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Le bon, la brute et l'Italien • Nicola

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Ven 11 Juin - 15:08 (#)

Le bon, la brute et l'Italien

nicola ft. alaric




Le genre de nuit telle que celle qui est en train de se dérouler ce soir est une de celles qu’Alaric souhaiterait pouvoir étendre sur l’éternité. Tout d’abord, il fait étonnamment chaud, pour une nuit d’hiver. La peau glacée du vampire ne ressent à vrai dire absolument pas la différence de température, mais les humains, si. Ils sont au chaud, à l’aise, et le sang tiède a toujours été une terrible faiblesse pour Alaric. Il le sent, l’entend battre dans leurs artères, prêt à être consommé comme le meilleur des whisky. Bien qu’il n’ait aucun point de comparaison; il aurait aimé pouvoir connaître la sensation que procure un excellent alcool, bien qu’il soit sûr que rien ne puisse rivaliser avec de la globule rouge amplement méritée.

En bref, il fait bon. Bon au point que les épaules soient dénudées, les décolletés apparents, et les yeux du Français, occupés. Installé sur cette petite banquette qui ne tardera pas à prendre la forme de son corps, tellement il y passe du temps, il laisse ses yeux virevolter sur l’immense pièce, coude posé sur le dossier, son doigt tapotant le cuir au rythme de la musique. De terrible goût, soit dit en passant. Mais au fil du temps, le vampire s’y est fait. C’est un bien mince prix à payer en échange d’humains de telle qualité. Eux-mêmes ne sont pas du meilleur cru, à vrai dire, mais l’alcool qui circule dans leur sang est la promesse d’une nuit extravertie. Lentement, son regard se tourne sur sa droite, et alors qu’il croise celui de son voisin, un sourire se dessine sur son visage, crocs apparents.

La relation qui s’est nouée avec son aîné est aussi étrange qu’inexplicable. Tous deux sont vieux, peut-être trop vieux pour ce nouveau monde, mais ils sont surtout désintéressés de tous ces aspects politiques qui semblent dicter les vies de leurs semblables. Et pourtant, tous deux font partie des clans les plus puissants du pays, et son positionnés à leur sommet. Alaric ne devait nouer qu’une relation professionnelle avec l’Italien. Il paraîtrait que cela ait échappé à son contrôle. Mais bien que vieux, le vampire n’a pas vraiment de self control, qu’y peut-il? Nicola lui offre constamment la promesse d’une nuit dont l’issue n’est jamais certaine. Tous deux enfermés dans un tel endroit, Dieu sait ce qu’il pourrait advenir. Bien que de clans opposés, de nations différentes, de personnalités contradictoires, ils sont là, tous deux, à rire comme des enfant de quatorze ans devant une paire de fesses sur internet. Si cette soirée ne se termine pas en démonstration de talents, en orgie ou en massacre, ce sera un miracle.

Les humains continuent à circuler sous leurs yeux, se pavanant comme pour leur vendre leurs mérites. Le regard d’Alaric croise celui d’une femme, et soupire. La nouvelle personne qu’il est censé être devenu, celle qui ne marque pas, n’infante pas, ne corrompt pas, commence sérieusement à s’ennuyer. La question est de savoir combien de temps pourra-t-elle tenir en place. Un nouveau regard sur sa droite lui arrache cette fois-ci un rire. Nicola est vieux, Nicola est raffiné, et Nicola est installé sur la banquette d’un établissement de nuit à la musique obscène. Après tout, il l’a traîné dans un de ces évènements sur les nouvelles technologiques il n’y a pas moins d’une semaine. Ça lui fera les pieds.

- C’est plus intéressant que la dernière intelligence artificielle à la mode, non? - demande-t-il tout en connaissant parfaitement la réponse.

La plupart des galas auxquels le vampire se retrouve forcé d’assister du fait de ce qu’il déteste caractériser d’emploi, mais plutôt de passe-temps, est souvent d’un ennui mortel pour lui. Parler art avec des personnes se voulant pointues sur le sujet mais ne révélant en réalité que l’idiotie du monde humain actuel a le don de le mettre dans des humeurs massacrantes. Ce genre de soirée, en revanche — là réunit tout ce qu’Alaric apprécie. Là, le monde humain se pavane devant lui en espérant pouvoir être à sa merci et sous son contrôle le temps de quelques secondes, le temps que ses crocs se plantent dans une jugulaire pour satisfaire ses besoins. C’est ici que l’homme révèle sa véritable utilité.

- Détends-toi, l’Ancien, - reprend-il en regardant cette même femme qui le fixe toujours depuis quelques minutes. - Je crois que tu as une touche.  

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Ven 11 Juin - 22:02 (#)



Il buono, il brutto e l’italiano

« Lo sai che la tua faccia somiglia a quella di uno che vale duemila dollari ? »

Un sourire accroché aux lèvres, Nicola laisse le poids de sa tête basculer en arrière. Sa nuque rencontre le dossier de la banquette. Les basses de la musique électronique qui les entourent font résonner son corps. Ça s’apparenterait presque à des battements de cœur.

La lumière tamisée, la population enjouée et l’odeur d’alcool lui rappellent d’autres temps, d’autres soirées, d’autres enjeux. Il se revoit jeune et révolté, trop heureux de pouvoir vivre un jour de plus et de se sentir tout-puissant au milieu des mortels. De ses Frères, il n’était pas le plus ardent, mais il savait se laisser entraîner par leur enthousiasme de forcenés, fiers comme lui de pouvoir se réclamer des prédateurs au sommet de la chaîne alimentaire. Le mariage, sa fuite désespérée et l’enfer vert avaient atténué cette fièvre, pour qu’elle se rallume enfin en Russie. Ah, même s’il n’a jamais pu découvrir le goût du fameux champagne, sa reconnaissance sera éternelle envers la Veuve Cliquot ! Entre vodka et champagne, les Russes avaient un taux d’alcoolémie haut, qui lui avait permis de vivre par procuration ses meilleures cuites. Gloire à la mère-patrie !

Cependant, aujourd’hui, il est vieux. Aujourd’hui, c’est un Ancien. Un individu plein de sagesse, de bienveillance, de pondération… Quelqu’un de respectable. Les jeux de ses congénères, les débauches et les soirées dédiées au Dieu de la Soif, ça n’est plus de son temps, a-t-on décidé pour lui. Maintenant, au lieu de s’amuser avec lui, les gens cherchent à l’impressionner pour gagner ses faveurs. On ne le laisse plus tranquille. Et même s’il est le premier à reconnaître que la plupart des soirées auxquelles il participe ne sont plus de son goût, être perçu comme trop vieux pour ça le vexe. Il doit se tenir, parait-il. Que valent les soirées, s’il ne peut pas en profiter à sa guise ? S’il doit tenir sa langue, contrôler ses gestes, compter ses gorgées ? Autant rester éloigné des fêtards, surtout des fêtards Caïnites. Il en va de sa réputation, semble-t-il.

Cette impression d’être un vieillard respectable et ennuyeux ne disparaît qu’en présence d’un autre homme devant vivre à la hauteur de cette même réputation.

Alaric, de quelques années son cadet, a pourtant su garder toute la fièvre et la passion de la jeunesse. Le Français n’a pas laissé les siècles l’assagir, loin de là. Des bribes qu’il a entendu de son passé, il a deviné que monsieur Lanuit n’a rien à lui envier. Ils sont de la même trempe et malheureusement pour leur entourage, ils s’entendent bien.

Très bien.

Lorsque son compagnon du soir le pousse du coude, Nicola prend une grande inspiration, appréciant toutes les odeurs qui lui parviennent. Le vieux cuir, l’alcool, les parfums féminins et masculins, l’odeur du désir. En rouvrant les yeux, l’air ravi de son partenaire de crime l’accueille. Il lui adresse un sourire de connivence. Il accepte la moquerie avec grâce.

- « Je n'ai pas le souvenir de t'avoir forcé à m'accompagner. - rétorque-t-il en changeant de position. Il appuie ses coudes sur ses genoux, se penche vers leur table basse, dénuée de tout verre.  - Tu es juste vexé de n’avoir rien compris à la présentation, pauvre homme préhistorique. »

Ils ont l'air bien sages, ces deux hommes à la trentaine. Nicola n'a pas fait l'effort de modifier son style vestimentaire. Il est, comme souvent, habillé d'une simple chemise noire et d'un pantalon cargo brun, des chaussures d’un bon cuir aux pieds. Pas d'accessoire, pas de signes distinctifs autres que ses yeux bleu électrique. Près de son camarade de beuverie, il a presque l'air fade, avec son petit air de comptable rangé.

C’est probablement ce que pense la femme que lui indique Alaric. Nicola cache son sourire moqueur derrière sa main puis se frotte le menton pour retrouver son air blasé. Un instant, la blondeur de ses cheveux l’a fait ressembler à une autre femme, bien plus charismatique. Bien plus à son goût. L’homme se redresse et appuie un de ses coudes sur le dossier de leur banquette. Alaric semble être parfaitement dans son élément, ses yeux vifs guettant toute proie potentielle.

Les deux hommes ne sont pas là pour profiter de la musique. Certainement pas quand il s’agit d’un des morceaux de Pitbull, aux paroles … profondes. Il espère sincèrement qu’ils ne s’y soient pas mis à plusieurs pour écrire les paroles de Culo. Ce serait inquiétant pour l’avenir des humains.

