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Midnight lights | Holden

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Mar 24 Aoû - 20:57 (#)



Midnight Lights
Carving or biting, we bleed for keeps Out of control, into the cold, hell repeats God, I'm starving, spreading me thin Buying a story, my soul is for sale Trust is such an arrogant thing

Sourire, amusé, alors qu'il le sentait remuer légèrement sous lui, se mouvoir légèrement pour que certaines parties de leurs anatomies soient en contact, faisant remonter un long frisson le long de sa colonne vertébrale. Resserrer légèrement sa prise sur ses poignets en écoutant ce qu'Alastair voulait, et sourire un peu plus parce qu'il adorait vraiment l'entendre exprimer ses envies clairement, sans même parler de la réaction dans son bas-ventre. Dans sa poitrine aussi, quand il avait confirmé qu'il était le seul à pouvoir le faire. Se redresser un peu, se pressant un peu plus contre lui, avant de venir poser un baiser sur le bout de son nez. Déjà une bonne idée de la façon dont il allait faire exactement ce qu'il lui demandait, mais il y avait encore un détail important, un sans lequel il ne ferait rien. Et doucement il avait relâché ses poignets pour venir caresser sa joue, avec cette tendresse qu'il avait tant envie d'avoir avec lui. Utilise le safe word si c'est trop. Pas envie de te faire du mal, juste te donner tout le plaisir possible. Passer une main dans les cheveux de son meilleur ami, dégageant son front pour y poser un baiser, avant de se déplacer, à genoux à côté de lui.

Ses mains qui étaient passées lentement sur le torse de l'homme, jouant avec la sensibilité de sa peau, avant que la dextre ne vienne se positionner sur sa gorge, ses doigts se plaçant aux endroits appropriés. Très pratique d'être médecin et d'avoir de solides connaissances en anatomie dans ce genre de situations, et il avait juste appliqué une légère pression alors que sa bouche rejoignait la peau offerte. Jouer de ses lèvres, de sa langue et de ses dents alors qu'il descendait lentement, jusqu'à arriver au niveau de la veine qui l'intéressait. Faire le nécessaire pour qu'elle soit plus visible, plus irriguée, pendant que ses doigts se resserraient un peu plus, les réactions d'Alastair guidant chacune de ses attentions. Sentir son odeur malgré la douche qu'ils venaient de prendre et accélérer ses mouvements, serrer un peu plus, toujours plus, tout en veillant que son amour ne risquait rien. Et quand le moment était venu, il avait percé d'une canine la veine dorsale superficielle, sentant le sang se répandre dans sa bouche, suivi d'autre chose, alors que le corps d'Alastair était secoué par le plaisir intense, qu'il maintenait encore quelques secondes la prise sur sa gorge avant de relâcher pour juste caresser doucement son torse. Qu'il passait sa langue là où il avait mordu, autant pour cicatriser la petite plaie que pour faire disparaitre les dernières traces de son plaisir.

Et il s'était allongé contre lui avant de l'attirer dans ses bras, posant de légers baisers sur son front et ses cheveux pendant que son ami reprenait ses esprits. Juste caresser doucement son bras, son flanc, et savourant sa chaleur tout contre lui même s'il savait que son propre corps avait du se réchauffer un peu avec l'apport de nouveau sang. Qu'il guettait son pouls, sa respiration, et venait capturer ses jambes de la sienne pour le rapprocher un peu plus de lui. Ignorer soigneusement l'effet que ça lui avait fait aussi, ça n'était pas important, Alastair et son plaisir oui. Satisfait? Le sourire entre tendresse et amusement, et le nouveau baiser qu'il avait posé sur son front, avant de murmurer tout contre sa peau. Sinon je peux recommencer hein... Vu son rythme cardiaque il doutait que l'homme soit prêt à refaire ça tout de suite, mais ça n'était pas très important pour le moment. Non ce qui l'était c'était qu'il pouvait le serrer dans ses bras et être juste bien tout contre lui, qu'il pouvait le sentir si proche, son souffle et sa chaleur contre sa peau. Qu'il pouvait profiter de ce moment infiniment doux, et caresser lentement son corps comme il en avait envie si souvent.
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Jeu 26 Aoû - 0:08 (#)

Midnight lights
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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Laisser à son ami le total contrôle, c'était ce qu'il faisait de mieux, dans ces moments-là, mais c'était aussi là qu'il appréciait le plus tout ce qui se passait. Le laisser faire, le laisser contrôler son plaisir, son corps, et juste profiter de tout ce qu'il avait à lui offrir. Et il agissait avec tellement de douceur, tellement de tendresse, cela faisait sourire Alastair, distraitement, parce qu'il aimait le voir ainsi. Il acquiesça doucement, continuant de le caresser du regard aussi tendrement que l'autre le regardait. Sentir la main qui se posait sur sa gorge, sachant parfaitement où se mettre, comment appuyer, comment comprimer...Son souffle qui se faisait plus difficile et son corps qui commençait à se tendre, sous l'effet de cette main qui faisait pression mais auss sous celui de cette bouche qui se faisait aventureuse et savait parfaitement quoi faire. Il laissait faire, il s'abandonnait totalement au vampire, haletant difficilement, se cambrant à mesure que la bouche faisait son chemin sur sa peau. Il en voulait plus et il en aurait plus, il le savait bien. La pression sur sa gorge déclenchait des picotements agréables dans son bas-ventre, mettant aux abois ses sens. Ses gémissements restaient bloqués dans sa gorge mais ses mouvements en disaient bien assez long sur ce qu'il éprouvait, sur ce qu'il lui faisait sentir, le vampire si adroit...

Jusqu'à la morsure. Dans un cri qui resta silencieux, savourer cette exquise douleur, la sentir remonter, s'insinuer partout, jusque dans son crâne déjà affolé par tout ce que ses sens ressentaient, par la main sur sa gorge...Et la délivrance bienvenue, avec toute l'extase qu'elle apportait. Reprendre son souffle en sentant la main s'enlever, caresser doucement son torse qui se soulevait et s'abaissait rapidement. Ne pas réaliser grand chose d'autre au travers du brouillard de plaisir dans lequel il nageait encore, jusqu'à ce qu'Holden vienne à côté de lui et l'attire dans ses bras. Retrouver peu à peu la maîtrise de ses sens, et il releva les yeux vers lui en se laissant totalement caresser et embrasser. Il rit un peu en entendant son ami, il haletait toujours et avait certainement besoin d'un petit temps avant de remettre ça... « Et toi alors...? souffla-t-il doucement en continuant de chercher son souffle quelques instants. Pas envie d'être le seul à apprécier pleinement la nuit, tu sais... » Il s'était mis à embrasser ce qu'il pouvait embrasser, n'importe quel morceau de peau qui tombait sous ses lèvres, mordillant même quand il le pouvait.

