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Let’s pick things up from where we left them PV. Eoghan

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When witches don't fight, we burn
Hay-Lin Blake
Hay-Lin Blake
When witches don't fight, we burn
ASHES YOU WERE

En un mot : Herbier ambulant
Facultés : Tes capacités, tes dons.
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ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Yushe
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Double compte : Nicola Alighieri et Clay A. Yilmaz
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Lun 13 Déc - 20:21 (#)


Moi, je m’en fous, si on me force à y retourner, je retiens ma respiration jusqu’à ce qu’on arrête de me forcer à y retourner. Ft. Eoghan Underwood



- Oh non, pas lui... - Hay-Lin pousse un soupir à fendre l'âme en posant lentement son front contre le volant de sa voiture.
- Hum ? Pourquoi "pas lui" ? - réagit aussitôt sa collègue, se penchant avec curiosité dans l'espace entre le siège conducteur et passager. La grande blonde est obligée de se contorsionner d’une manière qui semble presque douloureuse vu sa taille et l’espace de cette petite voiture. La place avant passager est avancée au maximum pour laisser de la place à ses longues jambes. Hay-Lin se demande rapidement pourquoi elle s’obstine à ne jamais se mettre à l’avant. - C'est la boutique de qui déjà ? Hum… Eoghan Underwood... Ah ! "L'emmerdeur", c'est ça ?

La petite femme se contente de pousser un autre long soupir, qui semble provenir du plus profond de son être. Ce n’est pas qu’elle déteste Eoghan, plutôt qu’elle ne peut pas supporter ses piques, sa suffisance et sa personne en général. Il y a une légère différence. Si elle le détestait vraiment, elle aurait fait cadeau de son « dossier » à quelqu’un d’autre, préférablement à quelqu’un d’autre qu’elle n’apprécie pas.

Monsieur Underwood est… difficile. D’aucun pourrait dire que c’est l’hôpital qui se fout de la charité, cependant, c’est bien ainsi que la New Yorkaise le perçoit : comme un empêcheur de tourner en rond. Toujours réponse à tout, toujours au courant de tout, toujours campé sur ses positions. Pas moyen de trouver sur quoi axer l’échange pour finalement parvenir à le rallier au Juggler’s. Hay-Lin, toute cérébrale qu’elle est, ne peut tout simplement pas supporter que le problème Underwood n’ait pas de solution. Les gens se laissent toujours convaincre par ses arguments, toujours.

Sauf Eoghan Underwood.

Aujourd’hui, elle ne peut plus repousser sa visite : sa conscience professionnelle lui impose d’avancer sur ce dossier. Son esprit de compétition exige qu’elle y mette définitivement un terme. Cet homme se laissera bien convaincre un jour, il ne pourra pas se voiler la face toute sa vie. Le Juggler’s est l’alliance la plus raisonnable, surtout par les temps qui courent. Il ne fait jamais bon de se ranger dans les extrêmes. Ou peut-être est-il de nature plus sanguinaire que son sourire horripilant laisse croire ? Aussi agaçant et vulgaire soit-il, elle peine à l’imaginer se livrer à des actes violents. A moins qu’il cache son manque de personnalité derrière ce masque mordant et qu’il soit en vérité un autre de ces individus au cerveau lavé ayant choisi de remettre leurs facultés intellectuelles à un être supérieur.

Et si c’est le cas, bonne chance pour lui ouvrir les yeux… pense-t-elle sombrement en relevant lentement la tête de son volant. Son rétroviseur lui indique qu’elle a une marque sur le front. D’un geste vif, elle la frotte, espérant accélérer sa disparition. Autrement, elle est comme toujours tirée à quatre épingles, sérieuse et professionnelle, comme elle se l’impose. Croiser son reflet et apprécier ce qu’il lui renvoie est une bonne façon de se rassurer lors des confrontations difficiles.

- Hay-Lin… Dis-moi, l’Underwood, c’est pas lui qui tient une boutique de serpents ?
- Si.
- Et toi… Tu n’as pas la phobie des serpents ?

La petite brune pince les lèvres et fusille du regard sa collègue, qui a le bon goût de baisser les yeux. Son intervention a été parfaitement inutile. Qu’avait-elle besoin de lui rappeler sa phobie ? Elle vit avec ! Elle est parfaitement au courant qu’elle s’apprête à pénétrer dans un putain de vivarium entretenu par un arcaniste sarcastique aux terrifiants yeux bleus qui a parfaitement deviné la source de son malaise ! Ses mains se crispent autour de son volant et elle déglutit avec peine.

Lorsqu’elle parvient à détacher ses doigts, les jointures de ses mains sont blanches. Elle s’assure une dernière fois d’avoir bien serré le frein à main de cette bagnole de service, puis se tourne vers sa collègue , qui coince des mèches de cheveux blond et bouclé derrière ses grandes oreilles.

- Je t’envoie un message pour que tu prennes le relai si vraiment je n’en peux plus.
- Les serpents sont enfermés tu sais, il ne peut rien t’arriver.
- Ne me parle pas des serpents ! Dis juste « animaux ». Voilà. Je rentre dans une animalerie comme une autre, normale, avec des trucs à poils et à plumes.
- Peut-être qu’il n’a pas que des ser- des animaux ? Comme des petites tortues mignonnes ou des caméléons ? J’ai entendu dire que c’est à la mode maintenant comme animal de compagnie. Et au moins, il ne vend pas de rats.
- Merveilleux. - grince Hay-Lin entre ses mâchoires serrées avant de quitter la protection de l’habitacle.

Par la vitre arrière, elle l’aperçoit lui adresser un pouce en l’air et un grand sourire rassurant. Evelyn est bien contente de rester derrière, littéralement.

Un troisième soupir, puis la petite New Yorkaise se redresse, pose la main sur la poignée de la boutique et entre.

Elle s’oblige à regarder droit devant elle et à marcher à pas mesurés, le dos droit et les épaules relâchées. Le frisson qui remonte le long de sa colonne vertébrale et qui lui hérisse les poils n’est rien d’autre qu’une réaction du à la différence de température entre la rue et la boutique. C’est une animalerie. Avec des animaux. Et un propriétaire qui doit avoir de gros problèmes familiaux pour avoir rabattu son amour sur les reptiles. Surtout sur les serp- sur les animaux à écailles. Pourquoi pas les poissons ? C’est beau et inoffensif, les poissons d’aquarium !

