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Cent ans de solitude • Kaidan

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ADMIN ۰ Mignon comme Tchoupi, aussi vnr que Moundir : le Loup d'la Vieille (la chair vivante, c'est gourmang-croquang)
Gautièr Montignac
Gautièr Montignac
ADMIN ۰ Mignon comme Tchoupi, aussi vnr que Moundir : le Loup d'la Vieille (la chair vivante, c'est gourmang-croquang)
◖ INACHEVÉ ◗

Cent ans de solitude • Kaidan  WjqXz0V Cent ans de solitude • Kaidan  7dbuIBt Cent ans de solitude • Kaidan  A4xF6gr

"C'est une histoire de dingue.
Une histoire bête à pleurer."

En un mot : Meursault d'Occident. Sorel d'Amérique.
Qui es-tu ? :
"J'irais bien voir la mer.
Écouter les gens se taire."

◖◗ Homme du pays occitan, dans le Sud de la France. Né au cœur des Pyrénées aux sommets blanchis, entre le soleil et la rocaille du mois de juillet 1898.
◖◗ Loup-garou Bêta condamné à fuir famille et village, jeté sur les voies forestières d'un exil, des frontières d'Espagne aux vallées de Lozère. Voyageur infatigable, jusqu'au Nord de la France et la côte est américaine.
◖◗ Relation d'amour et de haine pour cette France ingrate. Son sang a coulé pour des généraux dont le pied n'a jamais foulé le no man's land de la Grande Guerre. Membre d'un réseau clandestin dans les années 40.
◖◗ Rêveur misanthrope à la philosophie d'un autre temps. Passe sans mal de l'empathie au jugement, de la tolérance au dégoût. Aide lorsqu'il le peut. Tue quand il le doit. Bestiole dans le crâne qui commandite d'étranges désirs.
◖◗ Homme à tout faire : capable de nettoyer les chiottes, de garder un musée, de balayer la rue ou de tenir une caisse. Prédilection pour les postes de serveur, aidé par ses hanches étroites et ses bras solides. Poste d'observation privilégié pour tous les comportements humains et non-humains.
◖◗ Rebut. Incapable de s'adapter pleinement à une meute. Chaque tentative se solde par un échec plus ou moins pénible. Solitaire, se protège derrière la barrière de mensonges qui résistent encore aux outrages du temps. Prétend n'être rien d'autre que la Bête du Gévaudan. S'en convainc parfois, ou bien d'être un descendant.
◖◗ A subi les affres du sang et de la rumeur capable de frapper tous les bourgs et hameaux des campagnes profondes. Accusé de crimes qu'il n'a pas commis. N'a jamais eu l'occasion de racheter son honneur parmi les siens.
◖◗ Ancien amant de Mei Long, poupée chinoise de sang royal. La rencontre entre deux écorchés de la vie, entre deux psychés abîmées, vouées à toutes les folies et aux errances mortifères dans les bois du Maryland.
◖◗ Poursuivi par des flics qui n'ont pas pour habitude de lâcher prise. Connu des autorités américaines depuis les années 70. En cavale permanente. Passé maître dans l'art des identités plastiques, artificielles. Espère trouver à Shreveport l'abri de la dernière chance, en incorporant les rangs de la meute. Tueur de flics et de femmes.
◖◗ Mélancolique. Dans ses bons jours, capable de déceler la beauté dissimulée derrière tous les aspects de l'existence. Amoureux d'Histoire et de littérature, lecteur infatigable de Camus et de Céline.
◖◗ Dérangeant. Par ses regards perçants, par ses paroles sans filtre, par ses rires grinçants : inadapté, mais sympathique, si son interlocuteur s'y prête.

◖BÊTE DU GÉVAUDAN◗

Cent ans de solitude • Kaidan  S6v5sWR Cent ans de solitude • Kaidan  N1Hqv8C Cent ans de solitude • Kaidan  TlIINL9

"L'a pas tellement changé la France.
Passent les jours et les semaines,
Y'a qu'le décor qui évolue.
La mentalité est la même.
Tous des tocards, tous des faux culs."

Facultés : ◖◗ Faiseur d'histoires. Capable d'inventer mythes et récits sans effort. Charmant ou effrayant tour à tour. Se réinvente sans cesse, personnage protéiforme.
◖◗ Passé maître dans l'art de dissimuler un corps et d'en ôter la vie. Tous les moyens sont bons.
◖◗ Sait comment survivre face au froid, à la pluie, à la grisaille et à la brume, aux mers, aux monts et aux coups bas. Aux morsures, aux traîtrises, aux caresses, aux promesses.
Thème : Le Fleuve ◖◗ Noir Désir
Cent ans de solitude • Kaidan  L4AOxKs
◖MINDHUNTER◗

Cent ans de solitude • Kaidan  M70Ex1d Cent ans de solitude • Kaidan  IfwWWwA Cent ans de solitude • Kaidan  QeVIwzX

"Je vais les rues je vais les lieux où on ne m'attend pas. Ceux que je croise au fond des yeux, non, ne me voient pas. Je parle à des gens comme moi qui n'ont l'air de rien. Des esclaves en muselière qui n'en pensent pas moins."

Cent ans de solitude • Kaidan  WdHxnMJ
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Sam 30 Jan - 3:15 (#)


Epuise le champ des possibles.
 Longue ligne faite de nuit, bras ballants, pantin gesticulant en des mouvements ordonnés. Béret désuet, grisâtre, sur le crâne. Comme si le temps n’avait jamais cessé de se répéter, le rendant prisonnier d’une boucle comprise entre le début du siècle dernier et les années cinquante. Glorieuse époque, faite de guerre, de hauts, de bas et de sang, de trahisons, de renouveaux, d’espoir et de destruction. Lorsqu’il marche, déambule ainsi dans les rues de ses contemporains, il ne cesse jamais de ressasser l’Avant. Non pas qu’il se complaise dans une éternelle nostalgie, mélancolie douloureuse et dont il se passerait bien – l’Avant, il l’a connu, lui. Ce n’était pas mieux. Non. Simplement, il n’oublie pas. Il n’oublie pas que rien n’est acquis, dans ce monde comme dans un autre, que les murs fièrement implantés, les buildings poussant haut et les monuments si chers aux yeux des Amerloques, ne pèseraient pas grand-chose, ne feraient pas le poids, face aux bombes qui ont ravagé Caen, Londres ou Dresde. Le décor change, les paysages bougent, mais lui… lui demeure immuable, ou presque. Il pense aux matériaux, qui ne sont plus forcément les mêmes. Il pense à l’insouciance de certains, aux peurs paniques, injustifiées, des autres. Aux histoires de complot, aux fantasmes entourant les anciennes ères, construites et modelées dans un terreau de combats, d’incertitudes, certes, mais terriblement vivantes, puissantes, pour ceux qui les avaient vécu. Comme lui. La fadeur moderne lui est pourtant d’un grand repos, car il n'est pas assez ingrat pour regretter véritablement les époques de crise, d’occupation, d’inculture. Les progrès effectués depuis étaient minces, mais sensibles, à ses yeux. Lui peut comparer. Mieux, de son point de vue, que n’importe quel historien s’exprimant avec une faconde insultante sur les plateaux de télévision pour des Américains incapables de placer Paris sur une carte. Il est un souvenir vivant. Un croquis découpé à la hâte dans un magazine imprimé en noir et blanc, et collé sur les pages en vogue lues bien plus souvent sur internet qu’achetées à un vrai commerce spécialisé. Il détonne. Il jure avec le cadre. Sa mise n’est pas excentrique, mais n’importe quel œil aiguisé pourrait lire les signes. Les détails. De son couvre-chef à la facture à peine élimée, des habits bien entretenus (confectionnés ailleurs qu’au Bangladesh ou en Chine), de ses chaussures au cuir fatigué, jusqu’à sa démarche trahissant un on-ne-sait quoi d’inaccoutumé. Il n’est pas de ce monde. Il n’est pas d’ici. Ni de là-bas. Il n’est personne. Un anonyme parmi les milliers d’autres.
Dans cette nuit chaude qui ne lui déplaît pas, il revient d’une course rapide, guère essentielle mais agréable. La communauté noire qui fréquente l’éternel établissement pour lequel va sa prédilection a fini par se faire aux visites de l’homme blanc étranger. Son béret a d’abord fait parler de lui, en attirant l’attention d’aînés dont il pourrait être le grand-père. Peu à peu, les coups d’œil se sont faits moins méfiants. Moins hostiles. Son attitude discrète, guère provocatrice, presque indifférente et cependant pas méprisante a, avec les mois, contribué à faire de lui le petit gars poli qui vient là, on ne sait pas trop pourquoi. Cela lui convient parfaitement. Il n’a jamais saisi la passion de cette époque pour déterrer toutes les vérités possibles, pour vriller le cœur du moindre secret. Impudeur. Il fume en marchant, revenant chez lui avec un sac de papier craquant à chacun de ses pas sous le bras. Il a remarqué ce détail étrange : les Américains polluent, à un point inimaginable, et peu de commerces sur la côte est s’ingénient à fournir des sachets recyclables. En revanche, se revendiquant à la fois de la santé publique, du nettoiement des voies et de la pollution engendrée, fumer est mal vu, voire interdit sur un trottoir. Il s’en moque. La nuit est jeune, mais pas tant que ça. Il rase les murs, surveille les potentiels gyrophares, fuit les passants qu’il croise, et s’offre le plaisir mérité du tabac contre la glotte, avalant la fumée pour mieux la recracher avec mépris, la souffler longuement par les narines. C’est son plaisir, oui. Et personne ne le lui retirera.

Car sa décontraction habituelle dissimule en effet un pressentiment mauvais. Il se sent suivi, scruté. Un sacré bout de temps passé à cavaler semble l’avoir doté de ce sixième sens extraordinaire. Cependant, en dépit de tous ses efforts, toutes ses tentatives pour éviter de voir se reproduire un fiasco comme lors de ses retrouvailles avec Mei, il ne repère rien. Aucune activité suspecte autour de lui. Aucun changement de comportement parmi ses collègues et rares fréquentations (car c’est toujours là que le bât commence à blesser : les signes viennent des gens, des délateurs, des collabos). Il fait chou blanc. Il craint de tomber dans le piège d’une paranoïa prononcée, maintenant que le voilà installé depuis décembre à Shreveport. Il doit se faire bien plus prudent encore, sans pour autant que cela n’apparaisse comme une manière d’agir inquiétante ou surprenante en elle-même. Un talent rare, nécessitant une dextérité et un doigté de maître, que ses phalanges interminables commencent à pratiquer sans hésiter. Cela le réjouit et le peine. Jamais il ne se sera comporté comme une créature « normale ». Jamais. Même l’éclat d’obus figé éternellement dans son crâne ne peut justifier une telle déviance. Tout n’a été qu’accentué, mais l’inné ne cesse de parler. L'inné était là depuis la conception, la gestation. Il ne voudrait pas que l'on s'y trompe : il n’envie pas les milliards de coquilles vides ou insignifiantes qui se promènent, errent puis traînent en attendant la fin. Il se dit simplement que tout aurait été plus doux, moins complexe, plus aisé.

Le garou approche de l’entrée de son immeuble, quand il croit percevoir un croassement. Encore un. Il lève la tête, guette les branches d’un arbre planté là ; pas massif, mais aux feuilles lui dissimulant la parure noire du corbeau qui déclame. Il fronce les sourcils, surpris. Depuis un moment maintenant, il croit entendre la même bestiole, systématiquement présente quand il rentre à son domicile. Avertissement. Il n’a jamais sous-estimé ces volatiles intelligents, parfois pénibles, mais séduisants et dont l’élégance l’a toujours attiré. Malgré sa vue perçante, la pénombre joue parfaitement le rôle de camouflage. Son angoisse augmente. Il se sent en danger exposé ainsi et, en pivotant dans un élan panoramique, vérifie que personne ne l’observe depuis un point plus éloigné. Puis, il se hâte d’échapper à la rue, demeure figé dans le hall le temps que ses battements de cœur désordonnés se calment, et vérifiant que rien ne bouge, dehors. Au bout d’une éternité, il se détourne, grimpe les escaliers pour pénétrer dans l’appartement, balançant immédiatement son sac sur la table de ce qui ne peut être nommé cuisine ; tout juste une kitchenette acceptable. Le battant de la fenêtre a basculé, mécanisme bricolé par ses soins afin de lui permettre d’ouvrir – il ne supporte pas de se sentir enfermé. L’air pénètre dans l’habitation, rafraîchit son visage enfiévré par, sinon la peur, du moins l’éternelle morsure du stress qui ne cesse de poursuivre tout criminel, tout homme dont la conscience n’est pas lavée.