Non, ils sont là pour profiter, eux aussi, des effets libérateurs de l’alcool. Ils veulent rire, s'amuser, se libérer du carcan étroit de "respectabilité" qu'on leur a forcé à endosser. Et lorsqu’on est vampire, il n’y a qu’une seule solution possible : trouver des humains imbibés. Quel meilleur endroit que cette boîte de nuit chic, accueillant des humains vaniteux ?

- « Ce n’est pas moi qu’elle regarde, Al’. - le corrige-t-il après s’être passé la langue sur les lèvres. Taquin, il se tourne vers lui, le regard pétillant. - C’est cette table désespérément vide. Elle, c’est la serveuse. »

Il tire sa carte bleue de sa poche arrière et l’agite devant l’autre, joueur. Son geste ne manque pas d’attirer vers eux le sujet de leur échange. Pendant qu’elle traverse la foule, Nicola continue à se moquer de son compagnon, amusée par l’erreur de jugement que lui a fait commettre son ego.

- « Ouch, la soif t’aveugle mon ami ! Ou est-ce que tu me donnes vraiment tant de sex-appeal que ça ? Je suis flatté, vraiment. C’est la chemise ? - il hausse les sourcils dans un geste suggestif en écartant légèrement le haut de celle-ci, qu’il remet vite en place lorsque la serveuse fait connaître sa présence. - Ciao tesoro. Dimmi, le plus cher de la carte, c'è sempre le champagne ? »

A-t-il déjà mentionné sa reconnaissance pour l’invention du champagne, véritable appât à humains ?


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Sam 12 Juin - 16:34 (#)

Le bon, la brute et l'Italien

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Un rire gracieux et sincère s’échappe des lèvres du vampire, alors qu’il rejette la tête en arrière, amusé par les paroles de son ami. Lorsqu’il tourne la tête sur le côté, les yeux de l’Italien sont rivés sur lui, cette lueur d’amusement dansant dans ses iris, et Alaric hoche la tête en haussant les épaules, toujours appuyé contre le dossier de ce canapé en cuir de mauvais goût.

- Je n’ai pas « rien » compris à cette présentation. J’ai compris lorsqu’elle a dit bonjour, et lorsqu’elle a commencé par parler des ancêtres de cette chose qu’elle présentait. C’était quand même bien plus simple à l’époque, quand tout ce qu’on pouvait faire avec un téléphone était téléphoner, tu ne trouves pas ?

Ces paroles sont prononcées avec un fond d’amusement, mais sont dans le fond sincère. Alaric, tout comme son frère et une bonne partie des Lanuit, n’a jamais eu l’envie de s’adapter à la nouvelle technologie de ce monde, et en particulier celle du vingt-et-unième siècle. Il a pourtant pris la lourde décision de s’investir d’autant plus dans ces dernières pour combler le retard de modernité que possède son clan, mais les choses s’avèrent plus difficiles lorsque l’on ne comprend strictement rien à ce que l’on essaye d’apprivoiser.

De nombreux regards sont posés eux, même si les deux vampires ne s’en incommodent pas. La plupart sont curieux, certains paraissent effrayés, d’autres attentifs, espérant être ceux pouvant leur offrir ce qu’ils sont réellement venus chercher ici. De loin, l’on aurait pu croire à deux amis profitant d’une soirée après une longue journée de travail. Ce qui n’est pas si éloigné de la réalité.

Le regard de Nicola s’est à présent tourné en direction de cette femme qui semble vouloir percer son visage de ses yeux, si bien qu’Alaric commence à se demander si elle n’est pas en train de faire une crise de tétanie. Mais, quand il reprend la parole, son regard descend sur sa silhouette, qu’il n’avait pas réellement pris le temps d’étudier, et se pose sur l’étiquette collée à sa poitrine, comportant son prénom. Un nouveau rire lui échappe alors que cette dernière se met en marche, et le vampire pose sa cheville sur son genou opposé, sourire apparent.

- Je t’accorde peut-être trop de crédit, pardonne-moi, - dit-il alors qu’elle s’approche d’eux. - C’est sûrement ton côté dilf qui m’aveugle. Tu sais ce que c’est, Papy, ou il faut que je te l’épelle? - Sa tête se tourne à ce moment là vers l’inconnue, qui fronce les sourcils en écoutant l’Ancien parler. - Du champagne, Mademoiselle, mon ami souhaiterait du champagne. Je vous épargnerai le restant de sa phrase, il n’est pas accoutumé d’ici. Ces Italiens, vous savez, on peut à peine les tenir, - dit-il en souriant, tête penchée sur le côté.

Elle est sur le point de rétorquer, quand Alaric fixe son regard dans le sien, et, babines retroussées, laisse apparaître deux crocs affûtés.

- Votre meilleur champagne, et deux ou trois demoiselles pour nous tenir compagnie, serait-ce possible ? - lâche-t-il en utilisant son don de Domination pour la mettre à sa botte. Elle le regarde, comme hypnotisée. - Ou des gentlemen, je me satisfais de tout.

Finalement, il relâche son emprise, et la jeune femme s’éloigne après avoir vigoureusement hoché la tête. La musique est toujours aussi forte, et la simple idée de se voir servir un dîner tout frais et alcoolisé d’ici peu fait rêvasser Alaric.

- Comment se passe la cohabitation avec ma chère sœur ?
- demande-t-il alors à son ami. - Bien, je présume, puisque tu es toujours muni de tes quatre membres.

Le Français ne cherche jamais à rentrer dans des considérations politiques avec Nicola, tout d’abord parce que ces dernières ne l’importent guère, mais également car il n’a en aucun cas envie d’entrer en conflit avec les Coleman. Enfin, si ça ne tenait qu’à lui, il en aurait déjà certainement supprimé un ou deux, pour le plaisir. Mais son frère n’est pas du même avis, et Alaric ne veut pas faire de vague. La seule chose qui l’intéresse réellement chez eux est Aurore, dans son égoisme le plus malsain. Bien qu’elle le déteste.

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Lun 14 Juin - 14:01 (#)



Il buono, il brutto e l’italiano

« Lo sai che la tua faccia somiglia a quella di uno che vale duemila dollari ? »

D’un geste nonchalant de la main, il chasse la taquinerie de son compagnon et choisit de rester dans l’ignorance pour préserver sa fierté. Pour être franc, il n’a aucun idée de ce que peut signifier le mot dilf, même s’il a grandement amélioré sa connaissance du lingo de ces dernières années. Il est très fier de savoir placer correctement swag dans un contexte, ainsi que le fameux « very that » et le « work bitch ». Et même « bae ». En revanche, dilf, c’est nouveau. Est-ce un acronyme ? Un mot inventé de toutes pièces ? Le vieux profite de l’arrivée de la serveuse pour dissimuler sa perplexité au profit d’un masque d’affabilité.

Alaric est heureusement trop concentré sur elle pour rebondir sur le sujet et tenter par ce biais de regagner du terrain sur leur « modernité ». Ceci dit, au vu de sa maladresse avec tous les gadgets qu’on lui met entre les mains, il ne trompera personne. Monsieur peine encore à maîtriser son smartphone : Nicola se souvient du calvaire que ça a été pour lui expliquer comment installer des applications. Enfin. Maintenant, Alaric est le fier détenteur d’un smartphone où sont installées des applications de rencontre.

Son ami prend la relève pour passer leur commande, bien plus à l’aise que lui avec la langue anglaise. Les deux hommes sont détendus, à leur place dans cet environnement de fêtards. Ils ont beau être plus à leur place sur des champs de bataille, leur allure soignée et leurs vêtements de qualité inspirent un sentiment de confiance au public.

Néanmoins, il l’entend, cette exagération volontaire de son accent français. Cette petite crânerie chauvine lui tire un rire franc, tellement rare pour lui, qui se contente souvent d’un simple ricanement pour manifester son amusement. Ce rire sort du cœur. C’est un son agréable, qui surprend tant il donne à Nicola une apparence jeune. Ses yeux se rallument un instant.

Ces Italiens, hein ? Que dire de ces Français qui, depuis toujours, briguent le titre de meilleurs amants ? Tout le monde sait que le romantisme est né sur les plages de la Vénétie, sous le soleil doux de la Toscane, entouré des chants lyriques de la Lombardie. Cette rivalité bonne enfant semble être éternelle.

La commande passée, Alaric reporte toute son attention sur lui. Son ami se réjouit de leur soirée tout autant que lui.

- « De mes cinq membres, vu ta sœur. » - répond Nicola sur un ton léger, jouant l’innocent, lorsqu’il mentionne sa supérieure hiérarchique au sein du clan Coleman. Le bras droit au petit nez ravissant sait très bien se faire comprendre : son intérêt est visible pour qui veut bien observer la danse de séduction à laquelle ils se prêtent, lui, il le jure, à son corps défendant. Nicola a beau le nier avec véhémence, il est bel et bien sous le charme de cette blonde audacieuse.

Il s’appuie plus confortablement contre le dossier de leur banquette, imitant la position ouverte de son compère. Même s’il est le frère aîné de la belle, Nicola ne ressent aucun embarras. Les Lanuit sont presque aussi vieux que lui. Ils en ont vu tout autant que lui.

- « Elle est… têtue, ta sœur. Enfin, avec toi en frère aîné, j’imagine qu’il faut du caractère pour s’affirmer. J’ai cru plusieurs fois qu’on allait en venir aux mains, elle a une sorte de don pour faire sortir de leurs gonds les gens. Même moi, alors que je sais me tenir. Je pense qu’un jour, elle va finir par m’empaler avec une poignée de porte ou essayer de m’enfoncer le crâne avec un presse-papier. - il sourit et hausse les épaules. - Mais bon, les risques, c’est ce qui pimentent le quotidien. »

Nicola secoue la tête, amusé par le souvenir d’une de ses menaces. Elle voulait lui « écraser la tête sous un de ses escarpins ». C’est presque tendancieux. Il reste silencieux un bref instant avant de rajouter d’une voix douce et sérieuse. Il y a longtemps, fort longtemps, il a été un frère aîné, lui aussi.

