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Midnight lights | Holden

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Mer 18 Aoû - 20:09 (#)



Midnight lights
Be big enough to illuminate a hundred thousand billion galaxies and just small enough to fit into my embrace

HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Le pinceau frottait sur la toile, doucement, nettoyant la couche de crasse qui changeait la couleur de la peinture et couvrait d'infimes détails. Les véritables couleurs du tableau commençaient à réapparaître, c'était un travail long et fastidieux mais très gratifiant, au final. Et infiniment apaisant pour Alastair. Il était assis sur son tabouret haut depuis il ne savait même plus combien de temps, à nettoyer le tableau avec d'immenses précautions. Il était un peu voûté pour regarder le bas du tableau, son casque sur les oreilles, dans lequel résonnait une forte musique, couvrant tous les bruits qui pouvaient venir de dehors ou du rez-de-chaussée. Le but était de s'isoler, de ne penser à rien et de juste prendre le temps de faire son travail correctement. Mais alors qu'il allait reposer le pinceau sur la toile, il s'arrêta. Quelque chose dans son esprit, une alarme qui sonnait avec insistance et qui lui fit relever la tête. Son souffle s'accéléra, sans qu'il puisse le contrôler, comme son rythme cardiaque qui s'affolait. Il savait ce qui allait arriver, il ressentait cette urgence, ce besoin impérieux qui créait sa réaction presque épidermique : Holden était réveillé et Holden avait faim. Et il savait que c'était normal, que cette agressivité n'était pas personnellement contre lui, c'était juste...C'était juste comme ça. Pourtant, il avait peur, parce que quand son don lui hurlait qu'il était en danger, c'était la réaction la plus normale, la peur.

Son don ne mentait jamais, c'était là, la chose la plus pratique avec lui. Mais il s'affolait parfois un peu vite. Alastair s'était tourné vers la porte, enlevant le casque de ses oreilles pour guetter les pas dans l'escalier. A l'instant où il les avait entendus, il s'était levé, l'urgence était d'autant plus pressante qu'il savait que ça allait arriver bientôt. Mais à part s'enfuir sur le toit, il ne pouvait rien faire. Et soudain, plus rien. Instinctivement, il avait reculé jusqu'au mur, en face de la porte d'entrée mais elle ne s'était jamais ouverte et son don avait simplement cessé de l'alerter. Alastair se mit à respirer profondément, fermant les yeux, toujours appuyé contre le mur. Il se passa une main sur le visage en soupirant, son souffle retrouvant peu à peu une cadence normale. Son palpitant aussi se calma, lentement mais sûrement, ses pulsations diminuèrent peu à peu. Il lui fallut cependant de longues minutes avant qu'il ne se décolle du mur pour retourner à son tableau. Il ne voulait pas descendre tout de suite, pas voir Holdent tout de suite, de peur de réveiller la soif si ils se croisaient. Mais il ne le supporterait pas. Pas ce soir en tout cas. Il ne voulait qu'une soirée ordinaire. Il remit le casque sur ses oreilles et attrapa son pinceau. Au moment de le poser sur la toile, il constata qu'il tremblait. C'était léger mais c'était bien là, et il dut se servir de son autre main pour stabiliser celle qui tenait le pinceau. Juste quelques coups, pour nettoyer des traces sur le visage d'une femme dans l'arrière-plan.

Encore une fois, il n'avait pas vu le temps passer. Cela faisait-il dix minutes qu'il avait repris ou une heure ? Il n'aurait su le dire. Soupirant et s'étirant, il enleva de nouveau son casque, cette fois en pensant à arrêter la musique qui s'y déversait et rangea son matériel. Quelques pas pour aller jusqu'à la porte et il commença à descendre en se frottant le visage avant de sortir son téléphone qui venait de sonner. Une alerte sms qui provenait d'un de ses amis, pour le prévenir que le cinéma où il travaillait diffusait ce soir Liquid Sky. Amateur de vieux films indépendants, Alastair n'allait pas manquer ça. Mais le genre du film, de la science-fiction, éveillait autre chose dans son esprit. Et si, pour une fois, Holden venait avec lui...? La pensée lui fit esquisser un sourire alors qu'il allait dans la cuisine à la recherche de quelque chose à grignoter. « Holden ? T'es là ? appela-t-il en ouvrant un placard. Ça te dirait pas qu'on sorte, faire un truc ensemble, ils projettent un film sympa au p'tit ciné où je vais, t'sais, ça te plaira, continua-t-il de lancer en parlant un peu fort pour que le vampire l'entende. »

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Mer 18 Aoû - 22:39 (#)



Midnight Lights
Carving or biting, we bleed for keeps Out of control, into the cold, hell repeats God, I'm starving, spreading me thin Buying a story, my soul is for sale Trust is such an arrogant thing

Les yeux encore fermés, il sentait déjà la faim lui tordre le ventre. Exigeante, impérieuse, impossible à réellement contrôler, et cette envie de trouver une proie, peu importe laquelle du moment qu'il pouvait la satisfaire. Les battements du coeur, au dessus, qui captaient toute son attention, tout son désir de sentir le sang couler dans sa gorge, et il n'avait pas plus réfléchi que ça. Elle était là sa proie, il avait faim, c'était aussi simple que ça. Les draps qu'il avait rapidement repoussés avant de sortir de sa chambre, suivant les battements, salivant déjà à l'idée de ses dents se plantant dans la peau tendre, de la chaleur du liquide sur ses lèvres, des mouvements de sa victime pour lui échapper qui ne ferait qu'attiser un peu plus son propre plaisir. Déjà au pied des escaliers, alors qu'il entendait ce cœur accélérer, le bruit des pas s'éloignant le plus loin possible de la porte qu'il était en train de rejoindre. Qu'il pouvait presque goûter sa peur sur sa langue, marche après marche. Son poing qu'il avait appuyé contre le mur, serré si fort qu'il aurait pu s'en briser les os alors qu'il essayait de reprendre le dessus. Parce que cette peur qui le faisait saliver, c'était celle d'Alastair, son meilleur ami, son...

Respirer ne lui servait plus à rien, mais il avait tout de même soupiré avant de se forcer à faire demi-tour. Le temps de récupérer son verre opaque XXL, celui avec une paille noire, et il l'avait rempli d'une bonne dose de sang synthétique avant de se laisser tomber dans le canapé et d'allumer la télé. Lancer La Communauté de l'Anneau, et juste boire, jusqu'à ce que la faim se calme, à défaut d'être réellement satisfaite. Pas le bon goût, pas vraiment de goût en fait, mais il ne pouvait pas se nourrir comme ça sur l'homme à l'étage. Il ne devait pas, pas comme ça, et il repoussa un peu plus cette bestialité en lui qui soufflait que, si, il pouvait et il aurait du. Juste se concentrer sur les images à l'écran, sur le faux sang dans sa gorge. Le Conseil d'Elrond venait de commencer quand il avait entendu la porte de l'atelier s'ouvrir, et les pas de son ami descendre l'escalier. Il n'avait pas bougé, aussi parce qu'il était plutôt bien vautré dans le canapé, préférant attendre de voir si Alastair voulait de sa présence ou non. Pas l'envie de lui imposer, il le faisait déjà bien assez. Haussé un sourcil en l'entendant l'appeler, avant de tourner la tête en direction de la cuisine. Eux, aller au cinéma ensemble?

Mettant le film sur pause, il se sortit des coussins en emportant avec lui son verre, pour rejoindre l'artiste dans la cuisine. Pas besoin de parler fort, je t'entends... Il le sentait aussi, encore une raison pour laquelle il aurait voulu revenir à sa nature humaine. Ne pas sentir l'odeur de son corps, à peine dissimulée par les détergents qu'il utilisait pour travailler ou le parfum de son gel douche, qui lui donnait envie de s'approcher et d'enfouir son visage dans le cou de l'homme juste pour savourer son odeur. Mais il ne pouvait pas, il n'avait pas le droit, et il avait préféré s'éloigner un peu pour ouvrir un autre placard. Juste sortir un paquet de cookies, ceux aux chocolat noir, et le poser devant son meilleur ami sans trop s'approcher avant d'aller ouvrir un autre placard pour en sortir une nouvelle bouteille de cet affreux sang synthétique. Remplir une nouvelle fois son verre, s'arrangeant pour qu'Alastair ne le voit pas faire, refermer le couvercle et il avait diligemment jeté la bouteille dans la poubelle appropriée avant de s'installer à la petite table. T'es sûr que tu veux que je vienne? Enfin d'habitude tu préfères aller tout seul au ciné, non?

La paille dans la bouche pour boire quelques gorgées, le regard posé sur son ami. Il n'aurait pas été totalement contre bien sûr, c'était même une bonne idée, mais il y avait les autres problèmes. Surtout sa soif qui pouvait se réveiller à tout moment, mais pas que. Et il essayait de faire des efforts de ce côté, à défaut de réussir à contrôler correctement l'autre. Et je crois que Darius voulait qu'on aille courir ce soir... La bonne excuse, alors qu'il sortait son téléphone de la poche de son bas de jogging pour pianoter dessus, faisant mine de consulter ses messages. Presque à espérer qu'on lui ait envoyé quelque chose pour un nouveau patient, quelque chose qui lui permettrait d'esquiver cette situation sans trop de dommages. Mais en même temps... Il avait envie de passer du temps avec lui, comme ils pouvaient le faire avant. Faire comme si tout était comme avant, juste pour quelques heures, ça devrait être possible, après tout il avait normalement assez bu pour une bonne partie de la soirée, il devrait être capable de tenir. Pour lui en tout cas il voulait bien essayer. Reposant son téléphone, il avait souri à Alastair, bouche fermée pour ne pas montrer ses dents. C'est quoi comme film?
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Mer 18 Aoû - 23:27 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Il s'était retourné en entendant la voix de l'homme et l'avait vu approcher, sans rien dire de plus mais une expression désolé sur les traits. Il était vrai qu'il n'avait pas vraiment besoin de parler fort, un murmure pourrait être capté par les oreilles du vampire maintenant, il le savait mais avait toujours tendance à oublier ce détail. En particulier quand lui avait passé plusieurs heures avec la musique un peu trop fort dans le casque. Il baissa un peu les yeux, cherchant n'importe quoi à regarder à la place du visage d'Holden, et fut soulagé de pouvoir se concentrer sur le paquet de cookies qu'il venait de sortir. Chocolat noir, son ami le connaissait vraiment bien, il savait que c'était ses préférés, bien entendu. Il attrapa simplement le paquet et en sortit des cookies qu'il engouffra rapidement. Et déglutissant un peu soudainement, il retourna vers Holden son regard bleu. « Oh heu oui d'habitude j'y vais tout seul mais...Enfin je pensais que ce serait sympa. T'es pas obligé de dire oui hein... marmonna-t-il un peu, en croquant un autre biscuit. »

Alastair s'appuya contre le plan de travail, presque trop petit pour s'y asseoir sans avoir à faire un léger bond ou à se hisser en prenant appui sur ses paumes. L'excuse suivante de son ami le fit soupirer un peu. Darius...Oh il n'était pas étonné que le vampire préfère passer la nuit avec le garou plutôt qu'avec lui, ils semblaient bien mieux se comprendre que ce que ne pourrait jamais faire Alastair. Mais tout de même. Ne pas vouloir aller au ciné avec lui mais bien vouloir aller courir en pleine nuit...? Merci bien, pensa-t-il en faisant une moue contrariée, mais sans rien dire pour autant, il n'allait pas commencer à chercher la petite bête. Au pire, il irait seul voir son film, laissant le vampire courir, ou faire n'importe quoi d'autre, ce n'était pas très important ce qu'il pouvait bien faire avec le garou, de toute façon. Il boudait en répondant à la question d'Holden, de mauvaise grâce : « C'est un film indépendant de science-fiction, un truc des années 80. Donc pas ton genre de toute façon hein ? »

L'outre haussa les épaules et emporta le paquet de cookies avec lui en se détournant de la cuisine pour aller au salon et s'asseoir en tailleur sur le canapé. Il veillait à ne pas faire de miettes, bien entendu, mettant les cookies en entier dans sa bouche et mâchant quelque peu difficilement. Entre deux avalages de cochonneries, il finit par dire : « De toute façon, t'es déjà en train de regarder quelque chose. Et puis, tu vas pas faire faux bond à Darius, si tu lui as dit que tu venais... » Il avait un ton maussade, fixant la télévision d'un air absent, ne comprenant pas cette fascination pour les films à si gros budget que pouvait avoir Holden. Replongeant la main dans le paquet, il constata qu'il était vide et regarda à l'intérieur en grommelant. Il avait tout boulotté déjà ? Il fallait qu'il arrête d'écouter ses fringales, sinon il allait devenir un vrai bibendum ! Il soupira un peu en regardant les personnages à l'écran, sans même savoir qui était qui, ou ce qu'ils étaient. Mais ça n'importait pas vraiment.

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Jeu 19 Aoû - 1:08 (#)



Midnight Lights
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Pas vraiment son genre non, mais il n'avait de toute façon pas pu répondre que l'homme disparaissait dans le salon. Et que lui en profitait pour discrètement se cogner le crâne contre la table. Même pas besoin de ses sens aiguisés pour comprendre qu'Alastair était vexé et boudait, et que ça allait rendre leur cohabitation encore tendue. Pas qu'il n'ait pas l'habitude, en plus de vingt ans il commençait à le connaître, mais ça n'était pas agréable pour autant. Pas ce qu'il voulait non plus, il préférait largement quand son ami était de bonne humeur et souriait. Lui souriait en fait. Le front sur la table, il l'avait écouté s'asseoir dans le canapé et reprendre le vidage méthodique du paquet de cookies. Si seulement les choses avaient été plus simples entre eux, s'il n'y avait pas tous ces écueils dont il devait se méfier à chaque fois qu'il faisait un pas. Et il avait largement soupiré, l'habitude, en entendant ses réflexions, le ton de sa voix ne lui disant rien de bon. Jamais simple avec Alastair, jamais été, mais c'était peut-être aussi pour ça que... Juste se redresser pour aspirer à nouveau par la paille et vider une bonne moitié de son verre, fixant le mur en sachant qu'il ne trouverait aucune réponse de ce côté. Et froncer les sourcils en constatant l'absence du son de mastication. Il avait déjà fini le paquet?

