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Dim 19 Juin - 23:28 (#)

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Mai 2021



La forêt nationale de Talladega est une forêt fédérale protégée située en Alabama. C’est à cinq heures de route de Shreveport. Si ce n’était du bracelet GPS attaché à sa cheville, jamais ils n’auraient laissé partir le métamorphe aussi loin du giron protecteur d’un de leur bâtiment officiel. Encore une fois cette année, ils avaient abdiqué sous les recommandations du MRU. Les lignes importantes concernant son «contrat» à propos des avantages indéniables de «Fournir à l’Agent Archos un répit de quelques jours dans un endroit éloigné des villes et en nature profonde pour encourager les prédispositions de celui-ci à une coopération civilisée.» Pesait dans la balance. Personne n’avait envie d’un thérianthrope à cran dans leurs locaux ou de découvrir ce que l’un deux pouvait faire quand la dépression aura voilé le meilleur de ce qui lui restait de santé mentale.

Allez savoir comment, ou pourquoi, mais une bonne partie du 1588,66 kilomètres carré de cette forêt appartenait à leur bien aimé interpole du surnaturel : Le PASUA. Est-ce que ça leur servait de retraite pour les employés ou pour les weekends en familles des secrétaires du NRD ? Est-ce qu’ils y cachaient une base souterraine ? Qui sait ? Tout ce qu’il lui important c’était de savoir qu’il n’allait pas croiser de touriste curieux ou de randonneur chevronné pendant sa semaine de vacances.

Parce que oui, comme tout bon employé sous la tutelle du Paranormal and Supernatural Activities World Watch, il avait aussi droit à ses congés. Congés payés même. Sa paie lui sera transférée normalement, dans son compte bancaire, sous son numéro de gratte-papier. Comme tous les autres. Dans la case étroite dans laquelle on essayait de le faire rester de force. Ça paraissait bien aux yeux des autres collègues. «Profite en Archos !» - «Reviens nous faire chier avec ton bronzage !» - «C’est ça ! Va te prélasser pendant que nous on bosse.» - «Dommage que ce ne soit pas la pleine lune pendant tes vacances.»

Oui oui.
Ah. Ha.
C’est ça.
Bande de merdeux.

N’empêche que, durant son ascension silencieuse qui prendrait une heure trente ou deux pour se rendre au chalet (si on peut appeler une cabane de chasseur un chalet), Kaidan se trouvait pathétique. Il se laissait porter par l’enthousiasme d’une sortie autorisée et traquée. L’air frais loin de Shreveport, le bruit des montagnes, l’odeur de l’humidité… Chaque pas qui l’éloignait de son calvaire et de ce masque de docilité qu’il portait en tout temps enlevait un poids sur ses épaules. Presque cinq ans à ne pas avoir goûté à la liberté. La vraie. Pas celle qu’ils essayaient d’imiter pendant ces cinq jours accrédités par des bouffons sérieux à cravate. Probablement que si le MRU avait omis d’ajouter cette prescription à son dossier, ils ne seraient pas tordus le crayon à tolérer autant de prédisposition pour un CESS. C’était dramatique d’attendre patiemment qu’on lui accorde un sursis. Dramatique la sollicitude sur le visage de Barrois sur les conditions de captivité d’un de ses agents de terrain les plus efficaces. Sa diligence dans le choix de ses mots. La prévenance dans l’exposition des modalités. La gêne dissimulée derrière le regard froid du vétéran quand il s’évertua à décrire le fonctionnement du système de géopositionnement nouveau genre qui s’adapte à toutes largeurs de chevilles. Cet impassible moment absurde quand le technicien lui accrocha à la jambe, évitant tout contact visuel avec lui.

Est-ce que c’était vraiment des vacances ?
Oui.
Oui… Oui ça l’était !
Et est-ce qu’il devrait être heureux que ce le soit ?
Non.
Absolument pas.

Par contre, tout son être lui criait qu’il avait besoin de ce répit. Sa nature hurlait dans ses courtes nuits par des songes sauvages de sang et de chasse, de verdure et de sable. De montagne et de clairière. Elle l’appelait. Exigeait son retour sans relâche depuis l’arrivée du printemps. Printemps qui fut long, sous l’égide de pulsions écrasées profondément en lui. L’instinct de ses formes le déchirant de l’intérieur. Lacérant ses fondations. Le brisant petit à petit… mais il n’était pas terminé, ce printemps. Le mois de mai dans ce coin de pays était précurseur de l’été. Des nuits confortables autour des 15° et des journées, quand elles étaient ensoleillées, aux températures chaudes, rappelant l’arrivée de la journée la plus longue de l’année.

Cinq jours c’était suffisant pour se ressourcer. Dégourdir ses formes, les laisser sortir au grand air, sans crainte d’être vue ou dérangé. Il aurait besoin d’infiniment plus, mais, pathétiquement, Kaidan se courbera à la nécessité de ces cinq jours. Passer la nuit à crapahuter, le jour à se détendre au soleil, faire le plein de vitamine D et parfaire son bronzage qu’il a tristement perdu depuis… depuis la naissance de ses derniers enfants.

Tout serait parfait si ce n’était pas de la distraction qui le suivait en silence à quelques mètres de distance.

— Nous sommes presque arrivés. Lui annonce-t-il, coupant le mutisme concentré des deux protagonistes de la semaine.

Les circonstances différentes de cette année furent accueillies avec une sorte de soulagement agréable et une charge imprévue. Bien entendu elle était le meilleur remplacement pour ce genre de mission. Thompson étant «indisponible» (et les détails, Kaidan s’en moquait royalement) ça allait de soit de faire appel à Medea Comucci comme baby-sitter à thérianthropes. Pro dans le domaine, la plus calé sur le sujet au NRD et puisque leur première mission c’était déroulé à merveille, il aurait été ridicule d’éloigner l’ancienne profileuse du FBI pour ces écarts de conduite du passé. Barrois avait éloigné toutes objections de l’agente du revers de la logique et avait imposé un compromis judicieux : Ceci était une mission — Pas des vacances avec son collègue garou. Les dommages collatéraux de cette semaine étant réglés, Medea avait simplement ronchonné comme une princesse sur les qualificatifs de «chalet pittoresque».

Il se demandait soudainement si cela faisait longtemps que sa collègue avait fait de l’hébertisme et dormis dans une cabane sans électricité et sans chauffage. Elle trainait peut-être son oreiller de soie dans son énorme sac à dos ?

Dans tous les cas, l’implication de Comucci dans ses vacances changeait bien des choses. De un, ne pas avoir à supporter l’air débiné d’Otto était un avantage indéniable. Par contre, Medea était curieuse, intelligente et n’allait certainement pas accepter sans un mot tous les détails de cette «retraite nature». De plus, il craignait les détournements de sa concentration par l’odeur et la présence féminine de son acolyte qui avait fait tout ce chemin sans se tordre une cheville.

Parfois, la Nature prend le dessus.
Il n’avait pas l’intention de la brider pendant ces vacances.
Kaidan serra la mâchoire à l’idée de simplement devoir se contrôler et dominer sa Nature.

Le chemin se fit plus large et éclaircit puis, à la fin de celui-ci, se trouvait la cabane de bois, dans une clairière entourée de grands arbres matures. Le bruit du large ruisseau à côté était divin. Le chant des oiseaux était hypnotisant.

Enfin.
Les vacances.

Le soir commençait à peine à s’installer. Le soleil avait décliné dans le ciel et teinté celui-ci d’un rosé rassurant aux rares nuages. La température commençait déjà à diminuer, lentement en même temps que la course du soleil. Le «chalet» était encore debout. Ce qui était mieux pour la petite dame qui le suivait derrière. Ce n’était absolument pas luxueux, mais couvrait les nécessités : Un toit sur la tête, un abri contre le froid et des toilettes sèches à l’arrière. Kaidan dû ouvrir la porte d’un coup d’épaule, mais l’intérieur était sec. C’était une unique pièce, avec un petit foyer pour cuisiner, des étagères pour ranger ses trucs et des lits superposés contre un des murs. Les armoires cachaient certains couverts, du papier, des crayons, des jeux de société désuets, un nécessaire pour soigner et plein de babioles qu’il n’aura pas le temps de découvrir.

C’était poussiéreux, mais chaleureux.
Du moins, à son avis.

Kaidan déposa son énorme sac qu’il avait trainé jusqu’ici sans problème sur le lit du bas. Il avait apporté assez de nourriture pour les deux; des trucs faciles à cuisiner, rien de très luxueux non plus. Il y avait aussi du café pour la gardienne et sa cafetière italienne. Sans oublier son petit lute, des vêtements confortables, de l’alcool fort et deux bouquins : Selected Poems de Lord Byron et A Midsummer Night’s Dream de Shakespeare.

Avant de ressortir, il ouvrit les fenêtres pour aérer, s’assura qu’il y avait ce qu’il faut (bois, papier et allumette) pour faire un feu à l’intérieur. Devant le «chalet», Kaidan observa Medea et sourit :

— Tu devrais survivre.  

Sans plus attendre, il enleva son t-shirt puis ses bottes de randonnée, ses chaussettes, son pantalon, mais conserva son boxer pour ne pas effrayer la babysitter. Presque complètement nu, sans aucune gêne, il roula des épaules, observa le ciel puis les alentours et la salua dans une révérence singulière :

— À demain matin. Aucunes autres explications, le métamorphe parti à la course d’une enjambée enthousiaste et vigoureuse. Un conseil ! Ne t’aventure pas dans la forêt la nuit ! Puis il disparut au travers des arbres, dans la pénombre qui se manifestait de plus en plus autour de leur domicile pour une semaine.


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En un mot : Humaine. Profiler pour le FBI et consultante pour la NRD
Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
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Quasiment un an depuis son arrivée en Louisiane. Quatorze mois. Quatorze mois de travail acharné. D’affaires passionnantes et d’un écheveau surnaturel qui ne cesse de s'emmêler sur lui-même et de présenter un visage à la menace assumée. Des adversaires aussi puissants que tenaces. Merci la nuit immortelle. Des alliés aussi inattendus que bienvenus. Et des rencontres, dont elle n’est pas certaine de pouvoir les catégoriser aisément. Le charismatique sénateur de Louisiane en tête. Tout comme l’être qui la précède sur ce chemin qui navigue entre les pins et les différentes essences de cette forêt en Alabama.

Medea est ambivalente quant à cette semaine qui l’arrache à sa routine citadine. Le besoin réel, de souffler, de réfléchir à cette année écoulée dont le bilan ces dernières semaines à la saveur cruelle de l’échec. De pouvoir cesser pendant quelques jours d’être sur un qui-vive qui grignote ses nerfs, petit à petit. La curiosité, bien réelle, qu’Archos lui inspire. L’envie de l’observer Être sans l’entraver. Découvrir qui il est vraiment quand il n’est plus obligé de s’en tenir au masque civilisé que lui impose le Pasua. La profiler devine que cela promet d’être intensément intéressant. L’occasion, enfin, de l’interroger sur la présence fantôme qui miroite entre eux, au creux de ses prunelles, loin de tout cadre officiel.

Le revers de cette médaille n’en est pas moins aigu. L’impression désagréable que Barrois la teste sans l’affirmer clairement. L’obliger à reprendre un rôle actif de contrôle d’un garou sous le joug du gouvernement. Rôle dont elle ne veut plus. Les rumeurs ingérables qui vont courir dans les couloirs dès que les équipes  sauront  qu’Archos et elle vont passer une semaine isolés en forêt. L'expertise des thérianthropes qui la place au premier plan mais qui est aussi la raison de sa plus grossière erreur. Avoir fait confiance à un Lupin meurtrier et privé de liberté. Le chef des opérations a balayé ses arguments, les vocalisés et ceux inscrits dans ses silences. Elle est officiellement détachée sur une affaire concernant le FBI comme cela arrive périodiquement. La collaboration entre Archos et elle est efficace et sans accroche. Medea sait quand la résistance à une mission devient plus préjudiciable que son acceptance. Tout comme elle peut comprendre que le thérianthrope n’ait aucune envie d’attendre que Thomson soit à nouveau disponible. Ho, il va être livide. Juste livide quand il sera mis au courant.

Bien sûr qu’elle a remarqué le bracelet tracker qu’il a à la cheville .Sans doute le grand frère plus évolué que celui qui ne quittait pas le poignet de Carlisle. Tout comme elle sait qu’elle aura au chalet le dispositif nécessaire pour le localiser s' il sort de la zone attribuée. A sa discrétion d’évaluer si l’entorse est minime ou demande qu’elle prenne action. Et bordel, elle souhaite vraiment qu’il ne joue pas au con. Elle n’a pas envie, vraiment pas envie, de devoir le rappeler à l’ordre. Cependant, elle n’a aucune illusion, si Archos décide de disparaître, rien ne pourra le retenir. Ni elle  ni un traceur. Elle n’a pas oublié cette leçon là!

