I Won't run cause I'm reticent • Astaad

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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
Eoghan Underwood
ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
⛤ SMALLTOWN BOY ⛤

I Won't run cause I'm reticent • Astaad 1E5CfUE I Won't run cause I'm reticent • Astaad AoZyjkn I Won't run cause I'm reticent • Astaad BvRyGpi

"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

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"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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⛤ VENGEANCE ⛤

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"Before I die alone."

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Pseudo : Nero
Célébrité : Ian Somerhalder.
Double compte : Sanford R. De Castro, Aliénor Bellovaque, Ian C. Calloway & Gautièr Montignac.
Messages : 5609
Date d'inscription : 09/06/2017
Crédits : Tag (ava') ; Amiante (signa')
Lun 25 Juil - 2:18 (#)


And we'll fight against your fate
8 avril 2020.

Un soleil écrasant et précoce avait submergé la Louisiane, toute la journée. Avant-goût terrible de l’été à venir, il n’avait cessé de compter les heures égrenant sa matinée, puis son après-midi. Nerveux, distrait, il n’avait guère la tête au travail. Il ne cessait de multiplier les allées et venues, de son laboratoire jusqu’à la boutique, d’un potentiel client en quête de questions à un coup de téléphone provenant d’un fournisseur. Plus d’une fois il s’était surpris, le combiné fixe coincé entre sa mâchoire et son épaule, feuilletant machinalement les pages d’un agenda, cliquant sur la souris ou broyant la touche entrée de son clavier d'ordinateur à dessein, incapable de se rappeler des trois dernières phrases de son interlocuteur. Il n’avait pas reçu de nouvelles d’Astaad, et il n’avait pas cherché à en obtenir depuis que la date avait été désignée. Peut-être qu’elle avait abandonné l’idée d’affronter la séance terrible qui les attendait. Peut-être que tout ce qu’il appréhendait ne se produirait finalement pas, ce soir. De son côté, il n’aurait jamais pu prévoir l’état dans lequel le plongeait déjà ce qui, en soi, n’exigerait de lui rien d’autre qu’une première observation, une tentative de contact. Bourré d’appréhension, il prenait la pleine mesure des enjeux qui s’étalaient, au fur et à mesure que le moment approchait. Rarement il s’était senti aussi heureux au moment de fermer boutique, se contentant de retourner le panneau « CLOSED », sans donner de tour de clé dans la serrure. Il jeta un dernier regard au ciel qui, inexorablement, s’emplissait de nuages gris et replets. Si un nouvel orage approchait, l’atmosphère serait encore plus sinistre, à ses yeux. Il pesta contre le climat de la Louisiane qui, d’ordinaire, ne lui posait pourtant aucun problème. Il ignorait si c’était à la météo bouleversée qu’il devait imputer cette tension sur ses nerfs à vif. Il redoutait un imprévu. Ou, sinon un imprévu, du moins une nuit évidemment agitée, terrible et traumatisante. Déjà, les doutes menaçaient de l’assaillir. En rafales, ils débaroulaient dans son crâne, le voyant remonter l’allée du commerce en faisant rouler une épaule et, par extension, une omoplate contrariée et douloureuse.

Il n’était pas fait pour ça.
Il n’y connaissait rien, aux garous.
Il ne servirait à rien, pour ce soir.
Il ne saurait pas comment gérer sa souffrance.

Il ne savait pas s’il souhaitait assister à une métamorphose pareille.

Une voix mauvaise lui susurrait d’abandonner, de se défausser. Il ne lui prêta attention qu’une seconde. Il avait donné sa parole. Celle-ci n’était pas d’or, elle s’était déjà fourvoyée à de maintes reprises, et il ne donnerait pas une occasion supplémentaire à qui que ce soit de lui prouver qu’il n’était qu’un traître à ses serments. Il était à peine sept heures du soir, heure convenue pour leur rendez-vous, lorsqu’il se décida à envoyer un message à la jeune femme. Juste au cas où.

« Je t’attends comme prévu. La porte est ouverte. Verrouille derrière toi. »

Il abandonna son téléphone sur le premier support venu, embrassa du regard la vaste pièce qui les abriterait durant la nuit, puis il se mit au travail. Il vida la paillasse de tout ce qu’elle contenait, rangeant tout rapidement dans les tiroirs, reposant les bocaux sur leurs étagères dans une symphonie de claquements et de chocs discrets, contre le verre ou le bois. Il écarta les tabourets pour ne laisser qu’un vaste espace autour de la paillasse, sans obstacles d’aucune sorte. Il repoussa le canapé dans le coin le plus sombre du carré là encore afin de dégager une marge de manœuvre suffisante en cas de mouvements brutaux. Il n’avait aucune idée de comment Astaad gérait la transformation. Certains, sous un tel choc, devaient sûrement rester immobiles, contracter chaque membre de leur corps, se recroquevillant sur eux-mêmes. D’autres devenaient peut-être fous. Elle pourrait s’en donner à cœur joie. Tout ce qui s’avérait fragile était désormais dissimulé derrière les portes rassurantes des placards. Il n’y aurait rien à briser. Rien qui ne puisse empêcher la maudite de se fracasser contre quoi que ce soit. Il espérait sincèrement, pour elle, que ce ne serait de toute façon pas le cas. De nouveau, il sentit une pointe d’angoisse se faufiler en lui. L’attente… L’attente avait été le plus dur à gérer. Une fois dans le feu de l’action, il n’y aurait plus à se poser de questions. Il faudrait agir ou, à défaut, se contenter de rester hors d’atteinte, spectateur discret. Voire pallier la surprise d’un refus de dernière minute.

