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Flesh on fire • Erynn

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ADMIN ۰ Spirit l'étalon des plaines:crack boom hue!
Sanford R. De Castro
Sanford R. De Castro
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Flesh on fire • Erynn Nr5dvHH Flesh on fire • Erynn 9xLOmHS Flesh on fire • Erynn MoijvaE

"It was your doom."

En un mot : Patron du Syndicat du String.
Qui es-tu ? :
"No solo de pan vive el hombre."

❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
❂ Supérieur d'Erynn Driscoll, Sumire Matsuhime, Maria Parado et Zach Solfarelli. Ami d'enfance d'Honor Mercant.

❂ LOS MUERTOS VIVOS ESTAN ❂

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"Ay amor me duele tanto."

Facultés : ❂ Il fend l'air depuis tout gosse. Pour les courses les plus innocentes entre les cultures de Ciudad, comme pour attraper un train en marche, filant vers des cieux espérés moins cruels.
❂ Force légèrement accrue de par sa nature de garou, planquée derrière une silhouette haute et longiligne.
❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
❂ Toujours armé. Répugne à tuer, mais n'hésite pas à se servir d'un flingue. Réputé pour l'élégance étrange de ses meurtres, pendant la "guerre" de Phoenix.
Thème : Land of All ❂ Woodkid
Flesh on fire • Erynn KKWBGJS
❂ SMOOTH CRIMINAL ❂

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"Could I ever call this place home?"

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Pseudo : Nero
Célébrité : Jon Kortajarena.
Double compte : Eoghan Underwood, Aliénor Bellovaque, Ian C. Calloway & Gautièr Montignac.
Messages : 2018
Date d'inscription : 13/07/2017
Crédits : Morgana (Ava') ; Amiante (Signa')
Mar 20 Oct - 18:30 (#)


The Unspoken
Lisse.
Lisse, la route sous les pneus de la Ducati.

Le désert derrière lui, il entendait encore dans l’habitacle concentré de son casque les hurlements et avertissements l’incitant à renoncer. Impossible. Toutes n'étaient pas revenues, toutes n'étaient pas rentrées. Et deux d’entre elles, en particulier, manquaient toujours à l’appel. Faisant fi du regard mortifié de Maria, des dents serrées de Renales et de l’agitation qu’il avait abandonné derrière lui, Sanford s’était précipité, jeté sur la route menant à Phoenix. Les tours l’avaient nargué de loin, rendant sa solitude plus éclatante encore, l’écrasant sous le poids d’un destin funeste, le laissant homme parmi les hommes, vulgaire proxénète dont le cheptel se faisait petit à petit assassiner, dévoyer, écarteler. Ses derniers ordres avaient été clairs. Prendre l’essentiel. Se préparer au départ. Dès son retour, ils devraient décamper. Il n’aurait pas le temps de dire adieu à la hacienda ayant accueilli sa deuxième vie, parmi toutes celles qu’il lui resterait à affronter. Il n’aurait pas le temps de communier avec la chambre qui était devenue la sienne. Il était arrivé en haillons, sans effets personnels d’aucune sorte, hormis la chaîne et la croix n’ayant jamais quitté son cou. Aujourd’hui, il s’était érigé une vie de prince maudit, de seigneur des bas-fonds, se creusant une place confortable que d’autres, aujourd’hui, convoitaient avec la même gourmandise. Quelqu’un avait balancé. Pas qu’une fois. Quelqu’un avait aidé l’échafaudage à s’effondrer, comme une construction érigée en de longues heures de travail qu’un simple coup de pied avait fait s’écrouler, en une poignée de secondes.
Le vent se taisait, l’empêchant de fouetter de bourrasques la bécane pénétrant dans la circulation modérée de la ville quasi-endormie. Les flics étaient probablement au fait des règlements de compte en cours dans la ville basse, mais personne ne serait intervenu. Pas pour une maison close. Pas pour celui qui ne multipliait pas toujours les pots-de-vin à leur égard. Du temps de Miguel de Castro, un certain code d’honneur s’était établi presque naturellement entre le parrain et les pontes de la police d’État. Aujourd’hui, les cartes rebattues, les anciennes valeurs étaient tombées dans l’oubli, et des codes inédits avaient été édictés par les nouveaux sauvages, les nouveaux « lords » du Downtown et des quartiers environnants. Le désert s’effaça tout à fait, remplacé par le béton, la pierre, le goudron et des véhicules plus nombreux, qu’il dépassait en de longues circonvolutions lancées à toute vitesse. Il tentait de ne pas songer aux visages qu’il souhaitait venir sauver, sous peine de risquer de commettre une erreur irréparable : glisser, tomber, passer sous les roues des camions, des 4x4, crever là comme un chien en charpie sur le bord d’une autoroute. Il pénétra dans le dernier tunnel donnant accès à la bretelle menant à leur « établissement » urbain. La pente, pourtant douce, lui fit l’effet d’une descente infernale, une impression de plonger, de basculer, sans ceinture de sécurité. Il comprit que l’adrénaline, la peur, ceinturaient déjà son crâne avec trop de hargne pour lui éviter le danger, s’il ne se reprenait pas.

Lorsqu’il s’approcha du pâté d’immeubles, il décida de se garer à une trentaine de mètres de là. Personne en vue. Personne dans les parages. Simplement la rue, jonchée des déchets habituels, une poubelle ouverte dégueulant d’ordures, et surtout, surtout, la fumée s’échappant des fenêtres dans les étages supérieurs, et qu’aucune escouade de pompiers ne semblait décidée à faire disparaître. Il abandonna casque et monture, jeta un regard aux alentours – un seul candélabre sur cinq fonctionnait – , et rasa les murs en courant presque, dégainant une arme ceinte de ses deux paumes nerveuses. Il s’attendait à tout. À découvrir un charnier, à ne découvrir personne, à tomber dans un guet-apens, à voir les officiers de Phoenix débarquer ; qui sait ? Il se faufila entre deux blocs particulièrement imposants, et fonça sur quelques mètres à travers le coupe-gorge pour espérer passer par l’arrière. La porte de service était entrouverte, et il n’hésita pas davantage en pénétrant à l’intérieur, gardant la pointe de son calibre baissée vers le sol, sans pour autant relâcher la pression sur l’arme une seule seconde. La bouche sèche, les sourcils froncés à s’en faire mal, l’odeur âcre et charbonneuse du feu rongeant probablement les chambres réservées aux passes lui parvenait d’ici. Il n’osa élever la voix pour appeler qui que ce soit, et traversa ce qu’ils nommaient tous communément la « réserve », remplie de matériel, de fourbi, d’épicerie et autres fournitures pour rejoindre les pièces principales. Désertes, elles aussi. Il passa par les escaliers, grimpa au premier étage, et trouva les salles « d’accueil » et de réception abandonnées par les putains y officiant d’ordinaire. Un bordel monstrueux régnait là : vêtements éparpillés, verres brisés, liquides rendant le sol gluant, glissant ou poisseux, collier brisé aux perles ayant roulé un peu partout, etc. On aurait dit un état de « ville morte », indiquant que les habitantes des lieux avaient dû fuir sans demander leur reste. Au-dessus de sa tête, il entendit le parquet grincer. Il se mit à tousser – l’odeur devenait de plus en plus insupportable, et ses sens développés toléraient mal les particules dont ses poumons s’imbibaient. Tétanisé, il attendit, chercha à écouter encore. Il lui semblait, quelque part, distinguer les craquements caractéristiques de flammes ravageant presque paisiblement du mobilier, mais le grincement perceptible aurait tout aussi bien pu provenir de bruits de pas que du plancher se gondolant, prêt à exploser sous l’afflux brutal de chaleur.

