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Contraria contrariis curantur | Medea

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Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
Mei Long
Mei Long
Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
ASHES YOU WERE

En un mot : Derrière elle, les traumatismes de l'Orient. Devant, ce spectaculaire et dangereux Occident. Entre les deux, cette douce torpeur, bourreau et gardienne de sa déraisonnable folie. De sa folle déraison.
Facultés : Quietus - Obténébration - Chimérie
Thème : Secret Garden - Adagio
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Sam 19 Fév - 12:52 (#)





Princesse déchue dans la lie de l’humanité.
Bas de soie baignant dans la fange.
Le choix est évidemment savamment étudié. L’immortelle ne peut se permettre les joies des beaux quartiers et l’importance accordée à certains personnages de ce tableau. Ne peut porter son dévolu sur quelqu’un qui manquerait. Ici, il n’y a que la raclure, ce que l’humanité, dans sa déchéance programmée, a de pire à offrir. Un coin de rue sombre, une transaction malheureuse, un coupable désigné du doigt, il lui serait si facile de briser quelques nuques, ici, dans l’indifférence la plus totale. Mille raisons autres qu’elle seraient trouvées, aucun doute là-dessus. L’argent ne reste jamais dans la même main très longtemps dans cette partie de la ville. La drogue non plus. Jeu habile et malhonnête qu’elle comprend sans l’exercer. La manipulation est reine dans son monde, après tout. Calculé, sournois, excitant.
Si la prudence demeure, si la promesse la tient comme une chienne en laisse, les abysses ne sont jamais loin. Plus elle vit, plus sa douloureuse existence se tire et s’étire et plus il lui est difficile de combattre ses démons d’antan.

Éducation bâclée que la belle n’a jamais apprivoisée, même après toutes ces années. Jumelle insolente et trop longtemps endormie, retenue dans une cage aux barreaux usés. Une impulsion, il suffirait d’une impulsion pour la voir reprendre les rênes. Une étincelle, un regard en coin jugé mauvais, une parole trop peu avisée, le mot de trop. Elles sont légion, les raisons qui la pousseraient à vriller, mais elle se contient. Un peu. Juste encore un peu. Le jeu n’en vaut pas encore la chandelle. Trop de risques et de conséquences dans une période où la raison doit encore la dominer.

Droguée en manque qui joue pourtant le jeu dangereux de la tentation, là où chaque gorge devient Graal et titille sa siamoise endormie. Là où chaque visage devient victime et met au supplice le bourreau qu’elle a un jour été, qu’elle est encore et sera probablement toujours.
La seule barrière qui la retient encore dans une pseudo sagesse qui ne lui sied guère est l’importance donnée à une autre personne de son entourage, l’une des rares suscitant respect et affection. La seule chose plus importante en ce bas monde que sa satisfaction personnelle.

Un instant ses paupières se ferment pour ne pas se laisser envahir par la Soif omniprésente que cette liqueur synthétique ne saurait rassasier. Les verres s’entrechoquent, tintent, les rires, sonores, résonnent dans quelque endroit du lieu, sordide, où la vampire a trouvé refuge pour quelques heures encore. Refuge…
Les conversations vont bon train et c’est bien vers ces dernières que l’asiatique tente de focaliser toute son attention. Des informations. Elle est ici pour des informations. Rien de plus. Il n’y aura pas de victime ce soir, pas pour son seul plaisir en tout cas.
Les yeux bien ouverts, sa main se referme sur le bourbon qui trône dans son verre et qu’elle n’a, bien sûr, pas touché. Un alibi illusoire pour se fondre dans la masse de ces insectes grouillants. Pas de robe hors de prix ce soir. Un simple pantalon noir, un pull en cachemire d’un blanc immaculé dont la symbolique la fait sourire intérieurement. Ses longs cheveux lâches qui cascadent sur ses épaules et le long de son dos. Pas de maquillage outrageux, jamais. Juste ce qu’il faut pour gommer la blancheur de ses traits, réhausser un teint de porcelaine. Même dans la retenue tout n’est que calcul justement dosé. Ne pas attirer l’attention. Surtout pas.

Ses humeurs changeantes ne sont pas des alliées fidèles, pas dans l’état de nerf qui la porte, pas quand la faiblesse coutumière de l’abandon frappe avec autant de vigueur à la porte de sa conscience. Mei a des envies de vengeance, de meurtre. Elle veut punir, étriper, déchiqueter. Mais il faut attendre l’utilité de la bestialité la plus primitive. Ici, ça ne ferait qu’ajouter d’énièmes ennuis à un échiquier déjà branlant.

Concentrée sur les mots soufflés par les clients du bar, à filtrer ces derniers sous la musique moderne aux rythmes rapides et aux idées creuses, elle ne repère pas immédiatement l’étranger qui prend place à ses côtés et commence à engager la conversation. Il lui faut de longues secondes pour se sortir de sa torpeur et comprendre que c’est à elle qu’il s’adresse, tournant lentement son visage vers l’homme.

Quelconque.
Une quarantaine bien tassée, des traits fatigués, un teint olivâtre, signe qu’il n’en est pas à son premier whisky et que sa consommation ne se limite pas aux bars de la ville. Pupilles vitreuses et barbe mal taillée, dents jaunies par une consommation de tabac, cheveux rebels qu’il a dû tenter de dompter avant de sortir. Son regard glisse, sans scrupule, sans clémence, ne cherchant aucunement à masquer le jugement qu’elle en fait. Un jean usé et délavé, une chemise froissée qu’il n’a pas pris le temps de repasser surmontée d’une veste de seconde main dont les épaules sont pigmentées de pellicules blanches. Des baskets à ses pieds. Mei a toujours détesté ce mélange de faux chic et de casual. Les hommes modernes ont perdu toute classe et savoir vivre.
Preuve en est son discours égocentré et ininterrompu sur ses affaires. Il se vend comme une putain parisienne en un temps record. Oui, l’immortelle est matérialiste, égocentrique et vantarde. Mais elle ne reconnaît pas ses traits comme des qualités chez autrui. Encore moins quand on vient ainsi violer son intimité et mettre à mal toutes ses bonnes résolutions de la soirée.

Elle ne le croit pas homme d’affaires évidemment, pas ici, pas dans cet accoutrement abominablement guindé et se dit que le silence est encore sa meilleure arme, et la plus sûre. Ses doigts se referment un peu plus sur son verre et ses yeux se perdent dans le vide qui lui fait face, tentant de faire abstraction de ce parasite. Elle s’imagine resserrer ses doigts sur sa gorge, voir les vaisseaux céder dans le blanc de ses orbites, son cou gonfler sous la pression, bloquer le sang et l’oxygène pour les empêcher de grimper jusqu’à sa petite cervelle. Oh oui, mille et un scénarios s’offrent à elle. Jusqu’à ce qu’il….

Des mots soufflés, sans doute pour l’impressionner. Pour couvrir son mensonge éhonté. Entendus dans un film ou toute autre source que le monde virtuel offre ces dernières années.

Des mots japonais.

Lui.

Insecte.

Nuisible.

Rien.

Il ose la confondre.

Le regard devenu glace, elle se tourne à nouveau vers lui dans une attitude qui n’a rien d’engageante. Et dans un chinois parfait, dans une langue qu’elle se force à ne plus utiliser elle souffle :

“Cette nuit est ta dernière, vermine.”
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Medea Comucci
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En un mot : Humaine. Profiler pour le FBI et consultante pour la NRD
Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
Thème : https://www.youtube.com/watch?v=EUY2kJE0AZE
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Ven 18 Mar - 11:31 (#)

Medea ne retient pas un regard critique sur le bar choisi par son frère aîné. Felice, de quelques années plus âgé qu’elle, aime un peu trop lui rappeler que tout n’est pas sous son contrôle et encore moins les agissements de sa fratrie. Les décennies à vouloir s’en détacher et agir  comme si le reste de sa famille n’était qu’un vague élément embarrassant pèsent maintenant lourd sur des relations qui commencent à peine à se réformer. La mort de leur père a ouvert la porte à une réconciliation qui a bien failli être étouffée dans l'œuf avec son refus catégorique d’assister aux funérailles. Cesare, maintenant à la tête des opérations en Californie souhaitait un front uni de la Famille Comucci, une démonstration de force et de stabilité lors de sa passation et de sa prise de pouvoir que le caractère inflexible de sa plus jeune soeur n’avait pas permis. Se détacher totalement de l’influence Italienne était à portée de main, ambition ralentie par l’insulte virulente de la cadette. La mort, c’est Sacré.  Ou pas. Ne pas avoir assez de prise sur Medea pour la contraindre à agir dans “le bien de tous” a griffé profondément son orgueil.

Des concessions. C’est ce dont il s’agit encore ce soir. Accepter de boire un verre dans ce bouge. Accepter la désapprobation sous-jacente de ses activités professionnelles et le danger latent qu’elle fait porter sur le versant illégal de celles de ses frères. En face d’elle, Felice, -dont les cheveux éternellement en bataille et le sourire facile qui se décline en fossette dissimulent une nature analytique dénuée de compassion et d’empathie ainsi qu’un goût certain pour la violence qui font de lui le parfait second lieutenant de Cesare- est parfaitement à l’aise. Sirotant un verre de scotch à la qualité douteuse comme s’il s’agissait d’une bouteille raffinée, il laisse couler un œil paresseux sur leur environnement. trompeur. Pas un détail ne lui échappe malgré le faible éclairage du lieu. A croire que la manipulation de ce qui les entoure coule dans leur sang.. A une table voisine, absorbés par une discussion qui semble animée, deux hommes détonnent par leur posture et leur costume sur mesure. La sécurité personnelle de Felice que sa position rend indispensable. Sous les vestes parfaitement coupées, parfois, l’éclat d’acier de la crosse d’une arme dans son holster. Sans être volontairement dissimulée, une certaine discrétion est de mise.

Enfin, Felice se redresse. Pose sur sa sœur ses prunelles aussi noires que celle de la Profiler. Medea repousse d’un index sa chope de bière dont le verre crasseux la dissuade de poser les lèvres dessus. Merci non merci. La théâtralité de son frère commence à l’agacer mais sait parfaitement que si elle la laisse paraître, celui-ci se fera un plaisir d’en rajouter encore une couche. De l’intérieur de son veston, il sort une enveloppe qu’il lui tend, l’air beaucoup trop satisfait de lui-même. Haussant un sourcil parfaitement épilé, Medea s’en saisit, la tournant entre ses doigts. Vierge. Légère. Probablement juste une feuille de papier à l’intérieur.

-Tu sais qu’il existe les mails pour ca? Tu n’avais pas besoin de venir en personne pour me passer un bout de papier, Fratello Maggiore.
-Et me passer de l’opportunité de traverser la moitié du pays pour te l’apporter en main propre? Ordine di Cesare, bambina.

-Arrête de m’appeler comme ça, c’est ridicule! Tu vas suivre les ordres de Cesare toute ta vie. L’indépendance, tu en as déjà entendu parler?
-Avvertimento, Medea
! -Le timbre est déjà plus coupant avant qu’il ne reprenne sa nonchalance étudiée. -L’indépendance est une notion très floue. Tu devrais le savoir, non? Tu me rappelles ce qu’elle t’a apporté, ta si précieuse “indépendance”?

