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Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
Anaïs Wilhm
Anaïs Wilhm
Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
A SONG OF BLOOD

En un mot : Outre en perdition
Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-huit ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. Se donne beaucoup de mal pour contrôler ce don qu'elle se tarde de maîtriser sous les encouragements de l'Outre qui l'aide à se dépasser et à lui apprendre les rouages du monde surnaturel.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital. Pouvoir accepté par peu, rejeté par beaucoup, craint pour d'autres, convoité par ceux qui en voit les possibilités. Une faculté qu'elle entraîne et dont elle a pu, une fois, en effleurer le potentiel immense.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
*Cordon bleu en herbe
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Thème : "Your Name" by Chiai Fujikawa
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Mer 13 Mai - 2:09 (#)

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Elle & Anaïs


Vaisselle brisée. Un sursaut alors que les jambes ne tiennent plus et que le dos rencontre douloureusement le bois vieillissant du meuble se trouvant derrière. Une pression sur la poitrine, un manque d'air, une migraine qui vrille l'esprit. Panique. Un gémissement de détresse, un souffle erratique, une sensation de froid alors que les mains se crispent autour de la tête et que tout le corps tremble. D'une terreur provoquée par le simple souvenir d'une nuit d'horreur qui revient, inlassablement. Comme si le vivre une fois n'était pas suffisant, comme s'il fallait subir encore et encore les visions des corps étendus, des lumières blafardes des flammes azurées, revivre la peur, l'angoisse, la culpabilité et ressentir à nouveau les remords qui, pourtant, parviennent à disparaître par moment. Prostrée au sol, incapable de faire plus que trembler, incapable de penser, incapable de vivre. Ne serait-il pas plus simple de tout laisser tomber ?

Une douleur ramène au présent et le regard inquisiteur du calico qui observe d'un air réprobateur tire à peine un sourire. La brûlure de sa griffe sur ma main me fait remonter à la surface, telle la bouée salvatrice dont j'avais besoin. Une caresse et le voilà qui ronronne telle un moteur de pétrolette, blotti contre le palpitant qui bat la chamade, près de cette poitrine qui s'efforce de calmer un rythme effréné qu'elle ne connaît que trop bien. Une crise. Encore une. Couverte de sueur, le dos douloureux et les jambes flageolantes, je m'efforce de reprendre un contrôle sur moi-même. Inspirer... Expirer... Imaginer la clairière, le vent, le calme, oublier la ville, la mort et le sang, se concentrer sur les battements d'un cœur qui s’apaisera, sur le son diffus d'une respiration proche, sur la douceur duveteuse du petit corps blotti. Se raccrocher au présent. Lentement, les tremblements s’apaisent, la poitrine cesse de s'élever avec violence, le cœur se calme. Quelques minutes et les jambes me portent, me permettent de me relever, de m'appuyer sur le comptoir pour expirer. Respirer. Vivre.

- Fait chier...

Laisser tomber. Mourir. Idée idiote, impensable, qui m'a pourtant fugacement traversée l'esprit, une fois de plus. Il faut être plus forte que tout ça. Survivre, puis vivre pour ensuite profiter de ce qu'il y a toujours de bon. Ne pas abandonner. Je n'ai pas le droit, pas maintenant. Pas alors que je ne suis plus seule. Malgré les cauchemars, malgré les crises, malgré la peur et les remords, les doutes et la culpabilité. Il me l'a dit en parlant de lui-même. On ne peut pas oublier. Jamais. On peut seulement apprendre à vivre avec, faire de son mieux pour accepter cette part sombre qui restera nichée en nous, quelque part. Jamais je n'aurai pensé devoir me l'appliquer. Et pourtant, je n'ai pas le choix. J'ai beau me nettoyer, le sang sur mes mains ne disparaît pas. J'ai beau me dire que j'ai fait le bon choix, les doutes sont toujours là. J'ai beau me dire qu'ils sont vivants, les autres sont morts.

- Merci Tyche.