- « Elle va bien. Elle a l’air heureuse de ses responsabilités et de sa vie chez les Coleman. - un échange de regards, puis Nicola retrouve sa nonchalance et ajoute d’un air tranquille. -  Tu penses qu’elle me voit comme un dilf elle aussi ? »

Il est conscient de venir titiller le côté protecteur du frère aîné de la fratrie des Lanuit. Mais, comme il vient de le dire, ce sont les risques qui ajoutent du piment aux échanges !

Pendant qu’ils discutent, des gens font leur chemin vers leur table. La serveuse, tenant un grand seau rempli de glaçons et de deux bouteilles, suivie d’une procession de trois femmes et deux hommes. Nicola les aperçoit et un sourire en coin se dessinent sur ses lèvres. La soirée peut enfin commencer...


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Mar 15 Juin - 17:06 (#)

Le bon, la brute et l'Italien

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A chacun ses qualités, et si Alaric manie les us et coutumes du XIXème siècle avec aisance, la technologie est un domaine qu’il laisse bien volontiers à son ami. Tout ce qu’il sait faire avec un cellulaire dans les mains est appeler les deux seuls contacts de son téléphone. Et swiper à droite, depuis que l’Italien lui a installé une application s’étant révélée bien plus intéressante que prévue. Bien que tout cela ne soit que pour de plaisir des yeux, puisque le Français n’a plus le droit de rien faire. Son frère a toujours eu le don d’être un rabat joie. Mais heureusement, ce soir, Gabriel n’est pas, et Nicola n’est pas celui qui lui interdira ses frasques en tout genre. Au contraire. S’il avait été adolescent, l’on aurait certainement caractérisé son ainé de mauvaise influence, et inversement. Lequel est le pire des deux, là est la question.

Le benjamin est perdu dans ses réflexions technologico-dramatiques quand Nicola attire son attention en reprenant la parole. Un sourire se dessine sur son visage, encore une fois accompagné d’un rire. Son ami a bien cerné sa soeur, cela est certain. Aurore a toujours eu un don pour le drame, encore plus depuis qu’Alaric l’a infantée puis délaissée. Sa haine est compréhensible, ses accès de colère, un peu moins.

- Têtue, c’est le mot, - répond-il en hochant la tête. - Je crois qu’Aurore a un goût prononcé pour la violence. Ça doit être de famille. Je voudrais pouvoir te dire que ce n’est que du vent, mais je ne voudrais pas te décevoir. Ou te mener à ta perte.

Alaric n’a jamais ni essayé, ni voulu utiliser un autre prénom que celui-ci pour dénommer sa soeur. Si elle aime faire croire au monde sa non appartenance à la dynastie Lanuit, son frère lui, se fait un malin plaisir de le lui rappeler. Utiliser autre chose que son prénom de naissance signerait certainement l’acceptation d’une disparition qu’il n’est pas prêt à admettre, et encore moins à accepter.

La façon dont Nicola parle de sa soeur lui fait froncer les sourcils. Plus qu’un attrait, il croit même y déceler une once d’admiration. Il a toujours eu du mal à comprendre ce genre de réactions, plus nombreuses qu’il n’y paraît. Sa soeur possède un charme assuré ainsi qu’un esprit affûté, nul doute là dessus. Cependant, tout ce que parvient à voir le Français en l’observant est cette gamine qui leur courait après, Gabriel et lui, et avec qui il n’avait de cesse de faire les quatre cent coup. La prendre pour une redoutable opposante n’a pas de sens pour lui, même s’il devrait certainement le faire, aux vues des nombreux coups qu’elle leur a déjà portés.

La réponse de son ami lui fait hocher la tête. Bien. Qu’elle soit heureuse, cela est déjà un bon commencement, même si Alaric est bien trop égoïste pour l’admettre. Il souhaiterait que sa soeur soit à ses côtés, de la manière dont il l’a toujours souhaitée: proche, mais pas trop. Il se dit qu’à défaut de la compter chez les Lanuit, Nicola est là pour garder un oeil sur elle. C’est du moins ce à quoi il pense quand la réponse de ce dernier lui arrache une quinte de toux.

Véritable quinte de toux. Alaric manque de s’étouffer avec la salive qu’il s’applique à fabriquer en respirant en public. Il met plusieurs secondes à s’en remettre; non pas que le fait de respirer lui manque, plutôt parce que cette sensation n’est pas des plus agréables. Finalement, il se redresse, une main sur son torse.

- Mes instincts les plus primitifs refont surface dès lors qu’il s’agit de ma petite soeur, caro mio -  répond-il en jetant un regard noir à Nicola. Le pauvre ne sait même pas ce qu’il vient de dire, mais Alaric n’a pas réellement enfin de le lui expliquer. Il a peur que cela ne lui donne des idées.

Leur repas est enfin arrivé. Ils sont cinq, soigneusement alignés comme des porcs que l’on envoie à l’abattoir. Devant eux se tient la serveuse, un énorme sceau rempli de bouteilles. Quand elle le pose sur la table, Alaric feint l’intéressant et hoche la tête pour la congédier. Celle-ci lance un nouveau coup d’oeil appuyé à son voisin qui lui arrache un sourire, puis il se tourne vers celui-ci.

- Elle, par contre, te considère certainement comme un dilf. - dit-il en affichant une rangée de dents parfaitement alignées. Puis, il se penche, attrape une bouteille de champagne, qu’il s’applique à ouvrir comme il l’a appris il y a des décennies. Quelle merveilleuse invention. Lorsque le bouchon saute, il se tourne une nouvelle fois vers l’Italien. - A table! - claironne-t-il en servant un premier verre à celle qui deviendra certainement son amuse bouche.

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Jeu 17 Juin - 16:01 (#)



Il buono, il brutto e l’italiano

« Lo sai che la tua faccia somiglia a quella di uno che vale duemila dollari ? »

La quinte de toux qui déchire son ami lui tire un gloussement perplexe. Ça fait une éternité qu’il n’a pas vu de vampire victime de ce genre de choses si humaines. Un vampire qui s’étouffe avec sa propre salive ? Incroyable. Sidéré, il lui offre quelques tapotements dans le dos. C’est le dilf qui l’a mis dans cet état ?

C’est un mot dont il lui faut absolument la signification.

Ses lèvres s’étirent en un sourire ravi. Merde, Alaric Lanuit qui s’étouffe sous ses yeux, choqué par ses paroles ! Le Lanuit que tout le monde s’arrache, coupable de toutes les frasques, organisateur de soirées démentielles ! Il frôle l’arrêt cardiaque à l’idée que sa sœur ne soit pas innocente. Le temps qu’il met pour se remettre de cette toux rend la scène d’autant plus surréaliste. Nicola éclate de rire. Son cadet peine à reprendre son aplomb. L’accès de toux lui a donné des couleurs, il a l’air presque vivant. Presque humain. L’antiquité s’adosse contre la banquette, essuie une larme d’hilarité et se mord la lèvre inférieure. Merde… Alaric devient prude quand on parle de sa sœur. C’est génial.

Il rajuste sa chemise et le menace implicitement, remplissant son rôle de frère aîné avec diligence. Nicola se mord plus fort la lèvre. Il est sérieux ? Espère-t-il sincèrement lui faire croire, à lui, qui l’a accompagné à plus d’une de ses soirées VIP, qu’il est qualifié pour jouer le rôle de chaperon ?

L’Italien choisit de ne pas répondre. Comme son compagnon, l’arrivée du champagne et des cinq humains le distrait. Il les accueille avec un sourire affable et une posture ouverte, qui lui gagne la sympathie immédiate de deux d’entre eux. Et manifestement, toujours selon monsieur Lanuit, l’affection de la serveuse. La blonde est pulpeuse, son maquillage est soigné, elle est efficace.

Il lui adresse un geste de remerciement, elle s’éloigne en rosissant. Ils ne peuvent pas ajouter de paroles, Alaric est trop heureux d’avoir le droit de faire sauter le bouchon de la bouteille de champagne. Son exclamation joyeuse est acclamée par les cinq humains. Nicola n’est pas certain qu’ils soient tous conscients d’être le repas.

La serveuse n’est pas partie.

Nicola lui lance un clin d’oeil pendant que l’attention est détournée par Alaric. Tous les humains tendent leur verre, fiers d’avoir été choisis parmi la foule de fêtards pour venir trinquer. Il profite de cette ardeur pour s’approcher de la femme et lui proposer de rester. Elle travaille, répond-t-elle. Nicola hausse les épaules, prend un air déçu. « A votre pause ? » est suivi par un « peut-être » qu’il accueille par un « J’ai hâte ».

La séduction n’est qu’un jeu de théâtre : il suffit de connaître les bonnes répliques et de les prononcer sur un ton convaincu et convainquant.

Il l’observe s’éloigner, puis se penche vers un des hommes faisant parti des cinq élus. La peau noire, les cheveux frisés, un piercing à la narine et les yeux aux contours noircis par le khol, il dit s’appeler Kyle et adorer son accent. Nicola se présente et lui serre la main, avenant, puis lui pose sa question.