Le sac à dos de randonnée qu’elle a pris pour les cinq jours est bien équilibré et la marche ne lui pèse pas. Medea a dormi une partie des cinq heures de route et la douceur de la journée contribue à faire de la marche d’approche un moment agréable. La forêt se dévoile en douceur, s’ouvre et se referme sur des clairières plus ou moins praticables. Elle n’avait pas eu plus l’intention de retrouver un milieu sylvestre après la soirée chaotique de la prétendue course d’orientation. Ce qu’elle espère, ce qu’elle espère vraiment, c’est que Kaidan ait largement exagéré sa description de la cabane dans laquelle ils vont devoir cohabiter. Parce qu’elle n’est pas conquise par ce qu’il en dévoile jusqu’ici. Voir même totalement réticente. L’amusement perceptible de Kaidan à ses réactions grimaçantes. Néanmoins, elle a essayé de prévoir en conséquence. A pris le temps, entre autres, d’imprimer quelques-uns des chemins de marche qui passent à côté du chalet, ne se faisant pas d’illusion sur la présence de la moindre connexion internet. L’absence de discussion entre eux n’est pas la marque de tensions. Lui, elle peut le sentir, à hâte d’arriver, hate de se retrouver dans une glorieuse solitude en milieu naturel. L'italienne, malgré tout, se détend peu à peu. se laisse gagner par le murmure chantant d’un ruisseau qu’ils suivent et aperçoivent régulièrement. Les pépiement égaillés des oiseaux et parfois, fugitivement la vision d’un chevreuil, d’un écureuil. Les traces d’un barrage de castor. La vie sauvage pullule dans cette réserve strictement interdite aux usagers habituels. Propriété strictement privée. Ce ne sont pas les bois du Maine, bien plus sombres, touffus et menaçants. Porteur d’une beauté farouche qu’elle n’a jamais pu oublier. Tout comme le poids d’un torse entre ses bras et les flammes mourantes d’un feu de camp.

Le timbre de Kaidan l’arrache à point nommé à des souvenirs qu’elle ne souhaite pas remuer. Et qui, elle le sait, reviendront bien trop souvent la hanter. A quel point ces quelques jours avec l’autre pour seule compagnie vont-ils mettre à mal la distance indispensable qu’elle doit maintenir entre eux? Malgré les apparences de la conférence de presse fin janvier, ils n’ont peu que travaillé ensemble depuis. Des cas ponctuels et des interventions précises. Pas de longs dîners studieux, pas de pauses cafés en tête à tête. Limitant l’influence de l’attirance explicite et partagée qui frémissait à l’orée de leurs échanges. Facile de garder une attitude purement professionnelle et de conserver des limites bien définies. A quel point est-ce que ce sera encore le cas loin des conventions sociales?

Il ne l’a pas trompé, ils sont arrivés. Les arbres s’espacent et s’arrondissent pour laisser la place à une cabane de berger tout en rondins de bois. Un foyer ouvert entouré de grosses pierres plates et de larges billots de bois. Une fontaine avec un baquet en bois assure un apport d’eau potable et limite les aller-retour jusqu'au ruisseau. Ruisseau à la berge herbeuse, les fleurs sauvages qui poussent sans entrave en ce milieu de printemps, tableau de simplicité. Il avait raison. C’est pittoresque! En particulier dans la lumière à peine rosée d’un soleil qui commence à entamer sa descente. Le chalet lui-même… à mesure qu’ils s’approchent, Medea pressent que l’intérieur sera rustique dans le sens le plus barbare du terme.

Elle siffle entre ses dents  en contemplant, de la porte, le nid à poussière qu’elle a face à elle. Une seule grande pièce avec des fournitures en bois. Une table et des chaises au centre, contre un mur des lits superposés. Il n’avait pas menti sur ce point et elle le regrette. Elle n’a plus dix ans pour trouver cela amusant. Une cheminée montée contre le mur du fond, et en face du coin couchage, un espace réduit pour la cuisine. La cahute, prévue pour résister aux éléments les plus brutaux, ne dispose que de quelques petites fenêtres qui n’éclairent pas réellement l’intérieur. Par les rayons rasant du soleil, les particules de poussière dansent. Pas de salle d’eau. Le ruisseau pour les ablutions. Pas de toilettes modernes. sagement l’italienne tient sa langue. s’abstient de tout commentaire. Pose son sac pas loin de la porte. Pourquoi est ce que pour les garous, une escapade réussie signifie se passer du confort le plus basique? Le même cadre, avec un chalet avec un minimum d’installation contemporaine transformerait le séjour. Elle a à peine passé la tête et s’écarte quand Kaidan ressort à son tour. Préférant de loin rester dehors pour l’instant. -Ca t’amuse, avoue! -Pas vraiment de mauvaise humeur, pas envie non plus de gâcher le plaisir manifeste qu’il ressent. Avant d’ouvrir de grands yeux quand il entreprend de se déshabiller sans un mot pour la prévenir. -Mais qu’est ce que tu fous?! -soit. A moitié nu dans les cinq premières minutes de leur arrivée. Elle aurait pu détourner le regard. s’affairer à une tâche quelconque. Elle n’aura pas cette hypocrisie. La vipérine a déjà pu constater qu’il avait un torse bien fait, force est de constater que le reste de son corps est à l’avenant. Il commence à s’éloigner, pieds nus, entre les arbres. La laissant entre le rire et la stupéfaction.

Non, elle n’a aucunement l’intention de lui emboîter le pas ou de se mettre à le suivre dans une forêt inconnue, de nuit. Avec un grognement parfaitement audible, cette fois, Medea retourne à l'intérieur de la cahute. Deuxième grognement en découvrant que c’est un poêle à bois qui alimente une cuisinière. Ça va prendre des plombes à chauffer! C’est la première chose qu’elle fait. Avant même d’ouvrir son sac, de fumer une cigarette, elle engage un feu dans la fonte. Découverte agréable, trois ou quatre lampes à huile sont disposées sur des étagères, réservoir plein. Pendant que le poêle se lance avec l’efficacité d’un diesel en hiver, elle attrape la literie des lits et l’aère dehors, espérant en chasser l’humidité perceptible qui s’est installée dans les draps. Repousse le sac de Kaidan sans l’ouvrir. Le principe du lit superposé l’irrite vraiment. Même s' ils sont suffisamment grands pour des adultes. Le côté dortoir, l’absence totale d’intimité est insupportable. Ce n’est peut-être pas plus mal que le thérianthrope soit absent cette nuit. Elle trouve une bouilloire cabossée, une cafetière à l’italienne, mais aucun grains de café malgré un petit moulin manuel. Long, long, long soupir. Elle aurait dû le prévoir. Pourquoi est ce qu'elle a pris une boite de son thé vert favori, boule à thé comprise, mais oublié le café?! Elle ne se sent ni l’âme de Blanche-neige ni celle de la belle au bois dormant pour virer toutes traces de poussière de la pièce.

Finalement pieds nus, bouilloire sur le poêle qui commence à frémir, quelques unes des provisions qu’elle a prévu rangées sur l’une des étagères, une bouteille de vin qui s’aère -oui ca, elle a pris- une lampe à huile posée sur le sol à côté d’une des chaise en bois qu’elle a mis dehors, draps rentrés, elle commence à cesser de jouer les derviches tourneurs. La nuit est largement tombée quand elle s’enveloppe dans un large plaid moelleux, bien plus essentiel qu’un oreiller,  cigarette, verre de vin, thé, liseuse à portée de main. Elle a la flemme de manger. Demain matin! Renversant la tête pour observer la voûte étoilée qui s’allume peu à peu. La fraîcheur de la nuit n’est pas encore trop pesante. Dans l’halo discret de lumière de la lampe, les divers sons animaux ne sont pas inquiétants. Aucun ne franchit la lisière de la clairière et cela lui convient parfaitement.

Medea souffle. Relâche une partie de la tension qui ne cesse jamais de s'accumuler en elle. Être seule ce soir est peut être un luxe qu’elle n’avait pas mesuré. Elle n’a pas apporté de dossiers, juste deux ou trois livres soigneusement choisis pour compenser le moment où sa liseuse sera déchargée. La nuit sera bien entamée quand elle se décide à se coucher, soufflant la mèche.

C’est le matin, le matin qui est le plus désagréable, non parce qu’elle a faim, mais l’absence de son café matinal est un irritant. Une épine agaçante. Elle a plutôt bien dormi et se  réveille  plus tôt que d’habitude, l’absence de volets jouant un rôle qui ne lui déplait pas. Quelques bûches dans le poêle pour le maintenir ronronnant. Malgré les températures froides en l’absence de soleil, elle ne ressent pas l’envie de passer un pull, alors qu’elle s’avance dehors à la lumière naissante. Pieds nus, cheveux en bataille, absence évidente de maquillage,  dans un tee-shirt beaucoup trop grand pour elle, délavé par trop de lavages, dont les motifs se sont estompés depuis longtemps et un shorty noir qui font office de pyjama, elle se dirige vers le ruisseau dans l’idée de tenter quelques ablutions matinales avant de préparer un petit déjeuner et un autre thé, à défaut de café! Le chalet désert est l’indication suffisante que Kaidan est toujours par monts et par vaux. Elle ne s’en inquiète pas. Elle ne serait pas étonnée de ne pas le croiser les prochaines quarante huit heures.
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Sam 2 Juil - 0:25 (#)


Quand elle aura fini de se plaindre, une fois les pieds dans la rosée matinale, elle remarquera que Kaidan est bien de retour de sa nuit.

Enfin, presque.

En amont du large ruisseau au courant froid et sonore, il y avait une crique dans le cours d’eau, qui créait de petites chutes à travers des rochers et un bassin d’eau peu profonde avant de continuer sa course. Visible du chalet, cet endroit était souvent bordé de soleil, comme c’était le cas en ce moment. Entre la forêt et le trajet calme de l’eau, les rayons réchauffaient la surface des roches grises et des troncs qui s’étaient retrouvés emportés par les flots. Dans le plateau d’eau calme avant qu’elle ne recommence à dégringoler se trouvait Kaidan. Assis en tailleurs au milieu d’une des petites chutes, l’eau du bassin lui montait jusqu’à la taille. Ses genoux dépassaient de la surface et sur ses épaules et sa tête dégoulinait le torrent glacé. Aussi nu qu’il était parti (et même plus) le métamorphe avait les yeux fermés dans une posture sereine et méditative. Depuis combien de temps était-il là ?

Depuis un moment.

Il avait besoin de se recentrer avant d’affronter cette journée avec le chaperon qu’on lui avait imposé. De se recentrer parce que la nuit avait été une course folle et débridée entre ses formes. Festoyant en liberté dans la forêt en une débandade bestiale, chacun avait eu sa place de s’étirer, de crier, barrir, grogner. Surtout ceux qui avaient rarement l’occasion d’émerger. Le rhinocéros, l’urial (le mouflon sauvage), le sanglier et le tigre. Le chat et le corbeau étant plus communs étaient plus en paix avec la Nature. Exténué, reprendre sa forme humaine avait été plus difficile qu’à l’habitude. Le tigre bataillant pour gagner encore du temps sous la lune. Le sanglier, sa forme première, suppliant une dernière fois pour se rouler dans la terre fraiche sous un noisetier. Le rhino noir, le sage, pressant sa corne contre un tronc jusqu’aux limites du possible. Le mouflon désirant monter plus haut dans les collines… toujours plus haut. Puis Kaidan qui devait conserver cette balance fragile mise à rude épreuve devait se concentrer, regagner un semblant de stabilité. Il dû promettre qu’il y aurait encore quelques nuits, rassurer ses herbivores, calmer le carnivore enragé… La méditation avait toujours fait partie de son existence. Fortement encouragé par Mémé, toute forme de recueillement permettait une solidité des formes et du réceptacle, mais aussi une accalmie patiente de celles-ci. Il avait même construit un mantra en l’honneur des dieux du passé à son image. Des divinités métamorphe aux qualités semblables à la sienne. Une prière muette : 



Hildisvini Sæhrímnir Vahara Bygul Trjegul Bastet Huggin Munin Kutkh Sweta Varaha Karkadann Tanngrisnir Tanngnjóstr Amon Khnum Takam Baihu Budhi Pallien Narasiṃha.

L’eau froide avait engourdi ses sens, sa peau piquait entre la douleur la félicité, mais rendait plus tangible sa forme humaine. Il n’avait pas peur de se perdre. Il aurait pu passer un autre 24 h sous sa véritable forme sans trop de conséquences toutefois, il préférait s’en ternir à un horaire fixe. Il était libre, mais pas tout à fait. Le retour à Shreveport serait d’autant plus difficile si ses cycles étaient décalés. De plus, si le tigre prenait le dessus, il espérait être assez loin pour ne pas avoir à faire de la chair à pâté de Medea. Ce qui pourrait arriver. Donc, autant s’en tenir à la nuit, dormir et bronzer le jour. Puis si elle avait à faire des rapports de «mission», une routine normale de thériantrope serait rassurant pour tous le monde.

C’est donc, nu sous les petites chutes, de son ouïe et odorat accru qu’il comprit qu’elle était réveillée. Il était encore très tôt. Trop tôt pour elle, décidément. Il ne bougea pas d’un centimètre, toujours les yeux fermés, il attendit qu’elle sorte du chalet en reprenant ses longues respirations en cadence. Même d’ici, il pouvait sentir son odeur. Rien à voir avec les effluves venant d’Otto qui faisait attention à son odeur comme à ses vêtements. Medea, même si elle faisait attention par défaut professionnel, il pouvait humer son shampooing, la crème de jour, la fragrance de sa lessive… pas comme un chaman qui se pliait en quatre pour un peu d’attention de sa part.

Soupir, il retourna autant que possible à un état méditatif, mais il eut l’impression qu’il pouvait palper l’humeur lamentable de son chaperon à chaque pas qu’elle faisait dans la rosée du matin. Quand elle s’arrêta, probablement après l’avoir remarqué, comme un taré sous l’eau, il ouvrit un œil pour la scruter avec un sourire en coin. Il adorait son look du petit matin. Elle avait l’air décomplexée, plus relaxe dans ce t-shirt trop grand et délavé. La longueur de ses jambes nues était aussi délectable. La voir au naturel lui faisait plaisir. Probablement plus à lui qu’à elle, mais il s’en foutait. Il allait passer cette semaine à moitié nue, autant laisser les petits inconvénients des apparences de côtés.