- Monsieur Underwood ? - appelle-t-elle le propriétaire d'une voix qui sonne mal-assurée à ses oreilles. Génial. Il va encore se moquer d'elle d'entrée de jeu.


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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
Eoghan Underwood
Eoghan Underwood
ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
⛤ SMALLTOWN BOY ⛤

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"This is not the right way."

En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
Qui es-tu ? :
"Let it spread like a disease."

⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

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"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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⛤ VENGEANCE ⛤

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"Before I die alone."

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Jeu 30 Déc - 1:00 (#)


Shape of lies
« … Ah non mais j’suis d’accord hein, de toute manière déjà ce soir-là j’étais crevé, et puis…  tain, Yam, deux secondes ! … Hein ? … mais non ne sois pas con, c’est pas à toi qu’j’cause, j’parle au python, là. Donc ouais, j’te disais... »

Janvier 2021.

C’était l’un de ces moments où la vie apparaissait comme presque normale.
Car quoi de plus normal qu’un arcaniste, un presqu’antique combiné fixe (mais sans fil !) coincé entre sa mâchoire carrée et son épaule relevée, un bon vieux pote pratiquant du vaudou (en panne, mais ce n’était qu’un détail) à l’autre bout, attablé à la traditionnelle table de bois trônant au centre de son laboratoire à l’arrière d’une boutique de reptiles, l’un des dits reptiles ne cessant de chercher à filer entre ses doigts eux-mêmes détenteurs d’une pince à épiler, en pleine opération quasi-chirurgicale ? Bien évidemment, le téléphone ne manquait pas de glisser à intervalles plus ou moins réguliers, l’obligeant à le réajuster en permanence (la gestion du haut-parleur n’était pas fiable mais l’engin datant à peu près de l’ouverture de la boutique, il pouvait s’estimer heureux de n’avoir rien d’autre à reprocher à l’appareil). Enfin, c’était sans compter l’animal récalcitrant à se laisser dégager les voies respiratoires, d’un naturel anxieux que même les phalanges de son propriétaire n’étaient pas toujours à même d’apaiser. Le tout en écoutant et en répondant de manière logique à son interlocuteur, et en faisant bien sûr abstraction de l’odeur de brûlé gâchant un tantinet les parfums naturels de son atelier bourré des habituels bocaux dégueulant à raz-bord d’ingrédients, d’herbes, de grains, de poudres, etc.

« Non mais laisse tomber j’galère, mon chargeur a explosé tout à l’heure, du coup j’économise la batterie. Ça va m’coûter encore un bras pour racheter cette merde, là… Mais j’en sais rien ! … Mais non, j’branche jamais dans le labo quand j’pratique, justement pour éviter ce genre de conneries on sait jamais. J’étais même pas d’ssus et d’un coup ça m’a fait péter les plombs d’une partie de la boutique, cette saloperie… »

Baal merci, tout le monde allait bien. Aucune déperdition n’était à retenir, et outre un moment de stress temporaire doublé d’une gueulante solitaire mais tout de même proférée à l’intention de qui pouvait l’entendre, il avait échappé au pire. Le moment idéal, en somme, pour prendre des nouvelles de Serguey avant de s’apercevoir que plusieurs bouts de mue étaient restés coincés au niveau de la gueule, de l’œil et du museau de l'ovipare le plus stupide qui lui ait été donné de soigner. Une main vint s’enfouir dans un gant humide précédemment trempé dans l’un des chaudrons encore bouillonnants quelques mètres à sa droite, humidifiant les écailles pour faciliter l’opération au patient récalcitrant comme au chirurgien multitâche.

« Bref, ouais pour c’qui est de ma nouvelle cliente, bah… désolé mec hein, tu sais c’que c’est… Non mais t’es marrant toi, tu sais pour combien elle m’a commandé ? … Absolument… Yam ! … Attends, j’t’entends pas…  »

Il tira une dernière fois le regius entêté vers lui et se pencha, maintenant le téléphone dans un nouvel équilibre précaire, tout en sentant ses cervicales protester des positions inconfortables qu’il leur imposait. Lentement, avec force patience, morceau après morceau, les derniers reliquats de son ancienne peau venaient joncher le bois sous eux.

« Ecoute, vu qu’apparemment tu vis plus au motel, déjà c’est pas la fin du monde, puis au moins ça t’obligerait à travailler sur tes phobies, un peu… » Ricanement. « Il t’est rien arrivé dans l’bayou avec des sauriens qui pèsent trois fois ton poids, des araignées qui font la taille de ta main et des serpents venimeux au point d’en finir à l’hosto, c’est pas un putain d’python boule qui va t’bouffer, espèce de débile. Répète après moi : python boule. PYTHON. BOULE. Le machin fout littéralement sa tête sous son cul dès qu’tu respires un peu trop fort. Ça s’pose là niveau prédateur de l’extrême, tu crois pas ? » Il avait beau adorer taquiner le colosse avec cette peur déraisonnable et surtout incontrôlable, il trouvait plutôt rassurant que même un homme comme lui puisse éprouver un tel sentiment même envers des créatures aussi inoffensives. Ce genre de détail le rendait si humain à ses yeux qu’il en ressentait toujours une bouffée d’affection, et pas le sempiternel agacement invoqué par de purs ignares, par des grenouilles de bénitiers citant la Bible toutes les deux minutes, ou simplement par des gens estimant que n’importe quel amoureux d’animaux à sang-froid avait forcément un pet au casque. Certes, Eoghan Underwood était réputé à raison pour son caractère ondulé de la toiture, mais en l’occurrence, cela n’avait rien à voir avec cette passion qui l’habitait depuis son adolescence. Ou bien peut-être que si, finalement, il s’en foutait.

« Après si tu comptes y retourner, y’a toujours moyen que j’te… »

- Monsieur Underwood ?

Il s’interrompit, en même temps que le dernier morceau de derme séché se détachait de la joue du Piebald. Il lui fallut quelques secondes pour reconnaître la voix de celle qu’il n’avait pas entendu entrer.

« Oh. » Il baissa d’un ton, se faisant volontairement plus discret : « Hercule, faut qu’j’te laisse. J’te rappelle, vieux. »
Il grogna de douleur une fois libéré de la tension de sa nuque contre le combiné. À la place du plastique chauffé par leur conversation, ce furent les écailles brillantes et douces de son protégé qu’il glissa autour de son cou.

« Showtime, bébé. »

Hay-Lin Blake.