Plutôt que de continuer dans cette veine aussi familière que stérile, Medea tourne son attention vers la si précieuse missive. Elle en sort un reçu bancaire. Cette fois, difficile de maîtriser sa surprise en voyant le montant indécent inscrit. Qui se transforme en perplexité quand elle constate que la somme a été transférée sur un compte à son nom, dans une banque au Panama. Réputation douteuse concernant son secret bancaire. Elle ne possède pas de compte bancaire au Panama.

-Explique. -Un mot. Un seul  mot. Polaire. -Parce que si c’est une de tes idées de merde pour blanchir de l’argent en passant par mon nom, je pense que je vais vous le faire regretter à tous les trois! -Cette colère qu’elle ressent avant même d’avoir tous les faits en main, il n’y a que les manigances boiteuses de son sang qui peut l’allumer. Comment est-ce qu'ils peuvent vraiment penser. Elle en siffle presque d’irritation, tout en gardant le volume de sa voix sous controle- Qu’est ce que vous avez oublié dans le fait que je sois TOUJOURS un agent du FBI?! Je ne veux pas être impliquée dans vos affaires! Comment est-ce que vous pouvez croire que…
-Calmati, bambola. -Il est bien trop amusé à son goût. Sa réaction est exactement celle qu’il espérait et cela suffit à serrer les dents pour reprendre les rênes de son tempérament.- Comme tu es prompt à penser le pire de tes frères qui n’ont que ton bonheur en tête.
-Mais ta gueule! Explique! Et explique moi aussi comment vous avez fait pour ouvrir un compte à mon nom sans mon autorisation.
-Si tu me laissais parler aussi.
-C’est quoi déjà, la peine pour un fratricide? A nouveau, elle a 15 ans et il la rend dingue. Néanmoins, elle le laisse poursuivre. -Pour le deuxième point, tu t’adresses à Amadeus. C’est lui qui gère ce genre de question. -Oui. Elle aurait dû s'en douter. - Argent légal, Medea. Ou presque. C’est ta part de l’héritage. Tu le saurais si tu étais venu à la lecture du testament. Cela a pris quelques années pour mettre en ordre les affaires de…
-Vaffanculo!
-L’insulte fuse et elle doit prendre sur elle pour ne pas le gifler. -Vaffanculo, Felice! Je ne veux pas de cet argent! Je veux rien de…
-Tu vas grandir un peu? C’était il y a plus de vingt cinq ans! Et tu étais bien contente qu’on soit là pour te couvrir et t’assurer de quoi commencer décemment ta nouvelle vie à New-York, il me semble!
-Le regard de son frère n’a plus rien de tendre ou d’amusé. Il est irrité à son tour et les enfantillages de sa benjamine commencent à dépasser sa tolérance. -C’est fait. Le transfert a été effectué il y a dix jours, tu recevras l’ensemble des documents du compte d’ici peu. Tu ne veux pas un centime? Rien ne t'empêche de l’investir dans un projet ou un autre. Tu boudes parce que c’est de l’argent de nos… opérations? Il ne tient qu’à toi de le réhabiliter.
-Je ne boude pas.


Medea foudroie son frère des yeux avant de se redresser contre le dossier de l’inconfortable chaise. Felice lui accorde ces quelques secondes de silence, lui laissant digérer l’ingérence éhontée de ses trois aînés -Il va falloir qu’elle joigne rapidement Amadeus pour un rappel salé de ce qu’il a le droit ou non de faire avec son identité. Elle espère aussi que Vito n’était pour rien dans ce bordel. Quoique… il devait être au courant et a choisi de ne pas la prévenir. Quant à Cesare…. Felice en profite pour demander un nouveau verre et s'intéresser aux autres buveurs. Non loin sur sa gauche, difficile de manquer la scène si classique qui se joue au bar. Homme désespéré aborde une femme seule dans l’espoir de se réchauffer à sa beauté asiatique. Car elle est belle. D’une beauté et d’une posture qui détonnent avec les rebuts qui jonchent l’endroit. Sans entendre les mots échangés, il est évident que l’interruption dans sa rêverie n’a pas été bien accueillie. Le visage de l’importun accuse la réponse de sa conquête avortée. Medea, intriguée par ce qui accapare l’attention de son frère, pivote à son tour avant d'émettre un petit ricanement sans appel. -Hors de ta ligue. Oublie.
-Cagna.  -L’insulte est délivrée sans hargne, retrouvant les accents de leur adolescence. Il n’a même pas regardé la brune, s’intéressant bien davantage à la silhouette svelte et élégante de l'offenser. Il y a chez elle quelque chose qui l’attire. Il s’en méfie et par conséquent, comment résister à un tel attrait? Elle est de loin la femme la plus séduisante de l’endroit. -Tu paries que non seulement elle accepte un verre mais qu’en plus, je récupère son numéro?
-Tu disais quoi à propos de mes enfantillages? Tu as déjà âge déjà? Tu es pas marié, en plus?
-Divorcé, suis un peu! Si je gagne, tu acceptes cet argent et tu arrêtes de râler.
-Tu vas perdre. Elle vient déjà de se prendre les avances d’un tocard, elle a pas besoin d’un second. Fous-lui la paix. Mais comme je vais gagner… Je te file un nom et vous creusez tout ce que vous pouvez trouver, sur lui et son clan. Je ne peux pas le faire. Il est intouchable en Louisiane.
-Hum… je suis curieux là, quel nom?
-J’ai croisé la route du vampire qui m’a mordu à San Francisco.
-Pardon?! Et tu attends quoi au juste pour nous le dire?
-Va perdre ton pari, on en discute après
.

Toute la solidarité fraternelle en quelques minutes. Elle se rapproche, assez pour tout entendre, pas assez pour être un obstacle. Medea ne peut qu’admettre qu’elle est curieuse de la manière dont son frère va se faire recaler par l’altière. Parce que c’est inévitable. Quoique, il parait que Felice a du charme. Le quarantenaire qui voulait lui compter fleurette se redresse de son tabouret de bar. Du moins, c’était son intention. Jusqu’à ce qu' un croche-pieds aussi traître que distrait le fasse trébucher. L’abus de boisson, l’acte totalement imprévisible le fait tomber de tout son long sur le sol crasseux. Sans perdre un pas, et sans s'arrêter aux geignements de douleur de l’impudent,  Felice l'enjambe pour faire face à la gracieuse venimeuse. Ignorant à quel point cette fleur peut être mortelle.  -Je crois que madame a besoin d’un autre verre, pour oublier l’odeur nauséabonde qui flotte ici -Si les mots s’adressent au barman, ses prunelles nuit sont concentrées sur le visage fermé de la ravissante. Qu’importe l’absence de sourire. Ils ont le temps.
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Sam 23 Avr - 15:35 (#)





Le front se plisse, les sourcils broussailleux se rejoignent et un court instant, il semble perdu entre les mots qu’il pense être une réponse favorable à sa tentative de rapprochement et l’air assassin porté par la femme qui lui fait face. Autant de secondes durant lesquelles l’immortelle visualise sa mort prochaine. Elle ne rêve que de sang et d’os brisés, sans volonté de s’en nourrir. Ce cloporte ne mérite ni son attention plus qu’elle ne lui a déjà offerte, ni l’honneur qu’elle s’abreuve d’un sang de toute façon vicié, Mei en est certaine. Non, son intention n’est que la résultante de la balance fragile qui l’a conduite ici cette nuit. L’insulte se doit d’être payée, peu importe les risques, peu importe l’absurdité qu’une majorité y verrait. Sage depuis trop longtemps, jumelle qui grogne et hurle depuis les geôles mentales desquelles elle est prisonnière, le temps lui est compté.
Mais quand ce dernier amorce une dernière offensive sonnant la dernière, il perd tous ses centimètres et s’étale à ses pieds, dans les relents de bière que mille nettoyages n’a pas su récurer. Suivant la chute, lourde et sonore, pathétique également, l’asiatique relève un peu plus le menton. Te voilà à ta place maintenant. Sans chercher à comprendre ce qui a provoqué la chute autre qu’un débit de boisson trop important soupçonné plus tôt, ce sont la paire de pieds qui enjambe le malheureux qui lui font redresser son minois vers un nouvel inconnu. Se sont-ils donc tous donné le mot ce soir? N’y a-t-il pas, dans cette fichue ville, un seul homme digne comprenant que des territoires qu’ils veulent conquérir certains resteront éternellement indépendants? Sont-ils masochistes au point de désirer secrètement qu’on leur écorche un orgueil démesuré parce que maman, dans ce vingt-et-unième siècle décadent, les a trop valorisés et les a laissé penser qu’ils seraient, un jour, maîtres du monde? Ont-ils perdu ce sens commun des hommes d’antan pour croire encore que les berceuses de maman qui les ont couronné de lauriers étaient une vérité universelle?

Les mots ne soutirent aucune réaction de sa part, se contentant de le fixer durant quelques secondes pour juger de ce nouvel insecte. S’il ne la dégoûte pas comme son prédécesseur, s’il n’attaque pas ses narines par un parfum bon marché probablement acheté dans un aéroport entre deux voyages, il n’a, malheureusement, pas plus d’originalité. Oh, l’Antique n’est pas niaise au point de ne pas soupçonner bon nombre de succès avec la gente féminine. Elle est même certaine que sa liste de conquêtes est aussi longue qu’un fil d’Ariane. Mais elle rit intérieurement s’il pense qu’il suscite autre chose qu’une profonde indifférence. Il en existe mille des golden boy aux traits méditerranéens comme lui. Le teint halé, les dents d’un blanc éclatant, le regard d’un noir perçant. Lisse. Sans saveur. Au mieux digne d’une couverture de magazine pour des adolescentes en mal de sensation. Voilà à quoi le réduit Mei. Une photo de glace pour quelques doigts malhabiles de demoiselles sous la couette, silencieuses pour ne pas que papa surprennent leur princesse en proie aux vices.
Si les mots ne lui inspirent que le mépris, la formulation l’agace au possible. Il ne connaît rien de ses besoins, rien de l’animosité cachée sous ce masque de porcelaine, de toutes les atrocités qui s’animent en-dessous depuis quelques minutes déjà. Elle n’est qu’un décorum, un joli visage auquel il ne s’attendait pas, un défi quelconque pour elle ne sait quelle fierté. Vingt ans de torpeur n’ont pas retiré sa connaissance de ces mâles égocentrés qui pensent que les femmes leur doivent quelque chose.

Elle ne lui doit rien.

Ni à lui.

Ni à personne.