Quittant la chaise avec son verre en main, il était allé récupérer un paquet tout neuf avant de le rejoindre et de le lui tendre, puis s'installer le plus loin possible sur le canapé. Autant parce qu'il n'avait pas envie de brusquer son meilleur ami, sachant parfaitement dans quel état ça le mettait quand il était trop près, que parce qu'il ne voulait pas qu'il sente trop l'odeur de sa boisson. Bon, et parce qu'il savait parfaitement qu'un peu trop près aurait tendance à réveiller certaines envies, et avec elles... Comme tu peux le voir, c'est sur pause, donc je peux aussi arrêter de regarder. Surtout que je l'ai vu une bonne centaine de fois. Au moins. Mais ça faisait partie de ces films-doudou qui avaient le don de le calmer, d'occuper assez son esprit pour que ses pulsions se rendorment presque sagement. Parce qu'elles étaient toujours là bien sûr, n'attendant qu'un signe de faiblesse pour revenir et tout écraser sur leur passage. Pour ça aussi qu'il essayait d'arrondir les angles avec l'homme, parce qu'une engueulade - ou juste se faire grogner dessus - suffirait largement à les réveiller, surtout ce soir. Et j'ai pas dit que je venais, il doit me tenir au courant. S'il s'en souvenait ou n'avait pas trouver mieux à faire, ce qui ne serait pas très étonnant venant du garou.

Fixant l'écran, il s'était remis à boire, au moins un peu le temps de trouver comment aborder le problème de son meilleur ami boudant comme un gamin. Comment il allait aborder l'autre problème aussi, même s'il n'avait pas vraiment envie d'en parler ça le concernait directement. Assez réfléchi pour même vider son verre, qu'il avait posé sur la table basse, avec un sous-verre bien sûr. Est-ce que t'es sûr que tu veux t'enfermer avec moi dans une salle noire pendant au moins une heure et demi? Parce que c'était quand même une certaine proximité, et il n'avait aucune envie qu'il se mette à nettoyer tout ce qui passait juste parce qu'il avait été mal à l'aise pendant la séance. Surtout que ça sera plus ou moins l'heure du "déjeuner" pour moi, et vu comment je me suis réveillé... Son regard toujours fixé sur l'écran, à essayer d'éviter de trop écouter le cœur de son ami, à l'appel de son sang qui tournait toujours dans un coin de son esprit malgré tout ce qu'il avait déjà bu. Ça serait tellement plus compliqué de résister, de réussir à son contrôler, s'il était juste à côté de lui, sans même parler du fait que ça gâcherait la soirée et qu'ils risquaient de s'attirer quelques problèmes dont ils n'avaient pas besoin. Sans même parler de l'effet que ça aurait sur l'homme, de loin la pire des conséquences, et il détestait le voir comme ça, encore plus quand c'était de sa faute. Pas vraiment envie que tu te fasses bannir du ciné à cause de moi...
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Jeu 19 Aoû - 3:26 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Alastair était-il une foutue tête de mule qui se mettait tout seul dans une situation compliquée et déplaisante ? Assurément. Et au fond, il le savait bien, que c'était lui qui générait ces problèmes, mais il avait juste eu envie de faire comme avant et on s'était chargé de lui envoyer à la tronche que ce n'était pas possible. Alors forcément, il l'avait un peu mauvaise. Et il était un peu jaloux, aussi. Bouder sur le canapé lui avait semblé bien plus raisonnable que de dire quoi que ce soit. Parce que dire quoi que ce soit n'aurait servi à rien. Il attrapa le paquet qu'on lui tendait pour l'ouvrir machinalement et plonger à nouveau la main dedans et en ressortir un gâteau. Si même Holden alimentait ses vices, il n'était pas sorti de l'auberge...Ou plutôt du pot de cookies. Heureusement qu'il n'en avait pas d'ailleurs, il plongerait la tête dedans et resterait coincé. Ce serait fort cocasse cela dit, imaginer Holden essayer de le sortir de là avec du savon ou de l'huile...Rien que l'idée aurait pu le faire sourire, si le dit-vampire n'avait pas ouvert la bouche pour une remarque qu'il prenait presque comme une petite pique. Et dire qu'Alastair était plutôt de bonne humeur en descendant l'escalier. Il haussa les épaules, sans rien dire sur le coup. Encore une fois, ça n'aurait pas servi à grand chose qu'il souligne ça.

D'un oeil distrait, il avait bien vu le dessous de verre sur la table, pour éviter de la marquer. Il ne pouvait qu'apprécier, bien entendu, parce que c'était toujours ça de pris qu'il n'aurait pas à nettoyer. Enfin...Il le ferait, mais moins obsessionnellement que si il y avait eu un beau rond là où s'était trouvé le verre. Il avala encore goulument un cookie en écoutant la voix de son meilleur ami. Et il entendait tout ça, bien entendu, il entendait bien le problème que cela pouvait poser. Il y avait pensé, brièvement certes, mais il y avait pensé. Dans le noir, avec lui, probablement avec presque personne d'autre...Oui bon, ça n'était pas le meilleur "safe spot" qu'on puisse trouver, d'accord mais...Il avait eu envie de lui faire confiance, de croire que ça pourrait aller, juste pour deux petites heures. Il s'était trompé apparemment. « Je comprends ce que tu veux dire... commença-t-il à articuler lentement. Mais j'avais cru que ça irait, peut-être en se mettant pas à côté, je sais pas tu vois...Mais c'est pas grave, je vais y aller tout seul, comme d'habitude. » Il n'avait pas envie d'y aller tout seul. En fait, si il sortait seul, il n'irait même probablement pas, en réalité. De là à savoir ce qu'il ferait si il sortait sans aller au cinéma, c'était une autre histoire.

« Je voulais juste qu'on fasse un truc tous les deux, soupira-t-il en tournant la tête vers Holden, laissant son regard se balader sur lui. Mais je comprends, c'est pas...Enfin c'était une mauvaise idée. Reste ici ou...je sais pas, fais ce que tu voudras. On est pas obligés de faire des trucs ensemble après tout. » Il avait dit ça sur un ton résigné, sans même essayer d'argumenter que ce serait possible, ou lui dire qu'il lui faisait confiance pour se contrôler assez pendant quelques heures. « Merci, pour les cookies, au fait. » Et l'outre s'était levé pour ramener le paquet dans la cuisine, le ranger à sa place après avoir proprement plié le haut du paquet pour qu'ils ne rassissent pas. Enfin à la vitesse à laquelle il les mangeait, ils n'avaient pas le temps de rassir en fait. Mais peu importait, il faisait toujours ça de toute manière. Et avec tout. Il pliait même le carton des boites de céréales pour qu'il soit vraiment fermé, et pas juste avec les petites cales en carton merdiques qui ne servaient pas à grand chose au final. Et une fois ça fait, il se lava les mains, pour enlever les miettes, le sucre et le léger gras des cookies qui trainaient encore sur ses doigts. Il soupira en faisant ça, frottant et rinçant sans même y penser, pour une fois sans trop insister. Mais il resta quand même devant l'évier, à se demander si il devait fuir encore un peu plus loin pour éviter qu'Holden n'insiste ou si il devait le laisser venir et tenter de discuter...

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Jeu 19 Aoû - 19:54 (#)



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Alors certes ne pas s'asseoir l'un à côté de l'autre était une relativement bonne idée, même si ça ne serait pas quelques sièges qui changeraient quoi que ce soit, mais quel intérêt dans ce cas de même vouloir aller ensemble au cinéma? Bien sûr qu'il entendait qu'Alastair était déçu, vexé et tout un tas d'autres choses qu'il n'avait pas envie de nommer, et il n'aimait pas ça, encore moins le voir comme ça, mais il n'était pas le seul à souffrir de la situation. Mais ça aurait été trop demander qu'il s'en rende compte bien sûr, qu'il comprenne que juste aller au cinéma était devenu bien différent depuis qu'il était vampire. Plus de pop-corn ou de boissons autre que du faux sang, un son beaucoup trop fort qui agressait ses tympans, supporter les battements de cœur des autres spectateurs et leurs odeurs respectives, et surtout plus de plaisir de retrouver le soleil à la sortie. Il avait senti sa mâchoire se crisper, alors que l'autre continuait. Que lui croisait les bras sur son torse pour cacher ses poings qui s'étaient fermés. La touche de colère, parce qu'Alastair continuait dans son registre de victime et de pauvre petit humain délaissé, et il avait du se retenir de lui rétorquer qu'effectivement il allait faire ce qu'il voulait. Qu'ils n'avaient vraiment pas besoin de faire quoi que ce soit ensemble, comme c'était le cas depuis des années de toute façon. Juste serrer un peu plus la mâchoire et fixer la télé pendant qu'il se levait et repartait dans la cuisine.

Attendu d'entendre l'eau couler pour porter ses mains tremblantes à son visage, essayant de retrouver son calme. Parce que s'il perdait le contrôle maintenant... Juste essayer de se concentrer, de respirer même si ça ne servait à rien en soi, de calmer ce qui commençait à gronder. Alastair ne comprenait juste à quel point c'était difficile, à quel point il luttait chaque nuit pour essayer de rester égal. D'être lui-même et pas cette bête assoiffée de sang, même s'il n'y arrivait pas tout le temps, qu'il perdait encore bien trop souvent ce calme qu'il s'évertuait à garder quand son meilleur ami était dans le secteur. Mais même avant c'était comme ça, toutes ces fois où il avait du s'oublier, effacer ce que lui ressentait pour ne surtout pas déclencher une de ses crises de toc ou pire. Toujours faire passer Alastair d'abord, et se débrouiller avec ses propres émotions, avec les rejets constants à chaque fois qu'il quittait ses bras, sans rien dire. Se levant d'un coup, il était allé dans la cuisine, restant à l'entrée. Ok tu veux qu'on aille au ciné, on va y aller. Et on s'arrêtera en chemin pour que tu te prennes un truc à manger. Il avait vu que son ami s'apprêtait à dire quelque chose, et il l'avait coupé dans son élan. Pas envie de l'entendre discuter. Pas une suggestion. Sa voix peut-être plus grondante qu'il ne l'aurait souhaité, mais ça n'avait pas d'importance pour le moment. Et je m'assoirai à plusieurs rangs de distance, comme ça tu seras tranquille.

Sans attendre de réponse ou d'éventuelle récrimination, il avait fait demi-tour en direction de la salle de bain, et la porte qu'il avait refermée derrière lui bien plus fort qu'il ne le voulait. Essayer de contrôler cette envie d'éclater son poing contre le mur le plus proche et juste attraper sa serviette pour la balancer près de la douche, avant de se déshabiller rapidement, se retenant difficilement de juste arracher ses vêtements. D'entrer dans la cabine et faire couler l'eau le plus froid possible. Appuyer le front contre le carrelage et juste laisser l'eau couler sur lui, en espérant que ça l'aiderait à se calmer, au moins un peu. Assez pour ne pas laisser la bête reprendre le contrôle et faire du mal à Alastair, plus qu'il n'en avait déjà fait. Serrer et desserrer ses poings, lentement, autant pour essayer de canaliser que pour ne pas les faire percuter la faïence. Mais ça ne marchait pas, et il s'était laissé glisser au sol, le dos en partie appuyé contre le carrelage, le visage dans ses mains, les sanglots étranglés au fond de sa gorge alors que l'eau gelée tombait en pluie sur lui. Fatigué de devoir toujours lutter en silence, et pas juste avec cette violence qui sommeillait en lui, de se sentir sans arrêt sur le fil du rasoir, de devoir toujours taire ces envies qui n'avaient rien à voir avec sa nature. Et les mains dans ses paumes, il ne voyait ni le sang qui en coulait, se mélangeant à l'eau au sol, ni que les lumières de la salle de bain avaient drastiquement perdu de leur luminosité.
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Jeu 19 Aoû - 20:55 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Il aurait presque pu sentir la présence du vampire dans son dos, à l'entrée de la cuisine, son regard sur lui, bien avant qu'il n'ouvre la bouche pour parler. Il s'était recroquevillé sur lui-même, regardant le fond de l'évier intensément et écoutant les mots dont le ton n'avait absolument rien de sympathique, pas à son oreille en tout cas. Il avait commencé à se retourner, ouvrant la bouche pour dire quelque chose. Pour dire qu'il ne voulait rien lui imposer, qu'il n'aurait pas dû dire ça, proposer ça, lui dire des mots d'excuse stupides pour tenter de le calmer, de se faire pardonner d'être toujours un stupide et mauvais ami. Mais il n'eut pas le temps de prononcer la moindre syllabe que la voix grondante de du vampire s'élevait encore pour lui intimer de se taire. Pas en ces termes, mais ça revenait au même. Alors il n'avait rien dire, se mordant l'intérieur de la joue en baissant les yeux. Et puis plus rien, le vampire avait tourné les talons et il avait entendu une porte se fermer violemment, la salle de bain, ou sa chambre, sans doute. Alastair, lui, resta debout devant l'évier, ses mains crispées sur le métal. Il s'était mordu la joue à s'en faire saigner et avait fermé les yeux en crispant sa mâchoire, en baissant la tête, inconscient qu'il en tremblait presque. Il avait juste envie de s'écrouler sur place. D'abandonner complètement. Peut-être que si il partait et laissait Holden se débrouiller...

