait à ressentir, et il détestait ça. L’absence prolongée de contact avec son bourreau plaçait également une épée de Damoclès au dessus de sa tête; il ne savait pas quand surviendrait l’appel, ni quelle serait sa cible. Secrètement, il était terrifié à l’idée que ce soit un autre enfant. Ou pire encore, Rayna.

Car la raison de cette gaieté résidait également dans l’effet qu’avait le don de cette jeune femme sur son esprit, même si le danois faisait de son mieux pour se convaincre du contraire. Il avait succombé à l’addiction de cette sensation mieux que toutes les meilleures des drogues réunies, et ne pouvait plus s’en passer.

Telles étaient certainement les raisons du sourire qui habitait son visage depuis le début de la journée, et qui ne le quittait pas, même alors qu’il se trouvait face à un client ennuyant qui souhaitait à tout prix connaître la provenance des matériaux utilisés dans la confection de ses toiles. Quel était l’intérêt de savoir si la peinture utilisée pour ses toiles était biodégradable, au juste? Les bras croisés sur son torse, le bouclé s’appliquait à faire de son mieux pour ne pas paraître désintéressé, surtout depuis qu’il avait compris l’étendue de la fortune de ce dernier. Il était sur le point de lâcher un nouvel hochement de tête, accompagné d’un énième « je vois », lorsqu’il fut sauvé par un parfait inconnu. Ou plutôt, une des chargées d’accueil de l’évènement. Par dessus l’épaule de l’homme, Ozios la vit tourner le regard dans sa direction, et l’indiquer à l’inconnu. Le danois se jeta sur l’occasion. Accompagné d’un « Veuillez m’excuser, on requiert ma présence », il serra la main de ce client perdu et le contourna. L’autre ne tarda pas à arriver à sa hauteur; Ozios ne sembla pas le reconnaître. Son regard fut attiré quelques secondes par le piercing qu’il possédait au nez, seul élément détonant de sa silhouette parfaitement tenue.

- Bonjour. - répondit-il, - Et bien, j’aurais été dans l’incapacité de vous contredire, compte tenu de tous ces compliments. Ozios Wolk, - dit-il en lui tendant la main.

L’homme semblait à l’aise, mais le flot de paroles qui sortit de sa bouche fit penser au danois qu’il était nerveux. Il n’aurait su le dire. Il avait cependant pris le taureau par les cornes, et ne s’était pas épanché en formules de politesse et critiques désintéressées de son art.

- Votre femme? Je suis flatté d’une telle initiative. Cependant, c’est généralement mon agent qui s’occupe de ce genre de choses. Je ne suis bon qu’à poser des coups de peinture sur des toiles et les vendre à des prix exorbitants, je crains, - ajouta-t-il dans un sourire.

Sa tête se tourna en direction de l’entrée, puis à l’autre bout de la pièce, cherchant vainement Peter. Où était cet homme bedonnant quand il avait besoin de lui? Ses efforts inefficaces, l’artiste fut forcé de regarder une nouvelle fois l’inconnu. Merde.

- Il semblerait que Peter ait décidé de disparaître au moment où j’ai le plus besoin de lui. Quel est le nom de votre femme? Je crains être le pire des négociateurs, je m’en excuse par avance.

En temps normal, Ozios aurait certainement dans une telle situation abandonné l’idée de se montrer cordial et avenant, mais le sourire n’avait pas disparu de son visage, malgré son manque d’envie d’entrer dans de telles discussions. Pas de doute. L’humain était de retour. Pour le moment du moins.


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Sam 15 Mai - 8:45 (#)

L’artiste semble esquiver la compagnie de quelqu’un qui a vraisemblablement – lui aussi – beaucoup de questions. Mais ses questions portent sans doute sur un tout autre sujet.
Il se présente et j’en fais de même en lui serrant la main avec un sourire digne d’un vendeur de voiture ou d’un commercial quelconque.