Il se souvint que le cycle lunaire commencerait tardivement. Peut-être aux alentours de minuit. Peut-être un peu avant. Quand se déclenchait la transition, elle ? En tout cas, pas avant la nuit tombée, il pouvait en être sûr. Afin de s’occuper les mains comme pour se montrer utile en l’attendant, un éclat de lucidité le poussa à s’emparer du balai oublié dans un angle. Minutieusement, il nettoya le sol déjà lustré le matin-même, faisant la chasse au dernier grain de poussière visible. C’était complètement con, se dit-il. Un taïpan se souciait-il vraiment de la poussière par terre ? Mais ce n’était pas un simple taïpan, persistait-il à se répéter. C’était Astaad. Et peut-être qu’Astaad n’avait pas spécialement envie, elle, de se vautrer dans la poussière. Il se rappelait des morceaux transparents du terrarium explosé, des éclats de verre qui l’avaient entaillé. Qu’avait-elle ressenti, ce matin-là, en se réveillant ? Jamais il ne s’était véritablement projeté, avant cela. Jamais il n’avait vraiment essayé de se mettre à sa place.  Et pendant qu’il balayait toujours avec rage, la voix de Sylia revenait à la charge, persiflant et moqueuse : « Ce n’est pas ton affaire. Créatures inférieures. » Ouais, ouais. Comme lorsqu’elle avait réussi à implanter férocement en lui la peur des immortels, la rencontre avec plusieurs d’entre eux avait tout changé. Hena et lui avaient tissé une relation suffisamment catastrophique pour l’empêcher de poser toutes les questions qui n’avaient pas manqué de l’effleuré malgré cela, au sujet de sa race. Mais Astaad était la première. Et, comme Yago et Jürgen avant elle, elle avait renversé toutes ses croyances solidement établies. En se présentant comme paradoxale, comme haïssant potentiellement les CESS avant d’en devenir une elle-même, en faisant montre d’une instabilité qu’il ne pouvait que comprendre ou au moins concevoir, elle commençait à gommer une partie de ses préjugés établis. Il ne se débarrasserait pas aisément de cette petite goutte de mépris restée au fond de la fiole. Elle tarderait à sécher. Peut-être constituerait-elle pour toujours le fond d’une certitude que rien ne pourrait éradiquer.

Inférieure.
Supérieur.


Il devrait lutter en permanence contre lui-même pour ne pas céder à ce qui tordait en partie son estomac. Excitation. Manipulation d’un savoir qui ne lui appartenait pas ; effleurer le sort tissé par une autre, inconnue retorse dont il brûlait de lire de quels contours brûlants elle avait emprisonné l’Egyptienne.

Le sol était propre. Lui tournait comme un fauve en cage, et alluma une tige d’encens pour embaumer l’air de vertus apaisantes, pour lui comme pour elle. Sensible à la fragrance, le sorcier emplit ses poumons du parfum entêtant, déambulant lentement autour de la paillasse, ellipse imparfaite destinée à faire circuler plus facilement la fumée grisé et serpentine. Une Mélusine toute en fumerolles, lointaine cousine de celle qui s’apprêtait à le rejoindre. Chaque fois qu’il repassait prêt du bâtonnet, il s’évertuait à fouetter l’air d’’un mouvement leste de la main, aspirant l’air plus fort, le cèdre, la myrte et le santal envahissant ses voies respiratoires sans concession. Le rituel réussit à ralentir peu à peu son rythme cardiaque. Il ferma les yeux au moment de stopper enfin, ses reins trouvant l’appui de la table derrière lui. De ses deux paumes, il s’y accrocha, et respira encore. Envahi par les effets de la méditation, il écouta le premier roulement de tonnerre encore lointain, mais qui parut se répercuter jusqu’entre les lobes de ses poumons attentifs. Une douce chaleur se répandit lentement, partout dans ses membres. La Rougeoyante répondit à l’appel, prête elle aussi à porter assistance à l’hôte, à croiser le chemin de cet autre rampant au poison tout aussi mortel.

Il entendit la porte au loin s’ouvrir, puis se refermer. Il n’avait pas besoin de l’accueillir. Les runes, redessinées pour elle, laisseraient passer sans mal les pas d’Astaad Sayegh. Elle qui avait finalement trouvé le courage de contempler ses propres abysses dans les yeux. Il ne rouvrit les siens qu’en s’attendant à la voir déboucher dans le laboratoire. Il eut du mal à lui décocher un sourire, mais celui-ci restait tendre, bourré d’une compassion maladroite dont il se sentait déjà désagréablement envahi. Ce n’était pas une bonne chose. Il devrait rester inamovible, droit, ne pas céder à l’apitoiement et à l’affliction face à elle. Elles ne lui seraient d’aucune aide.

