Clan : l'Ordre des Purificateurs 

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SINFUL


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Date d'inscription : 24/03/2017
Lun 20 Nov - 21:45

L’ORDRE DES PURIFICATEURS
Les nations marcheront à Sa lumière



En un mot
 

Porteurs de lumière louvoyant dans l’ombre, ces hommes et ces femmes sont liés par un héritage vieux de plusieurs siècles, certains diraient plusieurs millénaires : faire prévaloir la sauvegarde de l’œuvre de Dieu, répandre Sa justice et, ainsi que le proclame leur nom, purifier Sa création pour triompher du Mal. Organisation martiale de foi chrétienne, ce véritable ordre religieux et guerrier sélectionne soigneusement ses membres et garde farouchement ses secrets depuis de nombreuses générations. Les Purificateurs se voient comme des élus, seuls véritables remparts contre tout ce qui n’est pas conforme à leur définition du « juste » et du « pur » : tandis qu’au civil ils s’efforcent de mener une vie probe et d’y sensibiliser leur entourage, lorsque sonne l’heure de combattre, ils ne laissent aucune chance aux rejetons du Malin – aucune créature surnaturelle n’est à l’abri de l’ire divine frappant par leur bras.
D’aucuns, si l’identité de l’Ordre était connue, le considèreraient volontiers comme un groupe terroriste, et n’auraient pas complètement tort. Nébuleuse et agissant toujours sous couvert, cette armée de fanatiques suit ses propres codes. Ils interviennent dans le seul but d’éradiquer, ou de provoquer des guerres entre leurs ennemis pour les regarder s’entretuer – et finir le travail ensuite.
Histoire
De manière intermittente dans l’histoire de l’humanité, nombre d’organisations se sont fondées pour la défense de l’être humain et de ses communautés, contre une menace souvent mal définie mais toutefois sensible. Démons et êtres malfaisants rôdaient comme autant de prédateurs, mais peu de ces sociétés gardiennes ont su se maintenir contre leurs assauts et fourberies comme l’a fait l’antique Exercitus Aurorae, l’Armée de l’Aube, qui vit le jour dans l’Empire Romain mais ne s’établit vraiment comme fer de lance de la chasse aux êtres nuisibles qu’au IVe siècle, quand le christianisme devint la religion de l’Empire, s’assurant par un partenariat fort avec l’empereur un soutien financier et logistique sans précédent. Évoluant entre l’ombre et la lumière, les dignitaires de l’Exercitus surent faire en sorte de maintenir leur société à flot, traversant les époques comme un navire fantôme, écumant l’Europe entière, la mer Méditerranée et jusqu’aux confins du Proche-Orient et de l’Afrique du Nord pour y traquer l’ennemi de l’Homme : aucune créature du jour ou de la nuit n’était à l’abri de leur campagne d’épuration multiséculaire.

Le schisme de l’Église d’Orient et d’Occident frappa fort, toutefois, sur cette durabilité qui semblait inattaquable. Déjà, une dissension partageait l’Armée de l’Aube en deux groupes idéologiques, l’un campant une position fidèle au culte romain, l’autre recherchant davantage de flexibilité. Malgré cela, les deux sections tentèrent d’étouffer cette séparation dans l’œuf en poursuivant le même but, et restèrent l’une pour l’autre de fidèles sœurs, afin d’assurer la survie de la société.
Ce n’est que bien plus tard, lorsque le XVe siècle se rua vers les Indes occidentales, et que son successeur s’embrasa dans des guerres de religions qui ensanglantèrent l’Europe pendant des siècles, que l’Armée souveraine depuis plus d’un millénaire plia le genou.
C’est à travers ces événements qu’une brèche nette s’ouvrit en son sein-même. Une partie des sociétaires se montrait conciliante envers les purges menées à travers le feu inquisitoire, allant jusqu’à vendre parfois des informations en échange de la survie, tandis que leurs frères condamnaient ces actions, suggérant un repli total que les fondamentalistes de l’Armée avisaient d’un œil craintif : une partie de l’Armée, qui plus tard se ferait appelerl’Église Wiccane, se laissait séduire par des idoles rejetées par Dieu, et le phénomène prenait de l’ampleur, préfigurant une catastrophe. L’Exercitus Aurorae avait développé sa propre école arcaniste, une magie de purification basée sur la foi de ses membres en un Dieu unique, et cette tradition ne pouvait subsister sans Lui.
Les conflits intestins apportèrent ainsi le trépas de l’organisation antique, qui se disloqua totalement, incapable de préserver son identité.