« Stan Lang, enchanté. »

J’ai une panoplie de faux noms pour quand je travaille, c’est bien plus commode et sécuritaire que de lâcher ma vraie identité. Je me présente réellement uniquement quand je n'ai pas d'autres options.
Il n’a pas l’air très causant l’artiste et il me renvoie presque instantanément vers son agent. Ce n’est pas vraiment un problème en soi, j’imagine que l’agent en question doit aussi être au courant des tentatives de vol, alors ça devrait aller. Et puis les agents sont des commerciaux avant tout, plus bavards et prompts à se taper la discute pour paraitre aimable et sympathique de manière à négocier plus facilement par la suite. Oui, ce sera sans doute plus facile avec l’agent. Je rigole à sa petite plaisanterie et le voit fouiller la pièce du regard sans trouver ce qu’il cherchait. Finalement je vais devoir me contenter du gars pas très bavard. J’ai déjà vu mieux.

« Ah oui, attendez... » J’extirpe un porte carte de ma poche et en sort une carte de visite élégante au nom d’Anna Lang-Walker.  « Elle m’a donné ça pour vous, vous n’aurez qu’à la transmettre à votre agent. Ce n’est clairement pas avec moi que vous allez négocier quoi que ce soit.»

La dernière phrase est sur un ton léger qui colle avec mon histoire.
Les noms inscrits sur la carte de visite sont bien réels, tant celui de la galerie que celui de la personne, mais elle ne me connait absolument pas. J’ai bien fait attention à sélectionner une nouvelle galerie ayant une bonne image, mais une galerie trop récente et avec des personnes qui ne sont pas du coin pour éviter que l’on me rétorque « mais je connais déjà cette personne, pourquoi elle ne me contacte pas directement ? ». Ce genre de situation m’est déjà arrivée dans mes débuts et ce n’était vraiment pas agréable, maintenant je fais attention. Le numéro de téléphone quant à lui renvoie automatiquement sur une messagerie tout à fait crédible où une voix féminine vous invite à laisser un message, mais celui-ci ne sera jamais écouté par personne.
J’enchaine, continuant la discussion pour – je l’espère – finir par arriver à quelques informations utiles.

« Elle m’a juste dit de vous dire qu’il y a un super service de sécurité pour protéger les œuvres des artistes. Il parait qu’il y a eu des vols dans certaines galeries ces derniers temps, ou je ne sais quoi, et que du coup ils ont investi en conséquence. »

J’essaye d’observer discrètement sa réaction. Je sais avec une quasi-certitude que Billy est venu ici le fameux soir où il voulait faire sa connerie, il s’est fait flasher sur la route ce con. Ça me semble improbable qu’il ait subitement changé d’avis pour disparaitre dans la nature.

« Vous avez déjà eu ce genre de problème ici ? »

Je prends l’air curieux d’un gars sincèrement intéressé par la question. Les vols d’œuvres d’art c’est très hollywoodien, il n’y a rien d’étonnant à qu’un type lambda s’intéresse à ce genre d’histoires.

J’espère obtenir plus de détails sur l’idiotie de Billy.
Et puis l'artiste n’a aucune raison de me mentir, n’est-ce pas ?
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Lun 24 Mai - 12:11 (#)

I wanna know
tyler ft. ozios


Quelques secondes plus tard, l’inconnu lui tendait une carte de visite. Ozios l’attrapa machinalement, laissant ses yeux lécher le papier; Anna Lang-Walker. Ce nom ne lui disait rien, mais le danois n’était pas du genre à connaître tous les professionnels de son monde. Il ne s’y intéressait pas assez et s’était entouré de personnes qui le faisaient à sa place. Peter n’était sûrement pas assez compétent pour avoir un tel réseau, mais un coup de fil à Aurora Lane suffirait à savoir qui était cette femme dont lui parlait son mari.

- Ce sera fait. - répondit-il tout en sachant pertinemment que la personne qui hériterait de cette carte ne serait pas son agent.