Il ne pouvait pas partir sans s’être assuré que personne n’était encore allongé là : percluse, blessée, qu’en savait-il ? Une première vague avait été évacuée. Toutefois, il ne se permettait plus de faire confiance à quiconque, hormis envers Gabriel (et encore, sa paranoïa croissait si fort qu’il en venait même parfois à se méfier de son homme de main le plus loyal). Parmi ses propres rangs, les rats pouvaient se reproduire aisément, et laisser à l’agonie des filles n’ayant rien demandé, avec pour seul crime commis celui de refuser d’intégrer une écurie adverse. Ce genre d’histoire était monnaie courante, dans le monde fabuleux de la prostitution, quelle qu’en soit la région du monde. Tout en progressant le plus discrètement possible, il hissa alors sa haute silhouette au deuxième étage. En ouvrant la porte d’accès, il manqua de reculer sous le choc. La fumée, n’ayant trouvé jusqu'alors pour seule échappatoire que les fenêtres ouvertes sur la rue, se précipita vers lui, passant au-travers du mac qui papillonna des paupières, ses glandes lacrymales au supplice. Il toussa encore, mais laissa la voie ouverte et poursuivit ses recherches. Une main se décida à lâcher la crosse de son revolver pour plaquer la manche de sa chemise autrefois immaculée contre ses lèvres, filtrant tant bien que mal un peu d’air souillé, lui faisant tourner la tête. Il comprit que le foyer du brasier provenait des pièces du fond, et son sang se glaça en dépit de la chaleur, de plus en plus intolérable.

Les chambres des filles.

Ses bras se firent soudain douloureux, ses phalanges raidies, crispées et aussi pénibles à bouger que s’il avait pu sentir ses os rongés par une arthrose surnaturelle. Il entreprit d’avancer plus lentement, pas après pas, craignant à tout moment de sentir craquer, puis se dérober le sol sous ses pieds. Au fur et à mesure qu’il approchait, les flammèches se propageaient, devenant plus impressionnantes. L’encadrement des portes, le verre des vitres, les tissus des fringues et lingerie : tout gonflait, craquait, explosait, se fissurait ou s’embrasait avec une rapidité implicite : sans doute les responsables avaient-ils ajouté de quoi précipiter les choses. Acharné, il entra dans l’une des chambres, puis sursauta en trouvant le cadavre d’une fille laissée là. Une balle dans la tête, exécution sommaire et probablement expéditive. Ses yeux grands ouverts le fixaient, quelque part au niveau des chevilles. Les longs cheveux noirs et la peau blême de la putain le hantèrent un moment, avant qu’il ne se décide à refermer la porte dans un claquement brutal, n’ayant guère le temps de lui accorder une sépulture décente. Il se mit à haleter, pivotant sur lui-même, comprenant qu’il ne pourrait s’aventurer trop loin dans l’édifice promis à la ruine, s’il tenait à sortir vivant d’ici. Alors, désespéré mais conscient qu’il ne pouvait faire autrement, il prit une inspiration aussi forte que possible compte tenu de l’oxygène vicié, et hurla les noms d’Erynn Driscoll et Marisol Da Costa.

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Jeu 22 Oct - 14:49 (#)


( The Unspoken )
L’enfer.
C’est tout ce que la jeune femme pouvait ressentir. Les brûlures sur son corps (et dans sa tête),  la vue qui était beaucoup trop flou et les pensées qui divaguaient quand ses yeux tombèrent sur le corps sans vie et ensanglanté de Marisol. Les pardons plaintifs ne suffisaient apparemment pas à calmer sa tachycardie - ou était-ce la fumée qui l’empoisonnait petit à petit ? C’était tout simplement désagréable. Erynn ne pouvait s’empêcher de fixer Marisol, allongée sur ce sol. Si elle n’avait pas vu l’horreur de la trahison vagabonder dans son regard quelques minutes plus tôt, elle aurait presque cru qu’elle dormait. Peut-être avait-elle un espoir qu’elle soit encore vivante ? Elle rampa péniblement jusqu’à elle, la secouant de part et d’autres pour la réveiller. Elle était complètement folle de croire, ne serait-ce un instant, qu’elle n’avait pas commis l’irréparable. Je suis dans un rêve, je suis dans un rêve, tout ça n’est qu’un affreux cauchemar, je vais me réveiller, je suis dans un rêve se disait-elle, plus désespérée qu’autre chose. Elle accentua les secousses contre le cadavre, commença même à éprouver une certaine irritation : pourquoi elle ne se réveillait pas ? Erynn pesta contre Marisol, passant de la tristesse à la colère.