“Je crois que vous vous présumez” répond-elle finalement en abandonnant sa vile contemplation. Faisant de nouveau face au bar, elle adresse un simple signe de négation au barman, se concentrant de nouveau sur la substance couleur grenat qu’elle fait tournoyer un long moment dans l’arrondi du verre. Même sans en boire une seule goutte elle le juge médiocre, comme tout ce qui fait écho à cet endroit. Une résonance qui lui fait regretter sa venue ici. Si quelques minutes auparavant la possibilité de se nourrir lui tendait les bras, les trop nombreux regards portés dans sa direction après la chute de son prétendant ne lui confèrent plus une once d’anonymat. Si quelque chose arrive cette nuit, on se rappellera son visage… Voilà un argument supplémentaire à sa rancoeur et au désintérêt qu’elle porte à présent à ce bellâtre insipide. “J’ai déjà un verre, il suffira à couvrir certains relents.” Rien d’autre. Pas d’invitation, pas de courtoisie sommaire, aucune politesse. Seule sa volonté de préservation et la solitude qu’il lui faudra pour vaincre sa frustration.
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Mar 14 Juin - 10:11 (#)

Sans surprise, Medea n’a pas été totalement honnête avec son grand frère. Le nom de son agresseur sur leur territoire est déjà connu de l’un des membres de leur fratrie. Que Vittorio n’ait pas choisi de divulguer l’identité d’Alaric Lanuit à leurs aînés confirme qu’il préfère lui aussi la voie de la prudence à une colère avivée par des motifs qui, au final, sont très loin d’un souci sincère pour la cadette du clan. Honneur, Vendetta, besoin d’affirmer qu’ils sont les top dogs en Californie pourraient très bien les mener à un chemin sanglant face à l’une des familles vampiriques les plus influentes de la Louisiane. Mettant en péril l’équilibre instable entre les races et un statu quo prêt à sombrer à la moindre provocation. Non. Elle taira le nom du francais et Felice sera trop occupé à panser son orgueil blessé pour noter l’omission de sa petite sœur.

Elle se déplace légèrement sur sa chaise, s’offrant une vue sans obstacle sur la délicate poupée de cristal. Son frère paraît bien balourd à côté. Néanmoins, l’italien aurait tort de la sous-estimer, elle rayonne de dédain et de froideur. Medea n’a aucun doute quant à l’issue de l’entrevue. Il va revenir à leur table, la queue entre les jambes, après que l’inconnue ait fini de le recracher. La larve à terre se relève, tente de rassembler autour de lui une dignité qu’il n’a jamais possédé. Hésite un instant à chercher querelle à son rival inattendu. Peut-être devine t’il le rapport de force en sa défaveur, ou le gout de l’échec baigne t-il déjà ses papilles, mais il finit par disparaître et retrouver l’atmosphère moins saumâtre de l'extérieur dans l’indifférence la plus totale. Échappant de peu à une extermination qui n’aurait laissé de lui qu’une pulpe sanglante. Cercueil fermé.

Les deux gardes du corps du mafioso se fondent parfaitement dans les recoins mal éclairés du bar. Ils ne sont pas payés pour intervenir entre bagarre d’ivrognes. Leurs interventions sont bien plus létales et Medea ne peut s’interroger sur l’imprudence d’un tel rendez-vous pour sa carrière. Bien que le bouge soit très loin des établissements qu’elle fréquente de manière générale, que les témoins potentiels sont tous avinés à des degrés divers, une agente du FBI/Nrd devrait éviter ce genre de confrontation publique avec un criminel avéré. Non importa.

Le verre offert est refusé mais Felice est bien trop maître de ses émotions pour permettre à la moindre once de contrariété de teindre ses traits réguliers. Maintenant qu’il peut rééellement détailler le visage et la posture de la jeune femme, il est évident que son premier coup d’oeil ne lui rendait pas justice. Elle n’est pas que ravissante, elle est d’une beauté tout en finesse et en élégance. Le mépris affiché dont elle le gratifie ne l’arrête en rien. Elle est une forteresse de diamant et d’acier. A conquérir. Il ne jette pas un regard vers sa sœur. Il n’a besoin ni de sa validation ni de son sourire goguenard. Il prend place aux côtés de l’asiatique, sans la toucher, prenant garde de respecter sa sphère privée. Pour le moment. Il n’insistera pas auprès du barman pour imposer une nouvelle boisson, ce serait une maladresse coupable. Ses lèvres se relèvent en un sourire qui a fait ses preuves mais qui n'atteint pas tout à fait ses prunelles de charbon. Il note la réserve de la délicieuse et décide de passer outre malgré le peu d'intérêt premier dont elle fait preuve face à la gent masculine. Une pensée des plus désagréable l’effleure, se demandant si Medea n’aurait pas eu davantage les faveurs de l’intrigante. Il balaie cette hypothèse, ne permettant pas au doute de s’installer.

L’attention des patrons du bar s’est déjà retournée vers leurs verres à moitié vide, leur offrant une solitude à la fragilité du papier de soie. -Comment pourrais je vous faire oublier cet épisode affligeant? Ce bar ne fait pas honneur à votre beauté. Que diriez-vous de continuer cette conversation dans un endroit un peu plus digne de vous?

Les prunelles de Medea roulent vers le plafond. Impossible d’être aussi mauvais! Il a perdu la main à force de fréquenter des putes de leur réseau, il n’ a pas d’autres explications possible à une approche aussi décevante. La serpentine attend avec impatience la manière dont l’exotique va le broyer sous ses talons hauts. s’interposer maintenant pour éviter à son frère de se prendre la plus grosse gifle que son égo va subir serait une hérésie. Cependant, elle se méfie du tempérament volatile de ce dernier. sous les manières en charmes et courtoisies, se dissimule une nature qui aime se faire rembourser les insultes en chair et en supplications. Que ce soit en public ne l’a jamais dérangé. Il a toujours eu les moyens de s’assurer une perte de mémoire et de vue temporaire. Ce qu’elle n’a pas l’intention de tolérer, pas dans sa ville.
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Mar 14 Juin - 14:14 (#)




Elle ronge son frein et la frustration d’avoir été ainsi repérée et probablement trop stigmatisée pour tenter quoi que ce soit cette nuit. Abruti. Son regard coule sur la salle et, sans surprise, constate qu’elle est la seule femme asiatique des lieux. Des locaux dans la grande majorité, à de rares exceptions près, mais personne qui lui permette de s’en tirer si un problème quelconque devait survenir. Prisonnière de ses envies et besoins qui ne seront pas satisfaits ce soir, elle se voit déjà rentrer et se résoudre à cette immondice qu’est le sang synthétique. Elle ne peut que blâmer son caractère qui lui refuse un Calice régulier. Peut-être devra-t-elle prochainement revoir ses exigences et s’abaisser à offrir ce privilège à l’une ou l’autre vermine qui parasite son nouveau quotidien. Ça lui éviterait ainsi ce genre de… désagrément.
Elle se pense sauve, préservée en tout cas des intrusions masculines que la soirée a porté avec elle. Mais c’est sans compter l’impudence de son prétendant non désiré qui prend place à ses côtés, l’obligeant à fermer les paupières pour retenir les pulsions de violence qui germent et pointent là, sous son épiderme. Feignant de boire une gorgée de vin, elle ne fait que tremper ses lèvres, juste pour le goût particulier du breuvage. Tant qu’il reste silencieux et à sa place, ma foi…

Sauf qu’il ne le fait pas, évidemment. De nouveau ses paupières se ferment. Cliché masculin au possible. Bellâtre insignifiant qui prend pour défi un refus, comme tant d’autres. Sans surprise. Sans saveur. Les mots sont fades, autant que ses intentions. Légitime dans son monde, insecte dans le sien. Ne pouvant assimiler que ses beaux apparats ne font naître qu’une profonde indifférence. Il y a une réponse toute désignée pour la question de l’homme. Mourir serait une solution tout à fait plaisante et qui la libérerait de toute la frustration contenue. Mais elle ne peut pas. Plus maintenant en tout cas. L’attention a beau s’être détournée d’elle, d’eux, elle serait bien trop aisément pointée du doigt. Et si Mei est joueuse, elle n’aime pas spécialement être du côté de la souris. Lui, en revanche, n’a rien d’un chat, pas dans le sens prédateur du terme en tout cas. Elle rêve de lui souffler que les seuls hommes qui ont eu cet honneur étaient uniques, mais elle se freine, pour d’évidentes raisons.

Elle pourrait jouer l’indifférence, se murer dans le silence, mais il serait capable de prendre cela pour une invite à poursuivre sa séduction de bas étage. Se tournant complètement vers lui, pivotant sur son tabouret, jambes croisées, un sourire charmeur étire soudainement ses lèvres. “Puis-je vous poser une question?” Pure rhétorique, elle n’attend pas vraiment sa réponse alors qu’il se fend à son tour d’un sourire éclatant, pensant probablement qu’il a fait mouche par sa répartie vide. “Vous avez pris l’habitude de voir votre réflection dans vos propres chaussures impeccables et ça a suffisamment gonflé votre ego pour penser que dans cet univers ou un autre vous aviez une chance?” De nouveau Mei n’attend pas de réponse alors qu’il perd de sa superbe. Elle ne le laisse pas enchaîner ni ne lui offre la chance de glisser encore les inepties pseudo romantiques qu’il pense maîtriser. “Je vais perdre quelques minutes de mon temps pour vous en faire gagner. Vous n’avez rien d’exceptionnel. Rien d’extraordinaire. Rien qui ne vous démarque de la masse. Maman vous a fait croire que vous aviez ce quelque chose en plus qui vous permettrait d’être au sommet? Les autres vont ont flatté parce que vous en aviez les moyens? Vous n’avez rien inventé. Vous pensez que vous êtes meilleur que celui qui vous a précédé? Votre parfum est plus agréable, certes, mais vous avez abusé de la bouteille de…” Elle hume un instant l’air. “Yves Saint Laurent. Le nom sur la bouteille ne fait pas l’homme. Vous pensez vous démarquer par un costume taillé sur mesure? Vous avez été influencé par la dernière collection d’un styliste en vogue là d’où vous venez et en avez fait une première.” Un regard de haut en bas, empli de jugement et de dédain. “Vous êtes bel homme mais devinez quoi, il en existe des milliers comme vous. Sur les affiches dans la rue, dans les films pour femme esseulé et en quête de grand amour, dans les séries télévisées pour adolescentes libidineuses qui osent à peine se toucher dans leur chambre. Beau ne veut pas dire charismatique.” Elle marque une pause, pas suffisante pour qu’il s’engouffre dans la brèche. “Quant à vos répliques, trouvez d’autres modèles que tous les stéréotypes de grands machos que vous avez un jour vu dans des films. Je ne suis pas une poule qui souffle quelque résistance pour flatter son ego et céder moins aisément pour ne pas passer pour une catin. Je n’ai pas besoin qu’on vienne m’assurer que je suis désirable et désirée. Je n’ai pas besoin qu’on me caresse dans le sens du poil. Je n’ai pas besoin de vous.” Elle se détourne, le corps de nouveau face au comptoir du bar.

