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Toxicity | January

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Cannot a Beast be tamed
Aodh Moore
Aodh Moore
Cannot a Beast be tamed
ASHES YOU WERE

En un mot : Lycanthrope malgré lui, autrefois milicien du mouvement Shepherd.
Facultés : Tout juste transformé, Aodh ne maîtrise aucune forme à proprement parlé. Deux d’entre elles s’imposent naturellement à lui : l’hispo à la pleine lune ou sous le coup de violentes émotions, ou celle du glabro lorsque la Bête menace de déborder.
ASHES YOU WILL BE

Pseudo : Aodh
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Jeu 25 Mai - 18:10 (#)

« Si tu n’as vraiment que ça pour payer, laisse tomber. » Un grognement irrité franchit la barrière de mes lèvres pour toute réponse. Je lançai un regard mauvais au dealer, ainsi qu’à ses petits camarades regroupés dans cette sordide ruelle. La tension dans leurs corps attestait qu’ils savaient que la situation pouvait dégénérer à tout moment s’ils ne me donnaient pas ce que je convoitais, mais ils ne cédaient pas pour autant. Céder à l’agressivité aurait été plus que tentant. Je n’aurais pas besoin de réunir assez d’argent, juste de leur arracher en une fraction de secondes ce qu’ils refusaient de me donner. C’était peut-être bien de prendre conscience d’à quel point ce monstre devait influencer toutes mes pensées qui me força à me détourner d’eux sans demander mon reste, frustré.

Je mis le plus de distance possible avec eux. Ils ne cherchèrent pas à me retenir ou à me suivre, me laissant m’enfoncer davantage encore dans le quartier insalubre de Dalzell Street. Peut-être que je trouverais mon bonheur ailleurs… ou plus sûrement nulle part. J’enfonçai mes mains dans les poches de mon cuir des Outlaws, complètement dépité. Cela faisait déjà des années déjà que j’avais arrêté la drogue, et pourtant, elle me semblait la seule échappatoire possible à ma nouvelle condition avec l’alcool. Mais il m’en fallait des quantités astronomiques pour réussir à abrutir ce monstre au moins un temps, pour que je parvienne à oublier son existence même au moins quelques minutes. Je devais ressembler à tous ces toxicos en manque désormais, à chercher quoi que ce soit qui puisse faire l’affaire, à l’allure négligée et le regard hagard. Jamais auparavant les drogues les plus dures ne m’avaient attiré, mais elles étaient désormais celles qui me faisaient le plus de l’œil. Seulement, il fallait mettre le prix. Et, couper de mes économies, je n’allais pas bien loin avec ce qu’il me restait. C’était tentant de rentrer chez moi pour récupérer un peu d’argent mis de côté mais… Tsukiko en aurait besoin pour Shanna. Est-ce que j’en serais vraiment réduit à prendre de pareils risques pour quelques minutes d’échappatoire ?

Je tournai à la rue suivante, manquant de percuter quelqu’un au passage. Mon regard accrocha soudainement l’éclat d’une chevelure d’un blond clair, particulièrement reconnaissable. Ce n’était pas la première fois que j’apercevais cette silhouette gracile dans les environs. C’était même plutôt une habituée du quartier de Stoner Hill. En temps normal, je ne prêtai pas attention aux toxicos de passage qui repartaient simplement après avoir récupéré leur propre poison… mais aujourd’hui, c’était différent. « Hey. » Je l’attrapai par le bras avec force, avant de la ramener contre le mur d’en face sans autre forme de procès. « Je t’ai déjà vu par ici, toi. T’es allée chercher ta cam ? Tu vas me la donner plutôt. » Je ne lui laissais pas vraiment le choix. Elle aurait peut-être dû se faire accompagner, pour éviter les emmerdes. C’était un peu tard maintenant pour y songer. « T’as compris ? T’es pas sourde, non ? » Rajoutai-je dans un grognement presque bestial.
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Princesse planche à pain : un jour, mon février viendra.
January Rosefield
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Princesse planche à pain : un jour, mon février viendra.
ASHES YOU WERE

En un mot : Je voudrais être calice à la place du calice
Qui es-tu ? : Une humaine insignifiante, programmatrice dans un théâtre, qui aime se faire mordre.