« Salut, Astaad… »

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Louisiana Burning

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Lun 25 Juil - 11:53 (#)

I WON'T RUN CAUSE I'M RETICENT

Elle s'en souvient comme si c'était hier.
Elle ignore comment elle parvient à bouger, slalomant entre les tables à servir d'un vieux diner où les costumes des serveuses ne sont que des artifices pour appâter les yeux des clébards avides de chair fraîche, de viande et de gras. Elle ignore comment elle parvient à esquisser quelques sourires, à palabrer auprès de quelques habitués, à hurler les commandes, tournoyant comme une danseuse sur ses jambes longilignes, abaissant encore et encore le jupon de son costume de serveuse sur sa croupe, apparat dénigrant le corps féminin tout en le mettant en valeur. Le jupon frémit à chaque pas et elle se dirige vers le comptoir, attendant une énième assiette empestant le gras et le sucre. Engagée depuis quelques jours seulement, elle tente de trouver ses marques dans ce nouvel emploi qui ne fera que payer les factures, boulot ingrat dans lequel elle se jure de ne pas s'appesantir. Les yeux tombent dans le vide, l'attente se faisant si vivace qu'elle lui grignote l'estomac, le lui retourne, laissant persiffler une nausée à l'orée de sa bouche à chaque déglutition. Oui, elle se souvient encore de cette première nuit de flammes, sable et de sang où les corps ont sombrés un à un, tapissant sa terre sainte de cadavres purulents sous une chaleur infâme. Elle se souvient de sa course dans les dédales des rues étrangement désertes, de ses cris, de ses hurlements même, de son corps sombrant sur le sol, de la chanson sinistre des os qui craquent, des muscles qui flétrissent, du sang qui siffle à force de se recroqueviller en un point central, de la douleur, indescriptible avec ses mots. Elle se souvient de ce soir où son destin a basculé entre les mains de l'immondice. La fièvre l'étreint et les mêmes coups de chauds et de froids frémissent sur les rives de son épiderme, une épaule se haussant à peine, le malaise la surprenant tant l'impact est violent. La peur est là, terreur affreuse ricochant dans son esprit sous forme d'un imbroglio de pensées noires ne cessant pas. L'assiette se déposant brutalement devant elle la fait sursauter, le cuisinier lui jetant un regard intrigué auquel elle ne répond que d'un regard absent, saisissant l'objet rempli pour se diriger vers la table où un homme, seul, attend impatiemment au vu de sa jambe s'agitant nerveusement. Déposant l'assiette devant lui, elle est prête à repartir avant qu'une claque contre ses fesses ne la fasse se figer. Cillant, elle mire un point devant elle un instant, sentant monter le fiel d'une rage acerbe, dérivant de son regard jusqu'aux yeux vicieux qui la mirent, la bouche mâchonnant une frite avec un appétit vorace. Le regard qu'elle dépose sur lui brûle d'une géhenne immense, d'une envie de destruction massive qu'elle aimerait faire pleuvoir sur lui, sans oser. Elle ne perdra pas ce job ce soir. Elle ne perdra pas le contrôle sur elle-même alors que la Bête persifle, suinte doucement à l'orée de ses yeux pers, appelant à la mort, la guidant dans les tréfonds de sa psyché entaillée et maudite.

Mords.
Crève.
Tue.

Le corps figé, elle finit par serrer les dents, se détournant pour repartir vers une autre table, la patience usée, la fesse chauffant sous la claque qu'il vient de lui mettre, l'esprit tourmenté par l'impatience et la terreur qui la mine. Les heures passent, les clients défilent et arrive le temps de partir. Au dehors, l'orage gronde, son être passant devant une vitre salie par les traces de doigts de quelques enfants, hommes et femmes renvoyant son reflet mirant le ciel qui se couvre de nuages épais. La nuit sera peut-être faite de pluies torrentielles comme ce matin-là où elle implosa dans le laboratoire d'Eoghan, où il la trouva, nue et piquée par le verre du terrarium, où ils s'affrontèrent pour la première fois. Les souvenances du pourquoi de son arrivée dans sa vie font valdinguer son cœur, la nausée s'intensifiant, l'envie de tout lui déballer grondant en elle comme un besoin viscéral. Mais elle sait qu'elle ne le fera pas. Elle sait qu'elle continuera à jouer le jeu malsain d'Uther jusqu'à ce que vienne la fin. Et l'épilogue sera-t-il écrit de sa mort, la gorge tranchée par la main du sorcier qui, ce soir, est prêt à l'aider ? Un rire sardonique manque de s'échapper d'entre ses lèvres tandis qu'elle se dirige vers les vestiaires, se délestant de son costume affriolant pour revêtir son jean et son t-shirt, sans percevoir sa collègue qui vient palabrer, se plaignant de ce shift qui n'en finissait pas. Elle n'écoute que d'une oreille, ne s'entend qu'à peine répondre, saisissant son sac à main, marmonnant un "A Mercredi." qui résonne dans la pièce, son esprit dessinant le pire de ce qui pourra se passer entre ce soir et le jour où elle reviendra travailler.

Les pas la mènent jusqu'à sa voiture, s'y enfonçant dans un soupir las, cachant si bien derrière son air impassible et rude, la peur qui la tenaille, grignotant son calme. Les mains sur le volant, elle attend quelques longues secondes, son esprit vrillant de part et d'autres, se demandant ce qu'elle est en train de faire. Va-t-elle vraiment laisser un sorcier la voir sous ce jour si vulnérable ? Va-t-elle vraiment se laisser aller à la nuit et à la lune, ce soir, sous des yeux témoins de l'horreur ? Les paupières balbutient et les phalanges s'accrochent plus fortement au cuir alors qu'elle n'ose bouger. Ce n'est que lorsqu'elle entend la sonnerie de son portable qu'elle détourne vivement la tête vers son sac, fouillant parmi les paquets de clopes vides, les clés et les affaires personnelles pour trouver l'écran glacé. Le message d'Eoghan laisse un frisson parcourir son corps, la gorge se nouant plus fortement encore. Elle ne sait quoi répondre, demeure un instant immobile face au message. Il l'attend. Il n'a pas changé d'avis. Il n'a pas fui comme elle aimerait tant le faire, ne pas avoir à faire face à cette énième transformation la mettant toujours dans un état pitoyable. Elle déglutit difficilement avant de ranger précipitamment son portable pour mettre en route le moteur. L'orage gronde et il semble être comme un mauvais présage avançant sur la ville, comme si la Bête avait le pouvoir de contrôler les éléments pour lui annoncer qu'alors, Elle arrive.