L’artiste resta silencieux quelques instants, attendant que l’homme face à lui ne se décide à s’excuser et à le laisser seul avec ses pensées. Ce ne fut pas le cas. Ce Stan Lang ne semblait pas décidé à écourter la discussion, et reprit la parole. Les sourcils d’Ozios se froncèrent.

« Elle m’a juste dit de vous dire qu’il y a un super service de sécurité pour protéger les œuvres des artistes. Il parait qu’il y a eu des vols dans certaines galeries ces derniers temps, ou je ne sais quoi, et que du coup ils ont investi en conséquence. »
- Très bien.

Il ne chercha pas à élaborer plus. Ses mains s’étaient glissées dans les poches de sa veste. Son regard cherchait Peter, pour trouver un moyen de s’extirper de là. Ozios n’était ni des plus loquaces, encore moins des plus sociables. Ce mec était vraisemblablement inoffensif, mais avait envie de discuter. Ce fut du moins ce que se dit l’artiste, jusqu’à ce qu’il ne reprenne la parole.

« Vous avez déjà eu ce genre de problème ici ? »

Sa question fut accueillie par un silence qui les engloba tous deux durant plusieurs secondes qui semblèrent s’étirer jusqu’au point d’éclater. Le regard d’Ozios s’était quelque peu perdu dans le vague, l’espace d’un infime moment. Une étrange sensation venait de faire son apparition au creux de son estomac, de ces sensations qu’il n’éprouvait qu’en de rares occasions. Il sentit quelque chose. Quelque chose d’anormal qui émanait tout droit de l’inconnu se tenant sous ses yeux. Son regard retrouva concentration et il l’observa une nouvelle fois, reprenant ses esprits.

- Pardon, vous disiez?

Il avait parfaitement entendu la question qu’il venait de lui poser, à vrai dire. Celle-ci semblait sortie de son contexte, amenée de manière peu subtile. En temps normal, le danois n’y aurait certainement pas prêté plus d’attention. Analyser les personnes qui l’entouraient était quelque chose qu’il ne faisait jamais. Pour cela, il fallait porter attention au monde autour de soi, et Ozios était bien trop égoïste de son temps et de sa personne pour se prêter à telle occupation. A ce moment-là, cependant, il garda le silence un court instant, faisant de son mieux pour sonder la personne devant lui. Ou plutôt, la créature; il était tout bonnement impossible que cet homme soit humain. Ozios avait envie de tester ses sens, de confirmer ses doutes, mais le studio était encore bondé, et entouré de la sorte, il ne pouvait se permettre de commettre une erreur.

- Pas vraiment, non, - répondit-il finalement en haussant les épaules. - Le quartier est fréquenté par des bobos en recherche d’art qui réveillera leur dépression. Une aubaine pour quelqu’un comme moi.

Le sourire qui s’était présenté sur ses traits était des plus hypocrites. Sa réflexion était de la même sorte. Il avait été victime d’une effraction, au tout début de son exposition; un sale gamin avait tenté de s’emparer d’une de ses oeuvres en pensant pouvoir en tirer profit. Pris sur le fait, son action n’était pas allée plus loin. Sa vie, elle, avait été condamnée lorsqu’Ozios avait fait de lui sa prochaine victime. Il avait été le cinquante-neuvième. Cela était intervenu juste avant cette pauvre gamine qui s’était endormie un soir et n’avait plus jamais revu la lumière du jour. Cet homme était ainsi la deuxième personne à venir jusqu’à son exposition pour l’interroger sur un possible lien avec une de ses victimes; le détective vampirique était lui venu il y avait plusieurs semaines. Il fallait croire que la notoriété n’avait pas que du bon. Mais qui était donc ce Stan Lang?

- Pourquoi une telle réflexion, Monsieur Lang? - reprit-il finalement sans lâcher l’homme du regard, prêt à faire usage de son mimétisme si besoin.