“Vous avez cependant raison sur un point. Cet endroit n’est pas digne de moi.” Un léger sourire étire ses lèvres. “Vous n'êtes pas digne de moi.” Un coup d’oeil en coin et elle glisse un billet sur le comptoir dans l’intention d’écourter ce moment. Elle veut retrouver la relative sécurité de sa chambre. Sa nuit est gâchée et la Soif revient, trop présente. Il lui faut retrouver sa solitude, à défaut de pouvoir se nourrir discrètement ce soir.
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Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
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Jeu 16 Juin - 11:01 (#)

Le visage de l’altière est un masque d’un dédain qui ne laisse filtrer que cette expression. L’éclairage minable ne permet pas non plus de chasser les ombres qui s’accrochent à son menton et l’acerbe d’une pommette. Felice a adopté un ton aimable, dont la condescendance fait grincer les tympans de Medea. N’a t’il pas conscience de la manière dont ses paroles sonnent?  Elle hésite presque à intervenir pour éviter à son aîné de plonger plus en avant dans une piscine poisseuse de ridicule. A peine. N’a t’il pas choisi l’humiliation à venir, celle qui va déferler et enterrer pour un temps ses rêveries de grandeur? Car si l’homme ne perçoit pas les signes qui précèdent l’orage ou est trop imbu de lui-même pour les lire, ce n’est pas le cas de sa cadette. Les prunelles à l’indifférence évidente, les paupières qui s’abaissent pour se couper de sa bêtise.

Une moue qui tord sa lèvre inférieure. A t-elle mal raisonné, en voyant la Délicate s’incurver vers lui, tournesol vers les rayons d’un bien fade soleil.  Plus agacée par sa mauvaise lecture du langage corporel de l’asiatique que de la réussite de son frère, ses ongles à la manucure bleu nuit pianotent sur le bois fendillé de la table branlante. Le sourire masculin en flambeau de sa victoire. Elle croise une jambe par-dessus l’autre, le bordeaux de son pantalon se dilue dans la mauvaise lumière. Elle commence à avoir envie d’une cigarette et de quitter l’endroit dont l’odeur nauséabonde assaille les narines. si possible avant que sa solitude n’attire à son tour des avances non sollicitées. Rajustant les manches de sa chemise ample dont le bleu est un ton moins soutenu que son vernis, elle prend sa décision.

Felice a délivré son message et Medea est mal à l’aise en réfléchissant à la copie du compte bancaire qu’il lui a donné. Leur père l’a désavoué, déshérité des décennies plus tôt, pourquoi revenir dessus? Elle ne veut pas de cet argent. N’a pas besoin de cet argent. L’attention de la profiler s’est détournée de son frère et de l'intrigante. Mais les mots qu’elle capte au vol manquent de la faire s'étrangler avec une gorgée de bière tepide. santa merda. Felice va vraiment exploser! Les lèvres de l’italien sont compressées en une ligne sévère et ses prunelles sombres sont devenues opaques d’une rage qu’elle devine s’accumuler dans le silence qu’il conserve. Les jointures de phalanges ont blanchi, la chevalière en or massif se détachant plus brutalement sur les doigts puissants. Felice, malgré sa soixantaine entamée n’est pas une violette. La chevelure noire à peine striée de blanc, une peau halée par le soleil de Californie ne souffre d’aucun affaissement et il se maintient rigoureusement en forme. Le physique en lame de couteau couplé à des signes de richesses savamment distillés lui assurent des nuits en délicieuses compagnie.

Le ton sirupeux avec lequel elle délivre ses paroles sauvages, le sourire suave qui ne quitte plus sa bouche pulpeuse indique à l’homme combien elle prend plaisir à cette brutalité verbale. Il n’a pas l’intention de laisser une petite conne lui parler de la sorte et s’en tirer aussi facilement. Pourtant, alors qu’elle dépose l’argent sur le comptoir, qu’elle se lève, il fait remarquer d’un ton parfaitement civil. -Vous devriez vous souvenir que la courtoisie et la politesse sont à user par les deux parties. Il me semble que votre mère a oublié de vous inculquer certains principes de base. Prenez garde à ce que la leçon ne soit pas un apprentissage trop douloureux. Ce serait dommage, vous êtes charmante.

Les épaules de Medea se détendent. Felice ne paraît pas vouloir engager les hostilités plus loin. Qu’il se contente de cette réponse plutôt médiocre l’étonne dans le bon sens. Peut-être la présence de témoins ligote-t-elle ses instincts les plus vindicatifs? Laissant la jeune femme se lever et faire quelques pas pour gagner la porte.  Malgré les années d'éloignement, elle connait son aîné mieux que cela. Il ne tarde pas à le lui prouver quand il abandonne de quoi régler sa consommation, reposant son verre de scotch après l’avoir séché d’une gorgée, avec une force suffisante pour fendiller le socle. ll est debout en quelques secondes et l’italienne est un miroir de ses gestes. Il n’a pas une once d’attention pour ses gardes du corps quand il rejoint l’asiatique au moment où elle gagne la rue. Il est dans son dos, attrapant son poignet d’une main, l’autre entourant sa taille d’un bras qui n’économise pas sa fermeté. La ramenant à lui jusqu’à ce qu’elle cogne légèrement contre ses hanches.

La ruelle est déserte, les lampadaires sont tous détruits soit par vandalisme soit par manque d’entretiens. Les conséquences légales de son comportement ne s'inquiètent pas le second du Cartel Comucci. Il a assez d’argent pour arroser qui il aurait besoin de faire taire et dans ce genre de coin, les passants ont tendances à être aveugle et muet. Ho il n’a pas l’intention d’aller trop loin, juste de lui apprendre la valeur d’une langue bien tenue. Medea perd quelques précieuses secondes à entraver les gardes du corps qui vont rejoindre leur charge. Elle ne les connaît pas, et pourtant elle les connaît. Ils sont du genre à encourager les plus bas instincts de leur boss, s’élevant dans les rangs par leur violence et leur manque de considération morale. Quelques soient les actes de Felice, ils n’interviendront que pour lui porter assistance. Une minute d’arguments rageurs de sa part avant que les hommes n'obtempèrent avec l’ordre de préparer les affaires de leur patron pour un départ immédiat de la Louisiane.  Il l'entraîne plus loin, s'écartant de la bouche de lumière du bar. Un soupir d’agacement pourtant quand il entend les claquements caractéristiques des talons de sa cadette sur les pavés disjoints derrière lui. Elle aussi, elle va le faire chier, il devine.

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Dim 19 Juin - 17:10 (#)




Le billet disparaît, récupéré par le barman et celle-ci lui fait signe de garder la monnaie, peu désireuse de s’attarder plus qu’il ne le faut ici. Quelques paroles sur une génitrice morte depuis trop longtemps pour que le souvenir ne soit autre qu’un écran de fumée et sourire se peint sur ses lèvres. De tout ce qui aurait pu blesser son ego, de tout ce qui aurait pu éveiller quelque sentiment plus profond que cette sincère indifférence, l’angle est décidément le mauvais. Lui accordant un dernier regard, elle lui souffle, comme un adieu et la preuve qu’il ne lui soutirera rien de plus que du mépris, “Ma mère était faible et insignifiante au possible.” Voilà tout ce dont elle se souvient de cette figure maternelle dont elle a probablement respecté, pendant les premières années de son existence, les mots et le point de vue. Rien de plus, hélas.
Dans un mouvement souple elle prend déjà la direction de la sortie.

Les portes passées l’Immortelle force pleinement une inspiration, se gorgeant des odeurs d’échappement, des relents d’urine au milieu du béton et de l’acier et de l’humidité qui porte avec elle mille effluves caractéristiques du Sud. Tout ce qui n’est pas ce cloporte trop assuré. Une bouffée qui l’aide à calmer les ardeurs refrénées, la Soif tenaillante et lui donne le courage nécessaire pour se laisser porter jusqu’au motel sans commettre un carnage le long du chemin.
Une bouffée, les yeux fermés, le temps de reprendre ses esprits et se résigner à cette nuit gâchée.

Une bouffée, une simple et une unique bouffée et puis…

La brûlure cuisante autour de l’articulation fine de son poignet. La piqûre qui remonte le long de son bras, court sur son épiderme et la fait grimacer, les mâchoires serrées. Mei n’a pas besoin de voir le visage du fou qui a tenté et outrepassé les limites, l’odeur trop présente de son parfum et de la naphtaline sur ses vêtements agressent de nouveau ses narines.
S’en suit un rapprochement non autorisé et intrusif et elle le sent, là, mou, dans le creux de ses reins. Prétendument fort, assurément acide. Le bras qui la maintient contre lui ne souffre d’aucune faiblesse mais c’est les doigts sur sa peau qui la font se contracter. Elle sait que la sensation est mentale mais la Chinoise n’est jamais parvenue à passer outre cette sensation d’argent pour tout contact non désiré. Il n’a pas le droit, il le sait, décide de s’en moquer pour la remettre à une place qu’il pense juste. Lui, insignifiant petit homme dont le respect se jauge en billets et dans une autorité qu’il pense maîtriser. Luttant pour ne pas inverser leur position et lui briser tous les os, elle résiste, mentalement, feintant la faiblesse physique et une docilité toute relative.
Il aurait pu lui souffler toutes les insultes de la Terre, la mépriser autant que son langage le lui permettait qu’elle n’aurait répondu que par un dédain certain. Mais par ce geste, ce simple geste, il vient de réveiller la furie qui sommeille et qui déjà, gratte pour qu’on la libère. Là, derrière ses côtes, sous sa peau, dans chaque veine, chaque fibre, elle la sent hurler pour que sa maîtresse la libère de sa cage.

Un soupir rageur franchit sa gorge mais elle ne lui accorde rien de plus. Il est condamné, il ne le sait simplement pas encore. Sa propre colère ne l’a pas alerté quant à la froideur de sa peau. Loin de la fraîcheur agréable que l’on cherche parfois chez l’autre, c’est bien le froid de la mort qu’il a coincée par sa prise. Mais comment pouvait-il soupçonner ce que son esprit étriqué ne peut sans doute pas concevoir. Bien avant le surnaturel, bien avant son Immortalité, comment l’idée même qu’une femme puisse être plus puissante que lui pourrait naître chez ce cloporte.
Déjà il la tire dans un coin sombre qui jouxte le bar, loin des regards indiscrets que le silence de la rue pourrait tout de même laisser filtrer.

Oh oui, rejoignons les ombres.
Fais-nous glisser vers ce néant devenu allié.
Fais crisser tes souliers cirés jusqu’à l'échafaud.

Elle attend patiemment, contient la Bête qui hurle à présent pour prendre le contrôle. Mei sait néanmoins qu’elle ne pourra la libérer pleinement. Tous ses efforts, tous les sacrifices ne peuvent être mis à mal et réduits à néant par un insecte tel que lui. Une mare de sang ici la conduirait tout droit à une mort certaine, même avec de puissants alliés. Et c’est sans doute cette pensée à elle seule qui transmet tous les progrès réalisés par cette furie au passé trouble et sanglant. Elle ne peut le tuer cette nuit. Elle ne peut laisser libre cours à tous les scénarios qui se fomentent dans sa petite caboche.

Un pas, puis deux.
Elle se laisse guider.