Il ne comptait plus le nombre de tentatives de la part de la jeune femme, sur les dernières années, pour lui faire rallier la longue liasse de commerces adoubés de la prestigieuse enseigne. Une telle abnégation l’impressionnait, même si à ses yeux elle relevait également du suicide. Il la connaissait mal, tout compte fait, comme bon nombre d’arcanistes de leur clan. Hormis Vinzent, Jacobs et Mina Belinski, de vue et de réputation pour cette dernière, bien sûr. Autrement, il s’était toujours contenté de répondre aux ordres de Circé, sans jamais avoir eu l’occasion ni l’envie de nouer des liens personnels avec eux. Sujet sensible, que cette troisième force jouant la carte d’une neutralité parfois dérangeante, parfois précieuse. Sujet sensible également car il appréhendait bien trop mal à son goût le ruissellement des informations et le fonctionnement comme la composition concrète de la hiérarchie parmi eux. Hay-Lin avait de toute évidence disposé d’informations capables de le confondre, tout en demeurant soigneusement à côté de la plaque pour encore un bon nombre de choses. C’était un mystère qu’il ne s’expliquait pas. Lui en revanche, la savait phobique des bestioles à écailles au même titre que Serguey Diatlov, et rien ne lui fit plus plaisir que de sentir les muscles déliés de son ball python préféré se contracter de part et d’autre de ses trapèzes tandis qu’il achevait de remonter le couloir pour déboucher dans le commerce et l’accueillir par un sourire désagréable.  

« La vache, c’est qu’on m’donne encore du Monsieur… J’suis impressionné. »

Évidemment, qu’il se foutait de sa gueule. C’était lui qui l’aurait à l’usure, s’était-il juré. Elle représentait tout ce qu’il ne supportait plus, autant d’éléments qu’il avait d’ailleurs déjà confié à l’Estonien, quelques mois auparavant. Il s’approcha, prit un malin plaisir à se pencher pour lui serrer la main. Mû par une curiosité tranquille et la captation d’odeurs et parfums étrangers, la langue rose taillée en pointe de Yam s’agita à plusieurs reprises vers la représentante.

« C’est marrant, quand même. J’pensais qu’Arkady s’rait plus du genre à la jouer solidaire avec ses potes du Juggler’s. Mais visiblement, guilde ou pas guilde, c’est un peu chacun pour son cul chez vous aussi, hein ? »  Il ne se recula qu’à peine, ne lui proposa ni café, ni siège, ni rien du tout. Ils n’en étaient plus là, tous les deux. Il s’accouda à l’un des terrariums d’exposition, une moue terriblement ambiguë au coin des lèvres. « Qu’est-ce que j’peux faire pour toi ? Te redire non pour la trente-cinquième fois consécutive ? Te l’imprimer sur le front ? J’dois envoyer un recommandé ? Ou bien signer un papelard, quelque chose d'officiel pour dire : Non, non et re-non ? P’t’êt que c’est moi qui ai mal compris hein, faut pas hésiter à me réexpliquer les choses. Dans l’coin, tu connais… on est parfois un peu longs à piger, mais… » Le masque d’une froideur plus dangereuse reprit bientôt sa place, tandis que ses prunelles la fusillaient sur place. « … entre nous, j’pensais que t’avais autre chose à faire que te prendre des portes, des vents et des murs à répétition, comme ça. Faut qu’j’te l’explique dans quelle langue que j’réponds pas aux critères pour rejoindre votre confédération de merde, Blake ? »

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Louisiana Burning

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Ven 4 Fév - 13:40 (#)





On devrait lui décerner un prix pour la récompenser de sa patience, pense-t-elle en serrant les dents lorsque le malotru daigne finalement sortir de l’arrière-boutique pour s’intéresser à elle.

Sa visite ne l’enchante pas pus plus qu’elle. C’est peut-être le seul point commun qu’ils auront jamais. Hay-Lin carre les épaules et pose ses mains sur ses hanches, maigre protection face à tous les monstres qui l’entourent. Ces animaux à l’apparence placide la terrifie pour toutes les menaces qu’ils dissimulent sous leur indolence. Véloces, venimeux, camouflage parfait… Ils attendent patiemment le moment idéal pour frapper, le moment d’inattention qui sera fatal à leur proie.

Elle ne serait pas surprise si elle apprenait qu’elle venait accidentellement de décrire l’homme qu’elle tente depuis des mois de convaincre.

Bien entendu, le gérant de la boutique pour le moins originale prend tout son temps pour accueillir un visiteur. L’inverse l’aurait étonné. Il n’a pas l’air du genre volubile et chaleureux, c’est étonnant qu’il ait choisi de se faire commerçant. Elle ne se le représente pas comme un individu accueillant, vu qu’il s’agit de vendre ce qu’il couve avec soin. Ces petites horreurs de la nature. Hay-Lin trouve que l’expression « couver » prend tout son sens quand on sait que les serp- les animaux à sang froid sont ovipares.

Rompue à l’exercice, elle endosse sans difficulté son masque de commerciale. Son sourire et sa voix claire n’ont été d’aucune utilité face à la tête de mule, mais elle préfère éviter la confrontation ouverte. Pour la préservation de sa réputation, d’une part, et la préservation de sa tignasse brune sans aucun cheveu blanc d’autre part.

- C’est un plaisir de vous retrouver en si bonne forme, monsieur. C’est de n’avoir personne d’autre avec qui parler qui vous rend si loquace ? Moi aussi, je suis contente de vous revoir.

Il a tout à fait une tête de reptile. Ne manquerait plus que des pupilles verticales.

Courageusement, elle avance de deux pas dans l’antre. Il faudra bien qu’elle atteigne le comptoir pour y déposer les documents administratifs qu’elle apporte à chaque fois. Hélas, cela signifie s’approcher sciemment de la bête qui se tient sur son épaule, comme d’autres auraient un joli perroquet coloré ou un chat au pelage doux.

Timbré.

- Même si je ne remets pas en cause vos compétences, je doute que dans celles-ci vous comptiez la maîtrise du vietnamien, aussi continuerons-nous en anglais. - fallait-il qu’elle se rapproche encore ? Non, pas tout de suite. Le temps qu’elle s’habitue à la vue du reptile. Sa vue lui jouait-elle des tours ou pelait-il légèrement ? Oh mon dieu, il y a probablement de la mue quelque part… Elle réprima avec peine une grimace inquiète. - Je fais mon travail, tout comme vous. Et vous me forcez à faire des heures supplémentaires, soit dit en passant.