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Mar 25 Mai - 13:05 (#)

Le moins que l’on puisse dire c’est qu’il n’est pas franchement très causant. Je ne saurais pas vraiment expliquer pourquoi mais je n’aime pas ce type. Je ne le sens pas. Malgré tout j’essaie de garder un sourire qui colle à ma couverture et de conserver un air naturel. Il a quelque chose de dérangeant. Comme un malaise qui réveille une bête que j’aimerais garder calme, un rat mécontent pour une raison qui m’échappe. Pourtant il n’y a pas de danger particulier et la pleine lune est encore loin. J’inspire et tente de calmer la bestiole qui s’agite. Heureusement je ne suis pas novice dans la matière. Finalement, j’aurais vraiment préféré parler à son agent plutôt qu’à ce type-là.

Il met du temps à répondre pour les vols, encore plus que pour les autres questions. Un silence qui s’étire dans le faible murmure des gens venus voir les œuvres, qui s’extasient devant telle peinture ou telle sculpture. Quelques personnes un peu trop curieuses trainent autour en écoutant ce qu’on se raconte. En fait je ne dénote pas tant que ça du cadre à jouer les curieux avides de commérages. La réponse de l’artiste tarde à venir. Je hausse un sourcil, faisant bien attention à garder un air plus curieux que soupçonneux. Est-ce le symptôme d’une question non-désirée ou bien tout simplement du désintérêt pour ce que je raconte ? Difficile à dire. La réponse tombe enfin, inutile et évasive. Est-ce qu’il ment ou est-ce qu’il l’ignore vraiment ?  Il a l’air d’en avoir rien à foutre de rien, alors peut-être qu’on n’a même pas pris la peine de le prévenir.
Je reprends le sourire du gars de bonne volonté et un peu paumé – qui s’était quelque peu étiolé avec la manifestation de l’animal avec qui je cohabite – et hausse les épaules comme le ferait quelqu’un d’un peu trop curieux pris en flagrant délit de tentative de commérages.

« Et pourquoi pas ? »

C’est tout à fait une réponse de con, donc ça passe. Je n’arriverai sans doute pas à lui faire dire quoi que soit – peut-être même ne sait-il rien du tout – mais je peux au moins essayer de mettre un coup de pied dans la fourmilière et voir si ça s’agite et ce qui en sort. La pièce n’est pas si grande et sans même avoir besoin d’élever la voix je suis certain qu’on peut m’entendre. Avec un peu de chance les gens présents feront tourner l’info et ça finira par faire bouger quelqu’un qui a des choses intéressantes à raconter.  

« En fait on a un ami flic et c’est ce qu’il racontait la dernière fois. Comme quoi il y aurait eu un vol ou une tentative de vol – je ne sais plus vraiment – ici.» Je hausse les épaules. « De toute façon ils comptent rouvrir l’enquête, ils pensent que tous les vols sont liés et ils veulent tout reprendre depuis le début. Tout le monde ne parle que de ça dans la galerie d’Anna. » Visiblement certains visiteurs semblent autant intéressés par mon histoire que par les œuvres. J’en remets une couche. « Et puis il y a cette histoire de gamin de riches qui a disparu dans tout ça. » Je fais mine de retenir un rire moqueur. « C’est fou ce que les flics racontent quand ils picolent. Si vous saviez. »

Voilà. Espérons que l’optique d’une enquête de police sérieuse finisse par faire réagir quelqu’un. C’est un vrai ramassis de conneries mais parfois le bluff ça paye. Quoi que je pourrais essayer de leur envoyer les flics pour de bon. C’est l’avantage d’avoir un policier dans la Horde. Ça peut valoir le coup d’essayer d’attirer son attention sur un gamin disparu très riche et venant d’une très bonne famille. Le genre d’affaire dans laquelle la police peut mettre de gros moyens. Ils font toujours tout pour satisfaire les gens friqués. On verra bien. Si je n’arrive à rien ce sera peut-être mon seul recours.
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Mer 2 Juin - 14:52 (#)