Un ronron m'atteint alors qu'elle se frotte à mes jambes, cherche caresses en échange d'un réconfort qu'elle donne sans arrêt. La violence nocturne m'était connue, acquise. Elle était gérable, par bien des moyens. Mais les angoisses diurnes, les crises, elles, me submergeaient à chaque fois. Seule la certitude d'une présence rassurante parvenait à calmer par moment la terreur qui se nichait dans mon corps et mon esprit. Lui n'était pas là, au chevet de celle qu'il aimait, trop préoccupé pour que je cherche à lui en parler vraiment. Elle savait, elle tentait de m'aider, mais ce n'était pas simple, elle ne pouvait pas être toujours là. Le chaton que je finis par prendre dans les bras est la boule anti stress parfaite. Les poils et les griffes en plus.

En voyant l'heure, je laisse tomber l'idée d'un repas et me prépare pour sortir, laissant ma boule de poil garder l'appartement. A force d'être fatiguée par des nuits toujours plus courtes, j'en suis venue à chercher n'importe quel moyen pour me faire dormir et effacer les cernes qui descendent un peu plus chaque jour. Comme rien de conventionnel ne semble vouloir agir, j'en suis venue à chercher des remèdes davantage tournés vers la magie, et force était de constater que ce n'était pas vraiment sur la toile que je pouvais trouver quelque chose de sûr et d'efficace. Les boutiques soi-disant magiques commençaient aussi à pulluler, mais là encore, entre charlatanisme et mise en danger d'autrui avec des produits sortis d'on ne savait où, j'avais eu du mal.

Le Juggler's Bazaar. Un nom qui m'a été soufflé par Lilas pour obtenir des objets magiques ou des connaissances que je ne pouvais obtenir par moi-même ou avec l'aide de ma mentor. Si mon but premier est toujours de trouver un remède à mes nuits de cauchemars, l'idée de pouvoir en apprendre sur la magie rouge s'est installée dans mon esprit et ne l'a plus quitté depuis. Apprendre auprès de Daphné avait été salvateur et, sans elle, j'en serai probablement au même point qu'au début. Perdue, en plein conflit, apeurée et dangereuse, pour moi et pour les autres. J'avais pu faire la paix avec moi-même, comprendre mon don, l'accepter pleinement et commencer à appréhender ce monde que je ne faisais jusque là qu' effleurer. Selon ses propres dires, son enseignements avait ses limites, de par notre don différent malgré sa nature similaire, et elle m'avait invitée à approcher un mage rouge. Réticente, j'avais tardé, préférant me complaire dans la relation que j'avais avec elle plutôt que d'essayer de voir plus loin, mais le destin ayant décider de mettre une épée de Damoclès au-dessus de ma tête, l'idée refaisait surface.

La sensation grisante que j'avais ressentie, la facilité avec laquelle je pouvais faire absolument tout ce que mon esprit pouvait envisager, cette impression d'être enfin utile à quelque chose, d'être autre chose qu'une victime de la magie, elle s'était évanouie en même temps que la nuit d'Halloween. Certes il me restait des brides, des sensations, une certaine aisance que je ne ressentais pas avant, mais rien de comparable. C'est comme si on avait ouvert toute les vannes d'un barrage pour ensuite les refermer et ne laisser qu'un mince filet d'eau s'échapper. Je devais rouvrir les vannes, trouver un moyen de retrouver cette puissance avant qu'il ne soit trop tard. Ce que j'ai vu, ce que j'ai fait, tout ça, c'est toujours là, même si ce n'est qu'un mirage qui s'échappe à chaque fois que j'essaie de me souvenir. Maintenant que je sais ce que je peux faire, je dois apprendre à le réaliser à nouveau. Et peut-être me défaire de cette faveur qui m'angoisse sans cesse.