Allez, une grande inspiration, et on y va. Un, deux, trois… trois et demi… Hay-Lin fit un pas et s’arrêta immédiatement en voyant le reptile bouger sur l’épaule de son maître. Et sa langue pointue qu’il sortait de temps en temps… Les gens trouvent vraiment ça « mignon » ?

- Je vous ai déjà dit que l’union faisait la force, qu’en cette période troublée il était plus intéressant pour les arcanistes, sorciers et autres magiciens de faire front commun, que nous ne réclamions l’adoration d’aucune divinité archaïque, que chacun restait libre de ses affections politiques, que la redevance à la guilde ne mordrait pas sur les profits réalisés par les ventes de votre boutique et que votre savoir serait bien utile pour former la génération suivante. Que me reste-t-il à aborder au juste ? D’autant que vous ne m’avez jamais précisé les raisons qui vous font camper sur vos positions. Oh… Seriez-vous, comme les gens du coin, un peu… - long à la détente ? Non, elle n’allait pas le prononcer à voix haute, mais seulement le sous-entendre. - fermé d’esprit ?

Elle lui offrit un sourire hypocrite en penchant légèrement la tête sur le côté, jouant de sa petite taille pour se rendre plus sympathique. Il faut bien profiter de l’avantage de son mètre soixante pour se donner l’air plus mignonne. Si ça se trouve, il a un faible pour les jolies femmes… Oh, dans ce cas-là, il faudrait demander à sa chère collègue de dégourdir ses longues jambes pour la rejoindre dans cette antre.

Le reptile sur son épaule sortit à nouveau sa langue et Hay-Lin sentit un frisson d’horreur lui parcourir toute la colonne vertébrale alors que ses poils se dressaient sur son avant-bras.

Sourire. Il faut sourire...


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ADMIN ۰ Se faire péter la vitrine : bien plus qu'un métier, une passion. Featuring : Dramaking
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⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
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⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
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Lun 2 Mai - 2:50 (#)


Shape of lies
Il devait lui reconnaître une chose : elle venait égayer une journée plutôt tranquille. Pas morne, mais pas folichonne non plus. S’il devait se montrer honnête, il dirait même qu’il y avait bien pire que de devoir tailler le bout de gras avec Hay-Lin. La jeune femme avait un charme singulier, on ne pouvait lui ôter ça. À vrai dire, elle le rendait curieux d’en savoir plus à son sujet, au même titre que la plupart des arcanistes qu’il avait rencontré dans sa vie. Il n’en était pas forcément de même, avec les humains dits « normaux ». Mais elle… Sans doute n’avait-elle pas été placée à ce poste pour rien non plus. Peut-être était-elle plus efficace avec des tempéraments différents du sien. Peut-être réussissait-il à lui faire peur suffisamment pour agir tel un mur de pierre, contre lesquelles toutes les lames-arguments venaient se briser irrémédiablement. Qu’est-ce qui ne marchait pas, alors ? Qu’est-ce qui le rendait plus résistant, face à la langue affûtée de cette négociatrice-née ? Il l’ignorait, mais il ne put s’empêcher de faire claquer sa langue contre son palais, à cinq reprises.

« T-t-t-t-t… Tu commences à fatiguer, hein ? Jamais tu ne m’aurais parlé comme ça, avant. Tu faiblis, ça s’voit. » Il en conçut presque une certaine compassion à son égard. Il réalisa que gagner contre elle ne l’intéressait pas. Ce qui lui plaisait, c’était surtout la lutte. Le bras de fer. Sentir son adversaire plier ne le comblait d’aucune satisfaction mesquine. Pourtant, il pouvait l’être, mesquin. Mais pas si souvent. Pas gratuitement. « J’t’ai rien demandé, moi, en tout cas. J’t’oblige pas à les faire, tes heures sup’ – j’espère qu’au moins t’es payée pour ? » Un clin d’œil, tandis qu’il entreprit de flatter du bout des doigts les écailles redevenues parfaitement lisses et fraîches, pour la plupart. S’il avait visionné le Cendrillon de Walt Disney, il se serait fait rire lui-même en se voyant comparé à une Lady Trémaine plus vraie que nature. À moins qu’il ne ressemble davantage à un Marlon Brando grimé en Don Corleone ou, plus sobrement, en un méchant de James Bond n°52. « Hé, à moi aussi tu m’fais perdre du temps. J’étais en train de m’occuper de lui et j’étais au téléphone en plus. Mais si tu tiens à tout prix à causer, j’te le confirme : j’ai pas fait LV3 viet’, au lycée. Seulement, ça risque de faire un peu redite, tout ça, tu sais. » Il se redressa, retira précautionneusement Yam de ses épaules, et le rendit à son terrarium, le temps de converser avec sa consoeur Éveillée. Il avait beau ressentir une pointe de contrariété tenace vis-à-vis de l’acharnement de la Guilde, il n’était pas suffisamment de mauvaise humeur pour pester longtemps contre elle. Et puis, lui aussi devait veiller à maintenir un équilibre viable : fâcher le Juggler’s Bazaar n’était jamais une très bonne idée. À son tour, il devrait prêter le flanc à un compromis aussi acceptable qu’un échange en bonne et due forme. Surtout quand la chaman en face ne paraissait pas au top de sa forme. En rangeant le « monstre » dans sa cage de verre, il lui permettrait au moins d’accéder au comptoir, derrière lequel lui-même se glissa. Il resta debout, se penchant pour s’accouder au « zinc », bois laqué le voyant légèrement courbé dans sa direction. Il prit le temps de contempler sa mise : toujours impeccable, parfaitement tirée à quatre épingles. Pas besoin d’être doté de beaucoup d’imagination pour projeter un reflet d’elle, bossant dans une tour au quatre-vingt-douzième étage d’une grande firme toute puissante. Avocate d’affaire, directrice en marketing ou communication, styliste haut de gamme… Elle livrait peu d’indices sur sa personnalité profonde. Il n’aurait pas été étonné d’apprendre ses qualités de caméléon. En attendant, elle désirait des réponses. S’il ne se promettait pas de les lui fournir toutes comme elle le voudrait, qu’il s’agisse de la forme ou du fond, il pouvait mobiliser un effort sincère. Ce qu’il fit. Ses prunelles pénétrantes se fichèrent dans celles de l’Asiatique. C’était une jolie femme, mais il ne se serait jamais vu la courtiser pour de bon, ni s’aventurer sur le terrain de la séduction, quel qu’il soit.