Enfin, il sort de son mutisme en roulant des épaules. Ça irait pour aujourd’hui. Il s’étira, les bras dans les airs avancèrent dans le bassin en gardant le niveau à une hauteur décente. Il passa une main sur son visage, puis une dans sa chevelure qu’il rabattit vers l’arrière. Il bailla de manière exagérée et sonore puis l’avertie :

- Je te conseille de te retourner si tu ne veux pas que je te dévoile tous mes secrets en sortant de l’eau.  

Qu’elle le fasse ou non n’avait pas d’importance. Kaidan se redressa lentement, comme le roi de la forêt en son domaine, puis avança vers la clairière pour attraper la serviette de plage au motif estivale qu’il avait laissée sur le bord du ruisseau. Il essuya d’abord son visage puis le haut de son corps pour finir par le bas. Ne trainant pas trop, il entoura la serviette basse sur ses hanches, lui bénéficiant un peu de décence en cette superbe mâtinée. Il se dirigea vers le chalet et en passant près d’elle il la salua d’un naturel désarmant :

- Bon matin Medea. Bien dormi ? Il n’attendit pas sa réponse pour ajouter : Café ?

Il la dépasse et entre dans le chalet. Elle pourra l’entendre s’exclamer :

- Oh ! Génial ! Tu as déjà fait du thé.

Kaidan prit une tasse laissée dans la cabine pour les occupants, l’essuya avec sa main et se servit de la boisson chaude. Il déposa la tasse fumante sur la petite table et approcha son gros sac à dos qu’il déposa sur une chaise. Il plongea à l’intérieur et en sortit une petite cafetière italienne et un sachet de café déjà moulu qui sentait délicieusement bon. Un truc bio, organique, fair-trade de l’équateur. Il prépara le tout d’un geste de l’habitude et déposa la cafetière directement sur le poêle.

Pourtant, il ne buvait pas de café.

Il entreprit de sortir de son sac une petite glacière, des pommes, des bananes, des poires, pêches. Un paquet de figues, des légumes racines, des noix et des machins séchés. Chocolat très noir et d’autre thé. Il range son sac, place sur la table son butin et avec sa tasse en main, se dirige vers une des armoires du bas. Il l’ouvre et s’agenouille. Un coup de coude, un fracassement de bois humide qui se fait torturer, il arrive à ouvrir un compartiment caché. À l’intérieur ? Le dispositif de contact d’urgence, mais aussi deux bouteilles d’alcool non identifié et clair. Comme si la personne qui les laissait là disait : «Bois un coup avant d’appeler les secours» ou «Si tu buvais un peu avant de paniquer ?» La bouteille vint rejoindre le reste des vivres, que Kaidan observa avec un sourire satisfait.

- On ne devrait pas mourir de faim. Il finit par sortir un Opinel de son sac, puis attrape une pomme. Le métamorphe en coupe un morceau. Un pour lui, qu’il coince entre ses dents et l’autre, qu’il tend à Medea; Tu en veux?

Il ne savait pas trop à quoi s’attendre encore avec elle. Autant faire preuve d’enthousiasme et de ne pas chier le moral en cette première journée de vacance.

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Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
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Mar 5 Juil - 10:45 (#)

La douceur du soleil, la tendre humidité de la rosée sous ses pieds de l’herbe folle de la clarière au centre de laquelle se tient le chalet, le murmure cristallin du ruisseau juste à l’orée de sa vision, il faudrait qu’elle s’en approche pour réellement le voir, Medea y est imperméable. Le manque de café a pris le contrôle sur ses synapses et peint le tableau bucolique qui l’entoure d’une teinte d’un gris orageux.

Medea boude.
Medea est de mauvaise humeur.

Contre elle-même, principalement. C’est elle qui aurait dû s'organiser pour emporter du café avec elle. Et pas seulement du thé. Parfois, les indispensables s’engouffrent dans un trou noir et ce n’est que lorsque leur besoin s’en fait sentir que leur absence prend toute sa signification. Une autre absence, significative. Celle de son bracelet d’argent. Il ne craint pas le métal, il aurait été ridicule de continuer à l’afficher. Néanmoins, ouvrir les dents acérées de l’attache pour le laisser filer le long de son bras et le laisser s’endormir dans sa boîte  à bijoux pour une semaine n’a rien d’anodin.

L’italienne avait fini par cesser d’en porter une version primitive avec Carlisle. A mesure que leur liaison sinueuse, sordide s’était approfondie, elle avait pris la décision de ne plus se parer d’argent en sa compagnie, du moins en dehors des situations professionnelles l'exigeant. Pour lui. Pour lui montrer qu’elle avait confiance en lui. Folie brute de sa part dont elle avait récolté les fruits empoisonnés quelques années plus tard. La situation n’est pas la même. Mais les sensations physiques, elles, le sont. Dérangeant rappel de son manque de professionnalisme.

Ce qu’elle n’a pas l’intention de réitérer avec Archos. Garder ses distances ne devrait pas être si compliqué puisque son collègue a l’air décidé à profiter pleinement de la liberté conditionnelle qui lui est accordée et qu’elle n’a pas l’intention de tirer sur sa laisse pour le rappeler à l’ordre.  La tasse entre ses mains réchauffe ses paumes, vapeur aromatique du thé qui s’éparpille dans l’air encore frais, qui présage déjà d’une journée clémente. Une gorgée qu’elle boit et qui ne lui ébouillante pas les papilles alors que ses pas la dirigent distraitement vers le ruisseau qu’elle a entrevue la veille sans prendre sa mesure.

En s’approchant, l’ombre d’un sourire croissant de lune à la commissure de ses lèvres. Non, elle ne s’attendait pas à tomber sur la silhouette Bouddha du thérianthrope en plein milieu de l’eau vive. Le soleil miroite par instant dans les gouttes d’eau qui dégringolent sur ses épaules et ses cheveux, halo doré qui réhausse la blondeur de ses mèches. Elle ne se fait aucune illusion sur la fraîcheur de l’eau, elle peut en ressentir le froid plus mordant maintenant qu’elle n’est plus qu’à quelques pas de la berge. Assez proche pour saisir les friselis qui gravissent son épiderme et tendent ses muscles malgré sa résistance naturelle aux éléments. Ce n’est pas une vision matinale désagréable bien qu’elle ait l’impression d’interrompre un moment à lui. Non qu’elle ne l’ait prémédité.

Aucune parole ne franchit sa bouche. Pas de bonjour. Pas de comment s’est passée ta nuit. Pas de Tu n’as pas trop froid. Un silence sans poison et ses prunelles qui prennent la mesure du naturel dénudé de son compagnon. Prenant conscience avec un temps de retard qu’il lui retourne son attention. Piqûre de rappel qu’elle n’a pas pris le temps de s’habiller convenablement. Décision immédiate de ne pas s’en formaliser. Le mouvement lent de ses épaules trahit l’engourdissement. Combien de temps a t’il passé sous cette cascade? Medea se penche et s’accroupit sur l’herbe humide. Posant sa tasse à côté d’elle, elle plonge sa main dans l’eau, et confirme son impression. Glacée. Sous le courant, sa main frémit. L’impulsion de projeter une gerbe d’eau  au visage de Kaidan la tenaille une seconde. La voix masculine qui s’élève brise cette idée capricieuse. Elle devine sans une ombre de doute que si elle s’amuse à cela, elle perd. Se retrouver plongée de force dans le torrent glacé en sa compagnie n’est pas une bonne manière de commencer la journée ni le moyen de garder ses distances. Ou peut être une trop bonne idée, justement. -Rien que je ne connaisse déjà de ces secrets là, Archos! réplique-t-elle en se relevant et retrouvant un soupçon de sécurité en s’éloignant du bord, son thé en main.

Néanmoins, à l’inverse de ses paroles bravaches, elle se retourne et fixe son regard ailleurs. pas sans café, un mec nu au matin. Le bruissement de l’onde dérangée, l’herbe qui se froisse sous ses pas. Medea ne bouge pas. Ce n’est que lorsqu’il la frôle suffisamment proche pour que son bras ressente l’humidité du sien qu’elle se porte à sa hauteur. Une serviette n’est pas tout à fait un vêtement qui masque quoique ce soit du dessin de ses hanches ou de celui du bas de ses reins. La semaine va être longue. -Parfaitement bien dormi -sarcasme assumé. Les lits superposés sont une insulte personnelle. Café. Il se fout de sa gueule en plus. Mâchoires qui se crispent. Elle relâche son souffle, elle n’est plus habituée à partager ses réveils avec une autre personne. Elle avait oublié combien cela pouvait être agaçant.

Maintenant qu’ils sont tous les deux dans la cahute, l’étroitesse de la pièce lui saute au visage. -Oui, sers toi, -l’invite t’elle, une pointe de distraction dans le timbre. Aucune intimité possible dans ces conditions. Même s’habiller en toute décence va requérir qu’elle réfléchisse à comment le faire. santa merda. La stature de Kaidan, sa présence mange l’espace du chalet. L’attention de l’italienne revient d’un coup sur lui en captant l’éclair métallique d’une cafetière en bien meilleur état que celle qui rouille sur une étagère. L’odeur divine d’un café moulu parfaitement préservé. Déjà, il s’affaire dans ce rituel sacré qu’est la préparation du breuvage amer. -Tu es officiellement devenu ma personne préférée des cent kilomètres à la ronde. -Elle est surprise, surprise du naturel avec lequel il prépare le café, alors qu’il lui a dit qu’il n’aimait pas cela, de l’attention à laquelle il a porté à ce détail. Qui n’est pas un détail pour elle. Déjà, elle sent sa mauvaise humeur qui s’évapore à mesure que le parfum des grains se dévoile dans le chalet.

-Tu es vraiment un lapin, en fait, -L’amusement perce alors qu’elle s’adosse à l’un des murs après l’avoir observé déballer ses provisions. -J’ai amené aussi quelques provisions, -désigne t’elle l’une des étagères où il pourra voir une boîte d'œufs, de la farine, une petite bouteille d’huile d’olive, quelques citrons, entre autres ingrédients hétéroclites. L’italienne ne peut totalement se détendre. A nouveau frappée par la facilité avec laquelle ils s’entendent. Avec laquelle cette étrange cohabitation se met en place. Le naturel avec lequel il agit en sa présence. Elle ne détecte ni mensonge ni faux-semblants. -C’est du moonshine?! -La clarté du liquide qui rejoint la bouteille de vin entamée et les deus non ouvertes ne laisse pas de place à une autre hypothèse. -T’es sur que je vais pas finir aveugle, avec cette connerie? -Un sourire qui s’agrandit. Cette fois, le café est prêt. Une large tasse qui lui tire un long soupir de plaisir d’anticipation. Elle revient vers lui, et attrape le morceau de pomme offert. -Avec plaisir. -Elle croque le quartier en deux bouchées avant de prendre une pomme pour elle, n’attendant pas de lui qu’il continue de la nourrir morceau par morceau. Cette bonne humeur à l’aube ne l'énerve plus. Le regard sombre cherche le sien après un bref silence- Je sais que tu es en vacances et j’ai pas l’intention de te gonfler avec des obligations et autres. Je te demande juste de revenir au minimum toutes les quarante-huit heures. Juste pour être sûre que tout va bien.-Oui, si Kaidan décide de rompre ses chaînes, quarante huit heures, c’est une bonne avance. Mais si il dégage le bracelet Gps, à la seconde, elle en sera alertée. Elle ne veut plus de ce rôle de geôlière et si Barrois s’attendait à un rapport à la seconde des activités du garou, il va être salement déçu. Ho, elle a des questions à lui poser. Pas dans la seconde. N’est pas certaine de vouloir invoquer ce fantôme là en pleine journée. Medea change le cours de ses pensées. -Pour le reste, tes journées et tes nuits, tu les organises à ta guise. -Elle n’a pas l’intention de le contraindre à passer du temps avec elle si il ne le souhaite pas. Ignore pour sa part ce qu’elle a l’intention de faire, sinon de trouver la source chaude dans l’après midi ou le lendemain.

-Est ce que je peux te demander juste une corvée? Le petit bois pour alimenter le poele et le feu dehors si je veux l’allumer plus tard dans la soirée est quasiment épuisé. Ça te dérange d’en recouper? J’ai vu qu’il y avait tout ce qu’il fallait à l’arrière, ainsi que des bûches suffisamment sèches.

Medea achève de croquer la pomme ainsi que sa tasse de café. Rester en pyjama n’est pas une option. s’habiller alors que Kaidan est à peine vêtu d’une serviette et présent à ses côtés, non plus. Peut être pas si simple, la cohabitation, finalement. Tension chaude et pas tout à fait malvenu qui s’enroule dans son ventre -Je pense que ce matin, je vais simplement lire avec les pieds dans le ruisseau. sauf si tu avais d’autres idées?
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Sam 27 Aoû - 4:58 (#)


C’était facile d’être sa personne préférée à des kilomètres à la ronde. Il était le seul être vivant qui avait pensé au café. En plus de lui préparer quand lui n’en boit même pas, cette tentative d’acheter la paix pour ses quelques jours de vacances allait dans le bon sens. Oh, bien entendu qu’il allait faire ce qu’il souhaite durant cette semaine. Par contre, avoir sa collègue dans ses beaux jours avec des attentions toutes particulières pour elle était une tactique non négligeable. Autant qu’elle profite du peu de réconfort que cela lui apporte. Elle n’avait peut-être pas peur de faire de longue balade en forêt ou de chaperonner un garou, mais la vie sans électricité ou une douche ne semblait pas le type de villégiature qu’elle appréciait. Il pouvait se tromper, bien entendu, mais son déplaisir sur la description des lieux était flagrant.