La Vampire n’a même pas besoin de faire appel à ses dons pour les enfermer un peu plus dans les ténèbres. Quand plus aucun halo ne vient les baigner, elle stoppe leur avancée. Arrêt brutal qui le prend son assaillant de court. Jusqu’ici en position de force face à cette poupée fragile à la langue bien pendue, ses pieds semblent à présent solidement ancrés au sol et la résistance s’installe. Il tire plus fortement mais… rien. Est-il surpris? Commence-t-il seulement à s’inquiéter? Mei ne lui en laisse guère le temps.
Sa main libre vient se refermer sur le bras qui ceint sa taille, ses doigts se referment sur le poignet et avec force elle l’agrippe jusqu’à la sentir grimacer et souffler de douleur. L’écartant de ses entrailles, elle exerce un habile demi-tour qui oblige l’italien à céder la prise qu’il pensait ferme. Face à lui, parmi les ombres, il ne peut discerner la glace noire qui s’abat sur lui dans une colère sourde. Ses yeux sont devenus un puits sans fond dans lesquels plus aucune once d’humanité ne subsiste.

Elle pourrait le saigner ici-même dans l’indifférence la plus totale alors que des sirènes résonnent au loin dans une urgence plus vitale que sa misérable vie. Pauvre humain, dont la vie ne tient qu’à quelques muscles et tendons, qu’à quelques litres de sang. Tout ce temps à rester en équilibre sur un pont branlant sans comprendre à quel point ils sont … fragiles.

Oui, elle pourrait le torturer de mille et une façons, mais il faut préserver ce qui peut l’être, pour elle. Ne pas céder si aisément au chant mélodieux de la folie et de la revanche. Pas après tout ce qu’elle a vécu et tout ce qu’elle a surmonté pour en sortir.

Alors, le tenant à distance par la seule prise de son poignet, elle le fait danser tel un pantin docile, brisant un peu plus son ego démesuré. Juste le temps pour lui de se rendre compte à quel point il est faible face à elle, juste à temps pour que l’inquiétude s’empare de lui et ne lui fasse regretter toute sa prétendue superbe.

Le rapprochant d’elle, elle profite de l’élan pour lui asséner un puissant coup de genou dans ses précieuses orphelines. Ce n’est pas un cri qui passe la barrière des lèvres du bourreau devenu victime. Une simple expiration étouffée alors que ses jambes flageolent et ne le portent plus. Elle le laisse s’écraser genoux au sol, sur les pavés souillés de cette ruelle crade. Un rat d’égoût enfin dans son élément. Elle ne le retient que par le poignet et baisse son regard vers lui, un sourire carnassier aux lèvres. “Voilà ta juste place” Quatre petits mots crachés dans la nuit avant qu’elle ne referme ses doigts un peu plus autour de son articulation qu’elle brise d’un coup sec, lui arrachant enfin un cri de douleur.

Seulement alors, elle le lâche et se recule de quelques pas avant que sa jumelle ne réclame trop brutalement la place pour terminer le travail. Même si elle n’en a pas besoin, elle prend une profonde inspiration, suffisante pour calmer ses ardeurs et… percevoir une effluve plus subtile non loin d’elle. Prise dans un élan familier, dans cette sphère où plus rien ni personne ne peut l’atteindre, elle l’a ni entendu ni vu une troisième présence ici. Se fondant un peu plus dans les ombres, elle ne tente rien, attentive aux prochaines secondes qui pourraient définitivement sceller cette nuit.


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Ven 1 Juil - 13:17 (#)


Medea n’apprécie pas de voir son frère s’éloigner juste derrière la jeune femme qui vient de l’éviscérer verbalement, de le castrer très efficacement d’une volée de paroles que son égo ne va pas pouvoir appréhender. Cela doit être la première fois en près de soixante ans qu’une femme se permet de lui marcher dessus avec un tel brio. Les gardes du corps se sont levés aussi et s’apprêtent à emboîter le pas à leur boss. Non. Il est hors de question qu’elle permette à ces gorilles de faire pencher davantage le plateau de la balance en direction de son frère.

Dans une totale indifférence, elle voit du coin de l'œil son ainé agripper le poignet de celle qu’il courtisait avec une brutalité qu’il contrôle parfaitement, la ramener tout contre lui. Flambée de rage à la manière dont il se comporte. L’insulte qu’il vient de lui faire en malmenant une femme devant ses yeux, dans sa ville, sans réfléchir une seconde aux conséquences. Décence minimale dont il n’est plus capable tant il a été pourri par des décennies de privilèges et  de manque d'opposition. Ce sont les membres de sa sécurité qui reçoivent le fouet de sa langue pour la retarder de cette manière.

Felice n’a pas l’intention d’aller trop loin. Juste un peu. Juste assez. Il ignore ce qui sera assez. Mais cette catin va devoir ravaler ses mots d’une manière ou d’une autre. Cette arrogance sans fondement ni socle va être détruite cette nuit. Elle n’oubliera plus jamais la manière convenable de s’adresser à un homme de sa stature, il se le promet. Commencer par la peur dans ses jolies prunelles encre. Le premier pas. Il apprécie la sensation de son corps gracile contre le sien. Elle semble bien plus docile, la salope, maintenant qu’elle a un avant goût de ce qui va se passer une fois qu’ils auront rejoint une solitude plus adaptée à la suite de son programme.  Oh, le silence, le silence de la belle garce après qu’elle osé lui parler de cette manière. Il faut croire qu’elle est pas si conne, finalement. Il est armé, bien sûr, mais il n’a pas besoin de son pistolet avec ce genre de ragazza. Peut être qu’elle fera moins la maline avec le nez pété, une ou deux dents manquantes et l’arcade déformée. Peut être qu’elle va réaliser que sa beauté n’est qu'éphémère et qu’elle aurait dû se montrer plus humble quand un homme s'intéresse à elle. suffit de voir sa soeur, hein. si elle est encore passable à cinquante ans, rien à voir avec la femme étourdissante qu’elle était à trente ans. Finalement, il va juste lui offrir une leçon importante. Et gratuitement. A Medea aussi, d’ailleurs. Il est grand temps qu’elle rentre en Californie et accepte que ses frères savent mieux qu’elle ce qui le plus indiqué pour elle. Comme son père le voulait. C’était une erreur de l’avoir aidé quand elle était plus jeune, il le réalise maintenant.

Elle doit commencer à sentir l’inquiétude l’envahir, la mome. Elle a la peau gelée. Et elle ne tente pas de lui échapper. Parfait. Plus que quelques secondes. Felice balaie les alentours d’un regard attentif. Il ne perd pas son instinct pour une prudence naturelle et profondément implantée. Aucun témoin gênant. De son pas décidé, il les dirige vers la flaque sombre de plusieurs réverbères aux ampoules brisées. Elle s'arrête net. Enracinée dans le béton défoncé. Première résistance de sa jolie poupée asiatique. Il souffle un soupir exaspéré à cette défiance futile et tire plus fort sur la délicate articulation. Attrape sa hanche avec une fermeté décidée, sans lui laisser la possibilité de s’éloigner de son corps.  Il fronce les sourcils quand la résistance est plus farouche. Quand il ne parvient pas à la faire avancer d’un pas de plus. Il n’a pas le temps de s’attarder sur la promesse de violence de son regard, ne saurait pas la reconnaître, pas chez une femme.

surprise quand elle attrape sa propre main. Il tente de se dégager de l’étreinte maintenant malvenue. De l’étau qui épouse son poignet avec un fiel qu’il n’est pas habitué à recevoir. Incrédulité qui enfle en ne parvenant pas à la détacher de lui. C’est quoi, cette succube de merde, ce poulpe sorti des profondeurs des égouts et qui ose s’en prendre à lui? Il reste muet pourtant, car le moindre son, le moindre appel à ses gardes du corps qui doivent être proches serait un aveu de faiblesse, serait reconnaître qu’il est vulnérable, juste là, maintenant. Fierté masculine qui le lui interdit alors même que le goût bilieux de la peur remonte le long de sa gorge. Il ne peut ni s’éloigner, ni se rapprocher d’elle. Un poing qui fend l’air et n'atteint jamais le ventre de sa cible, elle s’est dérobée si vite, si facilement. Une brise impossible à contraindre. La peur est un bâillon boule qui achève de lui dérober toutes paroles maintenant que son égo a reculé, trop tard. L’épaule droite cogne un mur, durement, dans un des mouvements désordonnés qu’elle lui impose.

surprise puis incrédulité, et enfin,  une douleur aiguë et personnelle. si personnelle. Une douleur intime et cruelle, qui remonte de son sexe malmené jusque dans son ventre. Il expire une bouffée d’air d’acre et nauséabonde, de cet air qui ne quitte jamais vraiment les poumons, cet oxygène de fin du monde. Il s’effondre. A genoux. Devant elle. et la douleur de son bas ventre broyé par son coup ne lui permet pas d’admirer l’ironie de ce tableau. Le brouillard de son esprit ne se dissipe pas vraiment, à peine pour entendre quelques mots prononcés avec un ton permafrost. Ce qu’il entend, le son qui va résonner dans ses cauchemars, c’est celui de son articulation qui craque. Le son de brindilles brisée en automne par des pieds inconscients. Cette fois, il hurle, cette fois, ses cordes vocales sont libérées, tout comme un flot de larmes vient rajouter à son masque grimaçant qui a perdu tout son charme superficiel.

C’est ce cri presque animal qui détonne dans la ruelle. Enchaîné par le claquement précipité d’une paire de talons sur le bitume abîmé. Il faut quelques secondes à l’italienne pour saisir la réalité de la toile qu’elle a devant les yeux. Craignant de découvrir le corps abîmé de la jeune asiatique et la silhouette victorieuse de son frère la surplombant de toute sa hauteur, elle tombe sur celui-ci, se balançant d’avant en arrière, une main soutenue par l’autre paume ouverte, plaquée contre son ventre. Il relève le visage vers elle, hoquetant ses mots, sans parvenir à retrouver son souffle, filet de mucus dévalant d’une narine, pleurs douloureux qui se tarissent. De la Cristaline, aucune trace. Et ça.. Ça inquiète Medea. Elle attrape son frère par le haut de son veston, rassurée de voir qu’il ne paraît pas avoir de plaie ouverte, ne sent pas l’odeur métallique caractéristique du sang. Elle le redresse d'une secousse sans douceur jusqu'à ce qu'il soit débout, dans une verticalité précaire.

-Qu’est ce qui c’est passé? -si Felice attendait confort et compréhension, il sera sur sa faim. La profiler a besoin de comprendre et rapidement. Les ombres de shreveport ne sont pas à prendre à la légère. -Ou est-elle? Qu’est ce que tu lui a fait?!
-È la puttana! È lei che mi ha aggredito! trova lì e inciampa lì! Per favore, medea!* -Il retrouve à peine son souffle. Les mots sortent en italien torturé. Il n’attend même pas que sa sœur réponde. - Non l'ho nemmeno toccato. È lei che è impazzita! Volevo solo parlare con lei.
Ils sont dans une impasse et Medea se trouve au milieu de la bouche de la ruelle. Personne n’est passé près d’elle. Un mauvais pressentiment commence à envahir ses sens. L’absence de lumière est une cape capricieuse pour les mortelles. Mais d’autres créatures s’en nourrissent.
-Dov'è la giovane? essere più chiaro.
-Non so! non me ne frega un cazzo! Lei... aveva così freddo. Mi ha rotto il polso in quel modo! Non potevo fare niente. Aiutami..