La route jusqu'au Crawling Life n'est pas très longue et se garant juste devant l'animalerie, elle demeure un instant encore immobile. Fuir. Fuir lui semble être une merveilleuse idée, pour ne pas avoir à se montrer sous cette face immonde devant lui. Jetant un coup d'œil au rétroviseur au centre de l'habitacle, elle rencontre son regard hanté par les démons qui grouillent en elle, par la peur singeant son calme, quelques cernes creusant son visage pâle sous le hâle de sa peau. Sa queue de cheval est mal faite mais elle ne se sent pas l'envie de la refaire, descendant finalement de la voiture, déposant une première sandale plate sur le sol avant de s'extirper complètement du véhicule, claquant la portière. Chaque bruit lui semble être comme un gong sonnant les secondes qui s'égrènent et la faisant fatalement avancer jusqu'à l'heure fatidique où la lune l'embrassera. La poitrine s'élance vers l'avant sous une inspiration tremblante, son corps plus qu'elle-même marchant jusqu'à la porte qu'elle entrouvre avant de la verrouiller derrière elle, comme demandé. Le cliquetis des clés, ses pas sur les lattes de bois, sa marche funèbre jusqu'au laboratoire. Tout la fait foutrement avancer jusqu'à l'horreur. Elle le découvre alors, sourire hésitant sur les lèvres, croisant son regard dans lequel elle se perd un instant, n'ayant qu'à peine la force de répondre à son sourire. "Salut…" Sa voix ne tremble pas mais tout semble mort en elle, comme si l'automne avait flétrit les feuilles vertes de son âme, comme si toutes les fleurs tapissant son éden s'étaient recroquevillées sur elles-mêmes pour ne pas avoir à affronter ce qui va suivre.

Elle dépose son sac sur le canapé qui a été repoussé plus loin avant de se détourner vers lui, croisant les bras comme pour se protéger du mal qui la ronge de l'intérieur. La Bête n'a jamais cessé de vivre depuis ce matin, persiflant à son oreille, murmurant encore et encore des immondices pour la faire vriller. Elle résiste. Elle résiste autant qu'elle le peut, les douleurs commençant à se faire sentir dans ses muscles tiraillés, dans ses os fatigués, dans sa carcasse épuisée. Un raclement de gorge vient sonner la reprise de parole de sa voix calme et grave, s'avançant lentement vers lui avant de s'arrêter à bonne distance. Un rire nerveux lui échappe "Alors tu t'es pas désisté à c'que j'vois." Tentative nulle d'un trait d'humour qui ne fait rire personne alors qu'elle ose déposer ses reins contre la paillasse où il est appuyé, le frôlant de sa hanche. Un silence s'installe alors qu'elle mire le grand espace où elle crachera bientôt sa peau d'humaine pour en revêtir une autre. L'horreur et la peur se confondent toujours dans son regard tandis qu'elle reprend "On va vraiment faire ça ?" Secouant la tête, elle la détourne vers lui, cherchant bêtement un appui vers lui qui ne peut rien pour elle pour le moment, qui ne pourra empêcher la transformation, ni les maux qui viendront avec. "Il est toujours temps de me chasser, tu sais ? Si tu ne veux pas voir ça." Murmure de détresse, appelant à l'aide de ses yeux effleurant les siens, aspirant l'air parfumé qui n'apaise en rien son corps calciné d'effroi.


 



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⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
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Mar 2 Aoû - 23:35 (#)


And we'll fight against your fate
Il la suivit du regard, la laissant contourner la table, lui passer devant, pour se mettre à l’aise un minimum. Façon de parler, bien sûr. La souffrance de la jeune femme était palpable. La raideur de son attitude, l’étroitesse de sa gorge contractée par l’angoisse… Il pouvait sentir sa peur aussi sûrement que si elle s’en était parfumée avant de pousser la porte du commerce. Il savait qu’aucun mot, à ce stade, ne pourrait la rassurer comme il aurait pu vouloir le faire. C’était inutile : l’échec était couru d’avance. Il la sentit plus qu’il la vit se poser à ses côtés, ainsi qu’elle était venue le faire sur ce parking dans le South. Lui-même réfléchissait, prêt à mesurer chacune de ses paroles. La moindre faute pouvait se montrer fatale. Pour elle. Lorsqu’il comprit qu’elle appelait ses prunelles des siennes, il tourna la tête dans sa direction, en tâchant de contrôler ses sentiments. Pourtant, au fond, tout au fond, il savait qu’il ne pouvait agir autrement que de la considérer en véritable condamnée. Il étouffa un soupir, tout en se laissant obnubiler par une pensée obsédante : « Je suis heureux de ne pas être à ta place. »

