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NUBES ϟ Sanford

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Chili con Caliente
Maria Parado
Maria Parado
Chili con Caliente
☼UNA PALABRA☼
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"Sex is one of the most beautiful, natural, wholesome things that money can buy."

En un mot : But First Coffee.
Qui es-tu ? :
"You're my heart, in human form."

☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


☼NO DICE NADA☼
NUBES ϟ Sanford CWHUzQk NUBES ϟ Sanford PDuc1vu NUBES ϟ Sanford 1Nv2YCb

Facultés : ☼ Prépare un excellent chili, elle aime cuisiner et ne s'en prive pas, remplissant régulièrement les estomacs creux de ses colocataires, collègues et amis.
☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

Thème : Señorita - Shawn Mendes & Camila Cabello
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☼Y AL MISMO TIEMPO☼

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"Lo esconde todo."

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Pseudo : Akhmaleone
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Double compte : Daphné Calabrezzi & Lilas Hirsch & Archimède O'Connell
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Mer 17 Juin - 3:43 (#)



« NUBES »
SANFORD DE CASTRO  & MARIA PARADO



ϟ Clac. Clac. Clac.

Le cliquètement rapide des talons aiguilles de sa paire de Louboutin, achetée d’occasion en ligne, résonne dans les couloirs presque vide de l’immeuble de Stoner Hill. Les filles sont dans leurs chambres, la plupart encore endormies, se reposant d’une nuit éprouvante. D’un mouvement souple de la nuque, elle rejette ses cheveux le long de son dos, en s’avançant dans le couloir, soudain désespérément long, qui mène au bureau de son employeur. Chanceuse, elle était en congé hier soir et se retrouve donc réveillée bien plus tôt que ses collègues. Réveillée de bonne heure, comme presque toujours, elle s’est empressée de terminer les comptes sur lesquels elle s’était endormie la veille avant de préparer un casse-croute pour elle et pour celui qui dirige ses journées, et c’est pour ça qu’elle déambule à vive allure sur le carrelage en cet instant.

Clac. Clac.

Le claquement des talons s’interrompt devant la porte close, derrière laquelle se cache Sanford. Elle ferme les yeux quelques secondes, les doigts posés légèrement sur le bois laqué. Elle le visualise, sa grande carcasse se tassant dans le fauteuils du bureau, une cigarette aux lèvres, un stylo coincé entre les doigts, les sourcils froncés et le regard concentré sur la paperasserie. Ou peut-être qu’il est debout, dos à la porte, face à la fenêtre, observant de ses yeux bruns la ville qui s’étale sous lui. Les ongles de sa main droite tapotent le plastique de son thermos plein de café, alors qu’elle hésite face au battant. Entrer tout de suite, ou prendre le temps de faire un détour par son propre bureau pour fumer une cigarette avant de prendre son courage à deux mains. La situation actuelle nécessite une discussion, une vraie grosse conversation désagréable. Du genre, qu’on aime pas avoir avec son meilleur ami. Du genre qu’on éviterait à tout prix si c’était possible. Cette porte qu’elle ouvre d’ordinaire sans cérémonie, glissant la tête dans l’entrebâillement pour vérifier qu’elle ne dérange pas, ou s’arrogeant le droit de pénétrer dans l’antre du boss quand elle décrète qu’il y a passé trop de temps, voilà qu’aujourd’hui elle lui fait peur.  

Clic. Clic. Clic.

C’est qu’elle en a des choses à voir avec lui. A commencer par son état de santé, physique et mental. Epuisé, au bout du rouleau, son deuil jamais réellement fait le hantant encore. Son refus de parler, après la mort de Marisol avait été une double blessure, elle n’avait pas pu partager son deuil avec lui, n’avait pas pu apaiser sa peine, ni la sienne. Elle avait fini par le faire ce deuil difficile, quasiment seule, mais Sanford n’avait jamais réellement terminé le sien. Il continuait à se renfermer sur lui-même, se retirait si loin qu’elle se sentait incapable de l’atteindre, dans cette zone sombre de lui qu’elle avait peur de ne jamais réussir à illuminer. Elle oscille d’un pied sur l’autre, soulageant la douleur dans la plante de ses pieds, les yeux toujours braqué sur la porte en bois. Elle l’a ouverte tant de fois cette porte, pour se plaindre, pour pleurer, pour venir l’embêter, pour proposer une pause, pour y mettre la musique à fond et danser, danser comme si rien n’avait d’importance, et la voilà, incapable de simplement frapper au battant. Elle pousse un soupire exaspérer avant de poser la main sur la poignée, ne la tournant pas encore.

Elle veut parler d’autre chose, autre sujet épineux qui les amène plus qu’il ne devrait jusqu’aux cris. Erynn. La confiance qu’a Sanford en elle, la façon dont il lui passe tout, dont il la protège. Il refuse depuis trop longtemps d’entendre les mise en garde, les doutes de Maria à son encontre. Les comportements problématique répétés de la fille de l’Est ne lui laisse pourtant pas le choix, elle met à mal la cohésion au sein du groupe, génère des tensions régulièrement, et surtout, tape sur les nerfs de Maria avec une régularité sans faille. Sans compter cette intuition, cette alarme qui s’est allumée quand elle a pris dans ses bras une Erynn brûlée et échevelée, couverte de sang, après que Sanford ait réussi à la sauver de l’incendie. Des années qu’elle les garde pour elle ses soupçons, qu’elle n’en dit rien, qu’elle cherche à en avoir la preuve sans jamais la trouver, espérant quelque part que son intuition se trompe. Elle soupire une dernière fois, sa main appuyant sur la poignée, le petit cliquetis du mécanisme d’ouverture semble résonner dans le couloir vide. Un bruit de pas lui fait tourner la tête, avant qu’elle n’ouvre complètement la porte. Une des filles s’avance, une cigarette à la main et Maria la salue d’un sourire. « On pourra parler, tout à l’heure ? » Elle hausse un sourcils un peu surpris avant d’hocher la tête. « Oui, bien sûr, j’ai besoin de parler avec le Boss, mais on se retrouve après, ça te va ? » La blonde hoche la tête et s’éloigne d’un pas un peu vacillant vers l’escalier qui mène à la cours arrière.

D’un geste souple, Maria pousse la porte et pénètre dans l’antre du Patron. Son regard rencontre immédiatement celui de Sanford et elle lui sourit comme toujours. Elle est incapable de ne pas lui sourire, comme une sorte de réflexe pavlovien. Elle s’avance et pose sur le bureau le sandwich qu’elle a soigneusement préparé et enveloppé pour lui. « Ton préféré. » Elle contourne la table et embrasse sa tempe avant d’essuyer doucement du pouce la petite marque rouge qu’elle a laissé. Son regard englobe la pièce avant qu’elle ne se laisse tomber dans le fauteuil qui lui fait face, croisant d’un geste vif ses jambes moulées de cuir. Sa tête tombe en arrière et ses yeux se fixent sur le plafond, suivant du regard la petite craquelure qui passe devant la fenêtre. Avec un gros soupir, elle se redresse, plantant ses yeux bruns dans les siens. « San’, faut qu’on discute, c’est plus possible. » Ses ongles tapotent contre le cuir de l’accoudoir du fauteuil et son talon marque la mesure contre le pied de son siège.

Clac. Clac. Clac.



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Sanford R. De Castro
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"It was your doom."

En un mot : Patron du Syndicat du String.
Qui es-tu ? :
"No solo de pan vive el hombre."

❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
❂ Supérieur d'Erynn Driscoll, Sumire Matsuhime, Maria Parado et Zach Solfarelli. Ami d'enfance d'Honor Mercant.

❂ LOS MUERTOS VIVOS ESTAN ❂

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"Ay amor me duele tanto."

Facultés : ❂ Il fend l'air depuis tout gosse. Pour les courses les plus innocentes entre les cultures de Ciudad, comme pour attraper un train en marche, filant vers des cieux espérés moins cruels.
❂ Force légèrement accrue de par sa nature de garou, planquée derrière une silhouette haute et longiligne.
❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
❂ Toujours armé. Répugne à tuer, mais n'hésite pas à se servir d'un flingue. Réputé pour l'élégance étrange de ses meurtres, pendant la "guerre" de Phoenix.
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"Could I ever call this place home?"

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Mar 30 Juin - 8:26 (#)


The Doubt
17 octobre 2019.

Les mois de chaleur étaient passés. Lentement mais sûrement, Shreveport retrouvait un climat plus supportable, moins étouffant. Tant mieux. C’était sans suffoquer qu’il était capable de porter de nouveau un blazer, aujourd’hui ceint sur son estomac creux. Les fenêtres soigneusement closes le protégeaient de l’humidité planant toujours, même dans les étages. Quant au silence, il régnait en maître, à sa grande satisfaction. Le seul grattement perceptible était celui de la mine du stylo qui cavalait le long d’une page autrefois blanche. Il s’était attelé au travail en tout début d’après-midi. Levé en fin de matinée pour sa part, il avait profité du calme retombé sur l’immeuble pour s’enfermer dans son bureau, dans l’intention de dresser un bilan au résultat appréciable. Il griffonnait, le plus méthodiquement possible, planifiant, annotant, soulignant, noircissant les lignes de son large agenda. Il lui aurait été impossible d’expliquer le bonheur pourtant palpable qui le faisait tressaillir d’une nervosité impatiente, d’une fébrilité joyeuse. Sa jambe parfois soulevée d’un tic répétitif trahissait trop bien le plaisir conféré par son sérieux qui, pour l’heure, ne lui apparaissait plus comme un fardeau.
Sous ses yeux, les noms de ses prostituées, désormais au nombre de vingt-cinq, se répartissaient au gré des jours d’octobre et de novembre. Pour chacune, il dressait ainsi les points positifs comme les points négatifs ou à améliorer. Un vrai travail de DRH. Qui avait décrit les macs paresseux et peu soucieux de faire autre chose que distribuer des gifles aux mauvaises gagneuses ? Galvanisé par le soutien de Gabriel et Zach, il n’avait même pas ressenti le besoin de recruter un autre homme de main, depuis que Solfarelli les avait rejoints au mois de janvier. Le trio tournait bien, les filles ne se plaignaient pas d’un manque de sécurité, et s'ils croulaient sous les missions, le fonctionnement s’était huilé au fil des mois, si bien qu’il en craignait presque qu’un quatrième protagoniste ne vienne foutre la merde dans cette chorégraphie impeccable. Toutefois, il n’était pas dupe. Ses deux cerbères avaient besoin de souffler, et lui aussi. Plus de filles représentaient plus de recettes, et il avait conscience que plus rien ne les empêchait de recruter encore, comme promis. Ce serait son cadeau de Noël. Il n’hésiterait d’ailleurs pas à consulter les gars avant de valider cette prochaine arrivée. Pouvoir faire confiance le soulageait d’une partie de ses responsabilités, lui permettait de mieux dormir la nuit et, qui plus est, redonnait un peu de légèreté à leur cartel restreint. Il fourmillait de projets. D’abord, les putains. Multiplier les entretiens avec chacune d’elles, recueillir leurs doléances, leurs ressentis, leurs problèmes, faire le point. Les encourager, les réprimander, les féliciter. Recentrer la conversation sur elles, pour s’assurer que l’emprise nécessaire à son autorité demeurait intacte. Une sorte de tradition un peu barbare, une nécessité due à ce monde nocturne et amoral, qu’il comptait bien appliquer avec une certaine délicatesse, comme à son habitude. Comme son oncle l’aurait fait. Puis, aviser avec Zach et Gabriel. Échanger, discuter du futur candidat, des aptitudes qu’ils attendaient d’un soutien supplémentaire. Enfin, effectuer quelques travaux supplémentaires dans l’immeuble, continuer d’aménager les chambres, de créer des espaces plus intéressants, proposant des prestations plus variées. Remettre au goût du jour les protocoles de sécurité afin de s’assurer du respect du principe de précaution. Évaluer les besoins de la bâtisse, retaper ce qui menaçait de tomber en ruines par endroits, préparer de futures piaules pour les prostituées qu’il continuerait d’engager. Après des années d’acharnement, voilà que le gang reprenait sérieusement du poil de la bête. Aucun rival ne menaçait leur hégémonie, et le proxénète veillait au grain. Défendant son territoire avec une férocité méfiante, parfois à la limite de la paranoïa, il continuait d’imprimer sa marque dans le quartier, retenant entre ses doigts tenaces cette poignée de rues bordant leur repaire. Pour autant, il refusait de se montrer ostensiblement agressif avec les autres centres nerveux nageant avec eux, dans le bassin de l’illégalité permanente que représentait Stoner Hill. Il lui semblait slalomer en permanence entre la prudence et l’audace, entre les craintes et le soulagement. Une vie faite de rebonds, de hauts et de bas, d’ascenseurs émotionnels, avec lesquels il avait appris à composer. Ils s’en sortiraient. Ils étaient presque tirés d’affaire, il en était sûr.