« - Mais pourquoi t’étais aussi cruche et aussi proche de Sanford ? Pourquoi tu semblais si malsaine ? Pourquoi t’étais si faible ? Pourquoi t’es morte, bordel !? »

Après tout, ce ne fut que des coups de couteaux… Nombreux sont ceux à avoir réussi à s’en sortir ; pourquoi la parfaite Marisol n’y serait pas arrivée ? Comment Sanford avait pu s’enticher d’elle ? Lui qui semblait si fort et si invincible, pourquoi aurait-il eu un boulet dans sa vie ? Voilà un défaut pour mademoiselle Marisol ; être morte par des coups de poignards.
Aucune de ses pensées ne semblaient avoir de corrélation avec la logique ; rien ne justifiait l’acte qu’elle venait de commettre. Erynn avait beau tenté de se déculpabiliser, elle était tout simplement une meurtrière. Et plus la vérité semblait vouloir s’imposer, plus Erynn semblait imploser.
Dans un élan de rage, la prostituée attrapa le corps de son amie et le balança dans le feu qui jasait de toutes parts. Comme pour exprimer son désarroi, le feu se fit plus violent en recevant le cadavre ; Erynn recula. Elle ne pouvait que reculer… Et peut-être même se laisser crever. C’était la seule solution qui lui venait, d’abord parce qu’elle ne voyait pas très bien et ne respirait plus très bien, mais surtout parce qu’elle avait assassiné une fille du cartel.
La fille à ne pas toucher.
La conjointe de Sanford.
La fille qui avait l’homme qu'Erynn ne voulait jamais perdre.
N'avoir que pour elle.

Si par malheur il découvrait cet affront, elle était certaine de l’avoir perdu. Et c’était sûrement pire que la Mort elle-même.
Ses yeux ne se détachaient pas du spectacle, ni du crépitement des flammes. Peut-être qu’après tout, c’était le feu qui avait tué Marisol - il l’avait étouffée et puis finalement brûlée. Ce n’était pas elle la meurtrière, mais les autres. C’était les bandits, les voyous, les ennemis du Cartel. C’était à cause d’eux toute cette histoire, toutes ces angoisses, toutes ces souffrances, toutes ces paranoïa… C’était eux qui avait fait en sorte que la goute d’eau fasse déborder le vase.

Erynn…
Les lointains murmures parvenaient difficilement à ses oreilles, et l’ukrainienne ne savait pas si elle était encore vivante ou bien morte. Autour d’elle, tout semblait flou. Elle évoluait dans une ambiance fantasmagorique, presque de coton. C’est comme si Erynn entrait dans un autre monde. Peut-être était-ce le Paradis ? Elle qui n’avait jamais cru à ces choses-là, ce serait une ironie du plus mauvais goût.

Comment pouvoir être acceptée au Paradis quand on venait d’assassiner l’une de ses plus proches amies ?

Erynn…
Mais l’Ange ne semblait pas vouloir l’abandonner. Elle n’arrivait pas à savoir si on l’appelait ou bien si elle était tout bonnement en train de disjoncter. Par curiosité, elle tenta de se relever, d’essayer de discerner un semblant de vie. Elle abandonna la pièce en feu et les cadavres. Ses pas étaient lourds, comme si elle portait tout son poids, elle essayait de s’accrocher à tout et n’importe quoi, en espérant que les murs ne tombent pas sur elle.

Erynn, Marisol, Erynn, Marisol, qu’elle entendait au loin, dans un cri de désespoir, comme le dernier acte héroïque que l’on pouvait faire avant l’abandon. Erynn, qui ne voulait pas mourir, essaya à son tour de faire savoir sa position.

« - Je suis là ! »

Sa tentative fut vaine, et elle fut rattrapée par les poumons asphyxiés. Elle avait l’impression que son corps entier s’irradiait, que plus rien ne suivait… Elle allait donc mourir ici. Et ce n’était peut-être pas plus mal.

« - Je… Suis… »

Elle se concentra du mieux qu’elle le pouvait malgré l’esprit embuée, malgré la fumée bien trop présente, malgré la respiration saccadée. Elle s’avançait du mieux qu’elle le pouvait sous le craquèlement du bois, dans le rythme de sa toux grasse, peinée par les yeux rougis à cause de l’incendie.
Jusqu’à voir, au loin, une silhouette qu’elle aurait reconnu entre mille - ou peut-être délirait-elle ? Mais cela semblait bien trop vrai, bien trop réel, pour que ce ne soit qu’une hallucination. Sanford se tenait là, entouré de cette fumée qui le faisait ressembler à un ange. Elle accourut comme elle le pouvait en sa direction, tomba dans ses bras comme un relâchement. Son corps entier se détendit.

« - T’es venu, t’es venu… J’en étais sûre que tu serais là pour me sauver ! »

Elle n’était pas la seule motivation à ce sauvetage mais elle savait qu’elle occupait une place particulière dans sa vie et dans son coeur. Pas autant que Marisol, ni même que Maria, mais elle y avait une place et c’est tout ce qui importait. Tout ce qui comptait pour le moment. Pas même le meurtre de Marisol pouvait gâcher ce doux moment, ce doux rêve où elle pouvait penser être la seule et l’unique.
De toute manière, Marisol n’était plus là.

« - On doit y aller. » dit-elle avant de tousser fortement.

Elle n’arrivait pas à lui dire que c’en était fini pour Marisol, qu’il n’y avait plus rien à faire, que son coeur avait cessé toute activité, que son corps disparaissait dans ce brasier. Rien à faire. Juste à fuir. C’était nécessaire pour eux et pour leur survie, ils ne pouvaient pas rester ici plus longtemps. Erynn le sentait qu’elle faiblissait, que son corps peinait à la porter, que sa gorge était bien trop irritée pour l’implorer davantage.

Ils devaient juste s’en aller.


( Pando )
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❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
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❂ Force légèrement accrue de par sa nature de garou, planquée derrière une silhouette haute et longiligne.
❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
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Lun 26 Oct - 6:54 (#)