« Non, tu vois. J’me suis pas désisté. J’avais aucune raison de le faire. » Son sourire restait là, flottant, vaporeux à la surface, avant qu’il ne le laisse finalement couler. Le sorcier se redressa pour lui faire face. Dans son dos, l’encens fumait toujours. Il leva sa main droite, sa paume tournée vers le ciel et, de la même façon qu’il avait fait circuler la fragrance avant son arrivée, poussa l’air dans leur direction, d’un mouvement leste, aérien et apaisant. Il voulait que la fumée vienne caresser un peu de cette joue à la rondeur soulignée par l’attache des cheveux longs et bruns. Qu’elle pénètre loin dans ses narines, permettant ainsi à la maudite de trouver quelques grains de paix intérieure. Même éphémères. « Pourquoi est-ce que je te chasserais ? Je t’ai donné mon accord. On a dit qu’on irait jusqu’au bout, et c’est exactement c’qu’on va faire, ce soir. Hum ? » Ils n’étaient pas assez proches pour qu’il se permette un geste, une attention, un contact physique capable d’atténuer la décision qu’ils avaient prise à deux. Lui, pourtant si tactile, veillait à n’entretenir aucune ambigüité, conscient que le malaise de l’étrangère ne pourrait qu’empirer. « Alors… Oui, on va vraiment faire ça. Tu es venue. Si tu avais vraiment douté de ta décision, tu n’serais pas ici, maintenant. »

Il se recula un peu, à regrets, et désigna la pièce dont elle avait déjà pu remarquer l’agencement nouveau : plus clair, débarrassé de tout ce qui ne servirait pas. « Comme tu le vois… Tu auras un peu plus d’espace. Je ne sais pas comment ça se passe, quand… Alors, je me suis dit qu’au cas où, je te laisserais de quoi… » L’usage des termes lui-même était délicat. Il n’était pas question de la blesser maintenant. Il rangea à l’écart tout sème susceptible de réveiller la sensibilité malmenée d’Astaad. « Au fond, c’est l’arrière-cour. Je préfère laisser la porte fermée, d’autant qu’il risque de pleuvoir. Mais… si toi, ou le… le taïpan… Si vous voulez prendre l’air, ce sera possible. Y’a pas de vis-à-vis. Personne ne vous verra. » Il désigna à leur tour les placards et armoires fermés. « Je ne t’ai rien préparé. Comme on l’a dit, cette nuit… On observe. Je dois te voir à l’état pur, sans rien capable d’influencer ta métamorphose ou ton état. Je me suis juste gardé un petit quelque chose… Quelques runes pour me protéger, au cas où tu deviendrais… agressive, envers moi. Je ne l’utiliserai que si je n’ai pas le choix. Ça ne te blessera que si tu insistes. La Bête a l’air intelligente, alors je pense qu’elle ne s’amusera pas à jouer les suicidaires. » Il cala ses mains contre ses hanches, la considérant toujours avec aménité, et la détaillant discrètement, de sa tenue vestimentaire aux expressions de son visage. « Si tu veux boire, manger… Dans cette forme ou dans l’autre, j’aurai de quoi. Une fois transformée, j’essaierai d’entrer en contact avec ton esprit. Je pense que j’y arriverai facilement, mais on ne sait jamais, peut-être que ce ne sera pas pour cette fois. Dans tous les cas, j’espère que tu sauras m’aider à te comprendre… et que tu seras toujours un peu là… Je me demande vraiment… Enfin, je n’arrête pas de me poser des questions sur les limites de ta perception. Pour le moment, en tout cas, t’as l’air bien là… » Il lui offrit un sourire maladroit. « Si au dernier moment tu changes d’avis… là, à gauche, tu te souviens, y’a un petit réduit qui fait office de salle d’eau. Tu seras pas vraiment à ton aise niveau espace par contre, c’est sûr… » Il espérait n’avoir rien oublié. Il avait beau passer et repasser toutes les éventualités, ils n’auraient plus très longtemps à attendre, peut-être, avant que les choses ne dégénèrent. Ce fut pourquoi il s’enquit alors de son état.

« Bon… Je risque de te poser certaines questions au gré de mes observations. Faudra pas le prendre mal. Si tu ne souhaites pas répondre à l’une d’entre elles, y’aura pas de problème. Si tu as des limites, besoin de me dire qu’il y a certaines choses que tu refuses catégoriquement, c’est aussi le moment, j’crois. De mon côté, sache que je ne te manquerai pas de respect. Je trouve… Je trouve même que tu es très courageuse, si tu veux l’fond d’ma pensée. J’suis sûr que tu vas t’en sortir. J’ferai tout pour t’aider, si j’le peux. En attendant… »  Le roulement du tonnerre, encore un peu lointain mais malgré tout perceptible, lui servit de marqueur temporel avant de reprendre : « J’aimerais que tu me dises comment tu te sens, maintenant… C’est quoi les symptômes avant tes métamorphoses ? Physiquement, mentalement… Est-ce que tu as des rituels ou des habitudes, dans ces moments-là ? Est-ce qu’une position, ou quoi que ce soit peut t’aider… ? J’ai des couvertures si tu veux que j’en mette par terre. T’as qu’à demander… »

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Louisiana Burning

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Jeu 17 Nov - 11:04 (#)