Inventaire :
L’ŒIL DU DIABLE
C'est un petit anneau de la taille d'un monocle, constitué d'un métal sombre et lourd avec un tout petit crochet permettant d'y passer une chaîne pour le porter en pendentif ou monocle. Son pourtour est entièrement sculpté de ce qui ressemble à des écailles de serpent, sans qu'il n'y ait pour autant ni tête ni queue, avec quelques runes supposément nordiques gravées sur le pourtour. Une fine ligne creusée sur la longueur à l'intérieur et à l'extérieur de l'objet dévoile que cet anneau est constitué de deux parties qui peuvent pivoter l'une l'autre et l'actionner fait se déployer ou replier un petit opercule de métal solide qui ouvre ou clôt le trou en son centre (inspiration visuelle : https://i.makeagif.com/media/6-01-2015/_52SB9.gif).

Lorsque cet anneau est fermé, rien ne se passe. Mais, lorsqu'il est ouvert, le monde qu'on y observe à travers est différent. Ce qu'on y voit est un amalgame de flux, de reflets spectraux et d'auras. Un non initié aurait du mal à comprendre ce dont il s'agit mais un initié comprendra qu'il s'agit d'une lunette de vision sur le plan astral. Ceci permet d'y voir depuis le plan matériel. On peut y déceler en partie les auras (sans forcément savoir les décrypter), les flux magiques (ce qui permet d'aider à identifier la nature magique ou non d'un élément) et surtout percevoir les esprits et autres fantômes.

Néanmoins, attention. Voir, c'est aussi être vu et chaque fois que ce micro-portail est ouvert, il y a une chance que quelque chose du plan astral perçoive cet artifice et soit attiré par celui-ci. Mécaniquement il faudra lancer 1D6 et sur un 1 un problème profitera de l'ouverture ainsi créée pour s'introduire sur le plan matériel ou vous stalker : un fantôme, un résidu de sentiment, autre chose, etc.
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ASHES YOU WILL BE

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Sam 27 Mai - 9:12 (#)

Dire que Jane était épuisée était un euphémisme. Elle n’avait pas dormi de la nuit, après avoir écumé plusieurs restaurants ouverts tardivement pour leur demander des renforts – sans succès – et avait enchaîné dans la journée avec tous les traiteurs qu’elle connaissait et qui pourrait la dépanner. Mais à moins de deux mois de la date, ils étaient tous indisponibles. Et elle misait gros, avec l’évènement qu’elle organisait. Elle avait dû négocier ardemment avec son patron pour pouvoir organiser ce festival local visant à promouvoir les producteurs et artistes locaux qui cherchaient encore à se faire un nom. Elle misait tout sur la représentation unique de leurs spectacles, qui ne seraient donc visibles qu’une fois et la volonté des habitants de Shreveport de favoriser leurs concitoyens. Elle avait prévu d’organiser des mini-scènes partout dans le théâtre, mais il fallait pouvoir fournir de vrais repas, sur place, pour un tel évènement. Après avoir fait chou blanc presque partout, elle s’était repliée sur un autre format : des petits stands avec des fritures, des amuses-bouches, tout ce qui pouvait se manger « sur le pouce » des spécialités culinaires de Louisiane – ça collait bien avec l’idée de promouvoir les locaux et leur ville, dans une ambiance détendue. Il y avait encore bien des choses à définir, et peut-être que ce ne serait pas réalisable, mais elle était un peu moins paniquée à l’idée de devoir tout annuler, alors que le projet lui tenait à cœur.

Elle avait fini par s’accorder un repos bien mérité, en fin de journée, sans réaliser qu’elle avait totalement négligé son propre appartement, ces derniers jours, et que ses placards étaient vides – tout comme son frigo. Pas qu’elle mange beaucoup, au contraire, mais elle n’avait pas perdu l’habitude d’avoir de quoi nourrir Zelda – même si elle était bien consciente qu’elle ne mangerait plus jamais de nourriture humaine – et il lui fallait aussi de quoi nourrir son petit chat, s’il revenait. Encore engourdie par le sommeil, malgré une longue douche, elle avait fini par sortir, regrettant de ne pas avoir mis un gilet ou une veste alors que les températures se faisaient plus froides que le mois précédent.

