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Quand réparation rime avec sorcellerie - Ethan Roman

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Ven 18 Juin - 23:52 (#)


 
Quand réparation rime avec sorcellerie

Ethan - Kiernan



Arrêtée sur le bas-côté en plein milieu de nulle part, Kiernan faisait l’antenne pour capter le moindre réseau sur son téléphone, en vain. Il fallait bien que cela arrive un jour, la jeune femme ne pouvait constamment vivre sous la lumière de sa bonne Étoile. Cependant, elle aurait préféré être frappée par la malchance à un autre moment que celui-ci. En quête d’un voyage au sein même de son âme, la jeune femme manquait de mandragores pour achever son rituel. Refusant de participer à la société de consommation, et suivant les préceptes de sa tribu, la jeune femme avait toujours cueilli ses propres plantes, fleurs et autres racines aidée de sa bolline en argent. En dehors de ses principes, elle aimait aussi ces moments privilégiés avec la Nature. Flâner parmi les arbres multi-centenaires, profitant de l’ombre et la fraicheur apportées par leurs épais feuillages. C’était une véritable expérience olfactive de se promener dans cette jungle. Elle découvrait des coins de cueillettes, contemplait la faune qui la regardait du haut des branches. Dans ces coins reculés de toute civilisation, Kiernan se sentait d’avantage en communion avec les esprits, elle sentait leur présence sans avoir à se concentrer, sans avoir recours à quelconque tabac ou autres breuvages mystiques dont les chamans gardaient le secret. Dans ces moments, elle ne faisait qu’un avec la Nature, ne prenant au sol que le strict nécessaire, quitte à devoir revenir le jour suivant.

Quoiqu’il en soit, les sentiers praticables aux abords du Bayou n’étaient pas une zone sans danger. Ce n’était pas les garous qu’elle craignait mais les bêtes sauvages habitants dans cette vaste jungle. En dehors des ratons laveurs et des écureuils, elle ne souhaitait pas vraiment tomber sur des alligators, certes elle pourrait toujours se réfugier dans son 4x4 mais pour combien de temps ? L’après-midi était déjà bien avancée et elle ne parvenait à joindre personne pour lui apporter une assistance, ni ses amis, ni même une dépanneuse. Résignée, la chamane se fit à l’idée qu’elle ne pourrait appeler personne, c’est pourquoi elle reposait son téléphone dans la voiture, sur le siège passager. Embêtée, elle se posait contre sa portière, se reposant dessus en retirant son trilby couleur paille. Elle s’éventait le visage avec, regroupant son imposante chevelure sur son épaule gauche, soulevant légèrement sa robe pour ventiler dessous. Décidemment, le climat d’Alaska lui manquait ! Ici, c’était trop humide, trop lourd. Remuant son chapeau de haut en bas, elle regardait les deux côtés de la route, pas l’ombre d’un chat ni d’une voiture. C’était bien dommage …

Le chuintement d’une chouette attirait son attention vers la voiture. Elle tournait la tête vers le toit du 4x4, observant un petit rapace posé sur le bord de la carrosserie. L’animal regardait la chamane de ses grands yeux, un campagnol se balançant d’avant en arrière dans son bec, sa queue prise en tenaille. Kiernan eut un sourire compatissant pour ce pauvre rongeur. « Senu …  Cela faisait quelques jours que je ne t’avais pas vu. » Elle caressait sa tête d’un geste délicat et tenait en suspension son chapeau au-dessus du petit-duc nain pour lui faire une zone d’ombre. Le rapace prenait son repas sur le toit de la voiture et Kiernan soupirait silencieusement. Bon, elle allait devoir se débrouiller avec cette roue crevée. Elle n’avait jamais eu à faire ce genre de … Réparation. Aussi, elle n’était pas très au fait des techniques de remplacement de roue ! Peut-être y avait-il un mode d’emploi dans la boite à gants ? Optimiste, la jeune femme remit son trilby sur son crâne, contournait la voiture pour rejoindre le côté passager et fouillait dans le compartiment. Elle en sortit une liasse de documents, triant chacun pour trouver le bon. Bingo ! Il y avait même un schéma ! Mais pour elle, c’était une langue qu’elle n’avait jamais appris à parler, même s’il y avait des dessins pour imaginer la chose.