The Unspoken
Les flammes l’effrayaient. Timides encore, grignotant sur son passage le moindre débris susceptible de se consumer, il craignait la puissance destructrice du feu comme n’importe quel animal, terrorisé par l’élément doté d’une vie propre, et surtout sans scrupules. Il tâchait de faire fi de cette peur stupide, conscient que la voie ne lui était pas close, et qu’il n’était pas trop tard pour se tirer de ce guêpier en un seul morceau. Cela ne l’empêchait pas d'appeler encore et encore, espérant qu’on finisse par lui répondre autrement que par le sifflement provoqué par l’incendie grignotant la bâtisse. Il toussait entre deux éclats, ne supportant que difficilement les émanations toxiques, noirâtres, manquant d’échappatoires pour s'évacuer. Au détour d’un couloir, il entendait les craquements ambiants s’intensifier. Maria aurait été terrorisée de le savoir là. Gabriel l’aurait attrapé par le col pour l’expédier dehors, d’un coup de pied au cul bien senti. Quant à Miguel… Miguel l’aurait insulté, aurait maudit et calomnié tous les saints, s’il avait vu son neveu se tenir là. Juste pour deux putains. Deux putains dont l'une d'entre elles qui n’était même plus la sienne, compagne d’un amour voué à périr, qu’il n’était même pas sûr de pouvoir éprouver comme on en parlait dans les livres, dans les films. Ces récits erronés, ces fausses vies prenant corps entre les pages ou sur les écrans n’avaient finalement aucun sens, pour lui. Ce n’étaient qu’une bande de pantins gesticulant, ne connaissant rien au vrai sel de l’existence, aux tragédies bien palpables qui pullulaient dans les villes les plus pauvres du Mexique, aux prostituées qui crevaient chaque jour des mains des types désaxés, aux femmes dont le corps était resté enterré quelque part dans le désert, la pisse de coyote en guise d’eau bénite. Il avançait, sans songer à sa propre survie. Il faisait ce qu’il avait toujours fait depuis sa plus tendre enfance : marcher dans les traces de personne, uniquement poussé par une conviction presque aveugle, porté par ses instincts qu’il ne réussissait même pas lui-même à décortiquer. Il savait qu’il ne repartirait pas sans elles. Alors il n’était pas question de faire demi-tour.

C’est au loin qu’il l’aperçut. La chevelure blonde, si pâle qu’elle lui semblait souvent blanche sous le reflet des réverbères de Phoenix, était cette fois-ci auréolée du roussi provenant du brasier. Il la vit. Un râle de soulagement, et il courut dans sa direction, sans plus se soucier du plancher vermoulu. Il l’attrapa dans ses bras et la serra fort, frottant son dos de sa main libre. Erynn. Erynn était vivante. Il sourit au-delà de l’urgence, et prit le temps de remercier le seigneur de lui avoir rendu l’une de celles qui comptaient plus que tout, à ses yeux. « Bien sûr que je suis venu… » Il se recula à peine, la saisissant par les épaules pour se pencher vers elle, vêtue de son peignoir de soie, apparition aussi étrange que tout bonnement surprenante dans un tel décor. « On va y aller, mais avant j’dois trouver Marisol. Tu l’as vue ?? Tu sais si elle a réussi à se barrer ? J’l'ai trouvée nulle part, je suis arrivé et y’avait plus personne… mais vous étiez pas rentrées, alors… » Il se redressa, regardant le couloir dont elle provenait. C’était dangereux, mais la fleur des pavés près de lui était la preuve qu’il y avait de quoi chercher à persévérer. Alors, il pointa du canon de son flingue les escaliers dont il provenait : « Descends. Tu sors de là, tu descends et tu te planques dans la remise. J’suis passé par l’arrière, au cas où. J’ai vu aucun connard en bas, mais essaie de te cacher et je redescendrai dès que je la trouverai, okay ? » Il ne décela rien. Ni l’attitude à la limite de la décompensation de la jeune femme, ni le parfum de meurtre qui planait parmi la cendre. Il s’entêtait. Elle était là. Elle ne pouvait être que là. Déjà, il repoussait Erynn, l’incitant à redescendre les étages, tandis qu’il marchait là où elle avait traversé, malgré l’intensité des flammes quelques mètres plus loin. Il n’hésita qu’une seconde. Avant de s’élancer, se protégeant encore et toujours de son bras levé, repoussant les portes du pied pour ne pas avoir à toucher le bois sur le point de se devenir brûlant, voire tout simplement pour se prémunir de tout contact avec l’immeuble en train de cramer. Il la cherchait. Elle, sa peau mate, ses cheveux interminables, son sourire stupide, ses grands yeux si prompts à accuser en silence, lorsqu’il lui avait annoncé que tout était terminé, entre eux deux. Il s’était montré si distant avec elle, ces dernières semaines. Elle avait cherché à lui parler ; de quoi, il l’ignorait. Il n’avait pas pris le temps. Il l’avait congédié, d’une main lasse, comme s’ils avaient toute la vie devant eux. Comme si une guerre de gangs ne les menaçait pas depuis des mois maintenant.

L’abandonner une fois de plus aurait été un crime, véritable parjure qu’il ne se serait jamais pardonné.

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Dim 15 Nov - 1:18 (#)


( The Unspoken )

Dans la précipitation, Erynn aurait voulu que Sanford s’en aille avec elle. Mais bien évidemment, ses pensées étaient obnubilées par l’image de la sainte Marisol, de son amour insensé pour elle, de tout ce qu’Erynn n’était pas. Et l’ukrainienne était incapable de lui dire, de sous-entendre qu’elle était morte et qu’il ne la reverrait plus jamais, que dorénavant il n’y avait plus qu’elle. Plus qu’Erynn pour lui démontrer tout son attachement, pour se dévouer à lui. Son être entier bouillonnait, mais elle ne savait plus si c’était les flammes de l’incendie ou sa colère grandissante. C’était trop beau. Trop beau pour être vrai. Trop beau pour elle.
Qu’est-ce qu’elle croyait ? Qu’elle pouvait rivaliser contre Marisol ? Marisol qui avait le droit aux caresses aimantes, aux doux sourires de l’amant, aux étoiles dans les yeux, aux mots poétiques qui volent. Marisol la chanceuse, Marisol qui a détroussé le coeur du mac sensible et pourtant si dur. Marisol qui ne lui permet pas d’être Erynn, pleinement Erynn aux yeux de Sanford.
C’est bien pour cela qu’elle s’en était débarrassée, qu’elle l’avait assassinée : pour avoir Sanford rien que pour elle. Et même maintenant, alors qu’elle ne respirait plus, que les flammes s’occupaient de bruler son corps, de faire disparaître le sang qui avait tâché son joli peignoir, de permettre à Erynn de prendre un nouveau départ, elle était encore là, encore trop présente, encore en travers de son chemin.
Mais quel nouveau départ quand on n’a aucune excuse pour l’abominable chose que l’on a faite ?
Elle se sentit impuissante face à la détresse de Sanford. Elle se savait coupable d’être celle qui aura brisé l’espoir de retrouver Marisol en vie. Elle n’arrivait pas à le regarder dans les yeux quand il lui disait qu’il ne voulait pas repartir sans la jolie latina. Elle n’arrivait pas à lui crier « elle est morte » alors qu’elle l’avait vue de ses yeux vus et que, pire encore, elle en était la cause. Tout ce dont Erynn était capable, c’était de se taire alors qu’il lui disait de s’en aller.