Combien de temps passa-t-elle à chercher quoi prendre sur les rayonnages, pensant à ce qui lui manquait pour oublier quasi instantanément ce qu’il en était, incapable de collecter ses pensées et de les organiser ? Beaucoup plus longtemps que nécessaire pour, au final, n’acheter que quelques boîtes de thon et des pâtes, avec des beignets au chocolat qui lui avaient fait envie – et dont elle serait probablement écœurée au bout d’une bouchée ou deux. Son maigre butin dans le sac sur son dos, elle avançait dans les rues sans se méfier outre mesure. Après tout, elle était connue ici, maintenant. Et elle avait pour réflexe d’esquiver les rues qui lui semblaient les plus dangereuses. Normalement. Pas aujourd’hui, alors qu’elle avançait sans vraiment se soucier de son environnement. Elle ne réalisait ce qui se passait que quand elle sentit qu’on tirait son bras, que le souffle de son agresseur se déposa sur son visage, qu’elle heurta le mur avec trop de force pour son corps frêle. Elle ne comprit pas tout de suite ce qu’on lui voulait, mais elle était prête à tout donner : ses courses, son argent, son vieux téléphone à clapet qu’elle n’avait jamais changé par peur de manquer d’argent si elle le dépensait dans un téléphone plus cher. Tétanisée, elle se serait recroquevillée sur elle-même si elle avait pu, mais la poigne de l’homme, son regard presque bestial et effrayant, la noirceur dans cette ruelle où tout le monde se dirait qu’elle voulait juste prendre du bon temps avec lui… Tout l’en empêchait.

Tremblant malgré elle, il lui fallut plusieurs secondes pour reprendre ses esprits, ne percevant que la fin de sa phrase. « Je n’ai pas beaucoup d’argent, mais prenez le ! Et prenez mes courses, c’était tout ce que j’ai, je vous le jure ! » Qu’il prenne son sac et qu’il la laisse. Elle n’avait rien de plus à lui offrir – même son corps ne lui appartenait pas. Ne lui appartenait plus. On l’en avait dépossédée à tellement de reprises qu’elle n’y accordait aucune importance. Si Myrtle s’en souciait… Oui, peut-être l’aurait-elle défendu avec plus de vigueur, alors, mais la vampire ne voulait que son sang et sa compagnie, ce qui était déjà énorme pour Jane. Et ce qui n'intéressait très certainement pas l'homme qui la surplombait. « Je vous jure que je n’ai rien. S’il vous plait… » Sa voix n’était plus qu’un murmure suppliant, laissant transparaître la peur et le désespoir qui la secouaient toute entière.
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Mer 14 Juin - 14:58 (#)

Celle qui s’était prise dans mes filets sentait la peur. Elle tremblait même, ce qui agita la Bête sous la surface. Ce sentiment d’excitation diffus, aux relents sauvages, me déstabilisa une seconde ou deux. Ce n’était pas moi. Ce n’était pas ce que je voulais être, et encore moins ressentir. Un grondement agacé passa la barrière de mes lèvres, alors que je tentais de la refourguer dans les confins de mon esprit pour conserver le contrôle. J’eus de la chance que ma victime n’en profite pas pour se dégager et tenter de s’échapper. Son regard tenta plutôt d’accrocher celui d’autres personnes qui auraient pu lui porter secours. Mais elle était définitivement seule et pas un filet de voix ne s’échappait de sa gorge. Je raffermis pourtant davantage ma prise pour m’assurer de la dissimuler complètement de ma haute stature. Je n’avais pas envie que quelqu’un vienne s’en mêler, même si je serais surpris que certains se sentent une âme de justicier dans cette ruelle sordide.