Dans le noir, une odeur intruse se voit portée à ses sens par la grâce d’un coup de vent faisant claquer le verre ; une seconde fermé, puis rouvert.

Quelque chose ne va pas.

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Le Temps qui reste

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Wizard Cop : Cochon sauvage et Binette sacrée ;
Kaidan Archos
Kaidan Archos
Wizard Cop : Cochon sauvage et Binette sacrée ; "Touche pas à mes gosses !"



I LICKED IT
SO
IT'S MINE.




En un mot : Instinctif
Qui es-tu ? :

I WILL BE BRUTAL.

Cent ans de solitude • Kaidan  ITyQW0C Cent ans de solitude • Kaidan  Hsq1vAQ
Cent ans de solitude • Kaidan  GCVSGRo Cent ans de solitude • Kaidan  E6Ee1DL
Cent ans de solitude • Kaidan  3kUbKvN Cent ans de solitude • Kaidan  XmlIMCa

Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
Thème : Animal - MISSIO
Cent ans de solitude • Kaidan  43c78365725368f4005f6002a1c04ddd

Beat me up
Beat me down
Mess me up
Beyond all recognition

For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


-

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Cent ans de solitude • Kaidan  Tenor
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Pseudo : Latrine
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Lun 15 Fév - 20:46 (#)


Un dernier croassement près de la fenêtre, c’est un soudain coup d’ailes et des pattes robustes qui s’installent sur le battant et le force à rester ouvert. Dans le noir, ainsi posé, le corbeau d’une taille considérable entreprend une chansonnette désagréable qui fait plus penser à des hurlements qu’un agréable cui-cui d’oiseau. Qu’est-ce qu’il lui voulait, le piaf ? Les corbeaux n’avaient pas l’habitude de pousser leur hurlement sinistre si tard. N’importe qui de normal y verrait un signe lugubre ou une hécatombe à venir. Il courba son cou pour mieux observer à l’intérieur, son œil à la pupille dilatée, aux mouvements rapides, se fit scrutateur sur la moindre émotion dans l’appartement. Son large bec noir se frotta contre la vitre, un étrange crissement répétitif remplaçant les cris de l’animal. Comportement hors du commun, était-ce la même bestiole qu’il l’attendait quand il entrait chez lui ?

Non.
Ce n’était pas elle.

Parce que celle qui le saluait depuis quelque temps quand Gautier se pointait à son appartement était déjà à l’intérieur. Avant qu’il ne rejoigne l’étage où il vivait, la bestiole en question avait ouvert la fenêtre avec un peu d’insistance et de savoir-faire. L’oiseau s’était simplement invité, ébrouer ses plumes et sautiller sans un bruit, sans rien saccager, pour lentement se diriger dans la salle de bain.

C’est de là que l’odeur intruse venait.

De derrière la porte pas tout à fait fermée.


Étrange bouquet qu’était celui d’un métamorphe finissant de se transformer. Kaidan était vieux, avait de l’expérience en la matière : où les plus jeunes prenaient cinq minutes et plus pour se transformer, cela lui demandait une minute. De plus en plus tôt et de plus en plus tard, le cycle de la lune et du soleil s’étirant jusqu’à de dangereuses limites qu’il apprivoisait lentement. Il n’avait que ça à faire, entre ses missions débiles et ses rapports stupides, d’exercer les dons que la nature lui avait prodiguée. Et dans cette ville de maboule, il préférait se pratiquer à toutes éventualités, gagner en force, être prêt…


Enfin, il n’avait pas tout à fait fini sa transformation qu’il ouvre la porte lentement, roulant des épaules, grognant, la voix très rauque, dans un soupir plutôt las :

- Ça va aller, tu peux y aller maintenant.

Et le corbeau émit un « couak » approbateur et s’envola comme s’il avait compris ce que l’humain lui avait dit. Humain qui avait encore quelques traces de sa dernière apparence. Sur sa peau, des pointes noires se dissimulaient sous son derme, des plumes bleues-nuit glissaient lentement sous sa courte chevelure. Sa peau foncée retrouvait la pâleur des gens du Nord dont sa forme bipède était affublée.

- Bordel Gautièr, qu’est-ce que tu fais à Shreveport ? demande-t-il, complètement nu, comme s’il portait la nuit comme la plus classieuse des parures. J’ai eu de la difficulté à croire que c’était toi quand je t’ai senti. Tu as envie de te faire choper une autre fois ? Le NRD à ses quartiers a à peine quelques kilomètres d’ici !

Il n’était pas content de revoir son ancien voisin de cellule ici. Il aurait préféré le croiser dans toute autre situation, mais à Shreveport, c’était complètement ridicule. Kaidan pince le haut de son nez puis observe cet ex-compagnon d’infortune gravement. Avant qu’il ne panique, il explique :

- Ça fait quelque temps que je passe m’assurer que tu rentres bien chez toi et que personne ne te suit. Tu fais attention, c’est certain, mais… Il secoue la tête de gauche à droite, Tu n’avais pas envie de changer de couleur de cheveux ? Ou de style vestimentaire ? Des lunettes peut-être ?

Mais bien sûr que non, il n’aurait pas fait ça. Gautier, avec son béret d’une autre époque, d’un autre monde et pas celui-ci. Il détonnait juste un peu, mais trop au goût du métamorphe qui s’était arrangé pour faire sortir le garou des geôles du PASUA. Rats de laboratoires, ils avaient affronté chacun leur tour une série d’examens et d’expériences plus ou moins scientifiques. Disons que cela tisse des liens quand la seule chose qui te garde un pied dans le monde réel est la conversation avec l’être survivant adjacent.


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Gautièr Montignac
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"C'est une histoire de dingue.
Une histoire bête à pleurer."

En un mot : Meursault d'Occident. Sorel d'Amérique.
Qui es-tu ? :
"J'irais bien voir la mer.
Écouter les gens se taire."

◖◗ Homme du pays occitan, dans le Sud de la France. Né au cœur des Pyrénées aux sommets blanchis, entre le soleil et la rocaille du mois de juillet 1898.
◖◗ Loup-garou Bêta condamné à fuir famille et village, jeté sur les voies forestières d'un exil, des frontières d'Espagne aux vallées de Lozère. Voyageur infatigable, jusqu'au Nord de la France et la côte est américaine.
◖◗ Relation d'amour et de haine pour cette France ingrate. Son sang a coulé pour des généraux dont le pied n'a jamais foulé le no man's land de la Grande Guerre. Membre d'un réseau clandestin dans les années 40.
◖◗ Rêveur misanthrope à la philosophie d'un autre temps. Passe sans mal de l'empathie au jugement, de la tolérance au dégoût. Aide lorsqu'il le peut. Tue quand il le doit. Bestiole dans le crâne qui commandite d'étranges désirs.
◖◗ Homme à tout faire : capable de nettoyer les chiottes, de garder un musée, de balayer la rue ou de tenir une caisse. Prédilection pour les postes de serveur, aidé par ses hanches étroites et ses bras solides. Poste d'observation privilégié pour tous les comportements humains et non-humains.
◖◗ Rebut. Incapable de s'adapter pleinement à une meute. Chaque tentative se solde par un échec plus ou moins pénible. Solitaire, se protège derrière la barrière de mensonges qui résistent encore aux outrages du temps. Prétend n'être rien d'autre que la Bête du Gévaudan. S'en convainc parfois, ou bien d'être un descendant.
◖◗ A subi les affres du sang et de la rumeur capable de frapper tous les bourgs et hameaux des campagnes profondes. Accusé de crimes qu'il n'a pas commis. N'a jamais eu l'occasion de racheter son honneur parmi les siens.
◖◗ Ancien amant de Mei Long, poupée chinoise de sang royal. La rencontre entre deux écorchés de la vie, entre deux psychés abîmées, vouées à toutes les folies et aux errances mortifères dans les bois du Maryland.
◖◗ Poursuivi par des flics qui n'ont pas pour habitude de lâcher prise. Connu des autorités américaines depuis les années 70. En cavale permanente. Passé maître dans l'art des identités plastiques, artificielles. Espère trouver à Shreveport l'abri de la dernière chance, en incorporant les rangs de la meute. Tueur de flics et de femmes.
◖◗ Mélancolique. Dans ses bons jours, capable de déceler la beauté dissimulée derrière tous les aspects de l'existence. Amoureux d'Histoire et de littérature, lecteur infatigable de Camus et de Céline.
◖◗ Dérangeant. Par ses regards perçants, par ses paroles sans filtre, par ses rires grinçants : inadapté, mais sympathique, si son interlocuteur s'y prête.

◖BÊTE DU GÉVAUDAN◗

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"L'a pas tellement changé la France.
Passent les jours et les semaines,
Y'a qu'le décor qui évolue.
La mentalité est la même.
Tous des tocards, tous des faux culs."

Facultés : ◖◗ Faiseur d'histoires. Capable d'inventer mythes et récits sans effort. Charmant ou effrayant tour à tour. Se réinvente sans cesse, personnage protéiforme.
◖◗ Passé maître dans l'art de dissimuler un corps et d'en ôter la vie. Tous les moyens sont bons.
◖◗ Sait comment survivre face au froid, à la pluie, à la grisaille et à la brume, aux mers, aux monts et aux coups bas. Aux morsures, aux traîtrises, aux caresses, aux promesses.
Thème : Le Fleuve ◖◗ Noir Désir
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"Je vais les rues je vais les lieux où on ne m'attend pas. Ceux que je croise au fond des yeux, non, ne me voient pas. Je parle à des gens comme moi qui n'ont l'air de rien. Des esclaves en muselière qui n'en pensent pas moins."

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Ven 5 Mar - 7:21 (#)


Epuise le champ des possibles.
 Ce n’est pas une odeur foncièrement ennemie.
Il ne renifle pas le plastique détestable, la poudre des calibres, le tissu des uniformes.
Il n’y a rien de dangereux, de prime abord. Simplement la marque de quelque chose d’autre, venu s’infiltrer dans son environnement. Pour un ermite dans son genre, la marque obligatoire d’un inconfort dont il doit vite trouver la source. Immobile, le courant d’air aide les poils de ses bras à se dresser. Encore immobile, il s’agira d’un souffle trahissant l’intrus, d’un bruit suspect, d’un mouvement dans la pénombre, et il déploiera sa fureur sur l’imprudence personnifiée.

Il n’a pas à attendre longtemps, néanmoins.

Un son étrange, difficilement reconnaissable, provenant de partout et nulle part à la fois, vient tromper ses sens pourtant affûtés. La bête résiste à la panique, s’attend à la balle en argent destinée à perforer sa chair, au filet qui s’abat, au piège qui brise la (patte) cheville. Il halète, et enfin pivote vers la porte de la salle de bain qui s’entrouvre. Un grondement sourd aurait résonné, si l’homme avait cédé la part belle à son hôte, et le voilà qui recule de quelques pas, moins par peur que pour se pencher en une position de chien aux abois, aux aguets. La nuque cassée vers l’avant, prêt à bondir, narines éructant et bave prête à couler. Un volatile s’enfuit dans un croassement sonore, lui tirant un énième sursaut, puis c’est la silhouette massive qui apparaît. La peur n’a pas le temps de s’installer. Une voix étrangement familière résonne dans l’appartement encore plongé dans la pénombre. Il lui faut quelques secondes pour que ses pensées s’alignent, que ses neurones se connectent, et que pour l’échalas en fin de métamorphose se distingue comme autre chose qu’une créature monstrueuse, un prédateur venu d’ailleurs pour le béqueter et l’emporter dans un autre monde, l’empêchant enfin de nuire dans celui-ci. Bien campé sur ses appuis, il aspire une bouffée d’air pénible. Il n’aime pas être ainsi surpris. Comme souvent lorsque quelque chose lui échappe, lorsqu’il a été trompé, ses dents claquent, consciemment, se refermant sur les pans d’un mystère enfin dissipé.