Pourquoi faisait-il cela d'ailleurs ? Pourquoi s'accrochait-il autant à un souvenir qui datait du lycée ? Il n'en savait rien. Il aurait juste dû lâcher prise. Mais il ne pouvait pas. Il y avait cette chose qui le retenait dans l'orbite du vampire, comme la lune autour de la Terre, condamné à tourner encore et encore autour de lui, en se mettant à l'endroit exact, en équilibre fragile, entre attirance et répulsion...Il se frotta le visage d'un revers de la main, reniflant un peu et déglutissant malgré le goût ferreux dans sa bouche. Il inspira et souffla, sentant sa respiration vibroter tant il tremblait, il s'en rendait compte à présent. Il avait hésité avant de quitter la cuisine et de se diriger vers la salle de bain où il entendait l'eau de la douche couler. Il n'aurait pas dû. Oh ça, il n'aurait vraiment pas dû. Il le savait bien, sa conscience lui hurlait de faire juste ce que le vampire avait demandé : aller au cinéma, fermer sa gueule, faire comme si il était content d'avoir eu ce qu'il voulait. Il aurait dû être content du reste, il avait eu ce qu'il voulait, il irait voir un film avec Holden, comme avant. Pas comme avant mais ça, ça n'importait pas, dans cette logique idiote et égoïste qu'il aurait dû avoir à l'instant présent. Mais non. Parce qu'il savait aussi qu'il avait merdé.

Il s'arrêta devant la porte, posant sa tête contre elle à écouter ce qui se passait à l'intérieur. Il entendait l'eau qui coulait, c'était guère tout. Et il murmura, parce que hurler ne servait à rien : « Je suis désolé Holden... » Les larmes lui remontaient aux yeux et il les ferma encore pour essayer de les empêcher de couler. Il tapa légèrement sa tête contre la porte, plusieurs fois, la main crispée sur la poignée, sans oser ouvrir. Parce qu'il ne voulait pas entrer. Il ne voulait pas se mettre dans cette situation, parce qu'à chaque fois il en souffrait. Mais il voulait également entrer. Il voulait ouvrir cette foutue porte et faire ce qu'il pouvait pour se faire pardonner, pour défaire ce qu'il avait fait, à défaut de pouvoir défaire cette malédiction qui s'était abattue sur son ami. Ça, il ne pourrait jamais, tout ce qu'il pouvait tenter, c'était de rendre sa condition plus agréable. Et même ça, il n'y arrivait pas, empoté comme il était, idiot comme il était, complètement inutile comme il était. Il ne lui restait plus qu'une seule chose à faire, maintenant. Et expirant longuement, il laissa son don s'éteindre totalement pour ne pas avoir la moindre alerte, ça ne servirait à rien, là tout de suite...

Il finit par ouvrir la porte et entrer dans la salle de bain, bien trop froide à cause de l'eau glacée qui s'écoulait. Bien trop sombre aussi, encore un signe qui prouvait à quel point il avait odieux, sans même y prêter attention. Quelques pas et il était entré dans la douche, tout habillé, mais ça n'avait aucune espèce d'importance, là tout de suite. Tout ce qu'il voyait là, c'était les gouttes de sang qui coulaient avec l'eau et qu'il détestait voir, parce qu'il détestait faire souffrir cet ami si cher qu'il ne méritait pas. Ignorant tous les signaux que son inconscient tentait de lui envoyer pour se préserver, Alastair s'agenouilla à côté de son ami et vint placer ses bras autour de lui, autant qu'il le pouvait en tout cas, et poser sa tête sur son épaule, sous l'eau bien trop froide pour lui et qui le faisait trembler à mesure qu'elle imprégnait le tissu de ses vêtements et trempait ses cheveux. « Pardonne moi...Je t'en prie...Fais moi ce que tu veux mais pardonne moi, je...Je supporte pas quand t'es comme ça... implora-t-il sur un ton suppliant et pathétique, tremblant à cause des larmes qu'il essayait encore un peu de contenir et qu'on pouvait entendre dans sa voix. Je voulais pas te faire de mal...Tout plutôt que tu souffres... » Y compris souffrir lui-même et le regretter comme jamais le lendemain matin...

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Jeu 19 Aoû - 23:07 (#)



Midnight Lights
Carving or biting, we bleed for keeps Out of control, into the cold, hell repeats God, I'm starving, spreading me thin Buying a story, my soul is for sale Trust is such an arrogant thing

Il voulait juste que ça s'arrête. Tout. Ne plus rien sentir, ou ressentir. Ne plus croire, ou espérer. Juste que ça s'arrête, qu'il n'ait plus mal, qu'il n'y ait plus cette chose en lui, cet animal, qui ne rêvait que de prendre le contrôle et faire un carnage. Fatigué de lutter, pour chaque pas, chaque pensée, chaque geste, tout. Juste que ça s'arrête. Mais même ça il ne savait pas comment faire, et le soleil ne se lèverait pas avant plusieurs heures, qu'il n'avait pas envie d'attendre. Parce qu'il savait qu'il se dégonflerait, encore une fois, pris de remords qu'il ne voulait pas avoir non plus. Qu'il n'aurait pas dû avoir, soufflait le monstre dans son crâne, il était tellement mieux que ça. Ses ongles, pourtant courts, qu'il avait enfoncé dans son front, comme si ça pouvait changer quelque chose, comme si ça pouvait faire taire cette voix. L'impression d'étouffer, de sentir un étau autour de sa gorge, de son cœur, et les sanglots toujours plus puissants qui agitaient ses épaules alors qu'il entendait la bête lui susurrer de le laisser faire, que tout irait mieux après. Tout le reliquat de force qu'il lui restait, uniquement tourné vers le dernier rempart qu'il essayait de tenir contre cet instinct impérieux qui exigeait d'être laissé libre. Parce que s'il cédait...

Même au fond de son gouffre, même avec le bruit de l'eau, il avait entendu la voix de l'autre côté de la porte. Enfoncer un peu plus ses doigts contre son crâne, ses ongles dans sa peau. Il ne voulait pas l'entendre, ne plus rien entendre, et il s'était un peu plus recroquevillé sur lui-même alors que des coups tombaient contre la porte. Qu'il le laisse, qu'il parte, ça changeait quoi de toute façon qu'il soit désolé? Il l'était toujours, et les choses reprenaient exactement comme avant, parce que rien ne changeait jamais. Toujours le même putain de refrain, lui soufflait la bête, peut-être qu'il était temps que ça s'arrête. Définitivement. Les tremblements dans ses bras alors qu'il creusait plus profond dans son front, que ses pouces se plantaient dans ses joues pour imiter ses autres doigts, tout pour retenir au moins un peu cet autre qui poussait pour sortir, alors qu'il percevait malgré tout les battements de ce cœur de l'autre côté de la porte. Non, pas de l'autre côté, plus près, parce qu'il était entré, et il s'était un peu plus replié sur lui-même, enfonçant ses ongles plus profondément. Plus vraiment ses ongles, il pouvait sentir le bout de ses doigts presser contre l'humidité de son propre sang.

L'entendre s'approcher, beaucoup trop, sa chaleur beaucoup trop proche. Il ne voulait pas qu'il soit là, autant pour son propre bien que parce qu'il ne voulait pas entendre les nouvelles excuses inutiles qui n'allaient pas tarder. Toujours la même chose, toujours le même schéma, et il n'en pouvait plus. Ne pas sentir ses mains sur sa peau, ne pas entendre sa voix, ses mots, ses émotions qui affleuraient et vrillaient dans sa poitrine. Casse toi... A peine un murmure, étouffé par ses mains. Il supportait pas, mais ça ne l'empêchait pas de tout faire pour le mettre dans cet état. Toujours la même chose. FOUS-MOI LA PAIX! Sa voix plus fort, plus impérieuse, pas vraiment juste la sienne, et le coup d'épaule pour le pousser. Pour enlever ses mains de lui, avant de se réfugier dans le coin le plus éloigné de lui. Pour se recroqueviller un peu plus, autant que son corps le lui permettait, ses mains passant dans ses cheveux pour s'y accrocher. Pour s'y refermer en poings, et tirer, fort. T'as eu ce que tu voulais, maintenant dégage! Tirer, encore et encore, sentant son cuir chevelu se tendre. Presque autant que l'animal près à bondir, près à planter ses crocs dans la chair toute proche. Casse toi avant qu'il soit trop tard... La supplique dans le grondement, ses membres tremblants plus fort alors qu'il s'efforçait de les garder contre lui, qu'il pressait ses genoux contre son front.
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Jeu 19 Aoû - 23:58 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Il n'y avait nulle chaleur à laquelle se raccrocher. Aucun espoir nulle part. Il n'y avait que le froid, mordant et presque violent, pas uniquement de l'eau qui coulait, mais aussi de ce corps nu à côté du sien. Ce corps recroquevillé qu'il avait envie de serrer contre lui, parce qu'il en avait besoin, parce qu'il pensait que ça aiderait, parce que...Parce que rien, c'était juste ainsi. C'était toujours ainsi. Toujours la même chose, peut-être, comme une routine de haine qui s'était lentement insinuée entre eux, alors qu'ils avaient été amis. Il blessait le vampire, sans même s'en rendre compte, tentait de se faire pardonner et était blessé à son tour. Encore et encore et encore. Jusqu'à ce que le vampire le tue, probablement. Et au fond, ça valait peut-être mieux. S'abandonner une bonne fois pour toutes aux crocs de son ami et arrêter de le tourmenter. A quoi cela servait ? A rien. Juste à se faire souffrir mutuellement...Il avait mal, à l'intérieur, à l'idée de faire souffrir son ami juste parce qu'il était lui, juste parce qu'il ne savait pas quoi faire, quoi dire, comment agir, juste parce qu'il merdait, toujours un peu plus, à chaque fois qu'il était en sa présence.

D'abord, il y eut le murmure, à peine audible, avant que la voix ne parle plus fort et que le corps se rebelle, alors qu'Alastair tentait de resserrer son étreinte. Le coup d'épaule était assez fort pour le repousser, lui qui paraissait si ridicule à côté du corps massif de son ami. Il fut repoussé, s'appuyant sur ses mains pour ne pas tomber sur le dos dans la douche. Il avait posé son regard plein de détresse et de larmes sur lui, l'avait vu s'écarter autant que possible, s'attraper les cheveux. Il avait vu le sang, plus abondant que quelques larmes, les marques sur sa peau qui n'allaient pas tarder à disparaître...Il se mit à pleurer, réellement, laissant sanglots, larmes et tout une panoplie de bruits n'exprimant que son désarroi et sa tristesse. Comme si il en avait le droit. Alors que l'autre hurlait pour qu'il s'en aille, lui disait qu'il serait bientôt trop tard...Et si il n'en avait pas envie hein ? Encore une pensée égoïste. Forcer son ami, son plus vieil ami, à lui arracher la gorge sans même avoir envie de partir, juste parce qu'il se disait qu'il serait mieux sans lui...Ce n'était pas juste stupide, c'était le comble de l'égoïsme et une petite voix dans sa tête le lui disait, le lui hurlait même, rassemblant tous les instincts, toute l'intelligence qu'il restait dans l'esprit de l'outre.

Il avait froid, il avait mal et il était trempé de la tête aux pieds. Alors il mit du temps à réagir vraiment, à s'écarter en reculant, jusqu'à sortir de la douche. Il pleurait toujours, il se sentait lourd comme jamais, n'osant pas prononcer le moindre mot alors que ses yeux fixaient Holden. Il détestait l'était dans lequel il l'avait mis. Il se haïssait pour avoir fait ça. Il se haïssait tellement dans ces moments-là, dans ces moments où il constatait qu'il n'était qu'un bon-à-rien, un minable comme le lui avaient toujours bien fait comprendre sa famille. Moins-que-rien qui ne servait vraiment à rien, à part faire souffrir autour de lui. Il rampa sur le carrelage de la salle de bain avant de parvenir à se relever, prenant appui où il pouvait, glissant maladroitement, mais finissant tant bien que mal par se mettre debout. Il quitta la salle de bain, sans un mot, traînant sa carcasse trempée à travers l'appartement jusqu'à ce qui servait de buanderie. Ôter ses vêtements se fit avec des gens lents, pour les fourrer dans le sèche-linge, avant de mettre ceux qui attendaient d'être repassés. Tant pis pour les plis, il ne s'agissait que d'un caleçon et d'un t-shirt de toute façon. Son visage était inexpressif, son regard, vide. Et il attrapa seau et produits d'entretien. Parce que c'était la seule chose qui le calmerait, peut-être, parce que c'était la seule chose qu'il se sentait capable de faire en attendant qu'Holden se reprenne. Aller dans la cuisine, mettre de l'eau bien trop chaude dans le seau et du produit, et puis se mettre à récurer les placards bas, à genoux par terre, sans plus pleurer. Juste laisser les automatismes faire, prendre le dessus, engloutir volonté et émotions avec eux...

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Ven 20 Aoû - 1:45 (#)



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Ses pleurs lui transperçaient le cœur autant qu'elles attisaient la violence sourde qui bouillait d'être relâchée, et il avait resserré un peu plus ses poings dans ses cheveux trempés, pour ne pas les abattre sur lui. Il fallait qu'il parte, ça allait être trop tard, et il doutait d'être capable de reprendre le contrôle à temps cette fois. Complètement collé au carrelage,  et il essayait de s'y presser un peu plus d'être le plus hors de portée si jamais l'autre tentait d'aller contre tout instinct de survie. Mais il n'avait pas insisté, et petit à petit sa chaleur s'était éloignée. Tant mieux, c'était ce qui devait arriver. Ce qui finirait un jour par arriver, définitivement. D'une manière ou d'une autre, parce qu'ils ne se faisaient que du mal, aussi bien soient-ils quand tout allait plutôt bien. Se détendre, à peine, quand la porte s'était refermée et juste rester là sous l'eau froide. Sans bouger, sans respirer, coupant tous ses sens au monde extérieur, ou en tout cas arrêter de les écouter, et juste essayer, petit à petit, de repousser les avances bien trop tentantes de la bête. Si ça n'était pas Alastair, pourquoi pas quelqu'un d'autre? Pourquoi pas un de ces déchets dont les rues de Shreveport regorgeaient et qui ne manquerait à personne? Mais ça aussi il avait fini par le reléguer dans les tréfonds de sa psyché.