« Alors ?! » Le coup de pression fut suffisant pour qu’elle retrouve sa langue. Ma victime ne fit pas beaucoup de résistance, elle était prête à tout me céder aussitôt pour que je la laisse repartir… sauf qu’elle n’avait pas ce que je convoitais réellement. « C’est vraiment tout ce que t’as ? Ne me mens pas. » Et puis, merde ! Je la plaquai avec force contre le mur, mon avant-bras en travers de son buste, pour me dégager une main libre. Je fouillai rapidement ses poches pour en déverser le contenu sur le sol. Des clefs, du rouge à lèvres… Je récupérai le portefeuille dans mes propres poches, sans en vérifier le contenu, avant de lui faire un peu d’air. « File-moi ton sac. » Lui intimai-je aussitôt. Elle ne se fit pas vraiment prier, mais je la forçai à accélérer en lui arrachant sans ménagement l’une des bretelles pour fouiller à l’intérieur également. Mais… rien. Définitivement, rien. Même son téléphone portable était bien loin de l’iPhone dernier cri, celle qui me faisait face n’avait clairement pas les moyens. Je sentis bien mon estomac se contracter avec force, alors que l’odeur des viennoiseries – et surtout du poisson en conserve – me donnait l’eau à la bouche.

J’eus un instant de flottement à la fixer longuement. Je ne la maintenais plus que mollement contre son gré, ce qui lui laissait le loisir de tenter de se sauver. Elle m’intéressait subitement moins que le contenu de son sac. Je déballai rapidement les beignets pour les engloutir en un clin d’œil, avec avidité. Depuis que cette Bête me hantait, j’avais constamment faim. Et, sans aucun moyen, surtout à force de tout claquer en alcool ou en drogue forte, je me laissais simplement dépérir. Je n’avais même pas réalisé à quel point j’avais besoin de manger, tellement j’étais focalisé sur ce besoin impérieux de faire taire la tempête qui battait sous mon crâne. « Pourquoi tu rôdes ici, si c’est pas pour chercher ta propre came ? » Enchaînai-je aussitôt. Elle ne me répondrait sûrement pas, mais elle n’était qu’à une ruelle de dealers de drogues, et ce n’était pas la première fois que je la voyais hanter ces ruelles comme une de ces nombreuses âmes en peine. Je plissai le regard, suspicieux, en surprenant quelques cicatrices à son cou. Pris d’un doute, je raffermis de nouveau ma prise pour tirer sur son col. Les deux pointes de crocs à intervalles réguliers, franchement disgracieuses, ne pouvaient tromper personne. Mes traits se déformèrent subitement avec un dégoût certain. Elle en avait d’autres qui dépassaient de son poignet, que je n’avais pas vu plus tôt. « Bordel… t’es une mordue. » Et elle en avait tellement abusé que c’était difficile de tout cacher. De tous, c’étaient les pires. Ils se donnaient aux vampires comme de simples poches de sang, avides d’obtenir l’extase. « Tu me dégoûtes tellement. » Au fond de mon regard, la lueur sauvage était revenue. J’aurais eu envie de lui faire mal, juste pour lui faire comprendre ce qui lui en coûtait de fricoter avec les morts avides de chair fraîche. Mais la Bête se nourrissait de cette colère qui lui permettait de se frayer avec aisance un chemin jusqu’à la surface. Je me crispai subitement, dans un grognement sourd. « Dégage… putain ! Laisse-moi tranquille ! »
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Princesse planche à pain : un jour, mon février viendra.
January Rosefield
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C'est un petit anneau de la taille d'un monocle, constitué d'un métal sombre et lourd avec un tout petit crochet permettant d'y passer une chaîne pour le porter en pendentif ou monocle. Son pourtour est entièrement sculpté de ce qui ressemble à des écailles de serpent, sans qu'il n'y ait pour autant ni tête ni queue, avec quelques runes supposément nordiques gravées sur le pourtour. Une fine ligne creusée sur la longueur à l'intérieur et à l'extérieur de l'objet dévoile que cet anneau est constitué de deux parties qui peuvent pivoter l'une l'autre et l'actionner fait se déployer ou replier un petit opercule de métal solide qui ouvre ou clôt le trou en son centre (inspiration visuelle : https://i.makeagif.com/media/6-01-2015/_52SB9.gif).

Lorsque cet anneau est fermé, rien ne se passe. Mais, lorsqu'il est ouvert, le monde qu'on y observe à travers est différent. Ce qu'on y voit est un amalgame de flux, de reflets spectraux et d'auras. Un non initié aurait du mal à comprendre ce dont il s'agit mais un initié comprendra qu'il s'agit d'une lunette de vision sur le plan astral. Ceci permet d'y voir depuis le plan matériel. On peut y déceler en partie les auras (sans forcément savoir les décrypter), les flux magiques (ce qui permet d'aider à identifier la nature magique ou non d'un élément) et surtout percevoir les esprits et autres fantômes.