Car à présent, une idée autre prend toute la place. Celle d’une possible trahison. Il lui faut un moment pour se remémorer du prénom de son ancien compagnon de cellule. Kaidan. Kaidan, mais il ne connaît plus son nom de famille. Peut-être ne l’a-t-il jamais su. Trop de noms flottent dans sa mémoire diluée. Comment font les Morts-qui-Marchent, pour se souvenir ? Il demandera à Mei, oubliant qu’elle n’est pas plus âgée que lui, cependant. Kaidan, donc. Kaidan qui a vendu son âme à l’institution dont ils avaient été faits prisonniers. Kaidan, qui contrairement à lui n’avait pas été foutu au fond d’un fourgon blindé, direction les locaux d’une corporation bien implantée dans les montagnes, ancien asile promis aux flammes, aux malédictions des déments, à l’autodafé d’un savoir corrompu par les égos des toubibs. Il n’y avait pas séjourné longtemps. Mais il y avait été envoyé seul. Le voir ici ne lui dit rien qui vaille. Le voir ici ne signifie qu’une chose : il est grillé et doit s’enfuir. Déjà ? Quelques mois à peine se sont écoulés depuis son installation. Un profond sentiment de découragement serait venu s’ajouter à cet amas de déductions confuses, brouillonnes et précipitées, si Kaidan lui-même n’avait pas entrepris de le rassurer. Personne ne sait rien. Personne, sauf lui. Insensible à sa nudité, il le toise de cet air un peu vague, étrange et étranger. Une douleur saisit son omoplate gauche : tension nerveuse mal ventilée. Il émet un petit mouvement bizarre, contraction que n’aurait pas boudé Julian. Julian et son obusite aigüe. Julian dont il n’avait jamais su le destin funeste après son placement en maison de repos.

« Je ne me reconnais pas moi-même. Alors comment eux pourraient-ils le faire ? » Un cliquetis plus tard, la lampe de bureau s’allume, distille une lueur ambrée qui n’est pas désagréable, sans pour autant éclairer trop vivement le métamorphe. « Je suis à Shreveport comme tout le monde. Pourquoi n’y serais-je pas ? » Il ne le regarde plus, va et vient, effectue quelques pas, comme désorienté, comme cherchant des éléments de réponse qu’il aurait éparpillé au sol à l’image de bris de verre coupants et dangereux. « Tu me préférerais dans les bois ? Coincé de nouveau au fond du Maryland ? Non. J’ai laissé trop d’empreintes là-bas. Et je ne supporte pas les forêts du Maine. » Du bout des doigts, il glisse contre la surface du plan de travail lisse, mélange de mauvais bois, et de mauvais plastique.  « Est-ce que tu les connais ? » Cette fois, les opales perçantes se redressent pour le vriller d’un coup d’œil prolongé. « Elles sont diaboliques. Les reliefs et les arbres s’allient. Beaucoup de gens se perdent là-bas. Moi aussi, je pourrais m’y perdre. J’y ai bien cru, une fois. Ça chuchote en permanence, la nuit. Trop de fantômes qui palabrent. Tout y est trop grand. Et les montagnes ne sont pas aimables. » Il frissonne, confond un moment l’ici et le maintenant, gratte sa nuque de ses ongles arrondis, puis le coin de son nez qui le démange. Stress, angoisse, tête qui tourne.

Kaidan, tu ne devrais pas être là.

« Je ne suis jamais autant à l’abri de la NRD qu’à quelques kilomètres de ses murs… Ils ne penseraient jamais à me chercher aussi près. Elle encore moins. » Le visage de l’Italienne s’esquisse sans mal, lui. C’est qu’il a eu le loisir de la contempler longuement. Elle, et sa beauté promise à faner ; ah ! comme il aurait bien aimé assister à cette longue déchéance, pour celle dont l’orgueil ne tarissait jamais. « Mais ta sollicitude me touche. » Le sarcasme n’est pas planqué. Il est presque insultant, presque offensant, et c’est pourtant une bonne volonté manifeste qui le pousse à se déplacer, à rejoindre la salle de bain que son vis-à-vis vient de quitter. Il ouvre un placard, et en tire sa plus grande serviette, qu’il lui tend au cas où lui viendrait l’idée de se protéger un tant soit peu. « Je n’ai aucun pantalon à ta taille, je le crains. » Il observe d’un air neutre la stature impressionnante de ce colosse qu’ils avaient tant cherché à briser, alors. Il se rappelait des douleurs évoquées. Des blessures comme des tortures. Une fois l’offrande apportée, le voilà qui reprend ses distances. On ne sait jamais.

« Tu comptes me vendre, à terme ? »

Il sait qu’il touche un point sensible. Il sait qu’il va peut-être trop loin. Mais au moins trois années se sont écoulées. Ou peut-être un peu moins, il n’est plus bien sûr. Les choses peuvent changer. « Tu ne te caches plus, toi ? Ils t’ont eu pour de bon, n’est-ce pas ? »

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Sam 20 Mar - 17:27 (#)


Une large main passe dans ses cheveux, caresse son crâne pour s’assurer que toute trace de sa précédente forme soit bien assimilée dans ce corps de géant suédois. Du haut de son 1,89 mètre, il observe son acolyte nerveux. Quand il lui demande s’il connaissait les forets du Maryland, Kaidan secoue négativement doucement la tête. Il l’écoute, mais ne répond pas. Il ne voulait pas ajouter aux souvenirs qu’il ne pouvait pas comprendre. Pour lui, toute forêt était un sanctuaire et une connexion à son essence profonde. Si la forêt du Maryland était si hantée, ce n’était pas de la faute de la nature si les fantômes y étaient coincés. C’était celle des humains.

- Je ne sais pas, je t’aurais préféré ailleurs, plus loin de ceux qui nous apprécient autant. Mais, tu as sans doute raison.

Plus il était près du NRD, moins ils le verraient. C’était une organisation, plus policée que scientifique. C’est couplé au MRU qu’ils représentaient une menace. Le PASUA ne manquait pas de ressources et était derrière plusieurs initiatives anti-CESS, bien que, politiquement parlant, il s’en voudrait d’être aussi catégorique dans leur position. Quoi qu’il suffisait un petit tour dans leur labo «secret» pour bien comprendre la teneur des valeurs de l’organisation. «

Et Gautièr voulait aussi se cacher d’elle. Il se reteint de rouler des yeux. Cette némésis qui lui collait à la peau. Elle ne lâchait pas le morceau. Il serait difficile de faire le lien entre Kaidan et le garou étrange, mais il savait…

- Tu sais qu’elle est arrivée en même temps que moi, à Shreveport? Le PASUA et le NRD ont rameuté tout plein d’agents de toutes sortes d’organisations pour joindre leur force après l’Halloween 2019.

Il ne souligna pas le sarcasme, mais bien sure qu’il se doutait qu’il ne serait pas particulièrement heureux de le revoir. Les événements de leur rencontre n’avaient rien de jovial. Même si le méta avait réussit a manipuler quelques ficelles pour aider un allé simple et impromptu vers la “liberté”, Kaidan ne sentait pas non plus le besoin de lui rappeler. Il était plutôt là par un étrange sentiment d’appartenance. Qu’il le souhaite ou non, Gautièr était devenu, dans la confidence, le partage et cet espoir ridicule d’éviter la mort, un membre de sa famille. Aussi imparfait qu’il soit.

Oh, il savait qu’il était un garou. Identité souvent portée pour calmer les doutes, la vie de damné par l’astre n’avait rien à voir à avec celle des métamorphes. Eux souffraient de leur allégeance, portaient le poids d’une malédiction souvent imposé, ou transmis. Lui avait tété choisi par la nature pour incarner ces plus intéressantes facettes. Il n’avait que d’humain, les réflexes durement acquis d’une existence au travers d’être pourrit par la technologie, l’égocentrisme et le tabou des besoins primaires. Les méta se fondaient parmi les garous pour l’aspect pratique; ainsi, le secret bien gardé de leurs races tenait toujours le cap au profit de celui des thériantropes. Ça ne complexait pas Kaidan. Loin de lui l’envie de faire comme les autres CESS et d’exposer au grand jour sa cénesthésie de n’appartenir à rien d’autre que la nature.

Enfin, il pense cela quand une organisation complète se vantait de l’avoir pris au piège et de la mater comme un bon toutou.

Il remercie pour la serviette, l’enroulant autour de ses hanches dramatiquement marquées par une musculature saillante. Cette nudité qu’il accueillait toujours avec une simplicité innée dérangeait plus les autres que lui-même.

- Même pas un short sport, hideux, de matière synthétique aux couleurs agressante et au slogan d’une équipe de basket?

Ça serait bien surprenant que son voisin d’infortune ait en sa possession un truc aussi moche, mais on ne sait jamais. Parfois, quand on n’a pas le choix, on prend ce qu’il y a. Kaidan avait la malchance d’avoir un chaperon à ses couilles qui avait fait de lui un mannequin à la mode. Comme s’il était une vulgaire poupée. Les meilleures coupes, les meilleurs textiles, les dernières marques à la mode. Il supportait cette mascarade pour calmer le jeu et faire croire à sa docilité, mais il exécrait cela.

La serviette sécurisée, Kaidan relève son regard sur Gautièr, les sourcils soudainement froncés :

- Tu penses vraiment que je suis ici pour te livrer à eux?

Est-ce que ces trois années qui venaient de s’écouler avaient effacé sa mémoire? Était-il devenu encore plus… perdu? Oui, ce n’était pas un garou docile ou sympathique, mais bon, il aurait pensé que leur cause lui tenait plus à cœur que de juste débarquer pour le trahir?

Lui faire confiance était tellement difficile.

La suite lui fit serrer la mâchoire. Il prend un temps avant d’ajouter quoi que ce soit. Toujours debout, un bloc dans l’embrasure de la porte, Kaidan évite de le regarder en expliquant :

Ils sont bien heureux de me mater comme une bête. Tant que… tant que je ne sais pas où sont mes enfants et leur mère et qu’ils seront en sécurité …

Et ils s’amusaient parfois à lui rappeler la situation. Oh, on le rassurait qu’ils étaient toujours vivant et bien portant, mais ça pouvait tout aussi être un mensonge.

- Ils m’ont collé au cul un chaperon ambitieux, le salopard d’arcaniste qui m’a capturé, pour s’assurer que je me comporte le plus décemment possibles. J’ai un bureau, des papiers, ils m’ont fichu un numéro d’employé et des missions. Officiellement, ils me présentent comme conseillé de terrain, mais officieusement, je suis un peu le faire valoir du MRU.

Et un jour, ils vont tous s’en prendre plein la gueule.
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Gautièr Montignac
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"C'est une histoire de dingue.
Une histoire bête à pleurer."

En un mot : Meursault d'Occident. Sorel d'Amérique.
Qui es-tu ? :
"J'irais bien voir la mer.
Écouter les gens se taire."

◖◗ Homme du pays occitan, dans le Sud de la France. Né au cœur des Pyrénées aux sommets blanchis, entre le soleil et la rocaille du mois de juillet 1898.
◖◗ Loup-garou Bêta condamné à fuir famille et village, jeté sur les voies forestières d'un exil, des frontières d'Espagne aux vallées de Lozère. Voyageur infatigable, jusqu'au Nord de la France et la côte est américaine.
◖◗ Relation d'amour et de haine pour cette France ingrate. Son sang a coulé pour des généraux dont le pied n'a jamais foulé le no man's land de la Grande Guerre. Membre d'un réseau clandestin dans les années 40.
◖◗ Rêveur misanthrope à la philosophie d'un autre temps. Passe sans mal de l'empathie au jugement, de la tolérance au dégoût. Aide lorsqu'il le peut. Tue quand il le doit. Bestiole dans le crâne qui commandite d'étranges désirs.
◖◗ Homme à tout faire : capable de nettoyer les chiottes, de garder un musée, de balayer la rue ou de tenir une caisse. Prédilection pour les postes de serveur, aidé par ses hanches étroites et ses bras solides. Poste d'observation privilégié pour tous les comportements humains et non-humains.
◖◗ Rebut. Incapable de s'adapter pleinement à une meute. Chaque tentative se solde par un échec plus ou moins pénible. Solitaire, se protège derrière la barrière de mensonges qui résistent encore aux outrages du temps. Prétend n'être rien d'autre que la Bête du Gévaudan. S'en convainc parfois, ou bien d'être un descendant.
◖◗ A subi les affres du sang et de la rumeur capable de frapper tous les bourgs et hameaux des campagnes profondes. Accusé de crimes qu'il n'a pas commis. N'a jamais eu l'occasion de racheter son honneur parmi les siens.
◖◗ Ancien amant de Mei Long, poupée chinoise de sang royal. La rencontre entre deux écorchés de la vie, entre deux psychés abîmées, vouées à toutes les folies et aux errances mortifères dans les bois du Maryland.
◖◗ Poursuivi par des flics qui n'ont pas pour habitude de lâcher prise. Connu des autorités américaines depuis les années 70. En cavale permanente. Passé maître dans l'art des identités plastiques, artificielles. Espère trouver à Shreveport l'abri de la dernière chance, en incorporant les rangs de la meute. Tueur de flics et de femmes.
◖◗ Mélancolique. Dans ses bons jours, capable de déceler la beauté dissimulée derrière tous les aspects de l'existence. Amoureux d'Histoire et de littérature, lecteur infatigable de Camus et de Céline.
◖◗ Dérangeant. Par ses regards perçants, par ses paroles sans filtre, par ses rires grinçants : inadapté, mais sympathique, si son interlocuteur s'y prête.