La boutique, située au beau milieu de Downtown, ressemble beaucoup de l'extérieur à une de ces boutiques pour touristes en mal de sensations et voulant se prendre pour des apprentis mages. J'hésite à entrer, finalement, avant de tout de même pousser la porte. Je n'ai pas fait tout ce chemin pour rien, et il faut bien que je fasse quelque chose, sinon je vais de nouveau avoir des hallucinations. L'intérieur est bien plus vaste que je l'aurai cru au premier abord et je ne suis visiblement pas la seule visiteuse. Si je suis peu attirée par les grigris visiblement plus destinés aux touristes qu'aux pratiquants de l'occulte, mais je jette un œil aux athamés, puis aux amulettes. Je sais que certaines, enchantées, peuvent être très utiles, mais comment être sûr que ce n'est pas un attrape-nigaud ? N'étant pas capable de sentir la moindre parcelle de magie, je ne peux rien affirmer. Des plantes attirent mon regard. Certaines ressemblent à ce que Daphné fait pousser dans son jardin, qu'elle destine ensuite aux arcanistes du camp. Il y a aussi des ouvrages dont je ne comprends même pas le titre, des objets qui ne m'inspire rien ou au contraire trop de choses.

Au bout d'une bonne demi-heure à tourner en rond sans avoir la moindre idée de ce que je cherche et doit trouver, je soupire, fatiguée. Soudain, un visage connu apparaît. Lui. Le temps semble se figer et je commence à paniquer, bousculant sans le vouloir un homme qui râle malgré mes excuses. Quand je tourne de nouveau la tête pour apercevoir l'apparition, il n'y a personne. Ai-je halluciné ? Le manque de sommeil devient vraiment un problème. Aussi, plutôt que de perdre du temps, je vais voir directement du côté des vendeurs. Une femme ne semble pas trop occupée. Les cheveux bruns, le visage concentré, elle ne semble pas vraiment faire attention à moi avant que je ne m'approche, un timide sourire aux lèvres.

- Bonjour madame... J'aurais aimé savoir si vous aviez des charmes ou des amulettes pour lutter contre les mauvais-rêves ? Enfin, quelque chose de simple et de pas trop cher... si c'est possible.


Parce que mon budget est limité, mais que j'ai quand même vraiment besoin de dormir. J'en ai assez de ce teint cadavérique qui se maintient sur mon visage et des cernes qui ornent mes yeux et hantent mon regard.

- Et aussi... Je cherche à en apprendre sur la tradition rouge et ses bases... pouvez-vous m'aiguiller ? Je suis novice en ce qui concerne la magie... s'il vous plaît ?

Déjà, commencer par voir ce que je peux trouver par moi-même. Un mentor ça ne se déniche pas comme ça et n'étant pas une arcaniste, ni même formée pleinement en tant qu'outre, il faut bien que je commence quelque part. Et je suis toujours avide de conseils, surtout si la personne en face sait de quoi elle parle.

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Dim 24 Mai - 12:35 (#)

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Anaïs & Elle
Les paupières peinent à s'ouvrir, comme tous les matins. Elle avait enfin réussi à adopter un rythme normal, digne d'un humain, se dit-elle avec amertume. Quelques secondes seulement après le réveil, les pensées désagréables l'assaillent. Serrant les cuisses autour du drap froissé, éternellement glacé, elle se retourne vers la porte et bat lentement des cils. Elle a vainement cru qu'un jour, ses démons l'oublieraient. Elle a bêtement cru avoir l'ombre d'une force de caractère, croyant qu'elle se cachait pour ne sortir qu'au moment le plus propice. Lorsqu'elle aurait besoin, en somme.
Et la voilà pourtant, toujours misérable. Battant des paupières, elle ne parvient toujours pas à effacer le sang et les corps qui se jettent dans le vide imprimés sur sa rétine. Serrant le drap contre sa poitrine, elle n'arrive toujours pas à ôter le souffle de mort qui s'y est insinué et la tentation, infecte, de rejoindre les corps s'amoncelant au sol dans ce tas difforme et affreusement enviable. Semblable à une enfant en proie à une mauvaise nuit, elle ferme les yeux avec force. Mais Elle n'est plus une enfant, et sa nuit dure depuis bien trop longtemps maintenant.