[*-C'est la pute! C'est elle qui m'a attaqué! trouve là et bute là! s'il te plait, medea!
Je ne l'ai même pas touché. C'est elle qui est devenue folle! Je voulais juste parler avec elle.
-Où est la jeune femme? soit plus clair.
-Je sais pas! J'en ai rien à foutre! Elle.. elle était si froide. Elle m'a cassé le poignet, comme ça! Je n'ai rien pu faire. Aide moi....]

Les éléments qui se mettent en place confirment ses craintes. Une peau froide, une force capable de maîtriser facilement un homme adulte et rapide, puisqu' elle n’avait que quelques secondes de retard sur les deux. Elle projette son frère vers la rue, et il manque de s’écraser par terre, ne retrouvant son équilibre qu’en se pressant contre le mur, achevant de salir son coûteux costume.
-Barre-toi! Va te faire soigner et quitte la Louisiane dès ce soir. Ne reviens plus jamais dans cette ville, je ne pourrais pas te protéger.  Tu as porté les mains sur elle en premier! Tu as rompu les Lois…
Il se retourne. Ombre de hargne qui lui revient maintenant qu’il se croit à nouveau en sécurité.
-Je pisse sur les Lois! Tu as oublié qui je…
-Pas les Lois Humaines, débile! Tu es à  Shreveport! Tu as de la chance d'être en vie et tu ne le réalise même pas! Dégage avant qu’elle ne change d’avis!


Felice finit par se détourner, retrouvant quelques minutes plus tard ses gardes du corps qui l’éloignent des lieux quelques soient ses protestations. Medea s’avance à son tour dans l’obscurité plus profonde. Impose à son corps, à son cœur, un calme qu’elle ne ressent pas. Tente de déceler parmi celles- ci le visage plus clair de la Vampire qui doit s’y trouver. Elle élève la voix, la projetant autour d’elle.  
-Madame. Je sais que vous êtes encore là. Mon frère ne vous importunera plus. Vous vous en êtes assurée.
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Dim 3 Juil - 13:26 (#)




Confondue dans la nuit, elle se laisse bercer par la mélodie d’une langue latine dont elle ignore tout du sens. Si certains mots, peu flatteurs, lui donnent un rapide aperçu de la teneur du dialogue, elle ne cherche pas à en décoder les syllabes, devinant suffisamment sa portée pour ne pas s’en inquiéter. Sourire aux lèvres face à l’ego brisé, son regard se porte sur la nouvelle arrivée, plus pondérée à n’en pas douter. L’Immortelle a une pensée pour Gautièr et l’attrait que la langue de Molière a toujours suscité chez elle. Qu’elle a aimé l’entendre lui conter mille histoires dans sa langue natale, curieuse de chaque sonorité sans en comprendre l’essence. Il lui manque, bien plus cruellement que leurs retrouvailles le laissent penser, plus qu’elle a bien voulu lui transmettre. Inconsciemment sa main remonte à sa gorge mais le collier n’y pend plus, offrande vicieuse qui n’a créé que le vide. Que fait-il à présent? Que ferait-il maintenant? Il fut un temps où ils préféraient tous deux ne laisser aucun témoin. Mais l’anonymat les préservait d’une accusation trop publique et leur absence d’attache pour tout foyer ou tout être vivant sinon eux leur assurait une liberté que la modernité et leurs choix leur ont maintenant soufflés. Au-delà des risques encourus, la tuerait-il froidement, juste pour la préserver elle? S’il devait choisir entre cette catin italienne et sa propre personne, se perdrait-il à tergiverser et à peser le pour et le contre?

Peu importe. Son loup n’est pas là. Il n’est jamais là. C’est un fuyard, un trouillard, un planqué, un lâche. Les paroles résonnent à nouveau, cette fois-ci dans une langue qu’elle comprend et forcé de constater que la puttana est plus sensée que la vermine encore à ses pieds il y a peu. Les recommandations pleuvent, le rappel des lois également. Leurs lois. À dire vrai, c’est sans doute le seul point commun que Mei partage avec ce rat d'égout, une propension farouche à se tenir au-dessus d’elles.

Il capitule, pour elle ne sait quelle raison et il s’éclipse, si pauvrement abîmé…
C’est presque avec une pointe de déception qu’elle le regarde tituber vers ses compères alors qu’il ne reste bientôt plus que la brune aux talons hauts. Cette fois-ci, la Vampire ne se contente plus de la noirceur de la ruelle. Le vent souffle loin au-dessus d’elles quelques nuages et le croissant de lune ne la préservera plus. Fermant un instant les yeux, elle en appelle les ombres et tout devient subitement opaque, même là où s’est plantée la ritale, dans une position stratégique qu’elle ne peut comprendre. Les derniers mots soufflés à son acolyte laissent penser que cette dernière a compris sa nature, ce qui l’agace prodigieusement mais rend le futur échange des plus savoureux. Nouveau jeu, nouveau jouet?  

Madame.
Le mot la fait sourire et elle retient un rire qui menace de trahir sa position. Même à l’embouchure de la ruelle la nuit devient cocon et enveloppe avec elle la femme qui tente de la… rassurer? Levant les yeux au ciel, invisible, Mei glisse lentement, sans bruit, ne sachant encore ce qu’il adviendra. Les risques sont toujours présents. Sa disparition soulèverait trop de questions et nul doute que le crétin qui a fui le pointerait du doigt. S’il ne représente pas directement une menace, la Chinoise ne peut se permettre un orchestre de sirènes et d’uniformes dirigés vers le motel ou sur sa personne. En d’autres temps, en d’autres lieux, oui. Mais elle s’est enchaînée d’une promesse qui lui coûterait trop de brise. Ah, les sentiments… boulet accroché à sa cheville dont elle ne peut se défaire.

Revenant au présent, profitant d’être une ombre parmi les ombres, elle tend l’oreille pour entendre l’écho des battements de coeur. “Oh Bella Ciao…” Elle fond à l’opposé de sa position actuelle pour ne pas être repérée. “Bella ciao…” De nouveau elle se fond dans la nuit, reculant vers le fond de la ruelle. Elle voit le visage tourner, les yeux chercher en vain dans l’opacité des ténèbres qu’elle a créées. “Bella ciao ciao ciao…” Dans une vitesse propre à sa race, elle contourne la femme et se fige derrière elle, silencieuse, prédatrice alors que celle-ci continue de sonder la ruelle dans laquelle Mei n’est plus.

Il serait si facile de lui briser d’un coup sec la nuque, là, maintenant. Si peu d’efforts pour mettre fin à sa misérable vie fragile et définie. Sans doute trop. Une nouvelle fois raisonnable et bon sang ce que ça lui coûte. Elle disperse enfin ses fidèles alliées, laisse une semi-clarté reprendre ses droits autour d’elles, et, dans son dos, espérant au moins un sursaut, elle trahit finalement sa position. “Combien de femmes bafouées? Combien de femmes battues? Combien de femmes violées par ce frère qui est tien? Combien de crimes connus et étouffés? Et sur ta conscience, quel poids? Sur tes épaules? Qui es-tu? Et si tu penses que je te dois quoi que ce soit, oublie cette idée, elle ne t’apportera que frustration et déception.”


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Lun 14 Nov - 17:50 (#)

La nuit a des crocs et des griffes. La nuit a faim. Medea en a une conscience aiguë et ne peut se permettre à son imbécile de frère de se faire manger par un Cauchemar. Cesare considérait cette mort comme un affront et descendrait sur la Louisiane comme une nuée de criquets sur un champ de millet. C’est un mal de crâne dont elle n’a pas besoin. Felice ignore à quel point la vampire a été clémente avec lui. Présumer de sa patience est une erreur qui ne pourrait qu’être fatale. Blessé dans sa chair autant que son égo, la sœur ne se demande pas quelle plaie est la plus douloureuse, elle connaît déjà la réponse, l’ainé recule, le goût de la défaite, saveur nouvelle, accrochée au fond de la glotte.

L’Italienne assume une cape de calme et de contrôle. Une effluve de peur maintenant peut à nouveau faire pencher la balance dans l’orgie d’hémoglobine, avec elle en plat principal. Ce n’est pas l’une de ses priorités. Ce rappel à la Loi qui régit Caïnites et Mortels était aussi pour les oreilles immortelles. Quelques instants de réflexion concernant la suite à donner. Le plus sage serait de retrouver les halos de lumières à l’orée de l’impasse. Elle a fait preuve de la courtoisie indispensable à tout échange avec un vampire, l’angle de ses épaules pivote pour s’en retourner sur ses pas.

l’Amazone s’immobilise dans l’encre qui étend ses filets autour d’elle. Son cœur palpite et sa respiration gronde d’un écho passé. La sensation sur son épiderme, cet aveuglement complet, c'est un souvenir. C’est la certitude de l’avoir déjà  vécu, bien que les circonstances soient encore voilées, dissimulées dans sa mémoire. Medea sait, sait qu’elle a déjà vécu ce moment, avec une autre compagnie, sans que les détails ne se révèlent. Encore une pièce de puzzle qui s’emboite dans le vol de cette soirée près de trois ans plus tôt. Alaric Lanuit a déjà usé de cet artifice avec elle. L’outrage gonfle dans ses veines en constatant que la Ravissante entend la manipuler à son tour. Ses lèvres se verrouillent sous la montée d’irritation qui irrigue ses synapses. Elle ne sourit plus, Medea. Plus tard, au calme, la question du Comment, de la manière dont la vampire contrôle la Nuit reviendra caresser ses pensées,ce n’est pas le moment. Sans chercher  à user de discrétion, supposant que son opposante a une vision limpide de ses gestes, elle décroche d’un geste fluide l’extrémité du lien d’argent qui dort encore autour de son poignet, serpent venimeux qu’elle ne réveille pas tout de suite. Précaution et non déclaration de guerre ouverte.

Les notes du chant des résistants italiens luttant contre les Allemands et Mussolini à la tête de l’Italie pendant la seconde guerre mondiale s'élèvent à sa droite, tout contre son oreille, elle a l’impression. Il y a des instincts, des réflexes qui ne peuvent être tout à fait éteints. Son menton fend l’air dans la direction de la voix, luttant pour découper les ombres, sans succès. Madame est joueuse. Le refrain sonne encore, plus loin, dans une direction opposée. Le claquement sec des talons de l’italienne quand elle se déplace de deux pas, sans avoir l’arrogance de pouvoir localiser la Vivace.