◖BÊTE DU GÉVAUDAN◗

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"L'a pas tellement changé la France.
Passent les jours et les semaines,
Y'a qu'le décor qui évolue.
La mentalité est la même.
Tous des tocards, tous des faux culs."

Facultés : ◖◗ Faiseur d'histoires. Capable d'inventer mythes et récits sans effort. Charmant ou effrayant tour à tour. Se réinvente sans cesse, personnage protéiforme.
◖◗ Passé maître dans l'art de dissimuler un corps et d'en ôter la vie. Tous les moyens sont bons.
◖◗ Sait comment survivre face au froid, à la pluie, à la grisaille et à la brume, aux mers, aux monts et aux coups bas. Aux morsures, aux traîtrises, aux caresses, aux promesses.
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"Je vais les rues je vais les lieux où on ne m'attend pas. Ceux que je croise au fond des yeux, non, ne me voient pas. Je parle à des gens comme moi qui n'ont l'air de rien. Des esclaves en muselière qui n'en pensent pas moins."

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Ven 4 Juin - 1:45 (#)


Epuise le champ des possibles.
 L’autre paraît exprimer une surprise, sinon outrée, du moins réelle. Il n’y répond que par un faciès absolument neutre. Le bourdonnement d’abeilles chante à ses oreilles ; celui de la suspicion. C’est toujours à cela qu’il l’associe, ainsi qu'il la reconnaît. Au bourdonnement d’abeilles. Leurs ailes, leurs milliers d’ailes battant avec acharnement pour ventiler l’appréhension, essayer de rafraîchir le mécanisme brûlant de ses méninges occupées à planifier, à réfléchir, à échafauder mille plans, mille hypothèses pour ne pas se faire prendre. C’est ce qu’il est devenu. Une créature vouée à courir pour ne pas être rattrapée. Un éternel mystère ambulant, un tueur ravageant sur son passage des âmes fauchées par caprice. Parfois, l’envie de tuer restera endormie, terrée comme l’insecte. Et puis d’autres… Damné, assommé par cette malédiction dépassant de très loin la lycanthropie qui l’affecte, il attend, analyse froidement les réactions de son interlocuteur. Après tout, il vient d’avouer. Kaidan Archos est tombé aux mains du Pasua. Il pourrait le plaindre, en concevoir une abomination qui, tout au fond de lui, existe bel et bien. Pour l’heure, cependant, une seule phrase ne cesse de lui tourner autour, pulsant aussi solidement que les battements du myocarde : « Plutôt toi que moi. » Il se marre. Il se marre avec un soupçon de provocation dégueulasse, faisant abstraction pour le moment de tout élan solidaire.

« Finalement… Tu viens m’alerter, mais tu n’as pas su te protéger toi-même. Je trouve ça aussi drôle que légèrement ironique, venant de toi… J’ai du mal à t’imaginer camper derrière un bureau, en costume… j’espère qu’ils te rétribuent bien, au moins, pour ça. » Ce monde est fou. Il n’a pas l’impression que les services anti-surnaturels eussent pu aller aussi loin dans la coopération. Médéa avait été l’une des pionnières en la matière, mais elle n’avait jamais poussé le vice à ce point. Gautièr Montignac enfermé entre quatre murs, à effectuer un travail de débusquage de ses congénères était aussi crédible que de s’appuyer sur les analyses psychologiques d’un John Wayne Gacy dans la lutte contre les tueurs en série à tendances pédophiles. Il le dévisage encore, de la tête aux pieds. Non, décidément. Aucun short de sport hideux. Encore moins aux couleurs d’une équipe de basket. Ce type de loisirs, d’habillement, ne revêt aucun sens pour lui. Il s’est trop éloigné des humains pour prêter le flanc à une telle comédie.
Après une délibération plus ou moins satisfaisante, il reprend, l’air sombre :

« Je ne crois pas que tu sois ici pour me livrer, non. Mais je ne vois pas ce qui me permet de te faire confiance à nouveau. La donne a changé. Tu es de leur côté, maintenant. S’ils savent que tu les trahis… ils te le feront payer comme ils nous l’ont fait payer il y a quelques années. Tu es vraiment prêt à revivre cela encore ? » Son visage s’incline, comme pour laisser tremper sa tempe dans le bac rempli de ses souvenirs aqueux. Ils remontent jusqu’à la dernière grande guerre, aux rumeurs, aux histoires contées le soir dans les QG de la résistance. Il se rappelle si bien de la terreur des combattants, bien planquée derrière leurs barbes mal taillées, trop longues, parfois menacées par la vermine. « La torture… on n’y résiste pas indéfiniment. Je l’ai vu trop souvent. Je ne me laisserai pas attraper de nouveau si tu craques sous leur poigne. Ne te méprends pas. Je ne te considère pas comme le dernier des faiblards, mais j’ai vu des géants tomber plus rapidement qu’eux-mêmes ne l’auraient pensé. » La menace. Vague. « Peut-être que c’est toi qui me condamne… Si tu es suivi, tracé – j’ignore quelles armes ils utilisent dans un tel cas – et si je suis repris par ta faute… »

Alors même les cages d’argent ne te protégeront pas, mon ami.

Si Kaidan le représente deux fois en largeur, leur stature équivalente les confronte en un face à face d’une gravité tenace, lourde, à peine atténuée par l’ambre de la lampe allumée. L’ombre de la Comucci plane, elle aussi. Mentionnée, déjà, son équilibre tangue à peine. Troublé, il n’est pas étonné d'apprendre qu’elle a suivi le mouvement jusqu’à Shreveport. « Médéa est une femme intelligente. Elle pourrait parfaitement t’utiliser pour m’atteindre… » Imprévisible. Capable de capter, parfois, quelques-uns des mécanismes les plus troublants de sa personnalité, lui qui se targuait de pouvoir surprendre quiconque s’essayait à gratter pour l’atteindre sous la surface. « Ils ont fait venir toute une armada, oui… Je m’y attendais. Je suis là depuis huit mois, maintenant. Je suis discret, et j’évite de me faire repérer. Je ne crains rien, pour le moment. » Enfin, il finit par lui tourner le dos, s’approchant de la fenêtre en contemplant la nuit et les immeubles aux fenêtres éclairées dans le noir. « Je ne suis pas venu sans prévoir une solution de repli… Je m’en sortirai. » Jamais il ne se laisserait reprendre. Jamais il ne concéderait à un chantage affectif tel que celui qui lie Kaidan pieds et poings liés. « Je ne t’envie pas. » Mais… « Tu aurais dû faire fi de ton attachement pour eux. Tes proches. Tu ne les retrouveras peut-être jamais. Ou bien, qui sait, il se peut qu’ils soient déjà morts. Tu les connais. Tu sais comme ils mentent… Toi non plus, tu ne peux pas leur faire confiance. Alors qu’as-tu à perdre vraiment ? Et que feras-tu s’ils se décident à te garder en captivité pendant un demi-siècle ? »

Son visage apparaît de trois quart, un iris vert manquant de chercher à fixer derrière son épaule. « Tu resteras enchaîné au nom d’une femme et d’enfants que tu ne connaîtras même plus ? »

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Jeu 1 Juil - 0:17 (#)


Un sifflement admiratif, à la fois sarcastique et glisse d’entre ses lèvres.
Il avait oublié.


Voilà l’exemple flagrant de cette différence entre les métamorphes et les garous. Où un méta est béni par la Nature de ses mystères et de sa force de se transformer, un garou était tout simplement damné. Celui devant lui l’était à plusieurs reprises. Sous le couvert de celui qui maîtrisait la situation se cachait une créature solitaire, traumatisée et éprouvée par les vestiges d’une existence tachée de meurtres, de sang et de douleur. C’était ridicule de la part de Kaidan de s’attendre à ce que cette visite soit reçue autrement que dans la crainte et les représailles. Il avait en partie raison; Gautièr était une bête de guerre sociopathe et meurtrière qui connaissait très bien les rouages de la crainte et de la manipulation. Il était intelligent et cette manière de surestimer systématiquement la moindre situation lui permettait nettement d’être toujours en vie. 

Il se demandait d’ailleurs, pourquoi il était toujours là. À quoi s’accrochait ce Français d’un siècle révolu refusant de se fondre dans cette masse qui lui permettrait de se faire réellement oublier? Soit, il avait aussi adopté la technique de se rapprocher le plus près de l’ennemi possible. Se dissimuler si près d’eux qu’ils ne l’apercevront probablement jamais. Mais cette némésis allait nettement fouiller. Et logiquement, elle allait tomber sur les dossiers concernant leur détention en laboratoire. Elle était surement assez intelligente pour finir par retrouver les informations qui lieraient le garou et le méta.

Ce n’était qu’une question de temps. 

- Et si tu me parlais un peu d’elle au lieu de te payer ma gueule. Point faible, ce qu’elle préfère, ce qu’elle déteste, sa famille. Qu’est-ce que tu peux me donner comme information sur elle? Je peux aller voir son dossier, mais ça ne sera jamais aussi pertinent que… de ton expérience.

Puis s’il pouvait utiliser cette relation douteuse et déontologiquement pas très nette pour un agent du PASUA comme levier de négociation, il n’allait pas s’en priver. 

Kaidan ajusta la serviette de bain sur ses hanches puis serra la mâchoire. S’il avait eu de la famille par le passé, il espérait qu’elle soit morte et enterrée depuis longtemps. Il restait bien peu de dignité dans le triomphe de la peur. Devant lui, une vieille bête survivaliste, à l’optimisme aussi sec que le désert d’Atacama, des crevasses remplaçant toutes émotions détournant le chemin de ses mensonges pour cracher son venin sur tout ce qui ose.

Mais oui, il avait pensé à tout ça avant d’intervenir. Ce qu’il y a de bien avec la métamorphose, c’est qu’après plusieurs tentatives, le staff s’en est même arraché les cheveux, il est impossible de lui foutre un implant. Enfin, si. Mais contrairement au Garou, les formes ne s’entrechoquent pas, elle se transmute. D’une forme initiale à l’autre. La puce ne fait que bouger au gré des mutations jusqu’à ce qu’elle s’extrait elle-même. La conclusion était que ça avait plus de risque de le tuer; de retrouver l’implant dans le cœur ou dans le cerveau. Pas question de tuer leur beau spécimen.

- Et si tu es repris par ma faute, je t’attendrais. promet-il sérieusement, la pupille dilatée. Il avait froncé les sourcils, tout sourire et humeur effacés de son visage. Aucune tentative de se défiler devant le feu maniaque de la férocité des aboutissements sauvages qu’il prenait plaisir à imposer. Ce n’était pas de la sous-estimation; L’Archos était seulement certain qu’il n’aurait aucun traitement de faveur.

Gautièr ne voyait pas à long terme.
Sombre maître des dénouements incontestablement inhumain, la fin justifiait les moyens. Même avec une solution de repli en poche.

Kaidan avait déjà vu le derme de ce dos qu’il lui tournait. La chaire fissurée de cicatrices arborant un historique dont il ne connaissait pas les origines. Souvenir de ce corps transporté comme celui d’un cadavre, inconscient, sédation abondante et ballottée jusque dans la cellule d’à côté. “Va falloir trouver autre chose. Il reste quoi? — Étorphine et Carfentanil. — Bordel, c’est pour les éléphants ça.” Résistant. Trop résistant.