Devant le miroir, c'est toujours la même histoire. De l'eau glacée pour réveiller cette trogne épuisée, d'insignifiants efforts pour que sa tignasse soit décente, du maquillage du bout des doigts pour amoindrir les ombres mauves sous ses yeux. Elle ne sait plus quoi faire pour ne plus ressembler à un mort sorti de terre ; puis, se consolant hâtivement, espère que le regard des autres est moins dur que le sien sur sa propre apparence. 
Tirant les draps de son lit, elle vérifie sans y penser que la petite amulette est toujours nichée dans la taie de son oreiller. Il y a celle-ci, et celle qui se trouve dans la table de chevet, pense-t-elle en lançant aussitôt un coup d'oeil au tiroir entrouvert où elle aperçoit le métal terne caché dans l'ombre. Tout est là. Un sourire amer lui étire ses lèvres. Tout est là et rien n'a changé, pourtant. Elle ne parvient pas à se résoudre à avaler le moindre médicament ni le moindre breuvage de sommeil. Le sien n'est pas très puissant, et elle continue d'être hantée de rêves insupportables. Faudrait-il encore qu'elle prenne le temps d'affiner ses compétences pour trouver de quoi éteindre la lumière et les pensées nocturnes, songe-t-elle avec fatigue. Elle le fera, mais pas aujourd'hui. Ce jour, il faut encore tenir dignement, et c'est déjà suffisamment épuisant pour son maigre organisme.

Multiplier les protections ne lui a pas apporté grand-chose. Une vague sensation de réconfort l'étreint malgré tout lorsqu'elle tripote la petite figurine de paille à son effigie qu'elle laisse dans son sac, ou lorsqu'elle sent l'étoffe soyeuse d'un petit sac renfermant les herbes qu'elle y a fourrées passer sous ses doigts. Lorsqu'elle a réalisé que cette poudre aux yeux n'était pas suffisante, elle n'a pas hésité longtemps avant d'embrasser les vieilles - mauvaises - habitudes.
Il fallait sortir, impérativement. Que la musique abominable résonne dans ses tempes si fort qu'elle ne parviendrait plus à se laisser bouffer par ses démons, que l'alcool l'enivre si puissamment qu'elle n'aurait pas le loisir d'avoir peur, que les corps se succèdent auprès d'elle pour ne pas qu'elle se sente seule, jamais. Et, enfin, la nuit passe sans qu'elle ne s'en rende compte. Il n'y a alors plus que la journée à affronter, mais elle sait s'occuper. Un peu de sport lorsque l'énergie ne racle pas le sol, beaucoup de travail et d'heures supplémentaires pour combler les trous. 
Engloutissant une salade de fruits achetée en même temps qu'un café serré, elle se débarrasse du tout en arrivant à quelques rues de la boutique et glisse une pastille de menthe sur sa langue. 
La motivation personnelle ce matin est à son comble ; allez. Tu vas passer une bonne journée, merde.

L'envie de voir Vinzent en-dehors du travail ces temps-ci est totalement inexistante. En réalité, elle n'a pas même envie de le rencontrer durant ses heures, mais ça n'a rien à voir avec lui. C'est encore une de ses courses effrénées en avant, inutile et sans but. Elle ne veut voir personne - qu'elle connaisse en tout cas. Et puis elle se dégoûte, à nouveau, alors il la dégoûte de la même manière tout simplement parce qu'il la connaît si intimement qu'elle discerne trop aisément son reflet dans ses pupilles tendres.
Peu importe, à vrai dire, cela ne la taraude pas plus que ça, se dit-elle en parcourant l'inventaire du magasin, se demandant plus sérieusement si elle doit y ajouter quelque chose. Tournant le crayon entre ses doigts, ses mirettes vont et viennent dans le magasin à la recherche de quelque chose à acheter. Il lui faudrait certainement partir à la recherche d'un artefact quelconque. Une moue songeuse se dessine sur son visage - et si l'escapade l'emmenait loin, très loin d'ici ? Ce serait une bonne opportunité de s'éloigner un peu de ses vices et de ses malheurs divers et variés. Encore une belle fuite en avant, pense-t-elle avec un soupçon d'amusement amer, clairvoyante. 