Il était prêt à faire tout ce que son ami lui demanderait, il était prêt à baiser toute sa peau comme il le faisait là, parce qu'il voulait lui faire plaisir autant que l'autre lui avait fait plaisir. Mais il était aussi particulièrement bien, logé là, le laissant passer ses mains sur lui doucement, lentement...Il aimait ces caresses, il aimait ce moment, il aimait cette intimité. Même si, quelque part au fond de lui, il y avait quelque chose, quelque chose qui ne cessait de lui répéter que ce n'était pas bien, qu'il ne devrait pas, qu'il devrait filer de là tout de suite, se sentant coupable d'avoir fait ça, assez pour se faire du mal sans même le vouloir ou s'en rendre compte en essayant d'effacer cette terrible culpabilité...Parce qu'elle était toujours si proche de son esprit, si proche de sa conscience, cette culpabilité...Et en pensant à tout cela, il avait arrêter un moment d'embrasser cette peau délicieuse, perturbé par ses propres pensées. Et il releva encore une fois le regard vers Holden, vers ce visage qu'il aimait regarder, et sourit, juste parce qu'il pouvait le regarder et, surtout, le voir si proche de lui, si paisible après toute cette tension qu'il y avait vue plus tôt....

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Ven 27 Aoû - 0:18 (#)



Midnight Lights
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Un léger rire quand il avait entendu Alastair s'inquiéter de son plaisir, avant de poser un nouveau baiser sur son front, sa main remontant dans le dos de l'homme pour caresser lentement sa peau et le rapprocher un peu plus de lui. Bien sûr que ça viendrait, il n'avait aucune envie que cette nuit, et surtout ce qui se passait entre eux, s'arrête, mais il préférait attendre un peu. Savourer sa présence, la sensation de ses baisers sur sa peau, celle de ses dents aussi parfois, et continuer de parcourir sa peau du bout des doigts. Quelque part il aurait aimé qu'ils parlent de ce qu'il lui avait dit plus tôt, quand il lui avait confié ce qu'il ressentait pour lui, mais il ne voulait pas briser ce qui se passait maintenant. Tout comme il préférait éviter ce qui risquait d'arriver, apprendre que ça n'était pas réciproque, même si dans ces moments il avait l'impression que ça l'était. Peut-être c'était mieux de rester dans cette illusion de bonheur tant qu'elle durait, et juste en profiter autant que possible, tant qu'il le pouvait. Et quand il avait remarqué l'absence de nouveaux baisers sur la peau et le mouvement de la tête de l'homme sur son bras, il avait légèrement baissé la sienne.

Sourit en retour, avant de poser un doigt sous son menton pour le relever encore un peu, et venir l'embrasser doucement, du bout des lèvres. Sentir son propre coeur s'emballer un peu, et approfondir le baiser avant de reculer avec un sourire un peu plus présent. Si tu penses que tu peux tenir, j'ai bien une idée... Il savait qu'il ne lui avait pas pris tant que ça, mais il savait aussi que son plaisir avait été plutôt violent, autant que ce qui s'était passé sous la douche, et il n'avait pas vraiment envie de l'épuiser non plus. Enfin pas comme ça. Que tu viennes au dessus de moi, et que je puisse te regarder pendant que tu te sers de moi pour te faire jouir... Sa main qui était descendue sur sa hanche, ses doigts s'enfonçant légèrement dans sa peau tendre, juste pour rapprocher un peu plus leurs bassins et lui faire sentir son désir toujours bien présent. Juste te regarder faire, sans te toucher, juste y penser ça me rend dingue... Et ça devait se remarquer plus bas, mais il ne comptait pas le lui cacher de toute façon. Mais je préfère que tu reprennes quelques forces avant. Faudrait que tu...

Et écarquiller les yeux, en réalisant ce qu'il avait complètement oublié avec leur dispute et ce qui avait suivi. T'as pas mangé ce soir! C'était de sa faute, s'il n'avait pas perdu le contrôle pour rien, ils seraient allés au cinéma comme l'avait voulu Alastair, et il aurait eu un vrai repas sur le chemin. Le rapprochant de lui jusqu'à ce que leurs peaux soient collées l'une à l'autre, il avait enfoui son visage dans son cou. Excuse-moi... J'avais complètement oublié... Si tu veux je peux te préparer quelque chose... Ou commander pour le faire livrer... Tout ce que tu veux... Il savait que ça risquait de mettre fin à ce qu'il y avait entre eux là tout de suite, qu'une fois qu'ils ne seraient plus l'un contre l'autre les choses reviendraient à la normale et qu'il n'aurait plus le droit de l'avoir comme ça avant un moment, que les manies de son ami risquaient de revenir à la charge, mais sa santé d'Alastair était bien plus importante que ses désirs ou ses sentiments. Pourtant il le serrait un peu plus dans ses bras, n'ayant pas encore envie de le laisser partir loin de lui.
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Ven 27 Aoû - 13:49 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Juste sourire parce qu'il était encore là, parce qu'il n'avait pas fichu le camp après leur dispute, ça faisait du bien. Même si il l'avait dit, même si il avait pu le penser, Alastair ne voulait pas être seul, il ne voulait pas et ne savait même pas si il serait capable de vivre seul, sans Holden à ses côtés. Cela faisait bien trop longtemps et il n'avait jamais vécu vraiment seul, à devoir se débrouiller par lui-même entièrement. Mais ça ne serait pas le cas. Du moins, jusqu'à la prochaine dispute entre eux. Et comment avait été celle-là, il ne doutait pas que la prochaine serait d'autant plus explosive, à chaque nouvelle fois, c'était pire. Il ne voulait pas qu'il y ait une prochaine fois, il ferait attention, il voulait se le promettre, là, en regardant le visage souriant du vampire, juste avant qu'il ne l'embrasse du bout des lèvres. Mais ça n'était pas assez, juste le bout des lèvres, même Alastair en demandait plus. Peut-être même à d'autres niveaux qu'un simple baiser. Il sourit en écoutant la proposition, l'idée lui plaisait aussi, il s'apprêtait même pas lui quand Holden s'exclama.