Tout en étalant clairement ses projets et désirs concernant le cartelito, la symphonie caractéristique des talons hauts de Maria se fit entendre dans le couloir. La course du stylo se ralentit, jusqu’à s’immobiliser tout à fait. Il redressa la tête, à l’affût, mais la porte ne s’ouvrit pas. Curieux, il finit par froncer les sourcils, au fur et à mesure que le silence s’étirait, et que son amie ne montrait toujours pas le bout de son nez. Il envisagea même l’hypothèse qu’il puisse s’agir d’une autre fille, hésitante derrière le battant, mais il se ravisa rapidement : il connaissait trop bien l’allure de la Mexicaine et sa façon de remonter le corridor pour la confondre avec une autre. Alors pourquoi ce temps mort ? Que redoutait-elle ? Cet immobilisme ne lui disait rien qui vaille, tandis qu’il préférait demeurer mutique, au cas où elle changerait d’avis et opterait pour un demi-tour en bonne et due forme.

Enfin, elle entra, et il lui accorda un sourire réservé, approuvant d’un hochement de tête reconnaissant à la vue du sandwich gouda-chorizo qu’elle lui préparait depuis si longtemps qu’il n’en comptait plus les années. Effectivement son préféré. Cette marque d’attention familière le détendit quelque peu, et il accueillit avec affection son baiser cramoisi. Néanmoins, l’air plus sombre que d’ordinaire de la fille de joie le maintint sur ses gardes, pressentiment conforté par cette posture théâtrale dont elle était coutumière. À son tour, il soupira puis jeta son stylo pour refermer l’agenda de cuir dans un claquement sec : quelque chose lui murmurait qu’ils en avaient pour un moment. Il se recula au fond de son siège, joignant ses paumes contre son abdomen, et la fixa droit dans les yeux, après avoir laissé son regard sinuer quelques instants le long de ses cuisses. Maria.

« Si c’est un souci avec les filles, je suis en train de planifier les entretiens individuels. Dès que j’aurai réparti les dates, je te donnerai une copie, histoire de t’aider à t’organiser. Je compte également voir les gars et discuter pour recruter d’autres hommes de main. Je sais que j’ai tardé, mais je préférais que Solfarelli se rôde avec nous, et je ne regrette pas mon choix. Oui, on sait qu’il y a des travaux à faire, ça aussi je suis en train de les lister. » Il adoucit la diatribe par une mine plus amicale. « Alors si tu comptais aborder l’un de ces trois sujets… te fatigue pas. C’est en cours. » Serrant la mâchoire, il fit jouer les muscles de sa nuque quelques secondes, et reprit sur un ton plus bas : « Mais forcément, je suppose que tu vas vouloir me parler d’autre chose, hein.. ? »

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Only God Forgives

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☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

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Sam 14 Nov - 23:46 (#)



« NUBES »
SANFORD DE CASTRO  & MARIA PARADO



ϟ La joie saine qui se dessine sur les traits de Sanford, lui couperait presque l’envie de s’exprimer. Elle observe son visage avec attention, notant les cernes un peu moins marqué qu’à l’accoutumé et le demi-sourire qui tire encore sur la commissure de ses lèvres. Rapidement remplacé par une tension certaine, qui crispe les muscles de sa gorge et dessine des lignes dures contre sa mâchoire. Elle soupire intérieurement, regrettant déjà sa décision, mais ne pouvant décemment pas la repousser. Il est temps, les choses stagnent depuis trop longtemps, il refuse de parler depuis tant de temps qu’elle ne sait pas réellement comment aborder le sujet. Elle n’a pas peur du conflit pourtant. Toujours la première à l’ouvrir quand il faut exprimer son mécontentement, toujours celle qui s’occupe de recadrer celles qui déconnent, de mettre fin aux prises de bec, souvent ridicule, qui secouent régulièrement les couloirs de l’immeuble. Elle l’écoute avec attention en retenant un sourire, toujours en avance, toujours près. Elle lève une main et la secoue devant elle en souriant à son tour.

« Miguel serait fier de toi. » La phrase quitte ses lèvres sans qu’elle s’en rende réellement compte, un peu surprise par son affirmation. Pourtant, elle en est persuadée, De Castro Senior serait plein d’une fierté toute paternelle s’il avait eu la possibilité de poser les yeux sur son neveu aujourd’hui. D’une main de maître Sanford gérait le cartel avec justesse et fermeté, s’assurant du bon comportement de ses filles et des hommes qui veillait sur les oiseaux de nuit aux couleurs chatoyantes qui habitaient la grande volière. Il avait su recruter des filles de qualité, qui s’étaient mêlé avec facilité au groupe restant de Phénix. Sumire, bien que discrète restait un atout non-négligeable, et Maria était heureuse de s’en être rapprochée. Quant à Solfarelli dont il venait de parler, la mexicaine ne cachait pas son affection pour le gros dur. L’armoire à glace avait su gagner son cœur en lui offrant la seule drogue qu’elle consommait. Toujours le mot pour rire et toujours présent quand elle en avait besoin, elle n’avait jamais eu d’autre reproche à lui faire que ceux qu’elle avait émis à l’encontre de sa garde-robe parfois questionnable. Zach faisait partie de la famille et il avait su s’y installer avec une rapidité et une facilité admirable. Seule ombre dans ce tableau idyllique, Erynn. Éternelle épine dans le pied de Maria, la fille de l’Est ne semblait être qu’une suite d’emmerdes qu’elle ne savait plus comment gérer. Elle se tenait à carreau depuis quelque temps, mais l’altercation entre elle et la japonaise, quelques mois plus tôt restait encore en travers de la gorge de la brunette. Elle avait gardé son calme face au comportement terrifiant de la blonde peroxydé, mais elle continuait à la surveiller d’un œil attentif et ne savait pas vraiment comment aborder son sujet avec Sanford. Elle avait beau avoir une place prenante dans la vie du Mac, elle savait qu’il avait une affection toute particulière pour la blonde, se reconnaissant en elle, y trouvant une forme de réconfort qu’elle ne comprenait pas. « Moi aussi d’ailleurs. » Elle le regarde pensivement. « Enfin bref… » Elle évacue ses pensées d’un geste de la main. « Mange ton sandwich, San. » Elle indique d’un geste de la main le pain toujours enveloppé dans son papier de protection.

Elle inspire profondément. « J’voulais te parler de plusieurs choses… » Elle fixe ses ongles, grattant une trace de vernis qui s’attarde sur la peau autour de son majeur. « D’Erynn, notamment. » Elle relève le nez et pose son regard sombre sur son meilleur ami. « J’ai… » Elle soupire. « J’ai toujours le même putain de problème avec elle. » Elle hausse les épaules. « Elle cherche la merde à toutes les filles, dès qu’elle en a la possibilité. En mars, elle a failli foutre un coup de talon aiguille dans la gueule de Sumire parce qu’elle lui avait renversé de l’eau dessus. Honnêtement, elle m’a vraiment fait flipper… » Elle baisse les yeux, repoussant l’échéance. « Elle a toujours eu des problèmes de caractère, on va pas se mentir, mais… » Elle inspire. « Depuis l’incendie, c’est pire. J’ai l’impression qu’elle perd les pédales… Je… » Elle se mord la lèvre, avant de se relever et de s’approcher de la fenêtre, incapable de le regarder dans les yeux. « Y a pas de bonne façon de te dire ça, mais… Elle a dit des choses... étranges... Je crois qu’elle a fait quelque chose… Durant l’incendie. » Elle pose le bout de ses doigt contre la vitre, observant la vie qui fourmille en bas, les quelques filles qui sortent du bâtiment pour aller faire quelques courses. Elle imagine la silhouette de Marisol, s’éloignant le long du trottoir, le pas vif sur ses escarpins, les cheveux flottant derrière elle. Elle ferme les yeux quelques secondes, pourrait presque entendre le rire de son amie voleter dans le couloir derrière elle. Peut-être que si elle garde les yeux fermé assez longtemps, la porte s’ouvrira sur la silhouette familière de la jolie jeune femme et qu’elle verra à nouveau les yeux de Sanford se remplir de la lumière qui l’habitait à l’époque. Ses doigts glissent sur la vitre, la buée dessinant des traînées autour de la pulpe de son index qui s’y attarde.





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❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
❂ Supérieur d'Erynn Driscoll, Sumire Matsuhime, Maria Parado et Zach Solfarelli. Ami d'enfance d'Honor Mercant.

❂ LOS MUERTOS VIVOS ESTAN ❂

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"Ay amor me duele tanto."