À quoi s’accrochait ce damné?

Le géant blond inspire profondément sous cette vague acide qui lui parvient du reflux cruel de l’accoutumance à une vie de déception. Le verbe mordant les convictions sans relâche il roule ses épaules tendues sous le poids des accusations logiques. Ses poings se serrent. Au creux de sa cage thoracique, un grognement féroce étouffé par des muscles et une peau sans pelage. Fulminant, il laisse échapper un “Arrête.”

Sujet sensible.
Il ne laissera pas une créature cachotière dont seuls les cycles du jour et de la nuit sont en commun, insinuer quoi que ce soit à propos de sa situation, des choix qu’il a faits et de sa famille.

D’un bond contrôlé, Kaidan s’approche derrière Gautier, lui empoigne fermement une épaule et le force brusquement à se retourner vers lui. Sa poigne lui coince la gorge, se forçant à ne pas faire éclater les délicats vaisseaux sanguins qu’il sentait pulser sous la chair partiellement transformée en une forme étrangement animale, mais pas totalement. Sa pupille devenue plus jaune comme celle d’un félin est dilatée. Il ronronne en faisant glisser de longues griffes foncées sur le cuir de la nuque de son ancien acolyte de malheur.

- Je ne te demande pas de comprendre tout ce que j’ai à perdre et pour quoi j’accepterais de le perdre pour les sauver. Que tu crois que faire leur toutou docile toute mon existence soit une option prouve que tu me connais bien mal, Gautièr. Il ressert un peu sa prise et il inspire, en approchant son visage plus près du sien. Tu penses que je leur fais confiance? Ils ne m’ont pas lavé le cerveau. Ils n’ont que fait entrer le loup dans la bergerie. Et si un jour, l’occasion se présente j’espère bien que tu ne te mettras pas entre moi, ma famille et le PASUA. Finalement, il le lâche brutalement en le repoussant. Tu n’as pas idée. Non, il ne se doutait de rien. De toutes ses possibilités, de tous ses garous qu’il pouvait sauver, des sauvetages qu’ils pouvaient organiser, des dossiers falsifiés, des avantages à avoir le nez sur le terrain, s’enfoncer dans leur organisation, se perdre sous leur paperasse jusqu’à se faire oublier pour enfoncer ses crocs, empaler de sa corne et crever des yeux de son bec, le staff d’une administration égoïste et dangereuse.

Les apparences. Tout n’était qu’un jeu d’apparences.
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"J'irais bien voir la mer.
Écouter les gens se taire."

◖◗ Homme du pays occitan, dans le Sud de la France. Né au cœur des Pyrénées aux sommets blanchis, entre le soleil et la rocaille du mois de juillet 1898.
◖◗ Loup-garou Bêta condamné à fuir famille et village, jeté sur les voies forestières d'un exil, des frontières d'Espagne aux vallées de Lozère. Voyageur infatigable, jusqu'au Nord de la France et la côte est américaine.
◖◗ Relation d'amour et de haine pour cette France ingrate. Son sang a coulé pour des généraux dont le pied n'a jamais foulé le no man's land de la Grande Guerre. Membre d'un réseau clandestin dans les années 40.
◖◗ Rêveur misanthrope à la philosophie d'un autre temps. Passe sans mal de l'empathie au jugement, de la tolérance au dégoût. Aide lorsqu'il le peut. Tue quand il le doit. Bestiole dans le crâne qui commandite d'étranges désirs.
◖◗ Homme à tout faire : capable de nettoyer les chiottes, de garder un musée, de balayer la rue ou de tenir une caisse. Prédilection pour les postes de serveur, aidé par ses hanches étroites et ses bras solides. Poste d'observation privilégié pour tous les comportements humains et non-humains.
◖◗ Rebut. Incapable de s'adapter pleinement à une meute. Chaque tentative se solde par un échec plus ou moins pénible. Solitaire, se protège derrière la barrière de mensonges qui résistent encore aux outrages du temps. Prétend n'être rien d'autre que la Bête du Gévaudan. S'en convainc parfois, ou bien d'être un descendant.
◖◗ A subi les affres du sang et de la rumeur capable de frapper tous les bourgs et hameaux des campagnes profondes. Accusé de crimes qu'il n'a pas commis. N'a jamais eu l'occasion de racheter son honneur parmi les siens.
◖◗ Ancien amant de Mei Long, poupée chinoise de sang royal. La rencontre entre deux écorchés de la vie, entre deux psychés abîmées, vouées à toutes les folies et aux errances mortifères dans les bois du Maryland.
◖◗ Poursuivi par des flics qui n'ont pas pour habitude de lâcher prise. Connu des autorités américaines depuis les années 70. En cavale permanente. Passé maître dans l'art des identités plastiques, artificielles. Espère trouver à Shreveport l'abri de la dernière chance, en incorporant les rangs de la meute. Tueur de flics et de femmes.
◖◗ Mélancolique. Dans ses bons jours, capable de déceler la beauté dissimulée derrière tous les aspects de l'existence. Amoureux d'Histoire et de littérature, lecteur infatigable de Camus et de Céline.
◖◗ Dérangeant. Par ses regards perçants, par ses paroles sans filtre, par ses rires grinçants : inadapté, mais sympathique, si son interlocuteur s'y prête.

◖BÊTE DU GÉVAUDAN◗

Cent ans de solitude • Kaidan  S6v5sWR Cent ans de solitude • Kaidan  N1Hqv8C Cent ans de solitude • Kaidan  TlIINL9

"L'a pas tellement changé la France.
Passent les jours et les semaines,
Y'a qu'le décor qui évolue.
La mentalité est la même.
Tous des tocards, tous des faux culs."

Facultés : ◖◗ Faiseur d'histoires. Capable d'inventer mythes et récits sans effort. Charmant ou effrayant tour à tour. Se réinvente sans cesse, personnage protéiforme.
◖◗ Passé maître dans l'art de dissimuler un corps et d'en ôter la vie. Tous les moyens sont bons.
◖◗ Sait comment survivre face au froid, à la pluie, à la grisaille et à la brume, aux mers, aux monts et aux coups bas. Aux morsures, aux traîtrises, aux caresses, aux promesses.
Thème : Le Fleuve ◖◗ Noir Désir
Cent ans de solitude • Kaidan  L4AOxKs
◖MINDHUNTER◗

Cent ans de solitude • Kaidan  M70Ex1d Cent ans de solitude • Kaidan  IfwWWwA Cent ans de solitude • Kaidan  QeVIwzX

"Je vais les rues je vais les lieux où on ne m'attend pas. Ceux que je croise au fond des yeux, non, ne me voient pas. Je parle à des gens comme moi qui n'ont l'air de rien. Des esclaves en muselière qui n'en pensent pas moins."

Cent ans de solitude • Kaidan  WdHxnMJ
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Lun 19 Juil - 7:01 (#)


Epuise le champ des possibles.
 Pauvre Kaidan, ne peut-il s’empêcher de songer.
En dépit de la férocité de son comparse, leurs différences lui sautent au visage. Il n’a pas le cœur à les examiner en pleine conscience. Il s’étonne tout bonnement de l’étonnante faiblesse révélée au moment le plus inopportun. Il imagine le métamorphe tendre son cou à la lame de la guillotine. Tchac ! Elle est prête à tomber, à lui sectionner ce no man’s land précieux opposant le corps à l'esprit. Kaidan est une créature bien plus noble, bien plus digne que lui. Sans jamais avoir creusé au-delà du raisonnable le mystère de ses origines, tous deux ont suffisamment échangé pour qu’il perçoive quelques-unes des nuances opposant les garous aux autres changeurs de forme. Il aurait aimé éclaircir ces points noirs, poser une foule de questions à son ancien compagnon de geôle. Il n’a jamais dissimulé son intérêt pour certains miracles de la nature. C’est qu’il a encore tellement à apprendre. Son expérience lui a appris comment survivre, mais guère plus qu’une microscopique portion de tout ce qu’il lui reste à connaître de ce monde fabuleux. Les quelques derniers grains d’or de beauté, il voudrait en être le découvreur, les chérir, les garder précieusement pour qu’ils l’aident à oublier ce pourquoi il ne s’était pas foutu en l’air. Avant. Avant que la morsure ne vienne. Pourquoi continuait-il à vivre, dans le temps ? Le cerveau fracassé, le corps valant à peine mieux, sa famille délitée, assassinée, amputée. Une jolie femme pleine d’un môme qui était venu parce qu’il en était ainsi. Un bout de terre à cultiver, des bêtes à entretenir, un cheptel duquel il fallait tirer les moyens de subsister toute l’année. Était-ce tout ce qui l’avait tenu debout, quand sa sœur avait préféré se jeter dans la Neste ? Un mauvais frisson l’agite, réveille une douleur fantôme dans son épaule droite. Il a l’impression de sentir le poids de sa baïonnette, la lanière pesant lourd près du trapèze malingre de l’époque.

Derrière lui, il devine que la patience de Kaidan s’érode. Il y a de quoi, songe-t-il avec une certaine honnêteté. Il ne sait plus comment susciter autre chose que de mauvais sentiments. C’est à croire qu’il s’en nourrit, de ces mauvaises ondes se diffusant comme toutes celles qui saturent l’invisible, propulsées par la technologie maléfique des hommes. Il n’est plus capable de renvoyer autre chose. Quelque chose s’est cassé dans la mécanique. Complètement fichue. Il entend l’avertissement, n’a pas le cœur à en sourire, mais ne s’excuse pas pour autant. Dans un élan prévisible, il sent que la large paume lui accroche l’articulation. Il pivote sans chercher à résister à l’impulsion, l’affronte de ce visage dur, froid. D’un regard vide. Mort, mort, depuis longtemps. Parfois, quelques pépites rallument l’impulsion, la vitalité en lui, dans ces miroirs de l’âme. Il en a si mal qu’il préfère encore se noyer dans cette fausse sensation de vie, ressemblant aux vampires dont les mouvements ne sont mus que par d’étranges automatismes. Il préfère se calfeutrer dans sa carcasse rouillée, avancer sans réfléchir, sauf quand l’instinct de survie l’y contraint. Autrement, la douleur se fait trop grande. Il n’arrive pas à la gérer. Sa gorge est à moitié broyée par la force de doigts transformés. Il ne cille pas. Il ne craint ni le sang, ni l’asphyxie. Il y aurait même presque une certaine défiance, dans la façon dont il a plongé ses prunelles dans les siennes. Fais-le, semble-t-il dire. Tout en sachant lui-même qu’il ne se laisserait jamais assassiner de cette façon. Ce n’est pas à Kaidan, que reviendra la corvée, le devoir de tuer la Bête. Il n’y aura qu’un Élu. Et il l’a déjà choisi.

Il n’a pas le réflexe de se cramponner au bras musculeux. Les siens restent parallèles à son corps, et toute sa silhouette s’est faite languide, pour ne certainement pas se crisper, se contracter et ainsi rendre plus pénible encore la circulation de l’air dans ses bronches. Il ressemble à ces animaux capables de feindre l’agonie pour échapper à leurs prédateurs. Une véritable anguille, vipère d’eau habituée à serpenter et à profiter des courants pour s’évader. Repoussé, son dos heurte le mur et un bout de fenêtre. Il grogne en sourdine, peste en passant enfin une main contre son cou brutalisé. Il n’aime pas qu’on le touche sans qu’on ne lui en ait demandé la permission. Pourquoi un nombre toujours plus grand d’individus semblent-ils incapables de respecter ce qu’il lui paraît être un crédo des plus naturels ? Pourquoi ce siècle veut-il encourager sans cesse la pluralité des contacts physiques ? Il n’est pas à l’aise. Il a l’impression que son essence la plus intime se mêle à celle des autres, comme un fantôme traversant l’enveloppe des vivants. Il sait, au fond, que cette image est absurde, mais c’est plus fort que lui.