I wanna know
tyler ft. ozios


Le regard de ce type lui donnait de moins en moins envie de poursuivre la conversation. Sans savoir pourquoi, Ozios ressentait quelque chose chez lui qui lui hérissa le poil. Pas de peur, mais plutôt de dégout. Il n’était plus sûr d’adhérer à ce qu’il lui disait, encore moins à celui qu’il prétendait être. Une chose était sûr, il ne manquerait pas de demander à Aurora qui était cette galeriste. Le danois ne parvenait pas à savoir si l’air que l’autre affichait était celui de quelqu’un d’intéressé ou de sceptique. Il était indéchiffrable, et il détestait cela. Un simple coup de mimétisme lui aurait permis d’en savoir plus, mais la pièce était toujours aussi remplie. Tuer un humain ne le dérangerait pas plus que ça, malgré le tiraillement de son humanité qui ressortait de plus en plus. Révéler sa nature aux yeux de tous ces hommes, par contre, lui était impossible. Il garda cette idée dans un coin de son esprit tout en haussant un sourcil face à la sa réponse.

- Je n’en sais rien, Monsieur Lang. Vous m’avez abordé dans le but d’exposer mes toiles chez votre femme, et voilà que vous me parlez du quartier. Comptez-vous vous y installer?

Soit il était idiot, soit manipulateur. Ou alors était-il peut-être simplement humain, réellement envoyé par sa femme pour débaucher un artiste. Peut-être que ses motivations étaient purement innocentes et que l’aura qu’Ozios captait était faussée par des actions immorales. Peut-être qu’il trompait sa femme. Peut-être avait-il tué quelqu’un. L’artiste était sur le point de choisir l’une de ces options, et de cesser de douter de ce type, quand il reprit la parole, envoyant toutes ces hypothèses valser. Il était intéressé. Bien trop intéressé pour être innocent. Ozios avait croisé les bras sur son torse et le dévisageait sans comprendre là où il voulait en venir, et surtout pourquoi il lui parlait de ces histoires de vol.

Cependant, quand il reprit la parole, son regard se figea. Rien qu’une demi-seconde, pas assez pour que quiconque ne remarque quoi que ce soit; il ne savait pas si l’autre avait capté le tilt de son oeil. Il veilla à garder une respiration calme. Il n’était pas effrayé à l’idée d’être démasqué de l’un de ces crimes, plutôt ennuyé de la situation. Un détective lui était déjà tombé dessus pour le meurtre de cette gamine, et le danois avait eu la chance de se retrouver face à un vampire plus intéressé par sa nature que ses agissements. Et voilà que quelqu’un d’autre se mettait à fouiner dans des affaires qui ne le regardaient absolument pas. Peut-être qu’un coup de fil à Saint Clair suffirait à faire de ce Lang sa prochaine victime. Si c’était réellement son nom. Encore une fois, peut-être qu’il se trompait et que ce type avait simplement une curiosité mal placée. Mais sans savoir pourquoi, il en doutait. Son sourcil se haussa encore une fois, et il prit une inspiration, essayant de réfléchir à ses prochaines paroles pour ne pas engager de bataille sans être sûr que son ennemi ne se trouvait pas que caché dans ses pensées.

- Vous semblez intéressé, et informé, - répondit-il. - Je n’ai pas suivi ces tentatives de vol, si ce n’est qu’elles n’ont pas abouti. Quant à ce gamin, vous vous adressez à la mauvaise personne. J’ai la mauvaise réputation de ne pas m’intéresser aux autres. Demandez à mon ex, elle sera la première à vous le confirmer.

Ozios le scruta quelques secondes. Finalement, il craqua, et reprit la parole, sa voix bien plus froide soudainement.

- Que me voulez-vous vraiment?