Néanmoins, attention. Voir, c'est aussi être vu et chaque fois que ce micro-portail est ouvert, il y a une chance que quelque chose du plan astral perçoive cet artifice et soit attiré par celui-ci. Mécaniquement il faudra lancer 1D6 et sur un 1 un problème profitera de l'ouverture ainsi créée pour s'introduire sur le plan matériel ou vous stalker : un fantôme, un résidu de sentiment, autre chose, etc.
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Mer 21 Juin - 13:39 (#)

« J’ai… » Rien. Rien de plus. Les mots ne passèrent pas sa gorge, alors qu’il la plaquait au mur, lui arrachant un gémissement de douleur, lui coupant le souffle. Elle avait tout juste la force de ne pas se laisser tomber au sol, probablement plus maintenue par la poigne de son agresseur, en réalité. « Non ! » Pas son portefeuille. Pas qu’il vaille grand-chose mais c’était sentimental. Elle n’avait pas pu retenir son exclamation en le voyant le mettre dans sa poche. Parce qu’il était à son père, principalement. « Prenez tout ce que vous voulez dedans mais laissez-moi le portefeuille… » Elle avait murmuré ces mots, à peine audibles à moins d’être très proche d’elle comme l’homme l’était alors qu’il attrapait son sac, tirant d’un coup sec. Elle ne put retenir un nouveau cri de douleur alors qu’il en arrachait la bretelle, tirant sur son épaule, lui brûlant le bras avec le frottement.

Elle était tétanisée, pourtant, incapable de bouger, alors qu’il dévorait les pâtisseries qu’elle avait ramenées, comme s’il n’avait pas mangé depuis des jours. « Écoutez, je… Je vous laisse tout, je dirai rien à personne, rendez-moi juste mon portefeuille et mon sac, et je ferai comme s’il ne s’était rien passé. » Elle aurait pu partir, l’abandonner ici, pendant qu’il engloutissait les beignets, mais pas sans son portefeuille. Elle écarquilla malgré elle les yeux, en le voyant les enfourner sans même mâcher, en quelques secondes. « Vous allez vous rendre malade, je, je les reprendrai pas, mangez… » lentement. Elle parlait d’expérience, après plusieurs jours ou semaines de jeûne, quand elle avait pu acheter un gâteau et qu’elle avait tout mangé d’un coup… pour que son estomac refuse de garder quoi que ce soit.

C’est ce qu’elle lui aurait dit, s’il ne l’avait pas interpellée à nouveau puis soudainement agrippée au cou, sans qu’elle ne comprenne pourquoi, avant qu’il fasse mine de tirer sur son haut. Non. Non, tout mais pas ça. Il n’avait pas l’air intéressé par ça, et elle avait bien vu aux réactions de Myrtle qu’elle n’était pas désirable, hormis pour les humains trop défoncés pour faire la différence entre elle ou une autre, alors… Pourquoi maintenant ? Elle essayait de le faire lâcher, ce qui ne faisait que raffermir sa main qui tenait son bras, lui arrachant des larmes de douleur, alors qu’elle haletait de peur. Qu’est-ce qu’il lui voulait ? Elle ne comprenait pas, jusqu’à ce qu’il les dévisage. Les marques de sa descente aux enfers, de l’abus qu’elle avait subi… volontairement et involontairement. Une lueur de colère traversa ses yeux, à la pensée de tous les vampires qui avaient abusé d’elle pour l’abandonner comme une moins que rien, à la pensée de Loyd. Elle avait cru qu’il tenait à elle… Et elle n'avait compris que non que grâce à Myrtle. Grâce à la prévenance et la douceur de la vampire, qui la préparait, qui ne la mordait pas avec brutalité, qui en effaçait les traces, alors que Loyd prenait, marquait, mordait ailleurs, tout ça pour mieux la jeter.