Kaidan prend une gorgée de thé chaud, tout à fait heureux de ne pas se passer de SA boisson chaude préférée et observe à son tour les victuailles déballées sur la table. De quoi ne pas mourir de faim et se concocter quelques festins durant la semaine. Leurs provisions sont parfaitement compatibles et cela le fait sourire. Mourir de faim en forêt est désormais le moindre de leurs soucis.

Et soul.

Le moonshine, dont il ouvre la bouteille pour en tester la saveur d’une rasade brutale dans sa gorge au petit matin, promet un taux assez élevé d’alcool pour qu’ils en ressentent les effets. Chose qui arrivait plus que rarement.

- Peut-être pas aveugle, mais assurément bourré. C’est immonde et ça brûle tout sur son passage.  Dit-il la voix rauque, ressentant la chaleur de la boisson descendre dans son œsophage et se déposer dans son estomac. Tiens-t’en à ta vignasse si tu souhaites survivre aux 4 prochains jours.

Puis il soutient ce regard qui avait capté le sien. Attendant patiemment que sa bouche s’ouvre pour ramener un peu de rationnel dans cette situation bien trop agréable pour le rester.

Les sourcils qu’il soulève exposent toute sa surprise sur les modalités de sa détention surveillée.

- 48 heures ? Tu es certaine ? Je peux en parcourir du chemin, en 48 heures. Je sais que ma charmante chevillette m’empêche de réellement crapahuter à ma guise, mais… Il fronce maintenant les sourcils et ajoute : Je m’en voudrais de te laisser trop longtemps seule contre les éléments cruels de la nature puis tu risques de t’ennuyer de moi, mais se contente de frotter le derrière de sa nuque ne sachant pas trop ce qu’il allait faire de ses journées.

Il attrape son sac à dos et le dépose près du lit du bas pour en sortir ses effets personnels et ses vêtements. La cabane était déjà inondée par l’odeur de Medea. Il essaya de ne pas s’en affoler. Il ne pourrait décidément pas dormir à l’intérieur.

Concentré, entre la pomme, le thé, le fumet exquis de sa collègue et à ranger ses vêtements dans un tiroir vide disponible, il grogne simplement pour indiquer qu’il l’écoute quand elle lui demande de préparer du bois pour ce soir. De son lot d’habits, il en ressort un short de basketball noir avec une rayure blanche sur les côtés. Ça détonnait avec la perfection de ses vêtements au travail. Kaidan avait apporté que des vêtements larges, mous, de détente. Rien de taillé sur-mesure et aucun souci particulier sur la qualité des matières. Il voulait porter que des trucs confortables et hideux. Laisser tomber le masque de la perfection, du parfait agent de terrain du PASUA à Shreveport.

 - Avec plaisir, Agent Comucci. Annonce-t-il en se penchant pour glisser ses pieds dans son short et le remonter sous sa serviette de plage pour conserver le peu de décence dont il pouvait faire preuve devant Medea. Parfaitement trop grande, le short descendant un peu trop bas sur ses hanches et il savait très bien que c’était probablement pire que de le voir uniquement vêtu d’une serviette de plage.

Mais il s’en foutait.
Elle pouvait bien se rincer l’œil tant qu’elle voulait, Kaidan n’allait certainement pas se plier à ses envies de liberté.

Il se frotta le torse un instant et s’étira en jetant un coup d’œil vers l’extérieur.

- Je n’ai absolument rien programmé ou prévu. Manger, me baigner, prendre du soleil, lire, dormir, boire, pas nécessairement dans cet ordre.  Puis il sort subitement en lui faisant un clin d’œil charmant, un besoin imminent de mettre un peu de distance entre lui et les effluves de sa babysitter.

Oh, ça ne sera pas aussi facile de gérer cela.

Contournant leur habitation, trop tendu à son goût, Kaidan attrape la hache à l’endroit exact ou il l’avait laissé la dernière fois qu’il était venu ici. Mâchoire serrée, le soleil filtre au travers des arbres et commence déjà à réchauffer sa peau. Ce n’est même plus un geste habitué qui guide ses muscles à ramasser une buche, la déposer sur le tronc coupé, balancer la hache derrière sa tête et l’abattre en plein milieu du bout de bois qui tombe, tranché en deux. C’était un réflexe. Tout son corps se rappelle de ce mouvement gravé dans sa mémoire. La corvée du bois, pour tenir au chaud sa famille durant les jours les plus courts de l’hiver. C’était sa responsabilité. Des heures et des heures à fendre le bois, les mains devenant rugueuses sous l’effort déterminé. Il avait les mains trop douces maintenant. Pousser un crayon, prendre des notes, conduire à tel ou tel endroit. Vivre loin de la nature avait adouci ses paumes qui serait tuméfiée sur l’acharnement qu’il mettait sur le «petit bois». Torturé par ses souvenirs du temps qu’il était tellement heureux, Kaidan ne vit pas le temps passer et se retrouva entre deux larges tas de bois fendu. Le souffle court, la sueur perlant sur son torse, il avait haché toutes les buches. Un dernier mouvement de ses épaules et il abattit la hache dans la souche, planté tel excalibur puis corda parfaitement le bois derrière le chalet.

Il ressortit de derrière le bâtiment de bois d’un pas décidé. Sans un regard à sa collègue, il se dirigea directement dans le cours d’eau et s’immergea sans enlever son short. Une fois que le froid l’aida à se ressaisir, il en ressortit d’un coup, s’y dirigea vers la berge et s’allongea complètement trempé sur le dos, sur le gazon à quelques centimètres de Medea.

Votre bois est coupé, madame. Souffle-t-il, les yeux fermés, sous le soleil.

Kaidan soulève ses bras et glisse ses paumes sous son crâne. Un silence s’allonge où seul le bruit de la forêt et le rythme cardiaque de Medea se fait entendre. Il se détend, passe près de s’assoupir, mais dans le calme nouveau, il demande :

- Tu me ferais la lecture de ce que tu lis ?  

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Dim 4 Sep - 22:47 (#)

Le moonshine à neuf heures du matin, Medea ne peut pas. Elle n’a jamais eu ce genre de débordement, boire de l’alcool au réveil. Fumer une clope à peine les paupières décollées, oui, bien qu’elle s’améliore sur ce point. Mais vider un shoot en même temps que son café, impossible. Elle sent ses papilles qui se contractent en compassion avec celles de Kaidan qui viennent d’être torturées de la plus brutale des manières. Ce qui n'empêche pas le sourire à ses lèvres en étant le témoin privilégié de sa grimace. L’italienne hume avec délice les parfums amers qui s’envolent de sa tasse, ne s’approchant pas du liquide transparent, le morceau de pomme est un complément parfait. -Pas ce matin, confirme-t-elle en esquissant un geste de défense de la paume. -Peut-être ce soir, en guise de récompense pour avoir survécu à une journée sans électricité et sans eau chaude. et sans vraie toilettes. -Oui, son ton devient plus tendu. Elle a bien remarqué les toilettes sèches et le pot de sciure de bois à côté. Un enfer. -Ce ne sera pas survivre à la gnole, le vrai défi, murmure-t-elle entre ses dents. Plutôt survivre à l’absence totale de commodités. Et à sa présence. sans enfreindre les distances professionnelles imposées par l’éthique de la Nrd. Ce qui risque de s’avérer compliqué si il se montre aussi agréable à son égard et continue à  déambuler dans un espace aussi clos à demi-nu. Elle détourne les prunelles du corps ciselé de son collègue. La tentation de tracer du bout des doigts les muscles qui se dessinent sous sa peau n’a pas besoin d’être alimentée en napalm.

Probablement pour cette raison qu’elle enchaîne sur les points les techniques, les plus concrets et les plus dénués d’âme de cette semaine à venir. Si les prunelles de la vipérine ne le quittent pas et jaugent ses réactions, elle n'empiète pas dans sa sphère privée, l’espace commun est déjà trop réduit à son goût. Elle est généreuse dans ses conditions, peut être trop. Mais leur chef ne lui a fixé aucune consigne, n’a donné aucunes directives claires. Un haussement d’épaule à ses interrogations légitimes. Le timbre féminin se pare de notes plus légères que son regard ne partage pas. -Ce n’est pas comme si je pouvais vraiment t'empêcher de ronger tes chaines si tu as décidé que c’était le moment. Une ou quarante huit heures ne changent pas la limite de ton périmètre. -Medea sait que ce n’est pas un gadget qui le retient. N’a aucun doute qu’il tolère ces règles et que lorsqu’il décidera de fausser compagnie à la Nrd et au MRU, rien ne le retiendra. C’est une leçon trouvée  dans les chairs éventrées  de ses collègues new-yorkais qu’elle n’a pas oublié. Elle n’a pas fini de payer ces conséquences. -bien que si tu pouvais t'abstenir, ca m'arrangerais. Je recommence tout juste à avoir un boulot intéressant à la Nrd. Attends d'avoir un autre chaperon pour te barrer, per favore

La manière dont il allège à nouveau l’atmosphère entre eux, par ce flirt léger qui semble le caractériser, il est difficile d’en faire abstraction. Elle fait légèrement rouler ses épaules et plonge le regard dans sa tasse de café. -Je suis sûre que tu arriveras à temps pour me sauver de toutes  les atroces catastrophes qui n’attendent que ton absence pour me dévorer toute crue. -Est- ce qu’elle vient vraiment de jouer la carte de la demoiselle en détresse? Elle n’est pas crédible dans ce rôle. -Je vais compter les minutes dès que tu sera parti. -Medea raille. sans méchanceté, mais de la pointe de sa langue acide. En bouclier de cette familiarité trop aisée qui s’est déjà installée. C’est presque trop normal que de se réveiller et de partager ce moment avec lui. Ça, c’est dangereux. Cela aurait été plus facile s' ils avaient été dans la confrontation, le heurt. Mais Kaidan n’offre aucune prise à de tels affrontements. Il désarme ses coups de griffe habituels.

La décence, l’éducation lui commandent de détourner les prunelles quand il attrape ses affaires pour s’habiller. C’est ce qu’elle fait, bien que le métamorphe s’astreigne à quelques efforts de son côté. Une grimace expressive devant le short délavé qu’il a choisi. Non qu’elle ne se permette la moindre réflexion vocale à ce sujet. Mais le bout de tissu informe s’accroche à peine à ses hanches. Dévoilant un V qui file vers son aine de manière bien plus suggestive que la serviette précédemment portée. Medea sait. sait qu’il faudrait bien peu  pour que l'élastique fatigué cède à la pression de ses mains. Pas en pas en sa direction. surtout pas. Elle conserve soigneusement la distance qui les sépare. Garde la tête froide malgré ses pensées vagabondes. Les fantasmes, elle peut gérer. Une liaison avec Kaidan, c’est impensable. Ingérable. Il n'y a aucun doute dans son attitude qu’il a parfaitement suivi la course intangible de ses prunelles le long de son corps. Pourtant, pas de traces de gènes sur les traits de l’italienne. Elle n’est plus une midinette et ne s'excusera pas de le trouver séduisant.

Il acquiesce sans mal à sa demande manuelle et elle l’en remercie d’un signe de tête. Quelques précisions des plus vagues sur ses envies qui ne s'éloignent guère des siennes et il sort. La pièce semble doubler de volume à son départ. Ca s’annonce compliqué de dormir dans le même espace que lui en étant aussi sensible à sa présence. Cependant sa nature nocturne, son Animal, l’enjoindra probablement à profiter de la Nuit. Reposant sa tasse vide, elle entreprend de s’habiller rapidement. Elle passe des sous-vetements, un jean au noir délavé, presque élimé et un tee-shirt en coton blanc et rouge au manches trois quart, bien plus détendu que ce qu’elle aurait porté en ville. Il lui est impossible par contre d’abandonner tout rituel de maquillage bien que celui-ci soit bien plus léger qu’à l’ordinaire. C’est une armure dont elle ne sait plus se défaire.

L’absence de balance alimentaire est compensée par un vieux verre mesureur fendu dont elle n’a pas vraiment besoin. Un autre de ses rituels personnels. Le premier jour de vacance est toujours dédié à la fabrication d’un type de pâtes ou d’un autre. Farine, oeuf, eau, pointe de sel, pointe de paprika pour la couleur. Elle mélange et pétrit jusqu’à obtenir une boule souple qu’elle recouvre d’un linge propre qu’elle apporté spécialement pour cela. Une demi-heure de repos. Indispensable. Les ongles encore incrustés de farine, elle sort et contourne l’habitation jusqu’au bruit de bûches fendues. L’italienne s’adosse à la chambranle du chalet. Sans un mot, elle se contente d’allumer une seconde cigarette. Ce à quoi elle ne s’attendait pas, c’est à ce que cette vision lui fasse mal. Il n'y a aucun doute que quelques années plus  tôt, elle aurait pu manigancer et manipuler la Nrd pour voler ce genre de moments avec le Loup. C’est limpide pour elle que fendre du bois de cette manière lui aurait été aussi facile et évident que ce que fait Kaidan à cet instant. Tous les deux l’ont sans doute exécutés des dizaines de fois auparavant bien que les circonstances devaient être différentes.