Petit un : Positionnez votre véhicule sur une surface plate. Ne changez jamais une roue dans une rue en pente, vous risqueriez de voir votre véhicule partir sans vous. D’accord … Cela semblait plutôt logique. Les papiers dans les mains, elle regardait la route. C’était un sentier avec des trous, des dos d’ânes … Mais c’était relativement droit. Bien sûr, elle n’avait pas niveau à bulles dans son sac à main pour vérifier, mais à vue d’œil on était bon ! Ce changement risquait d’être long …

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Ethan Roman
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Jeu 1 Juil - 19:38 (#)

Quand réparation rime avec sorcellerie

..

Une journée sans travailler, sans être couvert de cambouis, sans injurier un boulon qui ne veut pas se dévisser, sans client qui ont tous des demandes plus farfelues les unes que les autres et dont le véhicule nécessite des réparations en urgence, parce que, eux, ils sont plus importants que les autres. Cette phrase m’exaspère et me fatigue tellement. L’homme est vraiment un sale égoïste qui, en fin de compte, ne mérite pas que l’on s’attarde sur son cas. Mon moral n’est pas au beau fixe, traînant une douce haine contre l’humanité et toutes ses parallèles, y incluant évidemment les CESS. Une rancœur, sortie de nulle part, hante mes pas et se fait ressentir par une agressivité latente qui n’attend qu’un faux pas de la part de mes concitoyens.

Le braillement des gosses de la voisine me tape sur les nerfs, la musique des jeunes dans la rue me pousserait volontiers à leur jeter un seau d’eau sur leurs têtes, les publicités tournant en boucle à la télévision, encourageant un monde de gaspillage m’exaspère. Tout est source d’irritabilité, pour tout, pour rien, mon inactivité est désolante alors que je n’ai aucun projet. La faim me taraude mais rien ne me fait envie.

Lassé de cet état, de ma propre conscience, de mon propre mal-être, je décide de m’évader, il n’y a qu’un moyen de chasser cette maussaderie. Sortir, grimper sur ma moto, rouler et trouver un coin de verdure où je vais pouvoir apprécier le calme et la nature dans leur plus simple état.

J’attrape mon sac à dos, y fourre la trousse contenant des crayons gris de différentes duretés, gomme et mon carnet à dessins. J’y ajoute une grande bouteille d’eau et prévois de m’arrêter dans une station afin d’acheter un encas ainsi que quelques petites friandises, tant salées que sucrées. Veste sur le dos, tout comme le sac, casque sous le bras, je quitte mon appartement et mon immeuble, bien trop bruyants à mon goût et retrouve Lady dans son box.

Roulant à bonne allure, les hauts buildings de Shreveport se reflètent dans mon rétroviseur. A l’orée de la banlieue, je stoppe ma moto, fais le plein tant en essence qu’en victuailles diverses et repart à l’assaut de l’asphalte, désertant les faubourgs, gagnant des terres bien plus sauvages et inhabitées. Le vent et la vitesse ramènent peu à peu ma bonne humeur. Je me laisse porter par le hasard, ne connaissant guère le sud de la ville. Il me plaît d’errer, de découvrir de nouveaux coins.

Après une bonne heure de route, je gare le deux-roues sur une aire de repos non aménagé, planque le plus possible Lady à l’abri des regards, la dissimulant sous un épais arbre aux longues franges vertes et m’enfonce dans le bayou sans la moindre arrière-pensée. Certes, il y a bien des alligators dans le coin mais, et j’en reste persuadé, si je ne les attaque pas, ils feront de même pour moi.

Au gré de mes déambulations, je tombe sur une clairière donnant sur un étang brunâtre. Vu que j’ai suivi une sente plus ou moins balisée, le coin doit être paisible. Il y a même un vieux banc en bois qui me tend les bras et m’invite à m’asseoir. Une fois installé, la nature reprend ses droits. Elle n’est plus perturbée par mes pas lourds, par les craquements de branches brisées ou par le bruissement des feuilles froissées par mon passage. Les oiseaux gazouillent à nouveau tandis que les insectes, imperturbables poursuivent leur ballet au-dessus de l’ondine. Des ronds ondulants se forment parfois à la surface, donnant vie à la mare. Une vieille barque, dans laquelle je ne m’aventurerai pour rien au monde tant le bois semble rongé par le temps, est attaché par une corde pourrissante à la berge. Un écureuil m’observe déballer mon sandwich et s’approche avec prudence. Usant de gestes lents, je dépose un morceau de pain à l’extrémité de l’assise et demeure immobile. Le petit rongeur, poussé par la curiosité et principalement son estomac, se rapproche prudemment, attrape la nourriture hâtivement et repart se percher sur une branche en hauteur. Amusé, je répète l’opération, mais l’animal ne semble pas apprécier le pain mou qui constitue mon casse-croûte. Il est vrai que les américains ne sont pas les plus doué en ce qui concerne la gastronomie.