Facultés : ❂ Il fend l'air depuis tout gosse. Pour les courses les plus innocentes entre les cultures de Ciudad, comme pour attraper un train en marche, filant vers des cieux espérés moins cruels.
❂ Force légèrement accrue de par sa nature de garou, planquée derrière une silhouette haute et longiligne.
❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
❂ Toujours armé. Répugne à tuer, mais n'hésite pas à se servir d'un flingue. Réputé pour l'élégance étrange de ses meurtres, pendant la "guerre" de Phoenix.
Thème : Land of All ❂ Woodkid
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Ven 22 Jan - 5:44 (#)


The Doubt
« Mange ton sandwich, San. »

Il n’y avait rien à faire. Maria n’avait jamais cessé de le couver. Plus de dix ans après avoir échoué entre les bras du Cartel, c’était comme si elle était toujours là, empreinte de ce sentiment d’accomplissement : celui de devoir répondre à sa mission sacrée, tenant la main d’un adolescent ressemblant à une ombre plus qu’à un être vivant, pour le guider jusqu’à la chambre qui devait devenir la sienne. Il n’y songeait pas si souvent que cela. La décennie passée avait apporté son lot d’événements. Ils avaient vécu beaucoup de choses ensemble. Ainsi, même si la base de leur relation et les images de leur rencontre demeuraient là, jamais très loin de ses pensées, il n’avait pas pour habitude de se laisser bousiller ni hanter par la mélancolie et la contemplation absurde de ses souvenirs. Il n’aimait pas se complaire dans la nostalgie. Elle ne lui aurait apporté rien de bon, et il y avait de toute manière si peu de bons moments à cueillir. Il oeuvrait comme il le faisait déjà pour Marisol, nageant dans une mélasse lui épargnant d’avoir à regarder en face ce qu’il ne voulait certainement pas voir. Maria agissait-elle de même ? À sa façon, malgré le changement de décor, malgré les proches disparus, les filles et les gars qui manquaient à l’appel (morts ou partis), elle s’ingéniait à cultiver les rituels, à le protéger comme pour lui dire que rien ne changerait jamais. Sans avoir à prononcer un mot. Un réflexe maternel, dont il ignorait qui ou quoi blâmer pour en expliquer la provenance. Il ne souhaitait pas tomber dans les clichés risibles incluant une horloge biologique tardive, sonnant en urgence le glas d’une fertilité probablement déjà morte dans l’œuf. Après des années passées à faire le tapin, il connaissait le destin habituel des putains souhaitant, en désespoir de cause, tenter de procréer au moment de prendre retraite, à l’issue d’une carrière ayant par trop traîné. Maria reportait toute son affection sur lui, et même s’il la savait tendre, affectueuse et tactile avec tous ceux, toutes celles qui suscitaient sa sympathie et qu’elle rattachait à leur clan, il connaissait la position particulière qui était la sienne ; privilégié. Pour lui faire plaisir, il s’empara donc du sandwich, le ramenant plus près, mais sans faire mine de le déballer pour en croquer un morceau. Il redoutait trop la conversation à venir, et il ne fut pas déçu. À peine le prénom maudit fut-il articulé par sa bouche écarlate qu’il poussa un soupir exaspéré.

« C’est pas possible. »

Erynn. Contrarié, et l’appétit définitivement coupé jusqu’à nouvel ordre, il conserva une expression plutôt sombre, tout en la suivant des yeux, lorsqu’elle se mit à déambuler dans le bureau. Il la savait par cœur, et cependant chaque fois qu’il la contemplait, qu’il se trouvait seul avec elle dans la même pièce, il lui semblait toujours remarquer un détail attirant son attention pleine et entière, la sublimant là où d’autres auraient pu la trouver banale. Une vulgaire prostituée de rues d’origines latino, comme il en existait des centaines de milliers. Il connaissait l’opinion des hommes blancs, Américains de « souche », à l’égard de ces femmes souvent condamnées à se vendre pour espérer gagner une vie décente. Maria n’était pas comme elles. Elle était soignée, savait s’habiller comme cultiver une vulgarité étudiée, et surtout ne respirait pas la maladie, la pauvreté et la crasse comme d’autres gagneuses auraient pu le faire. Pourtant, en dépit de ce tableau quasi-parfait, quelques détails la trahissaient. Elle commençait à fatiguer sérieusement, et il ne pouvait rien contre cela. Les litres de café qu’elle engloutissait dangereusement finiraient par la rattraper un jour. Et il se sentait plus qu’impuissant.

« Vraiment ? Tu décides, là, maintenant, ce matin en particulier, de venir me taper la discut’ au sujet d’Erynn ? Et en plus tu me parles d’un incident qui aurait eu lieu y’a plus de six mois en guise d’argument ? On en est là ? »

À son tour, il se leva et s’écarta du bureau. Il ne la rejoignit pas pour autant, préférant esquisser quelques pas pour se dégourdir les jambes et soulager sa colère. Il ne voulait pas se fâcher avec elle. Pas avec Maria. C’était bien la dernière chose dont il avait besoin. « Tout le monde ici a des problèmes de caractère. Alors si tu veux vraiment t’engager sur le terrain du « elle perd les pédales », t’as plutôt intérêt à m’avancer des explications solides, parce que là, ça tourne au harcèlement. Maria. » Sa voix l’appela, en même temps qu’il cessa ses allées et venues, et qu’il chercha à ancrer son regard à celui de son amie. « C’est pas la première fois que je t’entends tenir ce genre de discours, de près ou de loin. Et c’est grave. Je ne sais pas ce que tu insinues, mais ça n’aide personne. Et surtout pas moi. » Son euphorie avait disparu. Évaporée. Lorsqu’il songeait à tout ce qu’il lui restait à faire, ce qui s’apparentait à un challenge passionnant encore une heure plus tôt se transformait de nouveau, dans son esprit, en un monceau de tâches interminables à accomplir dans des délais serrés. Impossible.

« Qu’est-ce qu’elle dit ? » Il arborait une moue signifiant allègrement le doute qu'il éprouvait. Non pas qu’il ne fasse pas confiance en celle dont il était le plus proche, mais même la Parado pouvait succomber aux commérages, aux coups bas entre fleurs des pavés. Il avait assisté à des débinages du genre quasiment toute sa vie. C’était un passage obligé : mettre fin aux querelles de poulailler ; une mission que Gabriel abhorrait par-dessus tout, même s’il en acquittait quand il le fallait. Néanmoins, la plupart du temps, il s’en défaussait et laissait Sanford agir lui-même, ce que ce dernier préférait, malgré l’ingratitude qui en résultait. « Personne n’est venu me faire remonter des soucis par rapport à Erynn. Et toi, tu te ramènes des mois après avec ça ? Je suis surpris, je m’attendais presque à un rapport comptable en bonne et due forme avec dates, témoignages et signatures de tous les méfaits accomplis, tiens. » Il détestait faire de l’ironie. Ce n’était pas lui. Il n’avait jamais été de ces crotales toujours prêts à mordre, à cracher leur venin constitué de moqueries plus ou moins drôles, plus ou moins blessantes. Il était de ces hommes qui préféraient encore se taire, plutôt que de risquer heurter. Ce qui le faisait réagir aussi vivement, c’était bien l’incendie évoqué. Maria était reine, pour ce qui était de sortir les squelettes du placard, et plus d’une fois un échange s’était achevé sèchement, par la faute du maudit lui-même.

« Tu parles de Miguel… Mais lui avait accepté Erynn. Et il n’a jamais eu de problèmes avec elle. Oui, elle est caractérielle et pas toujours facile à suivre, mais bon sang y’a pas un esprit sain dans ce gourbi, et c’est pas nouveau… » Nerveux, il la pointa du doigt, comme pour la mettre en accusation, tandis que sa main libre s’enfonça dans la poche de son jean. « Et ça suffit avec ces accusations à la con. J’sais qu’entre vous ça a toujours été difficile, que vous pouvez pas vous saquer… C’est si compliqué de passer outre ? Tu es censée montrer l’exemple, pas cultiver ce genre de… » Il stoppa, retenant de justesse un terme ne rendant pas honneur à la maturité de la jeune femme.

« Oh, et au passage, que je me prépare : tu as parlé de plusieurs choses. Y’a que Erynn sur le tapis, ou tu as d’autres sujets agréables à aborder tant qu’on y est ? »

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Maria Parado
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En un mot : But First Coffee.
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☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


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Facultés : ☼ Prépare un excellent chili, elle aime cuisiner et ne s'en prive pas, remplissant régulièrement les estomacs creux de ses colocataires, collègues et amis.
☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

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« NUBES »
SANFORD DE CASTRO  & MARIA PARADO



ϟ Avec un soupir, lui tournant toujours ostensiblement le dos, refusant de le regarder, elle lève les yeux au ciel. Excédée, une fois de plus, par la façon dont il a tendance à réagir dès qu’il s’agit de la blonde. Elle finit néanmoins par tourner la tête, les sourcils froncés, le regard durci par la colère. Elle est incapable de lui dire non, l’a toujours été. Dès l’instant où une dizaine d’années plus tôt, il lui avait métaphoriquement demandé de ne pas lâcher sa main, elle l’avait tenu avec la même fermeté, traversant les jours de joie, les tempêtes, les orages et les ouragans avec sa main au creux de la sienne. Ils avaient tout traversé tous les deux et pourtant, la fille de l’Est trônait telle une plaie mal soignée entre eux deux depuis de nombreuses années désormais. Oui, Maria ne l’avait jamais réellement apprécié, la supportant tout au plus les premiers temps. Et, si parfois le goût âcre de la jalousie venait tapisser sa gorge en pensant à elle, elle l’évacuait bien vite. Sa confiance totale en Sanford, en ce qu’elle partageait avec lui suffisait généralement à repousser les pensées malsaines que pouvait faire naître Erynn. Pas toujours néanmoins. Il lui arrivait tard le soir, dans le noir, après une journée particulièrement difficile, après une nouvelle engueulade, de se demander ce qu’elle pouvait bien verser comme poison dans l’oreille du Mexicain. Elle connaissait suffisamment la fleur de pavé pour savoir qu’elle n’aurait aucun scrupule à mentir et à essayer de retourner Sanford contre elle. Seule sa foi totale en lui l’empêchait alors de devenir réellement mauvaise. « J’insinue rien, San. Je ne fais qu’étaler des faits. Sumire n’est pas venu te voir parce que… C’est Sumire et parce que j’étais directement là. C’est moi qui les aie séparées, j’te rappelle.» Elle hausse les épaules, la Japonaise s’est toujours tenue à l’écart du groupe, préférant sa solitude à la turbulence de ses consœurs. Mais les deux anciennes se sont rapprochées et le regard d’Erynn, cette nuit-là, ne cesse de hanter ses nuits. « T’étais pas là, San, t’étais pas là. Elle était, là, sa pompe à la main, le talon à ça de l’œil de Sumire. Et tout ça pour quoi ? Parce qu’elle était rentrée dans Sumire qui tenait une tasse d’eau et que la flotte s’était renversée sur sa robe ? Elle avait l’air folle, San, complètement folle. » Sa main s’abaisse après avoir dessiné de l’espace minuscule entre son pouce et son index la distance à laquelle la chaussure s’était, en effet, trouvée du si joli visage de Sumire. Pour la première fois, depuis longtemps, elle avait eu peur. La colère avait pris le dessus face au comportement abject de la prostituée, mais la peur avait serré ses griffes glacées autour du cœur de la Mexicaine, si sa voix n’avait pas suffi à arrêter Erynn, qui sait ce qu’il se serait passé.