Dans le silence rompue par le bruit de la hache s'abattant sur le bois sec, Medea referme cette boite vicieuse. s’impose de revenir à cette journée précise. Barricade une nostalgie malvenue. Il travaille dans une fluidité parfaite. Son corps paraît être en harmonie et il entretient un rythme presque lancinant. sillon plus humide de sa sueur qui se perd le long de ses côtes. La brune ne sera pas l’élément perturbateur. Sans le déranger dans sa tâche, elle retrouve l’intérieur. L’heure suivante, c’est elle qui est absorbée dans la manipulation de la pâte jusqu’à ce qu’elle soit la plus fine possible sans machine. Avant de la découper en carré qu’elle pince au centre jusqu’à l'obtention de farfalles. Quand elle a fini, c’est une petite montagne de papillons qui sèchent en attendant le moment de les cuire. Kaidan n’a pas terminé avec le bois et elle ne le rejoint pas. s’éloignant vers les berges du ruisseau avec l’un des livres pioché dans son sac, elle tourne le dos au chalet, elle commence à rester nu pied dans l’onde vive, peu concernée que le bas de son jean se gorge d’humidité jusqu’à ce que la fraîcheur devienne désagréable. Trouvant un endroit dans la clairière à peu plat, elle s’allonge à plat ventre pour lire, les coudes en appuis dans la couche d’herbe sauvage. Il lui arrive de devoir chasser criquets et autres insectes de ses bras et de ses pages, les soufflant distraitement. Lorsqu’elle tourne la tête en percevant l’approche de Kaidan, elle ignore combien de temps s’est écoulé dans la matinée. Son téléphone portable sans réseau est resté dans la poche de sa veste et elle n’a plus l’habitude de porter de montre.

A nouveau elle est interpellée par le naturel de son comportement avec elle. Par la manière dont cela lui semble évident de la rejoindre, de s’allonger auprès elle. Par sa propre réaction, par cet accord muet quand elle ne se décale pas. Comme s' ils avaient déjà partagé cette rencontre des dizaines de fois. Il est si proche qu’elle perçoit la fraîcheur et l’humidité de ses bras et de son torse maintenant qu’il est immobile. -C’est bien aimable à vous, sourit-elle à ses quelques mots. Elle quitte sa page du regard pour le porter vers lui. Paupières closes, il semble simplement profiter de la douceur de cette matinée de printemps. Pas de quoi la faire fuir. Sa demande, par contre, la prend totalement par surprise. Décontenancée et plus troublée par l’intime et la complicité inhérente à sa question qu’elle n’est prête à l’admettre, elle commence par lui répondre par une plaisanterie. -Tu as besoin d’une histoire pour t’endormir?

Un livre de poche épais et gondolé qui a vécu plusieurs vies dans plusieurs sacs, qui n’a pas été lu qu’une seule fois. Aux coins froissés et aux pages torturées. Le genre de livre qu’on emporte avec soi, qu’on oublie et que l’on rachète pour avoir l’histoire toujours entière. Medea prendra plusieurs secondes de plus avant de basculer sur un flan pour lui faire face. Le livre est posé sur l’herbe, maintenu ouvert d’une main. Lorsqu’elle commence à lire, elle ne trébuche pas, n’hésite pas. A mi-voix, elle lui lit les mots d’un autre, écrit des décennies avant et parfait pour ce début d’étranges vacances.

« Heureuse rencontre, je le répète ! » dit le vieillard, s’avançant vers eux. Arrivé à quelques pas, il se tint là, courbé sur son bâton, la tête en avant, les regardant de sous son capuchon. « Et que faites-vous donc dans cette région ? Un Elfe, un Homme et un Nain, tous vêtus à la manière elfique. Sans doute y a-t-il là-dessous une histoire qui vaut d’être entendue. Pareille chose ne se voit pas souvent par ici. » « Vous parlez en personne qui connaît bien Fangorn, dit Aragorn. Est-ce exact ? » « Pas bien, dit le vieillard, il y faudrait l’étude de bien des vies. Mais j’y viens de temps à autre. » « Pourrions-nous connaître votre nom, et puis entendre ce que vous avez à nous dire ? demanda Aragorn. La matinée avance, et nous avons quelque chose à faire qui ne peut attendre. » « Pour ce qui est de ce que je voulais vous dire, c’est fait : que faites-vous et quelle histoire pouvez-vous fournir à votre sujet ? Quant à mon nom ! » Il s’interrompit sur un rire long et doux. À ce son, Aragorn se sentit parcouru d’un frémissement, un étrange et froid frisson, ce n’était pourtant pas de la peur ou de la terreur qu’il ressentait, cela ressemblait plutôt à la morsure soudaine d’un air vif ou au claquement d’une pluie froide qui réveille un dormeur inquiet. « Mon nom ! répéta le vieillard. Ne l’avez-vous pas déjà deviné ? Vous l’avez déjà entendu, je crois. Oui, vous l’avez déjà entendu. Mais, allons, et votre histoire ? » Les trois compagnons restèrent muets.*

De leur vie propre, sans même y penser, les doigts de sa main libre se sont perdus dans les mèches claires de Kaidan, jouant sans qu’elle ne le regarde contre son front, parfois sa nuque pour revenir sur son cuir chevelu. Passant et repassant dans ses cheveux, tiraillant parfois un épi rebel au fleuve de sa lecture et des intonations diverses. Créant une bulle fragile que ni l’un ni l’autre ne devrait se permettre. Medea poursuit quelques pages encore, avant de s’interrompre. Ne sachant pas s' il s’est vraiment endormi ou pas tant son corps semble être totalement détendu. Préferait presque que ce soit le cas. Plus facile pour accepter ces nuances douces qui sont en train de se nouer. Pas besoin de faire face si il dort. si il ne s'agissait que de désir charnel, elle n'aurait pas autant de difficulté. Qu'il soit bien présent, chatoyant entre eux n'est pas renié. Mais l'éphémère de ce maintenant se construit sur autre chose. De beaucoup moins tangibles, qui échappe à une définition claire. De plus réel, peut être aussi.


*Tolkien, Les deux tours
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Wizard Cop : Cochon sauvage et Binette sacrée ;
Kaidan Archos
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I LICKED IT
SO
IT'S MINE.




En un mot : Instinctif
Qui es-tu ? :

I WILL BE BRUTAL.

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Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
Thème : Animal - MISSIO
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Beat me up
Beat me down
Mess me up
Beyond all recognition

For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


-

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Dim 18 Sep - 20:22 (#)


Non. Il n’avait pas besoin d’une histoire pour s’endormir. Bien que les traces des récits magiques et fantastiques de Mémé au coin du feu lui manquaient. Comme tous le restent. Elle avait un don pour raconter. Évoquer des images avec des descriptions que seule une vieille chamane pouvait faire. En faisant les voix, les sons, les bruits… May Archos, même si elle était une femme puissante avec un objectif méconnu de tous, était une créature à l’esprit familial développé et qui avait transmis l’importance de celle-ci chez ses petits enfants. Du moins, parce qu’elle savait Kaidan le prochain patriarche, elle avait pris soin de lui insuffler et lui inculquer la puissance de sa lignée et des siens. Elle savait qu’ils étaient une race en voie d’extinction. Elle le savait depuis bien avant son éveil et faisait tout en son pouvoir pour… ne pas voir s’éteindre sa tribu.  

C’est ce que Kaidan croyait.
C’est ce qu’il avait décidé de croire pour expliquer les actes de sa grand-mère.
Laisser un de ses disciples trahir sa Voie, pour le MRU, pour son égo pour…
Laisser Kaidan dans un laboratoire, soumis à des expériences et des tests multiples et ridiculement douloureux.
Sa famille. Ses enfants. Ses frères et sœurs, loin de sa protection…

Cela faisait trop longtemps qu’il avait entendu la voix de May.
Et il donnerait beaucoup pour qu’elle lui raconte une histoire pour l’endormir.

Donc, il ne répond pas et se laisse porter au calme sous le récit qu’il ne connait pas. La voix de Medea n’est pas celle de sa grand-mère, mais elle est agréable. Rassurante. Chaude. Il inspire profondément quelques fois, laissant sa cage thoracique s’élever avec l’oxygène pur qu’il inhale lentement. La peau de son large dos est fraiche sur l’herbe sous lui et ses mains sous son crâne sont un point d’appui stable. Offert au soleil, il laisse le moment présent l’envahir et laisser de côté les lointaines mémoires qui s’efforcent de le harceler en cette semaine de vacances.

Un métamorphe qui a besoin de vacance.
Puissant et en phase avec sa nature, qui plus est.
Pfft.
On aura tout entendu.
Sa situation était lamentable.
De dépendre d’une permission de ses geôliers pour jouir de ce besoin vital de liberté.
Pathétique.

Comme si sa chaperonne ressentait le fil de ses pensées, les doigts de celle-ci virent se perdre dans sa chevelure éméchée pour le calmer. D’abord surpris, Kaidan s’efforce de ne pas le laisser paraitre son trouble. Il serre la mâchoire puis la relâche lentement. Ce contact simple, soudain, affectueux et naturel le fait un peu paniquer. Son pouls s’accélère légèrement, sous une forme d’affolement animale. De la bête abordée contre son gré. La peur d’être attaquée. Quelques secondes en suspendent. La tension s’efface quand la créature analyse les effets des caresses. Il a combien de temps qu’on n’eût pas posé une main avenante sur lui, l’homme bête séquestré ? Pourquoi l’oser ? Le torturer encore plus ?

Et pourtant.
Pourtant…

Kaidan pousse un long soupir et bascule légèrement la tête vers l’arrière, vers la main qui le cajole. Les yeux toujours fermés, il ne peut s’empêcher d’accueillir chaque frôlement, pression, caresse, mèche de cheveux tiraillés. Calme — trop calme — il se laisse faire. Oubliant qui lui prodiguait cette attention délicieuse. Oubliant un instant qu’il était en vacance.

La voix douce qui lui récite.
Le bruit constant du cours d’eau devant eux.
La brise dans le feuillage.
La chaleur des rayons du soleil qui filtre au travers des arbres sur sa peau à moitié nue.
L’odeur du bois fraichement fendu.

Son odeur.
À elle.
Envahissant ses sens.
Sa raison.
Son imagination.

Pendant quelques minutes, il a l’impression d’être lui à nouveau. De laisser tomber le masque, pour s’abreuvoir à la source de cette proximité qu’elle provoque. En manque de contact. En manque de plaisir, de bonheur… de simplicité. Il prend tout ce qu’elle lui donne en ce bref moment. Même si c’est léger. Même si c’est maladroit ou simplement incertain. Même si ça ne fait pas de sens. Pour ni l’un ni l’autre. Il l’accueille sans un geste, sans un mouvement. Le bout des doigts fins frôle son front, puis glissent sur sa nuque, remonte plonger dans sa chevelure de manière qu’il le ferait gémir de soulagement tellement qu’il est en insuffisance de promiscuité. Une intimité sans chichi, sans complication, sans lendemain, sans promesse, sans… sans ce que tous les humains compliquent sans cesse.

Kaidan était un être complexe.
Et un animal si simple à la fois.

Avec des besoins de bases qu’il avait intensément enfouis sous les apparences pour sa survie dans les mains du PASUA. Il avait refusé de montrer ses faiblesses à autrui. Autrui qui gardait, la plupart du temps, ses distances face au garou qu’on le croyait être.

Sans meute.
Sans amis.
Sans famille.

Un renégat pour le bien de tous.
Sauf le sien.

La lecture se termina, mais pas les caresses. Et pendant qu’elle l’observe, le croyant probablement assoupi, Kaidan abuse simplement de l’application qu’elle met dans ce contact naturel.

Il sait bien qu’il la fascine. Créature nocturne dont l’argent n’a aucun effet sur lui. Il n’est rien de ce qu’elle connait. Il n’est rien de ce qu’elle a étudié. Il est un mystère ambulant dont il est difficile d’être insensible. Le PASUA cherche nettement à la tester. Encore. L’envoyer seule avec un garou irrésistible était dangereux. Pour elle, plus que pour lui. On s’attend de lui à ce qu’il laisse ses pulsions animales se délester durant ses vacances. C’est à ça qu’elles servent. Mais on s’attend beaucoup moins à Medea Comucci de résister à ça. Même sa némésis a misé sur son échec à court terme de garder ses mains ailleurs que sur son Glock 17.

Soudainement, Kaidan fait un geste ultra rapide, plus rapide que la normale. Il attrape un poignet fin en l’entourant de ses doigts puissants. Une légère pression, sa paume délicate s’ouvre et il va y enfouir son visage. Il s’y frotte doucement comme un félin en manque de câlin le ferait, écrasant sa joue dans sa paume, l’odeur hypnotisante de Medea contre sa peau. Les yeux fermés, le métamorphe inspire longuement, profite de la dernière seconde qu’il lui vole avec une douce témérité.

Et il la relâche tout aussi soudainement pour se relever et avancer sans un mot dans l’eau froide en lui faisant dos. Il se penche pour ramasser de l’eau au creux de ses mains puis s’asperge le visage, la nuque, les cheveux. Peut-être qu’il fera disparaitre un peu le parfum de sa collègue qui lui hante les sens. Ses épaules s’abaissent puis se redressent quand il jette un regard vers la forêt.

Chez lui.