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Jeu 3 Juin - 16:17 (#)

Sa première question n’obtient pour toute réponse qu’un vague haussement d’épaules. C’est vrai que le passage d’une proposition commerciale aux questions sur les vols était peut-être un peu abrupt, mais en général ce genre de choses passe sans soucis. Les gens sont rarement aussi méfiants.
L’évocation des flics et d’une possible enquête fait bien plus réagir l’assistance que mon interlocuteur qui cille à peine. Autour de nous le murmure s’est amplifié et maintenant se mêlent aux conversations liées à l’art quelques échanges sur les vols, la disparition et l’enquête qui en découle. J’essaie de voir si certaines personnes semblent plus anxieuses que curieuses mais la plupart ont juste les yeux remplis d’un intérêt non feint pour une nouvelle qui vient mettre un peu de piment de leur vie banale. Rien du côté de l’artiste, si ce n’est ce malaise grandissant qui agite ma bête pour une raison mystérieuse et quelques mots qui pourraient passer pour une tentative de justification. Un gars désintéressé se serait sans doute contenté d’un « ah ok », ou d’un « Je m’en tape ». Comme plus tôt, il semble n’avoir aucun intérêt pour ce que je raconte – ou très peu. A l’inverse, dans la salle les bavardages s’amplifient, dérivant toujours plus de l’art vers les vols en série. Quelques conversations sont plus intéressantes que d’autres, comme celle de l’hôtesse qui m’avait accueillie à mon arrivée qui discute à présent avec une de ses collègues non loin : « Mais oui, c’est vrai, tu ne te rappelles pas il y a quelques semaines ? L’alarme avait sonnée mais quand on est venu il n’y avait rien. Une fausse alerte. Tu crois que c’était une tentative de vol ? » Intéressant. A vérifier. Le reste des discussions tournent autour du fait qu’on n’est plus en sécurité nulle part tandis que d’autres s’extasient à l’idée d’avoir quelque chose d’aussi excitant qu’un voleur d’art digne d’un film dans leur quartier. Rien sur le gosse en revanche.

Contre toutes attentes l’artiste reprend d’un ton froid et glaçant, qui tranche avec le ton presque banal de la conversation. Je n’ai même pas besoin de feinter la surprise tant la question est inattendue. C’est bizarre comme question, d’autant que je ne suis pas venu le voir lui en particulier. Et puis ce ne sont que des bavardages.
Une hésitation. Est-ce que j’ai quelque chose à gagner à lui dire que j’ai été engagé pour retrouver le gamin ? Pour voir si ça le secoue ? Non. Clairement pas. Soit-il ne sait rien, soit il cache quelque chose et ne dira rien. Dans tous les cas, ça ne le fera pas parler davantage. Autant garder le rôle du gars lambda. Je hausse les épaules et prend le sourire désolé d’un gars qui aurait trop ennuyé quelqu’un avec des bavardages inutiles.

« C’était juste histoire de discuter. J’aime peut-être un peu trop les histoires sensationnelles. »

Je ne tirerai probablement rien de sa part mais ça vaudrait le coup de creuser un peu plus par ailleurs sur ce type. Je pense qu’il s’est passé un truc ici et que ce gars est au courant. Quoi exactement ? Encore trop tôt pour le dire, mais rien de bien sympa. Peut-être qu’il a fait un sale truc mais que ça n’a rien à voir avec la disparition du gamin. Peut-être que je me plante sur toute la ligne et que ce gars est juste étrange. Peut-être pas.

« Je suis désolé, vous avez sans doute bien mieux à faire. Je n’aurais pas dû vous embêter avec tout ça. »

Je serai bien resté pour discuter avec l’hôtesse de cette histoire d’alarme et de fausse alerte, mais ce serait vraiment trop suspect. Tant pis, j’essaierai de trouver la compagnie qui gère leur alarme et je les appellerai.