« Seigneur. Toujours aussi modéré, à ce que je vois. » Kaidan est un faux calme. La plupart des gens peuvent se faire avoir par cette apparence débonnaire. Lui, il sait que ce n’est pas vrai. Il l’a observé, de son côté. A lu certaines de ses mimiques, a décortiqué ses réactions, et surtout décelé la colère bouillonnante qu’il parvient, d’habitude, à maintenir cachée. Mais pas ce soir. Ni d’autres soirs, d’ailleurs, qui les voyaient tous deux s’épancher ou se révéler, lorsque la tension se faisait trop forte. Kaidan est comme la plupart des bestioles dans leur genre. Rien qu’une bombe à retardement, que des humains pédants, parodies de cuistres, s’échinent à manipuler en se prétendant experts d’une telle machine de guerre. Le jour où elle leur pètera à la gueule… comme les grenades défectueuses. On croit faire attention, jusqu’au jour où elle vous explose à la tronche. Et là…

« De toute façon, on ne connaît jamais personne. » Il remet son dos en place tel un reptile rajustant sa mâchoire. Mal à l’aise, ses vêtements l’encombrent. Il n’aspire qu’à retrouver sa solitude, sa nudité, laver son corps à grandes eaux et frotter sa peau qu’il croit souillée de terre jusqu’à ce que la peau en rougisse –temporairement. Avec humeur, il se frotte le menton. « Tu crois me connaître ? Nous nous sommes rapprochés un moment, en raison de certaines circonstances. Mais rien d’autre. Je ne me prétends pas capable de me mettre à ta place. Et je n’en ai pas envie. » Il a assez à faire avec la sienne, de place. « Je ne fais que constater. Je fais avec le peu d’éléments que tu me donnes, toi. » En outre, il n’est pas certain de vouloir accorder du crédit à ses propos. Il est bien trop facile de se prétendre sur le point de décamper, de piéger ses tortionnaires, lorsque ces derniers ne sont pas là pour entendre. Que de la bouche. Il ne croit qu’à ce qu’il voit. « Pourquoi me mettrais-je entre toi, ta famille et le PASUA ? » Un rire, narquois. « Tu crois que c’est mon genre ? Non. Sois rassuré. Je me contenterai de regarder de loin. Je suis curieux de l’issue, en tout cas. J’aurai droit à un beau spectacle, à ton avis ? » Il secoue la tête, atterré par l’emportement et ses conséquences sur la réflexion de celui qu’il n’arrive pas à nommer « ami ». Dans un soupir, il s’écarte, récupère son paquet de tabac, le carton contenant ses filtres, et entreprend alors posément de rouler une cigarette, comme dans l’ancien temps. Ce rituel l’apaise, l’oblige à se concentrer, et à user d’une dextérité agréable pour ses longs doigts fins. Derrière le sarcasme, il est perturbé. Il n’a pas envie de s’étendre sur l’Italienne responsable de dix ans de calvaire, de surveillance et d’esclavagisme. Cependant, si cela peut aider Kaidan à l’écarter de lui, alors le sacrifice en vaut probablement la peine.

« Ne baise pas avec elle. » Ses iris viennent le chercher, l’espace d’une seconde. Le tabac crisse une fois enfermé dans le rouleau parfait, les bords léchés par une langue précise. « Tu en auras peut-être envie. Si elle jette son dévolu sur toi, alors elle n’aura de cesse que de te tourner autour. C’est une garce. L’âge avançant, ce doit être encore pire. Elle doit s’accrocher à ce qu’elle ressentait avant. À l’époque où les hommes tombaient plus facilement, pour elle. » Le briquet claque dans le silence relatif, et il tire une première fois sur le mégot. « Néanmoins, je dois bien reconnaître qu’elle est douée. Ce que nous sommes, nous et les autres créatures surnaturelles… c’est son obsession. Elle ne vit que pour ça. Elle n’a jamais consacré sa vie à autre chose qu’à ça. Pas de famille. Rien. » Il effectue quelques pas, calmement, écoutant ses talons résonner sur le linoléum. Il lui est étrange de piocher dans ses souvenirs pour brosser un portrait d’une telle femme. Le genre de détails qu’il préfère reléguer loin. Le plus loin possible. « C’est quand elle s’aveugle qu’elle glisse. Il n’y a plus qu’à la pousser, alors. Jette-lui des indices comme on balance un os à un clébard affamé… Occupe-la, pointe lui de quoi creuser, fouiller, explorer, elle mordra toujours à l’hameçon. Elle a beau être prudente, il est possible d’acheter sa confiance. C’est à ce moment-là qu’il faut frapper. » Il ricane de plus belle. « Finalement, j’ai probablement tort. Tu aurais plus de chance en la baisant. En lui faisant croire qu’elle est unique, de par sa capacité à conserver une forme de supériorité sur toi. Je pense que cela l’excitait beaucoup. » Son sourire s’effile, plus inquiétant que jamais. « Cet égocentrisme… cette certitude de ne pas être comme les autres, parce qu’elle avait réussi à passer la laisse à un putain de loup. L’accomplissement suprême, sa carrière qui s’envole… » La braise rougeoie. « Mais isolée, elle ne vaut plus rien… Je ne sais pas ce qui l’a fait revenir dans les bonnes grâces du Pasua. Elle a dû se battre comme une lionne pour regagner sa place. Ce qui ne veut pas dire qu’elle est aussi solide sur ses bases que ce qu’il en était, il y a vingt ans. » Il le considère avec sérieux. Se demande quelle crédibilité il peut accorder à ce père de famille prisonnier d’un chantage affectif qui le dépasse. Il met de côté les plaisanteries à ce sujet. Mauvaise idée, pour le moment. « Comment tu comptes t’y prendre ? Il va falloir la jouer fine, j’espère que tu en as conscience. Si tu sembles trop préparé face à elle, elle le sentira. Et tu auras beau essayer de faire diversion, elle se méfiera. »

Quelque chose le travaille. Au mépris de toute prudence compte tenu de la brutalité potentielle latente, il s’approche pour se planter devant lui, fumant toujours. « Pourquoi ma sauvegarde te préoccupe-t-elle autant ? Qu’est-ce que tu as à y gagner ? On a été captifs ensemble, mais c’est du passé, maintenant. Tu ne me dois rien. »

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Le Temps qui reste

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Wizard Cop : Cochon sauvage et Binette sacrée ;
Kaidan Archos
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Wizard Cop : Cochon sauvage et Binette sacrée ; "Touche pas à mes gosses !"



I LICKED IT
SO
IT'S MINE.




En un mot : Instinctif
Qui es-tu ? :

I WILL BE BRUTAL.

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Cent ans de solitude • Kaidan  3kUbKvN Cent ans de solitude • Kaidan  XmlIMCa

Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
Évolution : Présence de l'alpha
Thème : Animal - MISSIO
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Beat me up
Beat me down
Mess me up
Beyond all recognition

For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


-

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Mer 11 Aoû - 21:14 (#)


Le commentaire sur son absence de modération le fait grogner. Il aurait eu envie de lui faire avaler son air étriqué. Gautièr s’était échappé de tout ce calvaire pour vivre sa vie de solitaire entêté et instable par un destin poussé par le Méta. Kaidan, lui, était resté coincé dans les rouages de ses abatteurs. Sa tempérance s’écoulait lentement en un navrant filet de la ciguë de ses choix insupportable. La méditation, le yoga, la respiration consciente et toutes ses techniques de mantra durement appris et enseigné par sa vieille folle de grand-mère commençait à lui percer les tympans et lui creuser les instincts. Une litanie digne d’un vieux sparadrap qui ne tenait que par un mystère inexplicable.

Kaidan n’était peut-être pas soumis à la malédiction de la lune, comme le garou en face de lui, mais le poids d’un sombre destin faisait bouillir ses pulsions les plus profondes. Chancelante, la balance durement acquise entre ses formes faiblissait. Il rêvait de plus en plus souvent de chairs déchiquetées sous ses crocs, de muscles et d’os écrasés sous ses sabots massifs, de crever les regards apeurés avec son bec, déguster les viscères comme le meilleur des pâtés de foie gras… ses noctambules phantasmes le mettaient en appétit, souffrant l’affolement de la Nature qui demandait à reprendre sa place dans le Grand Cycle.

Peu importe, où il était.
Peu importe les conséquences de cette délivrance.
Il ne pouvait pas être plus fort que ce qui devait être, soit.

Remontant la serviette enroulée sur ses hanches à une hauteur décente, il accrocha ses griffes à celle-ci, déchirant le textile contre sa volonté avec fermeté de ses sens qu’il n’avouerait jamais perdre au compte goutte. Surtout pas à un garou au regard vide, avec une vigueur éphémère calquée sur des réflexes d’une bête chassée. Cette soumission sous sa prise l’écœura. Il était plus vindicatif contre un tas de spécialistes qui lui faisait dire n’importe quoi que contre sa poigne qui aurait pu le tuer d’une pression courroucée du métamorphe.

- On ne connait jamais personne. Tu as bien raison. En possession de ses moyens, pour l’instant, Kaidan calme poussa une longue inspiration. Il s’était bien fait avoir par une personne qu’il croyait son alliée. C’était un disciple de May. Aucune raison ne le poussait à croire qu’il ne voulait pas que leurs biens, la sauvegarde de leur race, la naissance d’une autre génération de métamorphes. Si peu nombreux et en voie d’extinction, c’est avec du recule que le patriarche des Archos s’était rendu compte qu’il avait été trop rapide à conclure que ce chaman serait des leurs. Les esprits de Radovan devaient se retourner dans le surmonde en voyant que son fils laissait entrer la vipère dans son nid. Pourtant, c’était pour la survie de sa concubine, une méta femelle au caractère bien trempée, qu’il avait accepté de rester sous sa forme chat le temps de gestation nécessaire. Seuls un chaman expérimenté, et ceux initiés par Mémé étaient doublement doués, pouvait rendre viable une si longue période dans une forme animale, pour l’en faire sortir en douceur après l’accouchement, sans perdre la balance entre les Esprits. Il n’avait même pas frôlé le pelage de ses trois derniers chatons que l’équipe de choc était entrée en trombe dans l’appartement, laissant sa conjointe épuisée et ses enfants à la merci de celui qu’il avait cru son ami, son confident, un allié à leur cause.

Ce souvenir douloureux le fait sourire mystérieusement :

- Ça vaudra le coup, ça je te le promets. Parce que dès qu’il se donne le droit, la tête de son chaperon et traitre obsédé de prendre par lui allait se faire dégusté par sa forme la plus enragée de toutes. Il serait le premier d’une longue liste. Liste qu’il allongeait pendant qu’il travaillait pour ses geôliers. Il avait récupéré les noms de ceux qui avaient travaillé à sa capture, puis ceux du laboratoire, et ses supérieurs. Pas tous, certains n’ont rien à voir là-dedans, il avait même une forme de respect pour certains, mais d’autre ne méritait pas vraiment d’être épargné par la rage du Archos. Si Gautièr avait envie de voir un spectacle, il ne serait pas déçu.

La suite sur cette Némésis le rendit encore plus curieux. Il avait pu juger de son apparence et de sa prestance; puisque sa réputation faisait le bonheur des ragots de Britanny, sa secrétaire désagréable. Il avait fait exprès de s’insinuer dans une conversation de machine à café, entouré des voluptés intenses de parfum bon marché et de boissons caféinées aux goûts de l’exploitation commerciale. Qu’est-ce qu’il ne ferait pas. Brit’ s’était épanchée avec enthousiasme sur les qualités et la raison de Medea à Shreveport, mais rien qui ne lui serait utile. Pas autant que les informations de front que Gautièr lui révélait à l’instant. Kaidan soulève les sourcils quand celui-ci l’avertit de ne pas copuler avec elle, leur regard s’accrochant l’un à l’autre le temps que son tabac soit bien en place. Sous le flot de compliments qu’il prête à l’humaine le méta roule des iris, vannés du portrait qu’on lui servait. Il fait quelques pas lents, toujours nu pied, laissant trainer le bout de ses doigts sur le dessus du dos du canapé pendant que son hôte en fait de même, se perdant dans ses souvenirs.

- Elle te fait peur? Il avait de la difficulté à comprendre la dynamique entre les deux. Je ne comprends pas ce qui vous garde lié. Sa vengeance, oui, mais la tienne n’est-elle pas déjà assouvit? Il pouvait bien parler, lui, avec sa gouvernante du MRU qui le sapait comme une poupée Barbie et qui n’avait aucune chance de faire amendement sur la déloyauté dont il avait fait preuve. Feindre ta mort, falsifier tes documents et j’ai le contact d’une personne pour te forger une autre identité, moyennant le prix que ça vaut. Elle aura perdu. Tu auras encore gagné sur son égo démesuré. Que dire de celui de Gautièr? Pourquoi ne pas la tuer? Chose dont il savait le garou bien capable de faire et sans remord.