Il avait fallu du temps mais il s'était finalement relevé. Finalement changé la température de l'eau pour juste se doucher, faire disparaître les dernières traces de sang sur sa peau avec le gel douche qu'utilisait habituellement Alistair. Parce qu'il avait besoin d'avoir cette odeur-là au plus près de lui. Rester un peu plus longtemps que nécessaire sous l'eau chaude, pour être sûr qu'il n'y avait pas de risque à sortir. Attraper la serviette et se sécher, avant que ses mouvements se suspendent en remarquant l'odeur, acide, pugnace, qui provenait de l'extérieur. Non... Non, non, non. Enfilant rapidement le bas de jogging qu'il avait abandonné plus tôt, il était sorti en trombe de la salle de bain pour se ruer dans la cuisine. Si son cœur avait encore pu battre à tout rompre, il l'aurait fait tant l'inquiétude l'avait envahi. Avant de presque disparaitre quand il s'était rendu compte que son ami était juste en train de nettoyer les placards. Enfin juste... S'approchant lentement, en s'arrangeant pour qu'il l'entende faire et ne soit pas surpris, il s'était accroupi quand il était arrivé à son niveau. Alas'... Stop... Doucement il avait posé ses mains sur ses bras, avant de lui prendre l'éponge pour la laisser tomber dans le seau. Viens... Et tout aussi délicatement, l'attirer dans ses bras et juste le serrer contre lui. Autant parce qu'il en avait besoin, enfouissant son nez dans ses cheveux encore mouillés pour sentir son odeur et se rassurer, que pour empêcher l'homme de continuer dans sa spirale de nettoyage. Jamais bon quand ça arrivait. Calme-toi, ça va... Pour lui assurer qu'il avait fini par reprendre le contrôle, mais aussi pour les battements de son cœur qu'il sentait, plus fort, plus rapides.

Juste un instant, et il s'était relevé, l'emmenant avec lui, avant de le mener devant l'évier. D'allumer l'eau froide et de placer ses mains dessous, parce qu'il n'avait pas loupé leur rougeur alarmante. Reste comme ça, je reviens. Quelques pas en direction du salon, et il s'était retourné pour s'assurer qu'Alastair restait en place, avant de finir le chemin. Juste récupérer son verre et le ramener dans la cuisine, pour se sortir deux bouteilles de sang synthétique, la première qu'il avait bu d'une traite en profitant que son ami lui tourne le dos et la seconde pour plus tard. Revenir à l'évier, à Alastair, et regarder ses mains qui commençaient à reprendre une couleur normale avant d'éteindre l'eau. De prendre délicatement ses mains dans les siennes pour les sécher, prenant garde à ne pas trop choquer la peau. Va te poser dans le canapé, j'arrive. Il avait rapidement attrapé son verre pour le laver avant de le remplir à nouveau, et ouvert le frigo à la recherche de la première boisson sucrée qui conviendrait pour en verser un verre. Et rejoindre l'homme dans le salon, lui tendant son verre et sortant un nouveau dessous qu'il avait posé à côté du sien avant de s'asseoir. Juste cette scène et on y va, d'accord? Appuyer sur le bouton Lecture, un discret regard vers son ami, rassuré que ça n'ait été qu'une petite crise de nettoyage, et il s'était mis à siroter le sang beaucoup trop fade en fixant l'écran.
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Ven 20 Aoû - 3:58 (#)

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ALASTAIR AINSLEIGH

Débrancher son cerveau et, surtout, surtout, le déconner de ses émotions, de son coeur qui battait dans sa poitrine et qui ne voulait pas se taire, même un instant. C'était cela le plus important, ne pas faire attention à ces choses qui se bousculaient dans son crâne. Il y avait la culpabilité, bien entendu, parce qu'il avait encore fait n'importe quoi, parce qu'il avait encore blessé son ami, parce qu'il était infoutu de faire les choses bien. Mais il y avait aussi cet étrange mélange qu'il ressentait toujours quand il regardait vers lui, encore plus quand son ami était au plus mal, aux prises avec sa bête intérieure. Un regard qu'il aurait voulu moins tendre, mais il ne pouvait s'en empêcher. Comme il ne pouvait empêcher ces choses de tourner dans sa tête. La douleur de le voir ainsi, l'envie de le voir retrouver le sourire, d'être heureux à nouveau. Mais depuis combien de temps n'avait-il pas vu Holden heureux, en fin de compte...? Des années. De longues et terribles années. Alors voilà, il astiquait, plongeant les mains dans le seau d'eau légèrement fumante, frottant avec l'éponge pour faire partir ce qui n'était assurément pas là : de la saleté. Mais il en voyait lui pourtant. Il en voyait partout. Il n'était qu'à un pas d'en voir également sur lui, qu'à un cheveu de se dire qu'il méritait autant que ces placards d'être nettoyé sans douceur. Pas vraiment possible avec un vampire dans la douche mais il pouvait faire autrement...

Et puis il avait entendu du bruit, dans son dos, son ami qui arrivait. Il ne réagit pas, ne bougea pas, son cerveau n'enregistrant pas vraiment la présence du vampire, parce que ça n'importait pas. Tout comme ça n'importait pas combien de temps il avait passé à genoux sur le sol de la cuisine ou à quel point ses mains pouvaient être rougies par la chaleur de l'eau ou les produits qu'il y avait mélangés. Il n'avait pas fait attention non plus à ce grand corps qui s'était accroupi à côté de lui ou à la voix beaucoup plus douce qui s'était élevée. Il n'avait même pas envie d'entendre cette voix, au fond, il aurait voulu aussi pouvoir avoir la paix, pouvoir être tranquille et lui hurler dessus comme l'autre l'avait fait pour qu'il s'en aille. Mais lui, il n'était pas comme ça. Lui, il ne hurlait pas. Il se déconnectait, c'était son moyen d'avoir la paix. Avait-il vraiment fait attention aux mains de son ami qui s'étaient posées sur lui, lui avaient fait lâcher l'éponge ? Ou à cette étreinte délicate dans laquelle il l'avait attiré sans même vraiment lui demander son avis ? Quand il avait essayé, lui, il s'était fait envoyer sur les roses. Et pourtant, il n'avait pas résisté et n'avait rien dit. Il l'avait juste laissé faire, laissé les relever tous les deux, laissé l'amener à l'évier et lui mettre les mains sous l'eau. Le regard d'Alastair était vide, comme souvent pendant ses crises, se fixant sur un point inconnu et restant aveugle à tout ce qu'il ne voulait pas voir. Un point sur lequel Alastair était doué, d'ailleurs, ne pas voir l'évidence même quand elle était là et qu'elle lui crevait la rétine. Ne pas bouger quand on lui avait dit de ne pas bouger, aller s'asseoir dans le canapé qu'on lui avait presque ordonné d'aller s'asseoir dans le canapé.

Et assis en tailleur dans le canapé, il avait les épaules basses et le regard fixé sur cette télé toujours en pause, regardant les personnages sans les voir. Machinalement, il avait attrapé le verre, posant le fond sur le tissu du canapé entre ses jambes et le tenant des deux mains, le contact froid de la surface sur la pulpe de ses doigts encore légèrement perturbés par le froid soudain de la douche et le chaud intense du seau d'eau. La voix qui avait résonné encore une fois à ses oreilles, puis la télé qui s'était relancée. Les diverses voix, la musique, les images qui se succédaient sur l'écran...Rien ne faisait grand sens. Et puis il cligna des yeux, lentement, d'abord, puis plus vite, papillonnant un peu comme si il venait de s'éveiller. Lentement, il porta le verre à ses lèvres et en but une gorgée, timide, juste pour dire qu'il en avait bu un peu. Et puis il s'était tourné vers Holden, assis là, absorbé par le film, tellement qu'il aurait pu réciter les dialogues par coeur, Alastair en était convaincu. Et d'ailleurs, il le fit. La phrase résonna un instant en lui, curieusement, laissant chaque mot prendre tout son sens, un par un, puis les remettre ensemble pour entendre le sens complet de cette phrase...Il observait toujours le visage du vampire, qu'il connaissait par coeur, chaque trait, chaque creux, chaque parcelle de cette peau. Combien de fois il l'avait dessiné, peint, rêvé...Et pourtant, il le regardait encore, essayant de le graver encore un peu plus dans sa mémoire. Parce qu'encore une fois, il l'avait poussé à bout. Et il voulait que ce soit la dernière. « Je vais m'habiller, murmura l'outre comme un enfant qui faisait docilement ce que son parent lui avait dit de faire. Je reviens, regarde ta scène. »

Et puis il s'était levé, en emportant avec lui le verre, et était allé jusqu'à sa chambre. Il avait encore envie de pleurer et s'assit sur le lit avant de laisser le verre sur la table de chevet et de se prendre le visage dans les mains. Il avait vraiment envie de laisser à nouveau des larmes couler mais il se retint, de toutes ses forces. Parce qu'il l'entendrait sans aucun doute et qu'il ne voulait pas plus de questions, pas plus d'inquiétude. Il inspira profondément et se releva pour enfiler pantalon et pull, prêt à affronter le froid de la nuit louisianaise. Il n'avait plus du tout envie de sortir, plus du tout envie d'aller s'enfermer dans une salle obscure pour regarder un vieux film, quand bien même il adorait ce film et qu'il avait été content de la possibilité de le voir sur un grand écran. Il ne voulait que rester là, enfermé dans une chambre où rien ne dépassait, jusqu'à ce que le sommeil le prenne et que la nuit passe. Et demain...Demain serait un autre jour où il prendrait enfin une bonne décision, pour la première fois depuis près de vingt ans. Mais en attendant, il retourna dans le salon, presque prêt à sortir.

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Ven 20 Aoû - 21:24 (#)



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Dans un monde parfait il se serait installé contre Alastair, un bras autour de ses épaules pour le garder contre lui alors qu'il relançait le film. Dans un monde parfait il n'aurait pas à réfréner certaines envies, à maintenir cette distance qu'il savait nécessaire, à taire ce qu'il pensait réellement. Mais ils ne vivaient pas dans un monde parfait, rien que la boisson dans son verre le prouvait, et il ne pouvait que se contenter de ce qu'il avait. De garder un œil sur son meilleur ami tout en regardant le film, d'écouter son pouls, sa respiration, autant que les mots des acteurs à l'écran. C'était presque instinctif maintenant, un réflexe, et il n'avait aucun problème à suivre ce qui se passait, à s'y plonger complètement, une petite partie de sa conscience toujours tournée vers l'autre. Et il s'était contenté de hocher la tête quand il lui avait dit qu'il allait s'habiller, sentant sa gorge se serrer un peu plus à mesure que ses pas s'éloignaient. Que la porte se fermait. Qu'il entendait les battements de son cœur s'accélérer légèrement. L'inspiration profonde, et le bruit des tissus sur la peau de son meilleur ami, resserrant l'étau autour de son cœur. Il avait arrêté le film bien avant qu'il revienne, et avait tourné la tête pour le regarder quand il était revenu au salon.

Quelque chose n'allait pas, il pouvait le voir dans sa façon de se tenir, dans la lueur dans son regard. Ou plutôt son absence. Et lentement il s'était relevé du canapé, le contournant pour venir s'appuyer légèrement contre le dossier, en face de son ami tout en gardant une certaine distance. Quelque chose n'allait pas, mais il ne savait pas quoi exactement. Enfin si, il se doutait que ça devait venir de ce qui s'était passé un peu plus tôt, autant dans la cuisine que dans la douche, et il n'avait pas pu s'empêcher de passer une main dans cette barbe toujours courte depuis plus de dix ans. Excuse-moi pour tout à l'heure... Pour tout... Pour n'avoir pas réussi à se contrôler, pour lui avoir fait du mal, pour l'avoir repoussé alors qu'il ne voulait que l'aider, pour l'avoir même touché. Je suis désolé, ça n'aurait pas du arriver. Je... Je ne voulais pas te faire du mal... Et pourtant c'était arrivé, comme c'était toujours le cas, encore et encore, dans un cycle qu'ils répétaient sans arrêt. S'il te plait, pardonne-moi... Je déteste te voir comme ça... A cause de moi... Sa voix qui s'était étranglée dans sa gorge alors qu'il croisait les bras sur son torse, alors que certains souvenirs douloureux remontaient à la surface. Qu'il réalisait que c'était plus ou moins les mêmes mots qu'Alastair avait utilisé.

Et ça faisait mal, encore plus que d'habitude. Parce qu'encore une fois, tout allait recommencer, et il finirait par le perdre, définitivement. Ce qu'il ne pouvait pas accepter, même juste y penser, pour bien plus que parce que c'était son meilleur ami. Je... Le soupir réflexe qui avait soulevé son torse alors qu'il cherchait ses mots, et leur ordre. Parce que c'était toujours plus compliqué, et qu'il ne voulait pas qu'il le comprenne de travers. Je ne veux plus de ce genre de choses entre toi et moi, et j'essaie de mieux contrôler mais ça ne marche pas encore assez bien, de manière évidente... Je ne veux plus prendre de toi, ou t'obliger à quoi que ce soit, parce que mon instinct a pris le dessus ou que tu penses que c'est la seule manière de te faire pardonner quand je perds le contrôle. Ça n'est pas de ta faute, jamais. Son regard qu'il avait senti s'embrumer, le voile rouge qui allait avec, et il avait rapidement passé une main sur ses yeux pour qu'Alastair n'ait pas à supporter ce spectacle. Je voudrais qu'à partir de maintenant, tout ce qui se passe, quoi qu'il se passe, ce soit parce que c'est ce que toi tu veux. Parce que c'est ce dont tu as envie, et que tu ne te sentes pas forcé à quoi que ce soit, peu importe la raison. Et il ne parlait pas uniquement de boire son sang.