Il avait entièrement raison. Avec tout ça, il n'avait pas pensé à manger. Pas si exceptionnel que ça, en soi, mais entre les efforts, le sang pris et la faim...Oui, effectivement, ça commençait peut-être à faire un peu beaucoup, un peu trop, peut-être, pour un Alastair qui n'était déjà clairement pas dans une forme physique olympique. Mais à sentir le vampire contre lui ainsi, à sentir son visage enfoui dans son cou comme ça...Il n'avait pas vraiment envie de le laisser partir pour faire à manger, ou même commander quelque chose, il avait plutôt envie d'attendre, se dire qu'il mangerait après, qu'il n'y avait pas d'urgence à ce qu'il mange maintenant...Et après tout, c'était vrai. Il se sentait fatigué, peut-être oui, mais pas à ce point, pas faible au point de s'évanouir sur Holden. Il souriait donc, profitant encore un peu du contact de leurs peaux l'une contre l'autre et murmura doucement : « Tout va bien, je mangerai après. »

Repousser le vampire, assez pour rouler un peu avec lui et que son corps massif se retrouver sous le sien, bien moins imposant et lourd. Les mains posées sur son torse, il était venu l'embrasser, avant de se redresser complètement. Leurs peaux qui continuaient de se toucher, électrisant la sienne complètement. Ses mains caressaient, son corps bougeait doucement, juste ce qu'il fallait et son souffle suivait le mouvement, peut-être un peu plus haletant que ce qu'il aurait dû, mais ce n'était que grâce à l'attente de ce qui allait suivre, des plaisirs qui allaient arriver...Se laisser glisser lentement, gémissant un peu plus au fur et à mesure, laisser son corps faire sans plus penser à rien d'autre qu'à la sensation que cela provoquait en lui, ses doigts qui s'étaient un peu crispées sur la peau de l'autre...Il avait fermé les yeux, sa tête basculant en arrière, juste être guidé par ce picotement dans sa peau, ses sens qui lui envoyaient tant de messages que son cerveau suivait à peine, entre douleur, plaisir, joie et peine. Pas bien longtemps, parce qu'il ne pouvait pas, parce que se retenir n'avait jamais été son fort, et pousser un cri de pur plaisir, avant de rester là un moment, cherchant un souffle qui ne voulait pas revenir. Et puis retomber, revenir déposer son corps contre celui d'Holden et juste profiter de cette présence, encore une fois. Il aurait presque pu s'endormir comme ça...

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Sam 28 Aoû - 22:47 (#)



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Et malgré son inquiétude, cette culpabilité qu'il ne cessait de ressentir à chaque fois qu'il avait la nette impression de trop demander, trop vouloir, il s'était senti rassuré quand Alastair lui avait dit que ça allait. Et il s'était laissé repousser sur le dos, l'emportant avec lui pour qu'il se retrouve au dessus. Les légers frissons alors qu'il sentait son poids comme ça, plus encore avec ses mains sur son torse, le baiser où il avait profité de ces quelques instants pour glisser ses mains dans les cheveux de l'homme, le gardant juste un peu contre lui quelques secondes de plus. Se placer un peu mieux alors que l'homme se redressait, calant mieux l'oreiller sous sa tête pour pouvoir tout voir comme il le voulait, les mains sagement posées sur le matelas loin de ses jambes malgré l'envie de les caresser. Mais c'était ce qu'il avait demandé, et il aimait assez la légère frustration qui allait avec.

Son regard ne quittait pas Alastair, chacun de ses mouvements sur lui, alors que le plaisir qu'il lui donnait se faisait plus fort, plus intense, lié entièrement à celui qu'il le voyait prendre. Au plaisir de le laisser choisir le rythme et l'intensité, d'être juste le support pour ses envies. Et il avait du faire un effort pour ne pas venir attraper ses hanches, pour ne pas se redresser pour l'embrasser ou parcourir son torse offert de baisers, enfonçant les mains de chaque côté de sa tête dans l'oreiller pour les retenir, les empêcher de retrouver la peau de son amour. Se retenir de se cambrer, alors qu'il mordait sa propre lèvre pour ne pas laisser échapper les bruits de son propre plaisir. Et le regarder, les yeux fermés, la tête en arrière, les gémissements qui s'échappaient de sa bouche entrouverte, l'une des plus belles choses qu'il ait jamais vu. Non, la plus belle, la plus excitante aussi, et il avait du s'agripper à la tête du lit, son plaisir de plus en plus intense, au rythme des hanches de l'homme au dessus de lui.

Et quand le moment était arrivé, quand il l'avait senti se crisper tout autour de lui alors qu'un cri de pur plaisir lui échappait, il n'avait pas pu retenir ses hanches, poussant un peu plus plus en lui dans les derniers instants de la délivrance, le souffle coupé par l'intensité, l'esprit embrumé par l'extase. Les frissons électrisant en retrouvant sa peau quand il était revenu contre lui, et détacher ses mains du bois pour le serrer dans ses bras, la respiration aussi affolée que la sienne. Juste l'avoir contre lui, et poser une multitude de baisers sur chaque endroit accessible. Les mots qu'il voulait lui redire au bord des lèvres, qu'il savait qu'il devait retenir parce qu'il savait que ça n'était pas réciproque même si les apparences pouvaient faire penser au contraire. Qu'Alastair n'en était tout simplement pas là. Et la peur de se retrouver confronté à la réalité, à la douleur qui viendrait quand il se la prendrait en plein visage. Et pourtant il n'y avait rien de plus vrai en cet instant, rien de plus sincère et réel. L'un de ses bras qui avait relâché son étreinte, sa main qui avait caressé la joue de son meilleur ami avant de lui faire doucement relever le visage, et une fois qu'il avait pu se plonger dans son regard, il lui avait sourit. Je t'aime.
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Dim 29 Aoû - 12:29 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Allongé là, tout contre lui, il ne ressentait qu'une certaine forme de paix. Il était tout simplement bien, tout simplement avec lui et se moquait du reste. Il aimait sentir ses bras sur lui, ses mains qui parcouraient sa peau, son souffle, ses baisers...Cette douceur dans les gestes, dans les mouvements, c'était plus agréable que jamais. Parce qu'il avait été en colère, parce qu'il avait été à deux doigts de partir, parce qu'Alastair avait failli tout flanquer par terre par pur égoïsme et qu'il ne s'en était rendu compte qu'à la dernière seconde...Si il avait été trop tard, qui pouvait dire ce qu'il aurait fait, comment il aurait agi, la violence dont il aurait pu faire preuve envers lui-même, sans même s'en rendre compte...Et puis, alors que ses pensées se perdaient dans les méandres de son esprit, sentir la main d'Holden, venir caresser son visage mais pas uniquement, le relever aussi, pour que leurs regards se croisent, pour qu'ils s'accrochent et qu'ils plongent les yeux dans les siens avant de sourire et...