La voix d'une jeune fille l'interpelle et l'américaine relève un sourire poli vers le visage qui lui fait désormais face. Retenant avec peine un haussement de sourcils évocateur, Elle acquiesce avec lenteur tout d'abord, pensive. Il est assez malheureux d'observer une gamine à la figure si fragilisée et aux nuits chaotiques, songe-t-elle avec empathie. À son âge, ses seules inquiétudes étaient de ne pas décevoir trop violemment la Matriarche. Le hochement de tête plus vigoureux s'accompagne d'un sourire, qui se fige lorsque la jeune femme poursuit. 

La Rouge est controversée, elle ne touche qu'à des domaines qui ne devraient pas intéresser quelqu'un de votre âge, souffle-t-elle avec raideur. Si je peux me permettre. Le sang et la sexualité n'ont aucun intérêt pour une adolescente ; soudain, elle a l'impression désagréable de répéter machinalement ce qu'on lui a asséné durant toute sa jeunesse. Elle fait la moue, réalisant qu'elle se transforme en vieille conne. Si votre sommeil n'est pas réparateur, on peut envisager une petite amulette dans laquelle nous mettrons, disons, des pétales de coquelicot et de la passiflore, qui éloignent les mauvais rêves. Et pourquoi pas quelques gouttes d'huile essentielle de lavande, qui favorise l'endormissement. Elle pense à voix haute et résonne de la même manière qu'elle l'a fait pour sa propre personne, quelques semaines auparavant. Est-ce que vous avez des difficultés à vous endormir ? En principe les deux vont de pair, et quelques aides à se réfugier dans les bras de Morphée ne seront pas de trop, mais la question mérite d'être posée. Tout cela dans une amulette de protection, mais elle n'est pas nécessaire, si vous voulez mon avis. C'est un petit plus... Vos nuits sont très agitées ? La question sous-entend, sans qu'elle le veuille, qu'une jeune fille de son âge ne doit pas être tourmentée de grands maux, insupportables à dépasser. Il est plus agréable de se cacher la souffrance des jeunes gens que d'admettre la souffrance dont ils peuvent être victimes. 

L'idée qu'elle ait besoin d'une aide plus poussée la gêne subitement - elle ne veut pas avoir à enchanter quoique ce soit. Elle n'est pas prête et n'a pas réussi à faire quoique ce soit pour son propre cas, alors pour quelqu'un d'autre... Sortant plutôt un épais bouquin de sous le comptoir, elle le feuillette machinalement et tourne les mêmes pages qu'elle a déjà lues avec désespoir quelques semaines auparavant. Comme si elle pouvait encore y apprendre quelque chose, tomber sur une ligne qui aurait échappé à son attention... 
Tout dépend de vos besoins, mais c'est une base. Si vous voulez m'en dire plus, on pourra aller plus loin, l'invite-t-elle à poursuivre. Pour votre autre demande, navrée mais je crois qu'il serait irresponsable de ma part de vous aider. La Rouge est assez indigne, et elle n'apporte rien de concluant, croyez-moi. Je ne sais pas ce qui vous intéresse là-dedans, mais si vous avez besoin d'un charme de séduction, on peut se débrouiller.