Sortant mon carnet à dessein, j’abandonne mon encas à mes côtés et perds la notion du temps, me perdant dans les crayonnages et la vue que m’offre mère nature. La lumière change, les tons deviennent plus chauds et l’ombre plus fraîche. Je tends machinalement ma main plâtrée vers les restes de mon repas mais constate qu’une nuée de fourmis est à l’œuvre pour s’approprier la fin de mon sandwich. Haussant les épaules, je ramasse le papier et le plastique que je glisse dans mon sac à dos et rassemble les feuilles noircies et éparpillées autour de moi. Le soleil est bas, la nuit tombe vite en hiver et je ne tiens pas à repasser les heures sombres dans la forêt, hormis en présence de mon ami Nicola.

Le chemin est emprunté en sens inverse jusqu’au parking où je récupère Lady, l’enfourche et reprends la route en direction de la ville. J’ai pas fait deux kilomètres que je vois une Nénette à côté d’un gros 4 x 4, un truc entre les mains. Je m’arrête à la hauteur de la Mistinguette et remarque qu’en réalité elle lit la notice pour changer une roue. Mordant ma lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire, je coupe le moteur de ma bécane, retire mon casque le déposant sur le réservoir d’essence et descends de la moto.

- Salut toi, j’ai bien l’impression que t’as besoin d’un coup de main. Et en plus, c’est ton jour de chance, je suis mécano, je vais pouvoir t’arranger ça en quelques minutes. Enfin… va falloir que tu m’aides, parce qu’avec ça, c’est pas facile.

Levant mon bras plâtré jusqu’au coude, je lui tends un petit sourire navré.

- Je m’appelle Ethan, à qui ai-je l’honneur ?

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Ven 2 Juil - 22:47 (#)


 
Quand réparation rime avec sorcellerie

Ethan - Kiernan



C’était un véritable comble ! La chamane était capable de prodige ! Elle savait réparer des os en morceaux, communier avec les esprits et même se changer en louve ! Mais elle était parfaitement incapable de changer le pneu de sa voiture. Pour sa décharge, Levy s’était toujours occupé de ces tâches quand il y avait crevaison. Simple spectatrice, Kiernan n’avait fait qu’observer et donner les outils demandés. D’ailleurs ce n’était pas forcement les bons qu’elle tendait. Ses connaissances ne dépassaient pas le minimum syndical. Tournevis plat ou cruciforme, elle maitrisait. Clef anglaise aussi ! Pour cela, elle devait remercier le Colonel Moutarde d’avoir tué le Docteur Lenoir dans le jardin d’hiver avec une clef anglaise. Comme quoi, les jeux de sociétés pouvaient être ludiques ! Les jumeaux Ata’Halne avaient passés de nombreuses soirées, et de nombreuses heures, à jouer à ce genre de jeu, quand ils n’étudiaient pas l’herbologie ou les rituels  traditionnels du clan. Pour le reste …  Il ne fallait pas trop lui en demander.

Alors quand sa notice faisait mention de clef en croix … Il n'y avait plus personne aux commandes ! Le mode d’emploi dans la main, la jeune femme se tenait devant son coffre ouvert, désignant du doigt les outils à sa disposition et qui étaient dessinés sur les schémas. Clef en croix …. Hm hm. Sur le papier, cette fameuse clef ressemblait à une sorte d’étoile de ninja à quatre branches. Elle ne vivait peut-être pas au gout du jour, mais elle ne sortait pas d’une grotte non plus. La modernité ne l’intéressait que peu mais elle connaissait les ninjas. De loin en tout cas ! Soulevant les couvertures dans son coffre, Kiernan tombait sur son arme à quatre branches, bien plus gros qu’une étoile ninja, il fallait bien le souligner. Posant la clef sur le dessus du plaid, elle passait à la suite. Roue de secours, on a. Cric ? Petit coup d’œil au-dessus du papier. Elle avait aussi. C'était assurément engageant comme début ...