- « Tu vas sourire Kyle, mais je vais tout de même te poser une question bête. Qu’est-ce qu’un dilf ?
- Ouuuh, mais c’est trop mignon ! - Kyle porte la main à sa bouche et glousse, ses yeux pétillent. L’Italien sait qu’il vient de prendre au moins une dizaine d’années de plus dans son regard. Il n’a pas honte : entre Alaric et lui, c’est Alaric le plus vieux-jeu des deux. Il accepte avec grâce d’être pris pour un mec qui ne sort pas de chez lui. - Tu ne sais vraiment pas ? C’est comme milf, c’est pour Dad I’d Like to Fuck. Et ça te va bien. »

Nicole rit de bon cœur, aussi bien face à l’audace de l’humain qu’à la signification du mot. En voilà un qui ne perd pas de temps ! Il s’entendrait très bien avec Alaric. Celui-ci est ravi d’être entouré. L’Italien parie qu’il a déjà établi l’ordre dans lequel il va se nourrir. Maintenant qu’il connaît le sens de dilf, il comprend mieux la portée de l’outrage. Son regard part vers la foule. Il pense à Aurora, Aurore. Un dilf, hein ?

Avant que son esprit ne s’égare, il se passe la main sur le visage et reporte son attention sur Kyle, qui pense l’avoir choqué. Il le détrompe immédiatement et en profite pour lui présenter Alaric en quelques mots succincts. L’étincelle de désir qui traverse ses prunelles ne lui échappe pas. Kyle est enchanté par sa chance. Deux dilf et du champagne, que demande le peuple ?

Les présentations continuent. Avec Kyle se trouvent Elisa, Carrie, Savannah et Eliott. Nicola se montre prévenant, rempli les verres vides avec sollicitude, sans jamais donner l’impression de pousser à boire. De temps en temps, son regard accroche celui de son ami. Ils ont hâte de profiter, eux aussi, de la légèreté offerte par l’alcool.

Près de lui, Nicola murmure, sa voix trop basse pour être perçue par quelqu’un d’autre que lui.

- « J’ai soif, Alaric. Tu ouvres la dégustation ? Tu ne vas pas laisser ton invité se dessécher... »

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Ven 18 Juin - 11:33 (#)

Le bon, la brute et l'Italien

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La réaction d’Alaric a le don de faire rire son ami. Il l’accompagne d’un sourire, qui cache cependant une inquiétude latente. Sa soeur est l’une des seules choses qui lui aient fait garder des instincts humains. Nicola ne fait certainement que de se moquer de lui. Du moins, il l’espère. Il est sûrement le pire frère qui ait jamais foulé cette Terre, et même si sa réaction pourrait frôler l’hypocrisie, il n’en a que faire. Alaric place soigneusement cette idée dans un coin de son esprit, et choisit de ne pas y réfléchir pour le moment, alors que ces cinq inconnus les ont finalement rejoints. Ils sont assis, ils les entourent, et ils sentent divinement bon. Nicola, lui, semble avoir jeté son dévolu sur la serveuse. Il est vrai qu’elle fera certainement un délicieux dessert. Le champagne sabré, le vampire s’applique à remplir les coupes. Sept, pour être exact, même s’il sait que deux d’entre elles resteront pleines pour le restant de la soirée. Il donnera sûrement la sienne à la jeune femme installée à ses côtés, qui semble vouloir son attention à tout prix. Un sourire se dessine sur son visage, et il se retient de lui dire qu’elle aura tout son intérêt d’ici peu.

Pas tout de suite, cependant, car Alaric aime laisser durer le plaisir et est occupé à écouter la discussion qui se déroule entre son ami et l’homme assis à ses côtés. Il se retient de rire face à sa réaction, mais surtout face au rire de Nicola, qui en dit long sur ce qu’il vient de comprendre. Il sait qu’il ne manquera de lui refaire cette réflexion par la suite. Peut-être méritera-t-il même une modification de son nom dans son téléphone. « Nicola, dilf ». Il sourit à cette pensée. Il devra néanmoins sûrement lui demander de le faire pour lui, car le vampire n’a pas la moindre idée de comment faire fonctionner cet appareil.

Cinq des sept coupes de champagne ont disparu de la table et trônent maintenant dans les mains de leurs repas. Tous sourires, ils ne font que de rire, se sentant privilégiés à l’idée d’être ici, avec eux. Nicola et Alaric baignent dans leur jus, nul besoin de le nier. Ils sont comme les rois du monde, dans cet endroit assombri ou rien ne peut les atteindre. Alaric décide qu’il ne reviendra ici qu’en compagnie de son ami, car c’est comme cela qu’il se sent le mieux. C’est ironique, peut-être même ridicule. A travers les siècles, il n’a jamais eu d’amis. Le peu de connaissances qu’il a acquises et qui sont parvenues à le connaître sont mortes, à cause du temps ou d’une trahison. Et voilà que le Français se lie d’amitié avec un vampire Italien, qui travaille avec sa soeur, pour le clan opposé qu’il déteste. Ah. L’ironie de la vie. Il ne peut s’en empêcher, cependant, et même si son frère lui a déjà demandé de faire attention, et ne rester avec Nicola que pour recueillir des informations, le vampire s’en contrefiche, et bizarrement, a décidé d’accorder sa confiance à son Aîné. Bien qu’il se garde bien de lui faire part de ses pensées.

Son regard est concentré sur l’Italien ainsi que son voisin, et c’est un doigt posé sur sa joue qui le force à tourner la tête dans la direction opposée. Sa voisine s’impatiente. Elle lui susurre des mots à l’oreille qu’il n’écoute qu’à moitié, un sourire collé au visage. Ce qu’elle dit n’a pas d’importance, mais il fait mine de s’intéresser à son flot de paroles. Il semblerait que le champagne ait déjà commencé à faire effet, et Alaric se redresse sur son siège à cette idée. Son intérêt s’échappe bien vite de cette Elisa quand Nicola reprend la parole, si bas qu’il est le seul à pouvoir l’entendre. Un sourire carnassier se dessine sur son visage, et il hoche la tête.

- Toujours aussi impatient. Buon appetito, mon ami, - dit-il à voix haute cette fois-ci. - Je dois réellement travailler mon italien.

Il se tourne à nouveau vers sa voisine, et fixe son regard dans le sien. Ses yeux pétillent du champagne ingéré, entourés d’un léger halo rosé qui n’augure que du bon.

- Tout doux, trésor, - lâche-t-il en employant le mot français, utilisant une nouvelle fois sa Domination pour faire en sorte qu’elle ne bouge pas. - Il est temps de s’amuser, qu’en dis-tu?

Sa bouche s’est déjà approchée de son cou. Ses lèvres s’y déposent dans un délicieux baiser, et il sent la peau de sa victime s’hérisser à son contact. Il sourit, ses dents contre elle. Puis, lentement, ses crocs sortent, il pose sa main sur son cou pour la maintenir en place, et goûte à sa gorge. La sensation est si douce et forte à la fois qu’il ressent un long frisson d’excitation remonter le long de son échine. Elle se pâme sous son toucher, ses yeux roulent dans leurs orbites, sa main attrape son épaule.

Quelques secondes plus tard, Alaric rompt le contact, et dépose son pouce sur son cou pour essuyer les quelques gouttes de sang ayant perlé. Il ramène son doigt à sa bouche pour en lécher le restant, les yeux rivés sur elle. Puis, il se détourne et regarde son voisin.

- Ca valait l’attente, Nicola?

Les autres présents sont toujours confortablement installés et discutent entre eux, ignorant tout de ce qui vient de se dérouler sous leurs yeux. Alaric commence déjà à sentir les effluves d’alcool couler dans le sang qu’il vient d’ingérer, réchauffant son corps tout entier, le faisant se sentir presque humain. Ses doigts frétillent, sa peau picote.

- Je crois que nos autres invités sont un brin jaloux, - dit-il en hochant la tête en direction des autres, sourire en coin affiché. - Ne les laisse donc pas patienter, Nico. Je crois qu'ils veulent tous une part de dilf, ce soir!
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Mar 22 Juin - 17:54 (#)



Il buono, il brutto e l’italiano

« Lo sai che la tua faccia somiglia a quella di uno che vale duemila dollari ? »

Son impatience ne manque pas de faire sourire son ami qui, avec toute l'élégance caractéristique des français, accepte d'ouvrir le bal. Nicola le regarde faire, amusé par ses manières. Il a toujours aimé charmer, ce Français, même lorsque le moment ne s'y prête pas. Il joue, comme d'habitude, c'est la vedette de sa propre pièce de théâtre, tous les autres ne sont que des figurants trop heureux de partager la scène avec un  homme tel que lui.

L'Italien est le premier à lui reconnaître un charisme irrésistible. N'importe quelle idée, même la plus sotte, devient digne de considération une fois qu'il la présente. Il sait jouer des mots, cerner son interlocuteur, captiver son auditoire. Il séduit les foules sans mal. Ce don des mots lui a permis de se tirer de nombreuses situations qui auraient été périlleuses pour n'importe qui d'autre. Heureusement, lorsque la parole n'a plus de pouvoir, Alaric sait aussi passer à l'action : c'est pour cela que Nicola l'apprécie tout particulièrement. Les mots ne remplissent pas le rôle de bouclier : il les manie comme des armes. Quand elles ne sont pas efficaces face à son adversaire, il en prend d'autres. Il ne bat pas en retraite.