Elle hausse les épaules avec humeur et se détourne, passant une main lasse dans ses cheveux, mordant avec hargne dans sa lèvre inférieure. Son discours la pique, la heurte plus qu’elle ne le montre. Bien sûr, elle a l’habitude des colères de Sanford, leur relation a beau être saine, il n’est pas rare que le ton monte et que les esprits s’échauffent entre eux. Il ne s’abaisse pourtant pas d’ordinaire à la moquer si ouvertement. Son ton se fait acide quand elle lui répond, tournant sèchement la tête dans sa direction. « Tu veux que je t’envoie le dossier complet que j’ai à son nom avec toutes les plaintes que viennent me faire les filles ? Parce que si c’est ce qui t’intéresse c’est le plus épais de la pile. » Elle soupire à nouveau, oscillant entre colère et abattement. « C’est pas… c’est pas une question de commérage, c’est une question d’instinct et de ce que j’entends personnellement. » Elle s’appuie contre le mur, le regard perdu dehors sur les rues de la ville. « Son histoire ne colle pas, sur ce qu’il s’est passé cette nuit-là, elle se contredit, s’emmêle les pinceaux, un coup, c’est ça, puis l’autre, c’est autre chose. » Elle fronce les sourcils, la certitude qu’Erynn a joué un rôle dans la mort de Marisol ne la quittant pas depuis que ses soupçons sont nés. « J’ai pas de preuves, pas de témoignages rien, mais je… » Elle lève les mains, aveu de faiblesse, aveu de son incapacité à éclaircir un mystère vieux de plusieurs années qui la hante toujours. Qui les hante toujours. Elle souffle, une fois de plus et se retourne, le dos contre le mur pour le regarder en face. « Oui, je ne l’apprécie pas, mais tu me connais assez bien pour savoir que je ne m’arrêterai pas à ça. J’aime pas un certain nombre des filles avec qui je travaille et ça ne m'empêche pas de faire mon boulot, merde. » Ses mains trouvent un fil égaré le long de son haut et elle commence distraitement à jouer avec, l’enroulant autour de ses doigts, refusant de le regarder en face. « Le reste de ce dont je veux parler peut attendre, ça ne concerne pas directement le cartel, de toute façon. » Elle soupire, repoussant une fois de plus une conversation qu’elle souhaite avoir avec lui depuis longtemps maintenant. Rangeant à nouveau dans son tiroir le deuil qui la ronge, et dans lequel il semble se noyer, mais dont il ne souhaite pas parler. Son regard fini par trouver le sien, ses yeux tristes et fatiguée croisant ceux de son meilleur ami. « J’ai pas envie de m’engueuler avec toi, Sanford, j’suis pas venue pour ça, crois-moi, mais elle commence vraiment à m’inquiéter. »

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Sanford R. De Castro
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En un mot : Patron du Syndicat du String.
Qui es-tu ? :
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❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
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Ven 27 Aoû - 5:05 (#)


The Doubt
Il avait été élevé à la dure. Il se sentait souvent mal à l’aise face aux nombreuses détresses féminines. Certaines étaient faciles à congédier, à consoler ou à réparer. D’autres, en revanche, le laissaient les bras ballants, contrarié de ne savoir comment réagir autrement qu’en constatant avec amertume son incapacité à trouver les mots pour faire fuir des craintes qu’il considérait injustifiées. Le regard de Maria faisait partie de ces obstacles à sa paix intérieure. Il ne pouvait faire semblant de ne pas voir à quel point elle paraissait préoccupée. Enfouir ça sous le tapis était contraire à ses principes, tant de son rôle de proxénète que de son rôle d’ami et de confident. Il lui était parfois difficile de trouver l’équilibre entre ces deux fonctions. Difficile de se montrer juste, imparable, sans se montrer cruel. Difficile de faire preuve d’empathie et d’affection sans faire preuve de laxisme. Il ne voulait pas blesser le pilier de son foyer, mais il ne pouvait  prêter le flanc à chacune de ses remarques juste parce qu’elle était Maria Parado. Toutefois, ils s’étaient avancés sur ce terrain glissant trop loin pour songer à tout stopper maintenant. L’échange avait débuté, et plutôt que de prendre la fuite, il préférait aller au bout de là où elle souhaitait l’emmener. Il le regretterait sûrement.

« Je sais que tu te comportes très bien, même avec celles qui t’insupportent. Mais pour Erynn, tu t’acharnes, et les années filent… Tu vois bien pour autant qu’elle n’a tué personne. » Il parlait sans humour. Sa conviction était réelle. « Moi non plus j’ai pas envie de m’engueuler avec toi. Ça se passe plutôt bien en ce moment, non ? Pour nous tous. On est dans une phase montante, et je veux tout faire pour que ça continue. Si j’avais remarqué quelque chose chez Erynn au point de m’en alerter, je ne serais pas resté là sans rien faire. Bon sang, elle vit avec nous, non ? C’est pas comme s’il s’agissait d’une fille que je ne croisais que lorsqu’elle venait faire ses passes dans le coin. » C’était peut-être cela qui ne passait pas non plus. La défiance, la remise en cause de sa capacité à juger de l’état mental et psychologique de ses gagneuses. Suspecter délibérément Erynn, c’était reconnaître une défaillance, une erreur dont il ne se serait pas pardonné le gigantisme. « Écoute… Tu connais le parcours d’Erynn. Ça m’étonne pas tant que ça, qu’elle déraille. Il suffit que la veille au soir elle soit tombée sur un client un peu hard… Mais je ne peux pas lui tomber dessus pour un événement aussi lointain. Sumire et toi, vous auriez dû venir m’en parler directement. Je l’aurais convoqué, on en aurait parlé tous les quatre… Maintenant, c’est trop tard. Ça ne servira à rien d’autre qu’à remuer la merde et renforcer des tensions. »

Il s’était rapproché, posté sur la même ligne que Maria, mais devant une autre baie vitrée, les bras croisés contre son torse. Il observait les rayons sans les voir, rendant les alentours du quartier moins glauques, le gris du béton moins maussade. « Je ne comprends pas ton obsession. Tu n’arrêtes pas de vouloir… revivre le passé, et me faire parler de ce à quoi j’essaye d’échapper. Je sais que tu m’en veux pour ça, mais c’est ma façon de fonctionner. On ne pleure pas nos morts de la même manière, soit. Tu comptes donc passer les vingt prochaines années à me le ressasser pour autant ? » Cette fois, il tourna de nouveau la tête vers elle, l’accrochant de son regard. « Toi, tu n’étais pas là. Si je n’étais pas venu les chercher toutes les deux, Erynn ne s’en serait pas sortie vivante, elle non plus. C’était… c’était plus qu’un cauchemar, cette nuit-là dans l’immeuble. C’était l’enfer, Maria. L’enfer, et même moi j’ai cru à un moment que… » Il s’interrompit. Il avait la sensation de respirer cette odeur infecte de chair brûlée, d’entendre les crépitements des flammes dévorant l’architecture, les poutres, réduisant en cendres les étages, les plafonds. « Même moi, j’ai l’impression de me perdre dans mes propres souvenirs. C’était… plus que traumatisant. On est sortis de justesse, elle et moi, il s’en est vraiment fallu de peu. »

Ils ne se mettraient jamais d’accord, ce qui l’épuisait par avance. Il frotta le coin de ses yeux d’une main lasse. « Dis aux filles qu’à partir de maintenant, chaque fois qu’elles auront une doléance contre Erynn, je veux qu’elles viennent me les rapporter en face. Tu as le droit de venir participer à ça, si tu ne travailles pas à ce moment-là. C’est tout ce que je peux te proposer pour le moment. D’accord ? » Il espérait obtenir un moment de répit, tout en jouant la carte de l’honnêteté. Si le comportement de l’Ukrainienne dénotait à ce point, alors il n’aurait pas d’autre choix que de le constater de visu, au moment où ses dérapages se produisaient, pour enfin accepter de sévir comme elle le méritait, le cas échéant. « Quant au reste, je ne veux pas que ça attende. Tu as commencé, finis. Je n’ai pas envie de me poser des questions pendant des semaines en me demandant ce dont tu voulais qu’on discute. »

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Mar 31 Aoû - 20:56 (#)



« NUBES »
SANFORD DE CASTRO  & MARIA PARADO



ϟ Tu vois bien pour autant qu’elle n’a tué personne. Maria tique. Elle serre les dents, ne rajoute pas d’huile sur un feu qu’elle ne souhaite pas voir grandir. Mais quelque part au fond de son esprit, la petite voix, qui ne cesse jamais réellement de crier, se ranime de plus belle. Qu’en sais-tu ? En es-tu réellement persuadé ? Elle est si instable, si violente parfois, si jalouse. Tellement obnubilée par ta personne qu’elle pourrait bien mettre le feu aux poudres pour s’assurer de t’avoir pour elle seule. Mais Maria se tait. Elle a trop peur de passer pour une folle, trop peur de voir le regard de Sanford s’assombrir et de pousser si fort qu’elle manquerait d’en perdre la confiance du Mac. Alors, elle se contente de détourner le regard en roulant des yeux. La conversation une fois de plus glissée sous le tapis des choses dont il ne parle jamais réellement. Elle reviendra un jour, avec des preuves, ou abandonnera quand elle aura la certitude qu’Erynn n’est en rien responsable de la mort de Marisol. Incapable de lâcher prise tant qu’elle n’aura pas eu une réponse.