C’est le bruit d’un moteur qui lui faisait lever le nez une nouvelle fois. Se tournant à demi vers la route, la demoiselle observait une moto s’arrêter à son niveau. L’inconnu coupait le contact, stoppant le ronronnement du moteur et se défait de son casque. C’était un homme d’une trentaine d’années. Ses longs cheveux bruns étaient noués en chignon et sa barbe de plusieurs jours lui donnait un certain charme. Malgré tout, il avait des traits plutôt doux et son visage inspirait confiance et sympathie. Le pauvre avait un bras dans le plâtre.

Avenant, il la saluait aussitôt. La Tlingit l’accueillait avec un sourire chaleureux et sincère. Elle était ravie de tomber sur quelqu’un ! C’était déjà une aubaine de rencontrer quelqu’un d’autre sur cette route, à une telle heure mais en plus, il était mécanicien. Les esprits devaient l’avoir guidé jusqu’à elle ! Il ne pouvait en être autrement. Le jeune homme lui proposait son aide sans la moindre hésitation mais qu’il aurait tout de même besoin d’un coup de main. « Vous êtes mon sauveur ! » Posant la notice dans le coffre, à côté de ses plants de mandragore, elle s’avançait vers le dénommé Ethan, plissant sa robe d’un coup de main rapide, elle lui tendait la main pour le saluer. « Ravie de faire votre connaissance Ethan, je m’appelle Kiernan. » Elle lui serrait légèrement la main pour ne pas lui faire mal et lui présenter sa roue crevée d’un geste un peu las. La jeune femme se frottait l’arrière de la nuque, gênée. « Je crois que j’ai un peu trop longtemps ignorée l’entretien de mon 4x4. Ce n’est pas trop mon truc le cambouis. Mais je crois que ça se voit ! » Elle eut un petit rire gêné, étouffant les bruits de bec de Senu, occupée à manger son campagnol dûment chassé. Elle fit le tour de la voiture pour récupérer le mode d’emploi et le brandissait « Je suppose que je n’ai plus besoin de cela ? » Retournant à l’avant, elle le lançait doucement à travers la vitre du 4x4 pour le poser sur le sujet passager. Une démonstration d’expert serait bien plus instructive qu’un bout de papier encré d’instructions.

D’une nature bienveillante et pleine de compassion, la Vargamor regardait le bras d’Ethan, lui désignant du bout du doigt. « Votre bras … Est-ce grave ? Que vous est-il arrivé ? » A la fois curieuse et inquiète, la chamane avait toujours eu à cœur de soulager la souffrance des autres, les aider du mieux qu’elle le pouvait. Se rendant compte que cela était plutôt indiscret, elle fit un geste de la main comme pour balayer sa curiosité. « Excusez-moi, je ne voulais pas me montrer indiscrète. »

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Mer 1 Sep - 23:58 (#)

Quand réparation rime avec sorcellerie

..

Toujours la notice à la main, la Nénette lève le nez de son papelard et me tend un sourire radieux. Son visage est doux et ses yeux pétillent la bonté et la gentillesse. Un élan de bienveillance envers la jeune femme m’envahit à son contact, me donnant encore plus l’envie de l’aider. L’air nocturne souffle doucement sur nous, faisant voler quelques mèches de la demoiselle. A son contact, tout semble devenir nettement plus paisible. Ça ne fait qu’une minute ou deux que le moteur est coupé et pourtant, tout semble facile et tranquille. Un oiseau, je dirai même un rapace, picore une bestiole qu’il vient de chasser ne montrant aucune peur. Il ne s’est même pas envolé quand je suis arrivé avec ma vieille Lady et pourtant, c’est pas le moteur le plus silencieux qui existe.

- Sauveur, je ne sais pas mais par contre, je pense que je vais pouvoir t’aider à te faire repartir ta monture sur ces quatre pneus. Et d’après ce que je peux voir, toi, tu n’as pas besoin de sauveur…

Mon sourire s’agrandit alors que je quitte ma moto et attrape la main tendue.