Il savait parfaitement à quoi il s'exposait, ce qu'il risquait avec de tels mots. Alastair pourrait le mettre dehors s'il le souhaitait, même le tuer, mais ça n'était pas important. Alastair l'était, depuis tellement de temps qu'il avait arrêté de compter, et il ferait n'importe quoi si ça pouvait faire que son meilleur ami aille mieux, y compris ne plus jamais le voir même si lui aurait mal à en mourir. Pas important, Alastair oui. Je... Je... Sa voix tremblante, impossible à contrôler, et le voile rouge qu'il s'était empressé d'essuyer. Je veux juste que tu sois heureux Alas', pas te faire du mal, mais je sais pas comment faire... Peu importe ce que c'est, je le ferais... Ses bras qu'il avait à nouveau croisé, la tête baissée à fixer le sol, attendant sa sentence. Son cœur si lourd qu'il avait l'impression qu'il allait le traverser pour s'écraser à ses pieds. Peut-être que ce serait plus simple comme ça, le laisser entièrement décider, lui donner tout ce pouvoir dont lui ne voulait pas et n'avait jamais voulu. Tout du moment que ça pouvait lui permettre d'aller mieux, de sourire à nouveau. Peu importe ce que c'était, quels que soient les mots, il obéirait.
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Ven 20 Aoû - 23:10 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Quand il était revenu au salon, il ne s'était pas attendu à grand chose. Au pire, partir rapidement, penser à autre chose, dans l'air de la nuit et marcher un peu. Juste ça. Et ça aurait pu être bien, ça aurait pu lui changer les idées et faire passer tout simplement ce début de nuit qui n'avait rien eu d'idéal. Mais non, ça aurait été trop facile pas vrai ? Déjà, il y avait la télé à nouveau en pause, alors qu'elle aurait dû continuer de tourner. Ou alors, si elle n'avait plus laissé le filmer tourner, c'était qu'Holden était aussi parti s'habiller un peu mieux. Pour sortir. C'était son idée fixe, là, d'un coup, parce qu'il se sentait presque étouffer dans l'appartement. Dans leur appartement. Parce que c'était la réalité, c'était leur maison à tous les deux, à Holden autant qu'à lui. Pourquoi le partageaient-ils encore malgré ce que l'un et l'autre se faisaient subir au quotidien, ça restait un mystère qu'il ne comprenait pas, qu'il ne pouvait pas comprendre parce qu'il ne voulait pas voir tous les éléments que cette question impliquait. Il était aveugle à absolument tout ce qui n'allait pas dans son sens. Ce n'était pas aujourd'hui qu'il allait ouvrir les yeux sur cette réalité niée à l'extrême et qui lui avait déjà causé bien des problèmes. Il était temps d'en finir avec ça, avec ce qu'ils se faisaient l'un à l'autre.

Ce fut Holden qui ouvrit la bouche en premier, après s'être un peu approché, levé du canapé mais sans venir jusqu'à lui. Les mots pour demander pardon étaient si proches de ceux qu'il avait dit lui-même dans la douche, sans qu'ils fussent écouter un seul instant. Et encore une fois, c'était à Holden d'être pardonné pour ce qu'il était et pas à Alastair de l'être pour ses erreurs...Mais il comprenait. Il pardonnait. Comme toujours. Parce que ce n'était pas de la faute du vampire, il était comme ça, il était ce monstre tapi au fond du grenier et qui n'attendait que la nuit pour frapper. Et il n'y avait rien à faire contre ça. Juste pardonner et attendre la nouvelle crise. Et puis pardonner encore. Et ainsi de suite. Et au fond, si Alastair voulait que cela s'arrête, ce n'était pas pour lui. Lui, il s'en fichait. Être blessé ? Pas important. Être malmené ? Pas important. Avoir mal à l'intérieur ? Pas important non plus. Il ne voulait qu'éviter à Holden de ressentir ce qu'il ressentait, la culpabilité lourde et difficile à porter. Lui, l'outre, il savait la porter, il savait vivre avec, mais Holden ? Il voyait bien, chaque fois que ça allait mal, que c'était un poids beaucoup trop lourd pour le vampire. Si seulement il n'avait pas voulu parler, si seulement ils étaient sortis...Il aurait pu s'enfuir demain matin, quand les rayons du soleil l'auraient poussé à dormir toute la journée, il aurait pu être parti et loin d'ici alors qu'il se serait éveillé...Et ça aurait été bien mieux pour tous les deux.

Il avait écouté tout ce qu'il avait dit et il avait posé un regard un peu plus doux sur le visage de son ami. De son seul vrai ami, en réalité. Vu comme il était, il n'était pas très étonnant qu'il n'ait personne dans sa vie de toute façon. « Tu dis ça mais...On sait que ça arrivera pas hein...? laissa-t-il échapper d'une voix faible, se mordant un peu la lèvre inférieure. On se fait du mal, toi et moi. Et même si là, tu dis que tu veux plus...Demain, ça recommencera. On le sait tous les deux non ? » Ses yeux s'embrumaient et sa voix tremblait légèrement. Il avait mal, rien qu'à dire les mots, rien qu'à penser à ceux qui viendraient ensuite. Parce qu'il n'avait pas envie, au fond. Parce qu'il aimait bien cette souffrance qu'il s'infligeait, juste pour pouvoir être avec lui, juste parce qu'il y trouvait quelque chose qu'il ne trouvait nulle part ailleurs. Quelque chose qui était tout sauf sain, quelque chose de dangereux et vicieux qu'il refusait obstinément de s'avouer. « On va continuer à se faire du mal et aucun de nous deux ne sera jamais heureux...Pas comme ça, pas en restant comme ça... reprit-il, sa voix encore plus troublée par les larmes qui montaient. Le mieux...C'est que...Je veux plus que tu sois comme ça, que tu souffres, que tu sois obligé de me faire du mal et que je t'en fasse moi aussi...Alors, je vais partir... » Et il s'était mis à pleurer véritablement, assez de se contenir, il avait tout laissé couler en portant une main à ses yeux et en baissant la tête. Les larmes inondaient ses joues et tombaient sur sa main, sur le sol, sur ses pieds crispés parce qu'il se retenait de fuir, d'aller s'enfermer quelque part pour ne pas affronter Holden. Si seulement il avait pu juste partir sans rien lui dire...

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Sam 21 Aoû - 1:33 (#)



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Pourquoi il disait ça? Il pouvait y arriver, avant la crise de ce soir il avait presque tenu une semaine sans aucun incident, il pouvait recommencer, faire mieux. Pour lui. Pas prêté attention aux lumières qui s'étaient légèrement assombries, trop fixé sur ce qu'il entendait dans la voix d'Alastair, sur les mots qui avaient suivi, encore et encore. Non, ça n'était pas ce qu'il avait essayé de lui dire, et il avait l'impression qu'on enfonçait quelque chose dans son cœur, la douleur tellement réelle qu'il n'aurais pas été surpris d'y trouver une lame. Mais il n'y avait rien, juste ce que son meilleur ami disait, et les lumières qui se faisaient de plus en plus sombres. Et quelque part il aurait aimé que ça soit juste ça, que ça s'arrête là, mais ça n'était pas le cas. Parce que ses derniers mots... Les larmes qui avaient suivies... C'était de sa faute, uniquement de sa faute, s'il avait simplement dit "oui" pour sortir sans réfléchir ils n'en seraient pas là. Alastair n'aurait pas eu à subir son humeur, et il ne serait pas dans cet état. Juste de sa faute, parce que malgré tout ce qu'il ressentait pour lui, toutes les précautions qu'il essayait de prendre, il ne faisait que lui faire du mal, encore et encore. Peut-être qu'il avait raison, et partir était la seule solution, pour qu'au moins l'un d'eux puisse être heureux.

Alors il avait franchi la distance qui les séparait, celle physique du moins parce que ça faisait des années qu'il savait que l'autre se dresserait à tout jamais entre eux, et il l'avait pris dans ses bras. Pour sentir une dernière fois ce que ça faisait de l'avoir là contre lui, son souffle chaud sur sa peau nue, la sensation de sa peau sur la sienne. Serrer dans ses bras l'homme qu'il aimait pour la dernière fois, poser un baiser sur le haut de son crâne et sentir son odeur, l'imprimer dans sa mémoire. C'est chez toi, tu as ton atelier ici, alors c'est moi qui vais partir. Je sais ce que ça fait d'être dans un appartement où tu n'es pas, à ne pas savoir quand ou si tu reviendras, et je ne pourrais pas le supporter une deuxième fois. La voix basse, juste un murmure pour lui, sa gorge si serrée qu'il avait l'impression d'étouffer. Je suis... J'étais heureux avec toi, Alastair... Toujours été... Les tremblements qu'il sentait dans ses bras, qu'il avait légèrement resserrés autour de l'homme, alors que les lumières s'assombrissaient à nouveau, que le voile rouge revenait dans ses yeux. Tu es... étais... Tout ce qui me permettait de tenir, de lutter. Tout ce pour quoi j'avais encore envie de le faire. L'une de ses mains qui était remontée dans la nuque de l'autre, à la limite de ses cheveux, juste pour en capturer la sensation une dernière fois. Je suis désolé pour tout ce que je t'ai fait subir, pour tout ce que tu as du endurer à cause de moi. Merci d'avoir été là malgré tout... Se pencher un peu plus et poser un dernier baiser sur son crâne, inspirer profondément une dernière fois, et souffler, tout contre sa peau. Je t'aime Alastair... Prends soin de toi s'il te plait...

Une demi-seconde à le garder comme ça, dans un silence écrasant, avant de le relâcher et de partir en direction de sa propre chambre. La porte laissée grande ouverte, il ne comptait pas s'éterniser de toute façon, et il avait ouvert son placard. Juste le temps d'enfiler un sweat noir et il avait sorti un sac, y fourrant quelques affaires sans vraiment prêter attention à quoi. Pas important, ça ne lui servirait pas de toute façon, c'était surtout pour donner le change, pour s'occuper les mains, l'esprit, en ignorant les gouttes de sang qui tombaient sur les maigres affaires qu'il récupérait. Parce qu'il savait déjà ce qui allait se passer une fois qu'il serait dehors: sans ce rempart fait de tout ce qu'il ressentait pour Alastair, il arrêterait de lutter et laisserait la bête prendre le contrôle sans même chercher à la combattre. En l'accueillant presque à bras ouverts. Boire jusqu'à en avoir mal, sur les premiers drogués qui auraient le malheur de croiser son chemin, sans aucune précaution ou vague intérêt pour dissimuler ce qui se passait. Et s'allonger quelque part, laisser les substances dans le sang de ces autres l'emporter, et attendre que ce qu'il lui restait de vie se termine. Soleil, milice, autres vampires, ça n'avait pas d'importance. Le collier de perles colorées pendu au montant de son lit qu'il avait attrapé avant de le fourrer avec le reste dans le sac, avant de passer la bandoulière à son épaule et de rabattre sa capuche, près à traverser l'appartement pour sortir et disparaître. Parce que sans Alastair, il n'y avait plus rien pour le pousser à s'accrocher.
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Sam 21 Aoû - 2:40 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Il avait mal à en crever, d'avoir dit ces mots, et il pleurait pour essayer de faire sortir cette douleur, pour essayer de ne plus la ressentir. Mais elle refusait de s'en aller, elle refuser de quitter sa poitrine et se diffusait même, comme si son coeur avait assez mal pour qu'il le ressente dans tout son corps. Il avait envie de hurler, de douleur, de chagrin, de tout ce qu'il n'osait jamais dire ou exprimer, ce qu'il osait tout juste écrire dans ses carnets de notes. Et il voulait que ça s'arrête aussi, que cette tempête qu'il ressentait se calme ou alors qu'elle l'emporte pour de bon et ne laisse plus rien de lui. Si seulement il en avait le courage...Mais non, parce qu'Alastair était un lâche et ça, il le savait très bien lui-même. Pas capable de partir avant que ça ne dégénère. Pas capable de dire ce qu'il pensait ou de résister un peu contre Holden et ses volontés. Pas capable de s'avouer tout ce qu'il ressentait. Fuir ses émotions, c'était bien plus facile que de les assumer. Sauf qu'il se prenait une vague d'émotions en pleine face, un retour de flammes auquel il ne s'était absolument pas attendu et qui faisait bien plus mal qu'il ne l'aurait jamais imaginé. Et le pire, c'était qu'il s'attendait à se faire hurler dessus, ou quelque chose comme ça, que l'autre soit en colère, qu'il ne veuille pas qu'il parte. Parce que ça aurait tout rendu bien plus facile.

Quand il avait senti les bras se refermer sur lui et le torse froid contre son corps, il avait ouvert les yeux, surpris par cette réaction, cette proximité si soudaine et inattendue...Le vampire le serrait contre lui, encore et encore, posant même un baiser sur son crâne. Sa voix fit trembler Alastair, réveillant une nouvelle crise de larmes, remuant tout ce qu'il avait à l'intérieur de son crâne, y compris les choses du passé auxquelles il tentait de ne pas repenser, jour après jour quand il serait si facile de laisser une nouvelle crise l'emporter à nouveau. Il ne voyait plus rien, ne faisait plus que sentir ce corps contre le sien, qui tremblait aussi, avec cette voix, ce murmure qu'il n'avait pas envie d'entendre. Son nom prononcé par cette voix lui déchira un peu plus les entrailles. Et le passé qu'Holden se forçait à employer, même si il butait sur les mots, comme si il avait déjà mis ça de côté, comme si tout était déjà fini alors qu'il était encore là, qu'il le serrait dans ses bras...Mais il ne le serait bientôt plus, autant qu'il s'habitue tout de suite à se lever dans un appartement vide, sans plus aucune des petites attentions dont il avait l'habitude, sans plus entendre les bruits familiers d'un autre être vivant ici, sans plus avoir droit aux plaisanteries idiotes ou à l'humour parfois idiot qu'il appréciait tant, même si il prétendait le contraire...Sans Holden, tout simplement. Un dernier baiser, il le savait.