Il en avait eu le souffle coupé. Parce qu'il avait entendu les mots, tout à l'heure, il les avait entendus mais ne les avait pas réellement intégrés. Maintenant, c'était différent. Il y avait ces mots, là, qui flottaient dans l'air, qu'il venait de prononcer, les yeux dans les yeux, au milieu de ce moment de pure tendresse et...Il ne savait pas quoi en penser. En fait, c'était même plus que cela. Il se sentait paralysé, complètement incapable de réagir, frappé par une réalité qu'il ne voulait pas voir, qu'il ne voulait même pas imaginer. Mais qui était pourtant là. Il regardait les yeux d'Holden, à la limite de la panique, y cherchant quelque chose sans même savoir quoi. Son coeur s'était accéléré alors que sa respiration reprenait, haletante, mais pas pour les bonnes raisons cette fois. Parce qu'il avait peur, réellement peur de ce que cela voulait dire, de pourquoi Holden était encore et toujours là après toutes ces années, pourquoi il n'était pas parti tout à l'heure, pourquoi il supportait sans rien dire tout ce que pouvait lui faire Alastair. Et il ne voulait pas. Il ne voulait pas qu'il y ait ça parce que...Parce qu'il ne pouvait pas !

Toutes ces pensées qu'il avait tâchées d'éloigner de sa conscience depuis qu'Holden avait choisi de rester, toutes ces pensées lui revinrent en plein visage, émergeant dans sa conscience comme des ilôts sortaient des flots...Il l'avait repoussé, pour s'écarter, pour essayer de se dire que ce n'était pas arrivé, pour se relever et se prendre la tête dans les mains. Il était agité, il regardait autour d'un air un peu fou et semblait même presque à deux doigts des larmes, encore une fois. Tout ce qui flottait dans sa conscience à l'heure actuelle était ces quelques petits mots : "je n'aurais pas dû, je suis vraiment immonde". Des mots qu'il pensait réellement, des mots auxquels il croyait parce qu'il les avait beaucoup trop entendus. Agité ainsi, il n'y avait qu'une chose pour le calmer et il était déjà parti, se dirigeant vers la salle de bain de ses pas empressés. Pour tout dire, il était à la limite de la compréhension de ses propres actes, guidés juste par un morceau de conscience assez puissant pour se dire qu'il devait rectifier ce qui s'était passé, qu'il devait l'effacer d'une manière ou d'une autre, même plus vraiment lucide, plus vraiment capable de réflexion. Ni même de se rendre compte qu'il allait encore faire de la peine à Holden...

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Dim 29 Aoû - 19:52 (#)



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Aucune envie de l'écouter, cette petite voix à l'arrière de son crâne qui lui disait qu'il aurait mieux fait de se taire. Parce que dire la vérité maintenant et non pas quand il était sur le point de partir comme il l'avait fait plus tôt, ça lui semblait important. Parce qu'il voulait que l'homme dans ses bras sache ce qu'il ressentait pour lui, et que ça n'était pas juste des mots comme ça pour le faire revenir sur ce qui avait été dit pendant leur dispute, ou pour le pousser à le laisser rester. Non, juste la vérité, sincère, et les sentiments bien réels qu'il avait tu pendant bien trop longtemps déjà. Peut-être que ça aurait changé bien des choses par le passé s'il les avait dit plus tôt, peut-être que les choses auraient été différentes s'il avait eu le courage de s'exprimer au lieu de garder le silence comme il l'avait fait toutes ces années, mais peut-être qu'il était aussi temps que les choses changent maintenant, comme il le lui avait dit plus tôt. Et pendant un instant, juste plongé dans le regard de l'homme qu'il aimait tant, à lui sourire parce qu'il était juste heureux avec lui comme ça, il avait pensé que ça irait.

Et même s'il s'était attendu à une réaction qui n'était pas celle qu'il aurait souhaité, voir comment Alastair avait pris ses mots faisait mal. L'inquiétait aussi, surtout quand il l'avait repoussé pour se redresser, alors que son rythme cardiaque à nouveau affolé résonnait jusque dans ses oreilles, mêlé à sa respiration à nouveau accélérée. Alas'... Qu'est-ce... Sa voix qui s'était éteinte dans sa gorge, serrée, alors qu'il voyait le comportement de son meilleur ami, un peu plus erratique, perdu. Il s'était redressé aussi, assis sur le lit bien trop loin de lui, résistant sans trop savoir pourquoi à l'envie de le ramener près de lui, dans ses bras. De le serrer contre lui, de lui murmurer que tout allait bien. Qu'est-ce qui ne va pas? Murmuré plutôt qu'avec une voix normale, à cause de cette peur instinctive de le faire un peu plus fuir, qui s'était pourtant réalisée. Le regarder se lever, bien plus rapidement qu'il ne l'aurait cru, et partir à toute vitesse de la chambre, alors qu'il restait immobile, hésitant sur ce qu'il devait faire. Sur ce qu'il pouvait faire. Avant de finalement se décider quand il avait entendu la porte de la salle de bain, se levant d'un coup pour le rejoindre aussi vite qu'il le pouvait.