« Vous n’oublierez pas de donner la carte de visite à votre agent. Anna serait sacrément déçue si elle ne reçoit pas de coup de téléphone. »

Ça aurait été étrange de ne pas en parler alors que je suis soi-disant venu pour ça à la base. Et puis je suis curieux de voir si l’un d’eux va vraiment laisser un message sur la boîte vocal. Ça me permettrait au moins de savoir si ma couverture a tenu le coup ou non. C'est toujours bon à savoir.
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Anonymous
Invité
Invité
Jeu 10 Juin - 16:51 (#)

I wanna know
tyler ft. ozios


Sans raison apparente, la discussion semblait devenir de plus en plus froide, de moins en moins amicale. Du côté d’Ozios, du moins. Il ne savait pas si cet inconnu était réellement intéressé par ce genre d’histoires ou s’il cherchait à obtenir des informations qui pourraient compromettre le danois. Bien que l’artiste soit de plus en plus méfiant et distant, l’autre restait calme et détendu. Il ne semblait pas prêter attention au soudain saut d’humeur d’Ozios, et alors que des murmures s’élevaient dans l’assemblée, il fit de son mieux pour ne pas le quitter du regard. Il ne le sentait pas. Au sens littéral du terme. Ce qui se dégageait de ce type ne présageait rien de bon. Face à sa réponse, il eut envie de lui dire que la curiosité n’était rien d’autre qu’un vilain défaut, et qu’il ne devrait mettre son nez dans des affaires qui ne le concernaient pas, mais il resta silencieux, le regard dur et appuyé. Il n’était pas utile de mettre de l’huile sur le feu, surtout lorsque la moitié des personnes présentes dans le studio avait le regard rivé sur eux.

Cette histoire commençait à remonter et il ne savait pas réellement pourquoi quelqu’un pourrait s’y intéresser. Le gamin qu’il avait dû éliminé était un junkie dont la seule chose ayant poussé à sa recherche étaient des parents richissimes inquiets de voir leur réputation détruite par un écart. L’absence de séquelles physiques sur le corps de la victime avait poussé à croire à une overdose. L’affaire avait été close en moins de temps qu’il avait fallu pour le tuer. Dans ses bons jours, Ozios aurait peut-être pu ressentir une pointe de culpabilité, mais le restant d’humanité avec laquelle il s’était éveillé ce matin s’était envole quand ce type avait commencé à se montrer trop pressant.

Il ne tarda pas à s’excuser, mais resta en place. Le danois lui offrit un hochement de tête.

- Comme je vous l’ai déjà dit, je ne suis pas doué pour parler d’autre chose que d’art, c’est d’un ennui mortel, je le conçois, - mentit-il dans un haussement d’épaules.

Mieux valait-il paraître idiot que coupable. Ozios avait de nouveau mis les mains dans les poches de sa veste, et son doigt ne tarda pas à entrer en contact avec la carte que lui avait tendu son interlocuteur quelques minutes plus tôt. Il la ressortit, et l’examina une nouvelle fois. Elle paraissait réelle. L’était-elle? Il la rangea dans la poche arrière de son jeans, se rappelant de demander des informations à Peter. A défaut d’avoir du goût et un talent, il était travailleur, c’était déjà ça.

- Ce sera fait. Si vous voulez bien m’excuser, monsieur Lang, j’ai d’autres clients qui nécessitent pas présence. Je vous souhaite une agréable fin de journée.

Sans attendre de réponse, et sans lui offrir sa main ou un quelconque regard, il se détourna et s’éloigna. Plusieurs personnes le regardaient à présent, non pas pour écouter la discussion qui venait de prendre place mais pour nécessiter son attention. Cependant, et contrairement à ce qu’il venait de dire, il ne s’arrêta pas à leur hauteur et se dirigea droit vers l’arrière porte, celle donnant sur une petite rue adjacente à l’opposé de l’altère principale. Il avait besoin d’air. D’une cigarette, puis d’air.

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