I WON'T RUN CAUSE I'M RETICENT

La peine ensevelit les pensées macabres d'une psyché morcelée par les maux qui l'accablent. Les orbes dansent d'un point à un autre sans savoir où se déposer, la nervosité accablant l'âme et le corps dans une danse diabolique qui n'a pas cessé depuis la veille, comme si tout son corps alors savait qu'approchait la nuit de la fatalité. Le cœur s'embrase sous le poitrail fébrile, la fièvre aphteuse gangrénant l'être qui se dépose près de celui du sorcier aux mains ayant voguées sur ses cuisses quelques temps en arrière. Première rencontre ayant signé la perdition d'un destin scellé à celui d'un inconnu dont elle ne sait finalement que peu de choses. Eoghan demeure une énigme qu'elle ne saurait défaire même si elle le souhaitait, disséminant sur son chemin des bouts d'humanité qui l'éloigne peu à peu de l'idée toute faite qu'elle se faisait de lui jusqu'alors. Les immondices contées par Uther lui restent en tête, condamnant à l'avance le fils des ténèbres se tenant tout près d'elle. L'odeur de l'encens embaume doucement les lieux, venant frétiller sous son flair délicat, apaisant une maigre partie d'elle quand tout le reste n'est fait que de colère, de honte et de terreur. Comment la nuit pourrait-elle bien s'achever quand elle sait l'horreur à laquelle il s'apprête à assister ? Elle sait. Elle sait tout de la douleur infâme qui viendra bientôt l'exploser de l'intérieur et de l'extérieur, lézardant le derme, les muscles et les os qui se feront plus fragiles. Alors, sonnera le glas de ses cris et de ses chants mortels à l'oreille d'un témoin impuissant pour l'heure. Les bras se croisent sous sa poitrine moelleuses, la saveur amère s'écoulant sous sa langue, comme un arrière-goût de cendre se déposant sur les papilles curieuses. Elle n'a ni faim, ni soif ou peut-être pas d'une eau claire. Pourtant, elle sait que l'alcool n'y changera rien pour avoir tant essayé de s'imbiber d'absinthe pour tenter d'annihiler les maux qui venaient, chaque fois, fatalement, la dévorer. L'esprit divague dans les contrées funèbres de ses souvenirs, de toutes ces années de malédiction qui semblent ne pas vouloir cesser. Quand viendra la fin du calvaire ? Les iris s'attachent, ses orbes se déposant dans les azurs pénétrantes qui viennent jusqu'à elle, observant ce sourire ombragé par quelque chose qu'elle ne saurait deviner. De la pitié ? De la compassion ? Elle n'en sait rien et préfère ne pas s'y appesantir, refusant qu'il ressente l'un ou l'autre pour elle quand elle sait qu'elle n'est qu'une imposteur déguisée en innocente. Le masque manquerait de se fêler sous ce regard qu'il pose sur elle, les lèvres à nouveau chatouillées par l'envie de tout lui dire, lui dégueuler sans attendre toute la macabre vérité se cachant derrière l'ombre de sa présence. Mais le silence s'impose en roi dans l'être scarifié de péchés et de vices, le néant entre eux se laissant perforer par ces paroles qui sonnent d'une vérité nue. Elle ne serait pas venue, en effet, si elle n'était alors pas certaine de son choix. Qu'a-t-elle à perdre à ce stade ? L'orgueil est abîmé, la fierté froissée, le passé enseveli sous le sable du temps qui passe. Elle n'a plus aucune terre à laquelle se raccrocher ni aucun être qui pourrait l'aider, à part lui. En cet instant, Eoghan Underwood demeure le seul ancrage qu'elle puisse avoir, sauveur potentiel d'une malédiction sordide.

Avec attention, elle écoute chacune de ses paroles, l'observant s'éloigner d'elle, décrire la pièce qui s'est faite dénuder de quelques meubles repoussés çà et là, ses yeux allant et venant de son visage à d'autres recoins de la pièce déjà visitée. Au loin, le tonnerre gronde, chantant sa musique macabre et inquiétante, la moiteur de l'air manquant de la faire transpirer plus que de raison dans ce huis clos qui deviendra bientôt le cercle de sa condamnation. La gorge se resserre, s'abreuvant d'un trait de salive qu'elle parvient à peine à avaler, le faciès strié d'une inquiétude certaine, d'une angoisse qu'elle peine de plus en plus à cacher. Elle cille, mirant les opales qui l'observent, la posture de son corps, le regard qu'il dépose sur elle, cette voix presque trop tendre qu'elle aimerait le supplier de ne pas utiliser, l'enfant sauvage en elle refusant qu'on ne ressente ne serait-ce qu'un brin de pitié pour elle. L'œil se dérobe pour se déposer sur la porte renfermant la salle d'eau étroite, l'envisageant un instant avant de lâcher un soupir discret d'entre ses lèvres pleines. Elle se refusera à fuir. Elle se refusera à faire preuve de lâcheté. C'est elle. C'est elle qui lui a demandé un tel service et elle ne se dérobera pas même si l'envie gronde plus que jamais. L'intimité qu'elle va alors lui offrir lui semble être comme plus que ce qu'elle n'abandonnera jamais à personne. Les frémissements s'intensifient et alors ses quelques derniers mots usant du mot "courage" manquent de la faire rire nerveusement, tentant d'esquisser un sourire, en vain. Rien ne bouge plus réellement sur son visage teinté d'inquiétude et d'anxiété, sa main s'élevant pour mordre son bras de ses ongles, se plantant doucement dans la chair comme une sorte de mutilation qu'elle aimerait sentir être un catalyseur de toute l'angoisse qui s'entasse en elle. Elle déglutit alors, la gorge sèche, élevant le visage vers le plafond, lâchant un rire sans joie. "Comment j'me sens ?" répète-t-elle d'une voix presque éraillée, trémolos plein la gorge. "J'ai envie de mourir. J'ai envie de crever, là, tout d'suite. J'ai des frissons dans les muscles, sous la peau, comme si Elle était prête à sortir. Comme si Elle n'attendait que ça." Elle n'ose alors plus le regarder, gênée de s'exposer ainsi. "J'ai souvent très mal aux muscles et jusqu'aux os, articulations etc. quand la métamorphose approche. Y'aura un moment où j'tiendrai plus debout, faudra pas s'inquiéter." L'hésitation marque alors un temps de silence, entrouvrant les lèvres, le regard se déposant enfin sur lui, enfant à la moue presque boudeuse. "J'veux bien des couvertures. J'ai froid, tout le temps." avoue-t-elle enfin. Comme pour prouver ses dires, elle caresse doucement la peau de son bras dénudé que ses ongles ont mutilés, la chair de poule se faisant ressentir, la sensation qu'un froid immense se déploie sous le derme la saisissant.