Il avait ouvert la porte à la volée, sans même réaliser qu'il l'avait envoyée claquer contre le mur, la panique de voir se reproduire ce qui était déjà arrivé embrumant son esprit. Alastair, arrête. Venir tout près de lui, et prendre son visage entre ses mains pour le forcer à le regarder, et se plonger dans son regard, sans savoir ce qu'il devait y chercher ou quelles réponses il pourrait bien y trouver. Parle-moi. Dis-moi ce qui ne va pas, ce que j'ai fait ou dit qui ne va pas. La peur qu'il pouvait entendre dans sa propre voix, et le retour de cette peur qui lui tordait le ventre, la même qu'il avait eu des années auparavant quand l'odeur de la Javel emplissait leur appartement d'alors. Les joues de l'homme qu'il avait caressé de ses pouces avant de l'attirer contre lui, de le serrer dans ses bras. Pas fort, il n'aurait aucun mal à s'en extraire s'il le voulait, mais il espérait que ça n'arriverait pas. S'il te plait Alastair, je ne peux pas changer ou essayer de t'aider si je ne sais pas ce qui ne va pas... Et il savait que c'était de sa faute, parce que cette nouvelle crise était arrivée quand il était dans ses bras. Quand il lui avait dit ce qu'il ressentait, et qu'il aurait du taire. Si c'est ce que j'ai dit, je ne le dirais plus... J'aurais pas du, je suis désolé...
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Dim 29 Aoû - 21:08 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Sentir quand on perdait pied et qu'on laissait quelque chose d'autre prendre le dessus, c'était inquiétant, ça vous collait une panique difficilement explicable quand on ne savait pas de quoi il était question. Et Alastair ressentait cela en ce moment. La panique de ce qui se passait en lui, celle à cause de ce qu'avait dit son ami, celle de savoir qu'il pourrait se laisser totalement submerger par ce qu'il avait en lui et qu'il ne contrôlait qu'à peine, comme Holden avait pu le voir en début de soirée...Il aurait aimé croire qu'il contrôlait, qu'il n'y aurait plus jamais d'épisode à l'hôpital, mais au fond, il savait bien que ce n'était qu'un espoir vain et inutile. Il ne contrôlerait jamais cette partie de lui, il ne pourrait jamais arrêter d'être ce qu'il était, juste vaguement lutter contre quand il le fallait. Mais pas ce soir. Pas après ces mots qu'il ne voulait pas entendre dans la bouche du vampire. Pas là comme ça alors qu'il se sentait déjà assez perdu au milieu de ses propres sentiments...Et il était parti. Parce que la fuite était plus simple, plus sûre, plus douce. Fuir Holden et aller se réfugier dans un endroit où il aurait aimé ne rien craindre. Sauf que si. Parce que là, où qu'il pose les yeux dans cet appartement, il repensait à Holden, à ce qu'il avait dit, à ce qu'il éprouvait en pensant à lui, à ce qui s'était passé, dans la douche, dans la chambre, ou même sur la terrasse...Il n'avait pas d'échappatoire et il se sentait piégé, dans une cage qu'il aurait lui-même bâtie, faite de ses propres souvenirs et émotions...

Il avait ignoré la voix d'Holden, allant juste dans la salle de bain et posant ses mains sur le lavabo, la tête basse, cherchant à éviter son reflet dans le miroir mais ne pouvant pas le faire indéfiniment. Il releva les yeux et il vit sa figure maussade, son regard vide, il se faisait peur à lui-même. Et puis la porte claqua contre le mur et il se retourna, à peine le temps de voir la silhouette du vampire qui entrait et venait prendre son visage entre ses mains. Forcé de regarder, forcé de le voir alors qu'il aurait voulu être ailleurs. Et de l'entendre également. Il avait envie de hurler, de lui dire de le lâcher, de s'écarter. Mais il se contenta de le regarder, de sentir ses yeux s'embuer de larmes qu'il n'essaya même pas de retenir. Encore moins quand l'autre l'attrapa pour le prendre dans ses bras. Pleurer un instant, l'entendre dire qu'il était désolé, comme si cela effaçait quoi que ce soit, retirait ce qui avait été dit ou fait, comme si cela allait le faire se sentir mieux alors qu'il était au plus mal et qu'il luttait pour ne pas entendre les murmures dans son crâne qui lui soufflaient que ce qu'il était était contre-nature.

Il s'écarta d'Holden, serrant un peu les mâchoires et essayant d'arrêter de pleurer encore, se frottant les yeux d'un revers de la main. « T'es désolé. T'es toujours désolé. Mais être désolé, ça change rien... annonça-t-il, la voix encore un peu tremblante. Être désolé, ça change pas ce qui s'est passé, que c'est pas bien, que ça devrait pas se passer, qu'on est ami et que...que c'est pas comme ça que ça marche ! » Son esprit se voulait rationnel, il voulait continuer de croire aux vérités qu'on lui avait dites, de croire que cette relation avec son ami devait rester celle de deux amis, justement. Et ce même si il sentait au fond de lui quelque chose qui n'avait rien à voir, outre le plaisir manifeste qu'il prenait quand il oubliait la frontière si mince entre bien et mal. « Je suis pas comme ça ! asséna-t-il en parlant fort, en essayant de se convaincre autant qu'il voulait qu'Holden comprenne. Je suis normal, moi, je suis pas comme toi ou comme Darius ! Je suis quelqu'un de normal ! » Il avait presque hurlé la dernière phrase, pour qu'elle rentre dans son crâne encore une fois, et il s'était remis à pleurer, reculant jusqu'à s'appuyer sur le lavabo, une main sur le visage. Il était secoué de tremblements et avait une main crispé sur le bord de la vasque, il aurait pu hurler encore mais ses forces commençaient à l'abandonner et il le sentait...

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Dim 29 Aoû - 23:01 (#)



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Le sentir fuir ses bras, s'éloigner, lui avait fait du mal bien sûr, mais pas plus que de voir l'air sur son visage, les larmes qu'il essayait d'essuyer. Les mots qui résonnaient sur les murs de la salle de bain, lui transperçant le cœur et serrant un peu plus sa gorge, et il n'avait pas bougé. Juste écouter, et petit à petit comprendre. Et il avait encaissé sans un mot, sans un mouvement, le laissant dire ce qui devait l'être, enfin. Même si ça faisait bien plus mal qu'il ne l'aurait cru venant de lui, ça n'était pas non plus la première fois qu'il entendait ce genre de choses, pas la première fois qu'il se retrouvait face à ce genre de réflexion, et il l'avait laissé terminer. L'avait regardé s'appuyer contre le lavabo, distinguant clairement ses tremblements, et il s'était éloigné pour récupérer le peignoir qu'il portait parfois et revenir pour le passer sur les épaules de son ami. Avec des gestes lents, inutile de le brusquer. Bien sûr que t'es normal par rapport à Darius ou moi... C'est un garou et je suis un vampire... Et ça lui semblait toujours aussi étrange de se désigner comme ça, même après tout ce temps. Je sais, pas ce que tu veux dire par "normal".