Nicola détourne le regard et laisser à son ami de l'intimité. A vrai dire, malgré la soif qui commence à assécher sa gorge, le huit-centenaire s'interroge : ils ont le même âge, ou presque. Dans un combat au corps-à-corps, lequel des deux sortirait victorieux ? Il a plusieurs centaines d'années derrière lui où, au lieu de savourer l'évolution du confort, il a survécu à la force de ses bras et de sa volonté. Page, esclave, mercenaire... Nicola a toute confiance en ses capacités physiques. Il se sait capable de tenir tête à n'importe qui, même à mains nues. Il pèche peut-être par excès d'orgueil, mais... Si jamais, lors de circonstances qui seraient tout à fait déplorables et malheureuses, leurs clans devaient s'affronter et les ériger l'un contre l'autre... Alaric serait contraint de courber l'échine.

Il soupire, dérangé par la tournure de ses pensées. Il n'a aucune envie d'en arriver à ces extrémités.

Loin de se douter des considérations morbides de son ami, Alaric se tourne vers lui, l'air en pleine santé, le rose aux joues. Il l'invite à prendre part aux réjouissances d'un air ravi. Nicola s'exécute, ignorant qu'un nuage sombre s'est installé dans son regard.

C'est vraiment une mauvaise habitude qu'il a prise, de toujours réfléchir à la meilleure manière de détruire ceux qui croisent son chemin. Néanmoins... Il ne peut s'empêcher d’échafauder des théories, des plans, des enchaînements. Il ne le formulera jamais ainsi, cependant… Nicola est inquiet qu’on puisse, encore une fois, venir à bout d’un de ses égaux. Si lui sait deviner comment le détruire… Pourquoi pas d’autres ? Il est sincèrement curieux des capacités que cache son compère sous ce masque d'affabilité. Voyons... Nicola sait que son charisme a un pouvoir particulier, qui dépasse celui que leur confère à eux deux leur nature maudite. Les leurs l'appellent le don de Domination. Sa petite sœur le possède également, il l'a vu l'utiliser. Elle n'a pas commis l'affront de tenter de l'y soumettre, ni son frère aîné, aussi ignore-t-il si ce pouvoir aurait effet sur lui.

Alaric s'est déjà amusé à lui jouer des tours en manipulant l'obscurité, en représailles de ses propres farces en disparaissant soudainement, le plantant là seul et bien embêté de ne plus pouvoir compter sur sa présence pour se sortir d'une rencontre des plus ennuyeuses.

Il attire l'attention de l'humain le plus proche de lui, se penche vers son cou et, contrairement à son compère, ne cherche pas à rendre le geste d'autant plus sensuel. Il a soif, tout simplement : il agit comme un humain qui boirait à la bouteille pour satisfaire ce besoin primaire. Ce que cette action provoque chez l'humain qui lui sert de bouteille ne l'intéresse pas, ou plus. Son cerveau poursuit ses réflexions alors qu’il plante ses crocs dans le cou d’une des trois jeunes femmes, plus agressif que son compagnon.

A-t-il développé un troisième don, comme lui ? Nicola lui a parlé de celui qui lui fait prendre la place d'un mort l'espace de quelques instants. La sensation est des plus déplaisantes, elle le laisse toujours l'estomac retourné. Il n'est pas très bon. Son épouse aurait pu le guider plus loin dans son apprentissage si ils ne s'étaient pas retournés contre eux.

Malgré la dureté avec laquelle il s’est sustenté, c'est néanmoins avec tout autant de savoir-être que le Français que Nicola se réinstalle avec flegme, le menton, les lèvres et le col de la chemise immaculés. L'alcool absorbé de cette manière exacerbe le sentiment de chaleur qui se diffuse dans son corps. Il a l'impression de mieux sentir tous ses membres, jusqu'aux dernières phalanges de ses mains. Par réflexe, il ferme et ouvre ses mains, se satisfait de la souplesse du geste. Depuis sa fuite de la longue agonie dans une jungle d'Amérique du Sud qui l'aurait inévitablement mené à sa perte, il vérifie toujours l'état de son corps après chaque rasade. Il craint la raideur plus que tout.

Il n’a pas assez d’alcool dans le sang, il se trouve encore bien trop civilisé. Avec un sourire, il adresse un signe à Kyle, qui s’approche avec impatience. Il lui tend de lui-même son cou, trop heureux de pouvoir profiter des effets du venin. C’est du donnant-donnant, estime froidement Nicola en plantant à nouveau ses crocs. Ses gorgées sont plus longues : Kyle a bu davantage que les autres, il est plus grand, plus résistant. Le goût est divin, il se sent ragaillardi. Son corps est de nouveau mis à contribution. Il sent ses muscles frisonner, de curieux spasmes les parcourent, comme s’ils se réveillaient à mesure qu’il ingérait la force vitale de l’humain.

C’est avec un effort conscient qu’il le relâche. Kyle a les yeux fermés, un air béat sur le visage. Il faudra lui laisser un petit moment pour se remettre.

L’Italien se réadosse contre la banquette, la tête lui tourne légèrement suite à l’afflux de sang. La sensation est grisante, peu importe les années, les décennies, les siècles qui sont passés depuis sa première gorgée. Bien sûr, ses pensées continuent à s'affairer autour d'un hyptothétique combat. Ils ne se sont jamais affrontés. Il a beau eu lui proposer un duel d’escrime, sur le ring, à cheval… Il imagine, pour une fois, ne pas avoir à maîtriser sa force, en fermant les yeux, soulageant sans le savoir l’assistance en cachant ses yeux d’une couleur dérangeante tant elle est saisissante.

Il est curieux de se comparer à un égal. Comme avant, du temps de ses Frères, du temps de son Sire.

Ses yeux cherchent ceux de son congénère. D’un geste de la main, il lui fait comprendre tout le bien qu’il pense de cette cuvée. Ses pupilles sont dilatées, le haut de sa chemise légèrement ouvert. Sa peau est en train de reprendre lentement un hâle léger, toujours loin hélas de son bronzage prononcé lors de sa première mort.

Lorsqu’il parle, sa voix a baissé d’une octave. Placide et confiant, il l’invite à se faire encore une fois le centre de l’attention.

- « Je me suis toujours demandé ce que tu pouvais faire avec tes dons, Alaric… Montre-moi quelque chose qui ne soit pas un simple divertissement. »


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Ven 25 Juin - 15:37 (#)

Le bon, la brute et l'Italien

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Alaric aime se donner en spectacle et savoir que les regards sont rivés sur lui. Il n’a pas assez d’orgueil pour prétendre le contraire et à l’intelligence de s’en rendre compte. Ça a été toujours été comme ça, même avant que les bras de la mort ne le rendent invincible. Petit, il était celui qui faisait tout pour se faire remarquer, surpassant le calme légendaire de son aîné et l’air mutin de sa soeur. Peut-être est-ce vraiment le fait d’être né au milieu, de ne jamais réellement se sentir à sa place. Alaric n’en sait rien, et ne s’est plus penché sur la question depuis un long moment. L’introspection n’est pas son fort. Elle déclenche toujours une crise qui n’est rassasiée que par des frasques en tout genre, qui encore une fois attirent l’attention de tous. Cette attitude peut laisser croire au monde qu’il n’est rien d’autre qu’un idiot se sentant capable de tout. Dans le fond, il aime laisser transparaître cet aspect de sa personnalité. Cela lui permet d’avoir un train d’avance sur ceux le croyant stupide. Même si leur avis a toujours tendance à changer une fois qu’ils retrouvent leur langue au fin fond de leur gorge. La cruauté est encore là un de ses grands talents, dès lors qu’il en fait usage.

L’endroit est bondé mais le vampire se sent comme seul au monde avec sa victime. Elle est toujours aussi détendue, à l’instar de son aura et des émotions qui émanent d’elle. Il lui susurre un « délicieux » à l’oreille, sa voie vêtue de son plus bel accent français, et approche une nouvelle fois sa bouche de son cou. Cette fois-ci, il y dépose ses lèvres, et aspire. L’odeur est irrésistible, le désir encore moins. Un suçon ne tarde pas à apparaître, et ce n’est que quand le sang est remonté jusqu’à la surface de sa peau laiteuse qu’Alaric y plante ses crocs une seconde fois. Un long soupir s’échappe d’elle, par laquelle il répond en plaçant sa main de l’autre côté de sa gorge. Il la maintient en place, et la sent s’abandonner à lui dans ses bras. Le champagne qui pétille dans ses veines lui fait tourner la tête, il se sent bien. C’est dans ces moments-là qu’il comprend les plaisirs humains et leur constante recherche du Saint-Graal. Voilà peut-être un des seuls avantages qu’apporte cette nature, et la seule chose qui manque au Français. Lorsqu’il se redresse, il observe la façon dont Nicola s’abreuve de son voisin. Lui ne possède pas le même calme et paraître presque impatient de vider sa proie de son sang.

Un mince sourire étire ses lèvres, alors qu’il prend le temps de profiter du moment, un coude appuyé sur le dossier du fauteuil, l’autre posé dans la nuque de sa voisine. Elle lui parle, mais il ne l’écoute pas. Il a fermé ses yeux et rejeté la tête en arrière. Le Français se surprend souvent à se demander si la confiance qu’il semble avoir placée en son voisin malgré lui est réciproque. De son passé, il ne connaît que de courtes bribes. Il sait que les liens qui les relient tous deux à leur clan respectif mettra peut-être un jour fin à leur amitié et que Nicola ne reculera pas devant un combat. C’est tout à son honneur, à vrai dire. Alaric ne lui en voudrait pas. Il n’a pas l’audace de penser qu’il pourrait le battre en duel. Ce n’est pas tant la différence d’âge, qui n’est pas si importante que cela. Nicola est un véritable combattant, et si son cadet a passé plusieurs années de son existence au service de l’année Française, il n’est pas de la même trempe que lui. Tous deux le savent, et Alaric ne s’en soucie guère. Ils n’en ont jamais parlé, mais il sait que Nicola mettra dignement fin à ses jours si besoin est.