"Et mes habitudes ?" Là, un vrai sourire plein d'amusement s'esquisse sur sa bouche pécheresse, ses yeux d'un vert mêlé à un bleu azuré se déposant dans les siens, se penchant à peine vers lui, comme pour souffler une confidence mutine, quelques mèches brunes glissant de son épaule "Je bois. Beaucoup. J'espère que t'as quelque chose de fort à m'offrir ?" Au dehors, le ciel grogne, la pluie prête à sombrer sur le sol, à mouiller les terres humides de Shreveport, voile de cordes translucides qui ne manqueront pas de chanter au moment où elle hurlera le chant de sa douleur. Lentement alors, elle ose s'approcher de lui, habillant ses traits d'une œillade curieuse, détaillant ce visage qui porte la beauté brute des éphèbes tentateurs, les paupières battant doucement, le temps se suspendant lentement dans une atmosphère étrange, mystique, un dernier grondement de tonnerre avant qu'elle ne demande "Tu veux bien m'offrir un peu de chaleur ?" Et quelques larmes manquent de lui monter aux yeux, elle qui ne pleure plus depuis longtemps, tremblant subitement plus violemment, le sourire s'effondrant comme un mur qui s'effrite, osant alors démêler ses doigts de son bras pour les tendre vers lui, glissant sur le bras dénudé, sentant du bout de ses phalanges toute l'humanité chaleureuse qui se déploie sous l'épiderme. Rassurante. Tentatrice. Alors elle ose, elle ose venir enlacer sa taille, son être se collant au sien, les dunes pleines de ses seins fondant contre son torse, son ventre contre le sien et sa joue se déposant sur son épaule. Leurs silhouettes ne forment alors plus qu'un simulacre d'un duo maladroit s'offrant un moment à l'écart de tout. "Juste quelques secondes. Juste un peu." murmure-t-elle de sa voix cassée. Elle avoue là alors toute la misère humaine dans laquelle elle se trouve depuis des années de ce simple geste impulsif, de cette envie sans arrière-pensée de trouver la chaleur d'un autre contre son corps transi de froid, le corps tressautant à peine sous une inspiration qui pourrait précéder un sanglot de désespoir. "Promets. Promets que tu oublieras ça après cette nuit." L'ignoble menteuse ose. Ose lui arracher une promesse, pleine de sa fierté, qu'un instant, elle met de côté, fermant doucement les yeux pour profiter des quelques secondes qu'il lui reste avant d'être repoussée, que l'horreur l'étreigne et que la Bête se revêt de ses écailles, l'humaine dévêtue de son humanité, pour une nuit de plus.




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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
Eoghan Underwood
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I Won't run cause I'm reticent • Astaad 1E5CfUE I Won't run cause I'm reticent • Astaad AoZyjkn I Won't run cause I'm reticent • Astaad BvRyGpi

"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

I Won't run cause I'm reticent • Astaad KOVXegv I Won't run cause I'm reticent • Astaad WZKlL7H I Won't run cause I'm reticent • Astaad J8B1rxa

"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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⛤ VENGEANCE ⛤

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"Before I die alone."

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Mer 23 Nov - 19:40 (#)


And we'll fight against your fate
Il ne restait plus grand-chose de la femme fière et bravache. Plus encore que la dernière fois, Astaad avait définitivement baissé les armes, et il n’était pas sûr de vouloir s’en réjouir totalement. Il n’y avait rien de glorieux pour lui à observer quiconque diminué de la sorte, affaibli et paralysé par des crampes d’une peur similaire. Il ne souhaitait pareille contemplation que face à ses pires ennemis, et elle n’en faisait certainement pas partie. Il regardait particulièrement ses yeux, notant comme ils virevoltaient d’un bout à l’autre du laboratoire, en quête de repères perdus, malgré la familiarité des lieux. Ce serait plus difficile encore qu’il ne l’avait prévu, pensa-t-il. Il n’en dit rien, bien sûr, humectant légèrement sa lèvre inférieure de la pointe de sa langue, en un tic qui trahissait souvent sa propre nervosité, ou incertitude quant à la situation à affronter. Il pouvait presque lire l’évolution, au fil des secondes, des expressions de la maudite, dont le visage se parait peu à peu des affres d’une appréhension grandissante. Il se sentait coupable, à nouveau. Et effrayé. Il ne pourrait pas se permettre, lui, d’afficher le moindre signe témoignant de ce qu’il ressentirait. Il devrait rester neutre. D’une impartialité inhumaine : ni empathique, ni satisfait, ni écoeuré. Rien. Il devrait se faire roc pour gagner sa confiance, et l’inciter à ne pas se retrancher, au risque de ne pouvoir l’aider pleinement, faute d’un tableau complet. Il releva la mention des frissons, de la douleur musculaire. Jusque-là, rien ne tranchait avec ce qu’il s’était imaginé : une sorte d’état grippal couvé sous une peau victime de fièvre. Ce n’était pas une mauvaise nouvelle. Qui disait fièvre, parlait forcément d’hormones. Tout le corps n’était dicté que par leur flux, mais la fièvre… elle annonçait une poussée particulièrement marquante, et peut-être que ses dons particuliers pourraient, à leur tour, exercer une percée pour fixer son ennemi sans lui laisser d'échappatoire. Ce qu’il redoutait le plus, finalement, était peut-être bien cette confrontation à une magie sombre, noire et poisseuse, qu’il savait retorse et puissante, adversaire terrible du Rouge. Revenant à l’instant présent, il retint un soupir en prenant toutefois en compte les cisaillements vécus jusque dans les os de la change-forme. Cela aussi, c’était normal, et en l’occurrence, un symptôme on ne peut plus normal au vu de la créature dont elle prendrait bientôt la forme.