Il se retourne pour la regarder par-dessus sa large épaule. Son expression indéfinissable quand il retient de ses pupilles vertes celle de l’Italienne. Sur son visage, des signes de tristesses, d’abandon et d’une neutre colère.

Kaidan ne pouvait pas la laisser faire.
Ça sera des vacances merdiques.
Le PASUA aura sa peau.

- Ne m’attends pas. Dit-il dans une voix rauque pleine d’émotion mal contenue.

Et il traverse le cours d’eau d’un pas stable, pour rejoindre l’autre berge et entre dans la forêt. Sol frais contre la plante de ses pieds, le métamorphe avance d’un pas assuré, de plus en plus rapide. Il repousse les branches basses de ses bras puissants, les casses sur son passage, mais il ne s’arrête pas.

Il a besoin de distance.
Il a besoin de courir.
D’aller le plus loin qu’il peut.
Où ses jambes le porteront.

Et Kaidan se met à courir aussi vite qu’il peut, rassemblant la force de ses bêtes pour maintenir le rythme inhumain. Il évite les obstacles habilement et fait rapidement qu’un avec son environnement. Il ferme les yeux un instant, laissant ses sens s’envahir par la Nature. Par ses origines, par la magie qui l’a créé et les ouvre pour pousser encore plus vite le muscle de ses cuisses à obéir à son besoin de liberté. Il fonce à une allure qui ne fait pas de sens, le bruit de sa respiration le suivant de près, son regard embrumé par des larmes de rage et de désespoir qu’il laisse filer avec le vent. Et il grimpe aussi haut qu’il peut dans ses minuscules montagnes, écorchant sa peau d’humain de partout, l’odeur de son sang se mélangeant à celui des énormes pins qui l’entour. Plus il monte, plus il fait froid. Plus il s’en moque. Plus il court. Plus il pousse les limites de cette forme aussi loin qu’il le peut.

Quand il arrive au sommet dans une éclaircie qui lui permet d’admirer l’horizon, Kaidan hurle. Un hurlement bestial qu’il pousse les poings fermés, les muscles tendus et épuisés, dirigés vers le néant dont il accuse de le remplir.

——

Au petit matin, le soleil à peine en train de se lever à l’horizon, la porte de la bicoque qu’ils osaient appeler «chalet» s’ouvre dans un grincement qui remplit l’espace. Il y fait chaud. Son parfum envahi l’habitacle le tenaille, mais il s’efforce de ne pas y répondre. De ne pas être sensible.

Ce qui est franchement plus difficile qu’il n’y parait en ce milieu de printemps.

Un Kaidan complètement nu attrape sa serviette qui avait séché et ressort du chalet à petits pas discret. Le matin était encore frais, mais cela ne l’importunait pas, il alla quand même attiser le feu à l’extérieur avec quelques buches et s’installa dans une des larges chaises Adirondack en bois, en balançant sa tête vers l’arrière, au repos.

Vacances merdiques.
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Sugar Mommy, la randonnée c'est ma vie (et mes collines ne demandent qu'à être explorées)
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En un mot : Humaine. Profiler pour le FBI et consultante pour la NRD
Qui es-tu ? : A cinquante ans, je rassemble les bris de ma carrière explosée dix ans plus tot. Travailleuse acharnée, animée par un désir de vengeance qui me couple le souffle. Je ne m'arrêterais que lorsque ma Némésis sera morte ou sous les verrous. En parallèle, à la tête d'une cellule spéciale, je suis chargée d'incarcérer les CESS qui s'imaginent au dessus des Lois.
Facultés : J'attire les ennuis. Très facilement. Et souvent, je vais à leur rencontre.
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Lun 14 Nov - 11:45 (#)

C’est un moment dont Medea ne devrait pas autoriser l’existence. Ne même pas se permettre de l’effleurer des pigments de l’imagination. Elle ne l’aurait d’ailleurs jamais peint sur les toiles invisibles de sa forteresse intérieure, l’Amazone ne sait plus rêver à des instants aussi simples et précieux. C’est un don qui lui a été arraché viscéralement des années plus tôt et que le comportement naturel, sans artifice de Kaidan ressuscite. Pour qu’il soit mieux crucifié sur l’autel du devoir. Pour qu’elle ne puisse oublier qu’elle n’est plus qu’un pantin en costume à la solde d’une Agence dans laquelle elle se reconnaît de moins en moins. Aucune de ces réflexions, pourtant, ne traverse ses pensées. Simplement absorbée dans sa lecture, le corps réchauffé par les rayons d’un  soleil printanier encore timide. Cette main qui vagabonde dans les meches folles, son bras qui frole l’épiderme encore humide du métamorphe se fondent avec la mélopée des mots de Tolkien.  A tel point que la réaction épidermique de Kaidan au contact de ses doigts n’est pas remarquée.

Puis sa voix s’éteint, l’italienne se demandant si elle ne l’a pas plongé dans le sommeil, gagné par la rondeur du moment, par la tranquillité de cette nature qui déploie à peine ses ailes après le poids de l’hiver. Il n’y a pas de concupiscence dans le regard qu’elle pose sur cet homme allongé à ses côtés, qu’elle étudie entre ses cils, paupières mi-closes maintenant que ses yeux sombres ne sont plus concentrés sur les pages. Il paraît dénué de tensions, libéré des attitudes qu’il se doit d’adopter en ville. D’avantage Lui. Un Lui dont elle ignore la nature, les instincts, dont elle commence juste à déceler les motivations profondes. Une magnifique question.

Elle sursaute brutalement quand il rompt le temps suspendu. Rappelle vivace que ses réflexes, sa capacité de mouvements est bien plus fluide, plus rapide que les siens. Elle devrait probablement s’alarmer de son manque de défense face à une créature dont elle a conscience du danger, sans que cela n’aiguillonne son échine. Il la cueille au dépourvu et la surprise est lisible sur ses traits habituellement policés. Pourtant, la brune ne retire pas sa paume de la caresse plus étroite qu’il vient chercher tant le mouvement semble instinctif. Il n’y a pas de brutalité dans les doigts refermés autour de l'articulation fragile. Medea pourrait se dégager si elle le souhaitait. Elle ne le souhaite pas et c’est problématique. Il a les mimiques d’un chat. D’un gros chat. Entre délicatesse et hésitation, son pouce et index esquissent des cercles concentriques sur sa joue et l'arrête de sa tempe. C’est le geste de trop, la hardiesse qui va trop loin. Avec sa souplesse inhumaine, il se redresse et lui tourne le dos pour s'éloigner droit dans le torrent. Encore. S’avance dans l’eau vive dans cette nudité à laquelle elle ne s’habitue pas encore mais qu’il semble affectionner particulièrement.

Un soupir de nouveau las s’extirpe de la barrière moelleuse de ses lèvres. Elle peut encore sentir la chaleur de son visage contre sa paume. Cazzate! Non ha senso. Kaidan a retrouvé ses sens avant elle, justement. Replaçant entre eux des barrières dont ils ont désespérément besoin qu’elles soient inflexibles et les découvrent plus mouvantes que le Libeccio. Elle se redresse, juste assez pour s'asseoir dans l’herbe tendre. De sa position, Medea ne peut décrypter la myriade d’émotions qui naviguent au creux de ses prunelles absinthes. Le masque de son visage s’est fissuré, offrant la part belle à une plongée en abyme sur ce qu’il ressent. C’est elle qui se détournera la première. Ne sachant comment faire face à ce mélange de tristesse, de solitude, pimentée par d’autres sentiments qu’elle ne parvient pas à démêler en un seul coup d'œil. Il a choisi de s’éloigner d’elle, de remettre une distance respectable entre eux. Il décide de sa solitude. Ressentiment fugitif qui laisse la place à l’acceptation. Medea ne lui imposera pas sa compagnie s’il ne la désire pas. Une petite phrase qui étaie sa décision. Elle confirme qu’elle a compris d’un signe de tête trop raide. L’entendant rejoindre la forêt sans le voir.

Ces prochains jours s’annoncent plus difficiles que prévu. Un second soupir, tensions qui renaissent le long de sa colonne vertébrale qui se verrouille à nouveau. Besoin cinglant de nicotine qu’elle comble aussitôt. A quel point il se protège d’elle? A quel point il la protège-t-elle? A quel point Barrois a-t-il organisé son échec? A t’il prévu  que Medea va s’engouffrer droit dans les cicatrices de ses échecs? Frustration qu’elle relâche en même temps qu’un panache de fumée dont le  vent s’empare dès qu’il quitte sa bouche. Kaidan souffre de son isolement, il ne le lui dissimule pas, pour la fuire quelques minutes plus tard. Rien n’est jamais simple. Certainement pas lui. Pas plus que leurs positions respectives. Elle savait, bordel, elle savait qu' être désignée pour être responsable de lui était une idée à la con. Qu’elle était le plus mauvais choix. Pourquoi ils ont pas demandé à Selma?! Elle aurait été parfaite. Professionnelle, humaine, de bonne compagnie. Le peu de détente ressentie s’est évaporée, goutte de rosée absorbée par un désert sublime d’indifférence. Elle n’a aucun mal à imaginer combien le Loup renégat l’éparpillerait de phrases sardoniques s' il venait à apprendre cette situation. Intolérable.

Le moonshine, qui à neuf du matin avait le visage d’une mauvaise idée, à treize heures sonne de manière tout à fait raisonnable. Il faudrait qu’elle réfléchisse à son rapport à l’alcool. Elle boit trop. Trop souvent. Plus tard. Elle s’en tiendra pourtant à deux verres. Parce qu’elle tient encore au bon fonctionnement de sa trachée. Parce qu’elle n’est pas encore prête à un lâcher prise totale.

L’écho assourdi d’un cri. Primal et furieux.

L’italienne ne l’attendra pas. Les heures sont trop longues pour se contenter de rester oisives. Elle se souvient de son projet initial, celui de trouver la source d’eau chaude promise. Regret instantané de la liqueur frelatée. Devrait remettre au lendemain. Elle s’en fout, en fait. S’éloigne dans la forêt avec un sac à dos léger, de quoi grignoter, se sécher et une lampe torche si elle s’attarde. Ce qu’elle ne fera pas outre mesure, revenant avec le soleil tombé à la solitude de la masure. Sans surprise, aucune trace de Kaidan. Heureusement, le poêle à bois finit de consumer les dernières bûches épaisses dont elle l’a nourrie avant sa petite excursion. Un repas rapide, les pâtes fraîches finissant de sécher sur la table principale, elles attendront.



Quand  elle se réveille, il est déjà plus tard que le jour précédent. Grâce infime d’un ciel plombé d’un gris souris. Medea s’habille rapidement, sachant que Kaidan a dû dormir à l’extérieur. Un jean et un tee-shirt à manches longues lui suffisent. Elle ravive le poêle dans un geste qui commence à s’inscrire dans l’habitude. Une tasse de café qu'elle prépare en pilote automatique. Suivie d’un thé vert qu’il pourra réchauffer au besoin. Ce sera inutile alors qu’elle aperçoit sa silhouette alanguie sur l’une des chaises rustiques. tout est rustique dans ce coin de montagne. Trop rustique. Une serviette en guise couverture lui assure une pointe de détente alors qu’elle pose la tasse de thé sur l’accoudoir en bois, s'installant en tailleur, réchauffant ses paumes sur son café. Est ce que c’est comme ça que vont se dérouler les prochains jours? Entre légères attentions et distance prudente? Cela pourrait être pire, elle suppose. Le silence qui s’étire entre eux, marqué par les fragrances de leurs boissons  respectives n’est ni pesant ni désagréable. Elle s’habitue encore à une présence le matin alors qu’elle ne partage que rarement ses matinées avec une autre personne. Avec paresse, les nuages uniformes tiennent leurs promesses. De grosses gouttes de pluie s’écrasent au sol, absorbées par la poussière du chemin. Une pluie disparate, même pas une bruine. Le genre d’averse qui peut aussi bien s’éteindre dans la minute que s’offrir en souvenir d’anciennes colères divines. Medea grimace devant  ce rappel implicite que la bicotte n’a pas de douche. et encore moins d’eau chaude à disposition. Elle coule un regard vers lui alors qu’il n’a pas bougé d’un iota, ce début d’averse ne semblant pas le troubler.

Malgré tout Medea finit par rompre ce silence, chassant une goutte d’eau menaçant de lui tomber dans l'œil. il y a une certaine précaution dans le ton qu’elle emploie, le nez plongé dans son café -De quoi tu besoin pour que ces quelques jours soient plus faciles? C’est assez évident que c’est loin d’être satisfaisant pour toi. -Retrouvant, malgré elle, la nécessité d’adoucir au maximum le poids de ses chaînes. Renouant avec une aisance terrifiante avec un faisceau d’attitudes qui l’ont condamné et dont elle est incapable de se détourner. Pulsions impérieuses d’offrir autant de liberté que possible à l’Encagé.
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Sam 10 Déc - 3:27 (#)


Le ciel maussade transformait l’écosystème fragile qui s’était installé. La chaleur du soleil de cette fin du mois de mai lui manquait déjà. À peine deux jours puis à la première occasion, se défile. Laissant trainer un filet de brise fraiche qui portait le silence de la nature en attente. Un mutisme patient, mais aussi tendu. Comme lui. Tout son être pouvait ressentir la pluie s’approcher. La saturation des nuages. L’expectation de la forêt autour d’eux. Attentif, aux aguets malgré lui, il ne bougea pas un muscle quand la belle s’éveilla dans la bicoque derrière lui. Cette rumeur de vitalité détourna son attention, comme le nord vers son pôle. Il serra la mâchoire, définitivement agacé par son manque de contrôle flagrant.