Après une guerre assourdie entre anciens frères, dont les batailles se sont perdues dans les mémoires, les arcanistes serviteurs de Dieu poussèrent plus loin leur détermination à effacer la trace de leur lien avec les Wiccans, lesquels s’étaient fourvoyés trop loin du Seigneur. Les lignées victimes de cette déchirure insensée s’éteignirent presque, tandis que l’Inquisition, petit à petit, s’assagissait, et que fleurissait dans son sillon la fleur carmine d’un nouvel ordre de vertu : les Purificateurs.
Fonctionnement et idéologie
Les Purificateurs forment une organisation tenue scrupuleusement secrète, et quasi militaire, où la hiérarchie est un principe presque aussi sacré que la dévotion religieuse dont font preuve ses membres. Elle se divise comme suit, en reprenant pour la plupart la hiérarchie angélique établie par Thomas d’Aquin :
Les Trinitairesle trio de dirigeants les plus haut placés. (Non présents à Shreveport et alentours.)

Les Trônesau nombre de trois également, ils supervisent chacun un corps de l’organisation : les guerriers, les artisans ou les égides blanches. (Non présents à Shreveport et alentours.)

Les Dominations ils commandent une division de ces corps, ils sont au nombre de sept. (Ne sont pas forcément présents à Shreveport et alentours.)

Les Vertusles seconds des Dominations, ils assurent la gestion des membres en l’absence de leur supérieur. (Ne sont pas forcément présents à Shreveport.)

Les Puissancesils gèrent les équipes d’une zone, en les composant et en les coordonnant.

Les Principautésils ont la responsabilité d’une équipe.

Les Gardiensle grade le moins élevé, bien que certains puissent être désignés comme seconds de leur Principauté.
Lorsqu’ils communiquent entre eux, les Purificateurs ont pour habitude d’employer des termes que l’on retrouve dans le jargon de l’Église. Les Trinitaires sont appelés « pères » par les autres membres de l’Ordre. Dans le reste de la hiérarchie, on emploie les termes « frère » ou « sœur », toutefois selon l’élévation du rang de celui à qui l’on s’adresse, il convient d’adjoindre à un supérieur un qualificatif honorifique. Les Trônes sont ainsi appelés « très vénérable frère », les Dominations « vénérable frère », et les Vertus « noble frère ».
En raison de la mentalité patriarcale qui demeure, les femmes de l’Ordre ne sont jamais élevées plus haut que le grade de Vertu. Les sœurs ayant atteint cette distinction sont appelées « mère ».

Bien qu'ils soient en permanence en rapport avec leurs frères et sœurs, les Purificateurs sont couverts par leurs activités autres, car nombreux sont ceux d'entre eux à avoir un métier. En effet, ils ne sont pas tous cantonnés en monastères ou en couvents, et ne perçoivent pas un sou de leur mission d’éradication du mal.
L'Ordre, disséminé dans le monde entier (bien qu’ayant une présence plus affirmée dans son Europe originelle), reste relativement limité sur le plan des moyens : depuis que les populations se sont détournées de la religion pour entrer dans une ère de savoir scientifique, le fondamentalisme religieux attire plutôt la méfiance si ce n’est le rejet ; parfois de longues périodes d’inactivité sont à déplorer pour les membres de l’Ordre, qui peinaient jusqu’à la Révélation à trouver de nouveaux « clients », et donc à pourvoir leur réseau en équipement et autres éléments nécessaires au bon fonctionnement de la traque. C’est bel et bien l’argent des frères et des sœurs qui finance la lutte pour moitié, voire aux trois quarts.