Alors, lui, comment allait-il s’y prendre?

- Pour m’atteindre, elle pourrait essayer de me coincer, mais je pense, avec les détails que tu viens de me donner, qu’elle va jouer la carte de la subtilité. Si comme, la plupart des autres, elle pense que je suis un garou, elle est parée en conséquence, ce qui m’offre un avantage certain. L’argent ne lui faisait rien. Contrairement aux autres, lui pouvait se transformer à toutes les lunes. Il pouvait manipuler ses formes pour en faire ressortir les avantages, plus difficile le jour, mais la lune guidait ses pas quand il en avait besoin. Il était plus sensible à ses sens, plus solide et rapide. Il formait un tout bénit par la Nature et rien à craindre durant les soirs de pleine lune puis que celle-ci l’accueillait à chaque fois qu’elle pointait ses rayons sur lui.

Puis qui pourrait résister à un chat?
Ou un tigre assoiffé de vengeance?

- Va falloir qu’elle passe par la bureaucratie classique pour me contacter. À moins de débarquer directement dans mon bureau ce que je pense qu’elle ne fera pas pour ne pas m’effrayer. Elle n’aura pas le choix, donc, de remplir les bons papiers pour quémander mes services. Parce qu’il n’allait certainement pas se jeter lui-même dans la gueule de l’humaine. Si elle avait besoin de se débattre comme une lionne pour se prouver qu’elle était encore apte à faire son boulot, il allait la laisser faire, jusqu’à ce qu’elle s’épuise. Après… après on verra.

Sachant très bien que ce plan ne satisferait pas son acolyte du moment, il resta sérieux et pensif. Ses bras musclés se croisent sous ses pectoraux. Il observait la ville par les fenêtres de l’appartement en ajoutant :

C’est vrai que je pourrais simplement lui faire l’amour. Ça lui ferait du bien. La détendre un peu, prendre son pied, quelques orgasmes pour effacer les tensions… L’entendre crier son prénom sous l’extase, les joues rougies de désirs, la découvrir autrement que par les yeux du garou déchu. Se nourrir de son odeur, de ses soupirs. Attiser cette flamme de l’instinct primaire, plus fort que tout. Consoler la honte de retomber dans le piège du coït merveilleux avec un thériantrope.

Elle allait décidément se rendre compte qu’il n’était pas de la même trempe que Gautièr. De cette manière où par une balle en argent dans l’épaule? Il préférait ne pas être blessé et ne pas en venir à des coups, mais sait-on jamais? Si elle est à moitié intelligente qu’il le raconte, il sera surement étonné des moyens qu’elle contractera pour avoir l’information qu’elle souhaite.

 - Tu veux que je lui dise un truc en particulier? Un mensonge que tu sais qu’elle pourra gober. Une petite note qui lui fera lâcher prise?  

Mais quand le loup-garou se campe devant lui, sa cigarette nauséabonde entre les doigts. Kaidan fronce les sourcils, le regard supposant qu’il voudrait encore le faire chier avec un commentaire acerbe, un conseil non sollicité ou un avertissement menaçant. Pourtant, la question le laissa sans mots. Supportant les prunelles accusatrices, le méta ouvrit la bouche, mais la referma doucement. Un soupir profond, il avoua :

Non. Non. Je t’en dois encore une. Coincé dans cette cage, rafistolé, drogué et découpé, une chose l’avait gardé à flot. Cette chose, cette créature défiante, salace et sauvage, dont la rancune le tenait prêt à toute éventualité, l’avait fait rire. Même quand on lui arrachait les cathéters du bras, qu’on lui prélevait un morceau de chair à froid, qu’on le badigeonnait de produit qui le brulait, qu’on l’aveuglait avec différents faisceaux lumineux, qu’on essayait de le forcer à la transformation sous les chocs électriques, le pousser à bout, le frustrer, le menacer, noter, mesurer, décrire, recommencer. Une fois les lumières éteintes, la voix de Gautièr, rauques, parfois désolées, souvent frustrées, grognant, menaçant, agitées dans sa boite semblable à la sienne. Ils ne s’étaient jamais demandé si «ça allait». Ils étaient tous les deux dans un merdier insupportable et le fait d’être tout deux des créatures aux caractéristiques métamorphiques était probablement l’unique point d’ancrage qu’ils n’auraient jamais entre eux.

Et pourtant.
Pourtant il lui avait fait la conversation, l’empêchant de sombrer dans le néant de l’inconscience. Il n’était pas obligé de le faire. C’était pour se rassurer lui-même, à des fins purement égocentriques, peut-être même, mais il s’en moque. Dans la noirceur d’une pièce froide et aseptisée, ce petit connard l’avait fait rire, malgré la situation. Ils avaient partagé de vieux souvenirs qui ne faisaient pas de sens, pour ni l’un ni l’autre, mais ils avaient parlé. Comme si, sans se voir, ils restaient tout de même en contact. Les seules fois que leurs regards se croisaient, c’était quand ils revenaient d’une période d’expérimentation. Souvent, Gautièr avait perdu toute lumière de vitalité, lui revenait sanguinolent, n’arrivant même plus à se tenir sur ses pieds.

Il n’aimait pas particulièrement Gautièr.
Mais il lui en devait une.
Pour ça.
Même si c’était du passé.

- Après, je te jure de ne me même plus penser à toi.  

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ADMIN ۰ Mignon comme Tchoupi, aussi vnr que Moundir : le Loup d'la Vieille (la chair vivante, c'est gourmang-croquang)
Gautièr Montignac
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◖ INACHEVÉ ◗

Cent ans de solitude • Kaidan  WjqXz0V Cent ans de solitude • Kaidan  7dbuIBt Cent ans de solitude • Kaidan  A4xF6gr

"C'est une histoire de dingue.
Une histoire bête à pleurer."

En un mot : Meursault d'Occident. Sorel d'Amérique.
Qui es-tu ? :
"J'irais bien voir la mer.
Écouter les gens se taire."

◖◗ Homme du pays occitan, dans le Sud de la France. Né au cœur des Pyrénées aux sommets blanchis, entre le soleil et la rocaille du mois de juillet 1898.
◖◗ Loup-garou Bêta condamné à fuir famille et village, jeté sur les voies forestières d'un exil, des frontières d'Espagne aux vallées de Lozère. Voyageur infatigable, jusqu'au Nord de la France et la côte est américaine.
◖◗ Relation d'amour et de haine pour cette France ingrate. Son sang a coulé pour des généraux dont le pied n'a jamais foulé le no man's land de la Grande Guerre. Membre d'un réseau clandestin dans les années 40.
◖◗ Rêveur misanthrope à la philosophie d'un autre temps. Passe sans mal de l'empathie au jugement, de la tolérance au dégoût. Aide lorsqu'il le peut. Tue quand il le doit. Bestiole dans le crâne qui commandite d'étranges désirs.
◖◗ Homme à tout faire : capable de nettoyer les chiottes, de garder un musée, de balayer la rue ou de tenir une caisse. Prédilection pour les postes de serveur, aidé par ses hanches étroites et ses bras solides. Poste d'observation privilégié pour tous les comportements humains et non-humains.
◖◗ Rebut. Incapable de s'adapter pleinement à une meute. Chaque tentative se solde par un échec plus ou moins pénible. Solitaire, se protège derrière la barrière de mensonges qui résistent encore aux outrages du temps. Prétend n'être rien d'autre que la Bête du Gévaudan. S'en convainc parfois, ou bien d'être un descendant.
◖◗ A subi les affres du sang et de la rumeur capable de frapper tous les bourgs et hameaux des campagnes profondes. Accusé de crimes qu'il n'a pas commis. N'a jamais eu l'occasion de racheter son honneur parmi les siens.
◖◗ Ancien amant de Mei Long, poupée chinoise de sang royal. La rencontre entre deux écorchés de la vie, entre deux psychés abîmées, vouées à toutes les folies et aux errances mortifères dans les bois du Maryland.
◖◗ Poursuivi par des flics qui n'ont pas pour habitude de lâcher prise. Connu des autorités américaines depuis les années 70. En cavale permanente. Passé maître dans l'art des identités plastiques, artificielles. Espère trouver à Shreveport l'abri de la dernière chance, en incorporant les rangs de la meute. Tueur de flics et de femmes.
◖◗ Mélancolique. Dans ses bons jours, capable de déceler la beauté dissimulée derrière tous les aspects de l'existence. Amoureux d'Histoire et de littérature, lecteur infatigable de Camus et de Céline.
◖◗ Dérangeant. Par ses regards perçants, par ses paroles sans filtre, par ses rires grinçants : inadapté, mais sympathique, si son interlocuteur s'y prête.

◖BÊTE DU GÉVAUDAN◗

Cent ans de solitude • Kaidan  S6v5sWR Cent ans de solitude • Kaidan  N1Hqv8C Cent ans de solitude • Kaidan  TlIINL9

"L'a pas tellement changé la France.
Passent les jours et les semaines,
Y'a qu'le décor qui évolue.
La mentalité est la même.
Tous des tocards, tous des faux culs."

Facultés : ◖◗ Faiseur d'histoires. Capable d'inventer mythes et récits sans effort. Charmant ou effrayant tour à tour. Se réinvente sans cesse, personnage protéiforme.
◖◗ Passé maître dans l'art de dissimuler un corps et d'en ôter la vie. Tous les moyens sont bons.
◖◗ Sait comment survivre face au froid, à la pluie, à la grisaille et à la brume, aux mers, aux monts et aux coups bas. Aux morsures, aux traîtrises, aux caresses, aux promesses.
Thème : Le Fleuve ◖◗ Noir Désir
Cent ans de solitude • Kaidan  L4AOxKs
◖MINDHUNTER◗

Cent ans de solitude • Kaidan  M70Ex1d Cent ans de solitude • Kaidan  IfwWWwA Cent ans de solitude • Kaidan  QeVIwzX

"Je vais les rues je vais les lieux où on ne m'attend pas. Ceux que je croise au fond des yeux, non, ne me voient pas. Je parle à des gens comme moi qui n'ont l'air de rien. Des esclaves en muselière qui n'en pensent pas moins."

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Jeu 26 Aoû - 3:29 (#)


Epuise le champ des possibles.
Personne ne peut comprendre. Même pas lui. Personne ne peut savoir à quel point la teneur de son lien avec Medea a flirté avec une étroitesse au-delà de la dangerosité même. Ils se sont emmêlés, tous les deux. Perdus, en oubliant leurs rôles respectifs, la place qu’ils auraient dû conserver. Elle avec rigueur. Lui avec prudence. Ils avaient cherché à transcender les règles d’un jeu mauvais. C’était à qui ferait le plus de mal à l’autre. Qui mordrait, pincerait le plus fort. Qui enfoncerait son doigt jusqu’à la base dans le trou sanguinolent, purulent, des faiblesses de l’autre. Qui ferait courber l’échine de qui. Qui ferait jouir l’autre le premier. Qui le rendrait dépendant. Tellement de bassesses, de sales coups, de nuits plus calmes. Tant de risques pris, d’un côté comme de l’autre. Il n’aurait donc jamais réussi à entretenir une relation saine avec une femme. Isaline, Mei, Medea… Toutes des damnées, toutes des maudites, des épines fichées dans ses talons, impossibles à retirer complètement. La porte ouverte à une infection longue, et aucune injection de pénicilline ne lui aurait sauvé la mise. Il n’avait jamais guéri. Chacune d’elles avait pénétré dans sa vie sans douceur. L’évidence d’un mode de vie ancestral, la rencontre d’une folie avec une autre, et le destin l’ayant vu se rendre captif d’une traqueuse de crimes… Chacune par une porte différente, une voie d’entrée bien distincte, elles avaient causé des ravages, terribles. Et lui, il commence à fatiguer. L’on s’étonne de la haine qu’il leur porte, aux Femmes, mais la réponse ne lui semble jamais aussi évidente que lorsqu’il jette un coup d’œil par-dessus son épaule, et qu’il constate quel champ de ruines jalonne son omoplate, et toute la surface de son dos massacré. Les coups de couteaux donnés là, les flèches plantées si profondément qu’il croirait voir leur pointe ressortir par devant, les filets lestés balancés depuis le ciel pour le clouer au sol…

Kaidan ne peut pas comprendre.
Medea et lui, une météorite capable de pulvériser n’importe quoi, à des kilomètres de distance. Capable de détruire un service, plusieurs vies au passage, une carrière, des corps et des prisons mentales pourtant à toute épreuve. Un duo fantastiquement improbable ou séduisant, selon le point de vue. Le plus long qu’il ait jamais vécu, aussi intensément, avec une femelle. C’est peut-être ça, le plus triste. Le pire. Curieusement, il ne ressent pas de jalousie particulière à l’imaginer entre les bras de Kaidan, sans pour autant que l’idée lui plaise réellement. Un relent de possessivité qui lui rappelle sa princesse de Chine. Ce n’est pas une comparaison flatteuse, tant il la sait démente sur ce point. Mei aurait écartelé Medea. Pour commencer. Il n’ose songer à tous les sévices que l’immortelle aurait fait subir à celle qu’elle aurait considérée comme une voleuse. Voleuse de son homme, de son loup, du garçon dont elle hantait encore les pas, et qui l’aurait d’ailleurs fait en le suivant jusqu’au bout du monde s’il avait fallu.