Silence. Un silence qui n’est découpé que par sa respiration, que par les bruits incessants de son propre corps sans qu’elle ne puisse déceler la trace de la Fille de la Nuit. Elles sont seules, aucun buveur des différents bouges aux alentours n’a la curiosité de venir s’enquérir de cette brusque opacité. Halloween et ses cicatrices. La noirceur surnaturelle se dissipe aussi soudainement qu’elle s’est amassée, ce qui n’encourage pas l’Italienne à relâcher sa vigilance. La voix mélodieuse surgit, juste dans son dos et un frisson gelé coule le long de sa colonne vertébrale. Sa position est poignante de faiblesse et de vulnérabilité, dessein volontaire. Ses muscles se sont tous raidis, comme sous l’effet d’un coup de fouet. Il n’y a aucune chance de lui échapper, fuire serait stupide. La vampire serait sur elle avant même qu’elle ait eu le temps de faire un pas. Elle est trop proche. Il n’y a plus que la défiance, malgré la peur qui se tapit au fond de ses tripes. Une peur familière qui n’en est pas moins odieuse et lui rappelle insidieusement l’absence du Loup Protecteur. Il ne lui reste plus que l’Audace. Medea se retourne pour faire face à Mei. Elle est légèrement plus grande que l’asiatique, surtout avec ses talons, mais  c’est un avantage factice. La célérité, la force de l’asiatique sont mortelles.

Un rire sardonique s’accroche à ses lèvres, ses sourcils se haussent sur le masque de glace qu’elle affecte avec brio. -Voulez-vous prendre sur votre conscience les crimes des vôtres, Madame? Que vous me donniez comme bien ceux de mon frère? Le péché originel ne vous suffit-il pas que vous jugiez nécessaire de me rendre responsable des actes de mon frère? Avez vous l’intention de faire pénitence pour les vies arrachées par votre Clan, votre Sang avant de me placer devant votre tribunal? Je ne doute pas que les morts et corps détruits jalonnent vos pas en bien plus grande quantité que ce que pourrait commettre mon frère. Après tout, il n’est qu’humain. Pas vous.

Le sourire s’efface et elle fait un pas en arrière, mettant un souffle de distance entre elles. Juste en paravent de sécurité. Qui elle est? Non, Medea ne donnera pas son identité à une vampire inconnue. Pas tant qu’elle n’en saura pas davantage sur celle en face d’elle. Elle n’est pas une Lanuit, c’est une certitude. Elle a épluché les dossiers rassemblés sur le clan et elle n’y figure pas. Il lui faudra s'intéresser aux autres factions. -Sur mes épaules, le poids de mes propres manquements me suffit amplement, merci. -Medea secoue la tête, lentement. Geste lent alors qu’elle récupère dans son sac son paquet de cigarette. Une tige cylindrique qu’elle allume, gardant le briquet au creux de sa paume. Elle ne l’a pas quitté des yeux, c’est un luxe qu’elle ne peut se permettre. Un point l’intrigue et la profiler ne tarde pas à le soulever. -Pourquoi  me devriez vous  quelque chose?

Fil de rasoir, adrénaline qui bat à ses tempes et qu’elle ne devrait pas accueillir si pleinement. -Estimez-vous avoir obtenu réparation de l’insolence de mon frère à votre égard? -les comptes doivent être justes. Il n’est pas question que cette créature décide de donner une leçon plus durable à Felice ultérieurement. Les vampires ont la mémoire longue et elle n’a pas l’intention que sa Famille soit entraînée dans une dette infernale pour les décennies à venir. Si Mei décide que le prix était trop léger, les négociations sont ouvertes. Et devront être closes avant le lever du soleil. Sans que Medea n’accepte la responsabilité morale des agissements de Felice. Une transaction. C’est tout.
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Lun 14 Nov - 20:09 (#)




L’éclat étincelant que son regard repère le temps d’une fugace seconde la maintient dans une prudence à présent nécessaire. Tous ses sens lui crient de se fondre dans les ténèbres et de rester l’anonyme qui sied si bien à sa survie. Tous ses instincts les plus bas et surtout les plus vils lui soufflent de profiter encore quelques instants de cette rencontre fortuite que les fils du destin ont choisi de tisser en cette nuit banale.
L’immortelle se laisser bercer par des battements de cœur rapides, inspire dans un geste forcé une bouffée d’air chargée d’angoisse et de méfiance et se laisse consumer par l’électricité et l’adrénaline qui suintent par ces pores parfaits et au délicieux parfum féminin. Pas de quoi lui tourner la tête, Mei n’accorde finalement que peu de valeur à ses comparses du même sexe, les méprisant pour la plupart et les réduisant bien trop aisément aux quelques atouts que Dame Nature a bien voulu leur confier. C’est un pouvoir comme un autre, éphémère, bataille perdue d’avance contre le temps qui voit se faner les plus belles fleurs. Voilà tout le crédit qu’elle lui accorde. Un beau brin de femme qui bientôt rejoindra la longue liste de celles qui ont un jour été. Ni plus, ni moins. De cette classe certaine que la brune dégage, de ce port de tête haut et de cette confiance, ne restera rien sinon un vague souvenir finalement oublié.

Le phrasé est beau, le verbiage tout autant et sonne néanmoins creux aux oreilles de la Créature qui ne trouve écho dans aucun mot. Ce ne sont que des syllabes vides de sens que la nuit étouffera avec elle. Si les plus puissants n’ont pas réussi à lui inculquer de sens moral ou de leçon bien pensée, cette catin méditerranéenne use de son souffle en vain, assurément. “Le péché originel? Faire pénitence?” Un rire lui échappe, moqueur, acide tandis qu’elle glisse d’un pas ou deux sur le côté juste pour lui bloquer toute échappée, s’assurant de ne pas empiéter sur son espace et en conservant une sage mais fragile distance. “Désolée, le Christianisme n’a que peu de sens à mes yeux. Oh, ils ont essayé. Les allemands et leur luthéranisme progressiste, les français et les italiens et leur catholicisme punitif. Je crois que les têtes renvoyées de leur émissaire sans les corps leur ont coupé toute envie de souiller des croyances millénaires qu’ils n’ont jamais su comprendre. Je ne te blâme pas pour les crimes de ton frère, je pointe l’évidence que tu sais mais ne fait rien.” Se perdre un peu dans l’Histoire pour s’éviter toute réponse plus personnelle, n’exposer qu’une vérité crue qui ne peut guère être remise en cause. C’est un jeu, assurément. Au fond de ses entrailles, l’asiatique se moque éperdument de ce lien fraternel et de la participation passive de cette femme. Elle se moque d’ailleurs bien de tout ce qui peut la concerner. Seule une curiosité malsaine et masochiste la pousse à poursuivre le dialogue, et, la tête penchée sur le côté, la jaugeant de toute sa hauteur, un léger sourire ourle le coin de sa bouche. “Ne présume pas de ce que mes pas ont laissé derrière eux, tu ne sais rien de moi Bellissima…” Il serait un peu facile et diablement idiot d’appuyer des accusations bien trop vraies. La bête enragée prisonnière ne saurait prendre le pas sur un instinct incisif de survie. Le fait d’avoir été percé à jour n’y est pas pour rien. Mais la Vampire ne laisse rien paraître et feint l’amusement devant cette connaissance un peu trop accrue sur les gens de son espèce.

Au-delà de cette mascarade qu’est la Révélation, Mei pressent un autre chose de plus sournois et plus dangereux. Elle ne parvient pas à pointer efficacement la chose du doigt mais sa méfiance s'accroît au gré des secondes et la culpabilité avec laquelle l’italienne semble se fustiger sans l’aide d’un tiers la fait sourire un peu plus. Quels péchés peut donc souiller cette garce, sinon ceux que sa futile religion la pousse à croire?

“Je te l’ai déjà dit, je ne crois rien. Je ne te dois rien. Mais c’est bien une chose que vous placez en haute estime, vous, pauvres hères au sentiment exacerbé de complexe de superhéros et au fait que chaque bonne action se doit d’être récompensée.” La généralisation de l’entièreté de l’espèce humaine ne la fait pas sourciller. Elle les a toujours placés dans le même panier et puisque sa vis-à-vis vient de la réduire au même rang que tous ses compères caïnites, elle ne risque pas de s’offusquer de ce raccourci facile. Quand bien même, ça ne ferait même pas relever le sourcil de la créature.

Un nouveau rire fend l’air et son regard se durcit, comme si la question avait résonné comme une insulte personnelle. “Il est en vie chérie, ce n’est pas ce que j’appelle obtenir réparation. L’asticot qui pend entre ses jambes se remettra de l’affront physique et la démangeaison quant à se tortiller entre les chairs de jeunes femmes non consentantes reviendra. L’ego que j’ai heurté le rendra plus dangereux encore.” Un exposé loin d’être sot et qui, s’il ne porte pas forcément une vérité pleine, n’est pas teinté du plus vil des mensonges. “Oh rassure-toi, mon immortalité m’est plus précieuse que ce stéréotype méditerranéen mais ce que tu réduis à une insolence n’a aucunement trouvé réparation ce soir.” Dans ses prunelles brillent un instant toutes les idées noires et cruelles qui animent sa petite cervelle et un sourire en coin, carnassier, trahit ses intentions au moins intérieures. Les lois étant contre ses envies, elle ne fera évidemment rien. Pas après un sommeil de deux décennies, pas après tous les sacrifices portés par son retour.

Penchant de nouveau la tête sur le côté, elle laisse passer quelques secondes d’un silence pesant, avant de reprendre. “Si tu es si peu encline à assumer ta responsabilité dans ce qu’il fait, pourquoi le solde de sa dette t’intéresse tant?”
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Sam 10 Déc - 18:23 (#)

Pour toutes les jolies paroles de Medea, il n’y a guère de croyances personnelles derrière. Elle recrache un discours enrobé, enjolivé qu’on lui a enfoncé dans le gosier, comme si son esprit féminin était celui d’une oie à gaver. En quittant sa famille, elle a quitté aussi la Religion dans laquelle elle ne s’est jamais reconnue. Mais les vampires sont souvent des créatures de traditions et aiment quand les mortels suivent des schémas préconçus. Il serait bien dommage de donner à l’asiatique autre chose que le néant catholique à laquelle elle s’attend peut-être. Après tout, elle est italienne. Et elle porte à son cou une croix d’argent. pour autant que cette dernière l’ait remarqué bien sûr. Mais derrière deux remarques au vitriol, il serait dangereux d’oublier qu’elle n’a pas survécu un nombre inconnu de décennies uniquement grâce à sa langue de vipère.