« Tu sais… C’est pas parce que j’ai pas signé votre contrat du diable, là, que j’suis seul. Je choisis mes alliés, c’est tout. » Son sourire se fit plus piquant, aussi épicé que la bouffe locale dont il raffolait, en bon natif. « Là où tu te goures, c’est dans le vocabulaire. « Divinités archaïques » ? Vraiment ? » Une moue dubitative, accompagnée d’un haussement de sourcils éloquents, s’offrirent à elle, avant qu’il ne siffle : « J’me serais pas exprimé différemment pour faire comprendre à mon interlocuteur que les croyances envers les anciens panthéons sont aussi désuètes que stupides. Franchement, comme argumentaire de vente, tu m’as habitué à mieux. » Il secoua la tête, et sa langue se remit à claquer le palais. « T-t-t-t-t… Hay-Lin, Hay-Lin, Hay-Lin… » Il se laissa finalement tomber au creux de son fauteuil. Il la regardait cette fois d’en bas, et appuya son menton contre le dos de sa main, comme pensif. De l’autre, il la désigna du bout de l’index. « Mon père était représentant de commerce. Tu le savais ? C’est comme ça qu’il a rencontré ma mère. Elle aussi tenait boutique, et elle en tient toujours une, ici, à quelques pâtés d’immeuble. » Outre cette parenthèse biographique, il tenait à lui faire comprendre que sa décision resterait irrévocable, et mûrie d'une expérience solide, construite par les années comme héritée par ses ascendants. Sa voix était claire, mais son timbre, la corde raide et tendue de sa volonté, ne laissait la place à aucun doute. « Tu peux pas m’embobiner avec tes jolis discours. Ce monde-là, j’le connais bien. On gagne d’un bout, on reperd de l’autre. Ta redevance, elle me restera en travers de la gorge. Quant à mon savoir, j’ai pas besoin du Juggler’s pour le transmettre à qui le méritera, selon moi. Je n’ai pas besoin de vous, vous n’avez pas besoin de moi, autre que pour les petits partenariats habituels. Et de toute façon y’a rien d’magique à vendre, ici. Tu l’vois bien. »  

Son talon claqua doucement contre le plancher, mouvement rare chez lui mais, pour l’heure, n’étant pas à ignorer, à l’image des crotales prévenant d’une attaque en fourbe. « J’te donne raison sur un point, quand même. J’suis bien un gars du coin, ouais. Et fier de l’être. On a des principes ici, et on y tient. Il reste encore des choses qui sont pas à vendre. Genre, certaines valeurs. J’sais pas si ça t’parle. »

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Mar 31 Mai - 14:38 (#)





Pourquoi s’acharner sur son dossier ?

Elle et ses tendances masochistes… Il n’y a que ça pour justifier son entêtement. Alors qu’elle pourrait se libérer d’un poids en refilant le bébé à quelqu’un d’autre ! Et plus jamais cette antre remplie d’animaux à la peau écaillée et aux yeux jaunes ne la reverrait. Tout le monde en serait satisfait, elle la première, l’autre sorcier en face, et probablement toutes ces petites bêtes.

Mais ce serait, en quelque sorte, concéder la victoire à cet homme arrogant. Deux gros défauts, qui font de lui une personne face à laquelle perdre serait un terrible échec et une énorme gifle à son égo. Alors il faut se résoudre : tenir, ne surtout pas perdre la face devant ce pseudo-résistant, qui se fait un malin plaisir à appuyer là où ça agace.

Hay-Lin garde un sourire poli fermement plaqués sur ses lèvres fines pendant qu’il déblatère et réfute ses arguments avec une joie sardonique. Il ne doit pas avoir souvent l’occasion de jouer au plu malin, avec tous les bouseux du coin… Elle peut bien lui accorder quelques minutes de jubilation égocentrique. Le seul problème, c’est que pendant qu’il monologue, elle a tout le loisir de laisser son regard déambuler d’horreur en horreur. Et si elle le regarde lui, la furieuse envie de lui rabattre son caquet devient de plus en plus puissante, comme la petite voix qui lui susurre de franchir les quelques pas qui les séparent pour le tirer par l’oreille et jouer un meilleur rôle de mère que la femme l’ayant porté.

D’autant que ce serait tout à fait possible, maintenant qu’il vient d’éloigner le petit caméléon en le remettant dans son vivarium, derrière des barrières en verre. Un regard lui informe que les poils sur ses bras sont toujours dressés et que la chair de poule qui agite sa peau est toujours bien présente. Et ce n’est pas à cause de la température.

Mais quelle idée, vraiment, quelle idée !

Elle regrette son éthique professionnelle, à peu près autant que sa propension naturelle à s’entêter. Maintenant, cette histoire est devenue en quelque sorte personnelle, et ce n’est jamais une bonne chose. C’est dans ces cas-là qu’on commet des erreurs.

Évidement, Eoghan la prend de haut, y va de sa petite pique sur les ultra-citadins égoïstes et capitalistes. Elle reste de marbre, quand bien même elle meurt d’envie de lever les yeux au ciel, si fort qu’ils pourraient en rester coincés à l’envers dans leur orbite. « Les valeurs que vous n’avez plus » et nya nya nya… Comme si les campagnards en avaient eu un jour ! Non non non. Il faut aller en campagne pour comprendre où se trouvent les êtres les plus durs. En cas d’apocalypse ou d’invasion zombie, Hay-Lin a déjà prévu de retourner en ville : hors de question de jouer à la petite maison dans la prairie version fin du monde avec Kenny le redneck et Maria la mormone.

Sûrement que mô-sieur Underwood se retrancherait avec ses bêtes et ses pouvoirs dans son vivarium de campagne, avec ses petits copains fermiers, prompts à tester le cannibalisme. Vu qu’il était au téléphone quand elle l’a dérangé, c’est qu’il doit en avoir. Ou qu’elle a gêné l’appel quotidien avec maman. C'est mignon, qu'il lui raconte le début de l'histoire d'amour de ses petits parents. Ce serait presque attendrissant.

Son sourire est toujours là lorsqu’elle pose ses mains manucurées sur le comptoir, son expression suintant d’hypocrisie sucrée. Eoghan est assis, ou plutôt avachi, dans un fauteuil à roulettes, elle le domine, et ça lui fait du bien au moral.

- T-t-t-t, Underwood, j'ai la notion de certaines de ces valeurs, comme la patience, la politesse, la persévérance... Mais trop d'une qualité en fait un défaut, n'est-ce pas ?