Debout devant Kaidan, il se compare. Il n’est pas sans se souvenir de certains moments bien précis de leur captivité commune. Ce moment où sa lucidité n’avait jamais été aussi intense. Il se souvenait avoir voulu tenir bon, pour eux deux, horrifié par des tortures qu’il connaissait trop bien, et dont Medea était à l’origine pour certaines d’entre elles. Il avait connu les mêmes étapes, le même sentiment de haine, de honte, de révolte et d’envie de vengeance, de planter ses crocs si loin dans la chair de leur nuque à tous pour en arracher la moelle épinière, les entendre hurler, hoqueter, se délecter du moindre borborygme évocateur de leur souffrance indicible. Il savait. Alors il n’avait pu rester de marbre. Il n’y avait aucune dette, entre eux deux. Il continue de croire que le métamorphe ne lui est guère redevable, mais ce dernier s’entête. Lui aussi. « Tu ne me dois rien. Vis pour toi. Et pour les tiens. Tu as l’air de t’accrocher à eux comme un beau diable. Ils méritent davantage ton énergie que moi. » Il se détourne, s’en va éteindre sa cigarette dans une sphère de métal.

« Mea et moi, ça a été une longue histoire. » Une précaution inutile, un peu étrange, le fait hésiter. Il se demande s’il doit tenir sa langue, avant de céder. « Je crois qu’elle est tombée amoureuse de moi, un jour. C’est sans doute ce qui l’a condamnée. » Il la revoit si bien, femme languide, dure en affaires, impitoyable sur le plan professionnel, mais si vulnérable dans cette vie privée bridée, réduite à peau de chagrin. Il n’avait eu aucun mal à lire les signes, à entrer progressivement dans ce monde qu’elle lui avait ouvert. Tout avait commencé par une banale invitation, qui pourtant voulait tout dire. « Quand je l’ai compris, j’ai su que je l’utiliserais. Que je l’utiliserais pour lui faire mal comme elle m’avait fait mal. Tout ce que j’avais subi à cause de cette salope… Depuis le début, jusqu’à la fin. Alors j’ai attendu… J’ai attendu. » Il s’adosse au mur, près de la fenêtre. Son regard s’est voilé, son esprit à cheval entre présent et passé. « Je ne te mentirai pas. J’ai aimé certaines nuits passées avec elle. C’était… tellement étrange. Tellement sale. Sadique. Entre elle et moi, je ne saurais dire qui s’est montré pire que l’autre. L’équilibre parfait. La geôlière et son prisonnier. Le tueur et le flic. L’humaine et la Bête. On ne fait pas mieux, niveau cliché. Et pourtant… pourtant, ça marchait. » Il ne se résout pas à rester immobile. Il se remet en mouvement, lentement, croisant les bras contre son torse en s’abîmant dans sa mémoire tourmentée. « Ce qu’elle me faisait ressentir était inédit. Parfois, je restais inaltérable. Je la regardais se fracasser sur les falaises de ma violence. Elle essayait de m’user, de m’éroder lentement. Elle finissait par y arriver, parfois. Mais je ne lui rendais pas les choses faciles, tu peux me croire. J’étais odieux. Je voulais qu’elle souffre, comme moi je souffrais. » Un soupir. « Elle était douée. Elle n’était pas laide… J’ai goûté à ce plaisir terrible et masochiste, de la servir quand elle me le demandait, de la baiser quand elle le désirait. Ça ne pouvait pas durer. Ça ne devait pas durer. »

Un courant d’air vient serpenter contre son derme échauffé par l’évocation. « Ma vengeance ne sera jamais assouvie. Elle est allée trop loin. J’ai besoin de tuer son orgueil. Je veux la voir s’affaiblir. Je veux savoir qu’elle s’éteint, de loin. Qu’elle reconnaisse sa défaite. Je veux pouvoir contempler la victoire du temps sur elle. Pendant dix ans, j’ai vécu à sa botte. Dix ans de trop. Ça ne s’efface pas. Je suppose qu’il en est de même de son côté. » Il lui offre un sourire éclatant d’évidence. « Je l’ai humiliée, Kaidan. Je l’ai détruite, sur tous les plans. Medea Comucci ne m’a pas vu venir, et je doute qu’elle se le soit pardonnée elle-même. Alors, moi ? Non. Jamais de la vie. » Il n’a pas déblatéré ainsi depuis longtemps. Il ressent le besoin de faire une pause dans son récit. Sa cage thoracique est lourde. Pleine de terre. Pleine de poussière d’os. Il respire la rouille, le métal et les vieilles histoires. « Elle ne me fait pas peur. Mais c’est la seule humaine dont je me méfierai jusqu’à ce que la mort la prenne. Je ne la sous-estimerai pas. »

Il masse machinalement son poignet, là où autrefois une balise de malheur le tenait dans le giron définitif du PASUA. Une horreur. Un accessoire qui avait manqué de le rendre fou à plusieurs reprises. Il frissonne, et se sent brutalement mal. Sa main se raccroche au dossier d’une chaise ; sa silhouette a vacillé, s’est voûtée tout d’un coup. Il n’a pas digéré. Cette histoire n’est pas terminée. « Elle ne connaît pas mes vrais noms et prénoms. Personne. J’ai baladé le NRD pendant vingt ans. Ils ont récupéré tellement d’alias, tellement de pseudonymes qu’à la fin, personne n’aurait pu ou su savoir quand je disais la vérité, et quand je mentais. Pas de papiers. Pas d’état civil. Même la trace de ma naissance en France a dû se perdre. Alors je n’ai rien à falsifier. » Il le toise d’un air moqueur. « Si tu penses que je t’ai attendu pour les faux papiers… Ne t’en fais pas. Discret comme une ombre. La guerre m’a appris ça. » Tous les réseaux clandestins, les imprimeries dissimulées dans les arrière-cours, les tracts distribués et planqués partout où il l’était possible, les faux papiers fabriqués à la chaîne… En intégrant la Résistance, il s’était forgé une expérience qui l’avait suivi par-delà l’Atlantique. Les faussaires lui étaient devenus aussi familiers, étape inévitable, que les bouchers et boulangers d’autrefois. « Elle ne me croira mort qu’à la vue de mon cadavre. Moi, je ne veux pas la sienne. Je te l’ai dit. Je veux qu’elle souffre. Jusqu’au bout. Je ne lui ferai pas la grâce d’une fin rapide. » Un rire inquiétant. « D’autant que je connais quelqu’un qui se ferait un plaisir de l’exécuter personnellement. Oh, elle ferait durer. Ce serait un vrai carnage. »

Il doit sortir de ces affres, de cet état d’exaltation et d’angoisse qui l’épuise. Il se rapproche de son compagnon d’infortune, l’observant cette fois avec un plus grand respect. « Je suis désolé. J’ai beaucoup parlé. Tiens-moi au courant, si elle te cherche des noises. Mais par pitié, sois prudent. Si nous devons entrer en contact dans le futur, elle ne doit pas pouvoir remonter jusqu’à moi. Ce serait la fin, pour nous deux. Ne dis rien. Ne fais rien. Sois naturel. Tu es un homme fort et intelligent. Et tu plais aux femmes. Tu n’auras pas de mal à la convaincre, si tu ne fais rien de trop suspect. »

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I LICKED IT
SO
IT'S MINE.




En un mot : Instinctif
Qui es-tu ? :

I WILL BE BRUTAL.

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Facultés : + Fort, + agile, + rapide.
Entend mieux, voit mieux et se transforme en bête pour te bouffer ou se faire câliner
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Beat me down
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For what it's worth
I'd do it again
With no consequence
I will do it again

Hard up, so hunt me down, down, down
Jump the gun bust a cap hit the ground


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Sam 11 Sep - 1:55 (#)


Kaidan ne peut pas comprendre.

Mais ll ne manquait aucun détail, s’abreuvant à la source d’informations tordues que l’autre thérianthropes lui fournissait. Il gravait dans son cerveau les détails, même ceux qu’il aurait préféré ne pas connaitre. Son histoire — leur histoire — avait une saveur de cendre. Un peu comme si on lui racontait la destruction d’un empire, d’un ennemi prenant le dessus sur l’armée adverse, grâce à des mensonges, des tortures et des illusions. Un jeu dangereux auquel Gautièr avait apprécié chaque petit pas dans l’abysse, pour amener l’agent de FBI près du précipice et la pousser dans le vide, sans avertissement. Il avait pris un malin plaisir à observer l’effet de sa fermeté et de la fureur de sa violence à peine enfouis sur des couches de traumatisme et de rage accumulée depuis plus de cent ans.

Et pourtant, il le laissa évoquer les bribes de souvenirs sans un mot, sans bouger. Souvenir qui frôlait les traits de son visage sans âge, marqué par une relation de dix années basée sur l’autodestruction et la vengeance. Pendant un instant, il eut de la pitié pour les deux écorchés. Une spirale vers les enfers sans aucun respect, alimentant d’un côté la soif de châtiments et de l’autre, l’égo mal placé et cruel de l’agent qui utilisait une bête qu’elle croyait muselée.

Les humains se pensaient tout puissants.
Même devant la mort sous forme d’un français condamné par le sort de la lune, elle s’était crue souveraine, maitresse de la clé, reine du monstre.  

Il comprit la rage et la méfiance qu’il avait envers elle, mais tout ce qu’il pouvait lui offrir, c’était la promesse de faire attention à l’appétit fanatique Medea Comucci.

- Je prendrais toutes les précautions nécessaires. Je ne pourrais faire autrement que d’être au naturel… dit-il en soulevant ses épaules, ajustant sa serviette sur ses hanches découpées. Alors reste discret comme tu sais si bien le faire. Déménage, si tu le peux. Essaie de te fondre un peu plus dans la masse quelque temps, s’il te plait. Ce n’était pas une simple suggestion, mais une forte recommandation. S’il était vraiment prudent, il saurait quoi faire. Je trouverais le moyen de te contacter si nécessaire. Tu aimes les animaux? demande-t-il avec un sourire qui éleva la commissure de ses lèvres légèrement.

Se raclant la gorge, il jeta un coup d’œil vers l’extérieur et serra la serviette plus près de lui tout en indiquant la porte de salle demain derrière son dos musclé d’un geste de la tête;
- Je vais me faire une beauté. 

Et il se glissa dans la pièce, laissant la lumière éteinte, la porte juste légèrement entrouverte. Une série de bruit étrange et indescriptible se fit entendre dans le silence de l’appartement du garou suivi d’un grognement qui se transforma en croassement. Le bruit des plumes de membre qu’on agite fut vite remplacé par celui de pattes pointues sur le carrelage du plancher. Une minute à peine passée que la porte s’ouvrit pour laisser passer un piaf aux teintes de la nuit un jour pluvieux. Son bec noir frappa le plancher devant lui puis d’un mouvement rapide, il agita sa tête de gauche à droite pour observer son hôte d’un de ses yeux aussi foncé que le reste. De quelques petits bonds successifs, il s’approcha près du mur puis s’accrocha à la fenêtre ouverte d’un bâtiment d’aile.

Il croassa comme un au revoir puis s’évada par le châssis ouvert, dans la nuit.

Sincèrement, il espérait ne jamais revoir Gautièr.
Par contre, il était maintenant impatient de rencontrer Medea.
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