Elle hausse les épaules et acquiesce d’un signe de tête à la suite du discours de Sanford. Effectivement, elle ne peut pas le nier, le cartel va bien. La situation se stabilise finalement pour eux, les chiffres sont excellents, les filles bossent bien, les garçons aussi. L’ambiance au sein du groupe s’est apaisée, les nouvelles s’intégrant au rythme des anciennes. Une fois de plus, elle acquiesce, mais avec une petite moue dédaigneuse. Oui, Erynn vit avec eux, et ce n’est certainement pas de son fait. Si elle avait eu son mot à dire en ce qui concernait ses colocataires, elle aurait accepté toutes les filles qui vivent sous leur toit. Toutes, sauf une. À l’Hacienda, la chambre d’Erynn avait été si loin de la sienne qu’il leur arrivait de ne pas se croiser de la journée si leurs emplois du temps le permettaient. Ici, elle ne peut que la voir, dans le salon, affalée au fond du canapé. Assise sur le comptoir de la cuisine, toquant à la porte de Sanford. Elle fait de son mieux pour ignorer l’Ukrainienne, mais les quelques esclandres qui les ont opposées, ont été tout sauf discrète. Après tout, Erynn connaissait la règle. On ne touchait pas à la cafetière de Maria et surtout, surtout, on ne lui adressait pas la parole tant qu’elle n’avait pas descendu sa première tasse de café. Ça n’avait pas empêché la blonde peroxydée de les enfreindre toutes les deux. À nouveau, elle serre les dents avant de lâcher d’une voix un peu plus douce. « Je sais, San, je remets pas en cause ton jugement, t’inquiète pas. Tu sais bien que je te fais entièrement confiance quand il s’agit du recrutement des filles. C’est juste que… » D’un geste vague de la main, elle évacue la question. « T’as raison, j’suis peut-être un peu à cran sur Erynn ces derniers temps. »

Elle le suit des yeux alors qu’il s’approche et vient se placer face à une des baies vitrées. Embrassant du regard sa silhouette longiligne, sublimée par le costume bien taillé qu’il porte. Une forme de fierté l’embrase quand elle se souvient des sessions de shopping qu’elle l’avait forcé à subir des années plus tôt. Un sourire qui disparaît rapidement étire ses lèvres. Elle redresse la tête et croise son regard, s’y accrochant comme à une bouée, de peur que la marée de sentiments qu’il fait naître en elle l’emporte. Et les souvenirs de ces heures d’attente, prostrée sur les marches devant l’Hacienda en attendant son retour, désespérée de le voir revenir avec Marisol, envahissent son esprit. Elle le voit si bien au milieu des flammes, hurlant sans relâche le nom de celle qu’il aimait, attendant désespérément une réponse qui ne vint jamais. Elle visualise presque le corps sans vie de Marisol, quelque part dans le bâtiment, dévoré par les flammes tandis qu’Erynn grimpait à l’arrière de la moto et s’accrochait aussi fort que possible à Sanford.  

Elle sait. Bien sûr, qu’elle sait qu’il ne porte pas le deuil de la même manière. Elle aimerait parler de Marisol durant des heures, revivre les souvenirs tendres de ces années plus douces qu’ils avaient partagés tous les trois. Il préfère enfermer toutes ses années dans une boite qu’il verrouille et cache au fond de sa mémoire. Un soupire lui échappe et elle ferme les yeux quelques secondes avant de se raccrocher à lui une fois de plus. « Je sais, je sais. J’ai… Je sais pas comment tu peux avoir ton deuil sans en avoir parlé, c’est tout. J’ai besoin d’en parler, moi. Et tu as toujours été la personne vers laquelle je me dirigeais quand j’avais besoin de vider mon sac… C’est simplement… Compliqué pour moi de ne pas pouvoir t’en parler. » Elle hausse les épaules et enroule une mèche brune autour de son doigt. « J’ai l’impression qu’il manque une pièce à toute cette histoire et je crois que je ne pourrais pas tourner la page tant que je ne l’aurai pas trouvée. »

Elle hoche la tête en l’écoutant, acceptant le compromis qu’il propose avec une certaine forme de soulagement. « J’en parlerai aux filles quand Erynn sera en congé. Merci, San. » C’est peu, trop peu pour elle, mais elle a bien conscience qu’il ne fera rien de plus. D’une part parce qu’il ne peut pas, pas sans une faute grave de la part de l’Ukrainienne, d’autre part, parce qu’il n’en a pas envie, il tient à la blonde et Maria ne peut rien faire contre ça. Elle gardera ses soupçons et ses réserves pour elle jusqu’à obtenir les réponses qu’elle cherche. Elle soupire quand il tient à aborder la suite et elle fronce les sourcils.

En quelques enjambées, elle avale la distance qui la sépare de lui, et se juchant sur la pointe des pieds, repousse une mèche qui s’attarde sur le front du Mac. Sa paume embrasse la joue légèrement rugueuse de son meilleur ami avant qu’elle ne vienne remettre correctement le col de sa chemise, sa main, finissant sa course par une petite tape sur son pectoral. « C’est rien vraiment, pour le coup, c’est vraiment qui me monte le bourrichon toute seule. » Soudain, mal à l’aise, elle se détourne et enroule un bras autour de sa taille, s’enlaçant pour se donner du courage. « J’ai entendu une conversation entre Erynn, oui, encore, je sais, et une des filles… » Elle grimace et fronce les sourcils, consciente que ce qu’elle s’apprête à dire est ridicule. Lui semblera ridicule en tout cas. « Elles parlaient de moi. Enfin, de moi et de Sumire, mais c’était moi qui étais visée par ce qu’elle disait. » Elle souffle par le nez, lui jette un petit regard par-dessus son épaule avant de lui tourner résolument le dos. Elle se secoue mentalement avant de lâcher, d’une voix plus amère et blessée qu’elle ne le voudrait. « Elles m’ont traitée de vielle vache. » Elle baisse le nez, fixant la pointe de ses escarpins. Son pied gauche qui la torture depuis ce matin, ses orteils inconfortablement compressés par le cuir. Elle remonte le long de son genou qui n’en fait qu’à sa tête et qui la martyrise depuis des mois maintenant. « Elles disaient que si t’étais intelligent, tu te débarrasserais de moi bientôt, parce que personne ne voudra d’une vielle peau. » Elle relève le menton et lui fait face. « Et avant que tu me dises qu’elles disent de la merde, tu connais mon âge, je connais mon âge, tout le monde le connaît. Et je peux pas m’empêcher de penser qu’elles n’ont pas tort. Pas complètement en tout cas. Je vieillis San, je le sens, mon corps me le fait bien comprendre, et je sais pas si je pourrais encore travailler comme ça pendant longtemps. » Sa gorge se serre quand elle essaie de déglutir et malgré toute sa fierté et toute la confiance qu’elle a en lui, elle baisse les yeux et fixe ce pied qui lui fait si mal en tentant d’ignorer l’humidité qui menace son mascara.


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En un mot : Patron du Syndicat du String.
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❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
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❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
❂ Toujours armé. Répugne à tuer, mais n'hésite pas à se servir d'un flingue. Réputé pour l'élégance étrange de ses meurtres, pendant la "guerre" de Phoenix.
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The Doubt
S’il ne parvenait pas à se convaincre qu’Erynn représentait un réel danger, il savait cependant que Maria avait raison sur un point non-négligeable. Plus que raison, il se sentait largement coupable de son attitude égoïste. Marisol avait été très proche de Maria. Même s’il ne pouvait comparer une relation de couple à une autre, amicale, il savait au fond de lui que Maria et lui avaient aimé la jeune femme tout aussi fort, représentant une composante essentielle de leur quotidien et, surtout, les plus belles années de sa vie. Il s’était senti si reconnaissant, si formidablement surpris par l’attitude de son amie qui, malgré quelques nuits passées ensemble, avait su s’effacer au profit de l’amour naissant, sans jamais témoigner d’une jalousie en effet plus propre à l’Ukrainienne qu’à sa consoeur Mexicaine. Maria ne voulait que son bonheur, et ce souvenir en était la preuve la plus éclatante, venant couronner là une succession d’attentions bienveillantes, de sourires chaleureux, de gestes tendres et affectueux. Il s’était senti sauvé à cet instant. Reprenant foi en quelque chose de plus grand que lui, perpétuellement entouré dans cette cour des miracles confortable, joyeuse et vivante. À l’abri du monde entier, gouvernés par un chef attentif et prudent, dans une forteresse faite de plaisirs simples, de bonnes odeurs de cuisine et de musique perpétuelle. Se rappeler de ce paradis perdu lui fit mal, subitement. Il eut envie de poser son front contre la vitre, de fermer les yeux et de retourner dans la Hacienda de Phoenix. Il voulait pleurer son oncle trop peu connu, sa petite amie pas assez choyée, et tous les repères qu’il s’était vite construits avec l’aide de tous ses étranges colocataires.
Y repenser était déjà suffisamment pénible. Alors en parler ? Impossible. Pourtant, Maria souffrait de son silence. Il était le plus à même de pouvoir partager sa peine en parfaite connaissance de cause. Gabriel était encore plus verrouillé que lui sur la question. Mais il ne pouvait pas. Il n’y arrivait pas. Préférant sa propre sauvegarde au soulagement de la peine de sa plus vieille compagne, il se fustigea avec force, sans pour autant parvenir à franchir le pont qui les séparait. La voir capituler ne lui apportait aucun plaisir, au contraire. Il y avait tant de choses qu’elle ignorait à son sujet. Si elle apprenait tout, sûrement que la façon dont elle le contemplait ne changerait pas, il en était quasiment sûr. Il la connaissait trop. Sanford aurait pu faire n’importe quoi que Maria Parado lui aurait toujours donné l’absolution sans même y réfléchir. Une part de lui, toutefois, la plus enfouie, persistait à croire que ses secrets devaient rester verrouillés dans un coffre à la serrure inviolable, pour le bien de tout le monde. Il ne pouvait se montrer égocentrique en faisant peser sur ses frêles épaules le fruit d’autres révélations qui ne la concernaient de toute façon pas. Ils marchaient l’un vers l’autre maladroitement tout à coup. Leur harmonie habituelle sonnait faux, juste un peu, mais suffisamment pour qu’il puisse le reconnaître. Il la laissa s’approcher de lui, sourit tristement mais avec assez de sincérité pour qu’elle ne s’en offusque pas. C’était sa façon à lui de la remercier pour toutes ces manies qui en auraient agacé plus d’un. Pas lui. Il n’avait jamais reculé lorsqu’elle avait rajusté ses vêtements ou remis à sa place une mèche rebelle. Elle lui rappelait sa mère, les rares fois où elle s’était laissé aller à lui montrer son amour sans concession. Une période bien trop courte, que Maria parvenait à faire revivre par le biais de ces détails si précieux.