Et les mots étaient tombés. Comme une guillotine, tranchante et mortelle.

Son coeur avait-il raté un battement ? Peut-être. Son souffle, lui en tout cas, s'était bloqué dans sa gorge, lui faisant mal, comme ses tripes qui se tordaient, comme son coeur qui allait probablement exploser sous peu. Il était resté immobile, figé sur place, parce qu'il était totalement incapable de faire quoi que ce soit. Tout était comme gelé : son corps, son coeur, ses pensées...Pas bougé d'un pouce quand il était parti, quand l'étreinte s'était achevée sans un mot de plus. C'était tout juste si il était capable de se rendre compte de ce qui se passait, du fait qu'il ne se trouvait plus dans ses bras, qu'il était seul au milieu du salon, debout à pleurer encore pathétiquement comme l'incapable qu'il était. La toute première pensée logique qu'il eut fut "moi aussi". Et puis toutes les autres étaient arrivées en se pressant, toutes les pensées créées par les doutes, les incertitudes, la culpabilité, le fait qu'il n'était pas comme ça, que c'était son ami et rien de plus, cette sensation d'être à nouveau sale, plein de cette crasse qui ne voulait pas partir, quoi qu'il pouvait faire...Si il s'était écouté, si il avait été capable de bouger, il aurait filé dans la salle de bain, tenter encore une fois de faire partir ce sentiment en même temps que la saleté qui le maculait et qui allait inévitablement avec ce sentiment répugnant...Répugnant oui, voilà ce qu'il pensait être à cause de ces idées dans son crâne. On avait pas idée d'être comme ça hein...?

Il avait senti passer l'homme à côté de lui, alors qu'il allait vers la porte. Et il avait tendu le bras, juste assez, juste à temps, pour attraper le sien, pour attraper le tissu et le froisser entre ses doigts. Il posa son regard détrempé de larmes sur lui, espérant que sa faible poigne puisse le retenir. Mais il avait bien vite lâché. La tête lui tournait, ses forces l'abandonnaient totalement et il sentit ses jambes se dérober sous son propre poids. Il chuta, à genoux sur le parquet du salon, ses mains au sol, penché jusqu'à ce que même sa tête soit contre terre. Et il continua de pleurer, face à la réalité, face à ce qui se passait, face à ce qu'il avait déclenché par son égoïsme. Il hurla, ses poings se resserrant sur ses cheveux, ses yeux se fermant avec force, la bouche grande ouverte tournée vers le sol, laissant jaillir tout ce qu'il avait en lui...Il hurla à pleins poumons. Et quand son cri se délita parce qu'il arrivait au bout de son souffle, il inspira et hurla à nouveau alors que l'air s'échapper à nouveau de sa gorge...

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Sam 21 Aoû - 16:10 (#)



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Ils étaient lourds ces pas, mais il n'y avait pas d'autre alternative, pas d'autre issue, et c'était la tête baissée, l'esprit fixé sur sa destination qu'il était sorti de la chambre pour partir. Jamais cru que ça arriverait, que ça se finirait comme ça, et pourtant c'était ce qui se passait. Il le sentait à peine, ce sang qui coulait sur ses joues, plus grand chose en fait, son corps comme anesthésié, insensible, le monde autour si loin. Son monde, ce qu'il avait appelé chez lui, parce que c'était là qu'était Alastair, qui n'existait plus maintenant et il avait gardé les yeux au sol alors qu'il traversait le salon. Ne pas regarder ces détails qui lui rappelaient tous ces souvenirs avec lui, toutes ces petites choses qui avaient fait qu'il s'était senti si heureux ici malgré tout, juste parce que c'était là qu'il pouvait passer du temps avec lui. Ne pas le regarder lui, ses sanglots qui transperçaient ses tympans, vrillaient son cœur. C'était mieux comme ça, il serait mieux sans lui, peu importe ce que ça pouvait lui faire du moment qu'Alastair pouvait aller mieux. Plus longtemps à tenir, bientôt ça serait terminé. Plus de douleur au creux de sa poitrine, plus d'étau autour de sa gorge, plus de tremblements dans ses mains, plus rien. Juste quelques pas, et ça serait terminé.

Et pourtant il s'était arrêté quand il avait senti la prise sur le tissu couvrant son bras. Il n'aurait pas du, trop douloureux de même le regarder, mais il s'était tout de même tourné, les yeux toujours au sol, prêt à entendre ces derniers mots tout en sachant qu'il ne voulait pas, qu'il ne supporterait pas. Qui n'étaient jamais venu, ses pleurs plus oppressants alors que l'homme s'effondrait au sol. Que lui restait immobile, un instant figé avant de se rappeler ce qui devait forcément arriver. Partir, c'était de sa faute si son meilleur ami, son amour, était dans cet état. Disparaître le plus rapidement possible et le soulager de tout le mal qu'il lui faisait, une bonne fois pour toute. Le pas qu'il avait fait vers la porte, avant que le hurlement ne résonne dans la pièce, le figeant à nouveau. Que se passerait-il une fois qu'il aurait franchi la porte? Il les connaissait, les démons qui hantaient son meilleur ami, ce dont il était capable quand il se sentait au plus mal. Ce qui risquait d'arriver, qui hantait toujours certains de ses cauchemars même après toutes ces années, et qui ne pouvait arriver une nouvelle fois. Parce que ça serait probablement la dernière.

Le sac était tombé au sol, presque en même temps que ses genoux à côté de lui, alors qu'un second hurlement s'élevait dans l'air. Qu'il plaçait ses bras autour de lui, se foutant du cri qui vibrait jusque dans son crâne, et le soulevait sans effort, son corps tremblant si léger pour lui. Il ne pouvait pas le laisser, pas comme ça, pas là. Resserrer un peu ses bras autour de lui juste pour s'assurer qu'il ne tombe pas, qu'il ne risque pas de lui faire mal ou qu'il s'en fasse lui-même dans un mauvais mouvement, et faire les quelques pas qui les séparaient du canapé, juste pour récupérer le plaid qui y était toujours. Sans un mot prendre la direction de l'escalier menant à l'étage, à la terrasse, et se poser le plus délicatement possible dans l'un des fauteuils malgré les tremblements de panique qu'il sentait remonter dans ses bras, avant d'étaler le plaid sur lui. Sur eux. Juste garder Alastair contre lui en silence alors que l'air frais de l'extérieur les entourait, qu'il enfouissait son nez dans les cheveux de l'homme. Les larmes qui étaient revenues, terrifié à l'idée de ce qui aurait pu se passer s'il était effectivement parti, s'il ne l'avait pas emmené loin de tous ces produits corrosifs et dangereux. Terrifié à l'idée qu'Alastair se fasse une nouvelle fois du mal à cause de lui, et son étreinte qu'il avait légèrement resserrée autour de lui, la main qu'il avait posée sur sa nuque pour le garder tout contre lui.
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Sam 21 Aoû - 17:32 (#)

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ALASTAIR AINSLEIGH

Ça ne servait à rien, de craquer comme il le faisait à ce moment, ça ne servait à rien du tout. Parce qu'aucun de leurs problèmes ne serait jamais réglé ainsi. Mais il avait besoin de lâcher prise, il avait besoin de laisser sortir tout ce qu'il retenait depuis trop longtemps. Il n'avait même pas eu la force de parler, de dire ces choses qu'il aurait voulues dire. Juste la force de laisser tout sortir dans un cri. Puis un autre, qui s'était éteint et noyé dans ses larmes et ses sanglots. Il avait senti les bras l'entourer doucement et le soulever comme si il n'avait été qu'une brindille. Et il avait laissé faire, comme toujours, se contentant de pleurer encore, contre lui. Il avait du mal à réaliser ce qu'il se passait en réalité, les marches de l'escalier, les mouvements pour aller jusque dehors et se poser avec lui. Il avait frémi, mais n'avait pas vraiment bougé, jusqu'à ce qu'ils soient dans ce fauteuil, le plaid sur eux pour le garder du froid. Ses bras qui étaient toujours refermés contre lui, la main sur sa nuque, savoir qu'il était là, tout cela lui faisait du bien, tout cela le calmait et il s'était recroquevillé un peu plus et pressé contre son ami.

Il avait continué à pleurer un moment, mais ses sanglots avaient fini par se tarir. Pas qu'il n'était plus triste ou bouleversé, juste qu'il se calmait et parvenait à nouveau à enfermer tout cela à l'intérieur de lui. Et il avait bougé un peu la tête pour essayer de la lever, pour le regarder, voir les larmes rouges qui avaient coulé sur ses joues. Et il sentit de nouveau cette douleur à la poitrine, parce qu'il lui avait fait du mal, encore une fois. Parce qu'il était incapable de le laisser partir et vivre sa vie, loin de lui, une vie qui serait infiniment meilleure si il n'était pas là pour la lui gâcher, pour lui rappeler ce qu'il avait perdu en devenant cette chose, pour faire comme si il était toujours humain, alors que ce ne serait plus jamais le cas. « Holden... souffla-t-il doucement, sa voix toujours chevrotante. Si tu savais à quel point je suis désolé... » Il avait enfoui à nouveau la tête contre son ami, pour se cacher, pour étouffer le sanglot qui revenait à la charge. Il repensait aux mots qu'avait dit Holden, avant de partir faire son sac, en le laissant là. Ces mots qu'il n'avait jamais entendu, pas comme ça, pas venant de lui, ou de qui que ce soit d'autre d'ailleurs, à part sa mère, peut-être. Et y repenser le plongeait non seulement dans une profonde douleur mais dans un désarroi dans lequel il ne pouvait que se débattre en vain.

« Je suis...Je peux pas te laisser partir...Alors que je devrais... marmonna-t-il contre lui, sans relever de nouveau le visage. Je suis mauvais pour toi...Et je peux même pas te laisser tranquille... » Il recommença à pleurer, blotti contre lui, à espérer ne pas devoir partir de là. Il empoisonnait son ami, jour après jour, il le savait, avec ses problèmes, avec ses manies, avec sa façon d'être, sans le laisser apprendre, sans le laisser vivre. Mais le laisser s'en aller était tellement douloureux, tellement dur, comment aurait-il pu...? Il sanglota, tremblant et attrapant d'une main le tissu du vêtement d'Holden, un geste réflexe pour se rassurer et se prouver qu'il était bien là. « Je t'en supplie pardonne moi de te faire autant de mal... sanglota-t-il tout contre lui. » Il aurait fait n'importe quoi pour être pardonné, n'importe quoi pour qu'Holden oublie cette soirée désastreuse et qu'ils recommencent comme si il ne s'était rien passé. Mais comme toujours, c'était trop tard. Et il fallait ajouter un mal de plus à la liste, si longue, de tout ce qu'il lui avait déjà fait. De ce qu'il continuerait à lui faire, parce qu'il ne pouvait pas vraiment s'en empêcher, parce qu'il était comme ça, pensait-il, mauvais pour lui...

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Dim 22 Aoû - 16:32 (#)



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Parfaitement immobile, juste le garder contre lui pendant que ses pleurs se calmaient, qu'il retrouvait une respiration plus posée, que ses larmes à lui aussi finissaient par se tarir. Sans que ses peurs disparaissent réellement, il savait que ça n'était qu'un peu de temps gagné avant que tout ne recommence, avant que les tocs d'Alastair ne refassent surface, mais il n'avait pas envie de le laisser partir pour le moment. Juste profiter de sa présence dans ses bras, beaucoup trop rare, et essayer de détourner un peu le visage quand il avait senti son meilleur ami lever le sien, pour cacher au moins un peu les trainées sanglantes qui devaient maculer ses joues. Et simplement remonter un peu la main dans sa nuque quand Alastair était revenu contre lui, caressant doucement ses cheveux. Je sais... Juste un murmure, et sa tête qu'il avait appuyée contre celle de l'homme, ses bras qu'il avait un peu bougé pour mieux le serrer contre lui. Bien sûr qu'il savait, tout comme il savait que son ami ne faisait pas toujours exprès d'être comme il était, qu'il y avait bien des cicatrices et des traumatismes dont il ignorait tout malgré le temps passé ensemble.

Ses pleurs qui étaient revenus, et les mots qui allaient avec, qu'il avait envie de lui enlever pour ne plus jamais les entendre. Malgré ce qu'il lui avait dit plus tôt, ces vérités qu'il pensait être un adieu, il ne semblait pas avoir entendu ou compris. Tu n'es pas mauvais pour moi... Tu es tout ce qui me permet de tenir... Sa voix toujours basse, juste pour lui, qu'il espérait rassurante, alors que les sanglots de l'homme contre lui redoublaient. Que sa main se crispait sur son sweatshirt, et qu'il posait doucement la sienne dessus. Evidemment que je te pardonne... Même s'il n'y a rien à pardonner... Alastair avait son caractère certes, un pas toujours facile à appréhender, mais ça n'était pas de sa faute si lui s'était autant énervé, s'il avait perdu le contrôle. Enfin un peu, quelque part, mais pas directement. Excuse moi de m'être énervé comme ça sur toi... Je voulais pas... Le baiser qu'il avait posé sur son crâne, et il était resté comme ça, tout proche, se perdant une nouvelle fois dans son odeur, les yeux fermés, les paupières aussi serrées qu'il le pouvait pour ne pas laisser s'échapper les larmes qu'il sentait revenir. S'il te plait Alas', pardonne-moi...