Il doute cependant que ce moment n’arrive d’ici peu. Alaric a beau ne pas être le plus fin combattant, il n’en reste pas moins fort, et stratège. La diplomatie et le jeu de manipulation auxquels il s’adonne volontiers le maintiennent en vie et lui assurent une place au sommet de la hiérarchie vampirique. Sans parler du nom de famille qui accompagne son prénom et de son statut de Juge. Cela ne lui importe cependant que peu.

Le vampire rouvre enfin les yeux. Nicola a changé de victime, et se nourrit a présent de celui qui semblait si enclin à faire de lui son dilf. D’un geste qui le rend si Italien à ses yeux, son ami lui fait part de son bien être, et Alaric lui répond par un hochement de tête, le regard béat. Si le sang avait circulé dans son corps, ses joues se seraient teintées d’une couleur rosâtre synonyme de plaisir. Ses pupilles seraient dilatées, ses iris entourées de rouge. La réalité est tout autre; ils se sentent flotter dans les airs mais n’en demeurent pas moins morts, pâles et immobiles. Eux ne s’en soucient guère.

Son attention se reporte sur lui quand il prend la parole. D’où lui vient cette soudaine observation? Sa voix est dénuée de toute la légèreté qui le caractérisait quelques minutes plus tôt. Il ne se soucie plus de parler bas pour ne pas être entendu de ses congénères. Cette question aurait pu paraître intéressée, peut-être même menaçante. Mais Alaric sourit. Ils n’ont plus rien à se prouver l’un à l’autre.

La pièce est sombre. Si sombre que les cinq humains qui les accompagnent doivent plisser les yeux pour se voir. Alaric est cependant certain que Nicola a remarqué l’ombre noire qui vient de surgir dans le dos du Français. Le tentacule est épais, haut, sombre, et se déploie lentement. Il n’a pas envie de se presser, et au lieu de choisir sa voisine, il se dirige en direction de celui qui s’est présenté comme Eliott. Lentement, de manière presque sensuelle, il s’entoure autour de son cou. Alaric hausse un sourcil en direction de l’Italien.

Puis, il serre.

L’air cesse de sortir des narines du pauvre homme. Aucun son ne s’échappe de sa gorge, ses yeux sont exorbités. Le vampire entend le rythme de son coeur ralentir petit à petit. Les autres l’observent sans rien dire. Boom… boom…boom

Finalement, il relâche sa prise. L’homme hoquette, attrape sa gorge, recrache toute sa douleur. Alaric, lui, sourit à Nicola. Il ne s’en est peut-être pas rendu compte, mais en parallèle, les ténèbres ont infiltré le club. Pareil à un nuage de fumée noire, ils rendent impossible pour les humains de voir à plus d’un mètre. Quelques-uns commencent à être saisis de cet effroi qui accompagne l’Obténération. Alaric rappelle ses ténèbres à lui avant que la situation ne dégénère. Sa voisine n’est plus aussi à l'aise que quelques secondes auparavant; sa main posée sur sa nuque se serre légèrement, et elle se détend aussitôt.

Il est vrai que ce don est le seul véritablement combattif qu’il possède; il a veillé à le développer au fil des siècles pour en faire une arme redoutable, et il accompagne parfaitement ses autres talents qui, eux, tendent plus à la manipulation. Une parfaite combinaison définissant plutôt bien Alaric, en fin de compte.

- Pas trop déçu? Je suis désolé. Je n'ai pas pu me résoudre à abattre notre dessert, - dit-il en jetant un coup d’oeil à Eliott, qui peine encore à reprendre son souffle. - Pourquoi cet intérêt soudain, mon ami? Cherche-tu un moyen de te débarrasser de moi?

Son ton est amusé, et même s’il est curieux de connaître les raisons d’une telle demande, il sait que Nicola n’est pas hypocrite.

- Je n’arrive pas à me rappeler la dernière fois que je me suis autant amusé. Oh, si. Cette fameuse course est inoubliable, pas vrai? Un drame que cette Lamborghini n’ait pas survécu. La prochaine fois, laisse-moi choisir une Allemande!

Une nuit passée à comparer la vitesse de l’un et de l’autre à une voiture de course s’était terminée  de manière flamboyante quand le moteur de celle-ci avait tout simplement fini par prendre feu.

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Son défi est aussitôt relevé.

Être amené à voir de ses propres yeux les dons de ses congénères est un spectacle rare et précieux. Certains sont très secrets, prétendant même parfois ne pas en avoir, d'autres sont ravis de les utiliser en public, espérant secrètement inspirer la peur, l'admiration, le respect. L'antiquité sait que cette tendance n'appartient pas nécessairement aux plus jeunes de ses congénères.

Alaric, malgré son tempérament extraverti, s'est toujours montré avare en matière de démonstrations concrètes.

Le voir accepter de répondre à sa demande le réjouit. L'Italien se cale un peu plus encore contre le dossier de la banquette, ses dents venant malmener sa lèvre inférieure alors qu'un frisson d'anticipation lui parcourt le dos. Ses sens sont à l'affût. Ses yeux bleus scrutent la semi-pénombre de l'établissement, guettant le moindre mouvement, sans cesser de revenir fréquemment vers son compagnon. Il lui tarde de découvrir un don offensif chez son ami, qui semble avoir privilégié les dons avant tout utiles en politique, probablement sur les conseils de son frère Gabriel.

En totale contradiction avec le fond sonore de The Weekend de Michael Gray, joyeux et léger, une atmosphère lourde et épaisse s'empare des lieux. Les cris de liesse se font moins nombreux, les danseurs les plus frileux ralentissent leurs gesticulations. Soudainement, derrière son ami, un tentacule sombre se dresse, qui bouge avec une lenteur paresseuse. Celui-ci s'aventure dans le dos des cinq humains, sinistre présage qui avance dans le silence et l'obscurité. Ses yeux s'écarquillent et retournent vers le visage de l'autre huit-centenaire, parfaitement serein. Un petit sourire crâneur décore ses lèvres. A son haussement de sourcil, Nicola reporte son attention sur les humains. C'est sur le deuxième homme, Eliott, que son choix semble s'être arrêté car l'ombre s'enroule graduellement autour du cou de celui-ci, qui plaisante avec les autres, inconscient du danger qui le menace.

Le filament d'ombre resserre sa prise.

Eliott s'étouffe sous les yeux des quatre autres, luttant en vain contre cette corde intangible qui l'étrangle sans merci. Ses congénères, désemparés, tentent de lui apporter de l'aide en lui tapotant le dos ou en lui approchant des verres. Ses yeux semblent être proches de sortir de leurs orbites lorsque finalement, Alaric rompt le sortilège.

De manière aussi pernicieuse qu'elles sont apparues, les ténèbres reculent et disparaissent. La musique résonne plus fort dans le silence tendu qui suit la démonstration de force de son ami. Les cinq humains ne sont plus si fiers d'avoir été choisis. Une des femmes, la plus proche d'Alaric, semble être à deux doigts de se lever pour s'éloigner de leur table. Il la retient d'une simple pression accentuée autour de son cou. Elle doit regretter d'avoir attiré son dévolu, elle qui se pâmait sous ses attentions quelques secondes encore auparavant. Nicola, en réaction au sourire aimable que son compagnon de beuverie lui lance, s'adresse au petit groupe sur un ton paternel, usant de l'influence de sa race pour calmer leur inquiétude et les rassurer.

Il charge une des filles d'aller chercher d'autres bouteilles, lui donnant sa carte bleue en lui recommandant de prendre ce qui lui plaît. Elle est accompagnée par Kyle, qui marche derrière elle d'un pas curieusement maladroit, comme s'il se tenait sur le pont d'un navire.

Eliott est pris en charge par les deux autres pendant qu'il se remet de sa quinte de toux. Le manque d'oxygène est vite comblé, il commence à reprendre une allure normale. L'attention étant sur lui et non plus sur les deux vampires, Nicola se lève et s'installe près de son ami pour pouvoir échanger à leur aise.

- « Oh, Alaric, jamais tu ne me déçois. - répond-t-il sur le ton de la plaisanterie. Cela lui permet de cacher la sincérité de son affirmation. Alaric est, de son séjour au sein de la Louisiane, l'une des meilleures rencontres qu'il lui ait été donné de faire. - C'est une simple petite curiosité personnelle. Je ne peux pas être tout le temps là pour te sauver la mise après tout, n'est-ce pas ? »

L'anecdote qu'il juge bon de lui remémorer lui tire un sourire mi-figue, mi-raisin. Certes, ils s'étaient laissés griser par la vitesse extraordinaire mais... La Lamborghini lui avait tapé dans l'œil, il regrette encore son funeste sort. Et l'explosion du moteur malmené a bien failli les toucher. Ils ont juste eu le temps de se mettre à couvert en sautant par dessus le bas-côté. Les vampires et le feu, c'est comme l'huile et l'eau : ça ne se mélange pas. Ceci dit, rien que pour le pur shot d'adrénaline, Nicola, en bon junkie, est prêt à retenter l'aventure dès que possible.

- « Peuh, penses-tu sincèrement qu'elles soient plus résistantes à ta conduite de fou furieux ? Je peux encore entendre en rêve les grincements de la boite de vitesse. C’est pas une bagnole qu’il te faut mais un tank ! Tu l'as massacrée, ma belle Lambo... Massacrée. »

Ses yeux s’agrandissent alors qu’il claque des doigts, pris d’une inspiration divine.