Lorsqu’elle se recula, le trouble qu’il lut sur son visage gracile ne lui disait rien qui vaille. Son sourire disparut, ses sourcils se froncèrent pour mieux se hausser. Ses traits se décomposèrent au moment où il comprit. Un soupçon de colère manqua de tordre ses nerfs, et une légère tension dans son dos se fit sentir. Il prit une longue inspiration et s’avança, ses mains se posant sur les épaules de la prostituée. « Maria. » Il voulait qu’elle le regarde, même s’il ne l’y obligerait pas. « Je connais ton âge, oui. Et ? Tu m’as vu te montrer la porte, récemment ? Tu m’as entendu t’insinuer de faire des bagages et de te préparer à décamper ? Hum ? » Il sentait quelque chose se fêler, en lui. La peine de Maria lui était insupportable. C’était trop, tout d’un coup. Les soupçons sur Erynn, le deuil inachevé (même pas entamé), la course du temps qui n’épargnait pas la jeune femme, bientôt plus si jeune… Il s’était obstiné à ne pas regarder de ce côté, plongeant dans un déni qui lui convenait parfaitement, mais dont il la savait vulnérable. Il n’était ni femme ni putain. Il ne pouvait savoir ce qu’elle ressentait, elle qui officiait depuis plus d’une vingtaine d’années, et dont la fraîcheur menaçait de s’évaporer d’un moment à l’autre. Toutefois, il insista, serrant plus fort ses phalanges contre le haut de ses bras. « Tu me vois chercher et guetter tes rides ? Voir combien tu rapportes chaque nuit ? Tu crois peut-être que je fais des tableaux Excel pour te montrer ta progression au fil des mois juste pour te balancer que tu ramènes moins ? On est bien d’accord que non. » Il n’y tint plus, et posa une caresse évanescente contre sa joue soyeuse. « Tu veux arrêter ? Si c’est le cas, y’a pas de raison qu’on puisse pas s’arranger. Tu as prouvé ton utilité à tout le monde, ici. J’arriverais à rien, sans toi. Si… Si tu m’dis qu’t’arrives plus à suivre le rythme et que tu préfères arrêter de travailler dehors… Alors okay. Mais je ne veux pas que ce soit à cause de ce que disent Erynn ou d’autres. » Les pestes. Cette fois, Erynn n’y couperait pas et subirait une engueulade en bonne et due forme, comme rarement elle avait eu à en encaisser de sa part. Il ne tolérait pas ce genre de choses. Même si elles n’étaient pas dites en face. Maria était intouchable. Un favoritisme qu’il avait toujours parfaitement assumé, établi comme l’une des règles presque automatiques du cartel.  

« Si elles étaient intelligentes, elles, elles sauraient la fermer parce que je peux te garantir que ça ne va pas se passer comme ça. Et je vais éviter d’en parler à Gabriel, parce que j’pense bien qu’il aurait pas la main leste, hein ? » Gabriel n’était pas un bavard, ni ne manifestait son attachement ouvertement. En revanche, il ne l’imaginait pas demeurer de marbre en face de tels propos. « Tu as l’impression que les hommes te regardent moins ? Réponds-moi honnêtement. » Il la couvrit d’un regard entendu, de la tête aux pieds. « Tu es magnifique. Tu m’entends ? Tu l’as toujours été pour moi, et ça n’a pas changé. Regarde-toi, bon sang. Une vieille vache… Et puis quoi encore ? » Un sourire juvénile aux lèvres, il finit par l’attirer contre lui gentiment, l’enlaçant en caressant son dos, ne supportant pas de voir les muqueuses s’embuer dangereusement. Il la berça contre lui dans un soupir las, la gardant dans son ombre un long moment avant d’articuler dans un murmure : « Je suis désolé. Pour ça, et pour… tu sais, il y a des choses que j’arrive pas à… à formuler. Un jour, on parlera. Je te le promets. En attendant… essaye de ne pas trop m’en vouloir pour ça, d’accord ? » Il ne se recula que pour embrasser la commissure de ses lèvres. « Je t’interdis de douter de toi et de ce que tu vaux. Pense à tout ce que tu as vécu, jusqu’ici. Tu es une survivante. Pour moi, tu es la plus belle parmi toutes les autres. Et j’suis sûr que Zach et Gabriel ils seront d’accord avec moi. »

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"You're my heart, in human form."

☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


☼NO DICE NADA☼
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Facultés : ☼ Prépare un excellent chili, elle aime cuisiner et ne s'en prive pas, remplissant régulièrement les estomacs creux de ses colocataires, collègues et amis.
☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

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Sam 18 Sep - 22:13 (#)



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ϟ Elle observe ses sourcils se froncer alors qu’elle parle et elle se crispe imperceptiblement. Il n’y a rien qu’elle n’aime moins que Sanford avec l’air contrarié. Encore moins quand elle est la raison d’une telle contrariété. La mission qu’elle s’est donnée depuis qu’elle avait attrapé sa main dans ce bureau, et qu’elle avait renforcée depuis la chute du Cartel à Phoenix, avait toujours été d’être celle capable de poser un sourire sur les lèvres pleines du Mac. Elle s’était jurée qu’elle serait toujours celle sur qui il pourrait compter, une épaule sur laquelle se reposer, une oreille dans laquelle déversée ses problèmes, des bras au creux desquels il pourrait venir enfouir sa peine, son stress et ses soucis, une bouche qui lui chanterait toujours des lendemains meilleurs, des pieds qui danserait toujours autour de lui dans une farandole pleine de vie. Et voilà, que depuis quelque temps, elle se trouvait être celui qui encourageait les rides de contrariété à naître entre ses sourcils, qui dessinait parfois des lignes amères autour de ses lèvres et qui en poussaient les commissures vers le bas. Alors quand son prénom résonne, chargé des accents de la maison, elle baisse les yeux. Malgré les mains qui se posent avec douceur sur ses épaules. Elle tourne légèrement les yeux, toujours aussi surprise par leur taille, par la force qu’elles sont capables de déployer. Elle secoue lentement la tête en l’écoutant. Non, Sanford n’a jamais fait la moindre réflexion sur son âge, il n’a jamais insinué qu’il pourrait un jour la considérer comme étant trop vieille.

Mais elle n’est qu’une humaine, une femme, vouée à vieillir, à se décrépir lentement, pour ne finir par ressembler à rien de plus qu’à une coquille vide et molle qui finira de pourrir. Car tu es poussière, et tu retourneras à la poussière. Quand les doigts de son meilleur ami se serrent davantage sur ses bras, elle relève le nez et croise enfin son regard, les yeux un peu trop brillants. Elle inspire profondément, le parfum du Mac l’enveloppant comme une étreinte rassurante, comme une couverture bien chaude dans laquelle on se blottirait au coin d’un bon feu. Mi Casa. Sanford est sa maison. Juárez, Phoenix, Shreveport, le lieu n’a que peu d’importance tant que le cœur de son foyer continue de battre au creux des côtes du Mexicain qui lui fait face. Elle incline légèrement la tête sur le côté, prolongeant le contact des doigts frais contre sa joue. Comme un baume effaçant les mots prononcés. Elle secoue la tête. Non, elle ne veut pas encore arrêter. Oui, son corps commence à fatiguer, après avoir tapiné pendant près de trente ans, il n’y a rien de plus normal. Mais elle est encore capable de suivre le rythme, elle aime encore son boulot. Elle aime encore voir l’admiration dans les yeux des clients qui réclament ses services. Mais, la possibilité d’avoir cette porte de sortie, offerte par Sanford, pour quand elle en aurait assez, retire de ses épaules un poids qu’elle tentait d’ignorer depuis trop longtemps.


Un sourire un peu triste étire ses lèvres quand il évoque Gabriel. Ce vieil ours mal-léché. Sanford à raison de ne pas vouloir évoquer le sujet avec lui. Bien qu’il lui ait fallu du temps, elle avait réussi à gagner l’affection du plus ancien collaborateur de Miguel, comme Sanford avait su gagner son respect. Elle était fière de pouvoir le faire sourire lui aussi, elle savait que l’affection que lui portait l’homme vieillissant était réelle et qu’elle pourrait toujours compter sur lui. Elle savait aussi, d’expérience, qu’il n’avait aucun problème à lever la main si la situation le demandait et qu’il valait mieux ne pas s’attirer ses foudres. Elle prend le temps de réfléchir à sa question. Elle se retrouve moins souvent sur le trottoir que ses compatriotes, s’enorgueillissant d’une base de client régulier qui nécessite moins de temps à arpenter les pavés. Elle hausse doucement les épaules avant de sourire timidement quand il la complimente. Rien n’a plus de valeur que les mots du Mac, rien. Elle se niche avec soulagement dans ses bras, entourant les siens autour de sa taille avec un petit soupir tremblant. « J’saurais pas dire… Tu sais qu’avec mes réguliers j’suis moins souvent dehors que les autres, mais… Non ? Fin… J’attire une autre clientèle, mais j’ai encore quelques clients jeunes donc je suppose que non ? » Elle profite de l’étreinte pour lui répondre, sa voix légèrement étouffée par le tissu, son odeur la rassurant. « Mais… Même si je fatigue… J’ai pas envie d’arrêter. J’aime encore le taf. J’aime bien mes réguliers, j’me vois mal m’éloigner du trottoir… Je… J’saurais pas vraiment quoi faire. » Elle pense aux piles de papiers qui attendent d’être triées, aux demandes des filles qui attendent une réponse, aux projets de décorations entamés et jamais terminés. Bien sûr qu’elle sait quoi faire, mais, la peur de perdre cette compréhension intrinsèque des filles qu’elle a, grâce justement, à ses heures passer dehors avec elle, comme elle, lui coupe les jambes. « Je sais pas… J’ai pas encore envie d’arrêter. » Le silence retombe entre eux, et elle profite simplement de cette étreinte, de la chaleur rassurante de l’homme contre elle, de son parfum, de la surface de son dos sous ses paumes, qu’elle connaît comme si c’était le sien. La familiarité de cette embrassade et la facilité avec laquelle elle efface ses doutes et ses peurs n’est pas nouvelle, mais il lui semble qu’il s’est passé une éternité depuis la dernière. Son murmure la sort de ses pensées et elle sourit. « J’peux pas t’en vouloir, et tu le sais parfaitement. Après tout, je l’ai déjà dit suffisamment, c’est toi mon préféré. Comment tu peux en douter ?» Son air faussement outragé disparaît quand ses lèvres effleurent le coin de sa bouche en un baiser qui pourrait paraître trop intime entre deux amis, s’il n’avait pas été un geste habituel entre eux. « La flatterie ne vous mènera nulle part, monsieur. Et tu sais bien que Zach n’est pas objectif, il m’adore presque autant que toi. » Elle rit doucement en pensant au grand gaillard qui a rapidement trouvé comment gagner son cœur.

Elle reprend son sérieux et pose les deux mains sur le torse du Mexicain. « Tu sais bien que j’ai une confiance absolue en toi. Et je sais que ce que tu me dis est honnête. Mais il faut se rendre à l’évidence, j’ai beau m’en sortir pas mal, je vieillis. Mes articulations me tuent et mes pieds, j’t’en parle même pas. Mais… Je suis pas encore prête à rendre mon badge de Reine du Syndicat du String. Pas encore. » Elle hoche la tête et glisse les doigts sous ses yeux pour essuyer les quelques traces d’humidité. « Merci, San. J’avais besoin d’entendre ça. » Elle caresse doucement le tissu de sa chemise. « Et bien sûr que j’attendrai et que je te laisserai prendre ton temps. Je serai toujours là pour toi. » Elle observe son visage, ses traits qui n’ont presque pas bougé durant toutes ses années, cette éternelle jeunesse qui semble habiter son visage, et elle range dans le fond de son crâne les quelques questions qui ont déjà traversés son esprit. Comment fait-il pour rester si frais alors qu’il dort encore moins qu’elle et qu’il approche lentement de la trentaine ? Elle évacue la question en se souvenant de l’énergie dont elle disposait à trente ans. Il est encore jeune. Voilà, tout. La quarantaine est dangereusement proche pour elle, et dix ans ont largement suffi à l’épuiser. Elle tapote son torse et lui sourit. « Vu qu’on est sur le grand déballage est-ce que tu voulais me parler de quelque chose toi aussi ? Le Cartel, ta vie personnelle, le dernier épisode de La Reina Del Sur ? »


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Sanford R. De Castro
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En un mot : Patron du Syndicat du String.
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❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
❂ Supérieur d'Erynn Driscoll, Sumire Matsuhime, Maria Parado et Zach Solfarelli. Ami d'enfance d'Honor Mercant.