« - Descends. Tu sors de là, tu descends et tu te planques dans la remise. J’suis passé par l’arrière, au cas où. J’ai vu aucun connard en bas, mais essaie de te cacher et je redescendrai dès que je la trouverai, okay ? »

Et Erynn qui passait en revue ses coups de couteau, qui revoyait sa rage faire l’impardonnable. Erynn qui était muette, penchant entre le choc et la honte. Et pourtant, elle l’avait voulue, cette mort sanguinolente. Elle l’avait rêvée même. Elle avait fantasmé sur la disparition de Marisol, sur cet obstacle dans sa relation avec Sanford. Elle avait fait le sacrifice de tuer une personne qui lui était sincèrement très chère à son coeur. Pourquoi n’en éprouvait-elle pas la satisfaction escomptée ? Pourquoi oscillait-elle entre la douleur et l’assouvissement ? Elle aurait voulu s’arracher la tête, se jeter dans les flammes pour se débarrasser de tout ça. Elle n’était pas pleinement rassasiée par cette sombre action, puisque Sanford était toujours pour Marisol et non pour elle.
Et ceci se répétait en boucle dans sa tête.
C’était Marisol avant elle.
Et ce, même après sa Mort.

En attendant, alors que Sanford la repoussait (chose dont elle avait horreur, pensée qui la terrorisait), Erynn bouillonnait. Mais elle oublia rapidement ses états d’âme quand elle vit la silhouette de Sanford s’éloigner d’elle. Il plongea alors à l’intérieur des flammes, bravant les fumées toxiques, risquant sa vie pour une morte. Elle ne pouvait décemment pas le laisser faire, elle ne pouvait pas le perdre si bêtement. Elle aurait voulu crier pour le retenir, en vain.
A son tour, elle retourna en Enfer. Elle se jetait littéralement dans les flammes pour le retrouver et l’aider à s’extirper. Elle essayait, tant bien que de mal, de l’appeler, de hurler son nom, dans l’espoir naïf qu’il arrête tout et qu’il la rejoigne. Mais ce serait plus difficile qu’elle ne le voudrait ; elle en était consciente. Il se perdrait dans cet amas de fumée, dans cette maison incendiée. Il n’avait aucune chance de retrouver Marisol. Encore moins de la reconnaitre avec le corps carbonisé. Mais surtout : elle voulait le préserver de cette vision, elle souhaitait qu’il garde une jolie image d’elle… Elle ne souhaitait pas qu’il soit hanté par ce cauchemar, comme elle restait hantée par le regard trahi.
Quand enfin elle décela Sanford des flammes dangereuses, de ces danseuses lucifériennes, elle se précipita vers lui, empoigna son bras, tenta de le supplier :

« - San, viens, viens, c’est trop tard… Viens… »

L’imploration pouvait être vaine et elle n’avait pas la force nécessaire pour le sortir de là, pour l’obliger à la suivre. Il était bien plus fort qu’elle, bien plus triste aussi, bien plus naïf et désespéré. Que c’est drôle d’essayer, de continuer à creuser alors que nous savons que l’on touche le fond. Elle espérait que cela suffise, qu’il stoppe ses recherches là, qu’il comprenne que cela ne servait plus à rien. Mais les supplications ne semblaient pas être entendues, peut-être parce que sa voix souffrait des nuages incendiaires.

« - Tu ne la trouveras pas… »

Elle était morte. Elle était morte et c’était tout. Elle était morte et Erynn était incapable d’y mettre des mots, de le dire à voix haute puisque ce serait avouer à demi-mot cette vérité exécrable, cette hideuse réalité qui lui collerait à la peau, qui empoisonnerait son esprit, qui serait la cause de ses tourments les plus terribles.

Tu ne la trouveras pas parce qu’Erynn l’avait éliminée.

Alors l’ukrainienne essayait tant bien que de mal de l’arrêter. Elle tenta, par on ne sait quel moyen, de l’obliger à la regarder, de capter pendant quelques secondes la vérité qui brillerait dans son regard. Elle tentera de cacher ce qu’elle avait fait, mais en attendant, elle s’attellerait à sortir Sanford des flammes, à s’en aller avec lui, à s’éloigner de cette maison.
Elle le protégerait de son action abominable, elle ferait en sorte de l’en éloigner le plus possible. Elle lui mentirait pour lui et rien que pour lui. Elle serait capable du meilleur pour lui puisqu’elle a déjà été capable du pire.


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Sanford R. De Castro
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"It was your doom."

En un mot : Patron du Syndicat du String.
Qui es-tu ? :
"No solo de pan vive el hombre."

❂ Proxénète, tenant en longe les filles mues par la loyauté pour les unes, le besoin de protection pour les autres. Chef d'un cartel restreint mais uni.
❂ Descendant d'un père et homme fou, voué au mauvais sort des griffes d'une sorcière furieuse ; malédiction transmise dans le ventre de la mère : garou-étalon à la robe sombre.
❂ Né au Mexique, dans la terrible Ciudad Juarez. A grandi parmi ces terres arides, au sable rendu gluant par le sang des sacrifiées massacrées à la frontière. Orphelin abandonné par le père ; Christa Reyes est venue grossir la liste des disparues.
❂ Jeune pousse cultivée par la bonté des hommes et femmes d'un presbytère qui ne le fait pas rêver, bien que sa Foi persiste. Ses songes se tournent vers les terres d'Amérique. La fougue de l'adolescence le pousse à se saigner aux quatre veines pour un voyage sans retour.
❂ Feu bout de chair à canon ; prostitué par les ritals du gang de San Diego : le prix à payer pour la traversée infernale. Retrouvé par Miguel de Castro, chef du cartel de Phoenix et oncle bienfaiteur.
❂ Habitué à vivre parmi les hommes vulgaires, bavards et brailleurs ; parmi les filles impudiques, jalouses et bruyantes. Se sent à l'aise partout et nulle part, capable de se fondre dans la masse comme de s'imposer dans une foule.
❂ La fuite précipitée d'Arizona et la mort du Parrain l'ont conduit à diriger là où il n'aspirait qu'à obéir. Ses ambitions demeurent encore modestes ; recruter cerbères et fleurs des pavés. Reconstruire.
❂ Hanté par le secret qu'il ne partageait avec personne d'autre que Miguel. Se débat jusqu'à l'épuisement à chaque pleine lune sans qu'aucun espoir ne vienne briser cette roue de torture.
❂ Parasite une partie de Stoner Hill et ses ruelles pourries par le stupre et la misère (Phoenix street). QG presque chaleureux, dans un immeuble cédé une bouchée de pain par la ville. Bureau, cantine, lupanar et seconde demeure, quand il ne réside pas à Pinecrest.
❂ Aime la nuit, les balades en moto, partager du temps avec les filles et les hommes autrement que pour aboyer des ordres et prendre les choses en main. Timidité masquée de détermination et d'humour.
❂ Supérieur d'Erynn Driscoll, Sumire Matsuhime, Maria Parado et Zach Solfarelli. Ami d'enfance d'Honor Mercant.