Si January était encore effrayée, elle était davantage en colère, face aux accusations de l’homme – qui ne se comportait pas mieux que les vampires. « Parce que tu vaux mieux qu’eux ? Ils m’ont forcée, mutilée, mordue, blessée, rendue accroc, obligée à les laisser me mordre, et tu m’insultes alors que tu m’agresses, me voles, me fais aussi peur qu’eux ? » Ce n’était pas la façon la plus intelligente de réagir mais les vampires qui avaient laissé toutes ces traces l’avaient dépossédée comme l’homme face à elle s’apprêtait à le faire. Il ne valait pas mieux qu'eux. Qu’il le veuille ou non. « Je peux pas ! Lâche-moi ! »

Elle jeta des regards autour d’elle mais personne ne prêtait attention à la scène qui se déroulait sous leurs yeux. Aucun d’entre eux ne s’en souciait.
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Sam 22 Juil - 22:57 (#)

Son cri de protestation, après lui avoir arraché son portefeuille, me donna l’impression de détenir enfin quelque chose d’intéressant entre mes mains. Je le ressortis de ma poche pour l’ouvrir rapidement et en fouiller le contenu. C’était malheureusement, en réalité, une déception de plus. Il ne contenait que quelques dollars et une carte de crédit qui devait être dans le négatif depuis un moment déjà, à voir le peu dont elle disposait à côté. Un souffle frustré m’échappa. « Pourquoi tu y tiens autant ? … January Rosefield. » J’avais eu le temps de mémoriser le nom visible sur sa carte d’identité, avant de lui balancer son portefeuille sans plus d’état d’âme.

Un rire ironique me secoua ensuite, quand elle crut pouvoir récupérer également son sac. « Et puis quoi encore ? » La princesse en détresse se sentait pousser des ailes dès qu’on répondait à ses obligeances. Je n’avais simplement pas besoin de conserver ce portefeuille que je me serais aussitôt empressé de jeter aux ordures à l’angle de la rue suivante. Par contre, son sac et ce qu’il contenait encore me serait bien utile. Elle n’aurait qu’à s’en racheter un ou se le faire offrir.

Un grognement mauvais m’échappa quand elle m’interrompit dans mon repas frugal avec sa fausse compassion. Mon geste à son encontre suffit à lui remettre les pendules à l’heure, même si j’étais un peu décontenancé de constater que… elle s’attendait sûrement à ce que je profite d’elle maintenant. C’était la douche froide qui m’invita à la relâcher aussitôt. L’idée ne m’avait même pas traversé l’esprit, et encore moins maintenant que j’avais aperçu toutes ces traces de crocs sur son corps. Je ne pouvais pas dissimuler le dégoût qu’elle m’inspirait subitement.

Mais, bien sûr, comme à chaque émotion forte, il fallait que la Bête s’en mêle. Elle s’engouffrait dans chaque faille laissée, avec toujours plus de persévérance. Je me retrouvais à gérer sa propre colère, la mienne, en même temps que celle de ma détenue provisoire. « Qu’est-ce que tu sais sur moi ?! T’es qu’une putain à vampires ! T’es bonne qu’à ramper auprès d’eux. Si ça t’insupporte autant, t’as qu’à te tirer et te faire sevrer bordel ! » L’éclat de mes iris prit une teinte plus chaleureuse dans la nuit, avant que je la relâche subitement comme si elle venait de me brûler. Un autre grondement franchit la barrière de mes lèvres, alors que je me tenais la tête à deux mains. Je repris laborieusement mon souffle, contenant encore la Bête derrière des murs branlants érigés à la va-vite pour la cloisonner dans les tréfonds de mon esprit. « T’as encore la chance d’un retour en arrière… c’est pas mon cas. » Soufflai-je laborieusement. « Allez, casse-toi. » Elle était libre, maintenant. « Si t’as pas de drogues, tu m’intéresses pas. » Rajoutai-je, comme pour lui faire comprendre que je ne la poursuivrais pas. Mais la peur qui filtrait par chaque parcelle de son être risquait bien d’appeler un autre monstre à elle, si elle se décidait à partir au pas de course…
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January Rosefield
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Mer 23 Aoû - 21:41 (#)