À la ville, où personne d'autre qu'eux ne soupçonne l'existence de l'Ordre, ils occupent bien sûr des postes en rapport avec la vie religieuse de leur localité, et nombre d’entre eux sont prêtres, moines ou moniales, diacres… Mais ils peuvent aussi être médecins, avocats, artisans, enseignants, ou bien d'autres métiers nécessitant ou pas une formation particulière. Quelques-uns demeurent même sans emploi fixe, donnant tout à l’organisation et souhaitant vivre dans le dénuement, et en se consacrant totalement à l’œuvre de l’Ordre : ils cultivent les ingrédients nécessaires aux travaux des apothicaires, forgent ou façonnent toutes sortes de choses pour l’armurerie, se déplacent en fonction des besoins en soin, ou se tiennent prêts à combattre au moindre appel – bref, ceux-là vivent avec le moins d’attaches possible. Plusieurs des plus éminents Purificateurs de l’histoire de l’Ordre sont connus pour avoir terminé leur vie en semi-ermites, n’ayant de contacts qu’avec les autres Purificateurs et dans le strict cadre de leur activité contre le Mal.

Hormis les guerriers de l’ordre, qui sont les plus nombreux à vivre plus ou moins en retrait de la société, les Purificateurs sont dans l’ensemble des personnes relativement « normales » en apparence, qui tentent de rester en dehors de tout soupçon. Malgré le contrôle incessant de leur hiérarchie, notamment envers la non-dispersion de leurs affects, certains mènent une vie sociale comme ils le peuvent, par exemple pour rester en contact avec la communauté religieuse de leur ville ou village, ou pour essayer de prévenir les dévoiements des autres êtres humains. Ils sont autorisés à avoir une famille, mais celle-ci doit obligatoirement être encadrée par l'Ordre, pour des raisons de discrétion mais aussi de sécurité. Aussi, nombreux sont ceux qui demeurent célibataires par choix, et tous ont à l’esprit que la seule véritable famille qu’ils auront jamais reste l’Ordre lui-même.
L’Ordre : Qui sont-ils ?
Parce qu’ils forment les rangs de l’armée de Dieu, les Purificateurs ont toujours été principalement des arcanistes, ou bien des humains dont on validait certaines aptitudes remarquables et aptes à servir la cause et à protéger les autres mortels. Toutefois, les Purificateurs maniant la magie sont toujours davantage considérés comme suprêmement désignés : être un Éveillé et ne jamais se détourner du Seigneur (censément parce qu’il a accordé ses pouvoirs à l’Éveillé) est reconnu comme une épreuve de l’âme, la marque d’une promesse divine.
À l’origine, tous les Purificateurs étaient membres du clergé, les moines représentant le plus gros de leurs troupes bien qu’il s’y trouve aussi des curés, des évêques, voire jusqu’au cercle des cardinaux. On ne sait réellement s’il y eut un jour un pape membre de cet ordre, mais c’est une hypothèse tout à fait plausible. Aussi durant les premières heures de son existence, l’Ordre a-t-il pu amasser beaucoup de richesses qui lui ont assuré une subsistance indépendamment de toute autre source de revenus.
Malheureusement pour lui, cette ère glorieuse a mal vieilli, au point que ses lourdes dépenses aient fini par grignoter le plus gros de ses ressources. Les Trinitaires ont d’abord hésité sur la manière de régler ce problème, pour finalement ouvrir les horizons de l’ordre en y recrutant des visages venus de milieux moins strictement religieux. Aujourd’hui, bien qu’on trouve toujours beaucoup d’ecclésiastiques dans leurs rangs, les Purificateurs peuvent venir d’horizons très divers, pourvu que leurs convictions et leurs valeurs soient en accord parfait avec celles de l’Ordre, et ne s'en détournent pas au fil du temps.
Cette ouverture a permis de sauver les comptes, mais elle a aussi comme avantage de permettre une vision interne de la société dont sont privés nombre d’hommes et de femmes de foi de nos jours, du fait du recul de la religion dans la vie moderne. Bien qu’on assiste à ce qui ressemble à un second souffle depuis la Révélation, les brebis du Seigneur se sont pour beaucoup égarées à jamais.