❂ LOS MUERTOS VIVOS ESTAN ❂

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Facultés : ❂ Il fend l'air depuis tout gosse. Pour les courses les plus innocentes entre les cultures de Ciudad, comme pour attraper un train en marche, filant vers des cieux espérés moins cruels.
❂ Force légèrement accrue de par sa nature de garou, planquée derrière une silhouette haute et longiligne.
❂ Formé à la mécanique par les gars de son oncle ; capable de démonter et remonter un moteur les yeux fermés. Préférence pour les deux-roues, mais amateur de belles bagnoles.
❂ Toujours armé. Répugne à tuer, mais n'hésite pas à se servir d'un flingue. Réputé pour l'élégance étrange de ses meurtres, pendant la "guerre" de Phoenix.
Thème : Land of All ❂ Woodkid
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Dim 20 Déc - 5:54 (#)


The Unspoken
Il ne se serait jamais attendu à avancer aussi « aisément » au travers du brasier. La peur s’effaçait devant sa détermination. Il ne repartirait pas sans elle, c’était impossible. Il en oubliait presqu’Erynn, persuadé qu’il était qu’elle avait obéi à son ordre, ne souffrant d’aucune contradiction. Elle ne pouvait que redescendre, se mettre à l’abri, se planquer comme il le lui avait indiqué. Pour le reste, ce serait lui. Seul, face au feu. Seul, pour la retrouver, elle. Il ne se rendait pas compte de l’état de son pressentiment. Il ne comprenait pas qu’il savait, qu’il sentait déjà, qu’il ne la retrouverait pas. Cette idée était intolérable. Il ne se voyait pas à un seul instant rentrer sans la ramener, elle aussi. Et Maria ? Que dirait Maria ? Maria n’aurait jamais accepté de tourner les talons. Elle aurait agi comme lui. Elle aurait fouillé les lieux de fond en comble, quitte à s’en brûler les sourcils, à s’en cramer les cheveux, à voir roussir ses fringues. Une vie était en jeu. Il n’était donc pas question de lâcheté, ici. Alors, il chercha. Il ne criait pas. Il n’appelait plus. Il voulait simplement qu’on la lui rende. Inquiet, de plus en plus inquiet, traçant son chemin entre deux lueurs orangées menaçantes, il ne se rendait pas compte de la plainte qui, déjà, commençait à lui échapper, ayant remplacé les invectives, l’éclat du nom aimé entre deux craquements, crépitements et étincelles. Il crut devenir fou. Il crut tomber dans une sorte de semi-coma, une inconscience qui le voyait marcher sans s’en apercevoir. Marisol. Il voulait lui demander pardon, il voulait l’entendre lui parler de nouveau, la supplierait de lui confier ce pourquoi elle désirait tant s’entretenir avec lui. Il ferait des efforts, surmonterait avec maturité leur situation complexe, leur couple difforme, qui désormais n’était plus. Il se comporterait comme un homme, un vrai, comme un vrai parrain comme son oncle avait tenté de le lui enseigner. Il lui avait montré la voie. Ne restait plus qu’à la prendre. Même si cette voie devait s’avérer telle qu’ainsi, cette nuit, remontant péniblement le plancher, tourmenté par l’incendie. On ne pouvait pas la lui enlever maintenant. Ils ne pouvaient pas se séparer sur un silence aussi froid.

Quelque chose stoppa brutalement son avancée, et il pivota tout aussi promptement vers l’arrière, tombant nez à nez avec Erynn, accrochée à lui et qui le tirait en sens inverse. Sa demande résonna sans qu’il ne s’en aperçoive réellement. Il n’entendait pas vraiment ses paroles, les devinait plus qu’autre chose. Et, surtout, elles n’avaient aucun sens pour lui, en cet instant précis. Il ne comprenait pas. Marisol et Erynn s’entendaient bien. Il ne lisait pas la mesquinerie d’une putain obsédée par sa seule sauvegarde, prête à abandonner l’une de ses compagnes. Car le cartel était bâti ainsi. Le cartel n’abandonnait jamais l’un ou l’une des leurs. Jusqu’à ce que les tentatives de corruption se multiplient, que l’argent coule de mains en mains, voyant ainsi tout un code d’honneur s’effondrer, et faire passer les bons, dans le camp des mauvais. L’argent achetait tout, y compris la loyauté. Mais Erynn, elle, était encore là. Ce qui prouvait bien que ses mains demeuraient blanches. Il voulait y croire encore. Cependant Erynn, elle, n’y croyait plus. Et cela lui fit mal. Il la dévisagea, pourtant sans la voir, comme si elle avait définitivement perdu la raison. Il haletait, passant de son visage à la porcelaine brisée au fond du couloir qu’il cherchait désespérément à atteindre. Le lâcher prise n’était même pas une option envisageable.