Le petit sourire qu'il avait eu, malgré la situation, avant de refermer les pans du peignoir un peu mieux autour de lui. Et tout aussi doucement, passer une main dans son dos pour l'éloigner du lavabo et l'amener près du radiateur. Viens, t'es épuisé, pas envie que tu t'ouvres le crâne... Le faire s'asseoir contre le mur, tout près de la source de chaleur, et poser une serviette sèche sur ses jambes pour être sûr qu'il n'aurait pas trop froid, avant de s'asseoir à son tour, à côté de lui sans le toucher, le froid du carrelage ne l'atteignant pas vraiment. Et la tête appuyée contre le mur, il était resté un moment silencieux, à réfléchir. Parce que maintenant qu'il savait où se trouvait le problème, ou du moins une partie, beaucoup d'autres choses se mettaient à faire sens. Pas que ça rende les choses plus faciles, loin de là, mais au moins il avait une meilleure idée de ce qui se passait dans la tête de son meilleur ami, même si c'était juste un tout petit peu. Et il pouvait faire avec ça, ou du moins essayer. Savoir par où commencer, ou comment aborder exactement ce problème en revanche... Tout ça lui avait toujours semblé clair, il ne s'était jamais posé de questions, jamais douté de ce qu'il était non plus, et n'avait pas eu de problème quand il en avait parlé à sa famille, mais ça n'était pas le cas d'Alastair, ils avaient eu des enfances et des éducations différentes. Des visions de ce genre de choses différentes.

Un soupir avait gonflé son torse, sans qu'il le laisse s'échapper. Bien sûr que ça allait être compliqué, mais il n'allait pas abandonner pour autant. Il ne l'avait jamais fait quand ça concernait Alastair, il n'allait pas commencer ce soir. J'aurais aimé savoir plus tôt que c'était ce que tu penses... Je... Je crois que beaucoup de choses ne seraient pas arrivées si ça avait été le cas... Notamment toutes ces nuits où son ami plus qu'éméché lui faisait des avances, même si ça aurait été difficile de résister à l'attrait de l'homme qu'il aimait lui ouvrant les bras. Et ça lui faisait mal rien que d'y penser, d'imaginer qu'il n'aurait pas pu avoir le bonheur de ces étreintes, qu'il aurait du faire le deuil bien plus tôt de tout l'amour qu'il lui portait. Et l'impression que son cœur battait si lourdement dans sa poitrine, à en résonner dans toute la salle de bain, même s'il savait que ça n'était pas le cas. Comme c'est assez difficile d'entendre de son meilleur ami dire qu'on est anormal... Y compris maintenant, après la Révélation et tout ce que ça a apporté comme anormalités... Et ça aussi, ça faisait mal, bien plus qu'il ne comptait l'admettre. Mais ça n'était pas important, il ne l'était pas non plus. Alastair oui.

Le son du cœur de l'homme qu'il surveillait, celui de sa respiration aussi, et il avait fini par tourner la tête pour le regarder. Pourquoi c'est pas bien? Qui a décidé ça, Alas'? Qui le lui avait rentré dans le crâne au point de le mettre dans cet état? Qui lui avait fait ce mal, et provoqué tellement de dommages chez lui? S'il te plait, est-ce que tu peux faire quelque chose pour moi? T'es pas obligé de répondre, je veux juste que tu réfléchisses. La main qu'il avait lentement levée, pour la passer dans les cheveux de l'homme, dégageant les mèches qui se perdaient sur son front. Pas ici. Quitter son crâne et frôler son torse, là où il pouvait sentir battre son cœur. Là. Et il avait récupéré sa main, la posant sur ses cuisses, fixant à nouveau droit devant lui. Plus simple comme ça, un peu moins douloureux si jamais ce qui en ressortait n'était pas ce qu'il espérait, et les probabilités pour que ça arrive étaient immenses. Qu'est-ce que tu ressens quand t'es dans mes bras? Pas le sexe, juste quand j'ai mes bras autour de toi...Et quand je t'embrasse? Quand je te souris? Pour lui la réponse était claire: quand Alastair faisait ça, il était heureux. Aussi simple que ça. Est-ce que c'est très important que ça soit "bien" ou "normal"?
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Lun 30 Aoû - 0:03 (#)

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HOLDEN HUGHES


ALASTAIR AINSLEIGH

Qu'avait-il fait pour mériter d'avoir un ami comme Holden ? Après ce qu'il venait de dire, après ce qu'il pensait et la manière dont il agissait avec lui, dont ils agissaient l'un avec l'autre en fait. Il ne méritait probablement pas d'avoir quelqu'un qui prenait soin de lui, qui faisait tout ce qu'il pouvait pour l'aider alors que lui se montrait égoïste bien trop souvent, sans jamais se demander quelles conséquences auraient ses envies ou ses actes. Mais non. Holden restait là, quoi qu'il arrive, même quand Alastair lui jetait au visage qu'il n'était pas quelqu'un de normal. Et ça n'aurait pas dû être normal de rester ainsi, de prendre soin de lui, de l'envelopper dans le peignoir et de l'éloigner du lavabo ainsi. Même les blagues qu'il faisait...Secoué par ses tremblements et ses sanglots, fatigué par les émotions et les efforts qu'il avait fait toute la soirée, rompu par la faim qu'il commençait à sentir monter, il laissa malgré lui échapper l'un de ses rires, agités, nerveux, qui sortait d'un coup au milieu des larmes. Il laissa Holden faire, le laissa resserrer le peignoir, l'emmener ailleurs et l'asseoir par terre. Il ne voulait pas spécialement s'ouvrir le crâne non plus. Et il y avait tellement de douceur chez Holden, malgré tout ce qui s'était passé, malgré le fait qu'il puisse être si violent parfois...

L'outre s'était un peu recroquevillé sur lui-même, contre le mur, sentant peu à peu la chaleur du radiateur l'envahir et l'aider à aller mieux, à se sentir un peu mieux. Et il avait évité de le regarder en entendant sa voix, parce qu'il aurait aimé que ça en reste là, pas que le vampire veuille discuter de ce qu'il avait dit. C'était même impensable, en fait, pourquoi voulait-il même encore être là avec lui ? Il ne comprenait pas. Enfin...Si il comprenait un peu. Mais il ne voulait pas vraiment l'accepter. Il ne voulait ni accepter ni écouter et pourtant il restait là, à vraiment entendre ce que l'autre lui disait. Savoir tout cela plus tôt...C'était facile de le dire comme ça. Pour Alastair, tout cela semblait aller de soi, il n'y avait pas vraiment à "le dire", c'était juste comme ça et point. Et puis...Oui, peut-être que la formulation était mauvaise. Il avait d'autant plus tourné la tête pour ne pas voir son ami en l'entendant souligner cela, parce qu'il avait aussi honte d'avoir dit ça, en quelque sorte. Parce que...Non, c'était cela, lui il était normal et pas eux. Sauf que le dire ainsi, ce n'était pas très poli...Il se recroquevilla un peu plus, attrapant ses genoux pour les ramener contre son torse et poser sa tête, pour regarder ailleurs qu'en direction d'Holden.