Elle ne poussera pas jusqu'à faire le tour du comptoir. Ce serait un peu trop titiller le fauve en face d'elle. Cependant, Hay-Lin ne compte pas encore abdiquer. Et s'il le faut, s'il veut une histoire d'amour, elle appellerait sa collègue blonde aux longues jambes, pour qu'il s'imagine imiter ses parents. Pourvu que leur mariage n'ait pas fini en crash laissant des séquelles indélébiles sur leur fiston.

- C'est adorable que vous teniez une boutique près de celle de votre mère. C'est merveilleux, une bonne relation mère-fils. Vous lui avez demandé ce qu'elle en pensait, de notre proposition ? Ou vous êtes têtu juste parce que vous avez envie de l'être et que ma tête ne vous revient pas ?

Hay-Lin sent qu'elle va dépasser les limites. C'est devenu réellement personnel, merde. Et au bout de plusieurs visites, elle en a assez de montrer patte blanche. Surtout face à un mec au sourire arrogant qui la toise et veut lui apprend la vie.

- Pourquoi préférez-vous faire bande à part, Underwood ? Je suis peut-être citadine, mais je sais que l'union fait la force, et j'ai eu l'impression que les gens du coin prennent ce dicton plutôt au sérieux. Vous craignez qu'on vous passe des menottes ? Qu'on surveille vos agissements, vos relations ? Nous ne sommes pas du KGB, ou du FBI. Nous cherchons simplement à peser un poids sur le plan politique, pour éviter qu'on ne prenne des décisions pour notre avenir d'arcanistes à notre place. Qu'est-ce qu'il y a de si mal à ça ?


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Eoghan Underwood
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En un mot : Sorcier venimeux ondulé de la toiture. Gosse du bayou.
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⛤ Maître des arcanes, sorcier à l'essence écarlate. 37 ans de vice (et râles) et de chair corrompue. Manipulateur d'hormones, télépathe patenté.
⛤ Second, bras droit de Circé van derr Ven dans la secte de l'Irae. S'y démarque pour sa loyauté ciselée par les griffes de Morgan Leroy (missing). Mais les failles perlent.
⛤ Incube de Louisiane ; fils de ces terres marécageuses, du bayou poisseux et des routes cahoteuses. Né à Bâton-Rouge, n'a connu que Shreveport et les frontières de son État.
⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
⛤ Commerçant du Downtown (Crawling life), antre de ses serpents vénérés, lézards et autres reptiles, dont il cède les corps, les soins et les cages de verre.
⛤ Pratique à l'arrière de sa boutique, dans un laboratoire farouchement défendu et protégé par les runes. Recèle secrets et savoirs, expérimentations douteuses et dangereuses.
⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

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Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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Lun 13 Juin - 19:30 (#)


Shape of lies
Il les remarqua bel et bien, ses mains manucurées. Un autre motif pour remettre en question la nature intrinsèque d’Hay-Lin. Encore une fois, il l’aurait davantage vue œuvrer dans un bureau impeccable que gérer une pharmacopée arcaniste. Confortablement installé au fond de son siège, il prit un malin plaisir à l’écouter débiner son argumentaire de vente comme n’importe quelle opératrice de seconde zone à l’autre bout de son combiné depuis le Mexique, récitant des processus appris par cœur. C’était dingue, quand même. Quelle était la proportion de persévérance ? Quelle était la dose de connerie ? Ce n’était plus de la rage de convaincre, à ce stade, c’était de la passion, pouffa-t-il en son for intérieur. S’il n’avait pas eu autre chose à foutre, il aurait adoré continuer de la regarder, d’analyser le moindre détail en elle : de sa coiffure impeccable, à ses mains parfaites, en passant par une silhouette irréprochable et une peau sûrement protégée des méfaits du stress et de la pollution.

Malheureusement pour la working-girl d’opérette, il n’avait pas toute la journée, et n’avait certainement pas pris l’habitude d’esquiver les appels téléphoniques du même genre pour se les taper en présentiel. « Tu sais quoi ? Si t’avais osé ne serait-ce que rentrer à nouveau dans son pressing après qu’elle t’ait foutu dehors une première fois, tu serais repartie sur un brancard, Blake. Et en plusieurs morceaux, sur le brancard. Ma mère, si elle savait à quel point tu me casses les couilles, elle comprendrait même pas que j’t’ai pas déjà renvoyé d’où tu viens à coups de pied dans le derche. Bon, moi, tu vois j’joue la carte d’la politesse parce qu’y a quand même des gens d’chez vous que j’aime bien. Mais elle, elle s’en tape. L’a passé l’âge de s’faire chier avec des nanas dans ton genre. » Il la pointa vaguement de l’index. « Par contre j’te permets pas. J’donne pas dans l’racisme anti-asiat’, moi. J’ai rien contre ta tête. Fin, pas contre l’extérieur. C’qu’y a dedans, ça, ça m’dépasse un peu plus par contre, j’le reconnais. » En outre, il n’arrivait pas à se décider, à déterminer si elle bluffait en feignant de ne pas savoir vers quel clan allait son allégeance – histoire d’éviter les sujets qui fâchent – ou si les rapports entre les membres du Juggler’s Bazaar s’étaient distendu au point de ne pas l’avoir renseigné sur qui il était, exactement. « T’es sourde ou quoi ? J’t’ai dit que j’étais pas seul. Pas. Seul. Tu piges ? Et crois-moi, ça m’ferait plaisir de prendre des vacances et d’me sentir vraiment solo ne serait-ce qu’une fois, histoire de voir c’que ça fait. Donc fous-toi dans le crâne que j’suis trèèès bien protégé là où j’suis, t’imagines pas à quel point. L’union fait bien la force, ouais. Mais entre gens qui s’comprennent, de préférence. »

Peut-être que s’il lui jetait son agrafeuse dans la tronche, elle comprendrait que c’était peine perdue. Il dut retenir un ricanement rien qu’à l’idée. C’était toujours mieux, cependant, que de se focaliser sur la singulière tendance de la jeune femme à le considérer comme un péquenaud au dernier degré. « J’te l’ai dit. J’connais un peu Arkady Jacobs, je sais comment ça fonctionne, dans votre clan. Et ça m’tente pas. J’ai mis trente-cinq piges à m’adapter au mien, c’est pas pour me barrer chez la concurrence. Et j’suis pas d’accord avec votre éthique et votre vision d’la politique, d’toute façon. C’est clair, non ? Votre seule utilité, c’est d’avoir réussi à faire déguerpir les guignols et les vendeurs de babioles d’opérette d’une bonne partie d’la Louisiane. Pour l’reste, vous valez pas plus à mes yeux idéologiquement parlant qu’les pingouins de l’OMC. Vous avez fait quoi depuis dix ans ? Hormis menacer tout le monde de gueuler plus fort que les autres et de créer une omerta ? Alors ça va, hé, écrase, un peu. »  

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Dim 21 Aoû - 16:05 (#)





Encore une fois, il semble que sa visite ne se solde par un échec. Elle en serait horriblement frustrée, si l’habitude n’avait pas déjà été prise. Eoghan Underwood est loyal envers et contre tout à sa case et ses alliés et n’a aucun désir de créer de nouvelles amitiés.