« Non… » Non, il n’était pas trop tard. Non, il ne tournerait pas les talons avant d’être certain que tout espoir était à abandonner. Perturbé, il se tourna pleinement face à elle, mais ce fut pour lui agripper le poignet à son tour de sa main libre, la secouant avec plus de vivacité qu’il ne l’avait fait jusqu’alors. « Réponds-moi. RÉPONDS-MOI. Pourquoi est-ce que tu dis ça ?? Pourquoi tu ne m’aides pas à la chercher ?? » Pourquoi ? Pourquoi ce qu’il lisait dans son regard lui demeurait hermétique, étrangement hermétique ? Pourquoi tous ses sens s’étaient fermés eux aussi, sans qu’il n’en saisisse la raison ? C’était comme s’il ne sentait plus les parfums de bois (de chair) ou de tissu brûlé. « Est-ce que tu l’as vue sortir OUI ou NON ?! Pourquoi est-ce que ce serait trop tard ? Tu es bien là, toi !! »

Leurs prunelles s’attrapèrent, tandis qu’elle cherchait visiblement à l’ancrer à elle. Elle voulait lui transmettre un message, une résolution qui l’habitait de pied en cap. Mais ça ne passait pas. Il ne lisait rien, au fond d’elle. Il ne comprenait pas. Il ne comprendrait jamais. Il oublierait en apparence, plus tard, bien plus tard, cette scène surréaliste voyant leurs deux silhouettes peut-être bientôt prisonnières, promises à une mort certaine. Toutefois, ni le désert, ni le train, ni les Ritals de San Diego ne l’avaient eu. Ce ne serait pas cette nuit qu’il courberait l’échine pour accueillir sa fin. Il était trop tôt pour cela. Bien trop tôt. On l’attendait, par ailleurs, à la hacienda. On comptait sur lui.
Il la relâcha sèchement, puis lui tourna le dos pour reprendre sa progression. Il voulut hurler encore, mais aucune syllabe ne s’échappa d’entre ses lèvres presque craquelées par la chaleur qui ne cessait d’augmenter autour d’eux, étouffante. D’un geste agacé, il rangea son flingue pour libérer ses paumes du poids de l’arme, convaincu qu’aucun ennemi autre que les langues mordorées ne les attendait plus, dans l’immeuble voué à la destruction.

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Mar 9 Mar - 23:08 (#)


( The Unspoken )

La voix de Sanford eut l’effet d’un coup de couteau dans sa poitrine. D’abord parce qu’il était aveuglé par Marisol, ensuite parce qu’il préférait ne pas l’écouter et enfin parce qu’il risquait sa vie pour rien. Et finalement, le brouillard et la violence. La violence de la poigne, la violence du ton, la violence des paroles, la violence du regard. La folie prenait place dans le corps de Sanford et jamais Erynn n’aurait cru ressentir de la peur à son égard. Ou peut-être craignait-elle qu’il n’y découvre le pot aux roses ? Elle ferma les yeux alors que ses cris se faisaient de plus en plus puissants. Erynn avait la sensation d’être secouée (et peut-être était-ce le cas). Pourquoi cherchait-il absolument des réponses ? L’ukrainienne aurait fortement souhaité qu’il l’écoute, en silence, et la suive. Qu’il ne pose pas de questions ; qu’il lui fasse confiance, mais il n’en était rien. Sanford était comme les autres, il avait autant de méfiance à son égard que les autres. Et Erynn avait perdu la seule amie qu’elle n’avait jamais eu. Et plus Sanford s’emportait contre elle (contre la vie), et plus il lui faisait mal. Elle était certaine qu’il aurait pu lui briser le poignet en mille morceaux (un peu comme l’était son coeur).

« - Tu me fais mal… » qu’elle couinait, comme un chaton, comme une poupée de porcelaine.

Mais ce n’est pas seulement physiquement qu’elle souffrait. Quelque chose venait de se briser dans le plus profond de son être, elle avait pu entendre le bruit sourd et ressentir l’atroce douleur. D’autant plus quand Sanford s’éloigna d’elle, faisant finalement demi-tour, pour continuer dans son périple.

L’effroi envahi l’ukrainienne de toutes parts. Sanford avait beau choisir, encore et toujours Marisol, elle ne pouvait pas le laisser. Elle ne pouvait pas l’abandonner. Elle ne faisait pas tout cela pour un rien, il ne l’avait pas arrachée de sa misère pour rien. Leur destinée était liée pour une obscure raison, elle le savait au fond d’elle.. C’était une certitude. C’était quelque chose de bien plus puissant, bien plus qu’elle ne pourrait le croire. Comme une action incontrôlée, une histoire dont elle n’était pas souveraine. Une fatalité. Tels les héros des histoires qu’elle avait pu lire. Tels les tragédies grecques qui avaient pu bercer certaines de ses nuits.
Restait à savoir quel héros tragique elle était.

Erynn ne laisserait pas Sanford à l’abandon. Elle pourrait mourir dans les flammes de l’enfer qu’elle ne le laisserait pas seule. Elle le rejoindrait coûte que coûte, même si cela signifiait finir six pieds sous terre.

« - SAN ! »

Elle hurla de toute son âme, prête à y expulser ses poumons. Il semblait hermétique à toutes formes de raisonnement, sourds à tous éclats de voix, aveugle à toutes les formes possibles. Et Erynn, dans l’instant de folie, l’avait suivi, le collait aux basques pour ne jamais le voir partir.
C’est drôle parce qu’elle faisait tout cela pour se rapprocher de lui ; et lui ne faisait que s’éloigner d’elle.

« - Sanford, je t’en prie, écoute-moi… »

Elle aussi s’était agrippée à lui, toussotant à cause des nuages de fumées. Elle se sentait un peu divaguer, être totalement à l’ouest, mais elle savait que tout irait bien tant qu’il était là.
Un peu comme le phare dans la nuit, celui qui vous fait éviter les roches et vous permet d’avancer dans le brouillard.

« - Marisol est… Je… »

Marisol est morte parce que je l’ai tuée, je l’ai poignardée comme une vulgaire proie. Marisol est morte parce qu’elle était amoureuse de toi. Marisol est morte parce que tu étais amoureux d’elle. Marisol est morte parce qu’elle était Marisol. Marisol est morte ; mais elle continuera à me hanter.

« - Elle m’a aidée mais j’ai pas pu… J'ai pas réussi... Je t’en prie San… Elle ne reviendra pas, allons-nous en… »

Marisol m’a aidée, mais je l’ai assassinée. Marisol m’a aidée, mais j’étais acharnée. Marisol m’a aidée et elle est en train de cramer… Je suis désolée Marisol, mais je le devais, tu le menais à sa perte.
Erynn continuait les supplications. Elle suppliait si ardemment que ce serait un miracle s’il décidait, finalement, de la suivre. Et quand elle retrouvera son esprit, quand la lucidité refera surface, quand les coups de poignard viendront hanter ses songes, elle se rendra compte d’à quel point elle pouvait être dangereuse. Elle aurait atrocement peur d’elle-même et des choses qu’elle était capable de faire sans vraiment le vouloir.

« - Sanford… »
Je t’en prie, pardonne-moi. Pardonne-moi de bien trop tenir à toi pour laisser quelqu’un te saccager, ou se mettre entre nous deux. Pardonne-moi mais d’abord suis-moi, sauve-toi, sauve-moi. D’ici, de là, de tout. Allons-nous en, tous les deux, ailleurs, que ce soit loin ou tout prés. Oublie Marisol, oublie cette nuit, oublie les flammes, oublie les larmes.