Les membres sont tous chrétiens, sans exception. On attend d’eux qu’ils soient pratiquants, bien que tous ne le soient pas au même niveau d’implication. L’Ordre a choisi de ne pas se formaliser de la doctrine observée par ses membres tant qu’ils aient tous choisi la Bible, mais pour des raisons de préservation contre de plus amples divergences cultuelles, il n’inclut aucun pratiquant des autres religions du Livre, encore moins des autres cultes. Toutefois, ses plus hauts gradés travaillent à tisser des liens avec d’autres combattants partageant le même objectif, hors de la communauté chrétienne : ces derniers sont en quelque sorte considérés comme des « consultants », malgré le fait qu’ils soient maintenus dans le flou le plus total en ce qui concerne la réelle appartenance de leurs contacts.
Comment « revêtir l’habit » ?
Quoi qu’il en soit, ce n’est jamais vous qui viendrez à l’Ordre, du moins pas de prime abord. L’Ordre fait en sorte d’avoir l’œil sur ses recrues potentielles et c’est lui qui les contacte. Il faut passer par plusieurs « filtres » avant de comprendre réellement de quoi il retourne, et souvent les membres de plus bas échelon n’ont même pas d’idée claire et certaine de combien leur organisation est ramifiée et tentaculaire. Car bien que les moyens soient aujourd’hui réduits, le décloisonnement du système de recrutement a extraordinairement étendu le réseau des Purificateurs. Vous pourriez en faire partie, et croiser un membre d’une autre division ou grade de l’Ordre tous les jours sans même être au courant de votre appartenance mutuelle à ses rangs, tant qu’on ne vous a pas assignés à une mission commune. Cette connaissance des autres membres vient avec le temps, au fil des activités qu’on effectue pour l’ordre, des contacts qui sont donnés selon les besoins, et au fur et à mesure que l’on gagne en ancienneté et que l’on gravit les échelons. Pour les Purificateurs, cette relative cécité des troupes les moins engagées est une sécurité, tant pour son existence que pour leur vie. La première des vertus à appliquer est donc l’obéissance.
Agir pour la cause divine
Les actions des combattants de Dieu, dans tout le monde chrétien, sont organisées selon les besoins des territoires qu’ils occupent. Les zones sont définies en fonction de la densité de population des êtres surnaturels rapportée à celle des humains. Un autre critère est l’intensité des activités surnaturelles et le risque d’interférence avec la sécurité du monde humain. Si bien que toutes les zones urbaines de même importance n’auront pas le même nombre de Purificateurs mobilisés en leur sein, et qu’il arrivera parfois qu’un coin de campagne abrite nombre d’entre eux à cause d’une présence surnaturelle vue comme un danger imminent (et en conséquence, comme la cible d’une prochaine vague d’extermination : les Purificateurs ne reconnaissent pas la présomption d’innocence pour les CESS, et n’attendent généralement pas que les autorités humaines se rendent compte du risque pour faire le ménage eux-mêmes). Certaines régions du monde demeurent toutefois trop hostiles pour que des démonstrations de force soient envisageables : malgré une progression indéniable des recrutements, l’Ordre doit encore faire preuve de prudence et n’engager ses troupes qu’en cas de chances réelles de succès, à moins de se rendre vulnérable en sapant de nombreuses années de travail.
Bien souvent, les effectifs ne suffisent pas à couvrir tous ces besoins de manière permanente, si bien que certains contingents sont amenés à se déplacer pour prêter main forte à l’organisation dans des endroits faisant face à une menace trop conséquente. C’est le cas par exemple à Shreveport, où les Purificateurs n'étaient pas installés avant la Révélation. Les éclaireurs de la Nouvelle Orléans ont vite rapporté un débordement de population tant mortelle que surnaturelle dans l'État : depuis 2014, la région accueille progressivement de quoi grossir les rangs de l’Ordre, et ces troupes convergent inexorablement vers Shreveport.