Il avait changé. Forcément, son passé à la fois rigide et flexible sur d’autres aspects l’avait formé à une vie d’austérité nécessaire au sein d’une famille conciliante, aimante, unie… il se sentait amèrement instable dans ses fondements. Cette rudesse ne trouvant pas d’équivalant pour balancer les racines du mélange sibyllin qu’il était. Il était peut-être devenu trop rigide. S’accrochant à ses valeurs comme le dernier souvenir des Archos. Patriarche en déclin, la commémoration des années d’ascensions de sa famille à s’établir comme l’une des rares survivantes à ce déclin programmé de sa race lui faisait mal. Ils avaient réussi. À rester soudé, à éviter l’exode vers les zones urbaines, à rester connecter à leurs essences, à se reproduire, à en trouver d’autres…

Sensation étrange d’être celui qui abandonne toute une souche en dégénérescence pour survivre dans les conditions les plus abjectes, dont la plupart d’eux finissaient par adopter.

Puis oublier.
Puis souffrir.

Il avait placé ses attentes un peu trop hautes avec cette semaine de « congé » et il regrettait péniblement s’être permis cet instant d’insouciance.

Quand Medea s’approcha pour s’installer à son tour dans l’autre chaise de planche de bois à ses côtés, Kaidan avait les yeux fermés. Encore à moitié nu, le port de la serviette de plage aux motifs difficilement interprétable lui faisait d’office d’un dhoti indien. Sans le soleil pour réchauffer sa peau, on pouvait facilement deviner quelques cicatrices et marques qui zébraient son torse et ses épaules. Certaines blessures restaient. Celle de sa forme originelle se transmettait aux autres, même celle sous forme humaine et il les revêtait sans aucune gêne, comme le reste de cette musculature athlétique.

Odeur de café.
Odeur d’un thé vert chaud à ses côtés.
Parfum de sa peau douce, de ses cheveux… de ses vêtements.

Quelque part au fond de lui, le Kaidan d’avant subsistait et frémis. Cloîtrée, dans le seul espace qu’ils n’avaient pas analysé, piqué, étudié ou capturé, cette sensibilité aux fragrances le titillait. Il avait un avantage olfactif animal, mais ici, entouré de verdure, la présence de sa collègue lui faisait tourner la tête. En toute autre situation, elle aurait été déjà assujettie par bien plus que son humeur de merde. Il l’aurait prise à mainte reprise, dominant, bestiale, donnant libre cours à ses instincts, son manque. Remplir cet espace vide pour rectifier la balance…

La pluie se mit enfin à tomber.
Ce qui ne le dérangea pas.
Il était la pluie.
La pluie était lui.
Il l’accueillit avec un soupir profond même si les gouttes qui ruisselaient sur son derme étaient froides. Ça n’avait rien d’une averse d’été. Et pourtant, il bascula lentement la tête vers l’arrière, le crâne écrasé sur le dossier de sa chaise qui grinça sous le léger mouvement et apprécia ce baptême venant du ciel. Il se moquait totalement de ce que penserait l’agent qui le surveillait.

C’était SES vacances merdiques.

Kaidan eut l’impression qu’elle réfléchit longuement avant d’élever la voix. Pourtant, sa question le fit sourire puis s’exprimer d’un souffle amèrement amusé et bref.

- Tu as remarqué ? Kaidan ouvre les yeux puis glisse ses pupilles vers elle, du coin du regard, sans bouger la tête. J’imagine que me défaire de cette charmante chevillette à mon pied et de te retourner assez longtemps pour que je disparaisse pour toujours n’est pas dans les possibilités, n’est-ce pas ?

Après tout, comment elle pourrait comprendre ce qui le taraudait au fond de lui. Elle ne savait même pas ce qu’il était. Est-ce que c’était comme ça que ça se passait avec Gautièr ? Quelques jours de fausse liberté, loin du regard du PASUA ? Mission : Soyons sympas avec les garous de services pendant quelques jours, ils le méritent bien ?

Cette idée l’énerva profondément.
L’Archos serra les poings à en blanchir ses phalanges puis les relâcha. Les muscles de sa mâchoire se durcirent. Une tension dangereuse dans sa nuque remonte. Il n’était pas juste un autre thériantrope à la botte d’un département de police surnaturelle !

Et pourtant.
Et pourtant !

D’un mouvement rapide, il se releva et attrapa la tasse de thé chaude pour la lancer de toutes ses forces vers la cime des arbres au loin. Énervé, son souffle était court. Une fine buée s’échappait de ses lèvres. L’averse avait doublé et remplissait tous ses sens. Il se retourna vers Medea, frustré et hurla :

- J’ai besoin… J’ai besoin d’être ailleurs ! D’être libre ! Cette putain de cage dorée est une farce à toute ma race et rien ne va rendre cette blague de «congé» plus facile, Medea ! RIEN ! Tout me rappelle que c’est seulement une foutue illusion ! Il passa une main dans sa chevelure puis sur son visage pour repousser l’eau qui obstruait sa vue. D’un mouvement brusque, il se pencha au-dessus de sa collègue, coinçant dans sa poigne robuste les appuie-bras de la chaise Adirondack sur laquelle elle était assise. Il approcha son visage à quelques centimètres du sien, ses pupilles sauges fixaient les siennes sans aucune gêne. Tu ne comprends pas comment c’est un mauvais choix d’être mon chaperon ? Qu’ils te teste ? Me teste ? Je ne suis pas un simple damné de la lune qui a des envies de courir la nuit au bout de sa laisse, Comucci ! Je suis une bête qui a un besoin vital de liberté ! Liberté qu’on m’a enlevé il a de ça 4 ans ! Ce n’est pas un congé de 5 jours qui va me satisfaire ! Son regard parcourt son visage et s’attarde sur ses lèvres charnues et pleines ; sans maquillage elle était superbe. Il pouvait sentir son souffle sur sa peau, à proximité. Il était trop près. Beaucoup trop près. Ses muscles étaient tendus, la chaleur se son corps devait se refléter sur celle de l’agente sous lui. Il garda le silence une seconde qui lui semblait infini puis se fit violence pour se rétracter, ses doigts puissants plantés dans le bois des appuie-bras, en arrachant une partie avec lui. Il lui fait dos, essoufflé. Écoeuré.

- Merci pour le thé. Réussit-il à ajouter, ses épaules se courbant sous la pluie.
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Sam 10 Déc - 18:48 (#)

La tasse brûlante entre ses doigts, la seconde déposée sur l’accoudoir de bois. Le vent qui parcourt cette vallée est plus mordant que le zéphyr de la veille. Il annonce un grain mauvais. Il annonce un mauvais présage pour les prochains jours. Ou peut-être pas. Le temps est capricieux, en montagne. Il est capricieux, entre eux.  Il est à demi-nu, encore, et elle commence à s’y habituer. Les vêtements sont une peau civilisée dont il procède à la mue maintenant qu’il a changé d’environnement et les garous ont une résistance différente aux éléments. Sauf qu’il n’est pas Garou, n’est ce pas. Bien qu’il partage certaines caractéristiques avec eux.

Medea souffle sur son café.

Il est trop tôt pour se poser ces questions. Trop tôt pour revenir sur ses éternels schéma de pensées, prisonnière de ses propres obsessions. Ces derniers mois, c’est de plus en plus pesant. L’italienne arrive gentiment vers un point de non retour dont elle ignore encore quelle sera l’issue. Sur l’épiderme offert à la pluie, les lignes de sa vie s’offrent au regard de ceux qui savent les déchiffrer. Certaines, la profiler les reconnait. L’impact étoilé d’une ancienne blessure par balle, les ratures d’un coup de griffes, d’autres, notamment celle en zig-zag déchiqueté, sont moins facilement identifiables. Des barbelés déchirant sa peau, peut-être? Les siennes sont dissimulées sous tee-shirt  à manche longue et sous sa caboche tétue. Pas si loin, finalement.

Il irradie. D’agacement. De la frustration. De colère à peine rentrée. D’une tristesse à fleur de peau. Ses émotions sont lisibles et exposées au regard obsidien de la psychologue. Elle est incapable de ne pas tendre la main vers lui. De ne pas tenter d’apaiser ce colosse à vif. De ne pas essayer d’adoucir l’acide des barreaux de sa cage contre un esprit épris de liberté.  Décidément, elle n’apprend pas. Une goutte de pluie, aussi grasse que froide, s'abîme dans son café, une autre sur le dos de sa main. Cela ne sera pas une petite pluie, elle ne s’en soucie guère, alors qu’elle ouvre une brèche bien plus dangereuse. L’italienne ne le regarde pas, elle l’écoute. Écoute sa respiration et les mouvements de son corps, son attention sur sa drogue liquide.L’envie d’une cigarette la tenaille, son paquet est à l’intérieur, cela devra attendre.

L’écho de sa question. Futile, au fond. Elle n’ignore pas ce dont il a besoin.  

Il daigne lui donner une réponse après une poignée de secondes silencieuses sous la pluie qui s’intensifie. Elle chasse négligemment l’eau qui menace de couler dans ses yeux. Un pâle demi sourire alors qu’elle s’autorise enfin à le regarder directement. Sa mâchoire se contracte à ses mots. Vu son humeur ombrageuse, elle ne s’attendait pas à une autre direction. -C’est possible que je m’en sois aperçue, oui- Seule et unique tentative pour alléger les tensions qui s’étirent entre eux. Medea se redresse sur le fauteuil de bois inconfortable. Discipline son visage en un masque lisse et sans expression. Sans âme. Le visage de la Nrd. Celui qui ne laisse rien passer et que rien ne peut ébranler.  Les battements de son cœur restent stables, pas de sueur, pas de tressaillements de ses mains ou d’agitation des paupières. C’est une attitude qu’elle a eu près de vingt ans pour la peaufiner. L’italienne est terrifiée. Non par sa demande, mais par l’attention qu’elle y accorde. Réfléchissant aux conséquences. Pour elle : sa carrière serai explosée une seconde fois, mais ce serait encore mineur. Probablement de la prison pour avoir agi contre les intérêts du gouvernement. Possiblement une exécution sommaire pour éviter un procès qui révélerait au grand jour des pratiques encore secrètes. Pour lui : une liberté éphémère. Puis des conditions de détention bien pires que celles qui lui sont imposées. Le Pasua détient ses enfants, ou des informations les concernant. Les menaces sur eux sont bien réelles et seraient mises à exécution sans la moindre pitié pour le faire revenir sous le joug. Non, sa cavale serait de courte durée. Il y a vingt ans, elle a refusé d’envisager cette possibilité lorsque le Loup s’est tourné vers elle de la même manière. Est-elle devenue plus faible ou plus humaine? C’est le genre d’échange qui sera omis du rapport qu’elle devra écrire pour Barrois une fois de retour à Shreveport. C’était une demande théorique de la part de Kaidan. Pourtant, elle articule, posément, -Pas au programme des activités autorisées.

Medea ignore si c’est sa réponse qui déclenche l’éclosion de sa colère. Mais il ne la contient plus. Lui permet de s’exprimer pleinement. Il se lève et son fauteuil bascule, quelques instants en déséquilibre avant de se rétablir, ce qui ne sera pas le cas de la tasse de thé qui se fracasse quelque part dans la forêt. Sans qu’ils n’entendent le bruit de la porcelaine qui se brise parmi les éclats de la pluie sur les rochers et le toit de la cahute. L’Amazone reste calme. Imperturbable. Ne permet pas à son éclat de rage de la décontenancer ou de l'entraîner sur une même voie. Elle devient une digue. Celle qui lui permettra de relâcher ce trop plein d’intensité sans qu’ils ne soient débordés. Elle ne se méprend pas. Elle n’est pas la cible de cet éclat de rage. Ses ongles se plantent dans le bois. Pas par peur de lui mais pour ne pas le toucher. Pour s’interdire de venir caresser son visage, d’empaumer ses joues. Elle ne peut pas lui offrir ce réconfort, pas juste maintenant, hier, c'était déjà trop, ils sont au bord d’un précipice et elle en a une conscience parfaite. Elle affronte cette tempête les yeux ouverts. Elle est une mer d’huile qui n’offre aucune prise.

Ce qu’il lui balance en pleine tête, elle le sait déjà. Il la force à revenir en arrière, à ressentir la même impuissance devant cette souffrance qui se libère dans la colère. Il n’en saura rien. Le Loup encagé exprimait la même rage désespérée et elle n’a rien fait. Jusqu’à ce que William prenne la situation en main, dans un bain de sang. En un froissement de respiration, il est sur elle. Infime le mouvement de son buste qui se tend vers lui. Infime la manière dont sa colonne vertébrale se durcit pour conserver son immobilité. Le crissement de ses ongles dans le bois alors qu’ils s’enfoncent plus profondément et l’aigue de sa pulpe transpercée par une écharde qui se fraie un chemin dans sa chair. Il est beau, dans cette fureur. Elle a toujours été attirée par les émotions violentes. Son souffle sur elle, plus chaud que le sien. Sa peau qui irradie contre la sienne. Contraste saisissant avec la pluie qui s’intenfie. Avec l’eau qui s’égoute dans son dos, le long de ses épaules jusqu’entre ses seins. Ses mamelons ont durci, de froid ou pour lui. Pointes tendues, presque douloureuses qu’il frole presque. Frisson de désir qu’elle étouffe sans ménagement.  Il est si proche que l’embrasser est plus facile que de se l’interdire. Medea se verrouille pour ne pas les noyer tous les deux. Se demande combien de temps ils vont tenir à distance cette folie charnelle qui devient de plus en plus précise. Il s’arrache de sa sphère privée aussi vite qu’il s’y était imposé.