Bon.

Ce dossier est perdu. Hay-Lin s’incline. Pour la 1ère fois depuis longtemps, elle a trouvé plus têtu qu’elle. C’est impressionnant, elle doit bien l’avouer. Quelle tête de pioche, cet enfant du bayou ! Un instant, elle l’observa avec objectivité : peut-être que s’ils ne s’étaient pas retrouvés face à face, à se prendre la tête, ils auraient eu des choses à partager. Elle comprenait sa position. Lui était un mage, un « vrai ». Un de ceux pour qui la spiritualité est très importante dans la pratique de l’art. Qu’un group eocmme le Juggler’s Bazaar propose une approche pragmatique en offrant aux arcanistes commerçants de se rallier à eux, comme une sorte de syndicat dédiés aux mages pour répondre à des questions terre-à-terre, loin du mysticisme, ça pouvait davantage ressembler à une mafia tentant de s’emparer de la ville qu’à des mages appliquant le principe de « L’union fait la force ».

Ce côté matérialiste et tristement capitaliste, qui lui plaisait tant à elle, ne pouvait que laisser insensible Eoghan, voir attaquer ses principes spirituels. Elle replaça une mèche de ses cheveux derrière son oreille, les lèvres pincées. Le goût de la défaite ne lui avait jamais plu. Malheureusement, que faire de plus ? Il était braqué. Le menacer, ça ne ferait qu’exacerber ce côté mafia venue raquetter les commerçants du quartier.

Elle garda le silence pendant qu’il s’agaçait et s’énervait, jusqu’à ce qu’arrive la sempiternelle question : « qu’est-ce que vous avez fait pour nous ? ». A croire qu’elle représentait un parti politique et menait campagne auprès des petits entrepreneurs.

Oh.

La femme a la décence de garder pour elle la réponse peu habile qui lui brûle les lèvres. Ce serait contre-productif que de lui rappeler que son groupe de hippies mystiques a du sang sur le main, et qu’elle serait prête à parier que ce n’est pas que du sang animal. Et puis, il est toujours au milieu de tous ces reptiles à la langue fourchue et probablement venimeux.

- Si les choses changeaient rapidement, le monde serait parfait. - rétorqua-t-elle calmement. - Nous apportons de l’aide à qui veut bien l’accepter, quand nous le pouvons. 

La New-Yorkaise soupira puis décroisa les bras pour nouer ses mains devant elle. Manifestement, Eoghan n’en voulait pas, de leur aide. Qu’il reste donc avec ses compagnons perchés à psalmodier sous la leur de la lune tous nus. Elle, elle avait largement fait sa part pour ce boulot ingrat, et l’atmosphère humide de ce vivarium commençait à lui taper sur les nerfs. Il doit certainement y avoir une couveuse à moustiques quelque part pour nourrir ces trucs, et il est hors de question que son sang contribue dans le cycle.

-  Nous ne souhaitons que le bien des arcanistes en cette période compliquée. Saluez votre mère de notre part.  - elle se fendit d’un sourire minuscule, pour respecter le protocole de la prise de congé polie, puis lui tourna le dos.

Tout aurait pu se terminer ici. Après tout, si elle avait été un peu plus focalisée sur la sortie, si la pénombre avait été un peu plus prononcée, ou même si elle avait été un peu plus énervée… Cela l’aurait empêché de découvrir la présence monstrueuse du plus gros serpent qu’elle ait approché à moins de trois mètres.

L’animal darda sa langue fourchue dans sa direction, la pétrifiant de terreur. C’était irrationnel, mais comment lutter contre sa phobie ? Surtout si près ?

Elle s’arma de sa pochette, la plaçant contre sur torse comme une sorte de bouclier et recula jusqu’à se retrouver dos au comptoir. D’une voix blanche, elle tenta de préserver les apparences.

-  Vous vendez vraiment des… énormes spécimens, qui achète ça ? 

Des gens qui veulent mourir dévorés vivants, pourrait-elle offrir en réponse à sa question. Cette horreur bloque l’accès à la sortie, il est énorme dans son vivarium, s’il le voulait, nul doute qu’il pourrait se libérer de sa prison, et ramper… Oh, elle commence à hyperventiler. Elle est entourée de serpents, ils sont partout, et elle est juste au milieu…

- Je ne me sens… pas très bien. Je vais partir, accordez moi une minute.  - murmure-elle, plus pour elle-même que pour Eoghan, qui doit être ravi d’assister à cette preuve de faiblesse. Hay-Lin ferme les yeux, mais c’est pire de ne plus voir les menaces. Ses doigts se crispent autour de sa mince défense. Elle sent son cœur cogner de toutes ses forces contre sa cage thoracique.

C’est vraiment la pire mission qu’on lui ait confiée.

Et si il en profite pour lui mettre une claque, sous prétexte de lui faire reprendre ses esprits, elle ne répond plus de rien.


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⛤ Né seul homme dans la famille des sorcières irlandaises Mulligan. Privé de père (tué) par la harpie noire : élevé par Sylia Mulligan, descendant du Rouge de sa grand-mère Julianna.
⛤ Cauchemar des femmes ; nourrit sa magie (Rougeoyante) des hormones sexuelles de ses partenaires, ainsi que des émotions primaires.
⛤ Traître à ses passions, criminel et meurtrier de Johanna Andros (missing). Pourfendeur d'amitiés, éternel débiteur, clébard soumis à ses attaches.
⛤ Ne vit que pour les Mardi-Gras de New Orleans ; caresse le rêve de s'y installer un jour dans son propre "shotgun", malgré le fantôme de Katrina.
⛤ Mystique, déchiré entre deux hommes : partagé entre le sorcier et l'humain, entre la sagesse et une ire destructrice. Le latin s'efface sans mal sous l'accent du Sud, coriace sous sa langue.
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⛤ Mauvais mentor. L'une de ses apprenties en a subi les conséquences. Guide de Morgane Wuntherson, compagnon des crimes et des nuits de Yago Mustafaï. Meilleur ami indigne de Vinzent Henkermann et cousin de Shannon Mulligan.
⛤ Pacte tissé avec Scox : Prince démon s'étant dissimulé derrière les brumes de Baal. Immortalité odieusement acquise, âme vouée à obéir et marcher aux côtés des Antiques.
37 ans d'âge réel ; 36 ans d'apparence.

