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Un vol presque parfait [pv Luther]

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Anonymous
Invité
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Mer 7 Juin - 9:38 (#)

Le monde avait basculé dans un univers de perception qui m’était propre, les odeurs, les sons, les vibrations de l’air. Tout était évident, réel, simple. Je connais l’endroit pour y être entrée plusieurs fois sous couverture, je savais où aller, quoi prendre et comment.  On me remarquait à peine, les seuls regards qui se posaient sur moi était dû à ma taille impressionnante. Le propriétaire aimait les animaux de race, il possédait déjà 5 chiens et il n’était pas rare que ces amis apporte leur propre bête pour se faire mousser.
La couverture parfaite.
Je supportais tant bien que mal les mains qui passaient sur mon pelage, retenais les grognements qui me venaient naturellement face à ces agressions permanentes. Les humains ne se rendaient pas compte que leurs sollicitations étaient violentes, non consenties, je ne voulais pas les sentir et pourtant j’y étais obligée... Je ne supportais plus le contacte moite, rêche, impersonnel de ces mains, pourtant je continuais en battant joyeusement de la queue donnant le change pour ne pas paraitre étrange et me fondre dans la masse.

Je monte dans les étages, moins peuplés, zone interdite aux publics, pas aux animaux, personne ne fait attention à moi. Mes griffes claquent sur le parquet. J’avais attendu que la dispute inévitable du couple n’éclate, que la femme finisse par se réfugier dans sa chambre pour décharger son chagrin, comme à chaque fois, un rituel rodé bien connu de tous. Je gratte à la porte, insistante et son visage ravagé par les larmes fini par apparaitre à la porte. Elle aimait les animaux, mais elles ne retenaient jamais les noms de ceux qu’elle possédait, ils étaient trop nombreux. Son mari était de ces collectionneurs compulsifs. Et même si les animaux avaient tendances à être gardé dans un chenille plus loin sur la propriété, en voir un se balader dans le coin était assez banal.
Elle me fait rentrer dans la chambre, se jette à mon cou et commence à se frotte contre mon pelage. Je sens ses larmes me mouiller, la sensation est horrible, mais je me force, couine, la lèche, la console. Ce n’était pas la partie la plus reluisante du job, mais il fallait faire avec. Son maquillage avait un gout atroce sur ma langue. Elle finit par sa calmer et retourner à la fête, pile ce que j’attendais.

Le collier est là sur son boudoir, délicatement je réussis à le faire glisser dans ma bouche, le dissimulant suffisamment pour ne pas qu’on me remarque si on ne me regardait pas de trop près.
Le reste était simple comme bonjour, sortir, trottiner jusqu’au portail, s’éloigner de la propriété et profiter du reste de la soirée.

Alors pourquoi, pourquoi, ce type me barrait la route dans un recoin du jardin. Pourquoi il me toisait avec ses sourcils froncés, insistant, la main tendue paume vers le ciel, me sommant de rendre ce que j’avais dans la bouche. Pourquoi, n’avait-il pas d’odeur propre, comme s’il n’était pas vraiment là ?
Mon cerveau peine à comprendre alors qu’il répète un « rends ça » calmement et que les connexions se font. Un vampire…putain de merde… Qu’est-ce qu’il foutait la et pourquoi je devrais lui rendre ce foutu collier qu’est-ce que ça pouvait lui foutre et surtout, surtout, comment pouvait-il savoir ? Est-ce que c’en était vraiment un ? Me prenait-il pour un simple chien à dresser ou pour ce que j’étais vraiment. Pour le moment, je me contente de reculer en montrant les dents, cherchant une échappatoire.
Avec de la chance, quelqu’un passerait dans le coin, l’occuperait et je pourrais filer discrètement…
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Anonymous
Invité
Invité
Lun 10 Juil - 15:32 (#)

Pourquoi doit-on venir ici, déjà ? Le regard interrogateur de Vincent se pose sur Luther, à ses côtés. Devant eux se dresse la vaste propriété des Jones, preuve ostensible de l’aisance financière de ses propriétaires: un peu plus loin, les invités se mêlent les uns aux autres au niveau du patio, du jardin, mais aussi à l’intérieur de la demeure. L’endroit fourmille de monde, à l’instar d’une colonie de fourmis. Décliner l’invitation de madame Jones aurait été impoli, répond simplement l’immortel, comme s’il s’agissait d’une évidence. Et puis, il serait dommage de rater un tel rassemblement. L’ironie est subtile, quoique tranchante, tandis qu’il observe les groupes éparses d’humains dans leur champ de vision. Des nouveaux riches pour la plupart, montrant ostensiblement leur nouvelles acquisitions, quelle qu’elle soit… notamment des chiens.