Qu’est-ce que ça pouvait lui faire ? Son visage se ferma, alors qu’elle s’accrochait au portefeuille qu’il venait de lui donner. Un vieux portefeuille, usé, raccommodé en tellement d’endroits qu’il pouvait craquer à tout moment, mais elle y tenait pour le souvenir de son père. Quelque chose que l’homme face à elle ne pourrait pas comprendre, elle en était sûre. « Parce que c’est à mes parents qui sont morts, mais ça vous en avez rien à foutre, hein ?! » Elle s’était laissée emporter et avait crié malgré elle. Après tout, il l’avait attaqué sans se soucier un seul instant du fait qu’elle non plus n’avait pas vraiment mangé depuis longtemps, qu’elle était faible et épuisée et qu’elle manquait de tout.

Tout ce qui comptait pour lui, c’était sa petite personne égoïste au point qu’il s’en prenne à une jeune femme faible et sans défense. Au-delà de la peur, il l’agaçait et la dégoûtait, autant qu’elle se dégoûtait à se montrer aussi faible. À se montrer compatissante envers lui, alors qu’il dévorait son maigre butin de beignets. Pas qu’elle ait réellement envie de les manger, mais toute la situation la bouleversait et suscitait beaucoup d’émotions contradictoires en elle.

« Et toi, qu’est-ce que tu sais sur moi ?! J’ai une petite sœur qui a une leucémie et je dois payer pour ses soins alors que j’ai rien ! Qu’est-ce que tu crois que je peux faire ? Braquer une banque ? T’es qu’un putain d’hypocrite qui m’attaque et me vole, et qui me reproche de… de faire ce que je peux ! De pas perdre ma putain de tête comme je peux. Tu crois que ta drogue, c’est mieux que la mienne ? » Elle se foutait d’habitude de ce qu’on pensait d’elle, mais c’était plus fort qu’elle, elle avait lutté des mois durant avec des choses qui la dépassaient, trop compliquées pour quelqu’un de son âge, qui n’aurait jamais dû enterrer ses parents, jamais dû gérer sa sœur mineure, jamais dû gérer une maladie contre laquelle elle ne pouvait rien, hormis ôter la vie de celle sur qui elle devait veiller pour lui donner une deuxième vie. Elle s’en voudrait sûrement de se laisser aller à la colère comme ça, mais elle se laissait gouverner par une impulsion. « Vas-y, donne moi ta solution miracle pour me sevrer et applique la à toi-même ! On pourra faire un concours de celui qui s’en sort le mieux ! » Elle ne le voulait pas, pas du tout, même. Elle n’avait pas envie de revoir ce mec, cette ordure.

Mais elle restait bêtement plantée là, deux secondes, alors qu’il grondait d’une façon qui n’avait franchement pas l’air d’être humaine, tout comme ses pupilles dont elle était presque sûre qu’elles avaient changé. Mais peut-être avait-elle halluciné, malgré sa proximité ? Elle pouvait avoir mal vu, surtout perturbée comme elle l’était. « Comme si c’était si simple… » Elle cilla des yeux à de multiples reprises, alors qu’il lui disait de se barrer. Il avait encore son sac en main, mais est-ce qu’il valait vraiment le coup de négocier ? Au pire… Il le laisserait peut-être là, une fois qu’elle serait partie, non ? Inspirant, elle commença à partir sans le quitter des yeux, à reculons, le dévisageant, encore effrayée. Et s’il se jouait d’elle ? S’il voulait en profiter pour lui donner l’illusion de la laisser aller, et mieux s’en reprendre à elle ? Se retournant finalement, elle hâta le pas, continuant de jeter des coups d’œil anxieux derrière elle, alors qu’elle marchait de plus en plus vite, ayant l’impression d’être une proie à la merci d’une bête sanguinaire. Le danger pouvait venir de lui mais de n’importe qui d’autre qui aurait décidé de s’en prendre à elle et à qui elle ne ferait pas attention, focalisée sur le voleur drogué.
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Cannot a Beast be tamed
Aodh Moore
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Cannot a Beast be tamed
ASHES YOU WERE