- « Al’ ! Mais on n’a pas testé les blindés ! On en loue un pour toi, un pour moi, on refait une joute. Et tu ne triches pas avec tes petits filaments ténébreux. Comme as-tu trouvé ce don d’ailleurs ? Contrôler… l’air, c’est particulier, non ? »


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Mar 17 Aoû - 19:49 (#)

Le bon, la brute et l'Italien

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Le regard de Nicola est empli d’un intérêt qui est l’une des rares choses qui différencient les deux vieux vampires. Son ami semble porter une attention et un intérêt tout particuliers aux personnes qui l’entourent, avare de découvertes et d’analyse de ses congénères et autres races. Alaric, lui, ne s’intéresse qu’à une poignée de personnes qui lui apportent soi ce qu’il convoitise, ou qui ont le rare privilège de susciter son attention ou sa curiosité. Nicola est l’une des quelques personnes à se trouver à son niveau, si ce n’est plus haut. Il est également aussi immature que lui. Cela aide à resserrer les liens.

Un délicieux sourire prend possession du visage du Français alors que sa proie est prise d’une quinte de toux lorsqu’il desserre enfin l’emprise de son tentacule ténébreux. Les nuages sombres se dissipent aussi rapidement qu’ils sont apparus, même si peu discernables dans l’obscurité ambiante. L’air émerveillé de Nicola le fait rire doucement. Alors que celui-ci charge une des filles de ramener de nouveau à boire, Alaric se penche à l’oreille de sa voisine à présent effrayée, et la calme en quelques mots chargés d’influence vampirique. Quand il se redresse, l’Italien est à ses côtés, et les humains s’occupent d’Eliott.

- C’est tout à fait vrai, - répond-il en riant. - Même si j’aime lorsque tu me sauves la mise. Si je ne te connaissais pas, je dirais que c’est ta manière de me faire du rentre dedans. Et tu sais qui aimerais que tu lui rentres dedans?

Il hoche la tête en direction de la serveuse qui les accueillis plus tôt, et qui semble toujours traîner dans les parages. Elle semble toujours aussi déterminée à attirer l’attention de l’Italien, qui ne semble lui pas lui prêter attention. Pour le moment, du moins.

Son attention se reporte sur son ami dont le regard s’est empli de mélancolie. La voiture qu’ils ont massacrée était un de ses bijoux, et il semblerait qu’il ne remet pas de sa perte.

- Fou furieux? Faut-il te rappeler la queue de poisson que tu m’as faite? J’ai beau savoir conduire, je ne suis pas non plus pilote de course. Quoique, - dit-il d’un air pensif. - Ça pourrait être intéressant.

Voilà des siècles qu’il ne s’est pas intéressé à autre chose aux oeuvres qu’il chasse et revend. L’art est le seul domaine qui a le mérite de toujours avoir retenu son attention, mais force est de constater que les soirées mondaines et la chasse aux tableaux ont peu de chance de lui procurer les charges d’adrénaline qui le rapprochent le plus des sensations humaines. Quelle ironie du sort… Décrier la nature humaine pour en rechercher les effets. Avec Nicola, cependant, il est certain d’y parvenir. Si Alaric apprécie ce genre de sensations, son ami y est addict et ne manque pas une occasion d’y courir après.

S’attendant à tout sauf aux prochaines paroles de son voisin, Alaric est pris d’un fou rire qui lui fait rejeter la tête en arrière. Si cela était possible, des larmes auraient empli les coins de ses yeux. Peinant à reprendre le souffle qu’il fait mine de posséder, il regarde son aîné, et repart de plus belle en voyant qu’il est tout a fait sérieux, le regard brillant comme une pie ayant découvert un diamant.

- Des blindés, Nico? Un chacun? - reprend-il en faisant de son mieux pour retrouver son calme. - Tu nous mèneras tous deux à notre perte, un jour, c’est sûr !

Il ne réfute pourtant pas son idée. Cela ne servirait à rien, de toute façon. Il est incapable de contrôler son ami et ses idées folles. Alors autant en profiter. Finalement, il place une main sur le coeur et lève l’autre, paume face à Nicola.

- Croix de bois, croix de fer. Ça ne me servirait à rien de toute façon. Quoique… Une course dans le noir, c’est encore mieux, non?

La question de l’Italien lui fait garder le silence quelques instants. Cela fait si longtemps qu’il est parvenu à maîtriser ce don qu’il en oublie parfois les origines ou sa découverte.

- Au début, les ombres ne surgissaient que lorsque j’entrais dans des colères noires. Ce qui arrivait souvent malgré ma sérénité et mon charisme naturels, - dit-il en souriant. - J’ai essayé de le maîtriser, mais je ne m’en suis pas réellement servi jusqu’à mon entrée dans l’armée. Depuis lors, c’est autre chose. Mais contrôler l’air n’a rien de plus de particulier que de pouvoir changer l’apparence de son corps, - reprend-il en référence au don impression qu’a Nicola. Il ne l’a que très rarement vu à l’oeuvre et aimes toujours autant le voir manier son apparence de la sorte. Tous deux sur un champ de bataille dans le même camp aurait fait mouche, cela ne fait nul doute.

Les deux compagnons partis chercher de quoi alimenter l’ivresse de leurs proies ne tardent pas à refaire leur apparition, suivis de près par cette même serveuse qui porte sur son épaule un bac contenant du champagne.

- Ton plat de résistance est arrivé, je crois, - lâche Alaric en souriant en direction de la jeune femme, dont le regard est rivé sur l’Italien à ses côtés. Le Français en aurait certainement été vexé si son voisin n’avait pas ressemblé à l’un de ces dieux grecs taillés dans la pierre.

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Dim 23 Jan - 19:35 (#)



Il buono, il brutto e l’italiano

« Lo sai che la tua faccia somiglia a quella di uno che vale duemila dollari ? »

C’est un plaisir de réussir à tirer un rire sincère à son ami.

Nicola l’observe rire à gorge déployée avec un regard affectueux. Tous deux créatures oubliées par la Mort, ils ont vu disparaître un nombre considérable de compagnons d’arme, d’aventure et de voyage. Des hommes et des femmes courageux, peu importe leur race et leurs origines. Tous les deux, ils sont capable de citer des noms et de se remémorer des visages, des bribes d’informations personnelles sur ces gens qui ont constitué à une époque ou une autre leur entourage. Un tel riait fort, un autre avait une aversion marquée pour le froid, une autre avait un sens de l’orientation à toute épreuve… Et aujourd’hui, il ne reste d’eux que ces bribes de souvenirs coincées dans la mémoire de deux vampires qui espèrent atteindre le millénaire.

Ces soirées dédiées à la légèreté et l’insouciance lui font du bien. Le poids du passé est lourd, toujours plus lourd, à mesure que les visages passent et se remplacent. Certains marquent plus que d’autres. Le vieil Italien sait que son ami, sous son masque débonnaire et facile à vivre, cache le même sentiment doux-amer en repensant aux camarades d’avant.

Ils sont heureux de s’être trouvés à Shreveport, ces deux mercenaires pluricentenaires qui jouent les têtes brûlées pendant que les plus jeunes pensent diriger le monde. Ils sont trop vieux désormais pour se prêter à ces jeux de paraître et d’alliances, eux qui ont en tant vus. Ils ont l’impression d’être libres pendant qu’ils observent cette pièce humaine se dérouler sous leurs yeux, leur demandant de temps à autre d’intervenir pour redistribuer les rôles.

Les deux vieux ont renoncé au rôle d’arbitre en négociant une certaine marge de manœuvres pour eux-mêmes, qui les exempt d’une dévotion à toute épreuve pour les actuels dirigeants, souvent plus jeunes qu’eux. Gabriel Lanuit doit être bien content de cet état des faits : pour peu que son frère ait eu les mêmes velléités de conquête que leur sœur cadette, il aurait été bien embêté pour garder la main sur ce clan construit sur le nouveau continent. Alaric est bien bon de laisser le trône pour endosser le rôle de main armée.

L’idée de la course est donc acceptée et actée et Alaric revient sur son don épatant. Nicola hoche la tête, tout ouïe, étonné de la variété de dons offerts à des êtres ayant échappé à la mort. A croire que cette seconde vie n’est pas une si grande malédiction que ça, pour qu’ils aient droit à de telles facultés. Sont-elles magiques ? Peuvent-elles être considérées comme telles ? Il n’a jamais eu de réponse claire à ce sujet. S’adaptent-elles à des tempéraments particuliers, exacerbant certaines de leurs capacités antemortem ? Dans ce cas-là, devrait-il s’inquiéter de ce que son don de transformation laisse penser de lui ?

- « Je me suis toujours demandé si ça avait un lien avec nos peurs profondes ou notre personnalité, l’apparition de ces dons… - explique-t-il à son ami en suivant du regard la serveuse qui revient à la charge. - Contrôler l’ombre, est-ce que ça voudrait dire que tu as peur du noir, ou que tu redoutes les ravages des secrets ? Si je me transforme en monstre, est-ce parce que j’ai agi comme tel de mon vivant ? Me suis-je condamné moi-même en me fiant aux enseignements des moines de mon île natale ? »

Aurait-il pu matérialiser ses craintes et ses jugements sur lui-même lors de ce passage à cet étrange état entre la mort et la vie ?