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Facultés : ❂ Il fend l'air depuis tout gosse. Pour les courses les plus innocentes entre les cultures de Ciudad, comme pour attraper un train en marche, filant vers des cieux espérés moins cruels.
❂ Force légèrement accrue de par sa nature de garou, planquée derrière une silhouette haute et longiligne.
❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
❂ Toujours armé. Répugne à tuer, mais n'hésite pas à se servir d'un flingue. Réputé pour l'élégance étrange de ses meurtres, pendant la "guerre" de Phoenix.
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The Doubt
Il lui laisserait tout le temps nécessaire, pour laisser la peur se dégonfler doucement. Il l’enfermait dans ses bras sans l’étouffer outre-mesure, la berçant gentiment, même si elle demeurait son aînée. Paradoxale, Maria était forte, mais il craignait toujours de voir ses chevilles céder, ainsi mises au supplice perpétuel de talons vertigineux qu’elle enfilait pourtant avec une bonne volonté à toute épreuve. Il voulait qu’elle puisse se retenir à lui. S’appuyer. Il voulait lui rendre tout ce qu’elle lui avait donné sans compter. Il évitait de s’appesantir sur le tourbillon de sentiments qu’elle faisait naître en lui. Tout était si complexe. Si délicat. Leur lien avait subi moult torsions, changé de forme un nombre incalculable de fois. Caméléon, s’adaptant à chaque ville, à chaque circonstance, chaque compagnie autour d’eux, au temps, à leur âge, aux détails qui avaient émaillé leurs lignes de vie. Qu’était Maria, pour lui ? Beaucoup de choses. Presque tout. Il ne rendait pas honneur au fer forgé qui les reliait, toutefois. Il se sentait largement en deçà, souvent ; elle se montrait bien plus généreuse que lui, en réalité. Une couche de culpabilité supplémentaire pour continuer de faire briller le vernis le tenant irrémédiablement éloigné d’elle, quoi qu’il lui en coûte. Elle n’avait plus aucun secret pour lui. Il ne pouvait en dire de même, de son côté. Il souffrait de plus en plus souvent d’avoir à affronter ce constat en face, ce qui expliquait selon lui un silence de plus en plus amer, un enfermement dans des décisions prises pour le bien de la jeune femme. L’entendre soupirer ainsi lui fendait le cœur, et il caressa son dos avec plus de chaleur, souriant contre ses mèches brunes et parfumées. Il était soulagé de savoir qu’elle tenait à continuer encore. Elle n’était pas épuisée au point de s’effondrer d’un seul coup, sans qu’il n’ait pu prévoir cette rupture lourde de conséquences pour l’ensemble du cartel. Il s’agissait seulement d’une piqûre de rappel : le temps passait. Il pouvait gérer, prévenu en amont. Lui-même y avait songé plus d’une fois, et il préférait que cette conversation provienne d’elle que d’avoir à lui présenter le couperet ne manquant pas de se rapprocher de sa nuque au fil des ans.

Il s’empara des mains posées contre son torse, son front frôlant le sien. De loin, ils devaient ressembler au couple qu’ils n’avaient jamais été vraiment, en dépit de leurs aventures sexuelles dont il conservait un souvenir à la fois précieux, brumeux et étrange. Il avait toujours craint de repousser trop loin les limites. De blasphémer, de se montrer irrespectueux avec la madone joyeuse qui lui servait de bras droit à sa façon. « Toi et moi, de toute façon… jusqu’au bout. Toujours. Jusqu’au bout. » Il n’y aurait jamais de rupture. Maria mourrait dans ses bras ou ne mourrait pas. Il l’accompagnerait, la veillerait comme le gardien de ses jours comme de ses nuits, douloureuses ou heureuses, festivités païennes ou messes pleurant les leurs, réussites, victoires, échecs ou lourdes pertes… Ils avaient signé sans le savoir un contrat de mariage invisible mais bien plus solide que n’importe quel papier rédigé par une main élue. Un rire tendre. « Non. Pas de confessions particulières de mon côté… » Il savait ce qu’il aurait pu avancer, poser sur la table. Néanmoins, il estimait que cela en faisait assez pour une seule fois. « Je suis content qu’on ait pu discuter. Que tu te sentes mieux. Moi, je vais arranger les choses avec les autres. Toi, tu seras toujours la reine, de toute façon. Il y a beaucoup à faire. Tu pourras continuer de t’occuper du recrutement. De toute la paperasse et de l’administratif. Des besoins des filles. Niveau intendance, je crois qu’il y aura plus à faire qu’on n’le voudrait vraiment. Alors pas d’inquiétude. Ta place est ici, avec moi. Dans cet immeuble ou à la maison. Et puis... tu mériterais de te découvrir toi-même. De prendre du temps pour toi, au lieu de passer ta vie à te consacrer toujours à nous. »

Il aurait pu lui demander de ralentir sur le café et les sucreries. Sur les chaussures qui lui tordaient les orteils et lui élimaient le sommet des talons. Il n’en ferait rien. Il se contenterait d’essuyer les pots cassés, de recueillir ses plaintes quand elle en aurait besoin, de passer une partie de ses soirées tardives à regarder des télénovelas stupides en grignotant n’importe quoi vautré contre elle. Ce n’était pas grand-chose. Ça n’avait rien de bien glorieux. Mais c’était leur vie. Et il l’aimait ainsi. Si seulement une chose, une seule chose lui était retirée, comme on extirpe un parasite dangereux d’une plaie… Il soutint son regard, plus franc que jamais.  « Continue, tant que tu le pourras. Le jour où tu en auras assez… Tu n’auras qu’un mot à dire, et il sera temps pour toi d’entamer un nouveau chapitre, alors. » Il lui sourit, porta ses doigts à ses lèvres brièvement. Il aurait pu la congédier, sur ce. Manger ce satané sandwich qu’elle avait préparé pour lui et la renvoyer avec son thermos de café, voire la laisser babiller dans son bureau pendant qu’il continuerait de travailler à ses côtés.

Il ne s’attendit pas à l’aveu qui bouleversa ses lèvres et jeta un voile sur son timbre grave : « Miguel me manque, lui aussi. »

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☼ Humaine, née dans l'enfer de Juarez, a vu père et mère disparaître avant la fin de son enfance.
☼ Immigrée Mexicaine, arrivée sur le sol américain, de façon illégale, à 17 ans.
☼ Prostituée depuis ses 14 ans, c'était tout sauf les usines qui lui ont pris sa mère, tout sauf la mort silencieuse subie par tant d'autres avant elle.
☼ Bras droit de Sanford De Castro. Se charge de la gestion des filles au sein du Cartel.
☼ Accro aux excitants, sucreries et chaussures.
☼ Profondément marquée par l'attaque subie par le cartel à Phoenix, tente de gérer toute seule un stress post-traumatique bien trop lourd.
☼ Terrifiée à l'idée de vieillir et de perdre sa valeur aux yeux de son Mac.
☼ Profondément attachée à Sanford, Gabriel et aux filles du Cartel, ils sont sa seule famille.
☼ Persuadée qu'Erynn Driscoll, une des prostituées rescapées de l'attaque, est à l'origine de la mort de Marisol, compagne de Sanford.
☼ Collègue de Sumire Matsuhime et Zach Solfarelli.


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☼ Douée avec les chiffres, elle a toujours eu une affection pour les maths, aurait potentiellement pu y trouver une carrière si elle n'était pas née sous le soleil brûlant de Ciudad Juarez.
☼ Rayon de soleil ambulant. Elle fredonne, danse, rit à gorge déployée, rien ne semble capable d'ombrager sa bonne humeur.
☼ Autoritaire. Elle se doit de l'être quand il s'agit de remettre sur les rails ces filles qui ont, pour la plupart, longtemps été de simple collègues et des amies. Son poste actuel la met dans une situation délicate, un pied chez les fleurs de pavés, un pied dans le bureau de la direction. Elle s'en accommode et dirige ses troupes de son mieux, sous l’œil avisé et attentif de Sanford.

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Sam 16 Avr - 21:05 (#)



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SANFORD DE CASTRO  & MARIA PARADO



ϟ Rien n’égal la sensation de complète quiétude qu’elle ressent quand Sanford referme ses bras autour d’elle. Rien. La sensation de rentrer à la maison après une longue et éreintante nuit de travail, celle de se glisser dans un bain brûlant, celle de manger un plat délicieusement préparé, celle du premier café de la journée. Aucune n’est capable de rivaliser avec l’apaisement que lui apporte l’étreinte du Mexicain. Ils ont tant traversé tous les deux. Esseulés d’abord, chacun de leur côté et pourtant déjà si proche géographiquement. Il aura fallu Miguel pour les rapprocher, Miguel pour les pousser dans les bras l’un de l’autre et sceller ainsi un lien indestructible. Ni la dureté du monde, ni la complexité de la vie en communauté, ni Marisol venue chambouler une mécanique bien huilée, rien n’avait été capable de ne serait-ce qu’entamer la carapace d’airain qui couvrait ce lien si précieux pour la Mexicaine. Rien ne pourrait jamais l’éloigner de Sanford. Sa place sera toujours la même, centrale, indispensable. La chaleur de ses paumes autour des siennes, la douceur de ses doigts, son front contre le sien et leurs souffles se mêlant au creux du cocon qu’ils forment à deux. Tous ces symboles d’une intimité gagnée au fils des années et d’une forme de destinée tordue ayant poussée deux âmes abîmées par la vie à s’accrocher, avec l’énergie du désespoir, l’une à l’autre.