La prise d’initiatives est peu encouragée, surtout auprès des nouvelles recrues. Les décideurs tiennent à garder le contrôle le plus strict sur les faits et gestes de l’Ordre, de sorte qu’à moins d’avoir beaucoup d’expérience on ne sait jamais exactement comment faire pour s’élever plus rapidement dans la hiérarchie. Afin que les membres ne soient pas trop perdus, et surtout afin qu’ils n’entreprennent rien de trop risqué, chacun est toujours en contact avec son supérieur, et la disponibilité de chacun est donc une autre des priorités sur lesquelles les Purificateurs ne transigent pas. Être actif parmi eux est un engagement qui tend à occuper une place de plus en plus importante dans la vie quotidienne à mesure que l’on s’investit sur la durée.
Une nouvelle « famille »
Afin de ne pas se sentir seul et de garder la tête sur les épaules malgré l’obscurité qu’ils sont forcés d’accepter, les Purificateurs sont organisés en réseaux selon leur zone géographique et selon leur place dans l’organisation. Les acteurs de même rang et de même division sont mis en contact de manière à pouvoir s’épauler dans les moments difficiles, et à développer leur sens de l’appartenance à l’Ordre. Peu à peu ce réseau s’étend avec la prise de responsabilités. Ces réseaux ainsi que leurs supérieurs se réunissent parfois de manière discrète, lorsque le besoin en est observé, afin de faire le point sur les perspectives venues « d’en-haut » ainsi que sur les éventuelles difficultés rencontrées par chacun. La solidarité compte beaucoup, c’est pourquoi ces échanges en groupes restreints sont très importants. Chacun ayant par ailleurs une contribution financière à apporter à l’ordre, ces réunions sont l’occasion de faire état d’un empêchement, ou au contraire de se proposer pour aider un frère ou une sœur en difficulté. Les dissensions entre les membres y sont également abordées s’il y a lieu, et il est de rigueur que chaque subordonné passe à confesse avant ou après l’assemblée : ce pouvoir est octroyé à tout supérieur hiérarchique envers les membres moins haut gradés. Le mensonge ou la rétention d’information sont proscrits et très sévèrement punis, selon un jugement qui peut être prononcé immédiatement la faute reconnue, ou avec un délai durant lequel le ou la coupable n’est pas nécessairement mis(e) au courant de son accusation. La transparence envers ses supérieurs est vitale pour tout Purificateur, et l’Ordre n’est pas sans conserver des moyens infaillibles pour s’assurer de la justesse de ses jugements : les dons de certain(e)s sont mis à profit dès que le doute se fait sentir.
Les fruits de l’abnégation, la chute des vaniteux
Le passage d’un grade à un autre est l’occasion d’une cérémonie tenue secrète durant laquelle les promus sont reçus par leurs supérieurs directs, ainsi que par le ou les plus haut(s) gradé(s) de leur zone d’activité. C’est un moment fort dans la vie de chacun, qui est retranscrit dans la manière de procéder, souvent très emphatique et mettant l’accent sur la fierté et, encore une fois, l’appartenance à un groupe aux liens très soutenus. L’humilité est toutefois de mise pour les promus, qui ne doivent se vanter auprès de personne et cela exclut donc tout partage avec quiconque d’étranger à l’Ordre, même sa famille. La cérémonie de promotion, suivie d’un repas et de discussions diverses, se veut l’occasion de ce partage : elle a lieu entre initiés, dans un cadre discret, mais est conçue comme une vraie célébration, dans une ambiance où l’émotion est souvent présente.