Partant du principe que sa cliente n'a -forcément- aucun intérêt pour la magie du sang, elle suppose qu'il s'agit d'attirer dans ses filets un nouvel amour, et rien de plus. 
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Baby Chaos - Là où je passe, la paix trépasse.
Anaïs Wilhm
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En un mot : Outre en perdition
Qui es-tu ? : *Un esprit traumatisé par la cruauté de ceux qu'elle pensait être ses camarades, à jamais marqué par l'absurdité de la violence humaine.
* Fille émancipée d'une famille humaine qu'elle a fui pour sa propre sécurité. Outre dans un monde d'humains qui ne cherchaient pas à la comprendre, juste à la plier au conformisme réconfortant de la normalité.
*Jeune fille de dix-huit ans attentionnée envers son grognon de père de substitution, Zach Solfarelli, qui essaie tant bien que mal de surveiller cet aimant à ennui qu'est sa protégée. Recueil de souvenirs de son père, rôle qu'elle remplit avec acharnement, voulant créer autant de souvenirs que possible pour le garder près d'elle à tout prix, terrifiée à l'idée d'être à nouveau abandonnée. Elle vit avec lui dans un appartement des Kingston building.
* Apprentie curieuse et consciencieuse de Daphné Calabrezzi. Se donne beaucoup de mal pour contrôler ce don qu'elle se tarde de maîtriser sous les encouragements de l'Outre qui l'aide à se dépasser et à lui apprendre les rouages du monde surnaturel.
* Petite sœur de cœur de Lilas Hirsch, toujours au rendez-vous pour une soirée glace et série ou pour aller danser pour briser un quotidien parfois morne.
* Inscrite à la LSU, en médecine. Malgré un dossier scolaire chaotique à cause d'une année de fugue, se démène pour prouver, aux autres et à elle-même, qu'elle réussira.
Facultés : *Hémokinésie, contrôle du fluide vital. Pouvoir accepté par peu, rejeté par beaucoup, craint pour d'autres, convoité par ceux qui en voit les possibilités. Une faculté qu'elle entraîne et dont elle a pu, une fois, en effleurer le potentiel immense.
*Musicienne et chanteuse amateur ne sortant jamais sans son casque. Danseuse du dimanche. Incollable sur la musique, sa passion, son refuge.
*Cordon bleu en herbe
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Mer 3 Juin - 12:31 (#)

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Elle & Anaïs


Un sourire avenant, une étincelle de bienveillance derrière des yeux qui me paraissent las et fatigués. La femme à qui j'ai demandé conseils ne semble pas être davantage une amie des rêves que moi, maintenant que je l'examine un peu. Elle écoute patiemment ma demande, hausse les sourcils, comme si elle était surprise, ou concernée, par mes problèmes de sommeil. Qui ne le serait pas, à ma place ? Je sais de quoi j'ai l'air en ce moment, et l'apparence de la commerçante y fait douloureusement écho. Des cernes tout juste dissimulée par du maquillage, un teint tout aussi vivant que le mien. Peut-être que venir voir cette personne en particulier n'était pas la bonne solution, elle semble elle aussi batailler pour avoir des nuits digne de ce nom.

Je me mords la lèvre. Controversée. La gêne et la colère se battent pour faire surface, mais je garde tout ça enfoui, trop lasse pour essayer de discuter de ça. J'ai besoin d'aide, pas de sermons. J'écoute, en revanche, ses conseils concernant les effets bénéfiques de plantes qui pourraient m'aider. Je hoche la tête, attentive, gardant la liste en tête, bien rangée dans un coin où je suis sûre de ne pas la perdre. Tout est bon pour retrouver le sommeil ces derniers temps. Seule, je ne parviens jamais à chasser les images et l'angoisse qui enserrent ma poitrine lorsque la nuit tombe, ni à me remettre véritablement de ce qui agite mes nuits. Seul le lever de soleil me permet de prendre une heure de repos avant de devoir sortir, mais ce n'est pas suffisant, parce que même ça, ça ne dure pas.

- Cela dépend des fois...

Je me gratte la nuque, soupire, gênée. Je n'aime pas parler de ça, j'ai l'impression de m’apitoyer sur mon sort, de demander une résolution à un problème trivial, alors que j'ai véritablement un problème récurrent que je n'arrive pas à résoudre. Je la regarde feuilleter un épais livre que je fixe un instant avant de finalement me reprendre et de répondre à sa question avec plus de précisions.