Et comme si cela n'était pas déjà assez, il avait continué à parler. A poser des questions. Auxquelles Alastair aurait réellement aimé avoir des réponses claires à lui donner mais elles ne venaient pas vraiment sur commande, ces réponses. Il sentit la main, passer dans ses cheveux, lui faisant relever la tête avant qu'elle ne dégage son front des cheveux et ne vienne ensuite descendre sur son coeur. Alastair avait braqué son regard sur Holden, écoutant la question et la laissant se répercuter entre les parois de son crâne. Avait-il déjà réellement pensé à cela ? Oui, quelques fois. Juste avant que tout lui dise qu'il ne fallait pas. Il avait déjà songé à ce qu'il ressentait, juste avant que les pensées rationnelles ne chassent les émotions volages. Il s'y replongea pourtant, regardant Holden, regardant ses yeux, ses cheveux, les lignes de son visage, de sa mâchoire, ce visage qu'il connaissait par coeur et qu'il pouvait pourtant continuer à contempler et peindre pendant des heures...Avait-il une réponse à apporter à Holden en le regardant ainsi ? Il le pensait.

« Je...C'est... commença-t-il en sentant les mots s'envoler sans qu'il puisse en aligner trois sans se sentir aussitôt la proie d'une effroyable incertitude. Je suis bien...avec toi... » Il avait détourné les yeux avant de prononcer ces quelques mots, préférant de loin regarder le sol carrelé que le visage du vampire. « J'aime bien être avec toi, dans tes bras, et tout le reste... continua-t-il en retrouvant un peu d'éloquence. Mais c'est...pas comme ça que ça doit être...Je...Enfin...C'est juste pas normal, c'est tout, c'est comme ça... » La conclusion était inévitable. Parce qu'il ne pouvait pas assumer, parce qu'il ne voulait pas assumer, ce qu'il était, ce qu'il avait toujours été au fond. Et puis il le savait bien. Il savait bien pourquoi il ne ramenait presque jamais personne, pourquoi il n'avait eu que très peu d'aventures durant sa vie, très peu de femmes pour partager son lit et, surtout, jamais personne pour partager son amour et à envers qui éprouver des choses sincères. Juste lui. Mais lui, il ne pouvait pas.

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Lun 30 Aoû - 23:53 (#)



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Il aurait tellement aimé qu'il s'arrête là. Dire qu'il était bien avec lui, bien dans ses bras, juste ça aurait été largement plus qu'il ne l'avait cru possible. Mais il y avait eu ce "mais", et les mots qui avaient suivi, alors qu'il avait l'impression qu'un étau se resserrant lentement autour de sa poitrine, son regard fixé sur le mur en face. Bien sûr il les avait les arguments pour lui expliquer que c'était aussi normal que tout le reste, les articles scientifiques, les preuves historiques et biologiques, mais à quoi bon? Pas ça qui le ferait changer d'avis, pas ça qui ferait qu'il cesserait de trouver ça mal ou anormal, une mentalité ne se changeait pas en une minute, si elle pouvait même réellement changer un jour. Et il ne voulait pas forcer une nouvelle fois, il l'avait déjà bien trop fait par le passé et il essayait de changer, de faire mieux, de le respecter lui et ses envies, sa volonté. Mais ça faisait mal, comme si on broyait son cœur, comme si on aspirait tout l'air de ses poumons, même s'il restait parfaitement immobile.

La gorge serrée, le goût amer sur sa langue, la mâchoire crispée pour rester le plus calme possible. Pas de colère ou de violence, juste l'infinie tristesse de la vérité: il ne pourrait jamais être avec celui qu'il aimait, parce que ce dernier estimait que ce genre de relations étaient anormales. Qu'il n'avait pas de problème pour se servir physiquement de lui, mais il n'y aurait jamais rien de plus, parce que c'était mal. D'accord... Sa voix qu'il essayait de garder la plus posée possible, vierge de tout ce qui se passait réellement en lui, aussi claire et calme malgré la douleur qui lui tordait le ventre. Je veux pas que tu te sentes mal à cause de ça donc je suppose que c'est mieux si on arrête tout ce qui est contact physique... Ne plus l'embrasser, ne plus le serrer dans ses bras, ne plus sentir sa peau, sa chaleur, contre lui... Sa gorge plus serrée encore, alors qu'encore une fois il devait nier ce qu'il ressentait, ce qu'il voulait, juste pour qu'Alastair puisse aller mieux.

Tendant le bras, il avait récupéré son jogging laissé au sol plus tôt, quand ça allait encore, pour en sortir son portable, le déverrouiller, ouvrir une des applications et le faire glisser au sol près de l'autre. Commande quelque chose, t'as besoin de manger... Le pantalon qu'il avait posé en travers de ses cuisses à défaut de pouvoir le passer, même pas sûr qu'il tiendrait sur ses jambes s'il se levait, parce que sa nudité ne faisait que lui rappeler ce qu'il ne pourrait plus avoir. La tête appuyée contre le mur, tournée à l'opposée de là où se trouvait Alastair, à juste fixer le mur en refoulant les larmes qui revenaient. Pas la première fois qu'il se prenait la réalité en plein visage, mais ça faisait encore plus mal ce soir, c'était encore plus difficile de refouler la douleur, la tristesse, même s'il y arrivait malgré tout. Toujours le même mantra pour s'aider à le faire, à défaut de savoir quoi faire d'autre: il n'était pas important, Alastair l'était. Ses propres envies ne comptaient pas, le bien-être d'Alastair oui. Et discrètement essuyer la larme qu'il avait senti couler sur sa joue, avant que son ami ne puisse s'en rendre compte.
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Mar 31 Aoû - 0:19 (#)

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ALASTAIR AINSLEIGH

Il ne disait plus rien, il ne faisait que regarder ailleurs, regarder loin d'Holden, parce qu'il ne pouvait pas regarder vers lui, parce qu'il ne voulait pas regarder vers lui. Il savait qu'il avait dit quelque chose d'impardonnable, quelque chose qu'il ne pourrait plus jamais effacer, quelque chose qui faisait mal. Mais il lui devait au moins la vérité. Et quand la voix du vampire avait raisonné dans la salle de bain, il avait compris bien plus encore à quel point il avait dit quelque chose de mal. Peut-être même encore plus que juste le penser. Le dire avait été bien plus terrible, il n'aurait pas dû, il aurait dû garder ça pour lui. Peut-être même que lui dire qu'il n'aimait pas son contact aurait été mieux. En vérité, Alastair n'en savait rien, il se sentait perdu. Et plus seul que jamais. Plus de contact physique. Ça commençait comme ça et bientôt, ils ne se parleraient plus. Ils ne se verraient plus. Ce serait la fin de tout ce qu'ils avaient connu ensemble. Des années ensemble, à être heureux. Ou à croire qu'il l'était. Au fond, c'était la même chose. Même les premières années après sa transformation, il n'avait pas vraiment été malheureux. Ou en tout cas, il ne voulait pas le voir. Il y avait tant de choses qu'il ne voulait pas voir et qui apparaissaient peu à peu sous la couche de glace qui se fissurait...Et ça faisait mal.