Il n’est pas possible de rétrograder. Lorsqu’un membre de l’Ordre commet une faute réellement impardonnable, lorsque l’on considère pour une raison ou une autre qu’il n’a plus sa place dans l’organisation, le châtiment est bien souvent la mort. Les Purificateurs ne plaisantent pas avec la probité, et le secret de leurs activités est nécessaire à la survie de l’Ordre. Une fois qu’on y est entré, il est donc impossible d’en sortir. Du moins, pas vivant, ou pas « entier » : lorsque c’est possible, par exemple lorsqu’il s’agit de personnes sans attaches familiales, sociales et/ou professionnelles, certains dirigeants de localités préfèrent demander le pardon de leur subordonné(e) aux Trinitaires, qui donnent ou non leur bénédiction afin que l’accusé(e) soit dépourvu(e) magiquement de sa mémoire et de tout ce qui pourrait lui rappeler l’Ordre. Il ou elle est ensuite déporté(e) dans une autre localité, en général un monastère ou un couvent, ou bien un hôpital psychiatrique, sous une nouvelle identité falsifiée. Ces membres disparaissent ainsi sans laisser de trace : les Purificateurs, ainsi qu’est leur mission, font place nette.
Déposer les armes seulement pour rejoindre le Tout-Puissant
Cette notion selon laquelle on donne sa vie pour sa mission est introduite relativement tôt auprès de tous. C’est un engagement extrêmement bien encadré, comme on l’a vu, et dès le moindre doute au sujet d’un des membres, l’organisation s’attèle à l’éventualité d’un remplacement. De même, lorsque l’un des membres atteint un âge vénérable ou est atteint d’une maladie, il est invité à participer à une discussion avec ses pairs, conduite par ses supérieurs et approuvée au final par les Trinitaires, au cours de laquelle on décide de qui prendra sa place. Les Trinitaires eux-mêmes désignent dès leur investiture une liste restreinte de candidats susceptibles de prendre leur suite, à partir de laquelle l’élu est désigné entre eux trois le moment venu.
La Révélation : le renouveau d’une alliance
Avant même l’événement qui bouleversa le monde entier, les Trinitaires, ayant rassemblé suffisamment d’informations pour sentir le vent tourner, sont entrés en contact avec leurs très anciens parents idéologiques. La Révélation en elle-même fit office de point de départ à une nouvelle collaboration, en ce qu’elle entérina une alliance préparée depuis déjà quelques années par de nombreux pourparlers. Mettant de côté leur histoire conflictuelle, les Purificateurs et l’Église Wiccane ont en quelque sorte posé de nouvelles fondations sur le souvenir de l’Exercitus Aurorae, sans pour autant fusionner réellement. Mais si la régence de chaque parti se matérialise toujours en deux pôles indépendants, ils en tirent chacun leurs avantages : l’Église Wiccane est le visage de leur accord idéologique, tandis que les Purificateurs s’en font le bras armé, afin de traduire en actes ce qui risquerait de souiller l’image et les propos de leur alliée. N’ayant pas d’existence reconnue, l’Ordre est une cible bien trop nébuleuse pour être identifiée. Même le trio de tête de l’Église Wiccane ignore la mesure exacte de ses partenaires, et bien que cela ait été un sujet longuement débattu durant la période préparatoire à l’alliance, il est aujourd’hui tacitement mis de côté pour le bien de l’objectif à atteindre : une uniformisation du monde arcaniste et l’élimination pure et simple des opposants à cette cause.

À chaque collaboration locale sa ratification. Ce qui scella véritablement l’accord à Shreveport fut l’éradication de l’Irae au printemps 2018, une première victoire célébrée dans le sang et qui enleva une belle épine du pied de l’Église Wiccane, laquelle n’aurait sans doute pas pu y remédier sans s’attirer l’opprobre, du moins pas avant que son ennemi prenne trop d’ampleur. Le fantôme des Purificateurs plane sur la ligue de vertu de Shreveport, une présence qui reste pour le moment hors de la compréhension et de la portée des prochaines victimes de cette guerre pour la suprématie.
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