Pauvres bêtes, pense-t-il, en voyant un se faire assaillir par de multiples mains venant ébouriffer ses poils. L'immortel a beau ne pas tellement apprécier ces animaux en particulier, leur préférant largement les chats, il les plaindrait presque de leur sort, à subir en permanence ce genre d’humains. Inutile d’essayer de me faire croire que tu apprécies être ici, réplique son Marqué, dans un ton amusé mêlé à une certaine insolence: malgré son âge respectable, ce dernier ne semble jamais s’être départi d’une certaine malice. Je n’y crois pas un seul instant. Cligne deux fois des yeux, si j’ai raison. Il y a un temps de latence, durant lequel l’un comme l’autre se fixent du regard: puis finalement l’immortel cède, admettant de manière plus directe sa lassitude.

Ce sont de bons clients, explique-t-il enfin. Et tu ne dirais pas non pour vendre un piano. A l’étonnement son Marqué, qu’il devine sans mal, Luther reprend. Ils souhaitent en offrir un à leur fille. Une adolescente pourrie gâtée, dont la maîtrise du piano est tout à fait discutable. Si ce n’est médiocre. Ils m’ont aussi précisé qu’un Steinways & Sons leur conviendrait parfaitement. Il marque une pause. Et cela ne pourrait pas mieux tomber, puisqu'il y en a un de disponible à la boutique. N'est-ce pas ? ajoute-t-il, un sourire accompagnant ses propos. En réaction, Vincent lève les yeux au ciel, partagé entre l’amusement et la résignation. Après toutes ces années, tu arrives encore à me surprendre, déclare-t-il finalement. Je m’en occupe.

Les deux tiers de cette vente seront à toi, Vince. Le concerné répond par un soupir amusé. Là, c’est une source de motivation. Il se rapproche du vampire, déposant un baiser sur sa joue. A plus tard. Luther le regarde s’éloigner, avant de vaquer à ses occupations: entretenir un réseau de connaissances pouvant être utile, la plupart des convives ayant des postes à responsabilités au sein de la ville. Il entre dans la demeure, observant les alentours: visiblement, le centre des festivités a été placé ici, sous la forme d’un buffet. Il salue poliment deux connaissances, lorsque monsieur Jones vient à leur rencontre, visiblement ravi de le revoir. Plaisir non partagé, pense-t-il silencieusement, tandis que ce dernier lui pose encore mille et une questions sur sa boutique.

Une fois dépêtré de sa présence, l’arrivée des petits fours ayant fait leur effet sur l’hôte de cette soirée, Luther s’éclipse: trop de monde dans cet endroits clos, où son ouïe décuplée ne cesse d’être agressée. Au moins, l’extérieur reste supportable, loin de l’agitation constante de ces humains bien trop bruyants. C’est là qu’il remarque un chien, sortant tranquillement de la demeure. Sa taille est massive, mais autre chose attire son attention, en plus du comportement curieux de l’animal… cet objet brillant, qu’il semble cacher entre sa gueule. Un bijou.

Bloquer le passage de l’animal, dans un recoin du jardin, a été un jeu d’enfant: ce dernier ne s’était pas rendu compte immédiatement de sa présence, du moins bien trop tard. Ce n’est qu’à ce moment précis, en l’ayant désormais face à lui, que l’évidence se manifeste: il ne s’agit pas d’un chien… mais d’un métamorphe. Décidément, entre celui-là et l'autre s'étant introduit chez lui pour piller son frigo... Sourcils froncés, expression légèrement dédaigneuse, Luther tend sa paume en direction du chien. Rends ça. Le vampire attend patiemment: être sujet à l’éternité est un atout, quand la notion temps n’a plus vraiment de sens, alors l’entêtement de cette… créature n’est qu’un désagrément, pour lui. Tôt ou tard, il parviendra à récupérer cet objet que ce dernier tente de dérober, il n’a aucun doute là-dessus.

Je t'ai dit rends ça, répète-t-il calmement une nouvelle fois, tandis que le pseudo chien recule en montrant les dents, nullement impressionné. Tu ne voudrais pas avoir d’ennuis, n’est-ce pas ? Surtout pour un vol de cet acabit. Il se rapproche de quelques pas seulement, bien décidé à récupérer ledit objet: enfin, en espérant que quelqu’un ne se décide pas à venir pile à ce moment précis…
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