- Enchanté Kie…. Ma langue fourche et j’ai dû mal à prononcer son prénom, m’y reprenant à plusieurs fois sans réellement parvenir à aligner correctement les consonnes. Kinam… Kie’nan. Je roule des yeux et secoue la tête, m’excusant maladroitement. Désolé, mais l’anglais c’est pas ma langue maternelle et navré, je n’ai jamais entendu ce prénom. Comment t’as dis Kriiii…. ?

Heureusement que les rayons du soleil couchant baignent mon visage cramoisi dans un orangé tardif, masquant ma profonde gêne. Emprunté, je lève les yeux au ciel et secoue la tête sans me défaire de mon sourire.

- J’arriverai à prononcer ton prénom avant que cette roue soit montée. Bon, voyons voir ce qui l’a agressée…

Contournant la demoiselle, je m’agenouille devant le défect afin de l’examiner. Le constat est sans appel et je hoche la tête, acquiesçant les dire de Krineam… non c’est pas ça… de la miss.

- Je ne peux que te donner raison, malheureusement. C’est tout simplement l’usure qui a fait éclater ton pneu. Rappelle-moi tout à l’heure, de jeter un coup d’œil aux autres. Ca serait idiot que je m’en aille et qu’ils rendent l’âme les uns après les autres.

Alors qu’elle s’éloigne vers l’avant du véhicule, je me dirige vers l’arrière pour récupérer la galette de secours. Le haillon est grand ouvert et une multitude d’objet jonche le plancher du coffre. Ca va être simple de récupérer la roue qui se trouve en dessous… Des herbes, des branchages et des outils, pas sûr que tout ça fasse bon ménage. Et pourquoi elle se balade avec une annexe du bayou ? Tout en me penchant pour attraper la croix, je tente une rapide œillade, détaillant un peu plus précisément la donzelle. Mais je n’arrive pas l’associer à quelque chose de mauvais, elle respire tout simplement la gentillesse et limite la pureté. Une herboriste peut-être ? Et me voilà à nouveau perdu dans mes conjectures, à imaginer la vie des gens. Change cette roue Ethan et passe ton chemin. Si elle est cool et sympa, invite-la à boire un verre et basta. Si elle vend des herbettes, elle finira bien par te le dire.

Délicatement, je soulève le fond du coffre, le décroche et le pose à même le sol, veillant à ne pas faire tomber ses précieuses récoltes.

Visiblement elle s’est définitivement débarrassée de la notice, signifiant un brin de confiance sur mes compétences, en tout cas, c’est ainsi que je le prends. Alors que je défais les boulons pour libérer la roue de secours, elle désigne mon plâtre et me questionne. Haussant les épaules, je secoue la tête et lève les yeux au ciel, me remémorant les circonstances.

- Alors non, ça ne fait plus trop mal, mais c’est sacrément gênant pour le boulot. J’en ai encore pour trois semaines… enfin si je ne craque pas avant. Je souris et replonge dans les entrailles du véhicule. Et c’est une longue et étrange histoire mais pour faire un résumé, le bus dans lequel j’étais assis, est tombé dans les égouts. Tu l’as peut-être lu dans le journal ?

Je tais les cauchemars que je fais encore régulièrement, cette sensation oppressante quand je repense aux tunnels sombres, aux murs suintant et à ce plafond qui me donnait l’impression qu’il allait nous engloutir à jamais. J’inspire profondément, remerciant la fraîcheur de la nuit naissante.

- Bon, faut qu’on s’active si on veut avoir fini avant qu’il fasse sombre. Tiens, si tu pouvais juste m’aider à sortir la roue, ça serait parfait. Le reste ira tout seul.

Le pneu s’échoue sur le bitume et j’installe le cric tout en commentant mes gestes, afin qu’elle ne soit plus démunie lors de sa prochaine crevaison.

- Alors, je t’apprends volontiers à une condition : C’est que tu cesses de me vouvoyer, ok ? Tu vois, tu places ce bidule là, regarde y’a des encoches, tu ne peux pas te tromper et après, ben tu appuies sur la manette ce qui va faire soulever la voiture. Vas-y, fais-le, toi, tu vois, c’est facile et t’as pas besoin d’avoir beaucoup de force. Encore un peu plus… parfait ! Faut vraiment que le pneu ne touche plus la route. Tu te débrouilles très bien.

Assis sur un talon, je la dirige et l’encourage, amusé de la voir suivre à la lettre mes instructions.

- Dis-moi, c’est quoi toutes cette verdure dans ton coffre, c’est pas illégal, hein ?

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