La brune se relève à son tour. Achève ce qui restait de café dans sa tasse. Elle reste à distance. L’envie chevillée au ventre de l’attirer dans ses bras, de sentir le poids de sa tête contre son épaule, au creux de sa nuque. Elle lui fait face. Posément. -Je sais, Kaidan. Je sais que cet ersatz de nature ne te suffit pas. Je sais que ça te rappelle que tu es prisonnier d’un système qui n’hésite pas à te broyer pour son propre agenda. -Elle croise les bras sous sa poitrine, secouant la tête vivement pour se débarrasser de l’eau qui alourdit ses mèches brunes. Elle reprend, avec ce même ton composé et rationnel. Qui ne permet aucun débordement de ce qu’elle ressent. Un couvercle opaque ne permettant pas de deviner au-delà de sa surface. -J’ai argumenté plusieurs heures avec Barrois. Lui démontrant par A plus B qu’il y avait d’autres agents qui pourraient t’accompagner. Que j’avais d’autres affaires en cours dont je devais m’occuper. Que j’étais le plus mauvais choix possible. Évidement qu’il nous teste. Ma loyauté à la Nrd est constamment remise en cause. Aucune des huiles n’a oublié New-york. -Ils n’ont pas totalement tort, elle ne cesse de remettre en cause son engagement ces dernières semaines. -Au final, il m’a bien fait comprendre que c’était comme ça et pas autre chose. Tu aurais préféré attendre que Thompson soit de nouveau disponible? -Il y a une pointe d’ironie, les relations entre les deux hommes sont floues, mais il est difficile de ne pas noter la raideur de Kaidan autour de son geôlier attitré. -La manière dont a résolu l'affaire de janvier a attiré l'attention sur nous. Sur toi et moi de manière différente. Toi, si tu n'étais pas sous-estimé et pouvait être utilisé plus efficacement sur le terrain et moi, si je n'étais pas retombée dans des travers dangereux. -La brune tait le fait que sa petite conférence de presse et photographique n'avait pas été du gout de tout le monde dans les rangs de la Nrd. Que cela avait ravivé les rumeurs la concernant sur sa proximité et inclinaisons envers les Cess et les garous en particulier. -Ajoute à cela l'article de ce torchon people qui en a rajouté une bonne couche sur nos relations supposées et Barrois était quasiment blême de rage. -Elle hausse un sourcil goguenard quand il évoque la tasse de thé volante. -Mon plaisir.

Ses mots ont une importance vitale. Il vient de lui donner des clefs précieuses sur Qui il est. Sur ce qu’il est. Il EST une bête. Il ne vit pas avec une bête. Il n’est définitivement pas un garou. Il n’est pas assujetti à la Lune. Il est Animal. Avec des instincts animaux qui sont en guerre avec l’existence que le Pasua décide pour lui. Il réveille des échos de ses lectures. Des rapports imprécis et évanescents. Un concept se détache. Un Mot. Une définition. La pluie coule dans son dos. Agacante et glacée. Pourtant l’idée de retourner dans le chalet poussiéreux ne l’enchante pas. Ses prunelles cherchent le regard émeraude. Medea s’entend dire, de ce même ton terriblement détaché -J’ai essayé, avec William, pendant des années, de l’éloigner de la suspicion quotidienne de la Nrd. D’augmenter au maximum le territoire de chasse du Loup lorsque nous étions en dehors de New-York, de multiplier les enquêtes  dans d’autres états. J’ai lutté contre ma hiérarchie et mes collègues pour qu’il dispose d’une autonomie presque totale lorsque nous n’étions pas en mission. J’ai fini par comprendre que cela ne serait jamais assez. Que ce n’était qu’une illusion qui l'étouffait petit à petit. Oui, Kaidan, je sais exactement ce que tu ressens et j’ai les mains toujours aussi liées maintenant qu’il y a vingt ans. -Medea lui décoche un sourire sec et amer avant de rompre leur lien visuel

Elle se détourne. Rentre dans le chalet. Elle se sèche sommairement, trouve un autre tee-shirt à manches longues, attrape son imperméable, son maillot de bain, une serviette de bain et retourne à la source chaude. Oui. Ce sera parfait. Il est une Bête et elle vient pour la première fois de parler directement du Loup. Oui, la journée commence bien. Bordel. Medea fouille dans ses affaires, laissant enfin libre cours à l’énergie nerveuse qui la tenaille depuis la colère de Kaidan. Rester à proximité de Kaidan Archos est une mauvaise idée. Son self-contrôle a des limites.  Elle enfile un jean sec et ses chaussures de randonnée, refusant de penser à autre chose que son projet immédiat.

Il ne lui faudra qu'une petite dizaine de minutes pour réunir les indispensables dans un sac à dos recouvert d'une protection imperméable. Elle vérifie que la lampe torche qu'elle emporte fonctionne et ajoute un jeu de piles neuf. Quelques pommes, des fruits séchés dans un sachet hermétiques. Dans un autre, elle glisse son paquet de cigarette et son briquet. Un pull plus épais quand elle va sortir de la source. Par une habitude ancrée par des années d'expériences et d'environnements non familiers, elle glisse dans la poche de coté du sac, à côté de sa gourde d'eau, son arme à double calibre. A son poignet et son cou, son filin d'argent ainsi que sa croix. Meme pas une précaution contre Kaidan, elle est simplement incapable de se déplacer sans arme.

C'est sans un mot de plus ou un regard  vers son collègue trop présent qu'elle se dirige droit vers le chemin déjà emprunté la veille. La pluie est presque assourdissante à ses oreilles mais Medea découvre que ca ne la dérange. Pas du tout. Sous les premiers arbres, l'averse se fait moins sentir.
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Mer 1 Fév - 22:53 (#)


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la source chaude en plein milieu de la montagne n’était pas un secret bien gardé. Enfin, il fallait être dans les parages pour l’atteindre. Au plus froid de l’année, certaines personnes appréciaient y venir en raquette ou en ski de fond pour profiter des bienfaits de la chaleur de l’eau sortant des parois de la face rocheuse de la montagne. Perdue en plein milieu de nulle part, il fallait quand même être un initié pour s’y rendre de l’entrée du parc. Par chance ceux qui jouissaient d’un accès privé au territoire protégé avaient un sentier qui s’y rendait. Un sentier étroit, mal entretenu et sauvage. Ça n’avait rien d’une charmante randonnée pédestre en nature. Disons qu’il fallait avoir de bonnes chevilles et de bonnes bottes pour pas trop se faire chier pour s’y rendre. Seules les marques de peintures phosphorescentes sur des troncs d’arbres soigneusement choisis laissaient deviner le parcours à prendre. Pratique la nuit avec une lampe torche. Pratique le jour par la couleur éclatante d’un orange fluo artificielle qui détonne dans la verdure ou la neige. 

La source chaude n’était pas un secret non plus pour la faune locale. Grâce aux vapeurs et l’eau minéralisée, une verdure un peu différente entourait le bassin. Certains animaux raffolaient de la mousse goutteuse qui entourait le bassin, d’autres se délectaient du lichen un peu jaunâtre qui recouvraient les pierres. C’était un havre de paix rarement perturbé à la flore abondante et aux bienfaits naturels.

Même si l’on pouvait considérer cela encore comme le matin, le soleil n’était pas perceptible au travers des nuages sombres. La pluie n’allait pas en diminuant non plus et bien que la canopée servait de couvert partiel, c’est des gouttes encore plus drues qui dégoulinait sur le crâne du chaperon mandaté de surveiller une bête pas très docile.

Kaidan ne l’aura pas suivi. Aucun indice de sa présence même après quelques kilomètres de marche sur le sentier maintenant boueux de cette météo à l’image de leurs humeurs. Par contre, même si ce torrent mouillé tombait du ciel, les habitants de la montagne, eux, n’en avaient que faire.

Après presque une heure de marche, peut-être plus, Medea arrive enfin à la source chaude. Éloigné de tout, surtout de lui, petit havre de paix temporaire pour se réchauffer et relaxer. Souliers et bas de pantalon couvert de boue, complètement trempé, cette baignade allait être une récompense bien méritée. Sauf qu’une fois posé, un craquement de branches se fait entendre derrière la profileuse.

Habituellement rien d’alarmant, considérant la nature sauvage de l’endroit.
Et si elle s’attendait de voir son collègue émerger de la forêt, c’était raté. (de toute façon, il ne ferait jamais autant de bruit.)
Parce que c’est un grognement guttural qui annonça à l’intruse sa présence indésirable aussi près de ses petits.
Un ours brun… non, deux ours bruns adultes se tenaient en flanc de Medea, entouré de quatre larges oursons curieux qui fait la taille d’un labrador adulte. La plus massive des deux (oui, ce sont deux mamans ourses) grognes une deuxième fois, les bruits de sa respiration tendue pendant qu’elle aspire au travers de son gros museau chaque parcelle d’odeur de l’agent du PASUA.

Intruse.

Habituellement, encore une fois, les ours bruns ne sont pas particulièrement violents (contrairement à ce que certains pensent), mais dans ce cas-ci, Medea se retrouve malencontreusement devant une mère dominante qui protège ses petits, et l’autre femelle ours.

La pluie se met à tomber encore plus fort, encouragée par un soudain coup de tonnerre dans la montagne. L’ours aurait pu décidée que s’était un bon signe de s’éloigner sagement de l’humaine, mais non. Énervée, apeurée et dominante, la bête décide de s’avancer lentement vers Medea, maugréant un mécontentement manifeste.

Trop proche.
Trop proche de ses petits.
L’humaine aurait été à quelques mètres de plus et ils se seraient retournés sans rien faire de plus.
Elle surveille tous les mouvements de cette créature qui pue. Si elle fait un geste brusque, elle fonce.
Pour démontrer qu’elle était plus grande, plus forte et que c’était son territoire, l’ourse se relève sur ses deux pattes arrière, sa famille restée à distance derrière le dos de ce mur de poils immense. Un grognement puissant est poussé, à la seule attention de Medea.

Intruse.
Danger.
Humain.

Certainement que Medea n’aurait rien fait dans toute autre occasion, mais elle n’était définitivement pas du type à se laisser tuer par un ours sans se défendre. Si elle fait ça assez doucement, mais rapidement, elle pourrait atteindre son pistolet dans la poche de son sac.

Pas de mouvement brusque.
Ne pas respirer trop fort.
Se montrer soumise face à la bête.
Accepter sa dominance.

Le fil du destin ayant été tiré, l’ours trouve que l’intruse bouge trop et décide de foncer carrément vers elle avant que celle-ci n’arrive à sortir son arme de poing.

Un ours qui fonce vers sois, c’est un peu une cavalerie qui avance. Le son des pattes lourdes contre les sols glissants. La vibration de son avance menaçante vers la provocation. Les nerfs aux galops pour faire fuir le danger. Le croquer. Le tuer. Le dominer. Protéger ses petits. Coute que coute.

Medea aurait beau fuir à gauche ou à droite, la bête est trop proche, trop vaste et trop contrariée. Vite, sors ton arme !

Puis au dernier instant, l’odeur du pelage mouillé montant à ses narines, Medea se fait basculer au sol par quelque chose de beaucoup moins poilu. Il la glisse sur le sol imbibé, créant une nouvelle distance entre elle et la bête puis au-dessus d’elle, Kaidan émet un rugissement improbable. Inhumain et puissant. Les muscles tendus, gonflés à bloc en position d’offensive, son collègue hurle contre l’ours qui s’est arrêté net devant eux. Elle l’observe, étonnée, incertaine. À quatre pattes, elle était plus basse que cette nouvelle créature. Quand il cria une autre fois, elle lui répond avec la même puissance redoutable.

Le tonnerre grondait de plus en plus près, un éclair zébrant l’horizon non loin d’eux.

Loin d’être impressionné, Kaidan prit une grande inspiration et gorge tendue, émet un rugissement qui fait écho dans la forêt. Il ne pouvait peut-être pas se transformer complètement le jour, mais il pouvait jouir de certains des avantages de ses formes. Le tigre manifesta sa dominance.

- VAS T’EN ! cri-t-il en avançant d’un autre pas menaçant vers l’ours, accompagné d’un autre coup de tonnerre soudain et puissant, une éclaire fracassant un arbre à une vingtaine de mètres d’eux.

Les oursons et l’autre femelle avaient compris le message et commençait déjà à retourner vers les ombres entre les arbres, puis la grosse ourse émit un son de nasal énervé, mais fini par abdiquer, en laissant un dernier regard dubitatif à ce mâle déterminé.

Debout, pieds nus et torse nu dans un short noir hideux de basketball qui tenait trop bas sur ses hanches, Kaidan roule des épaules pour se décontracter, en observant la bête reculer et se retourner rejoindre ses petits d’une démarche lente. Il expire longuement pour retrouver son calme. Son pouls s’étant accéléré avec son félin énervé, il devait se détendre pour ne pas finir par bouffer Medea.

Enfin, il se retourne vers sa collègue et lui tend une main, pour l’aider à se relever :

- Ça va ?

Question idiote.

Elle était maintenant couverte de boue, trempée jusqu’aux os et elle venait de découvrir qu’il avait décidé de la suivre sans lui dire.

- Rien de blessé ?
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