Il ne réagit pas quand Holden attrapa son portable et le fit glisser jusqu'à lui, ne bougeant pas. Il avait fini par tourner la tête, regardant le téléphone, l'application de livraisons. Il n'avait pas faim. Plus que cela, il ne se sentait absolument pas capable d'avaler quoi que ce soit. Il avait la gorge nouée, il avait mal aux tripes, mal au coeur, et il ne voulait qu'une seule et unique chose : s'allonger. Il aurait pu le faire ici, dans la salle de bain, sans se préoccuper de rien. Mais ce serait à Holden de prendre soin de lui alors et il ne voulait pas lui imposer cela. Ça le forcerait déjà à enfreindre ce qu'il avait dit, ne plus se toucher, et ça, il ne le voulait pas. Il avait dit qu'ils ne se toucheraient plus, Alastair allait respecter cela. Et en un sens, cela le soulageait. Il n'aurait plus à tourmenter sa conscience avec tout ça. Si sa conscience voulait bien lui foutre la paix quant au mal qu'il faisait à son ami en tout cas...

Sans un mot, Alastair se leva, sans avoir touché au téléphone. Il faisait des mouvements lents, peu sûr de lui, mais sortit de la salle de bain et se dirigea vers sa chambre. La tête basse, les bras le long du corps, il devait avoir l'air d'une goule, peut-être d'un spectre avec ce peignoir sur le dos, mais pas d'un humain en tout cas. Quelques pas, quelques mètres, et il poussait la porte de sa chambre avant de la refermer. Il alla s'effondrer sur son lit et se remit à pleurer dans l'oreiller. Il hurla même, faisant tout pour étouffer les cris de chagrin et de douleur. Il avait l'impression que tout partait en morceaux, qu'il avait merdé à un point incroyable, plus encore que pendant la soirée, plus encore que n'importe quand pendant sa vie. Même avec ses parents, même avec le reste de sa famille, il n'avait autant merdé de sa vie et il s'en rendait bien compte. Et le pire, c'était qu'il ne pouvait même pas espérer que tout ceci ne soit qu'un rêve. Non c'était la réalité, dure et violente, à laquelle il devait se confronter....

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Mar 31 Aoû - 0:53 (#)



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Les battements du cœur de son meilleur ami, sa respiration, tous les infimes sons de son corps qui résonnaient jusque dans son crâne et qu'il aurait préféré ne pas entendre. Et juste écouter, en restant parfaitement immobile, alors qu'Alastair se levait et quittait la salle de bain. Suivre à l'oreille son chemin jusqu'à sa chambre, l'entendre s'effondrer sur son lit et pleurer, les hurlements qu'il devait essayer d'étouffer dans son oreiller. Lui s'était levé sans un bruit, se rhabillant rapidement avant d'aller s'asseoir en silence juste en face de sa porte. Il ne le forcerait pas à manger, il avait promis qu'il ne le forcerait plus à quoi que ce soit, il allait juste surveiller que tout allait relativement, à défaut d'aller bien. D'écouter son meilleur ami, son amour, pleurer en sachant qu'il ne pouvait rien faire pour le réconforter. Qu'il ne pouvait plus le serrer dans ses bras comme il l'avait fait plus tôt pour l'aider à se calmer. Et c'était uniquement de sa faute, alors que ses propres larmes gouttaient sur le tissu noir de son sweat. S'il avait juste tenu sa langue, s'il avait pu se contenter de le serrer dans ses bras, Alastair ne serait pas dans cet état. Alastair serait encore avec lui, contre lui, à juste lui sourire.

Il était resté longtemps comme ça, à juste écouter ce qui se passait de l'autre côté de la porte. Et quand l'homme s'était enfin endormi, lui s'était une nouvelle fois levé. D'abord rejoindre la salle de bain, et ranger ce qui devait l'être, emportant le tee-shirt que son ami avait porté pour le poser dans sa propre chambre. Récupérer son sac laissé au milieu du salon, et ranger les affaires dans le placard, sans un bruit, toujours à surveiller que l'autre dormait bien, qu'il était toujours dans sa chambre. Les gestes automatiques, parce qu'il ne voulait pas penser, ressentir le moins possible, tout pour surtout garder le contrôle. Aller chercher le plaid laissé sur la terrasse, le plier et le reposer à sa place sur le canapé. Remettre délicatement en place l'armoire qu'il avait un peu dérangé plus tôt, et ranger les produits ménagers et le seau laissés dans la cuisine. Effacer autant qu'il le pouvait toute trace de ce qui avait pu se passer cette nuit, parce qu'il savait que ça serait bien plus simple pour Alastair comme ça. Et quand ça aussi avait été fini, il était juste allé chercher un des livres de médecine qui attendait d'être lu pour s'y plonger, assis dans la cuisine, buvant à même une bouteille de faux sang quand il en ressentait le besoin.

Et quand il avait senti le jour arriver, il avait fait comme tous les matins depuis des années. Sortir une tasse et un bol, le paquet de céréales, préparer le mélange de grains pour le café et programmer la cafetière. Tout arranger sur la table pour que son meilleur ami n'ait plus qu'à s'asseoir ou presque pour prendre son petit déjeuner. Et il avait même pris soin de laisser un petit "Passe une bonne journée" sur le tableau de la cuisine, avant de s'assurer qu'il ne manquait rien et partir. Retourner dans sa chambre, en fermer la porte sans un bruit, et se glisser dans ses draps. Au milieu de son odeur, la gorge à nouveau serrée, le cœur à nouveau broyé par la douleur, et les larmes silencieuses qui s'étaient remises à couler alors qu'il se roulait en boule, le tee-shirt d'Alastair serré dans ses poings, contre son torse, à défaut de pouvoir l'avoir lui. Il connaissait tout ça, mais ça faisait toujours aussi mal, peut-être même plus ce soir. Et quand la torpeur surnaturelle qui l'emportait chaque matin était arrivée, il avait juste inspiré une dernière fois l'odeur de celui qu'il aimait plus que tout, bien plus que lui-même, avant de sombrer.
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