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Sanford R. De Castro
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Sam 22 Mai - 4:08 (#)


The Unspoken
Il se fichait bien de lui avoir fait mal, tout en comprenant qu’il était en train de perdre les pédales, ce qui l’inquiétait par-dessus tout. Les hurlements de la jeune femme aussi le terrifiaient. Lui qui pourtant avait côtoyé de si près la pauvreté crasse, frôlé la mort, marché sur les terres latinos contaminées par la misère, le crime impuni, entendit dans les cris hystériques d’Erynn une alerte qui suffit à lui faire au moins ralentir l’allure. Conjugués à la destruction environnante, aux flammes dévorant tout sur leur passage, à cette scène de fin du monde qu’il n’aurait pu imaginer malgré la dégringolade de leur influence en Arizona, un parfum d’hécatombe parvint à surpasser tous les autres, jusqu’aux plus insupportables. Elle ne tournerait pas les talons, n’obéirait pas. Erynn Driscoll était comme lui : une putain de tique accrochée coûte que coûte à une vie ingrate qui les avait recrachés dans ce vortex abrutissant, parmi une foule d’indifférents, de bourreaux, de tortionnaires ou de promontoires sur lesquels se percher pour survivre, au moins quelques jours de plus. Ils étaient de la même race, et peu importait que sous les « faces » qu’elle peignait pour remodeler ses traits, la peau de la putain était diaphane, quand la sienne demeurerait hâlée pour toujours. Peu importait qu’ils soient nés si loin l’un de l’autre. Peu importait qu’il subisse la marque d’une malédiction héritée du ventre de sa mère. Ils étaient les nouveaux maudits d’une génération nouvelle, à la fois façonnée par les privations, par la mondialisation malheureuse, et par le surnaturel frappant au gré du hasard.

Alourdi par les griffes de la jeune femme, il finit par se retourner vers elle de plus belle, la fixant sans réellement la voir. Il avait entendu ce qu’il ne voulait ni ne pouvait pas accepter. Il la dévisageait comme si elle n’était qu’une fumerolle grise plus solide et consistante que les autres. Comme s’il était seul, seul dans la bâtisse dévorée par le feu. Il n’était pas stupide. Il n’était pas aveugle. Marisol n’était pas là. Si Marisol était encore vivante, alors pourquoi n’était-elle pas venue à sa rencontre ? Pourquoi n’avait-elle pas suivi Erynn ? Pourquoi ne l'avait-il pas même entendue l'appeler ? Marisol l'aurait appelé. Il voulut parler, mais aucun mot ne parvint à sortir. Il se contentait de rester planté là, à la regarder pleurer et supplier. Puis, il chercha de nouveau à découper de sa vision gênée par les cendres le fond du couloir. Personne ne venait. Personne ne viendrait plus. Au vide sidéral que ce constat inébranlable répandait dans chaque parcelle de lui, le grincement caractéristique du bois en train de céder se fit entendre. Il leva la tête, s’arrachant au choc pour voir avec horreur le plafond s’écrouler au-dessus de leur tête. « ATTENTION ! » De son bras, il la repoussa, faisant barrage de son corps contre les débris et projections potentiels. Ils devaient sortir. Ils ne pourraient pas s’attarder davantage. La charpente s’écroula dans un fracas incroyable, leur barrant la route aussi sûrement que les protestations véhémentes de la fille de joie contre lui. Lorsqu’il la dévisagea de nouveau, ce fut cette fois avec une forme de gratitude et de reconnaissance profondes. S’il s’était avancé… S’il avait marché seul, jusqu’au bout du corridor… Une ultime fois, il s’attendit à un cri. Un cri aux notes familières, une agitation portant la marque de deux jambes connues par cœur, d’une chevelure brune trop longue, d’un derme parfaitement assorti au sien. Mais même son fantôme ne lui apparut guère.

Partir.
Il fallait partir.
Sortir.

Alors, sa main chercha celle de sa protégée, emmêlant les phalanges pour la traîner dans son sillage. Il n’attendrait pas la mort ici avec elle. Il ne finirait pas enseveli sous les gravats, lentement carbonisé et étouffé. Il n’avait pas traversé la frontière pour finir ainsi. (Son corps. Il n’avait pas vu son corps. S’il n’y avait pas de corps, alors pas de meurtre. Pas de preuve. C’était bien ce que les flics disaient toujours, à Juarez. C’était bien ce qu’ils avaient dit lorsque Christa n’était pas rentrée des maquiladoras). Les escaliers étaient traîtres, et il tâchait tant bien que mal d’éviter les degrés suspects, jusqu’à leur faire atteindre le rez-de-chaussée. Il n’avait même pas prêté réellement attention à la mise d’Erynn. Tant pis. Il la mettrait à l’arrière de sa bécane, et ils partiraient. Ils fuiraient. Ils passèrent par la réserve, débouchèrent dans la rue, qu’il prit à peine le temps de surveiller en cas de guet-apens potentiel. Pas le temps. Ils coururent encore jusqu’à la Ducati toujours stationnée là où il l’avait laissée. Pas de casque. Pas de protections. Pas le temps. Il enfourcha la mécanique, attendit à peine de la sentir s’installer près de lui, puis alluma les gaz et fit vrombir le métal sous ses cuisses. En trombes, il chercha à se dégager des ruelles du quartier le plus rapidement possible, redoutant à tout instant d’entendre siffler les balles de calibres plus ou moins mortels dans leur dos. Obsédé par l’idée de rejoindre la hacienda, les leurs, tous ceux qui avaient survécu. Il voulait croire qu’il trouverait Marisol. Elle serait là. Erynn avait déliré. Elle avait réussi à s’échapper d’une autre façon, voilà tout. Peut-être que Gabriel lui-même l’avait cueillie au passage, sa rose, sa fleur des pavés. Peut-être qu’elle l’accueillerait avec l’expression du soulagement ultime. Alors il se jetterait à ses pieds, dans ses bras, la supplierait de lui pardonner et écouterait ce qu’elle souhaitait tant lui confier, depuis quelques jours.

Lorsque les pompiers furent enfin prévenus que le site partait en fumée, les quelques corps abandonnés étaient noircis, inidentifiables depuis longtemps.  

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Only God Forgives

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