Il acquiesça, concernant les couvertures, sans encore bouger, attendant d’être certain qu’elle ait terminé de lui répondre complètement. Astaad était fragile en ce moment précis, et la bousculer ou faire preuve d’une écoute peu attentive était la pire chose à faire. Il craignait qu’elle ne se referme à lui et qu’elle bascule dans un état de tension supplémentaire. Elle n’en avait certainement pas besoin, et ce fut pourquoi il se composa la même attitude que précédemment : calme et concentré. Le sourire surprenant qu’elle lui offrit l’étonna, avant que sa remarque ne lui fasse esquisser la même marque jumelle. Quand elle s’approcha, il ne comprit pas tout de suite son intention. Et puis.

"Tu veux bien m'offrir un peu de chaleur ?"

Il crut avoir mal entendu, et ses yeux s’ouvrirent un peu plus grand, sans savoir quoi répondre d’abord. Il ne recula pas, mais resta stupidement planté devant elle, s’attendant à tout sauf à cela. Il remarqua aussitôt les prunelles embuées qui lui apparaissaient elles aussi plus grandes au fur et à mesure que la distance entre eux s’étrécissait. C’était une mauvaise idée. Une très mauvaise idée. Ils ne se connaissaient que depuis peu, et leur relation déjà chaotique promettait une virevoltée de retournements et de tensions plus ou moins palpables. Néanmoins, il ne fit que frissonner sous les doigts de l’Egyptienne, qu’il ne délogea absolument pas de leur refuge surprenant. Elle l’enlaça, et le sorcier cessa de respirer pendant quelques secondes. Le parfum de la jeune femme était contaminé par une très légère odeur de friture, quasiment indétectable grâce à l’encens, et qui ne le dérangeait pas outre-mesure. Il prit un long moment pour figer la photographie de cette scène absolument inédite et inattendue. Il perçut la chaleur du corps d’Astaad qui, en dépit de ses dires, lui paraissait comme tout aussi chaud que le sien, voire plus. Bien plus. Était-ce une conséquence de la fièvre qui la rendait littéralement malade ? Ou bien la hausse de sa température corporelle faisait-elle partie d’une caractéristique rendue désormais naturelle ? Ressentait-elle le froid parce qu’elle était désormais une fille-reptile ? Autant de questions qui s’alignaient sans trouver encore de réponses.

Il finit par la prendre dans ses bras à son tour. Avec une infinie prudence, abandonnant un peu de son sens logique, il se referma lentement sur elle, et la serra un peu contre lui, sensible à sa détresse. C’était la première fois qu’il se retrouvait dans un imbroglio pareil, et il n’était pas sûr de pouvoir lui offrir le support qu’elle attendait de lui. Il se sentait pareil à un imposteur, mais il tint bon en lui murmurant. « T’inquiète pas… J’ai du whisky qui traîne. Si ça peut t’aider, fais-toi plaisir… même si j’suis pas sûr que ce soit une bonne idée. » Une de plus. Il soupira contre elle, apprivoisant encore le contact étrange de sa silhouette contre la sienne. « Si tu sens quelque chose… ce n’est que moi, d’accord ? » L’une de ses paumes glissa, profitant de la peau découverte au bas de son dos, frôlant le derme duveteux pour laisser infuser un peu de magie en elle. Il stimula les endorphines de la jeune femme, dessinant des cercles depuis la pulpe de ses doigts, comme pour laisser les ondes apaisantes se répandre aussi loin que possible ; pierre tendre jetée dans une mare à l’eau tourbeuse. « Détends-toi. Ça va aller. C’est qu’une nuit… Et j’resterai avec toi jusqu’au bout. » Il chuchota au creux de son oreille, avec une pointe de malice : « En revanche, ça va être difficile d’oublier tout ça, je suis désolé. J’peux rien promettre. » Il s’occupa plutôt de calmer les spasmes et tressaillements douloureux qu’il encaissait aussi de par leur fusion agréable.

« Est-ce que… Est-ce que je peux faire quoi que ce soit d’autre pour toi, avant que ça… avant que ça arrive ? Hormis les couvertures et le whisky, j’veux dire. » Il ne comptait même pas le don d’écarlate qu’il transfusait comme autant de sang dans le corps d’un accidenté. Il souhaitait simplement adoucir un peu son calvaire, pas assez cruel pour se contenter de rester de marbre comme il l’avait stupidement espéré. « Tu veux t’asseoir, en attendant… ? Manger quelque chose ? »

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