C’est un jeu entre elles, un jeu toxique et addictif. Elle devrait la saluer et reculer, retrouver le monde des vivants et l’abandonner dans les ombres mortes. Elle ne peut pas. Il y a dans ces passes verbales à peine mouchetés un soupçon de quelque chose qui fouette son sang et son adrénaline. Ce n’est pas simplement qu’elle la trouve belle, cette poupée sanglante. Non, son arrogance, cet orgueil démesuré sont un monument rare. Elle confirme son dédain de ces paraboles de l’ancien testament et Medea a la grâce de paraître chastifiée, mortifiée par ces attaques contre les sainte écritures et leurs évangélistes. Bloquant physiquement la voie de la retraite si la mortelle décidait de quitter les lieux.. Maîtrise stratégique de l’espace qu’elle tolère pour le moment. Ce qui l'intéresse bien plus, ce sont les termes employés. Il faudra qu’elle recherche quand est ce que les missionnaires sont rentrés de mission sans leurs têtes. La cruelle immortelle pointe du doigt la responsabilité que Medea devrait endosser pour les crimes de son frère. Que son silence lui permet de perpétuer. Oh, c’est si riche de la part d’une Vampire. Et elle ne se prive pas de le préciser. D’appuyer sur cette évidence purulente que seule la mauvaise foi peut réfuter. -J’agis quand je suis présente. Comme ce soir. -n'hésite-t-elle pas à le faire remarquer. Elle est intervenue quand rien ne l’y obligeait, avant de penser que son frère avait besoin de protection.

Une bouffée de la cigarette qu’elle vient d’allumer, les saveurs du tabac et la nicotine. Un sourire félin étire les commissures de ses lèvres. Elle a raison sur ce point. Medea ignore tout de son parcours et de sa vie passée et présente. Cependant, comme tout ce qui touche aux Cess et qui pourrait être d’un intérêt futur pour la NRD et sa carrière, la brune ne demande qu’à apprendre. C’est tout en sucre et délicatesse qu’elle ajoute- C’est vrai, je ne sais rien de vous ou de votre vécu. Pourquoi ne pas m’en apprendre davantage? A commencer par notre nom?

Non qu’elle s’attende à ce que la Fille de la Nuit lui offre gratuitement la moindre information et encore moins son identité. Non, ce n’est qu’une nouveau coup de couteau dans leur joute verbale. Chaque renseignement se monnaye très cher dans les cercles surnaturels, elle doute que l’asiatique soit différent sur ce plan. Néanmoins si cette dernière a envie de se montrer aussi imprudente que son hubris le suggère, elle trouvera en l’italienne une oreille dévouée et très attentive. Il lui faut faire un effort pour garder un visage de marbre. Pour ne pas simplement lui éclater de rire au visage. Malgré cela, l’amusement pétille au cœur des pupilles sombres. Est ce qu’elle se prend vraiment au sérieux à ce point ou est ce une manœuvre de diversion comme Medea et son apparente dévotion catholique? Elle penche sur la première option. Ho, elle doit être délicieuse en diplomatie. Un vrai trésor.

Elles abordent un point plus sensible et l’attitude de la vampire change légèrement. Plus âpre et plus incisive. L’information que l’agente retient est qu’elle respectera les Lois, qu’elle ne mettra pas en péril son statut pour une vengeance concernant l’incident de cette nuit. Il n’y aura pas de dénégation de la part de la sœur. Felice a plus souffert dans son orgueil que de son poignet brisé. Cesare aura intérêt à mettre une laisse bien courte au cou de son cadet. Ce ne sera pas la première fois. Le prochain calice de l’Immortelle sera aussi probablement en mauvaise posture, mais ce sera de son propre choix. -Cela me suffit largement. -Elle n’a pas l’intention d’exiger plus que cette déclaration spontanée dont la véracité entrelace les mots. Elle pense en premier à sa propre survie et son propre intérêt et c’est un instinct sur lequel on peut toujours compter avec les caïnites. Du moins ceux avec lesquels Medea a interagi. Sans compter qu’elle vient d’écarter le voile qui dissimule sa Soeur de Folie et celle-ci est bien réveillée, attentive et prête à dévorer à la moindre faiblesse. Medea ne quitte plus les pupilles ébènes et il y a dans son attitude corporelle la prudence dont ses paroles sont exemptes. Non, elle ne prend pas la vampire à la légère. Pas plus que ses menaces muettes.

le silence qui prend sa place entre elles, à peine rompue par le grésillement de sa cigarette. Elle est confortable avec ce genre de technique. Cela pousse la plupart des gens à le rompre. A parler de tout et n’importe quoi et cela en révèle souvent plus sur la personne qui parle qu’elle ne voudrait. L’italienne ne montre aucun signe d’inconfort malgré les secondes mourantes. Avant que l’immortelle n’exprime une pointe de curiosité, la première remarque témoignant d’un moindre signe d'intérêt personnel. Un vague geste du poignet. -J’imagine que les Italiens ont tellement la Vendetta dans le sang que j’oublie parfois que ce n’est pas universel. Sans compter la longue mémoire des caïnites. -Elle se sert sans honte d’un cliché méditéraneen, mais celui-ci en particulier, elle a pu en vérifier la véracité plusieurs fois. -Je n’avais pas envie que cela déborde sur le reste de notre famille, selon votre degré de rancune. Mais vous venez de me rassurer sur ce point précis.

Il est temps de clore cette rencontre qu’elle n’oubliera pas. Continuer à provoquer l’asiatique serait une erreur qu’elle n’a pas l’intention de commettre. Elle grave dans sa mémoire les traits réguliers de son interlocutrice, ne s’expose pas à la prendre en photo. -Je vous rends à la quiétude de votre soirée avant qu’elle n’ait été dérangée par mon frère. Belle Nuit, Ma Dame. -Elle ne forcera pas le passage, attendant sans nervosité que la vampire s’écarte et lui permette de quitter cette ruelle insalubre. Sans confrontation physique qui n’aurait aucun débouché positif ni pour l’une ni pour l’autre. Medea pourtant n’attendra pas ad vitam eternam et si la canite se montre difficile, la nuit prendra une toute autre tournure.
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Princesse Kumquat, le Glaçon Impérial.
Mei Long
Mei Long
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En un mot : Derrière elle, les traumatismes de l'Orient. Devant, ce spectaculaire et dangereux Occident. Entre les deux, cette douce torpeur, bourreau et gardienne de sa déraisonnable folie. De sa folle déraison.
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Mer 8 Fév - 18:41 (#)




Si l’immortalité la préserve du temps qui érode, des années qui fissurent l’épiderme plus durement qu’un papier abrasif, de la déchéance programmée d’un corps pathétiquement mortel, la nuit, elle, est une course que Mei Long ne s’aventurera pas à défier. Pas pour ces banales prunelles sombres que toutes les méditerranéennes partagent, pas pour cette paire de jambes inutilement longues et odieusement dessinées, par pour ce minois lisse et autoritaire, à la fois pédant et doucereux. Sa voix de miel est une supplique suffisante pour l’envie farouche de la lui fermer définitivement. Cette poupée glacée est tout ce qu’elle méprise dans la gente féminine, de celles qui portent le talon haut pour mieux piétiner le patriarcat et assumer un féminisme qu’elles ridiculisent par leur venue tardive en ce monde. Comme il était aisé de se prétendre combattante quand l’on arrivait après la bataille. Insoumises mais dirigées consciemment ou non par les dictats de ces messieurs, pourfendeuses de justice et de vertu mais accusant la perversité d’un frère faute de pouvoir l’en changer. Une telle hypocrisie ne saurait défier que la sienne, mais le déni était un art que la créature pratiquait depuis bien longtemps déjà.
L’odeur caractéristique du tabac lui irrite les naseaux. L’immortelle n’a d’attirance que pour les volutes bleutées d’un opium maintenant industrialisé par ces grands laboratoires pharmaceutiques. Voilà tout ce que la modernité apportait. Une tueuse sanguinaire annihilant tout ce qui possédait un tant soit peu de caractère et d’authenticité. Tout lui semblait faux, maintenant.
Le sourire naissant sur les lèvres de la ritale ne fait que durcir un peu les traits de l’asiatique et seul un sourcil s’arque quand celle-ci se fait plus inquisitrice, enrobant sa curiosité dans un ton velours et un phrasé sophistiqué. Les mâchoires serrées, la vampire doit chercher loin la promesse faite à son alliée et amie, se remémorer avec une force qui lui manque de beaux préceptes instaurés par son Sire de substitution, bafoués de trop nombreuses fois ces derniers mois. La balance penche d’un côté puis de l’autre, et chaque voix résonne avec un écho particulier. Que ferait Aliénor dans cette situation ? Nul doute qu’elle y verrait un jeu duquel faire naître ses propres règles. Que dirait Jenaro ? Sa maîtrise parlerait pour lui, comme toujours. Si différents. Si diamétralement opposés. Ils ont été, un temps pourtant, tout ce dont elle avait besoin. Au moins s’accorderait-il que l’inutilité de tuer cette… femme.

Se retenant de lever les yeux au ciel devant cette morale qui ne lui appartient pas, elle croise ses mains derrière elle, le dos droit et le menton haut. « Je ne cède mon nom qu’aux lèvres sur lesquelles j’aime le voir danser. » Souffle cette dernière en la jaugeant des pieds à la tête. « Nul besoin d’appuyer sur le gâchis que ce serait de vous l’entendre déformer. » Bien qu’elle vienne inutilement de préciser son propos dans une contradiction que les mots crachés viennent heurter, Mei ne s’en formalise aucunement. Déjà trop de précieuses minutes ont été cédées à cette importune, venue jouer les sauveuses sans se douter que la cible avait changé de camp.

La frustration d’un salaud de moins sur cette Terre et la soif qui la tiraille encore rendent son humeur vacillante. Le risque est trop grand pour qu’elle daigne saccager les efforts qui lui ont tant coûtés. Le jeu n’en vaut pas la chandelle et bien qu’instable, Mei n’est certainement pas stupide. Le choix du silence pour seule réponse est l’option qui lui semble la plus salutaire présentement. L’Immortelle a beau donner dans le mépris sans effort, elle n’en reste pas moins méfiante et celle-ci ne peut nier l’habileté avec laquelle sa vis-à-vis semble composer avec les mots et les attitudes. En montrer trop pour cacher plus ? Voilà qui sonnerait moins superflu que tout le reste et à défaut d’en être convaincue, supposer que oui reste la meilleure sauvegarde.

Des mots enrobés de velours, encore, toujours. La flatterie ne la mènera à rien, en a-t-elle seulement conscience ? Ou bien profite-t-elle de ce status quo imposé ? La nuit. Le jour. Prudence, toujours. Mei restera une inconnue, pour l’heure, espérant secrètement ne jamais recroiser la route de cette importune autrement que pour la réduire au silence. Une occasion manquée, après tout, ne retire pas toutes les mille autres opportunités et la créature ne s’est alourdie du sceau de la promesse que le temps d’une nuit. Quand bien même, elle n’en serait pas au premier vœu bafoué, ni même au second.

Alors elle capitule, la descendante d’impératrice, devant cette plantureuse brune que ce siècle rend déjà éphémère. Un dernier regard, un dernier jugement, un sourire énigmatique et puis…

« Bonne nuit, petite fille… »
Une seconde, et la rue redevient déserte. Là où quelques instants plus tôt trônait la preuve tangible d’un autre monde, il n’y a que le vide. Perchée sur quelque hauteur, voyant sans être vue, Mei imprime une dernière fois les traits de la ritale. Photographie mentale gravée, un sourire mauvais prend place sur ses lèvres alors qu’un mot prononcée par cette femme produit un écho dangereux dans sa caboche :  vendetta

Bonne nuit, petite fille….
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