À nouveau, en cet instant, elle ressent cette impression étrange d’avoir mêlé sa vie à la sienne d’une façon plus profonde qu’elle ne pourrait le faire avec qui que ce soit d’autre. Jamais aucun homme ne pourra prendre la place de Sanford, personne n’aura la force de capturer son cœur et son âme avec autant de force que l’homme qui lui fait face. Elle s’est demandée, souvent, comment qualifier sa relation avec lui. Était-elle amoureuse ? Était-ce une affection maternelle ? Était-il son amant ? Elle l’avait aimé, avec l’intégralité de son cœur dès qu’elle l’avait vu. Ils avaient été amants, elle avait pris soin de lui avec toute l’attention d’une mère poule. Rien ne saurait jamais définir ce qu’il représentait pour lui. Il était son âme faite humaine. Sa force de vie et la seule chose qui la pousserait à se battre éternellement. Il était l’une des raisons pour lesquelles elle n’avait pas d’homme dans sa vie, l’une des raisons pour lesquelles personne ne restait longtemps. Elle ne lui en voulait pas, il n’avait jamais rien fait pour, elle était seulement incapable de se donner pleinement a quelqu’un quand son cœur était déjà si plein de lui. Son métier l’empêchait la plupart du temps d’envisager une relation à long terme avec qui que ce soit de tout façon. Mais, même sans cela, jamais elle ne pourrait s’abandonner à une vie de famille classique quand il prenait déjà la place de tout le monde. Mari, frère, fils, amant. « Jusqu’à la toute fin. » Elle hoche doucement la tête, le corps rendu gourd par l’émotion intense qui l’habite. Il y a quelque chose de religieux dans cette étreinte. Si Dieu existe, alors une part de lui réside au creux des étreintes que lui offre Sanford De Castro.

Elle sourit quand un rire lui échappe. Le son favori de la Mexicaine résonne dans le bureau et elle lève les yeux pour absorber l’expression plus détendue de son visage avec un sourire plein de fierté et de tendresse. Elle sait qu’il veillera sur elle quoiqu’il arrive, aussi férocement qu’elle veille sur lui. Elle le sait jusque dans la moelle de ses os et pourtant, parfois, elle doute. Elle doute de la chance qu’elle a eue qu’il entre dans sa vie, comme un ange jeté violemment des cieux, tout abîmé par sa chute, il avait atterri dans son univers avec la puissance d’un envoyé de Dieu. Comme la pièce manquante d’une vie qui avançait cahin-caha jusqu’alors. Parfois, elle se dit que c’est injuste. Injuste de l’aimer si fort, injuste qu’il soit capable d’effacer ses nuages d’un rire quand elle tremble de peur et de colère. Sa gorge se serre en l’écoutant et elle resserre sa prise sur le tissu de sa chemise, comme pour s’accrocher à la réalité de ce moment. Inconsciemment, elle sait que Sanford ne la mettra jamais à la porte et que sa place sera toujours près de lui, au sein du cartel. Mais, insidieusement l’idée qu’elle pourrait un jour tout perdre, c’était fait une place au creux de son esprit. Entendre Sanford lui offrir son absolution, lui dire ouvertement qu’elle peut arrêter quand elle souhaite et que sa place sera toujours à ses côtés, retire un poids immense de sa poitrine et de ses épaules. Savoir qu’il veille sur elle, bien qu’il sache qu’elle est capable de prendre soin d’elle-même, qu’il veuille prendre sa défense auprès des filles. Ces attentions qu’il lui offre la réchauffent jusqu’à l’âme et elle pousse légèrement pour se hisser sur la pointe des pieds et embrasser sa mâchoire.

« Merci encore, San. » Sa voix n’est qu’un filet quand elle parvient à s’échapper de sa gorge serrée. Il embrasse la pulpe de ses doigts et elle lui sourit avec tendresse. « Peut-être que je tenterais d’autres choses quand je déciderai d’arrêter, j’aimerais bien me renseigner sur le milieu associatif, je suis sûre que je trouverai des choses qui m’intéresseront, mais vous serez, tu seras, toujours ma priorité. Tu es ma maison, le cartel, c’est ma vie, je pourrais jamais vous quitter. » Elle se racle doucement la gorge et s’apprête à s’éloigner légèrement pour lui offrir le calme dont il doit avoir besoin après cette conversation, mais le geste est arrêté avant même qu’elle ne l’esquisse. Les mots qui s’échappent des lèvres de son mac lui broie le cœur et elle repose les yeux sur lui avec tristesse. « Il me manque aussi… »

Elle lui sourit avec toute son affection. « Regarde-nous. » Elle secoue la tête en riant sans joie. « Il serait fier de toi, de nous, de voir ce qu’on a réussi à faire, où on en est aujourd’hui. Tu continues de t’assurer que le cartel soit en bonne santé après avoir traversé la moitié du pays, tu veilles sur nous tous de la même façon que lui. » Elle caresse sa joue, englobe sa mâchoire d’une paume. « Bon, il se foutrait certainement de notre gueule s’il avait assisté à la conversation qu’on vient d’avoir, mais tu portes son héritage avec tellement de force. Il serait si heureux de voir ce que tu as réussi à faire. Un leader né. Tu étais fait pour prendre sa place, personne n’aurait pu le faire, personne n’aurait pu nous guider comme tu l’as fait. » Le vieil homme et son autorité avaient cruellement manqués au cartel après sa mort, mais Sanford avait su remplir la place laissée vacante par la disparition du chef avec une grâce étonnante. Il s’était glissé dans l’ombre de son oncle, avait conservé les règles tacites qui régnaient au sein du groupe tout en ajoutant sa touche personnelle. Il avait l’étoffe du chef dont ils avaient eu besoin à l’époque et il avait su assurer la survie du cartel après la tragédie de Phénix. Malgré son propre deuil, il avait su prendre les bonnes décisions pour guider les siens vers une paix nouvelle. « Tu es un excellent leader, Sanford. Réellement. Je suis sûr que tu n’aurais pas fait mieux si Miguel avait été là pour te guider pas à pas le long du chemin. Mais… Oui, il me manque aussi. Je pense à lui à chaque fois que je prépare un chili. » Un sourire de travers étire ses lèvres en même temps qu’un petit rire gêné lui échappe.




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The Doubt
Maria.

Say it loud and there's music playing.
Say it soft and it's almost like praying.


Il y avait quelque chose de profanant, dans cette étreinte qu’ils se dispensaient à l’un comme à l’autre. Ainsi dressés, longues et grandes silhouettes éclairées par les rayons d’un soleil clément, ils formaient un couple étrange, exotique, à la fois chaste et pourtant irrémédiablement tâchés d’une luxure qu’ils ne réfutaient pas. Elle faisait partie d’eux, maintenant. Leurs âmes d’enfants leur avait été dérobée à l’aube de leur existence. Ils s’y étaient fait. Avant de se rencontrer, avant de s’éprendre de cette affection comme seuls les purs savent la dispenser, ils avaient titubé, trébuché, puis s’étaient retrouvés ainsi que deux âmes sœurs au terme de plusieurs voyages. De plusieurs vies. Ils se contemplaient en madone, en saint, et ni le cuir synthétique, ni l’eau de cologne bon marché ne pourraient salir cette impression pénétrante, à laquelle il ne restait pas insensible. Qu’importe que la poussière et les traces de pluie trahissent la vétusté des carreaux. Ils leur suffisaient bien, à eux deux, vitraux de pacotille dans une chapelle rongée par le stupre, temple sacré inconcevable, mais qui les élevait pourtant bel et bien vers les même cieux priés chaque semaine. En guise d’hostie, ils se contentaient de fajitas pétries avec amour, de sandwichs avalés à la va-vite, de ragoûts savoureux laissés à mijoter pendant des heures. Enfin, les sermons ne concernaient pas les péchés de la chair, mais seulement les imprudences commises en dépit du bon sens, les chamailleries mettant en péril la cohésion de leur cour des miracles. Il se souvint avec émotion des jupons tournoyant autour des cuisses nues d’une fille de Phoenix, avant de se porter dans sa direction avec le même et sempiternel naturel qui n’avait plus jamais quitté Maria avec lui, depuis.

Alors, quand elle le couvrit pour la dernière fois de compliments dont il n’était pas tout à fait certain de se sentir digne, il accorda pourtant un répit à son cœur : celui de se gonfler d’une fierté qu’il n’avait pas envie de réprimer, ce matin. Lui aussi songeait quotidiennement à son oncle, remettant toutes ses décisions, soupesant autant que nécessaire le moindre choix dans la balance que Miguel n’aurait pas manqué d’utiliser à bon escient. « De toute façon, je n’aurais jamais pu faire tout ça, sans toi. » Elle avait été son moteur. L’une des raisons qui lui interdisaient de reculer. De vivoter. Il fallait avancer, comme tous l’avaient toujours fait pour survivre. Dans un soupir un peu attristé par l’évocation du mort, il lui accorda une dernière pensée, recommandant silencieusement son esprit à Dieu, avant de retrouver un sourire plus solide.

« Non, non, non, non… Tu vaux bien mieux que le milieu associatif. Moi, je sais parfaitement ce que tu pourrais faire pour te reconvertir… »

Il la relâcha sans gestes brusques, incapable désormais de lui dissimuler une commissure retroussée, rajeunissant sa figure de gamin. Assez, de la peine. Assez de la mélancolie poisseuse. Maria méritait d’être heureuse. Maria méritait de sourire. Alors il ferait ce qu’il avait toujours fait, chaque fois que leur intimité le leur permettait. Remontant le col de sa chemise avec exagération, ses sourcils se haussèrent, évocateur, et ses mains se levèrent presque à hauteur de visage. Quatre doigts de la dextre vinrent claquer dans la paume de la sénestre.

Clap. Clap. Clap. Clap clap.
Clap. Clap. Clap. Clap clap.


« Puerto Rico… »

Il éclata de rire, se rapprocha pour la tirer à lui par le poignet. Il la connaissait par cœur, et la tension exercée sur l’articulation saurait aussitôt se faire fluide pour s’adapter à lui et la fondre de nouveau entre ses bras.

« J’ai entendu dire qu’ils avaient prévu de faire un remake de West Side Story… Tu vois où j’veux en venir ? »

Il l’entraîna dans l’une des centaines de danse qu’ils avaient effectué par cœur, fredonnant avec elle au rythme de leurs hanches jumelles.

« Life can be bright in America
If you can fight in America
Life is all right in America
If you're all white in America.
»

Il rit encore, la faisant tournoyer avec lui malgré l’absence de jupons jusqu’au bureau dans lequel ils cognèrent sans douleur. Il en profita pour cueillir le repas de fortune apportée par son amie. Croquant une bouchée à peine, dérobée pour lui faire plaisir.

« Et puis, si on ne te donne pas le rôle de Maria, on décrochera forcément à nous deux les rôles d’Anita et Bernardo, ça me paraît évident. »

Everywhere grime in America
Organized crime in America
Terrible time in America
You forget I'm in America.


Sur cette image du couple sulfureux au destin tragique, les deux Mexicains tanguèrent longtemps comme les gamins qu’ils étaient encore, parfois, au rythme des talons, de leurs rires, et bien sûr de l’hymne qui avait, un nombre incalculable de nuits, secoué les murs de la Hacienda de Miguel de Castro.

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Only God Forgives

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