⛤ ENAE VOLARE MEZZO ⛤

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"I put a spell on you."

Facultés : ⛤ La Rougeoyante s'infiltre dans les corps et y bouleverse les hormones ; flèche apollonide : distille poison, fléau, mort, mais aussi fièvre rouge saphique. Chaos total.
⛤ Télépathe raisonnable : ne s'infiltre de préférence que dans les esprits des humains misérables. Capable de communiquer en pensée avec quiconque lui ouvre les grilles de son esprit. Savant fou ; tâche de connecter sa psyché aux êtres muets, cobras et crotales comme cobayes.
⛤ Herboriste né, sa maîtrise des potions n'a d'égale que celle de son mentor maternel. Capable d'élaborer des philtres complexes ; créateur infatigable de breuvages en tous genres.
⛤ La Rougeoyante se défend et protège son hôte plus férocement qu'elle n'attaque : limitée par la nécessité d'un contact physique. Sorcier doué au corps-à-corps, secondé par son aisance au maniement d'athamés et autres lames rituelles.
⛤ Chercheur d'artefacts, quémandé des Longue-Vies : détisseur de leurs malédictions et autres mauvais sorts.
Thème : The Way ⛤ Zack Hemsey.
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⛤ VENGEANCE ⛤

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"Before I die alone."

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Sam 26 Nov - 1:36 (#)


Shape of lies
Il en vint presque à déplorer le problème de timing. C’était sur la fin, qu’Hay-Lin semblait finalement décidée à changer de stratégie. Une stratégie qui n’en était plus une si, à en juger par son faciès dépité, elle abandonnait définitivement (et heureusement pour eux deux) l’idée de le convaincre de se changer en filiale commerciale. Cette fois, il ne souriait plus. Il approuva pour la première fois avec une vraie honnêteté. Oui. Le monde mettrait du temps avant de se voir bouleversé. Cela avait toujours été ainsi. Les vrais changements étaient plus insidieux que les grandes révolutions ayant agité les multiples sociétés, humaines comme arcanistes. Et si leur époque présentait certes un nombre de troubles considérables, lui avait le sentiment qu’ils se trouvaient encore dans l’œil du cyclone, et que le pire restait à venir. Si ce n’était le meilleur.
La défaite de Blake en était presque trop brutale. Peut-être aurait-il eu envie de la voir se dévoiler un peu plus. Peut-être aurait-il souhaité qu’elle affiche un autre visage que celui, trop professionnel et neutre, de celle qui n’était là que dans un but bien précis, et rien d’autre. Finalement, il se sentait d’humeur à compatir bien davantage, lorsqu’elle affichait ouvertement sa peur des reptiles. Elle avait l’air plus naturel. Plus honnête. Elle ne pouvait pas tricher, avec ça. Pas de discours appris par cœur, juste une brutale vérité, des pulsions de dégoût qu’elle ne pouvait pas contrôler. Et justement… Il eut à peine le temps d’entrouvrir ses lèvres pour la retenir et prolonger un peu leur échange qu’elle s’était déjà détournée et, pour son malheur, toisait désormais l’un des rampants parmi les plus imposants en effet, qu’il conservait en attendant sa récupération par l’un de ses clients. Il se redressa et se remit debout, contournant le comptoir pour la regarder et s’assurer qu’elle ne s’était pas fait mal outre-mesure ; le choc de son dos contre le meuble avait eu de quoi lui donner la mesure de l’élan-réflexe l’ayant éloignée de l’animal. La commissure de ses lèvres se retroussa, aussi bien taquine que bienveillante.

« Hé… Respire à fond, ça va aller. » Il saisit son épaule avec une certaine douceur, avant de l’inciter à se retourner une fois de plus, histoire de ne plus avoir à affronter les terrariums contenant les pythons qui la terrifiaient tant. « C’est fou, quand même… ça a toujours été comme ça ? T’as jamais essayé de vaincre ta peur avec une thérapie à la con ? C’moins handicapant que celle des araignées, mais bon. Quand on vient emmerder des gens comme moi, ça pourrait t’être utile. » Il ne cherchait pas vraiment à la persuader, mais bien davantage à lui permettre de recouvrer ses esprits. Il n’avait absolument pas envie de la voir s’évanouir sur le plancher. Avec sa poisse, on serait capable de l’accuser lui d’avoir agressé la chamane, et il souhaitait tout, sauf voir éclater un incident diplomatique de plus entre deux factions.

« J’te vire pas. Tu peux même prendre un café ou un verre d’eau, si ça t’aide. Viens. » Il la guida de l’autre côté du comptoir, l’incitant à s’asseoir là où il s’était justement installé ces dernières minutes. « Assez de gens achètent ça pour me permettre de maintenir mon chiffre d’affaires, en tout cas. » Puis, il décida de clore le sujet pour ne pas la rendre plus mal à l’aise, et poussa un soupir discret. « Hé. Par rapport à c’que tu disais, au fait… J’sais c’qu’on vous doit, tu sais. Même si t’as pas l’air d’y connaître grand-chose, ça doit pas être ta branche, finalement, au Juggler’s. Mais on a jamais oublié c’que Seth a fait pour nous. » Certains membres de l’Irae avaient trouvé refuge dans les bras du Bazaar, accueillis en de véritables réfugiés, semblables à des demandeurs d’asile politique. Quelque part, c’était bien le cas. Toutefois, la guilde aurait pu leur tourner le dos. Il n’était pas naïf au point de ne pas songer aux points gagnés dans la balance – tenter de grappiller quelques membres supplémentaires n’était pas négligeable – mais il avait toujours préféré considérer les choses sous un autre angle, plus positif. « C’est tout c’que tu fais, au Bazaar ? Quand tu gères pas ta propre affaire, tu passes ta vie à essayer de convaincre ceux qui se sont pas ralliés à vous ? » Une moue dubitative. « Ça t’suffit ? Fin, j’veux dire… Tu crois vraiment en votre propre système ? Le profit, et puis c’est marre ? »

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