Il aurait voulu être plus fort, au moins pour lui, mais il n'y arrivait pas. Pas ce soir, alors qu'il l'avait presque perdu une nouvelle fois, et il s'était blotti contre lui presque autant qu'Alastair le faisait, serrant sa main dans la sienne aussi doucement qu'il le pouvait, alors qu'il essayait de refouler les sanglots qu'il sentait monter dans sa gorge. Ne pars pas... Ne me laisse pas partir... Je veux pas vivre sans toi... Je peux pas... Je... Les larmes qui s'étaient remises à couler, à la simple idée que peut-être demain soir quand il se réveillerait, Alastair serait parti. Qu'il trouverait leur appartement vide, sans aucun bruit venant de l'atelier, sans aucune trace de lui. Ou pire, qu'il le trouverait dans un état bien pire que celui après cette première fois, qui l'avait envoyé pendant des mois dans un hôpital psychiatrique. S'il te plait, je ... Je veux juste être avec toi... Peu importe la manière, peu importe ce que ça demanderait, du moment qu'il pouvait continuer de l'avoir dans ce qui était maintenant sa vie. La main dans ses cheveux qui s'était légèrement crispée, sans qu'il le veuille, alors qu'il le pressait un peu plus contre lui, qu'il enfouissait son visage dans le cou d'Alastair pour murmurer. Je veux pas te perdre...
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Dim 22 Aoû - 17:57 (#)

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ALASTAIR AINSLEIGH

Il se sentait bien, contre lui, il aurait pu oublier tout ce qui n'allait pas, tout ce qui déconnait dans sa vie, dans leurs vies. Alors pourquoi fallait-il qu'il fasse tout foirer et qu'il se sente aussi coupable...? Il se sentait tout sauf à sa place, il avait cette impression que c'était quelqu'un d'autre qui aurait dû se trouver là, quelqu'un qui aurait compris Holden bien mieux que lui, qui l'aurait soutenu bien plus efficacement, qui l'aurait...Oui, qui aurait su l'aimer comme il le méritait, pensa-t-il, toujours sanglotant contre lui. Et les mots qu'il disait n'arrangeaient rien, en fait. Comment pouvait-il être ce qui lui permettait de tenir quand il était aussi ce qui le faisait craquer bien trop souvent...? Ça n'avait pas le moindre sens pour Alastair, tout comme la plupart des choses qu'il ressentait en ce moment. Il sentait cette prise sur lui qu'avait l'autre, cette volonté de ne plus le lâcher et, quand il lui dit qu'il ne pouvait vivre sans lui...Ils ne pouvaient pas, ni l'un ni l'autre, mais ce n'était pas le mieux pour eux, ça ne pouvait pas être le mieux pour eux, ils ne pouvaient pas continuer de vivre ainsi, de se faire du mal ainsi l'un à l'autre en prétendant qu'ils étaient à la fois le poison et le remède...

Il se pressait contre lui autant qu'il se pressait contre lui, jusqu'à plonger son cou et sentir son odeur. Elle lui aurait tant manqué, comme beaucoup d'autres choses qu'il appréciait sans vouloir se l'avouer véritablement. Sa peau tout court lui aurait manqué, même si elle était froide...Les yeux fermés, il inspira cette odeur, se calma à nouveau autant qu'il le put, faisant taire ses sanglots alors que ses larmes arrêtaient de rouler sur ses joues pour se perdre dans les vêtements d'Holden. Il souffla et inspira, plusieurs fois, doucement, laissant son souffle effleurer le cou du vampire. Et, au fond de lui, tout au fond de lui, il savait qu'il n'aurait pas dû. Que le plus sage aurait été de se relever, de lui dire qu'il était épuisé, ce qui était là cas, à cause de toutes ces émotions, de sa journée qu'il avait passé éveillé lui. Il aurait dû aller se coucher et dormir, se reposer un peu de tout ça. Mais ce ne fut pas ce qu'il fit. On en était même assez loin, en fait. Sa conscience se tut, l'espace d'un instant, juste le temps qu'il avance peut-être à peine plus la tête...

« Je veux pas vivre sans toi non plus... murmura-t-il, ses lèvres touchant doucement la peau. Je veux aussi être avec toi...Là, tout de suite... » Ses lèvres avaient déposé un baiser léger dans le cou, puis un autre, avec douceur. Dans ses bras, il se sentait bien, mais plus que cela, dans ses bras, il avait envie d'oublier certaines choses qu'il croyait. Peut-être était-ce la fatigue, peut-être était-ce le chagrin, ou la possibilité de le perdre, le fait qu'il avait bien failli le perdre, et ce définitivement. Peu importait exactement pourquoi il ressentait ce qu'il ressentait à cet instant, tout ce qui comptait pour lui, c'était qu'il le lui montre, qu'Holden sache qu'il voulait de lui, qu'il n'allait plus le chasser, ou projeter de partir. Ses dents s'étaient mises à mordiller, à peine, juste pour sentir le goût de sa peau sur sa langue. « Tu peux...mordre tu sais...Je...Je veux bien... chuchota-t-il dans un souffle. » Il voulait être un peu le remède, après tout le mal qu'il avait causé...Et peut-être avoir un peu mal à son tour...

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Sentir sa chaleur tout contre lui le rassurait, même s'il ne savait pas combien de temps ça durerait. Combien de temps il pourrait en profiter, alors que son ami se rapprochait un peu plus de lui. Qu'il sentait son souffle, presque brûlant sur sa peau qu'il savait glacée. Juste le garder comme ça, ses doigts toujours emmêlés dans ses cheveux, ses bras serrés autour de lui alors que lui-même enfouissait un peu plus son visage dans son cou pour respirer uniquement son odeur. Le sentir se calmer un peu plus, ses larmes s'arrêtant, les siennes faisant de même, et son souffle se faisant plus posé. Il aurait voulu pouvoir arrêter le temps et juste rester comme ça, l'un contre l'autre, jusqu'à la fin du monde, à simplement savourer ce moment de calme, d'accalmie. De paix. Juste être heureux de pouvoir serrer dans ses bras l'homme qu'il aimait plus de tout, depuis si longtemps déjà. Bien sûr il y avait cet espoir que cette fois il l'ait réellement entendu, qu'il ait compris, mais ça n'était pas très important pour le moment, l'avoir comme ça contre lui l'était.

Et puis il y avait eu la sensation de ses lèvres dans son cou, frôlant à peine sa peau, et les mots qui allaient avec, envoyant des frissons jusque dans le bas de son dos. Le léger déclic dans son esprit quand il avait compris ce qu'Alastair demandait, quand il avait senti les baisers dans son cou. Les nouveaux frissons en sentant les mordillements, et le sourire qu'il n'avait pu s'empêcher d'avoir en entendant sa demande. La prise dans ses cheveux qu'il avait affermie, à peine, pour pencher un peu plus sa tête sur son épaule et dégager son cou. Et faire ce qu'il voulait, ses dents trouvant sa peau si chaude, si attirante, sans toutefois la percer. Non, juste jouer un peu, faire battre un peu plus vite son cœur alors qu'il passait sa langue là où sa peau commençait déjà à rougir. Et recommencer, descendant dans le creux de son cou, alors que son autre main glissait dans son dos, sur le creux de ses reins, avant d'attraper sa cuisse pour le placer à califourchon au dessus de lui.

Juste le temps de s'assurer que le plaid était toujours bien sur lui, qu'elle ne risquait pas de tomber, et il avait un peu plus tiré sur ses cheveux, assez pour le faire se redresser sans lui faire réellement mal. Pour qu'il le regarde en face, alors que ses doigts quittaient leur prise pour couler sur le côté encore intact de son cou, du moins de ses intentions récentes, et s'y poser. Légèrement impérieuse, le pouce sous son menton, présente mais sans serrer. Le regarder, lui sourire, malgré ce sang qu'il savait sur son visage. L'attirer à lui, et juste l'embrasser, sa main sur sa cuisse remontant à nouveau dans le creux de son dos pour le garder près de lui. Et mordre juste un peu sa lèvre inférieure, avant de rompre le baiser. "Là" là, sur la terrasse? Revenir dans son cou et mordre un peu plus fort, encore sans rompre la peau, parsemant son cou de morsures entre jeu et envie. Dis-moi ce que tu veux, Alastair... Sa voix un peu plus basse, grondante, chargée de ce désir que l'homme était le seul à pouvoir éveiller.
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Dim 22 Aoû - 21:45 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

La sensation de la peau d'Holden était douce, délicieuse, même si elle était froide comme la pierre, ça ne comptait pas. Il avait souri en sentant la main du vampire attraper plus fermement ses cheveux. Encore plus quand il l'avait senti mordre, frémissant sous les coups de dents, qui n'étaient encore assez forts à son goût mais c'était un début. Il renvoya la culpabilité de ses pensées et de ses désirs loin dans son crâne, loin dans son inconscient, parce qu'il n'avait pas besoin de ça, là tout de suite. Il verrait bien demain pour s'en vouloir d'avoir fait ça. Pour l'instant, il ne voulait que profiter et apprécier le moment qu'il avait lui-même demandé. Il releva une main, lentement, jusqu'à ce qu'elle vienne se poser dans le cou froid, cherchant presque à se hisser un peu plus. Et il se laissa complètement faire quand l'autre l'attrapa et le mit à califourchon sur ses genoux, avant de redresser sa tête en tirant juste un peu sur les cheveux, juste comme il savait qu'Alastair aimait bien...Depuis la toute première fois qu'il avait nié, il avait toujours été une vraie poupée de chiffon entre ses mains, se laissant faire quoi que l'autre voulait, déjà avant même qu'il soit un vampire. Peut-être que ce n'était que parce qu'il avait bu ou qu'il était épuisé par Holden qui s'était nourri...Mais là, alors qu'il n'y avait ni l'un ni l'autre, il appréciait d'autant plus de ne résister à rien...

Son sourire était adorable, malgré le sang de ses larmes. Sang qu'Alastair frotta un peu des pouces en venant poser ses mains sur son visage. Il n'aimait pas voir ce sang, il n'aimait pas savoir qu'il avait pleuré. Mais il n'eut pas vraiment le temps de le voir plus longuement puisque le vampire vint se saisir de ses lèvres en l'attirant totalement à lui, en forçant dans son dos pour réduire autant que possible la distance entre eux. Il aimait ce baiser, il le rendait avec une certaine avidité, jusqu'à se faire mordre la lèvre. Un petit sourire qui commençait à se faire satisfait apparut sur ses lèvres alors que le vampire retournait dans son cou. Il aimait la moindre des morsures qu'il lui faisait, il aimait ce contact, il aimait tout ce que lui faisait ressentir l'homme et tâchait de ne penser qu'à cela, qu'à ce désir qui lui picotait le creux des reins et qui lui faisait presser un peu plus son bassin contre lui.

« Là sur la terrasse, par terre dans l'atelier, sur le canapé...Peu importe, tant que je suis à toi... avait-il soufflé, frémissant en entendant la voix grondante. Je veux...que tu me mordes vraiment...Je veux que tu me prennes, parce que je suis à toi... » Murmurer cela dans son oreille, soupirant déjà à moitié de plaisir, rien qu'avec les morsures et cette tension qu'il sentait sous ses vêtements. Ses doigts s'agrippaient à la nuque du vampire, alors qu'il embrassait le cou, l'angle de la mâchoire, qu'il mordillait le lobe de l'oreille. Il ne faisait que mettre les dents dans une tentative de défi un peu puérile mais qui l'excitait malgré tout, se dire qu'il pouvait peut-être mordre le vampire...Mais sans jamais oser malgré tout. Ce n'était pas lui mordait, ce n'était pas lui qui décidait, lui il subissait et appréciait et c'était tout ce qu'il s'apprêtait à faire...

underratedboogeyman
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Dim 22 Aoû - 23:20 (#)



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Il n'avait pas pu s'empêcher de sourire en entendant sa réponse, le son de sa voix, un peu plus électrisé par les baisers et morsures qu'il semait sur sa peau. Le mordre en retour, pas jusqu'au sang mais presque, à la naissance de son épaule et encore une fois passer une langue apaisante sur les marques qu'il venait de laisser. Sa main à nouveau dans le cou d'Alastair, un peu plus serrée cette fois, pour le ramener en face de lui et l'embrasser à nouveau, assez pour le laisser presque gémissant de frustration quand il avait rompu le baiser avec un sourire amusé. Où je veux donc... Intéressant. Il avait une petite idée en tête, évidemment, mais d'abord il était revenu dans son cou pour le mordre. Vraiment cette fois, sentant son sang au goût si unique, si parfait sur sa langue. Juste quelques secondes, rien qui le fatiguerait trop, et il avait refermé la plaie d'une myriade de baisers avant de revenir l'embrasser. De placer les mains de son amant autour de son cou, et se lever d'un coup, ses propres mains se plaçant sous son charmant petit cul. Faire les quelques pas qui les séparait du bord de la terrasse et l'asseoir sur le rebord, rompant le baiser pour revenir prendre son cou dans sa main, sentant son pouls battre plus vite sous ses doigts.

Ici par exemple? Que la moitié de la ville t'entende quand tu crieras ton plaisir? Son autre main qui était passée sous le pull qu'il portait à la recherche de sa peau, bien plus chaude que tout à l'heure déjà, passant dans son dos pour planter ses doigts dans sa peau, juste assez pour qu'il sente ses ongles, alors qu'il pressait son bassin contre le sien. Quand tu me supplieras de te finir? Revenir contre ses lèvres pour l'embrasser à nouveau, et le soulever une nouvelle fois dans ses bras, jouant avec la pression entre leurs bassins alors qu'il les amenait dans l'atelier. Qu'il l'appuyait sans aucune délicatesse contre l'une des armoires que l'homme utilisait pour ranger ses instruments de travail, quittant sa bouche pour venir souffler à son oreille. Ici peut-être... Sur l'une de tes tables, pour qu'à chaque fois que t'y travailles tu repenses à comment je t'ai pris dessus, et à quel point t'as aimé ça... Il aimait sentir son cœur s'accélérer, l'entendre battre à tout rompre alors qu'il se pressait un peu plus contre lui, juste pour lui faire sentir à quel point il le désirait. Revenir le mordre à nouveau, sans rompre la peau cette fois mais faisant rougir tout le côté de son cou sous ses attentions, passant une langue envieuse sur les marques laissées.