Avant qu’il ne puisse continuer son raisonnement, la serveuse s’avance et se propose de leur amener d’autres bouteilles de champagne. Nicola sourit simplement pour donner son assentiment, déclenchant une salve d’exclamations enjouées parmi leur entourage du soir. Ils se moquent bien de repayer de leur sang apparemment. Ils ont une confiance aveugle en ces vieux vampires qu’ils connaissent à peine concernant leur contrôle sur leur Bête.

Ses premières Frénésies sont floues dans sa mémoire. Elles remontent à si longtemps… Il a fait des carnages dans les villages d’esclaves et une fois parmi le harem de son Sire. La punition qu’il reçu a été suffisamment marquante pour que plus jamais il ne perde le contrôle de sa Soif. Ses épaules se raidissent de manière quasiment imperceptible alors que lui reviennent en mémoire des images, des sons et des odeurs qui ne l’ont jamais vraiment quitté. Il s’oblige à inspirer et à distinguer les différents parfums et odeurs des personnes qui l’entourent maintenant, à cette époque, dans la réalité.

Alaric semble être persuadé qu’il va faire de cette serveuse son prochain verre. Une autre nuit, peut-être. Cependant, elle lui inspire des sentiments contradictoires : même s'il préfère les humains consentants, lorsqu'ils recherchent de manière trop évidente sa présence, il s'en méfie. Il ne tient pas à se retrouver responsable d'un Calice le suppliant de le laisser accéder lui aussi à l'éternité. Et elle... Eh bien, Nicola se demande si elle ne correspondrait pas à ce deuxième cas de figure.

- « Un dessert au mieux, cher Alaric. Je crains qu'elle refuse de me laisser partir si jamais je lui fais goûter à la Morsure. Tu as forcément déjà eu ce cas de figure... »


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Sam 26 Mar - 14:23 (#)

Le bon, la brute et l'Italien

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La température a grimpé de quelques degrés depuis leur arrivée. Au pied des marches menant à leur espace réservé, les corps se pressent et s’oppressent, offrant aux deux éternels un spectacle dérisoire qui ne soutire nulle autre sensation que le mépris qu’ils adressent aux hommes. Sur le piédestal fabriqué en leur honneur, ils dédaignent, s’esclaffent, s’enivrent et s’offrent le peu d’insouciance que leur permettent leurs statuts. Nicola est sûrement la seule créature de son entourage en mesure de rendre à Alaric ses coups avec autant, si ce n’est plus de force. Autour d’eux, une bulle de méfaits et de désinvolture s’est formée, les arrachant à l’absence de sensations que leur procure leurs existences.

L’homme assis à ses côtés a perdu le peu d’attention dont il disposait. D’un vaste geste de la main, le français lui indique de les laisser en paix. Coude appuyé sur le dossier du confortable canapé, cheville posée sur son genou opposé avec légèreté, il semble être l’image même de l’indifférence. Son regard aiguisé est cependant ancré sur son ami, acceptant ses paroles avec enthousiasme. L’aisance et le controle avec lesquels Nicola manie cette apparence reptilienne l’a toujours fasciné; cette pupille verdâtre capable de glacer le sang à n’importe qui, cette peau recouverte d’écailles en quelques secondes.

Face à ses nouvelles observations, Alaric se contente d’hocher la tête, incapable d’apporter quelconque explication. A-t-il, de son vivant, eu peur du noir? Les humains ne sont-ils tous pas effrayés par la pénombre qu’offre la nuit et les promesses agonisantes des ténèbres? Son contrôle de l’ombre ne lui viendrait-il tout simplement pas de la noirceur qui semble composer son âme et étouffer ses désirs? Du coin de l’oeil, il observe son aîné. Nicola est avenant, élégant, mais manipule son existence et son entourage avec un sang froid qui n’a rien de charmant. Sa capacité reptilienne lui vient-elle de là?

Déjà, la serveuse est de retour, deux énormes bouteilles de champagne sur un plateau. Pour un peu, elle les aurait rehaussées de ces bougies affriolantes faites pour attirer l’attention sur l’exubérance et la générosité de ses acheteurs. Cette pensée arrache un regard amusé à Alaric, alors que leurs invités semblent oublier ses récentes frasques et se détendre de nouveau. L’ivresse parcourant ses veines asséchées est toujours présente, mais plus assez pour lui faire oublier le mépris qu’il porte à la race qui les accompagne. Ils semblent si impatients à l’idée d’ouvrir ces bouteilles pour oublier l’indifférence de leur existence une nouvelle fois. Sur leurs vies, ils n’exercent aucun contrôle. Leur survie prochaine tient dans les paumes des deux vampires, et ils ne semblent pas en être conscients.

Les regards langoureux que l’inconnue porte à son compagnon ne laisse aucun doute sur ses intentions; l’Italien, lui, ne semble guère impressionné. Alors qu’un nouveau sourire se dessine sur le visage d’Alaric, il se redresse, coudes posés sur ses genoux, et laisse son regard suivre la jeune femme alors qu’elle s’éloigne.

- Un humain épris de la Morsure? Bien sûr, mais qui suis-je pour leur refuser quelconque faveur? - répond-il sans la quitter du regard. Puis, il se tourne vers lui. - Tu as toujours été plus raisonnable que moi…

L’attention de Nicola l’a déjà délaissée pour se concentrer sur leurs convives. Alaric se redresse.

- Je crains ne pas avoir la patience de patienter jusqu’au dessert. Si tu décides de faire attention à ta consommation de glucides, permets-moi de manger ta part, - reprend-il dans un mince sourire annonçant clairement ses intentions.

Il se lève, car il sait que Nicola ne lui refusera pas ce caprice. Après tout, il le laisse entouré de cinq humains avides de ses attentions. Ils se retrouveront une fois rassasiés, comme à leur habitude.

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Lun 4 Avr - 16:39 (#)



Il buono, il brutto e l’italiano

« Lo sai che la tua faccia somiglia a quella di uno che vale duemila dollari ? »

Alaric ne répond pas à ses observations. C’est typique du personnage. Ce n’est pas son rôle de réfléchir, il évite comme la peste les discussions à portée philosophique, qui impliquerait de se tordre les neurones. C’est ce qui lui permet, à lui, de vivre librement. Ne pas se poser de questions, obéir, acquiescer. Tant que Gabriel a les cartes en mains, Alaric ne risque rien, il jouit d’une position privilégiée, où ses écarts sont couverts tant qu’ils ne dépassent pas la limite du raisonnable. Est-ce une façon de vivre librement ? C’est reposant, et parfois un peu frustrant. Mais Nicola comprend : c’est Gabriel qui se charge de penser pour son frère.

Et peut-être est-ce pour avoir osé concurrencer son frère aîné qu’Aurora est tombée en disgrâce.

Nicola se penche vers le cou d’un autre humain et se nourrit. Il apprécie la docilité de sa proie. Les questions restent en suspend entre eux deux, les bons et les loyaux soldats. Les chiens de garde.

Leurs maîtres n’aimeraient pas savoir qu’ils réfléchissent. Surtout eux, les vieux guerriers, qui s’avèrent être plus puissants et dangereux que le reste de leur petite Cour. Mieux vaut les tenir en laisse, les nourrir et les divertir. Leur pointer du doigt la cible. Tout le monde est content. Pas de bavure. Pas de soucis.

Que se passera-t-il, le jour où Nicola cessera d’obéir gentiment ? Le jour où le chien deviendra loup ? Où il fera fi de l’Essaim, qu’il servira le Chaos suprême, la loi du plus fort ?

Les siècles ont beau passer, son goût pour le sang ne s’estompera pas. La Bête, qui sommeille en tout vampire, n’a jamais pris le pas sur son mental. Parce qu’il est cette bête. Sa part animale et sa part humaine ne font qu’une, jamais il ne s’est considéré comme un être humain perverti par une soif démoniaque. Son Sire a fait de lui n surhomme, un guerrier ultime. Avec ses frères, ils étaient quatre cavaliers œuvrant pour sa gloire. A sa mort, privés de leur raison d’être, il avait fallu commencer une lente introspection. Et Nicola avait trouvé son but.

Il avait compris qu’il était là pour incarner la peur. L’insidieuse, celle qui occupe une part de l’esprit pendant qu’on avance dans l’obscurité, vers inconnu. Celle qui pousse à se retourner brièvement, juste pour jeter un coup d’œil par acquis de conscience. Celle qui maintient les sens en alerte sans raison apparente.

Il était là pour que les humains n’oublient jamais l’ordre dans la chaîne alimentaire.

Il était là pour que le Chaos les empêche de lutter contre cet ordre dans la hiérarchie des prédateurs.

L’italien termine, se redresse et congédie d’une tape légère son fournisseur. Ce n’est pas la soirée pour mettre dans la confidence son ami. Il ne comprendrait pas et ce serait gâcher l’ambiance, affront qu’il n’oserait jamais lui faire.

- « Je te la laisse. Savoure, cher Alaric. - son ami se lève sans attendre. Nicola sourit face à sa précipitation : il a toujours été gourmand. - A la tienne, cher ami. »

Son ami louche sur la serveuse avec insistance, autant lui accorder ce petit plaisir. Il l’observe avec sympathie, heureux que leurs éternités respectives leur aient permis de se rencontrer. Nul doute qu’il aurait eu sa place dans son Quatuor d’antan. ç’aurait été un plaisir de le compter parmi ses frères, lui qui n’a rien à leur envier en combativité.

Puisse leurs chemins converger vers le même objectif. Nicola se sentirait bien coupable d’avoir à l’éliminer.

Même pour plaire à la petite sœur.

Ce serait un combat épique, toutefois.


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