En un mot : Lycanthrope malgré lui, autrefois milicien du mouvement Shepherd.
Facultés : Tout juste transformé, Aodh ne maîtrise aucune forme à proprement parlé. Deux d’entre elles s’imposent naturellement à lui : l’hispo à la pleine lune ou sous le coup de violentes émotions, ou celle du glabro lorsque la Bête menace de déborder.
ASHES YOU WILL BE

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Dim 15 Oct - 18:20 (#)

Elle voulait que je m’apitoie sur son sort ? « Non, j’en ai rien à foutre ! » Je venais de lui rendre son portefeuille, ce n’était pas suffisant ? J’étais quasiment certain qu’elle se servait de la mort de ses parents comme excuse pour justifier qu’elle soit tombée dans les bras de ces sangsues. La pauvre gamine qui avait tout perdu et se réfugiait dans la drogue pour oublier… Je connaissais déjà le pitch. Il y en avait des centaines de paumées comme elle dans les bas-fonds de Shreveport. Si elle ne voulait pas mettre fin elle-même à sa condition de gourde à sang, ce n’était pas moi qui allais trouver le moyen de la sauver.

Et maintenant, elle se mettait à me gueuler dessus en me parlant de sa petite sœur victime d’une leucémie. Je lui rendis un regard profondément dubitatif. Elle en parlait bien trop ouvertement au premier venu pour que ce soit vrai. C’était certainement un mensonge, fabriqué de toutes pièces pour qu’on tombe dans ses filets. « Tu joues bien les victimes, mais t’en fais vraiment trop. » Et qu’est-ce qu’elle attendait de moi au juste ? Que je lui rende son sac et tout son contenu ? Probablement. Elle aurait eu un peu de bon sens, elle se serait enfuie le plus vite possible sans demander son reste plutôt que d’espérer que je la prenne en pitié. Il y avait peut-être vraiment de la drogue dans ce sac, alors. Ça justifierait qu’elle y tienne autant en tentant le tout pour le tout.

« Te faire sucer, c’est faire ce que tu peux ? Arrête ton délire… je suis certain que tu les fais même pas payer. Et tu finiras morte au fond du caniveau à force. Tu seras ni la première, ni la dernière. » Je ne pouvais pas la raisonner. Elle était probablement déjà perdue. J’en connaissais assez peu qui finissaient par arrêter de s’offrir aux vampires pour retrouver une vie… bien souvent, une de ces sangsues trop gourmandes finissait par abréger leur triste existence. Et, avec un peu de chance, le responsable ne se montrait pas suffisamment discret, ce qui permettait aux Shepherds de le retrouver pour lui régler son compte.

Je la détaillai longuement en cherchant à retenir son visage. Peut-être que ce serait le prochain cadavre que je verrais… ou alors, je pourrais tenter de la suivre à l’occasion, pour mettre la main sur ce vampire. Elle était si persuadée de n’avoir aucune issue pour s’en sortir que je finis par lâcher sans détour : « Tu me donnes l’identité de ce vampire et je le bute pour toi. Ou j’essaie. Dans les deux cas, un connard de moins sera sur cette planète. » Deal.

Ça aurait pu être si simple, si la Bête ne s’en était pas soudainement mêlée. J’avais l’impression que ma peau me brûlait. Mes pensées se faisaient déjà plus floues. Je n’arrivais pas à lâcher des yeux la gamine, maintenant qu’elle s’était mise à fuir. L’animal en moi avait subitement des envies de sang et de mort… ses instincts prédateurs l’incitaient à la prendre en chasse. « Stop… STOP ! » Je refusais de me réveiller encore d’une longue léthargie, avec le goût sanguinolant de la chair fraîche sur mes dents. Ce n’était qu’une paumée, mais elle ne méritait pas de mourir. J’étouffai cette colère qui menaçait de me déchirer littéralement en deux. Je fermais les yeux avec force et tentais de me faire violence. Je pris de longues inspirations, les mains refermées sur des mèches brunes.

Je n’avais aucune idée du temps que je passais dans cette ruelle obscure, recroquevillé sur moi-même, à attendre que la nausée passe, mais personne ne vint me trouver. A leurs yeux, je devais simplement être un ivrogne qui décuvait, rien de plus. La vérité était toute autre. Mais la Bête avait perdu du terrain, ce soir-là. Et c’était une première victoire pour moi, et pas des moindres.
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