Et une nouvelle fois il l'avait soulevé contre lui, avant de descendre rapidement l'escalier qui menait à chez eux, retrouvant le salon sans s'y arrêter pour les amener dans la salle de bain. Un genre de retour à la case départ en somme, et il avait plaqué Alastair contre le mur carrelé, assez pour avoir les mains libres. Une qui allumait l'eau, à une température normale cette fois, pendant que l'autre caressait doucement son visage avant de revenir serrer son cou, à peine, juste assez pour qu'il le regarde bien en face. J'ai envie d'entendre tes cris résonner, alors t'as intérêt à donner de la voix... Peut-être une bonne excuse pour se débarrasser du sang sur son visage, mais ça il ne comptait pas lui dire, tout comme il préférait s'abstenir de lui confier qu'il aurait aimé moins de violence entre eux dans ces moments-là, et plus de tendresse. Comme avant, pendant ces nuits où un Alastair passablement alcoolisé venait le trouver. Un jour peut-être, mais pour le moment c'était ce qu'il voulait et il ne se faisait pas prier. Et il l'avait posé au sol, le maintenant par le cou pour s'assurer qu'il ne tombe pas avant de revenir l'embrasser, brutalement, brièvement. Déshabille-toi. Il s'était éloigné pour faire de même de son côté, se débarrassant rapidement de ses vêtements pour entrer dans la douche et lui tendre la main pour qu'il le rejoigne. Et quand il l'avait fait, il l'avait attiré contre lui, ses mains prenant son visage en coupe pour lui sourire, lui montrant ses canines qu'il savait plus pointues maintenant. Et qu'on soit clairs... Ce n'est que le premier round...
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Lun 23 Aoû - 0:28 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

La supplique avait été dite, soufflée dans son oreille avec l'espoir que ça se passe comme ça, qu'il soit encore une fois sien totalement. Il frémissait à chaque fois que les dents accrochaient sa peau, savourait chaque coup de langue pour faire disparaître les marques, avec un plaisir qu'il n'essayait nullement de cacher. Ça n'aurait servi à rien, il pouvait entendre son coeur s'affoler et son souffle devenir plus erratique. Le ton de la voix de l'homme laissait penser qu'il avait quelque chose en tête, quelque chose à laquelle Alastair s'abandonnerait totalement. Il poussa un léger gémissement en sentant la morsure, bien plus franche, qui laissa le sang couler cette fois, ses doigts s'étant soudain resserrer sur le tissu et dans les cheveux du vampire. Les yeux tournés vers le ciel nocturne, fermés, à juste savourer la morsure qui éveillait ses sens et ses envies plus encore que tout le reste qui avait précédé. A chaque fois, cela le mettait en ébullition. A chaque fois, il en redemandait. Mais ce fut si court...Et vite, il sentit les baisers pour refermer la plaie. Mais il aurait voulu que cela dure plus, il aurait voulu que le vampire en prenne bien plus, qu'il n'hésite pas, qu'il ne soit pas aussi doux...

Et à l'instant où il pensa cela, il se fit soulever comme si il ne représentait aucun poids pour Holden. Se faire emmener jusqu'au rebord alors qu'il savourait le baiser qu'on lui donnait et sentir les doigts froids qui se refermaient sur sa gorge...Il leva des yeux plein de vice vers son ami soupirant alors qu'il sentait ses ongles dans son dos pour le coller à lui...Soupirer juste un "tout ce que tu voudras" dans un souffle et il s'était à nouveau fait embrasser et soulever. Quelques pas, retourner dans l'atelier et apprécier n'être qu'une marionnette qui se faisait balader, à qui on promettait plaisirs et délices partout où ils s'arrêtaient. Pressé contre l'armoire, il laissa encore un soupire ravi sortir de ses lèvres en pensant à combien ce serait agréable de repenser à Holden en plein travail, à comment il le comblait plus que n'importe qui d'autre ne l'avait jamais fait...Son coeur battait à tout rompre, son souffle était court et il savait que ce n'était là que le début, les prémices délicieuses de la nuit à venir, il le savait. Et à nouveau les morsures, qui ne faisaient qu'affoler de plus en plus le palpitant déjà hors d'haleine. Mais l'atelier était loin d'être leur étape finale, comme il s'en rendit compte en se faisant emmener, jusque dans la salle de bain. Il ne put s'empêcher d'avoir un petit sourire avant d'être plaqué sans ménagement contre le carrelage frais.

L'ordre était clair et il ne le décevrait pas, quand il s'agissait de donner de la voix, il n'était jamais le dernier. La pression sur son cou, juste un peu, juste suffisante pour qu'il comprenne qu'il devait faire tout ce qu'il fallait. Retrouver le sol et exécuter l'ordre avec empressement, laissant au sol ses quelques vêtements pour rejoindre le vampire déjà dans la douche. L'eau chaude roulait sur sa peau en la délestant des dernières traces de froid et la proximité du corps d'Holden l'électrisait plus encore. Il ne put réprimer le sourire, une nouvelle fois, quand on lui annonça qu'il était hors de question que cela s'arrête, même après cette douche. Il se passa la langue sur les lèvres avant de mordiller l'inférieur. « Tant mieux alors... laissa-t-il échapper doucement avant de venir écraser ses lèvres contre les siennes pour un baiser un peu trop empressé, sans doute. » Il s'abandonnait totalement au vampire, comme toujours, le laissant devenir son maître, le laissant le guider sur le chemin des délices. Et il donna de la voix, oh ça oui ! A chaque morsure, à chaque caresse, à chaque mouvement franc et sans douceur. Il griffa également, en essayant de s'accrocher à ces larges épaules ou à ces bras qui le retenaient. Encore et encore. Laisser son coeur battre à tout rompre, laisser son corps montrer combien il aimait tout ce que l'autre lui faisait...Gémissements, soupirs et cris, conjugués, s'alternant, jusqu'à l'accalmie et profiter à nouveau de l'eau sur sa peau et du contact d'Holden, l'embrassant doucement dans le cou et le laissant décider de ce qui viendrait ensuite...

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Lun 23 Aoû - 22:43 (#)



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Il l'avait gardé dans ses bras, contre lui, alors que le plaisir refoulait lentement, appréciait la douceur de ses baisers sur sa peau. Il aurait pu le garder comme ça des heures, à juste profiter de cette proximité si rare et qu'il aurait voulu plus fréquente, plus naturelle. Doucement il était venu cueillir ses lèvres en un baiser tendre, passant une main dans ses cheveux mouillés, sur son visage, juste pour en savourer le contact. Pour profiter de l'accalmie avant la prochaine tempête, qu'elle soit voulu ou non. Parce qu'il savait comment était Alastair, comment lui-même pouvait être parfois quand l'animal en lui prenait le dessus, et il y aurait forcément des accrochages, des disputes. Mais pour le moment il ne voulait pas y penser, juste profiter de sa présence, de ses attentions, de ses sourires juste pour lui. Poser à nouveau un baiser sur ses lèvres, suivi d'autres sur le reste de son visage, avant de le reposer au sol un peu en dehors du jet d'eau. Tiens-toi à moi si jamais tu as du mal à tenir tout seul... Il ne lui avait pas pris tant de sang de ça, c'était surtout par rapport à la vigueur certaine qu'il avait mis dans leurs ébats, et le plaisir évident que l'homme avait eu. Et il avait attrapé l'éponge qu'Alastair utilisait pour se laver, l'imbibant de savon avant de la faire légèrement mousser sous l'eau.

Le laver de la tête aux pieds, en prenant tout son temps, en profitant pour caresser chaque parcelle de sa peau comme il le souhaitait. Mais surtout pour prendre un peu d'avance sur ce qui devait probablement commencer à revenir à l'assaut dans l'esprit de son ami, se souvenant parfaitement de ce matin-là et de l'odeur de la javel. Des tocs lié à la propreté qu'il avait bien trop souvent. Les baisers qu'il avait posé sur son torse alors qu'il se mettait à genoux devant lui pour s'occuper de ses jambes, les couvrant de mousse. Et souligner légèrement du bout des doigts les muscles de ses cuisses, de ses fesses, alors qu'il remontait. Tourne-toi. Plus demande qu'ordre, et il avait attendu qu'Alastair s'exécute pour passer l'éponge dans son dos, le massant autant qu'il le nettoyait, en prenant tout son temps, se penchant parfois pour embrasser son cou ou ses épaules. Et il avait reposé l'éponge pour prendre le shampoing et lui laver aussi les cheveux, ses doigts passant lentement sur son cuir chevelu alors qu'il le calait un peu contre lui, juste pour retrouver le plaisir de sa peau contre la sienne. Et quand il avait estimé que son amour était assez propre, il l'avait ramené sous l'eau pour le rincer méthodiquement, ses mains s'égarant parfois un peu plus longuement que nécessaire à certains endroits où il savait ses caresses appréciées.

Il avait été tenté de le faire jouir comme ça une nouvelle fois, juste avec ses mains, mais il s'était retenu et avait finalement éteint l'eau, lui faisant signe de rester au chaud dans la douche pendant qu'il sortait pour prendre sa serviette. Pour l'enrouler dedans et le sécher avec application avant de faire de même pour lui rapidement. De revenir tout contre lui et se pencher légèrement pour l'embrasser encore, avant de souffler contre ses lèvres avec un sourire amusé. Round 2? Et sans attendre sa réponse, il l'avait soulevé. Non pas dans ses bras mais sur son épaule, avant de mordiller gentiment sa hanche, ouvrant la porte pour aller directement dans sa chambre. De le jeter doucement sur son lit avant de venir se mettre au dessus de lui, bloquant ses poignets dans ses mains. J'étais sérieux tout à l'heure tu sais... Pour tout ce qu'il avait dit avant de partir faire son sac, et avant aussi. Et bien entendu pour ce qu'il ressentait pour lui, mais ça n'était pas le sujet. A partir de maintenant, je ne me nourrirais sur toi que si c'est ce que tu veux. Pareil pour tout le reste. Son corps qu'il avait pressé un peu plus contre le sien, et sourire en retrouvant le plaisir de sa chaleur contre lui. Dis-moi ce qui te ferait plaisir, là tout de suite. Se baisser légèrement, pour venir mordiller le lobe de son oreille avant d'y murmurer. Dans les détails, j'adore t'entendre dire ce genre de choses...
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Mar 24 Aoû - 0:58 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

La chaleur de l'eau lui faisait du bien, autant qu'être tout près d'Holden et ne pas le lâcher. Quand ses pieds retrouvèrent le sol, ils n'étaient pas très assurés, il fallait bien dire qu'il était encore haletant et il se tint un peu au vampire, autant pour ne pas tomber que pour continuer d'être à son contact. Il avait un grand sourire en le regardant faire, prendre l'éponge et commencer à la faire mousser, tout ça pour le savonner. Il se laissa faire, frotter partout, le caresser au passage, appréciant qu'il fasse ça avec une telle douceur, une telle tendresse après ce qui venait de se passer...Cela lui faisait du bien, étrangement, il ne pensait pas du tout à ses travers à cet instant, il ne pensait qu'à profiter du moment présent et de la présence d'Holden alors qu'il aurait pu être parti...Il se tourna quand Holden le lui demanda, toujours son petit sourire sur les lèvres. C'était étrange de se sentir chouchouté de la sorte par son ami, le sentir le laver comme ça, l'embrasser parfois. Jusqu'à ce que les caresses reprennent et qu'il sente à nouveau sa peau sur la sienne. Il avait mis la tête en arrière, la posant contre lui en soupirant, haletant à nouveau un peu plus alors qu'il avait retrouvé son souffle un peu avant...

Mais il avait finalement senti l'eau s'arrêter, son ami sortir de la douche...C'était déjà fini, voilà quelque chose de dommage. Mais il fallait avouer que la serviette moelleuse et toute l'attention mise dans le séchage était aussi tout aussi agréable que le lavage dans la douche. Sans parler du baiser, lui aussi agréable et doux, et il répondit à son sourire avec un autre, encore. Et avant même qu'il ait pu dire quoi que ce soit à la question qu'il lui posait, il sentit que le vampire le soulevait du sol pour le prendre sur son épaule. Alastair avait laissé échapper un éclat de rire mais n'avait pas opposé la moindre résistance, se laissant emporter jusqu'à la chambre de son ami. Il laissa un autre rire quitter sa gorge en sentant les dents sur sa hanche, ce n'était que pour rire et ça marchait bien. Quoi qu'il aurait pu mordre bien plus, il n'aurait pas dit non, comme toujours...Mais il ne disait pas non à se faire jeter sur le lit et avoir un Holden sur lui, qui lui maintenait les mains et lui souriait délicieusement. Il ne disait jamais non à cela...Et il ne dirait jamais non à ce que le vampire se nourrisse sur lui, il devait bien le savoir, au fond, même si il se sentait obligé de préciser...Et si Alastair repensa un instant à ce qu'il avait dit, à ces mots qu'il avait utilisés...

Fort heureusement, la pression de ce corps sur le sien lui enleva de la tête toutes ces pensées qu'il ne voulait pas avoir, là maintenant. Non, là maintenant, il avait tout autre chose en tête et c'était bien plus plaisant que toutes les questions qu'il se posait. Il sourit en se mordillant la lèvre. « Ce qui me ferait plaisir là tout de suite...? répéta-t-il sur un petit ton amusé. C'est difficile, tu sais... » Il bougeait doucement le bassin, juste pour frotter un peu plus sa peau contre la sienne, puisqu'on l'empêchait de bouger ses mains pour le caresser ou s'accrocher à ses épaules. Il se passa la langue sur les lèvres avant de murmurer doucement : « Je veux que tu mettes ta main sur ma gorge, je veux que tu serres...Je veux que tu me fasses jouir juste avec ça, juste en me mordant...Juste parce que c'est toi et que t'es le seul à pouvoir le faire... » Il en était presque déjà fébrile à l'idée de ce qui allait suivre, de ce que le vampire allait lui faire, de ce qu'il allait éprouver entre ses mains si expertes...

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