- En ce moment je suis trop fatiguée, je m'endors vite, mais je... J'ai pas eu de nuits correctes depuis des semaines. Si jamais je dors seule, j'ai des cauchemars, des terreurs nocturnes. En général je dors trois heures, quatre dans les bons jours, puis je me réveille à cause d'un cauchemar et après il m'est impossible de fermer l’œil à nouveau. Si vous avez de quoi lutter contre ça, je suis preneuse... J'ai essayé de méditer ou de prendre des infusions, mais pour l'instant c'est échec complet

A ce stade, ce n'est plus une question de sommeil réparateur, mais de sommeil tout court. Je ne dors plus assez pour faire face à quoi que ce soit. Pas étonnant que j'ai des crises de panique ou des hallucinations par moments, que je m'énerve pour un rien. Ça en devient presque risible de constater que je suis un peu en train de m'auto-détruire, faute de sommeil. Et comme je refuse catégoriquement d'avoir recours aux médicaments, que je juge trop dangereux sur le long terme, me voilà dans une impasse. Impasse que j'essaie de contourner avec un peu de magie, si cela est possible.

Son discours sur la magie Rouge, en revanche, m'interpelle. Je la fixe, surprise. Soit elle se méprend sur mes intentions, soit je suis tombée sur quelqu'un qui déteste ce genre de chose. Je sais pertinemment que cette magie rebute et débecte certains. Une magie liée au sang, ça n'a rien d'attrayant, à vrai dire, mais j'en ai besoin. Je pince les lèvres avant d'écarquiller les yeux, en soupirant. Visiblement elle me prend simplement pour une curieuse qui veut user de charmes pour plaire à quelqu'un. Cela m'aurait sans doute fait rire si j'étais en forme, mais là je suis juste dépitée. Je ne savais même pas que la magie rouge était liée à la séduction, preuve que j'ai vraiment besoin d'en apprendre plus si je veux un jour être capable de me débrouiller.

- Écoutez je... j'ai besoin d'en apprendre plus, vraiment. Je ne cherche pas à … séduire qui que ce soit, je cherche à apprendre à me servir de mes dons.

Je n'aime pas trop en dire sans savoir avec qui je parle. Avant je n'avais pas le choix, mais maintenant je suis bien plus méfiante. Et si je tombais sur quelqu'un qui est totalement contre ce genre de magie et cherchais à me nuire ensuite ? Peut-être suis-je un peu paranoïaque ces derniers temps, mais j'ai manqué de prudence pendant trop de temps, je ne dois pas reproduire les mêmes erreurs en boucle. En dire la maximum sans dévoiler quoi que ce soit sur ma magie en elle-même, c'est la seule solution que j'ai trouvé.

- Je ne savais même pas qu'on pouvait se servir de la magie rouge pour ça, j'en sais si peu. Et je me fiche que ce soit indigne, controversée ou mal vu, ça fait partie de moi et je veux m'en servir à bon escient. Je sais que c'est possible. Je peux comprendre que ça rebute et si vous ne voulez pas m'en dire plus, je comprendrai, mais je pensais que vous pourriez peut-être me dire à qui m'adresser... peut-être ?

Je me demande de quoi j'ai l'air en la suppliant, pleine d'espoir. Trop peut-être ? Ça m'a pris des mois pour faire la paix avec moi-même, pour chasser mes démons et pleinement embrasser ce que je suis, accepter que je ne savais rien et que je devais apprendre, que je devais commencer à voir le monde autrement. Et si mon monde doit être lié à la magie Rouge, je l'accepterai tel qu'il est, parce que j'ai trop souffert pour abandonner maintenant. J'ai trop à perdre pour ne pas tenter de comprendre. Je veux savoir, connaître, comprendre ce monde qui est le mien, une étape à la fois.

- S'il vous plaît...


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